- il y a 13 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Tous les débats, notamment qui agitent la campagne présidentielle, on les vit et on les anime ici sur ce plateau.
00:08Nous rejoignent Raquel Garrido, bonsoir et merci d'être là.
00:11Enceinte députée insoumise, confondatrice du mouvement L'après, Julien Audoul.
00:14Bonsoir députée du Rassemblement National de Lyon et Pierre Jouvet.
00:18Bonsoir députée européenne, secrétaire générale du Parti Socialiste.
00:21On reviendra tout à l'heure sur le carburant évidemment, mais je le disais, on aborde tous les débats de
00:25la présidentielle.
00:26Et tout à l'heure, Emmanuel Macron, dans son interview, est revenu sur la réforme des retraites, qui va forcément
00:31être au cœur de cette présidentielle.
00:33Évidemment, Emmanuel Macron, avec un regret, c'est qu'il n'a pas réussi à sauver sa réforme des retraites.
00:40Ce que je regrette, c'est que les réformes que j'avais engagées à côté pour améliorer les finances publiques,
00:46elles, ils ont bloqué.
00:47La réforme des retraites ?
00:48Mais bien sûr, parce que les pays dont vous parlez, quelle est la grande différence avec la France ?
00:52C'est que ce sont des pays qui, pour l'Allemagne, il y a 25 ans, ont fait les grandes
00:56réformes sociales pour que leur modèle s'adapte au vieillissement.
00:58Qui, quand on parle de l'Espagne ou de l'Italie, ont fait en 2010 leurs réformes sociales.
01:03Nous, nous ne les avons pas faites suffisamment. Je le prends pour moi, je n'ai pas réussi à convaincre
01:06les forces politiques.
01:07Oui, c'est ça, ça fait 10 ans que vous êtes en responsabilité.
01:08Mais je me suis présenté en 2022 avec une réforme des retraites.
01:12J'ai été élu sur celle-ci, je n'ai pas réussi à la faire parce que je n'ai
01:14pas convaincu.
01:15Donc je ne me défausse pas de mes responsabilités.
01:17Julien Oudoul, qu'est-ce que vous dites au président de la République ce soir qui vous dit « j
01:20'aurais voulu, j'ai pas pu ».
01:21Bien sûr, mais ce n'est jamais de sa faute, Emmanuel Macron.
01:24Alors déjà, il n'a pas présenté une réforme des retraites, je crois qu'il en a présenté 5 depuis
01:282017.
01:29Il a varié au gré du vent, au gré des circonstances, de ses mensonges répétés, de « je ne toucherai
01:35pas ».
01:35Moi, j'étais à 3.
01:38Entre le candidat, le président, le président candidat, il a beaucoup varié.
01:42Mais il a réussi à mettre les Français dans la rue en passant en force.
01:46Il n'a pas écouté les Français, il n'a pas voulu notamment organiser un référendum sur cette réforme des
01:52retraites
01:52qui aurait pu peut-être lui permettre de passer cette crise par le haut, en tout cas en demandant aux
01:58Français.
01:59Aussi un regret, c'est qu'en 10 ans, il n'a jamais posé la question aux Français par référendum.
02:02Il l'a dit plusieurs fois qu'il allait les consulter.
02:05Jamais il ne l'a fait.
02:06Donc aujourd'hui, effectivement, à l'heure du bilan, à l'heure du crépuscule du macronisme,
02:11on peut avoir beaucoup de regrets.
02:13Il n'y a pas que celui-là, malheureusement.
02:15Je pense qu'on a une galerie, une batterie d'échecs, de renoncements, de reniements et surtout d'incompétences.
02:22Oui, mais pardon.
02:22Ce sont les choix d'Emmanuel Macron.
02:24Est-ce que vous y avez...
02:25Je vais vous inclure tous les trois.
02:28Est-ce que vous n'y avez pas collectivement participé ?
02:31Je vous donne un exemple.
02:32Vous êtes nombreux depuis quelques semaines en plateau à venir nous expliquer que le modèle sur le carburant,
02:39c'est l'Espagne, qu'ils ont réduit les taxes, etc., comme vous le réclamez au Rassemblement national.
02:44Très bien.
02:45Quand on regarde le modèle espagnol, par exemple sur les retraites, sur la sécurité sociale, etc.,
02:50c'est un modèle qui est beaucoup moins avantageux que le nôtre.
02:53La retraite en Espagne est beaucoup plus tardive que chez nous.
02:56Est-ce que précisément parce qu'on n'a pas fait ses efforts sur la retraite,
03:00on se retrouve aujourd'hui, Raquel Garrido, coincée sur le carburant ?
03:03Moi, je suis très fière d'avoir été à l'unisson des citoyens de mon pays contre la réforme borne
03:10des retraites.
03:1180% des Français étaient contre cette réforme-là, qui n'aurait même pas dû entrer dans l'hémicycle.
03:17Normalement, dans un pays démocratique, quand il y a un pouvoir qui a un minimum d'éthique démocratique,
03:22quand quelque chose est consensuel, à ce point, le gouvernement ne vient pas s'y opposer.
03:28– Qu'est-ce qu'aurait fait Mitterrand avec la peine de mort ?
03:30– Mais vous dites que les Français étaient pour la peine de mort, c'est votre thèse.
03:37– Non, ce n'est pas ma thèse, c'est celle de Mitterrand.
03:39– Non, il y a des Français Mitterrand en 1981 qui a aboli la peine de mort.
03:44– Je vous dis que moi, c'est pas vrai, c'est pas avéré.
03:50– Est-ce que vous avez vu dans la rue des mobilisations pour la peine de mort,
03:55comme il y a eu des mobilisations contre la réforme borne ?
03:58– Ça, je suis d'accord.
03:58– Non, est-ce que vous, je dis de mémoire, alors qu'à l'Assemblée nationale pour la retraite,
04:03nous étions majoritaires, souvenez-vous, même à droite,
04:05la mobilisation des syndicats avait quand même réussi à convaincre des députés de droite,
04:09rappelez-vous Aurélien Pradier et d'autres.
04:12Et dix minutes avant le vote, parce que cette constitution de la 5e armée publique
04:16octroie des pouvoirs ahurissants à l'exécutif,
04:19ils ont décidé qu'on ne voterait pas parce qu'il y aurait 49-3.
04:22Donc voilà, après, il se plaint, il se plaint qu'il n'a pas pu…
04:25– Non, vous avez l'espoir de faire une censure, vous l'avez faite.
04:27– Pas à ce moment-là, on n'a pas réussi à changer le gouvernement à ce moment-là.
04:30– Mais Raca Garédo, vous ne répondez pas sur le truc.
04:31– Mais par contre, lui, il est encore là, 4 ans plus tard, il est encore là.
04:35Alors que tout ce qu'il a fait, on n'en voulait pas.
04:38– Vous ne répondez pas à la question que je posais,
04:40c'est est-ce qu'on n'aurait pas eu plus de marge, si précisément ?
04:42– Mais on a eu ce débat, Maxime, ce débat, les Français l'ont eu en long et en large,
04:46déjà en 2022, déjà en 2023.
04:49Les Espagnols cotisent moins longtemps que nous.
04:52Ils ont moins de droits que nous au bout de course.
04:55Et on veut quoi ? On veut être comme les Espagnols, de ce point de vue-là ?
04:57Pourquoi est-ce qu'on n'est pas fiers, nous ?
04:59Enfin, je veux dire, pourquoi est-ce que les élites françaises
05:01ne sont pas, à l'unisson du peuple français,
05:03fiers d'avoir conçu ce système magnifique
05:06où ce sont les actifs qui permettent aux enfants et aux vieux
05:09de ne pas travailler ?
05:10– Système magnifique, mais qui a bout de souffle !
05:12Pierre Jouvé, Pierre Jouvé, Pierre Jouvé !
05:14– Mais l'alternative, c'est quoi ?
05:16– C'est pas vrai, c'est pas vrai, il y aura toujours des travailleurs,
05:19toujours de l'activité, il y aura toujours des actifs.
05:21– Avec une part de salaire qui s'envole dans les retraites, toujours plus efficace.
05:22– Mais par contre, ce qu'il y aura, c'est qu'il y aura,
05:24et ça me semble tellement récessif, des gens qui continuent d'expliquer
05:27que c'est pas aux actifs de supporter tout ça.
05:30Alors c'est qui ? C'est les vieux ? C'est les enfants ?
05:32– Non mais pas sur moi, un tiers de salaire.
05:34– Non mais pardon, pardon, reprenons les choses puisqu'on parle des retraites.
05:38Déjà, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, on avait eu un débat avec Yves Tréard sur le
05:42sujet.
05:42Il n'y a pas qu'une vision en fait, il n'y a pas juste de dire
05:46c'est les retraites pour sauver les finances.
05:48On a un président de la République qui ce soir vient exprimer ses regrets.
05:52Il était temps, mais c'est d'ailleurs trop tard,
05:55puisqu'au moment où il va partir, ses regrets,
05:57c'est plus que des regrets qu'il devrait exprimer, ce sont des excuses.
06:00Parce que le Mozart de la finance, qui a cramé la caisse du pays,
06:05qui nous a mis dans la situation financière dans laquelle nous sommes,
06:08celui qui vient aujourd'hui encore donner des leçons,
06:10qui a provoqué mille milliards de dettes supplémentaires dans notre pays,
06:14pardon, c'est pas les quelques réformes qu'il aurait voulu passer,
06:19qu'il ne peut pas passer, qui sont responsables de cette situation.
06:22Ce sont les choix politiques et financiers qu'il a fait avec ses gouvernements successifs.
06:27Ces choix-là, il les a faits, il les a financés.
06:30Quand on décide de faire les cadeaux qui ont été faits,
06:34les cadeaux fiscaux qui ont été faits ces dix dernières années,
06:37qui ont grevé le budget de la nation,
06:39qui font qu'aujourd'hui, les Français qui vont à la pompe,
06:41tous les Français qui vont à la pompe,
06:43sont asphyxiés parce qu'il n'y a plus un centime dans les caisses de l'État,
06:46par les choix financiers qui ont été faits par Emmanuel Macron et ses gouvernements,
06:50qui viennent encore prétendre donner des leçons sur les gestions financières
06:53et dire comment on devrait gérer ce pays,
06:55mais franchement, qu'il se cache.
06:58Quand on met la situation financière du pays dans le niveau dans lequel il est aujourd'hui
07:01et qu'on a des Français qui sont asphyxiés par le prix de l'essence,
07:05demain par le prix du gaz,
07:06après-demain par les prix de l'inflation alimentaire,
07:09et qu'on viendrait dire que le seul sujet, pardon Yves Tréard,
07:12ce serait que les Français qui sont déjà en train de galérer,
07:16qui n'arrivent plus à boucler leur mois,
07:17devraient travailler plus longtemps dans leur vie,
07:20J'en ai d'autres dans ma manche si vous voulez, j'arrive.
07:22Cela dit Pierre Jouvet, si on vous écoute et si on regarde vos demandes
07:27et les demandes que vous avez faites l'année dernière à l'occasion de la discussion du budget,
07:31tout comme celle de Mme Garrido,
07:33tout comme d'ailleurs celle du Rassemblement National,
07:36c'est quand même toujours plus d'impôts,
07:38c'est énormément d'impôts, 34 milliards pour ce qui vous concerne,
07:41et des milliards et des milliards et des milliards de prélèvements obligatoires et d'impôts.
07:46– Et combien d'économies ?
07:47– Ah certes, il faudrait des économies, il faudrait des économies.
07:50– Reconnaissez qu'on a proposé 100 milliards d'économies.
07:52– Oui, oui, mais je ne sais pas où sont vos milliards d'économies, vos 100 milliards.
07:56– Vous êtes quelqu'un de rigoureux, normalement, d'habitude,
07:59vous savez très bien quels sont les domaines où nous souhaitons faire des économies,
08:02train de vie de l'État, contribution au budget de l'Union Européenne,
08:06l'immigration de boucher sociale, la faute sociale, les agences inutiles,
08:10on arrive largement à 125 milliards.
08:12– Ça je doute, mais je voudrais bien qu'on fasse la démonstration.
08:17– Sauf que ça ne s'est pas matérialisé l'année dernière.
08:20– Mais pour ce qui est du Parti Socialiste, pas du tout, alors c'est tout le contraire.
08:23Là vous proposez, vous n'avez pas proposé d'économies.
08:26Vous, c'est à chaque fois, c'est par l'impôt.
08:28– Non, non, on a proposé des économies.
08:30– 200 milliards de niches fiscales sur les entreprises, par exemple.
08:33– Ah ben voilà, et puis vous mettez l'économie à plat.
08:35– Non, parce que c'est pas la clinique fiscale.
08:36– Ah bon ? Mais l'économie est à plat, je ne sais pas si ça vous a échappé.
08:40– Mais l'économie est à plat grâce à M. Macron.
08:42– À cause de votre politique.
08:43– Non, non, ce n'est pas nous qui sommes au pouvoir.
08:44– Mais pardon, mais on ne dirige pas le pays depuis 10 ans.
08:46C'est-à-dire qu'en fait, la réalité, c'est que, moi je veux bien,
08:48on a un niveau de croissance qui est annoncé par le ministère de l'économie et des finances
08:52qui, tous les trois mois, est revu à la baisse.
08:54Parce que non seulement l'effet attendu de la politique menée,
08:58qui devait être un effet de ruissellement, ne produit aucun effet,
09:02dégrade la croissance, ne crée pas d'emploi,
09:05désindustrialise ce pays.
09:06Et on viendrait nous dire que c'est par les choix que nous proposons
09:09qu'on aurait dégradé la situation.
09:11Mais ce n'est pas le cas.
09:12La réalité, c'est que des économies, nous en avons proposé.
09:14Nous en avons proposé sur le nettoyage d'un certain nombre de niches fiscales,
09:17200 milliards d'euros d'économies.
09:19Nous en avons proposé quand nous disons
09:21la taxe Zuckman qui doit être mise en place,
09:23ça fait des milliards d'euros.
09:24– C'est pas une économie ça.
09:25– C'est une folie.
09:26– C'est une folie fiscale.
09:27– Pardon, c'est en réalité…
09:29– C'est un coup de bambou les gars, la taxe Zuckman.
09:31– Mais la taxe Zuckman, ce n'est pas un coup de bambou.
09:32Le coup de bambou, c'est les Français qui le prennent.
09:34– Sur l'économie française ?
09:34– Moi, ce qui m'intéresse, vous savez, Yves Tréhard,
09:36ce n'est pas de faire plaisir aux 500 Français les plus riches
09:38qui sont et qui se partagent les places
09:40dans le classement de challenge tous les ans.
09:42Moi, ce qui m'intéresse, c'est de donner de l'argent aux Français
09:45qui, partout dans notre pays, sont assis.
09:47– Ce que vous ne comprenez pas, c'est que les Français
09:50ne veulent pas qu'on leur donne de l'argent.
09:52Ils veulent le gagner.
09:52– Bien sûr, mais pour leur donner de l'argent et pour le gagner,
09:56il faut augmenter les salaires.
09:57– Et pour augmenter les salaires…
09:59– Il faut de la croissance.
09:59– Non, non, justement, mais la croissance, ils l'ont tuée.
10:02– Mais la croissance, ils l'ont tuée, Yves Tréhard.
10:05– Il faut moins d'impôts.
10:05– Non, ce n'est pas vrai.
10:06– La retraite prend un tiers du salaire des salaires de ce pays,
10:09c'est que le même-là, vous pourriez peut-être agir, non ?
10:11– Alors, attendez, sur les retraites, vous dites non.
10:14J'ai une autre hypothèse pour essayer d'aller faire des économies.
10:18Le nombre de fonctionnaires.
10:19On entend cette musique qui est en train de monter
10:21chez Édouard Philippe, on va le voir avec Lisa,
10:23chez Édouard Philippe, chez Gabriel Attal et chez d'autres.
10:24On verra si c'est le cas aussi chez vous, au Rassemblement national.
10:28Petite musique, Lisa, où pour faire les économies,
10:30il faudrait supprimer un certain nombre de postes de fonctionnaires.
10:33– Oui, piste très sérieusement envisagée par Édouard Philippe.
10:36Je vais vous laisser écouter le candidat.
10:39– Trouver 450 millions dans le budget de l'État, c'est possible.
10:42L'année prochaine, il y a 130 000 fonctionnaires qui partent à la retraite.
10:45130 000.
10:46On va devoir recruter des fonctionnaires à la place de ceux qui partent.
10:49Très bien.
10:49Si on en recrute 123 000 au lieu de 130 000, vous trouvez 450 millions.
10:55Donc c'est possible.
10:56Est-ce qu'on est capable de réorganiser l'État
10:58pour faire en sorte d'intégrer 7 000 recrutements en moins l'année prochaine ?
11:02La réponse est oui.
11:03– Gabriel Attal est du même avis sur le non-remplacement
11:06de certains départs en retraite.
11:07Et il va plus loin puisque Gabriel Attal lui propose
11:09de supprimer 100 000 postes de fonctionnaires par des départs volontaires.
11:13– Et la Cour des comptes dit banco.
11:15– La Cour des comptes propose de faire 20 milliards d'euros d'économie en 3 ans
11:18en s'attaquant au dossier fonctionnaire, en réduisant le nombre de fonctionnaires,
11:22vous le voyez, et en limitant les augmentations de salaire.
11:25Pour faire simple, la Cour des comptes veut allonger le temps nécessaire à un fonctionnaire
11:28pour monter en grade, changer d'échelon,
11:30ce qui va retarder ces augmentations de salaire automatique.
11:33La masse salariale regardée est passée de 272 milliards d'euros en 2012
11:37à 362,1 milliards en 2024.
11:41Donc c'est 90 milliards de plus.
11:43Mais pour faire ce calcul, la Cour des comptes prend en compte justement
11:46des promotions et l'ancienneté.
11:48C'est le problème qui est pointé du doigt par les syndicats
11:50qui appelle à manifester mardi prochain.
11:52Parce que même si certains fonctionnaires ont vu leur salaire augmenter
11:55grâce à leur ancienneté ou à des promotions,
11:57leur salaire de base a beaucoup moins augmenté que les prix, que l'inflation,
12:01et parce que ça va bloquer précisément certains fonctionnaires
12:04dans l'avancement de leur carrière.
12:06– Julien Audoul, est-ce que vous, au pouvoir,
12:08vous supprimez un certain nombre de postes de fonctionnaires ?
12:10– Alors excusez-moi, mais moi je trouve ça délirant,
12:13et même indécent,
12:15de cibler telle ou telle catégorie.
12:17Donc on a bien compris que les retraités allaient être victimes
12:20du dernier budget d'Emmanuel Macron.
12:22Là, ce sont les fonctionnaires.
12:23Donc toujours trouver un bouc émissaire
12:25pour se dédouaner de sa propre responsabilité,
12:28des errements de l'État, des gouvernements,
12:30des gaspillages paramineux.
12:32– Attendez Julien Audoul, vous venez d'expliquer sur ce plateau,
12:35et vous l'avez fait à plusieurs reprises,
12:36que parmi vos pistes d'économie,
12:38il y a la suppression d'agences de l'État.
12:40– Attendez, attendez.
12:40– Qui sont dans ces agences ?
12:41– Des fonctionnaires, si vous les supprimez,
12:43les fonctionnaires disparaissent.
12:43– Je vais aller au bout.
12:44– Ça c'est vrai, la raison.
12:45– Je peux aller au bout ?
12:47– Merci de donner un point.
12:49– C'est bien pour les téléspectateurs
12:51quand même de souligner vos incohérences,
12:53c'est pas utile.
12:53– Justement pour que les téléspectateurs
12:54comprennent bien le propos.
12:56Ce que je veux dire, c'est que de cibler
12:57telle ou telle catégorie de manière générale,
12:59comme si les fonctionnaires étaient d'odieux privilégiés,
13:02qui coûtaient tant d'argent,
13:03qui ne remplissaient pas les fonctions nécessaires
13:06et les services indispensables.
13:07– C'est ce que vous dites
13:07quand vous attaquez les agences de l'État.
13:09– Tout ça est un mensonge.
13:11Ensuite, nous disons qu'il y a,
13:13aujourd'hui dans notre pays,
13:14effectivement des agences
13:15qui sont totalement inutiles.
13:16Nous avons une bureaucratisation
13:18qui coûte un pognon de dingue,
13:21qui est obèse dans notre pays.
13:22– C'est pas raison de vous dire
13:23que les fonctionnaires bossent mal.
13:25– C'est ce que c'est Édouard Philippe dans le texte.
13:28– Il y a un petit peu de nuance.
13:29– Il bosse pour rien.
13:29– C'est pas de regarder le fonctionnaire
13:32comme quelqu'un qu'il faut raboter
13:34ou quelqu'un, encore une fois,
13:35qui est un gouffre pour les finances publiques.
13:38C'est de regarder au cas par cas.
13:40Vous avez des agences, effectivement,
13:41où des fonctionnaires sont, aujourd'hui, mal employés.
13:45Vous avez des domaines
13:45où il n'y a pas assez de fonctionnaires.
13:47Et je pense notamment à la police.
13:49Je pense à la justice.
13:50Je pense à l'hôpital public
13:51où il faut débureaucratiser.
13:52– Oui, mais ça, ça ne fera pas
13:53vos 100 milliards d'économies.
13:53– Attendez, mais bien sûr que si.
13:55Je vais donner les domaines.
13:56Je vous ai dit qu'à l'hôpital public,
13:58je pense qu'il y a une nécessité
14:00de débureaucratiser.
14:01C'est-à-dire qu'il y a beaucoup trop de monde
14:02dans les bureaux,
14:03pas assez sur le terrain,
14:04pas assez dans les patients.
14:05C'est ça le souci.
14:06– Ça, c'est vrai.
14:07– Donc, il faut mieux de fonction publique.
14:09Il faut effectivement limiter
14:10et diminuer le nombre de fonctionnaires
14:12dans certains domaines,
14:13dans certains secteurs.
14:14Je pense que l'ADEME, par exemple,
14:16qui nous coûte 4 milliards d'euros par an,
14:18il n'y a pas besoin de fonctionnaires à l'ADEME.
14:20– Oui, parce que le changement climatique,
14:21ce n'est pas du tout un sujet.
14:22– Parce que l'ADEME, excusez-moi,
14:23quand les Français payent
14:25les opérations de communication
14:26ou nous demandent de planter un stib dans le jardin,
14:29je pense qu'on peut se passer à ça.
14:30– Vous aimez bien cet exemple-là.
14:31– Oui, parce que c'est assez révélateur, en fait,
14:33de cette fonction publique.
14:34– C'était une campagne de pub de l'ADEME, effectivement,
14:36parce que je ne le connaissais pas
14:36la dernière fois que vous en avez parlé.
14:37– Je trouve ça hallucinant
14:39qu'on paye encore pour ça,
14:40à l'heure, effectivement,
14:42– Raquel Garrido,
14:42pour répondre à Julien Oudoul.
14:44– Moi, quand j'entends la droite,
14:45aujourd'hui, ou les macronistes,
14:46j'ai vraiment l'impression
14:47qu'ils sont arrêtés dans les années 70.
14:49J'ai l'impression d'entendre Alain Madelin.
14:51J'ai l'impression que c'est Nicolas Sarkozy,
14:53la RGPP de 2007,
14:55le non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux,
14:58qui a été catastrophique.
14:59Vous prenez les ministères…
15:00– Mais vous, quand on vous entend sur les jambes,
15:02alors là, c'est 1981.
15:04– C'est germinal.
15:05– C'est 50 ans en arrière,
15:06c'est un 10-siècle.
15:07– Moi, je veux bien qu'on fasse
15:08le bilan de l'investissement
15:11dans les services publics
15:12et les faits que ça a pour notre pays,
15:15le fait d'avoir davantage de professeurs,
15:17de les payer mieux.
15:17– L'éducation nationale, regardez,
15:19on a les chiffres qui sont les pires
15:21de l'Union européenne,
15:23alors qu'on a augmenté le nombre de professeurs.
15:26– Parce que le nombre de…
15:27– Il y a moins d'élèves.
15:27– Parce qu'un tiers part dans la retraite des professeurs.
15:29– Donc, aujourd'hui,
15:30si vous faites le bilan de la RGPP,
15:32de Nicolas Sarkozy, par exemple,
15:34ça a été une catastrophe
15:35de la diplomatie française, par exemple.
15:37On a liquidé vraiment
15:39notre capacité de projection
15:41à l'international à cause de ces dogmes-là.
15:44Et ces gens continuent, en fait,
15:46de dire la même chose toujours.
15:48Ils n'ont qu'une seule solution.
15:50En fait, nous les Français,
15:52on a besoin de services,
15:54on a besoin de s'organiser
15:56pour répondre à des besoins.
15:58Pour ça, on a besoin qu'il y ait
15:59des postes de travail,
16:01des gens qui travaillent
16:02devant des postes de travail.
16:03Et vous avez des hommes politiques
16:05qui passent leur temps
16:05à vouloir cayer ces gens
16:07des fiches de paye.
16:09– Est-ce que vous estimez
16:10qu'aujourd'hui,
16:11la machine étatique,
16:13qui correspond grosso modo
16:15aux services publics
16:17qui sont nationaux,
16:19à certains secteurs,
16:20est-ce que tout ça fonctionne bien ?
16:22– Non, pas assez bien.
16:24– Alors, c'est peut-être
16:25qu'il faut réorganiser tout ça
16:27et peut-être qu'il faut tailler
16:29dans des branches
16:31qui sont inutiles
16:32et ajouter dans des branches…
16:33– Alors, on peut prendre
16:35les cas les uns après les autres.
16:37Moi, par exemple,
16:37je suis parent d'élève
16:39de l'école publique
16:40en Seine-Saint-Denis.
16:41– Oui.
16:41– D'accord ?
16:42Donc, sur le parcours
16:43de vie scolaire
16:44de mes enfants à moi,
16:46où j'habite,
16:47c'est à l'équivalent
16:48d'un an,
16:49un an et demi
16:50de scolarité
16:52qui vont être en moins
16:53pour mes enfants
16:54parce que les professeurs
16:55chez moi
16:56ne sont pas remplacés.
16:57Donc, moi,
16:57quand j'entends
16:58Édouard Philippe expliquer
16:59qu'il ne va falloir
17:00pas renouveler
17:01un prof qui part
17:02à la retraite sur deux,
17:03je dis que cet homme
17:04est un criminel, en fait.
17:06C'est-à-dire qu'il est en train
17:07d'obérer les chances
17:08que notre pays puisse…
17:10– Édouard Philippe parle
17:10des fonctionnaires en général,
17:11il ne cible pas les retraités.
17:13Je vous donne la parole,
17:13Pierre Jouvet,
17:14mais j'ai besoin
17:15d'une précision,
17:16Julien Andoul.
17:17J'ai besoin d'une précision.
17:18– Je n'ai pas été
17:19suffisamment précis.
17:20– Hé !
17:21Vous dites,
17:22vous dites,
17:23on va supprimer
17:24un certain nombre d'agences,
17:26en revanche,
17:27dans d'autres secteurs,
17:28on a besoin
17:29de plus de fonctionnaires,
17:30de mieux de fonctionnaires,
17:30etc.
17:31À la fin,
17:32si vous arrivez au pouvoir,
17:33au bout d'un an,
17:34au bout de deux ans,
17:35il y a plus de fonctionnaires
17:36ou il y a moins de fonctionnaires ?
17:37Vous supprimez des postes
17:39ou vous en créez ?
17:39– On est au début
17:40de la campagne présidentielle,
17:41ça ne vous aura pas échappé.
17:42C'est la candidate
17:43qui présentera la trajectoire budgétaire,
17:46qui présentera dans le détail
17:47les pistes d'économie.
17:49Mais moi,
17:49ce que je vous dis aujourd'hui
17:50par rapport
17:51à notre bilan politique
17:54et surtout à notre constat,
17:56c'est qu'il y a des domaines
17:57où il y a trop de fonctionnaires
17:58mal employés
17:59et d'autres
17:59où il n'y en a pas assez.
18:01– J'ai bien compris,
18:01mais j'entends
18:02l'idée de dire…
18:04– J'entends Edouard Philippe
18:04qui dit quelque chose
18:05de clair,
18:06Gabriel Attal,
18:06etc.
18:07– Non, ce n'est pas qu'un du tout.
18:08– On peut être pour,
18:08on peut être contre.
18:09– C'est stupide,
18:10c'est stupide
18:10de dire qu'il y a trop de fonctionnaires
18:12et qu'il faut raboter
18:12comme ça de manière aveugle,
18:14c'est stupide.
18:14– Alors Jean-Philippe Tanguy,
18:15chez vous,
18:16a dit on coupera à l'âge,
18:16on assume.
18:17– Mais oui,
18:18mais bien sûr,
18:18on va faire effectivement.
18:20– Il y a de la mérité de clair
18:21pour le coup, pardon,
18:22mais…
18:22– Jean-Philippe Tanguy
18:23n'a pas dit qu'il fallait,
18:25encore une fois,
18:26tel nombre de fonctionnaires en moins.
18:27– Il y a leur propre dépend là-bas.
18:29– Mais non, mais non.
18:29– La consigne,
18:30c'est ne sortez pas de l'ambiguïté.
18:31– Je sais qu'aujourd'hui,
18:33on est sur le simplisme
18:34de dire qu'il faut
18:35beaucoup moins de fonctionnaires,
18:36rappelez-vous,
18:37c'était les 200 000,
18:38les 120 000, etc.
18:39Ça ne veut rien dire
18:41et je pense que nos concitoyens
18:42le savent pertinemment,
18:43ils ne veulent pas
18:44moins de fonctionnaires
18:45dans l'hôpital public,
18:46ils veulent qu'ils soient
18:47devant les patients,
18:48ils ne veulent pas
18:49moins de policiers.
18:50Je pense que n'importe qui
18:51aujourd'hui en France
18:51qui est confronté
18:52à l'ensauvagement,
18:53à la barbarie,
18:54à la hausse de l'insécurité
18:56veut plus de policiers
18:57et de gendarmes
18:58et ce qui est tout à fait normal,
18:59plus de douaniers notamment,
19:01donc il y a des domaines...
19:02Donc avec vous,
19:03il n'y aura pas
19:03moins de fonctionnaires ?
19:04Mais encore une fois,
19:05on verra.
19:05Je pense que par rapport
19:06à la somme que ça représente
19:08et notamment de ces agences
19:10et comités théodules,
19:11on peut faire des économies
19:12effectivement sur...
19:13Pierre Jouvet.
19:13Pierre Jouvet.
19:15Vous enlevez 125 milliards,
19:16les fonctionnaires à la maison,
19:18ils vont vous hacher
19:19comme il a dit Jean-Philippe Tanguy,
19:20ne croyez pas aux doules.
19:21Pierre Jouvet.
19:23Moi, je vais dire une chose
19:24pour les fonctionnaires
19:26qui nous écoutent ce soir
19:27à 23h36 sur BFM.
19:29Moi, je suis...
19:30Un peu de clientélisme.
19:32Non, non, mais moi,
19:32alors je vais vous dire,
19:33j'assume totalement
19:34ce que je vais dire.
19:35Moi, je suis fier
19:36des fonctionnaires de ce pays.
19:37Je suis fier des fonctionnaires
19:39de ce pays.
19:39Mais qui ne serait pas...
19:39Fier des fonctionnaires
19:41qui, depuis 2010,
19:43depuis 2010,
19:44ont vu 8 augmentations
19:47de salaire
19:48qui leur a fait
19:49une moyenne d'augmentation
19:49depuis 2010,
19:51de 40 euros
19:52de moyenne d'augmentation.
19:53C'est ça qu'on demande
19:54aux fonctionnaires
19:54de notre pays.
19:55Ce sont ces femmes
19:56et ces hommes
19:56qui partout font tenir
19:57notre pays debout.
19:58parce que quand
19:59Édouard Philippe,
20:00Gabriel Attal
20:00ou les amis
20:01d'Emmanuel Macron
20:01viennent dire
20:02qu'on va couper
20:03des fonctionnaires,
20:04c'est facile
20:04dans une interview
20:05le matin.
20:06Mais quand moi,
20:06j'amène mon gamin
20:07à l'école le matin,
20:08ces fonctionnaires,
20:09j'en suis fier.
20:09Quand je vais à l'hôpital
20:11et que je vois
20:11les fonctionnaires,
20:11j'en suis fier.
20:12Quand je vois
20:12les gendarmes
20:13dans ma ville de Saint-Vallier,
20:14j'en suis fier.
20:15Quand je vois
20:15qu'aujourd'hui,
20:18on a des problèmes
20:19dans nos juridictions
20:20parce qu'il n'y a pas
20:21suffisamment
20:21de magistrats
20:22pour traiter des affaires,
20:23moi, je suis fier
20:24des fonctionnaires.
20:25Et donc, je dis
20:25qu'en réalité,
20:27dans ce pays,
20:28il y a un faux débat
20:29qui est un débat simpliste
20:30où on veut taper
20:31sur la tête
20:31des fonctionnaires
20:32qui, quand le pays
20:33en a besoin,
20:34sont toujours là
20:35pour le tenir debout
20:36et le tenir droit.
20:37Et le problème,
20:38ce n'est pas qu'il y a
20:38trop de fonctionnaires.
20:40Le problème,
20:40ce n'est surtout pas
20:41la rémunération
20:42des fonctionnaires
20:42qui, pour beaucoup,
20:44ont vu,
20:44mais quand même,
20:45rappelons-le un instant,
20:46ont vu leur revalorisation
20:48salariale,
20:49en réalité,
20:51en dessous de la réalité
20:53de la progression
20:53de la vie
20:54depuis 15 ans
20:55dans ce pays.
20:56On demande à des gens
20:57de représenter l'État,
20:59c'est-à-dire de représenter
20:59la nation,
21:00ce qui fait bloc
21:01dans des fonctions
21:01essentielles de nos vies,
21:03la police,
21:04la justice,
21:04la gendarmerie,
21:05l'éducation nationale,
21:06l'hôpital,
21:07et qu'on maltraite.
21:08Le problème,
21:11Pierre Jouvet,
21:11c'est qu'on est,
21:13ce soir,
21:13à plus de 5% de déficit,
21:15que vous nous dites
21:16les fonctionnaires,
21:16on n'y touche pas,
21:17les retraites,
21:18on n'y touche pas.
21:18Que Édouard Philippe
21:19aille chercher
21:20chez ses amis,
21:21M. Pouyanné
21:22et d'autres,
21:22chez Total.
21:22Ah, c'est l'impôt.
21:23Plutôt que de faire...
21:24Mais bien sûr,
21:24parce que les fonctionnaires,
21:25on ne leur demande pas l'impôt.
21:26Et l'activité économique,
21:27c'est une façon générale.
21:29Ça fait un demi-siècle
21:30que l'impôt,
21:30ça ne marche pas.
21:31Oui, ça ne marche pas.
21:32Et Total,
21:3311 milliards d'euros
21:34sur le dernier trimestre.
21:3611 milliards d'euros
21:37sur le dernier trimestre.
21:39Sur le dernier semestre,
21:4011 milliards d'euros
21:41total de profits.
21:42en France.
21:43Et il donne 300 millions d'euros
21:44pour l'instant
21:45si on voudrait les applaudir.
21:46Vous allez continuer à tondre
21:46ce pays.
21:47Non, mais ce n'est pas les tondres.
21:48Ils ne marchent plus.
21:48Mais non, mais attendez,
21:49Yves Tréard,
21:50deuxième pays du monde,
21:52la France,
21:52Yves Tréard,
21:53vous le savez,
21:54et on le constate.
21:54Yves Tréard,
21:55vous êtes dans votre rôle,
21:56c'est normal.
21:57Ils sont en colère.
21:58Pourquoi ?
21:58Parce que l'argent
21:59qu'ils donnent à l'État,
22:00l'État ne sait pas
22:01l'utiliser correctement.
22:02Vous le savez parfaitement
22:03et vous êtes dans votre rôle.
22:05Quand la France
22:05est le deuxième pays du monde,
22:07le deuxième pays au monde
22:09à distribuer le plus de dividendes,
22:12pardon,
22:12l'argent,
22:13on sait où il est
22:14et on sait où il faut aller
22:15le chercher.
22:17Donc en réalité,
22:19toujours taper.
22:21Et bien donc,
22:22allons chercher
22:22là où il y a de l'argent.
22:23C'est le pays le plus redistributeur.
22:25Plutôt que de taper toujours
22:25sur les classes populaires
22:26et les classes moyennes
22:27parce que ça,
22:27c'est toujours trop facile.
22:28Mais qu'ils investissent d'ailleurs
22:29pour qu'ils puissent bénéficier
22:29des dividendes qui sont versés.
22:31C'est très bien
22:31que chacun de nos téléspectateurs
22:33investisse.
22:33Mais peut-être que la redistribution
22:35aussi n'est pas faite correctement
22:37sur un certain nombre de leviers.
22:39Et moi, je suis d'accord aussi
22:40avec vous pour dire
22:40qu'il faut revoir
22:42un certain nombre de choses
22:43dans le fonctionnement de l'État.
22:44Et d'ailleurs,
22:45on l'a dit
22:46puisque vous disiez tout à l'heure
22:47les pistes d'économie.
22:47Moi, je propose des pistes d'économie.
22:49Le Parti Socialiste l'a fait
22:50par exemple l'année dernière.
22:51Le gouvernement ne le fait pas.
22:52Vous savez combien
22:53il y a de milliards d'euros
22:54qui sont immobilisés
22:55sur des bâtiments de l'État
22:56qui sont laissés vides
22:57depuis des années ?
22:58Eh bien, mettons ces bâtiments
22:59à la vente.
23:00C'est un scandale maximum.
23:02Plutôt que d'aller taper
23:03toujours sur la tête des autres,
23:04effectivement,
23:04il faut faire un audit au réel
23:06de ce qui coûte,
23:08de ce qui est dépensé,
23:09de ce qui est mal utilisé.
23:10Et ensuite, après,
23:11on regardera au réel
23:12ce qu'il en est.
23:13Sauf que c'est un discours
23:14qu'on en a parlé du gouvernement.
23:15Mais ce que je voudrais,
23:15Yves Traerge,
23:16ce que je voudrais quand même souligner,
23:17pour ne pas qu'il y ait de méprise,
23:19le projet de la gauche,
23:20si vous regardez
23:21le programme de la NUPES,
23:22je vous invite à lire
23:24le programme de la NUPES
23:24ou le programme du Nouveau Front Populaire.
23:26La dernière fois que les Français...
23:28C'est 9 millions de voix,
23:32le Nouveau Front Populaire,
23:34en juin 2024,
23:35je pense que vous avez suivi
23:36cette élection-là
23:36à votre poste d'observation.
23:39Et donc,
23:41on avait un programme
23:42que j'imagine aussi
23:43que vous avez regardé
23:44à votre poste d'observation.
23:44Et il le lit encore
23:45tous les soirs, vous savez.
23:46C'est son livre de chelou.
23:47Je dors avec.
23:48C'était sur un post-it.
23:49Donc, ça l'est dit.
23:50Voilà.
23:50Donc, ce que nous proposons
23:51à gauche,
23:51c'est une relance
23:53de l'économie française
23:54par la relance
23:55de l'activité.
23:56Avec 100 milliards d'impôts nouveau.
23:57Notre idée,
23:59c'est que les salaires augmentent,
24:01l'activité économique augmente,
24:03qu'il y ait plus
24:03de carnets de commandes
24:05dans les entreprises
24:05et que c'est à partir de là
24:06que les entreprises
24:07puissent augmenter les salaires
24:08et ainsi de suite,
24:09que ce soit vertueux.
24:10Ça implique un peu
24:12de protection aussi
24:13d'un certain nombre
24:13de nos secteurs industriels
24:14ou secteurs de services,
24:15etc.
24:16L'idée,
24:16ce n'est pas quelque chose
24:17d'artificiel à froid.
24:18Aujourd'hui,
24:19l'économie française,
24:19elle est récessive pratiquement.
24:21Donc, en fait,
24:21vous pouvez même à froid,
24:22si vous vous dites à froid,
24:23on va prendre de l'argent
24:24des milliardaires.
24:25Il faut prendre de l'argent
24:26des milliardaires.
24:27Mais ça ne suffit pas.
24:28Je veux bien que vous nous racontiez
24:29l'un des choses à faire.
24:29Lutter contre le changement climatique,
24:31par exemple,
24:32c'est du travail.
24:32Avec le programme réveillé
24:33du Front populaire,
24:34ce programme était
24:35un cauchemar fiscal
24:36et un cauchemar social.
24:38Donc, à un moment donné,
24:39il faut arrêter.
24:40Si nous avions été...
24:42Je vais vous donner un exemple.
24:43Je vais vous donner un exemple.
24:44Heureusement,
24:45ça n'a pas été mis en l'oeuvre
24:46et que du Cacete
24:47n'est pas entré à Matignon.
24:47En 2022,
24:48en 2022...
24:49Je pense qu'on est tous d'accord.
24:50Maintenant, il faut aller de l'avant.
24:50Je vais vous donner un exemple
24:51très concret.
24:51On ne ressuscitera pas.
24:52Écoutez, arrêtez.
24:53On va parler concret.
24:55Tout ça, c'est du passé.
24:55Non, non, non, non.
24:56C'est très concret
24:57ce dont je vais vous parler.
24:58La rénovation thermique
25:00des bâtiments,
25:01ce n'est pas un problème
25:01du passé.
25:02C'est un problème
25:03de l'avenir.
25:04D'accord ?
25:04Quand en 2022,
25:06nous avons fait adopter
25:07à la majorité
25:08dans l'hémicycle
25:088 milliards d'euros
25:10pour la rénovation thermique
25:11des bâtiments.
25:12D'accord ?
25:13Eh bien, ça, c'était
25:13depuis déjà 2022.
25:15Ça fait 4 ans
25:15qu'on aurait dû avoir
25:16à chaque exercice
25:17parlementaire,
25:18exercice fiscal,
25:19ce type,
25:20ce niveau d'investissement.
25:21Il y aurait eu
25:22des familles entières
25:23avec des logements
25:24mieux protégés,
25:26du froid ou du chaud.
25:27Il y aurait eu du travail,
25:29il y aurait eu du bolo
25:29pour les entreprises,
25:30des artisans de menuiseries,
25:33etc., de bâtiments.
25:35Les choses seraient différentes
25:36si c'était la gauche
25:37qui était au pouvoir.
25:38Fondamentalement différente.
25:38Mais la gauche est au pouvoir.
25:39On aurait mis
25:40au-delà des canadaires,
25:42on aurait plus lutté
25:42contre les incendies.
25:44Des impôts et des gaspillages.
25:46L'idéologie de gauche
25:47aujourd'hui, c'est quoi ?
25:48Vous répétez la même
25:48c'est d'Ord-Philippe.
25:49C'est moins de services
25:49et plus d'impôts.
25:50Vous êtes juste
25:50un édore-philippe
25:51avec une politique xénophobe.
25:53C'est tout.
25:53Excusez-moi,
25:54vous régniez.
25:55Il n'y a que le vrai politique.
25:56Et Raquel Garrido,
25:57vous avez voté pour eux
25:58en 2017.
25:59Vous avez voté pour eux
26:00en 2022.
26:00Vous avez fait alliance
26:01avec eux en 2024.
26:02Donc vous êtes comptable
26:03et co-responsable.
26:05Donc excusez-moi,
26:06vous avez aussi
26:07à demander pardon
26:09parce que Macron,
26:10vous l'avez maintenu
26:1110 ans au pouvoir.
26:11Ne me faites pas
26:12le procès
26:13de vouloir vous combattre
26:14là-dessus.
26:15Je suis assez fière.
26:16Vous avez,
26:16excusez-moi,
26:18mis Macron au pouvoir
26:19et vous l'avez reconduit.
26:21Vous avez fait alliance
26:21avec lui en 2024
26:22aux législatives.
26:22Moi, j'ai participé
26:23à l'élaboration
26:24de la NUPES
26:25et du nouveau Front Populaire.
26:26Ça ne vous a pas réussi
26:27malheureusement.
26:28Si, si,
26:28on a fait 9 millions de voix.
26:30On a obtenu 192 députés
26:33et le président Macron
26:35aurait dû nous proposer
26:36d'être un matignon.
26:37Voilà.
26:37Si on était dans un pays
26:39démocratique.
26:39On ne va pas refaire le match
26:40ce soir.
26:40Il y a un autre sujet
26:41quand même à la recherche.
26:42On est en permanence le match.
26:43Toujours à la recherche
26:44des...
26:44Ça s'appelle la démocratie.
26:45Oui,
26:45et les élections arrivent,
26:48présidentielles,
26:48législatives.
26:48Il aurait dû vous nommer.
26:49Bien sûr.
26:50Il n'y a aucun problème
26:51là-dessus.
26:51Sous-titrage Société Radio-Canada