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Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Bonsoir à toutes et à tous, je suis ravi de vous retrouver, on est parti pour une grande soirée politique
00:03ce soir sur BFM TV.
00:04Après cette mobilisation massive dans les rues de France, soirée spéciale entre 575 000 et 1,6 million de Français
00:11dans la rue
00:11pour les salaires, pour le pouvoir d'achat et d'ailleurs c'est l'autre info de la soirée.
00:15Visiblement sous la pression de la rue, Sébastien Lecornu réunira les patrons et les syndicats.
00:20Lundi à Matignon, les syndicats qui réclament, écoutez bien, une hausse franche du SMIC.
00:24Plus 100, plus 150, plus 200 euros net par mois, on va en parler avec tous nos invités qui sont
00:30en train de s'installer
00:31et je les rejoins tout de suite ce soir, je salue Clémentine Autain.
00:36Bonsoir Clémentine Autain, merci d'être avec nous ce soir, député de la Seine-Saint-Nic,
00:40au fondatrice du Mouvement L'Après, Patrick Vignal.
00:42Bonsoir, conseiller spécial, c'est comme ça qu'on dit ?
00:45Oui, conseiller.
00:46De Gabriel Attal, merci et ancien député évidemment.
00:49Fabien Villevie avec nous, bonsoir, secrétaire fédéral Sudrail.
00:52Laurent Jacobelli, bonsoir député Rassemblement National de Moselle.
00:56Évidemment, Lisa Def et Yves Tréard.
00:59Bonsoir Maxime.
01:00Fabien Villevie, je vais commencer avec vous.
01:03Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
01:04Je disais entre 575 000 et 1,6 million de Français dans la rue.
01:08Est-ce que vous remettez ça la semaine prochaine ?
01:10Eh bien, si le gouvernement ne lâche pas, oui.
01:13Après, je suis quand même surpris des chiffres.
01:16Ce n'est pas mon genre de contester les chiffres du ministère de l'Intérieur.
01:20quand je vois qu'il parle de 65 000 à Paris,
01:23quand j'étais à la manif à Paris,
01:25le début du cortège arrivé à Nation,
01:28qu'à République, c'était noir.
01:31Ce n'est pas plein.
01:31On a montré les images absolument.
01:33Et ça, 65 000.
01:34Je ne sais pas s'ils ont fait appel aux stagiaires pour donner les chiffres,
01:38mais c'est un peu, pour le coup, je trouve vraiment minimisé.
01:40On a sûrement mis 1 million de personnes.
01:43Vous, vous dites 1 million.
01:441 million, j'avais dit ce matin.
01:46C'était bien 1,6 million, donc vous avez de la marge.
01:49Au minimum, 1 million.
01:50Entre 1,6 million et 1 million.
01:53Et il va falloir écouter un peu.
01:55Parce que ce n'est pas possible qu'on mette 1 million de personnes.
01:58Par ailleurs, il y a eu des grévistes,
01:59des gens qui ont perdu de l'argent.
02:01Ce qui est un peu contre-intuitif,
02:03perdre de l'argent en se mettant en grève pour gagner de l'argent,
02:06en augmentant les salaires, c'est un peu contre-intuitif.
02:08Donc, il y a quand même des gens qui ont été jusqu'à faire ça.
02:10Donc, à un moment donné, il y a une conférence sociale lundi.
02:13Il va falloir faire des propositions très concrètes.
02:14Conférence sociale, ça veut dire Amatignon, syndicat et patronat.
02:17Il va falloir écouter, c'est ce que vous dites.
02:18Mais ça veut dire quoi écouter, Clémentine Autain ?
02:21Écouter quoi ou quelles revendications précisément pour vous ?
02:24Que doit faire le gouvernement et Sébastien Lecornu ?
02:26Vous avez raison de poser cette bonne question.
02:29Parce que le président de la République et M. Lecornu
02:32n'ont visiblement pas l'habitude de savoir ce que signifie écouter.
02:37Entendre véritablement ce qui s'exprime dans ce pays.
02:40Et là, vous avez un mouvement de jeunesse qui s'est levé.
02:42qui s'associe à cette colère profonde dans le pays contre la vie chère.
02:48Et cette convergence, elle est inédite et elle donne le mouvement qui ne s'essouffle pas.
02:53Qui est en train de prendre, de s'ancrer.
02:56Et avec aussi, je veux le dire, beaucoup de joie et beaucoup de détermination.
03:00Moi, c'est ce qui m'a encore frappée aujourd'hui.
03:02C'est un mouvement qui questionne à la fois le sens de notre société.
03:07Il est très culturel.
03:09Il y a des pancartes partout, il y a des orchestres, il y a des panfarts.
03:12Mais c'est important de le dire.
03:13Parce que moi, je vois beaucoup de messages qui posent la question de pourquoi on travaille.
03:17Quel est le sens aujourd'hui de cette société ?
03:20Où est-ce qu'elle veut nous emmener ?
03:21Sauf que, pardon, lundi à Matignon, il va falloir venir avec des demandes plus concrètes.
03:26J'allais y venir.
03:27La Gêne Z, la génération qui se lève, elle est assez concrète dans ses revendications.
03:32Quand elle dit qu'on veut pouvoir étudier dans des conditions dignes,
03:36il y a un chiffre qui tourne, c'est d'être capable de mettre 10 milliards sur la table.
03:39Donc vous vous dites, d'abord, on commence par les 10 milliards.
03:42Ça, c'est une première chose.
03:43Il y a Parcoursup.
03:44Et il y a la question des salaires.
03:46C'est fondamental.
03:47Quand on voit circuler sur les réseaux sociaux que, peut-être, à Matignon,
03:51on réfléchit de savoir si on va augmenter de 10 ou de 15 euros net le SMIC par mois,
03:56mais c'est un niveau de mépris, de même laisser ce type d'élément de langage pouvoir sortir,
04:01complètement irrisant.
04:02Petite parenthèse, on a regardé cet après-midi,
04:04parce que ce qui circule, c'est 1,5, 1,6 d'augmentation éventuelle du SMIC.
04:08Ça fait combien, Lisa Aleph ?
04:0921 euros net.
04:1021 euros net.
04:10Incroyable.
04:11Non, mais je veux juste qu'on...
04:14Reprenons les choses.
04:15D'abord, pour les fonctionnaires, parce qu'on en parle assez peu,
04:17et je constate que, par exemple, la FSU n'est pas dans le tour de table.
04:21Lundi, il n'est pas invité à la conférence sociale,
04:23et ça fait partie quand même des problèmes.
04:26Les fonctionnaires, il faut dégeler le point d'indice.
04:28Soyons clairs, en 10 ans, en 10 ans, les fonctionnaires,
04:31ils ont perdu 20% de pouvoir d'achat.
04:34Quand on parle du privé,
04:36en réalité, dans le privé, les salaires,
04:38ils n'ont toujours pas retrouvé le niveau d'avant-Covid en termes de salaires réels.
04:43Et pendant ce temps-là, il y a l'inflation.
04:45Le carburant, qui est un problème énorme,
04:47quand ce n'est pas le carburant qui domine, c'est le logement.
04:50Et pour tout le monde, la question de l'alimentation,
04:52parce que le coût de l'alimentation,
04:55vous avez vu les chiffres cette semaine qui sont sortis
04:57et qui ont été publiés dans le monde.
04:58Et on va en parler tout à l'heure aussi.
04:59Non, mais il faut être concret.
05:00Mais bien sûr, on va l'être.
05:02Vous me demandez d'être concret.
05:03Ne vous inquiétez pas, on va l'être.
05:04Quand vous avez la moitié des Français qui renie sur la qualité de son alimentation,
05:11qui en a un sur cinq, qui saute des repas,
05:14qui ne peut pas manger correctement à chaque repas,
05:18vous voyez bien qu'on est dans un sujet qui est un sujet majeur
05:21où la question de la vie chère, elle est première.
05:24Donc, le gouvernement, et le problème, c'est qu'il est totalement dogmatique.
05:27Et on le voit avec le budget pendant ce temps-là,
05:29parce que pendant que ça manifeste, il y a la discussion budgétaire.
05:32Là aussi, on y va. On va essayer de prendre les sujets les uns après les autres.
05:35Oui, mais sauf qu'on a un gouvernement qui a endetté le pays
05:39tout en enregistrant le programme présidentiel.
05:42Pardon, mais est-ce que vous reprenez le programme présidentiel de Clémentine Autain ?
05:47Je crois que ça se saurait.
05:48En revanche, sur un certain nombre de constats, je pense qu'on peut tous être d'accord.
05:52Le constat, c'est facile.
05:53Je vais essayer de m'exprimer.
05:56Sur le fait qu'en France, travailler ne permet pas de nourrir forcément correctement sa famille,
06:01ça pose question.
06:02Qu'en France, le gouvernement soit incapable de prendre des mesures pour baisser la TVA,
06:06pour permettre aux Français de faire le plein pour aller travailler,
06:09ou de se chauffer cet hiver, ça pose quand même une question fondamentale.
06:12Et là-dessus, nous, on a fait des propositions.
06:14Ça a été très concret sur la baisse de la TVA.
06:17Il y a un problème de salaire dans ce pays.
06:19Les gens travaillent pour avoir des salaires complètement en dessous de la moyenne européenne
06:24pour des métiers comparables.
06:25On a une proposition.
06:27Quand un chef d'entreprise augmente de 10% les salaires,
06:29ces 10% sont exonérés de charges.
06:31Ce qui touche le SMIC, mais ce qui touche aussi les autres...
06:34Là, j'ai un sujet avec cette proposition-là.
06:35Alors, allez-y.
06:36Je me mets à la place d'un salarié.
06:38Fabien Villeudieu, vous réclamez combien de hausse du SMIC, par exemple ?
06:41Le SMIC, on est assez gourmand, 2000 euros.
06:442000 euros bruts.
06:45Et on assume.
06:46On est à 1860 et quelques aujourd'hui.
06:50Ça fait 123 euros.
06:51Voilà.
06:52C'est pas le minimum.
06:53Attendez, Fabien Villeudieu dit, nous, on veut augmentation du SMIC.
06:57Alors, en fonction des syndicats, c'est 100 euros net, 150 euros net, 200 euros net.
07:01Très bien.
07:01Vous vous dites non, c'est pas possible.
07:03On ne peut pas imposer ça aux entreprises.
07:05Donc, on donne la possibilité aux entreprises d'augmenter leurs salariés.
07:09Et pas seulement les gens qui touchent le SMIC.
07:11Ça toucherait potentiellement, bien sûr.
07:1315 millions de salariés.
07:14Oui, mais tout est dans le potentiellement.
07:15C'est-à-dire que je me passe des salariés.
07:17Je suis salarié aujourd'hui.
07:18Alors, je vais vous répondre.
07:19Qu'est-ce qui oblige l'entreprise à le faire ?
07:21Rien.
07:22Mais on ne peut pas obliger une entreprise à augmenter les salaires.
07:25Je me permets juste de terminer.
07:28Si vous augmentez le SMIC, par exemple.
07:30Et on aurait tous, honnêtement, qui autour de cette table n'en a pas envie, en fait ?
07:34C'est pas nécessairement une bonne idée.
07:35Il faut que le travail paye, mais sauf que vous augmentez le SMIC.
07:38Il y a des entreprises qui pourront très largement se le payer et qui le feront.
07:41Mais il y en a d'autres qui ne pourront pas.
07:43Donc, comment ils vont trouver le financement ?
07:44Soit en licenciant, malheureusement, d'autres personnes.
07:48Soit en renonçant à des recrutements.
07:50Soit en renonçant à de l'investissement.
07:52Donc, ça pose une vraie question dans l'économie telle qu'elle est aujourd'hui.
07:55Oui, mais quelle est la substitution ?
07:57C'est là où je vous attends.
07:58Mais je vous l'ai dit, la substitution, elle est très simple.
08:01C'est de dire, vous augmentez 10%, c'est 10% sur exonérés de charges.
08:04Vous savez, il y a beaucoup de chefs d'entreprise, notamment dans les TPE, PME, qui aimeraient augmenter leurs salariés.
08:09D'abord pour les garder et puis pour attirer du monde parce que parfois, ils ont du mal à trouver
08:13de la main-d'oeuvre, notamment très spécialisée.
08:16Sauf qu'aujourd'hui, quand vous augmentez de 100 euros quelqu'un, vous payez 220 euros.
08:20Donc, très clairement, il y a un frein à l'augmentation aujourd'hui dans notre pays.
08:27Mais ça, on avait l'occasion en or de régler ces problèmes et de faire des propositions, quelles qu'elles
08:32soient d'ailleurs.
08:32Je ne suis pas d'accord avec Mme Clémentine Autain, mais enfin, le budget était l'occasion de faire ça.
08:37Mais quand vous baissez les cotisations salariales, on se trouve avec un budget...
08:40Ah non, mais M. Jacobelli, c'est trop facile, ça.
08:42Quand vous baissez les cotisations...
08:43C'est marrant, vous n'avez pas posé ce type de questions à la montagne, mais je vous écoute.
08:46C'est une conversation.
08:47Mais je vous écoute avec plaisir.
08:48Quand vous baissez les cotisations salariales, ces cotisations salariales, elles servent à payer notre modèle social.
08:56qui n'est peut-être pas un modèle pour vous, mais c'est quand même quelque chose auquel les Français
08:59sont attachés.
09:00D'où on les baisse ?
09:01Si, parce que vous dites, si j'augmente les salaires...
09:05Il n'y a rien qui sort des caisses de l'État.
09:06Il y a quelque chose qui ne rentre pas.
09:08C'est ce que je viens de vous dire.
09:09Mais ce n'est pas la même chose.
09:10Non, mais attendez.
09:12Attendez, je n'ai pas dit de ma démonstration.
09:13Si vous baissez effectivement les cotisations salariales,
09:16et que les cotisations salariales qui servent à payer beaucoup de choses...
09:22J'ai l'impression d'être un peu seul face de couture.
09:23Non, mais après, de la collectivité.
09:25Et de la collectivité, comment vous faites pour que cet argent manquant,
09:30vous le remplacez par quoi ?
09:31Mais alors, aujourd'hui, cet argent, il n'y est pas.
09:34Donc, il manque aujourd'hui déjà.
09:35Il ne manquera pas plus demain.
09:36La différence, si je peux le permettre, c'est que les salariés auront été augmentés.
09:40Maintenant, on a fait un projet...
09:42Non, non, non, vous n'avez pas à répondre à ma question, mais je vous laisse...
09:43Mais est-ce qu'on pourrait me laisser terminer ?
09:46Attendez, allez-y, ensuite, je ne vous entends pas tout le vignal.
09:48On soit tous traités de la même manière, ce serait sympa.
09:51Aujourd'hui, un budget...
09:53Excusez-moi, ça se voit dans son ensemble.
09:54Voilà.
09:55Le budget qui nous a été proposé, c'était 40 milliards de dépenses supplémentaires,
09:5915 milliards de nouvelles taxes.
10:00Ce n'est pas possible.
10:01Il faut arrêter avec les taxes.
10:02Donc, nous, on propose un budget où on diminue les taxes et où on diminue les dépenses.
10:07Mais pas les dépenses qui touchent la vie quotidienne des Français.
10:09Les dépenses, les mauvaises dépenses de l'État.
10:12Voilà.
10:13Arrêtez d'engager plus de...
10:14Et c'est où, c'est quoi ?
10:15Arrêtez d'engager plus de fonctionnaires territoriaux, aujourd'hui.
10:18Le millefeuille territorial qui coûte une fortune.
10:20Les normes, 60 milliards d'euros par an.
10:23Ce n'est pas moi qui le dit, c'était M. Attal.
10:25Dans le coût des normes inutiles en France.
10:28Les organismes qui ne servent à rien.
10:29Vous arrivez très vite à 60, 70, 80 milliards, M. Tréard.
10:33Et c'est là-dessus qu'il faut faire des économies.
10:35Pas sur la sécurité sociale, pas sur les traites.
10:37On ne vous a pas entendu.
10:38Je redonne les chiffres, encore une fois, les deux infos de la soirée.
10:41Un, on est entre 575 et 1,6 millions de personnes dans la rue aujourd'hui qui ont manifesté.
10:45Deux, en fin d'après-midi, le gouvernement dit, venez à Matignon, patronat et syndicat.
10:51Le gouvernement, il a un sérieux problème.
10:53Mais je vais vous dire, ce n'est pas le gouvernement, c'est tout le pays qui a un problème.
10:56On est au bord du bord.
10:57On va être clair.
10:58Non, mais on est partout, à tous les étages.
11:00Il y a tout qui craque.
11:01On va être clair.
11:02Un, on a une crise de l'ICN.
11:04Je pense que le gouvernement essaie de répondre sur Parcours Sub.
11:07Moi, je veux être clair.
11:07Parcours Sub, on peut l'abandonner.
11:09Mais on fait quoi ?
11:10On revient à attendre à 4 heures du matin pour inscrire son gamin.
11:13Donc, il faut le perfectionner.
11:14Il n'y a plus un rond dans les caisses aujourd'hui.
11:16On va trouver peut-être un prix de 5 milliards auprès des collectivités.
11:20Donc, je pense qu'on a trouvé une partie de la réponse aux lycéens.
11:24Mais on a, et je suis conscient avec vous, un problème de pouvoir d'achat.
11:28Le logement, avant, les gens mettaient 16% pour se loger.
11:31Ils mettent 26% pour se loger.
11:32Je n'ai pas de souci avec ça, monsieur Sutec.
11:34Et on a, en plus, les gilets jaunes.
11:36Le souci, c'est la solution.
11:37Non, mais attendez.
11:38On a les gilets jaunes qui vont arriver.
11:39Donc, vous savez, le message, pour moi, il n'est pas au gouvernement.
11:42Le gouvernement va faire ce qu'il peut.
11:44Mais il est surtout pour les candidats aux présidentielles.
11:46Parce que, je vais être clair quand même.
11:47Mais vous croyez qu'on peut y arriver comme ça ?
11:50Non, non, non.
11:51Il faudra apporter des solutions dans l'urgent.
11:54Mais il faudra prévoir un autre modèle de société.
11:57On ne peut pas continuer avec 10 millions de personnes
12:00qui ont moins de 1000 euros par mois.
12:01On ne peut pas continuer à avoir 20% de gamins
12:04qui rouillent au bas des immeubles.
12:05Et ce n'est pas la faute que de la Macronie.
12:07Ça fait 40 ans de l'acheter.
12:09On a fait des ghettos de pauvres, des ghettos de riches.
12:11Dans, monsieur Sutec, le vrai débat, c'est qu'il y a l'important.
12:14Il va falloir trouver les moyens pour arrêter que les gens aillent dans la rue.
12:17Parmi les moyens, il y a l'augmentation des salaires, l'augmentation du SMIC.
12:20Clémentine Autain, qu'est-ce que vous répondez à l'argument ?
12:22Qui est de dire, si vous imposez une augmentation du SMIC aujourd'hui,
12:25il y a plein de boîtes, on sait le nombre de fermetures de boîtes en ce moment,
12:29il y a plein d'entreprises qui ne pourront pas se le permettre.
12:32Alors, d'abord, je prends très au sérieux cette question.
12:35pour les TPE et les PME.
12:37D'abord, il y a beaucoup, beaucoup d'entreprises qui, en pleine crise telle que nous la traversions,
12:43continuent à faire des profits faramineux.
12:45Il y a celles-là, je vous assure, il n'y aura pas de problème.
12:47Et elles sont extrêmement nombreuses.
12:49Je voudrais rappeler les profits de Total,
12:51qui ont augmenté de manière absolument délirante,
12:55et qui ne sont pas taxées.
12:57Oui, mais elles ne sont pas très nombreuses.
12:58C'est des bénéfices considérables.
13:00Oui, mais je pense que là, on parle des TPE, Madame Houtin.
13:02Attendez, si vous me permettez d'expliquer, d'accord ?
13:06Donc après, pour les TPE-PME, il y a d'abord une inégalité dans la fiscalité,
13:10puisque la fiscalité est plus intéressante pour les multinationales que pour les TPE-PME.
13:16Donc déjà, il faut résorber cette inégalité, ce qui permettra de donner de l'air.
13:19Et par ailleurs, on le sait, les TPE-PME, ce dont elles ont besoin aussi,
13:23c'est de remplir leur carnet de commandes.
13:25Plus vous allez permettre à la majorité de la population de dépenser de l'argent,
13:29de proximité, et de consommer des choses importantes.
13:33Attention au discours sur la consommation.
13:34Moi, ce qui m'intéresse, c'est que les gens consomment aussi des choses
13:37qui correspondent à pouvoir bien vivre, et pas consommer pour consommer.
13:42Même le terme de pouvoir d'achat, moi, ce que je veux,
13:44c'est que les gens puissent vivre dignement.
13:46Donc les TPE et les PME, elles peuvent tout à fait encaisser ce choc
13:51si on ajuste sur la question de la fiscalité,
13:54et si par ailleurs, le carnet de commandes augmente,
13:57et ensuite, on peut faire une...
13:57Alors, attendez, j'ai des grands noms de la tête.
13:59D'abord, Fabien Vigieux.
14:00Et deuxièmement, il faut faire une indexation de l'ensemble des salaires
14:05par rapport à l'inflation.
14:08Sinon, on ne peut pas toucher que...
14:10Et là aussi, grand nom de la tête.
14:11Le partage des richesses entre aujourd'hui,
14:14ce qui est accaparé du côté de la rente, du capital,
14:18même y compris des enjeux d'héritage qui sont considérables.
14:20Il y a 9 000 milliards qui vont être transmis.
14:23Et votre parti, il a dans le plus cher...
14:26C'est Mantine Autain.
14:27Non, mais je donne un exemple.
14:28Mais ça, vous ne le réglerez pas là, avant la présidentielle ?
14:31Jamais de la vie ?
14:32Je ne dis pas qu'on va tout régler là.
14:34Là, ce qu'on demande, c'est le coup de pouce sur le SMIC,
14:37le plus haut possible,
14:38de grâce, pas de 20 euros,
14:40mais de quelque chose qui soit correct,
14:42correct pour les gens.
14:43Ça, c'est la première chose.
14:44Je pense qu'on peut demander l'indexation sur les salaires.
14:47Et je pense aussi qu'il va falloir commencer à faire un effort...
14:49L'indexation sur les prix, vous voulez dire ?
14:50Sur les prix, bien sûr.
14:52Oui, pas sur les salaires.
14:52L'indexation des salaires sur les prix, sur l'inflation.
14:56Et par ailleurs, je continue de penser
14:58qu'il faut que, très vite,
15:01dans l'orientation budgétaire,
15:03il y ait des choses qui permettent de dégeler
15:04le point d'indice pour les fonctionnaires
15:06et qui fassent consolidation pour les services publics.
15:09On n'a pas un rond, disait Patrick.
15:10Vous avez chiffré vos mesures.
15:11On n'a pas un rond parce qu'on ne sait pas aller chercher les recherches.
15:13On dit que les syndicalistes sont difficiles,
15:16mais pour en placer une, c'est pas simple.
15:18M. Jérémie, 140 milliards, 140 milliards de trous.
15:22La parole, le SNCF.
15:23Le gouvernement national, 140 milliards en soutien.
15:27D'économie, pas de trous.
15:28Pas d'économie, de budget en moins.
15:29M. Jérémie, c'est sûr, en décès.
15:31Qu'est-ce qu'on va faire ?
15:31L'assemblée, les hôpitaux, les transports ?
15:34Vous ne tenez pas votre plateau.
15:36M. Jérémie, j'essaye, vous savez.
15:38C'est dur.
15:39Plusieurs choses.
15:40La première chose, c'est qu'il faut arrêter avec cette histoire
15:43de « on réglera ça à la présidentielle ».
15:45Enfin, les gens, ils tirent la langue.
15:46C'est tout de suite.
15:47C'est tout de suite.
15:48Si vous leur dites « attendez dans six mois »,
15:49c'est pas possible.
15:50Ou alors, tout ce qu'ils vivent,
15:52ou tout ce que disent les gens, c'est du pipeau.
15:54Moi, je ne le pense pas.
15:55Les gens, ils disent que là, on tombe dans l'hiver.
15:57Il y a des gens, quand même, ils règlent.
16:00Ils se chauffent plus.
16:01Ils ont froid tellement ils n'ont pas d'argent
16:04pour pouvoir payer l'énergie.
16:05Donc, on en est là.
16:06Donc, soit si c'est ça, ils ne vont pas attendre.
16:08On ne va pas leur dire « bon, écoute, cet hiver,
16:10tu auras froid, mais on attendra au mois de mai ».
16:12Ça, ce n'est pas possible.
16:13Deuxième chose, sur l'argument,
16:14oui, mais si on fait, en gros, du pourrai social,
16:16une augmentation du SMIC.
16:18Moi, je suis assez gourmand.
16:19Il faut aller au-delà de l'augmentation du SMIC.
16:22Mais si on fait ça, c'est la catastrophe.
16:25Toutes les entreprises vont fermer.
16:26Ça, on l'a à chaque fois.
16:27Moi, je m'en rappelle.
16:28Je ne suis pas très vieux.
16:29Mais lorsqu'il y a eu le débat des 35 heures, rappelez-vous,
16:31si on met en place les 35 heures,
16:34ça va fermer.
16:35Toutes les entreprises vont fermer.
16:36Résultat des courses.
16:37Il n'y a jamais eu autant d'embauches
16:40qu'avec la mise en place des 35 heures.
16:41Et ça n'a pas été la faillite.
16:43Il n'y a jamais eu autant d'embauches
16:45suite à la mise en place des 35 heures.
16:46Donc, ce discours-là, il est classique.
16:49Et vous savez, les patrons,
16:51c'est comme les syndicalistes, ça se plaint toujours.
16:53Ça a coûté combien ?
16:53Ça fait partie du job.
16:56Je peux vous dire qu'en attendant,
16:58aujourd'hui, il y a besoin d'augmenter le SMIC.
17:00Il y a besoin également de donner l'exemple.
17:02Parce que que disent les patrons ?
17:03Ils disent que l'État,
17:04c'est le premier employeur de France avec les fonctionnaires.
17:06Donc, vous dites pareil, déjà du point d'indice ?
17:08Oui, et eux, ils bloquent.
17:10Les patrons, ils disent quoi ?
17:11Ils disent, tu commences par débloquer le point d'indice
17:13et puis après, j'augmente mes salaires.
17:15Donc ça, c'est évidemment, donner l'exemple,
17:16ils doivent le faire.
17:17Et puis, il y a d'autres possibilités.
17:19Aujourd'hui, il y a des branches.
17:21Il doit y avoir des accords de branches
17:23et des augmentations de branches.
17:25Il y a 140 branches en France.
17:27Sur ces 140, il y en a 122
17:29qui ont des débuts de grilles sous le SMIC.
17:31Et bien, il faut convoquer des réunions de branches
17:33dans le ferroviaire.
17:34Ils refusent de...
17:35Parce que dans le ferroviaire,
17:36maintenant, il n'y a pas que la SNCF.
17:37Il y a Trenitalia, on en parlait tout à l'heure.
17:39Il y a Trenitalia, il y a Manfé, il y a Transdev.
17:41Bon, et bien, eux, ils bloquent les salaires.
17:43Il faut convoquer ces réunions.
17:44Il faut augmenter les salaires
17:45parce que l'augmentation des salaires,
17:47c'est la vraie réponse au problème de pouvoir.
17:48Le problème, le problème...
17:50J'entends les programmes que chacun déroule.
17:53Effectivement, ce n'est pas des programmes pour les médias
17:55parce que le problème, l'urgence, c'est là.
17:57Et comment on règle l'urgence là ?
18:00Sachant que le gouvernement n'a pas de majorité,
18:03que le gouvernement n'a pas d'argent,
18:05et que le...
18:06Attendez, je prolonge votre question.
18:08Pardon, je prolonge votre question.
18:09Laurent Jacobelli, vous êtes à Matignon lundi.
18:12Qu'est-ce que vous faites ?
18:13D'abord, j'espère qu'on ne sera pas arrivés à cette situation-là.
18:20J'espère qu'on aura rencontré les syndicats avant,
18:22d'abord, que ça devienne à ce niveau
18:24parce que, honnêtement, les indicateurs,
18:25on les a depuis longtemps,
18:26et notamment aussi pour les lycéens.
18:27Mais je vais répondre à votre question.
18:29Il y a une mesure qui aura un impact dans la vie quotidienne immédiat,
18:33immédiat avant la présidentielle.
18:34On est bien d'accord, on parle de mesures...
18:35Oui, c'est là, lundi.
18:36La baisse de la TVA sur l'énergie.
18:38Je crois qu'on ne mesure pas à quel point...
18:41C'est juste, ça.
18:41Et on ne mesure pas à quel point,
18:43pour les gens qui doivent faire le plein,
18:45pour ceux qui se chauffent au fuel,
18:47et il y en a beaucoup encore,
18:48qui se chauffent au gaz.
18:49Il y en a 48% dans ma région qui se chauffent au gaz,
18:52avec des prix qui ont doublé en très peu de mois.
18:55Donc, mettez-vous à la place de ces gens
18:57qui, aujourd'hui, sont dans une logique presque de survie budgétaire.
19:00Donc, baisser la TVA de 20 points à 5,5% sur cette énergie,
19:05c'est déjà un gain de plusieurs centaines d'euros.
19:08Sur les salaires, nous voulons...
19:10Et je reviens à ma mesure.
19:11Je suis désolé.
19:12Il y a 70 000 faillites qui vont être annoncées cette année.
19:15C'est terrible.
19:15On est dans une situation de sur-endettement.
19:18C'est terrible.
19:18Il faut faire très attention avec l'outil économique.
19:21Il faut le manier avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de précautions.
19:25Et donc, il faut proposer une augmentation des salaires
19:28qui ne soit pas contrainte et qui soit gagnant.
19:32Sinon, c'est l'Union soviétique.
19:33Ensuite, on écoute l'Union soviétique.
19:35Moi, je vais prendre ma part.
19:36Alors, par contre, ne me donnez pas de leçons, parce qu'honnêtement...
19:38Mais moi, je n'ai pas de souci, je ne donne de leçons en personne.
19:40Depuis la dissolution, ce pays est ingérable.
19:43Il n'y a plus de gouvernement.
19:44M. Tréhard l'a dit, c'est la première fois qu'on a un Premier ministre,
19:48même s'il est habile, qui n'a pas de pouvoir.
19:50On a des services publics en difficulté.
19:52Une à une jeunesse qui est dans la rue.
19:54On connaît votre bilan.
19:55Une jeunesse qui rouille.
19:55On connaît votre bilan.
19:56Pas de problème.
19:57Mais moi, j'aimerais une vraie justice sociale.
20:00Pourquoi vous ne l'avez pas fait ?
20:02Si vous baissez la TVA de 20 à 5 taux, c'est 10 milliards.
20:08Moi, j'ai les moyens de chauffer depuis mon naissance.
20:11Par contre, la personne qui n'a pas les moyens, c'est de l'injustice.
20:14Vous allez encore nous faire des chèques avec des usines à gaz qui ne fonctionnent pas.
20:17On connaît vos méthodes.
20:18Je ne vous ai pas coupé.
20:19Par contre, là où j'ai raison...
20:20Mais vous avez beaucoup de mal à recevoir des leçons d'un macroniste.
20:22Ce n'est pas contre vous.
20:24Ce n'est pas le point de leçon de macroniste.
20:25Vous voyez, on a la rue qui est en feu.
20:28Mon problème, ce n'est pas.
20:29Ce que vous pensez, ce que je pense, c'est qu'on n'est pas capable de régler les problèmes
20:31des Français pour demain.
20:33Donc, cher monsieur, c'est à l'urgent.
20:35Je suis d'accord avec vous, l'urgent.
20:36On doit sortir quelque chose pour faire en sorte qu'on parle d'urgent.
20:40Et après, l'important, c'est de repenser cette société.
20:43Et je suis désolé de le dire.
20:44Je suis, moi aussi, chef d'entreprise.
20:46J'aimerais augmenter mes salariés.
20:48Mais le brut et le net, aujourd'hui, c'est le plus important des pays d'Europe.
20:52Patrick Vignac.
20:54On va les entendre, ces salariés qui étaient dans la rue, salariés, fonctionnaires, etc., qui étaient dans la rue aujourd
20:58'hui.
20:58Écoutez.
21:00Pour soutenir le mouvement des jeunes qui ont les mêmes revendications que les enseignants.
21:04Nous demandons l'augmentation des salaires.
21:06Alors que le gouvernement, lui, il gèle le point d'indice des fonctionnaires.
21:09Et les gens, les salariés, les travailleurs de ce pays, ils sont pris à la gorge.
21:13Ils sont étranglés par l'augmentation des prix du carburant, l'augmentation des prix de l'énergie.
21:18On galère de plus en plus, quoi.
21:19Et pourtant, mon mari travaille à l'hôpital et moi, je travaille à l'université.
21:23On a du mal à bouffer les fins de mois.
21:25On est obligés de faire des choix sur nos loisirs.
21:27On est obligés de faire des choix sur nos vacances.
21:29Si le gouvernement ne répond pas aux revendications,
21:32comme il ne répond pas aux revendications de la jeunesse mobilisée,
21:34il n'y a aucune raison que la mobilisation s'arrête.
21:37Maintenant, la question que nous, on pose, c'est que pour monter d'un cran dans le rapport de force,
21:41il faut que nous arrivions à bloquer économiquement le pays par la grève.
21:44– Lisa Hadef, les Français ont un problème de pouvoir d'achat
21:48et on a ce soir plusieurs études qui donnent, j'ai à dire, des faits très concrets pour en attester.
21:52– Oui, notamment une étude de l'association Que Choisir ?
21:55pour laquelle c'est clairement l'explosion du poids des dépenses contraintes,
21:58à savoir le logement, l'énergie, le transport et les assurances
22:02qui impliquent que le reste à vivre se réduit de plus en plus.
22:05L'INSEE ou encore l'Institut Montaigne se sont aussi penchés sur le sujet
22:09et là aussi, les chiffres sont sans appel, les frais obligatoires.
22:12Donc je le répète, le loyer, le transport, l'alimentation, l'électricité
22:16représentaient 13% du budget des Français dans les années 60.
22:19Aujourd'hui, c'est 30% et dans le panier des dépenses contraintes,
22:22c'est l'augmentation du prix du logement qui fait flamber la facture totale.
22:27En plus, nos modes de vie vont changer.
22:29La consommation aujourd'hui se construit davantage autour d'une structure d'abonnement,
22:32abonnement au téléphone, à la salle de sport, aux assurances.
22:36Tout est échelonné, mensualisé.
22:38Et là aussi, les prix ont augmenté.
22:40Autre exemple très concret, le TGV Que Choisir a voulu représenter la hausse
22:45en nombre de jours de travail au SMIC en 2026.
22:48Aujourd'hui, il faut 4 jours de travail au SMIC pour pouvoir payer un billet plein tarif
22:53entre Paris et Marseille.
22:54C'est 20% de plus qu'en 2000.
22:56Cette baisse du pouvoir d'achat touche de plein fouet les classes moyennes.
23:02Le pouvoir d'achat des cadres a chuté aussi.
23:04C'est important de le dire.
23:05Les Français dont les revenus sont partiellement indexés sur l'inflation
23:09sont moins exposés comme les retraités ou les bénéficiaires du SMIC.
23:12Ça ne veut absolument pas dire qu'ils ont plus de pouvoir d'achat.
23:14Ça veut juste dire qu'en proportion,
23:16ils sont un peu moins impactés que les classes moyennes, par exemple.
23:19Vous voulez répondre, Fabien Mildieu ?
23:20Oui, je voulais répondre.
23:21Parce que c'est vrai que la vision qu'on a, c'est que le train est cher.
23:25Mais en fait, parce qu'on a 6 000 trains à TGV.
23:28Sauf que les TGV, c'est 10% des gens transportés en France.
23:32C'est-à-dire que 90% sont dans des TER et les TER sont subventionnés par les régions.
23:38Ce n'est pas cher les TER, il y a des abonnements.
23:40C'est les transiliens.
23:42La grande partie des gens...
23:43En fait, 90% des gens qui utilisent le train utilisent un moyen de transport
23:48qui est beaucoup moins cher que la voiture.
23:50Par contre, effectivement, si vous prenez le TG, le Paris-Marseille
23:53et que vous allez voir votre petite mamie le 23 au soir,
23:57là, la SNCF fait le massacre.
23:59Moi, je voudrais contextualiser ce que dit Lisa.
24:01Parce que ce qui est incroyable, quand même,
24:03c'est qu'en dehors du fait que le pouvoir d'achat a baissé,
24:07ça, c'est une donnée parce qu'il y a des indicateurs.
24:09Par exemple, le logement, ça représentait assez peu de choses avant.
24:13Et aujourd'hui, c'est quasiment, pour certains employés, la moitié.
24:15Bien sûr, parce que ce sont les moyennes que donnait Lisa.
24:18Donc, évidemment...
24:18Mais à court terme.
24:19Alors, chacun a son modèle de société,
24:21sa façon de financer notre fonctionnement, notre pays.
24:25Mais, mais, la responsabilité, là, du gouvernement
24:28et du président de la République, elle est énorme.
24:30Elle est énorme.
24:31Pourquoi ?
24:32Ici, maintenant.
24:34Parce qu'il y a eu l'histoire du dédroit d'Hormuz,
24:37parce que Trump a décidé de faire la guerre à l'Iran.
24:41Ça, c'est pas mal à l'Iran.
24:42Oui, mais immédiatement, les prix des carburants ont augmenté.
24:46Et à partir de là, il fallait convoquer une conférence sociale.
24:51Il fallait anticiper le fait que, pour les Français, ça allait être intenable.
24:56Parce qu'effectivement, la moitié des Français...
24:58Enfin, une grande partie des Français sont obligés de recourir à leur voiture pour circuler.
25:03Et puis, deuxièmement, il était évident que ce conflit,
25:06où il y a moins d'exportations, moins d'importations et moins de commerces,
25:10eh bien, ça allait tomber sur les petites entreprises qui allaient avoir beaucoup moins de trafics.
25:14Je ne pensais pas dire ça ce soir, mais je pense que Clémentine Autain est d'accord avec vous ce
25:18soir.
25:18Peut-être, mais j'espère, parce que pour le coup, vous disiez, c'est un constat.
25:23Donc, à partir de là, le gouvernement aurait dû anticiper, convoquer les uns et les autres,
25:29trouver des marges de manœuvre, et effectivement, probablement s'intéresser au salaire,
25:34et notamment au salaire les plus modestes, et puis faire attention au tissu économique
25:40qui est là en train de partir à boulot.
25:41Parce que toutes ces manifestations-là, et on n'a pas fini, qui se répètent,
25:45eh bien, c'est autant de manifestations qui, je dirais, heurtent l'activité économique
25:49et empêchent les entreprises de produire.
25:52Et donc, on est parti dans une spirale où je ne vois plus, aujourd'hui, le gouvernement pouvoir avoir une
25:58réponse.
25:59Alors, il convoque une conférence sociale, style Grenelle, on connaît ça, en 68, on a connu ça,
26:06mais en 68, il y avait de l'argent. Là, il n'y a pas d'argent. Il n'y
26:09a pas d'argent.
26:10Donc, qu'est-ce qu'il va proposer ? Il est bloqué.
26:13Il est bloqué parce qu'il est bloqué mentalement et parce qu'il est incapable d'entendre.
26:16Ça fait quand même six semaines que la mobilisation est énorme.
26:20C'était avant l'été qu'il aurait fallu qu'il n'y ait pas.
26:22Oui, non, non, mais j'entends bien. Mais là, même depuis six semaines, il n'y a toujours rien sur
26:25la table.
26:25C'est-à-dire qu'on a un gouvernement qui ne répond rien.
26:27Il a mis un mois pour recevoir les étudiants.
26:30Honnêtement, c'est ahurissant.
26:32Donc, quand vous posiez votre question au début sur entendre, écouter,
26:36c'est qu'on a l'impression d'avoir un président de la République hors sol
26:39et un Premier ministre totalement dépassé.
26:41Un ministre de l'Intérieur aussi, on n'en a pas parlé ce soir,
26:44mais qui est quand même sacrément aux fraises.
26:45Donc, effectivement, ce gouvernement est incapable d'apporter des solutions concrètes
26:51pour les gens qui veulent tout simplement sortir de la situation difficile.
26:54Je pensais d'ailleurs à un témoignage que j'ai eu, même pour aller travailler maintenant,
26:59des gens qui sont au SMIC s'interrogent en se disant
27:03« Si je prends ma voiture, j'ai tant d'euros pour y aller, est-ce que ça vaut vraiment
27:06le coup ?
27:07Est-ce que je ne devrais pas me mettre au RSA parce que c'est l'enfer ? »
27:09Donc, on est quand même dans une société qui marche absolument sur la tête
27:14et donc, il faut en changer profondément les coordonnées.
27:17Oui, mais c'est pas trivial, Laurent Jacobédi.
27:18Juste d'un mot sur le budget, c'est que la question des recettes,
27:23elle devrait être au cœur de nos discussions.
27:25Nous, on a proposé…
27:26C'est ce qui a été rejeté hier.
27:27Non, la taxe Zuckman, par exemple, elle est repassée dans le budget.
27:31À la fin, zéro voix bourre, 458 voix bourre.
27:34Je suis d'accord, mais la taxe Zuckman, par exemple,
27:36qui a été adoptée quand on l'avait déposée, nous, dans notre niche parlementaire
27:39et qui a été re-adoptée là,
27:42même si l'extrême droite ne veut jamais de ce genre de proposition
27:46puisqu'elle n'aime pas les taxes, mais elle n'aime pas non plus
27:48que les ultra-riches, les milliardaires qui s'enrichissent
27:51puissent être un peu contraints de les partager.
27:54Madame la députée, nous, le bloc central, on a une mâchoire.
27:57On a à la fois…
27:58Vous n'êtes ni un bloc ni une centrale.
27:59On a… Merci.
28:01Pardonnez-moi, excusez-moi.
28:02On a une mâchoire.
28:03C'est sorti du cœur.
28:05On a vous avec un programme, la Nouvelle France.
28:07On a le Rassemblement National avec un programme.
28:10Et nous, on essaie en ce moment, par rapport à la colère des Français,
28:13d'essayer de poser des actes, de se poser comment on peut faire autrement.
28:16Non, vous êtes…
28:16Comment on peut faire ?
28:17On essaie.
28:18Vous êtes juste à ça.
28:19On a un avenir.
28:19Mais je suis désolé de le dire.
28:20Le chauffage, le gaz et le carburant, aujourd'hui,
28:24ce n'est pas la faute d'Emmanuel Macron.
28:25C'est le détroit d'Ormuz.
28:27Ce sont Donald Trump, ce sont tous ces gens.
28:29C'est quand même la guerre.
28:30Mais comment on peut anticiper ?
28:32Mais écoutez, au mois de février, il fallait qu'il convoque tout le monde.
28:34Ivetréard, le vrai problème, moi, je l'ai vécu depuis la dissolution,
28:39c'est ingérable, cette Assemblée Nationale.
28:42C'est d'après qui, la dissolution ?
28:44Mais bien sûr que c'est la faute d'Emmanuel Macron.
28:45Elle est à la fois parce qu'il s'est senti vexé de faire à 14% aux Européennes
28:50et qu'il voulait aussi dégager le jeûne natal.
28:52Moi, je suis clair avec ça.
28:53Je n'ai pas de soucis.
28:54Moi, ce n'est pas Emmanuel Macron qui me gêne.
28:56Emmanuel Macron, il s'en ira dans six mois.
28:59Il n'ira pas au France Travail.
29:00Ce qui me gêne, c'est comment on fait pour être audible
29:04entre un projet qu'on aime ou on n'aime pas de la France insoumise,
29:08un projet du RN.
29:09Moi, je voudrais dire une chose.
29:10Vous vous rappelez, pour la réforme des retraites,
29:12je n'étais pas d'accord parce qu'on n'avait pas embarqué la CFDT.
29:15Mais moi, aujourd'hui, j'ai envie de m'adresser aux deux parlementaires,
29:17aux deux éminents parlementaires.
29:19Comment on fait pour augmenter le cheminot de 123 euros
29:22si on ne travaille pas plus ?
29:24Pas forcément lui, mais ceux qui ont envie de travailler.
29:27C'est le vrai débat.
29:28Plus personne ne parle du travail.
29:29– Laurent Jacoveli.
29:30Ensuite, il faut qu'on aille à Toulouse.
29:31– Juste, je suis d'accord avec Yves Tréard.
29:34Il y a un manque d'anticipation,
29:35mais pas seulement sur la crise de l'énergie.
29:37Ça fait dix ans que des réformes profondes de structure
29:40auraient dû être entamées.
29:41Le poids fiscal en France,
29:43le poids des taxes sur les entreprises,
29:45le rapport entre le brut et le net des salaires,
29:48le coût de l'énergie avec,
29:49partiellement au début de l'ère Macron,
29:51la volonté d'abandonner le nucléaire,
29:53ce qui voulait dire un surenchérissement de l'énergie,
29:55qui n'a pas été réfléchi.
29:56Sur l'éducation,
29:57parce qu'il y a beaucoup de jeunes dans les rues aussi,
29:59l'effondrement du niveau dans les classes,
30:01les professeurs qui ne sont pas en face des élèves,
30:03les lycées qui s'effritent.
30:05Ce n'est pas neuf,
30:06c'était déjà le cas.
30:07Mais vous avez fait compte pour tout.
30:08Je terminais.
30:09Rien n'a été anticipé.
30:11Et lundi, le pire,
30:13c'est que le Premier ministre va recevoir des syndicats,
30:16des syndicats patronaux,
30:17il va peut-être leur faire des promesses,
30:18mais tout ça devra arriver dans un budget
30:20qui ne sera pas voté.
30:22Donc on est dans une situation aujourd'hui
30:24où il faut vraiment réfléchir à des programmes présidentiels
30:27et proposer des solutions aux Français
30:29pour que le travail paye,
30:31pour que quand on sort de l'école,
30:32on ait un boulot pour que les gens puissent nourrir leur famille,
30:36se loger.
30:36Tout ça, c'est des philosophies,
30:38c'est un programme,
30:39mais ce n'est sûrement pas de l'attentisme-centrisme
30:41comme on a vécu depuis dix ans.
30:42Fabien Vildeux,
30:43vous n'avez pas de nouvelles de l'intersyndicale
30:45qui se réunissait ce soir ?
30:46Il n'y a pas de date prévue de nouvelles manifestations ?
30:48Là, ce qui est prévu,
30:49c'est déjà de voir ce qui est proposé lundi
30:51à la conférence sociale et à la bonne heure.
30:53Parce qu'en fait,
30:54le problème qu'il y a aussi,
30:55ça a été la méthode.
30:56C'est-à-dire qu'on a eu un gouvernement
30:58qui n'a que mépris,
30:59c'est vrai,
31:00pour les corps intermédiaires
31:01et les organisations syndicales.
31:02Et heureusement qu'il y a des organisations syndicales.
31:05Parce que s'il n'y a pas d'organisation syndicale,
31:06de toute façon,
31:07la colère, il faut bien qu'elle s'exprime.
31:08Il vaut qu'elle s'exprime comme aujourd'hui,
31:10avec des manifestations structurées,
31:11du monde,
31:12des grèves,
31:13parce qu'autrement,
31:13elle s'exprime d'une autre façon
31:15et finalement,
31:15on se rend compte que ce n'est quand même pas terrible.
31:17Voilà.
31:17Donc, il faut remettre,
31:19comme on a toujours fait,
31:20les organisations syndicales
31:21au cœur de la discussion,
31:23faire des propositions très concrètes
31:25sur le pouvoir d'achat,
31:26sur les salaires,
31:27sur le SMIC
31:27et on peut sortir par le haut.
31:29Et on doit sortir par le haut
31:31de cette crise sociale.
31:31Alors, attendez,
31:32Lisa,
31:32un faux ce soir ?
31:33Oui, il y a déjà l'Interfac
31:34pour information
31:35qui propose de se rassembler
31:37mardi 10 novembre,
31:39départ 14h Bastille,
31:40jusqu'à l'hôpital de la Pisset-Alpêtrière
31:42en passant par la gare de Lyon.
31:44Un autre défilé.
31:45On verra si c'est accepté aussi
31:47par la préférateur Pauline.
31:48Pardon, je suis désolé.
31:49C'est un autre problème.
31:49Je remercie Clémentine Autain
31:51et Fabien Villieu
31:52d'avoir été avec nous ce soir.