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Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00De retour avec vous en direct sur BFM TV, Dominique De Villepin toujours avec nous.
00:04Merci d'être la candidat en chemin vers l'élection présidentielle.
00:07Je vais dire les choses comme ça ce soir.
00:09Dans cette soirée spéciale sur BFM TV, on parle de carburant, on parle de vie chère, on parle de la
00:13guerre aussi.
00:13Comment faire face à tous ces défis-là, notamment après la prise de parole tout à l'heure, l'interview
00:17du président de la République.
00:18On va parler du carburant, de vos recettes pour tenter de faire baisser les prix et faire retomber la colère
00:22en France, Dominique De Villepin.
00:24On va d'abord écouter ce qu'a dit tout à l'heure Emmanuel Macron,
00:26qui a passé toute la première partie de son interview à expliquer que ce serait démagogique de baisser les taxes,
00:33de décider de baisser les taxes, mais qui a fini par dire dans l'interview que peut-être forcée par
00:38l'envolée des prix,
00:40il ne pouvait rien exclure. Voici ce que dit le président.
00:44Je pense qu'en fonction de l'évolution, il ne faut rien exclure.
00:47Je ne vais pas vous dire ce soir, on ne le fera jamais.
00:49Ce que je vous dis, c'est que ce n'est pas la décision la plus vertueuse.
00:51Et on ne l'avait d'ailleurs pas fait entre 2022 et 2024, parce que cette décision, au-delà d
00:57'être très coûteuse,
00:58elle n'est pas ciblée.
00:59C'est-à-dire que quand vous baissez les taxes, vous aidez tout le monde,
01:02y compris les gros rouleurs qui auraient les moyens de se payer le plein.
01:06Et donc c'est plus intelligent d'aider les gens qui en ont le plus besoin.
01:09Dominique De Villepin, est-ce que le président a raison de résister pour l'instant à la tentation de baisser
01:15les taxes ?
01:16Alors, il a raison de signaler que nos finances publiques, aujourd'hui, ne nous laissent que très peu de marge
01:23de manœuvre.
01:24En 2022, le bouclier énergétique avait coûté 7 milliards et demi.
01:28Nous n'avons pas aujourd'hui 7 milliards et demi.
01:30Et très douloureusement, avec un effort de 54 milliards d'euros selon le Premier ministre,
01:36sur le budget ?
01:37Nous allons nous retrouver, après avoir été à 5% de déficit,
01:42nous nous retrouvons l'année prochaine exactement au même niveau.
01:44C'est-à-dire que tous les efforts que nous faisons, c'est pour en causer.
01:49Ça ne réduit pas le déficit.
01:50C'est la pire des situations pour un pays.
01:53Faire des efforts et constater que cela ne sert à rien.
01:56Et c'est là où le président de la République, quand il dit, en parlant des retraites,
02:01qu'il n'a pas su convaincre, il aurait pu élargir son propos.
02:06La vérité, c'est que les gouvernements successifs ont été marqués par une forme de déni du réel,
02:13et lui-même déni du réel, et peut-être aussi un manque d'anticipation.
02:18Cela fait des années que nous voyons les situations géopolitiques se dégrader.
02:23La situation énergétique n'est pas une surprise.
02:26Nous avons beaucoup tergiversé sur le nucléaire et les renouvelables.
02:29Ça nous a coûté extrêmement cher.
02:31Et aujourd'hui, nous avons l'occasion de nous lancer de façon résolue
02:35dans une politique d'électrification.
02:38Donnons-nous les moyens d'aller jusqu'au bout.
02:40Et c'est pour cela que je propose une bande de fluctuations garantissant aux Français
02:45que nous ne dépasserons pas un certain seuil.
02:48Aujourd'hui, et le président de la République ne l'a pas exclu,
02:51ça pourrait aller jusqu'à 3, voire plus, 3 euros le litre.
02:55Je suis pour qu'on mette un plafond absolu à 2,50 euros.
02:59Et que nous, 1,75 et 2,50, ce qui veut dire que ça coûterait 0 centime à ce stade
03:04à l'État.
03:05Mais comment vous la financez ?
03:06Parce que nous compensons, quand ça baisse, nous compensons en élevant la part des taxes
03:12pour rattraper le manque à gagner de ce qui a été perdu quand cela dépassait les 2,50 euros.
03:18C'est une petite IPP flottante, en fait, ça vient à ça ?
03:20C'est tout simplement un signal carbone qui doit encourager nos compatriotes à aller vers l'électrique.
03:27Mesurez bien, une voiture électrique par rapport à une voiture thermique,
03:31c'est 1 000 euros par an qui sont épargnés.
03:36Et la rénovation d'un appartement avec une pompe à chaleur,
03:41c'est également 1 000 euros par an qui sont épargnés.
03:44Donc, on a tous à comprendre qu'il faut faire le grand saut du côté du thermique.
03:49Le Président disait, nous sommes à 45% aujourd'hui d'électrification de nos véhicules.
03:54Regardons un pays comme la Norvège.
03:56Un pays comme la Norvège, c'est 98% de véhicules électriques qui sont vendus.
04:00Je prends les choses dans l'ordre, Dominique de Villepin.
04:02On est aujourd'hui, pour le gasoil, à 2,40.
04:05Vous vous dites, si j'arrive au pouvoir, on pourrait aller jusqu'à 2,50.
04:10Je me mets là, j'ai des téléspectateurs qui vont d'abord retenir ce 2,50.
04:13C'est-à-dire qu'on pourrait aller encore plus loin que ce que l'on paye aujourd'hui.
04:17Deux choses.
04:19Adoptons un système vertueux, un signal pris vertueux,
04:23qui encourage les Français à aller vers la voiture électrique
04:27et le tout électrique en matière domestique.
04:32Oui, mais demain matin, la pompe, comment on fait ?
04:34Et accompagnons le plus possible, de façon ciblée,
04:39toutes les professions qui sont aujourd'hui totalement dépendantes de la voiture,
04:42toutes les filières dépendantes de la voiture,
04:44et tous ceux qui également ménagent modestes dans les zones rurales sont dépendants de la voiture.
04:52Donc ça, c'est ce que fait le gouvernement, des aides ciblées.
04:54Je pense que là, il faut aller le plus loin possible.
04:57C'est une aide très large.
04:59Mais comment vous faites au-delà de ce que fait le gouvernement aujourd'hui ?
05:00Mais, mais, aller apporter un soutien à l'ensemble de nos compatriotes
05:08qui n'ont pas forcément besoin d'être accompagnés et aidés,
05:12c'est exactement la situation que nous avons vécue tout au long des dernières années,
05:16c'est le quoi qu'il en coûte.
05:17N'en déplaise au président de la République,
05:19le quoi qu'il en coûte, c'est d'une stupidité rare.
05:23Aucun de nos voisins n'a cédé à cette tentation.
05:26Il dit ce qu'on n'a rien regretté.
05:27On va l'écouter dans une seconde.
05:29Mais ce qui montre bien,
05:30à quel point le président, non seulement n'a pas su convaincre,
05:33est dans un déni du réel,
05:35mais surtout, et c'est ce qui est peut-être le plus grave pour un président de la République,
05:39n'a pas su anticiper l'exigence d'adaptation.
05:43Le grand défi français aujourd'hui, c'est le pouvoir d'achat.
05:46Il y en a un deuxième, et qui est peut-être plus vital encore,
05:49c'est celui de notre souveraineté.
05:51Nous nous retrouvons aujourd'hui dans une situation de dépendance
05:54vis-à-vis des technologies, vis-à-vis de l'intelligence artificielle,
05:58en matière de sécurité,
06:00qui limite notre liberté
06:03et nous amène à regarder tantôt d'un côté, tantôt de l'autre,
06:07en espérant être aidés tantôt par les uns, tantôt par les autres.
06:10Je dirais, excusez-moi, c'est facile à dire,
06:13mais c'est des choses qui s'anticipent très longtemps avant,
06:16et ça fait combien d'années qu'Emmanuel Macron ?
06:19Certes, ça fait dix ans,
06:20mais je veux dire, l'intelligence artificielle,
06:23la numérisation de la société,
06:24tout ça, ce sont des choses qui s'anticipent depuis très longtemps.
06:27Les majors américaines qui ont éclos
06:29et qui sont à la tête de tous ces mécanismes-là,
06:33elles ne sont pas nées hier, je veux dire.
06:35Et hier, qu'est-ce que nous avons fait avec Jacques Chirac ?
06:38Je ne vais pas ressortir l'Agence de l'innovation,
06:40les pôles de compétitivité.
06:41Oui, mais on n'a pas été capable de faire...
06:42Vous avez la mémoire courte.
06:43Non, mais d'accord, mais on n'a pas été capable, quand même,
06:45de rivaliser avec les États-Unis
06:47et d'être au niveau aujourd'hui.
06:48Mais nous étions, par exemple, en matière de cloud souverain,
06:52à 25% de nos besoins.
06:54Aujourd'hui, nous sommes à 13%.
06:55Il y a une bataille qu'il faut mener.
06:57C'est vrai pour les centres de données.
06:58Regardez.
06:59Aujourd'hui, nous nous vantons
07:01de multiplier les centres de données
07:03et d'avoir des investisseurs qui viennent du monde entier.
07:05Quelles conditions posons-nous
07:08pour ces investisseurs étrangers
07:09qui vont construire des centres de données
07:11qui, parfois, sont des nuisances sur le plan local ?
07:14Quelles conditions posons-nous
07:15pour qu'ils utilisent notre électricité décarbonée
07:18pas chère ?
07:19Et quelle contrepartie ?
07:20Et est-ce que les données
07:22qui vont être mises en avant
07:24par ces centres de données
07:26vont rester garanties pour les Français ?
07:30Est-ce qu'il va y avoir
07:30une sécurité donnée par les Français ?
07:32Donc, il nous faut un cloud souverain.
07:34Il nous faut des centres de données
07:35sur lesquels nous ayons la main.
07:37Il nous faut des modèles de langage.
07:39Nous avons la capacité de faire tout cela.
07:41C'est possible à l'échelle de l'Europe ou de la France ?
07:43Mais bien sûr que c'est à l'échelle de l'Europe
07:46avec un consortium dirigé par quelques États européens
07:51en liaison avec les entreprises privées.
07:53Et nous avons quelques excellentes entreprises.
07:55Nous avons, sur le plan de la recherche,
07:59des compétences tout à fait remarquables.
08:01Nous ne sommes pas sans atouts.
08:03Et nous avons cette richesse
08:05qui est à la fois notre énergie
08:08et la qualité de nos ressources humaines.
08:10Pardon de revenir à ça, Dominique de Villepin
08:11et au prix du carburant.
08:12Avec votre solution que vous nous donnez
08:14qui est de dire qu'on n'ira pas au-delà de 2,50 euros.
08:17Vous ne proposez pas aux Français,
08:18et j'entends la difficulté,
08:20vous ne proposez pas aux Français
08:22une solution qui pourrait amener rapidement,
08:24et c'est ce qu'ils réclament,
08:25à une baisse des prix à la pompe.
08:27Mais je crois qu'aujourd'hui,
08:29il faut que nous acceptions
08:30de nous adapter à une situation
08:33qui est plus difficile,
08:35que nous aidions ceux qui sont
08:36le plus en difficulté,
08:37c'est une chose,
08:38que nous offrions une énergie pas chère
08:41à l'ensemble de nos compatriotes,
08:42ce serait une absurdité.
08:43Vous savez, on est dans un moment
08:45où il faut faire des choix
08:47de modèles énergétiques.
08:49Là où le gouvernement aurait,
08:50peut-être la tentation,
08:52c'est ce qu'il avait dans le passé,
08:53de faire des choix paramétriques.
08:55Il est temps que nous rentrions
08:57dans l'âge de la responsabilité.
08:58Nous avons besoin d'un État fort,
09:00d'un État qui pose les bases
09:01d'une nouvelle économie,
09:03et par définition,
09:04mais Dominique de Villepin,
09:06elle implique de rediriger nos efforts.
09:08Si on élargit la focale
09:09sur le pourquoi,
09:10ce soir,
09:11le chef de l'État
09:12prend la parole.
09:14Une des,
09:15j'ai envie de dire,
09:16leitmotifs
09:17de sa prise de parole ce soir
09:18est de dire
09:18ce qu'il se passe en ce moment
09:20ne dépend pas de nous.
09:23Est-ce que,
09:23de votre point de vue,
09:24l'ancien Premier ministre
09:26que vous êtes,
09:26c'est un argument entendable ?
09:28Non, parce que c'est l'argument
09:29de Ponce-Pilate,
09:30je m'en lave les mains.
09:31Tout cela est indépendant
09:32de ma volonté,
09:34sous-entendu,
09:34de crise en crise.
09:36Ça fait 25 ans
09:38que nous sommes installés
09:39Mais ce qui se passe à Ormuz,
09:40ce qui se passe en Russie
09:42et en Ukraine...
09:43Mais à bien des égards,
09:44ce qui se passe à Ormuz,
09:46ce qui se passe à Balbel Mandeb,
09:47était prévisible.
09:48Si nous l'avions abordé
09:49avec un effort
09:50de politique d'électrification,
09:52si nous n'avions pas fait
09:53ces allers-retours
09:54sur le nucléaire
09:55tout au long des dernières années,
09:56nous ne serions pas
09:57dans cette situation.
09:58Vous aviez prédit
09:58que l'Iran serait attaqué
09:59par Israël et les Etats-Unis ?
10:01Non, mais j'avais prévu
10:02que si les Etats-Unis
10:03attaquaient l'Iran,
10:05ça se passerait
10:05comme ça s'est passé.
10:06Et ça, je l'ai dit
10:07depuis toujours.
10:08Donc, cette incapacité
10:11à voir,
10:11et le refus
10:12que nous avons eu à l'époque
10:13en matière diplomatique,
10:14de le dire haut et fort
10:15aux Etats-Unis,
10:16ça fait partie
10:17des responsabilités
10:18du chef de l'État.
10:19Donc, dire
10:20nous sommes dans la crise,
10:22ce n'est pas de ma faute,
10:22je regrette,
10:23c'est un peu court
10:24quand on est le président
10:24de la République.
10:25Je reviens à ce que disait Maxime.
10:28Aide ciblée,
10:28mais vous voyez bien
10:29que pour ceux
10:30qui sont concernés,
10:31beaucoup de Français
10:32disent très insuffisant.
10:34Ce soir,
10:34vous intervenez
10:35à la télévision.
10:36Qu'est-ce que vous dites,
10:37président de la République,
10:38pour essayer
10:39de calmer la colère ?
10:41Et est-ce que vous baissez
10:43les taxes ?
10:43Est-ce que vous écartez
10:46le certificat
10:47d'économie d'énergie ?
10:49Alors, sur le certificat
10:50d'économie d'énergie,
10:51il est bien évident
10:52que dès lors que nous mettons
10:53en place une grande politique
10:54d'électrification,
10:55nous pouvons tout à fait
10:56nous passer
10:57de ce certificat
10:58d'économie d'énergie.
10:59Ça, c'est quelques centimes
11:00qui peuvent être écartés.
11:02Ça implique une chose,
11:03ça implique que nous changions
11:05la façon dont notre facture
11:07est aujourd'hui raccordée
11:09au coût de production.
11:10Aujourd'hui,
11:10nous avons une facture
11:12qui est raccordée
11:13au coût de la dernière unité
11:14de centrale à gaz européenne.
11:16C'est une absurdité.
11:17Nous nous sommes fait rouler
11:19dans la farine
11:19par la Commission,
11:21par nos amis allemands.
11:23Nous avons la possibilité
11:24aujourd'hui
11:25de raccorder
11:26notre facture électrique
11:29à la dernière centrale.
11:31Donc, vous sortez
11:32du système européen ?
11:33Je ne sors pas
11:33du système européen.
11:35Il y a un système
11:35qui s'appelle
11:36le contrat pour différence
11:37qui est totalement agréé
11:39par la Commission européenne
11:40qui nous permet
11:41de faire ce type
11:43de raccordement.
11:44Nous manquons d'imagination,
11:45mais dans les années 2020,
11:47ce système avait été agréé
11:49et il ne dépend que de nous
11:50d'utiliser cette marge
11:52de manœuvre.
11:52C'est exactement
11:53ce que réclame d'ailleurs
11:54le Rassemblement national,
11:55je note.
11:56Oui, mais le Rassemblement national
11:57ne vous a pas parlé
11:59de contrats pour différence
12:01et ne vous a pas parlé
12:02de changer l'affectation
12:03de la facture.
12:04Donc, le Rassemblement national,
12:05il parle avec beaucoup
12:08de gentillesse,
12:09mais il parle sans jamais
12:10mesurer toutes les conséquences
12:12que cela implique.
12:13Et en l'occurrence,
12:14qui va payer ?
12:15Si vous raccordez la facture
12:18à la centrale nucléaire
12:19et non plus
12:20à la dernière unité
12:21de centrale à gaz,
12:22vous faites une économie
12:23substantielle,
12:24environ de 180 euros par an.
12:26Donc, cette économie
12:28vous permet de supprimer
12:29le certificat
12:30d'économie d'énergie.
12:31Donc, il faut être conséquent.
12:33Gouverner, c'est anticiper,
12:35c'est prévoir,
12:35c'est mesurer les conséquences
12:37et pas en permanence
12:39d'être comme oui, oui,
12:40étonné, ébahi
12:41et venir à la télévision
12:43pour expliquer aux Français
12:44« Ah, je suis très malheureux
12:45de ce qui vous arrive ».
12:45C'était inutile ce soir.
12:46Attendez, vous avez vu
12:47oui, oui, Président, ce soir ?
12:48Mais j'ai vu
12:50beaucoup d'étonnement,
12:52beaucoup de surprises
12:53là où je m'attends
12:55à plus de gravité,
12:56plus de sérieux,
12:57plus d'anticipation.
12:58Je pense que
12:59quand on a l'honneur
13:00de diriger la France,
13:01on a le devoir quotidien
13:03de s'atteler
13:05à essayer de répondre
13:07à l'inquiétude
13:08qui est celle des Français.
13:09Mais d'un certain point de vue,
13:10quand on vous entend ce soir,
13:12à ceux qu'ils dénoncent
13:15pratiqués de la démagogie budgétaire,
13:17notamment en proposant
13:18des baisses de taxes,
13:19notamment en bloquant les prix
13:21de ce point de vue-là,
13:21vous rejoignez le Président
13:23de la République.
13:24Parce qu'aujourd'hui,
13:25nous ne sommes pas
13:26en capacité de le faire.
13:27Je rejoins le Président
13:28de la République,
13:29mais que n'a-t-il mesuré
13:31l'importance de se battre
13:32contre les déficits ?
13:33Je vous rappelle
13:34que quand j'ai quitté
13:36Matignon en 2007,
13:37j'ai laissé une dette
13:39à 64%.
13:40Nous avions lancé
13:40la grande conférence
13:41des finances publiques.
13:42On est à 115 aujourd'hui.
13:43Nous avons fait un effort
13:43sans précédent
13:44pour réduire la dette
13:45et les déficits.
13:46C'est dire qu'aujourd'hui,
13:47la première chose à faire,
13:48c'est de mettre à plat
13:49notre système fiscal et social.
13:51Or, cela fait des années
13:53que le Président de la République
13:54aurait dû le faire.
13:55Et c'est pour ça que je propose
13:56que l'on ouvre la boîte noire
13:58des niches sociales
13:59et niches fiscales,
14:00180 milliards,
14:01et qu'à partir de là,
14:02nous reconstruisions
14:04dans la durée,
14:05c'est-à-dire sur 5 ans,
14:06avec une loi de programmation
14:08pluriannuelle,
14:08une loi organique
14:09qui nous engage,
14:10que nous reconstruisions
14:12un budget sérieux
14:14qui nous amène
14:14en dessous de 3%.
14:16Le Président de la République
14:17et les gouvernements successifs
14:19n'ont pas fait leur travail.
14:21Il y a un décalage
14:21entre tout le programme présidentiel
14:23que vous décrivez
14:23et le fait que vous n'êtes
14:24toujours pas candidat.
14:26– Vous avez raison
14:27de le noter,
14:28mais je ne suis pas
14:29encore candidat
14:30parce que je souhaite
14:31encore davantage…
14:32– Qu'est-ce que vous attendez
14:33pour être candidat
14:33et proposer ces idées
14:34aux Français
14:35puisque vous y croyez tant ?
14:36– Eh bien d'être
14:37en mesure de réunir
14:38toutes les conditions
14:39qui font un candidat sérieux,
14:40qu'il s'agisse
14:41des parrainages,
14:42des moyens financiers
14:43et de la constitution
14:44de la programme.
14:45– Actuellement,
14:45vous n'avez pas les parrainages
14:46de la venue de Villepin ?
14:47– J'y travaille,
14:48je n'ai pas encore
14:49les 500 parrainages.
14:50– Et les moyens financiers ?
14:51– J'y travaille,
14:52j'y travaille,
14:53mais il y a une condition aussi
14:55et nous le voyons
14:56dans la crise que nous traversons,
14:57c'est celle du rassemblement.
15:00Pendant quelques semaines,
15:01quelques mois sans doute,
15:02on va continuer
15:03chacun de son côté
15:04à perpioter,
15:06à promettre
15:07et à incanter.
15:08Il y a un moment,
15:08il faut redevenir sérieux.
15:09Il y a un moment,
15:10il faut se mettre
15:11autour d'une table
15:11et que les hommes
15:12et les femmes
15:13de bonne volonté
15:13qui veulent redresser la France,
15:15qui veulent mettre
15:15l'intérêt général
15:16au centre de tout,
15:18puissent parler
15:19et définir un chemin.
15:20– C'est qui,
15:20Dominique de Villepin ?
15:22Ceux dont vous parlez là ?
15:23– C'est tous ceux
15:23qui n'ont pas
15:24de responsabilité directe
15:25dans la faillite française.
15:26– C'est Thierry Breton ?
15:27– Vous citez Thierry Breton.
15:30– Parce que c'est avec lui
15:31que vous avez réduit
15:32le déficit en 2007.
15:33– Vous voyez,
15:34j'ai commencé par montrer,
15:35j'ai commencé par montrer,
15:36et c'était important pour moi,
15:37que sur les cités politiques,
15:39il y avait la capacité
15:40de s'entendre entre gens
15:41de bonne volonté.
15:42Et c'est pourquoi,
15:43avec François Ruffin,
15:44nous avons, ensemble,
15:46échangé pendant toute une soirée
15:49pour montrer qu'il pouvait
15:51y avoir des points communs
15:52entre des personnes
15:53d'origine très différente
15:54sur le plan politique.
15:55Et je crois que cette preuve,
15:57on peut la montrer.
15:58Alors hier,
15:58on a vu que ça a tourné
15:59à la foire d'Empoigne
16:00à la fin des primaires socialistes.
16:02Nous allons voir
16:03une autre foire d'Empoigne
16:04à travers les primaires sauvages
16:06à droite et au centre,
16:07entre Gabriel Attal
16:08et Édouard Philippe.
16:09D'ailleurs, je précise,
16:11si on avait écouté
16:12certains de ces candidats
16:13du centre et de la droite,
16:15eh bien nous serions aujourd'hui
16:16en guerre avec les Américains
16:18dans le Golfe.
16:19Donc à un moment donné...
16:20Vous parlez de qui ?
16:20Comment ça ?
16:21De qui ?
16:21Je vous demande de faire votre travail.
16:22Regardez les positions
16:23des uns et des autres.
16:24Vous parlez de Gabriel Attal ?
16:25Je crois me souvenir
16:26qu'il y avait un certain nombre
16:27de candidats qui étaient
16:28tout à fait partants
16:29pour cette belle aventure.
16:30Donc à un moment donné,
16:31il faut être sérieux.
16:32Et il faut juger chacun
16:34à ses actes.
16:35Donc vous n'irez pas tout seul alors ?
16:36Mais je veux y aller
16:38dans une démarche
16:39qui puisse gagner
16:40au service des Français.
16:41Et je veux y aller
16:42dans une démarche
16:43de rassemblement
16:43parce qu'on voit bien
16:44le travail titanesque
16:46qu'il faudra faire
16:47et ce n'est pas forcément
16:49facile pour un homme,
16:51quel que soit son talent,
16:52de relever ces décès.
16:53En fait, vous attendez
16:54qu'ils s'écroulent à gauche
16:55et qu'ils s'écroulent à droite
16:56pour être, d'une certaine façon,
16:59le sauveur au centre ?
17:00Alors je n'attends pas
17:01qu'ils s'écroulent.
17:03Je pars du principe que...
17:04Qu'ils vont s'écrouler.
17:05Je pars du principe
17:06qu'aujourd'hui,
17:07ils n'ont pas les moyens
17:08de construire une dynamique
17:10face aux deux grands blocs
17:12que sont le Rassemblement National
17:13et la France Insoumise
17:15qui tous les deux
17:16ont un immense bénéfice.
17:18C'est qu'ils sont totalement
17:19en dehors du réel
17:20et n'ont pas vocation
17:21à gouverner et ne s'y préparent pas.
17:23Donc, là aussi,
17:25quand nous serons
17:26dans la phase réelle
17:27de la campagne,
17:28il sera intéressant
17:28de rentrer dans de vrais débats
17:30avec le Rassemblement National.
17:32Vous parlez de vrais débats
17:33et de travaux titanesques.
17:34Un des douze travaux,
17:35au moins, du futur président,
17:36ce sont les retraites.
17:37On va écouter ce que dit
17:38ce soir Emmanuel Macron
17:39sur la réforme des retraites.
17:41Il regrette de ne pas avoir réussi
17:43à la maintenir en vie
17:43jusqu'au bout,
17:44cette réforme, précisément.
17:45Et vous nous direz dans un instant
17:47ce que vous faites, vous,
17:48si vous arrivez au pouvoir.
17:51Ce que je regrette,
17:52c'est que les réformes
17:53que j'avais engagées à côté
17:55pour améliorer
17:55les finances publiques,
17:57elles, ils ont bloqué.
17:58La réforme des retraites ?
17:59Bien sûr,
17:59parce que les pays
18:00dont vous parlez,
18:00quelle est la grande différence
18:01avec la France ?
18:02C'est que ce sont des pays
18:03qui, pour l'Allemagne,
18:04il y a 25 ans,
18:05ont fait les grandes réformes sociales
18:07pour que leur modèle
18:07s'adapte au vieillissement,
18:09qui, quand on parle
18:10de l'Espagne ou de l'Italie,
18:11ont fait en 2010
18:12leurs réformes sociales.
18:13Nous, nous ne les avons pas faites
18:14suffisamment.
18:15Je le prends pour moi,
18:16je n'ai pas réussi à convaincre
18:17les forces politiques.
18:17Oui, c'est ça,
18:17ça fait 10 ans
18:18que vous êtes aux responsabilités.
18:19mais je me suis présenté
18:20en 2022
18:21avec une réforme des retraites.
18:23J'ai été élu sur celle-ci,
18:24je n'ai pas réussi à la faire
18:24parce que je n'ai pas convaincu.
18:25Donc, je ne me défausse pas
18:26de mes responsabilités.
18:28Le président n'a pas réussi,
18:29on se souvient des manifestations
18:30monstres qui avaient eu lieu
18:31autour de cette réforme des retraites,
18:32des négociations
18:33qui ont dû avoir lieu
18:33l'année dernière
18:34pour éteindre cette réforme.
18:35Qu'est-ce que vous faites
18:36et comment vous faites, vous ?
18:37Alors, je n'aurais pas
18:38l'orgueil ou la fatuité
18:40d'imaginer avoir tout seul
18:42la pierre philosophale.
18:44Emmanuel Macron a échoué
18:45et mon pari ou ma conviction,
18:47c'est quiconque tenterait
18:49dans les mêmes conditions
18:50de construire une réforme
18:51des retraites
18:52échouerait de la même façon.
18:53Donc, il faudra reprendre
18:54les choses complètement différemment
18:56et d'abord à partir
18:57d'une certaine idée
18:58de la démocratie sociale.
18:59Je suis pour que
19:00les partenaires sociaux
19:01puissent assumer
19:03une responsabilité
19:04à commencer par la question
19:06des retraites
19:06beaucoup plus grande.
19:08Il leur appartient
19:09de trouver le bon équilibre
19:11et de veiller
19:12à ce qu'ils puissent
19:12être mis en place.
19:13C'est ce qu'a essayé
19:13de faire François Beyrou
19:14l'année dernière.
19:15Il n'y est pas parvenu
19:16et le patronat
19:17a tourné le dos.
19:18Oui, le patronat
19:20doit amèrement regretter
19:21de ne pas avoir saisi
19:22cette occasion.
19:23Mais, il faut construire
19:25un processus
19:26au lendemain de l'élection
19:27qui commencera
19:28par se mettre d'accord
19:29sur les chiffres.
19:30C'est le travail des espères
19:31qui continuera
19:32par une conférence sociale
19:33qui est très importante
19:35pour bien définir le cadre
19:36et puis bien sûr
19:37une convention citoyenne
19:39et le moment venu
19:39éventuellement
19:40un référendum.
19:41Pardon, Dominique de Villepart.
19:42C'est qu'il ne faut pas
19:45imaginer qu'on va aller
19:46vers un système
19:47clé en main.
19:48Et c'est pour cela
19:48que je pense
19:49qu'il faut sortir
19:50de la querelle
19:51de l'âge pivot.
19:52Il faut imaginer
19:53un système très simple
19:55à travers le cumul
19:56de points
19:57et la liberté donnée
19:59à chacun
20:00et chacune
20:00de nos concitoyens
20:01de choisir
20:02le moment
20:03après un certain
20:04nombre d'annuités
20:05le moment
20:06où ils entendent
20:06partir.
20:07J'allais vous demander
20:08Dominique de Villepart
20:08si ça n'est pas
20:09se défausser
20:10que de dire
20:11je suis candidat
20:12à l'élection présidentielle
20:12mais en même temps
20:13pour les retraites
20:14débrouillez-vous
20:15vous verrez après.
20:16La valeur du point
20:17sera déterminée
20:19à partir de l'espérance
20:20de vie
20:20dans chacun
20:21des secteurs
20:21professionnels.
20:22Une des grandes erreurs
20:23d'Emmanuel Macron
20:24a été
20:24d'écarter
20:25la prise en compte
20:26de la pénibilité
20:27C'est-à-dire
20:28le point
20:29sera le même
20:29pour tout le monde ?
20:30Absolument
20:30la valeur du point
20:31et il appartiendra
20:32aux partenaires sociaux
20:33et ça c'est la troisième dimension
20:35donc simplicité
20:36liberté
20:37et équilibre
20:38il appartiendra
20:39aux partenaires sociaux
20:40de définir
20:41l'équilibre global
20:42parce qu'il n'est pas question
20:43que d'une année
20:44sur l'autre
20:45nous laissions dériver
20:46notre système
20:47des retraites.
20:47Vous voyez bien
20:48qu'il y a là
20:49un ensemble cohérent
20:50mais surtout
20:52sortons du psychodrame
20:53permanent
20:54arrêtons d'avoir
20:55un état
20:56omniprésent
20:57qui prétend tout régler
20:59rétablissons
20:59la démocratie sociale
21:00dans notre pays
21:01et l'écoute
21:01de nos concitoyens.
21:02Mais est-ce que vous
21:02posez en principe
21:04politique
21:04même j'ai envie
21:05de dire social
21:06d'un langage
21:07de vérité
21:07qui consiste à dire
21:08aujourd'hui
21:09au vu de l'état
21:10de nos finances publiques
21:11au vu de notre démocratie
21:13aussi
21:14il faudra travailler plus
21:15est-ce que ça c'est
21:16un principe
21:16que vous pouvez poser
21:18parce que nos compatriotes
21:19ont besoin de savoir
21:20et de se positionner ?
21:21Le principe ne me gêne pas
21:22j'apporte deux bémols
21:24le premier
21:24soyons réalistes
21:2550% des Français
21:27qui partent à la retraite
21:27dans le privé
21:28aujourd'hui
21:29sont au chômage
21:30donc pour travailler plus
21:31il faut qu'il y ait du travail
21:32donc ça implique aussi
21:33du côté des entreprises
21:34que nous prenions en compte
21:36le fait qu'un certain nombre
21:37d'entreprises
21:38débauchent
21:39et en priorité
21:40les seniors
21:41il faut donc trouver
21:42un certain nombre
21:43de procédures
21:43qui permettent
21:44d'encourager
21:45le travail des seniors
21:46d'encourager
21:47d'encourager
21:47le travail des jeunes
21:48pour avoir un taux d'emploi
21:49plus important
21:51avec la démographie
21:52que nous avons
21:52donc on voit bien
21:54qu'il y a
21:55tout un travail
21:56qui doit être fait
21:57deuxième thème majeur
21:59les conditions de travail
22:00nous sommes un des pays
22:01qui connaît le plus grand nombre
22:02d'accidents du travail
22:03en Europe
22:04nous pouvons faire
22:05beaucoup mieux
22:05et de ce point de vue là
22:06il faut associer
22:07l'ensemble
22:08des travailleurs
22:10à la responsabilité
22:11dans l'entreprise
22:12pas uniquement
22:13en accroissant
22:14l'intéressement
22:15et la participation
22:16mais aussi directement
22:17à la décision
22:18dans les conseils
22:19d'administration
22:20je pense qu'un tiers
22:21des places
22:21doit être réservé
22:22je reviens à la question
22:24de Marie
22:24vous dites
22:24oui il faudra
22:25travailler plus
22:26j'ai bien entendu
22:27les précisions
22:29mais vous dites oui
22:29l'évidence démographique
22:31est là
22:31mais je veux donner
22:33la liberté
22:33à chacun
22:34et chacun choisira
22:36de partir avec la retraite
22:37correspondante
22:38au nombre d'annuités
22:40qu'il aura travaillé
22:40avec deux conditions
22:41est-ce que vous alignez
22:42complètement le régime
22:43des fonctionnaires
22:43sur le régime du privé
22:44première chose
22:45dont on ne parle jamais
22:46plus
22:47et deuxième chose
22:48est-ce que vous introduisez
22:50une part de capitalisation
22:51alors sur le premier point
22:53le système
22:54à vocation
22:55à évoluer
22:56et il serait souhaitable
22:57d'aller le plus possible
22:59vers une homogénéisation
23:00du système
23:01mais je vous rappellerai
23:03vos classiques
23:04une haie
23:05à la fois
23:06on n'est pas obligé
23:07de tout régler
23:08et de manger
23:09entrer plat
23:10et dessert
23:10en même temps
23:11deuxièmement
23:12en ce qui concerne
23:12la capitalisation
23:13je suis pour
23:14la capitalisation
23:16publique
23:17garantie
23:18et je suis
23:18un fonds d'investissement
23:19et je suis
23:20pour la création
23:21d'un fonds de souveraineté
23:22et de solidarité
23:22qui aura pour vocation
23:23parce que c'est une chose
23:24que de redresser
23:25les finances publiques
23:26mais il ne faut pas oublier
23:27de relancer la croissance
23:28et de défendre
23:30l'investissement d'avenir
23:31nous avons à nous battre
23:33pour être dans
23:34la transition écologique
23:35dans la transition technologique
23:36dans la transition énergétique
23:38la France
23:39ne peut pas
23:40s'effacer
23:41de la carte
23:41de la puissance
23:42et avec
23:42nos amis européens
23:44et c'est particulièrement vrai
23:45dans le domaine
23:45de l'intelligence artificielle
23:46où je pense
23:48qu'il nous faut
23:48un consortium
23:49européen
23:50qui nous permettra
23:51d'avancer
23:51Dominique de Villepin
23:52avant la haie
23:53de la réforme des retraites
23:54il y a la haie du budget
23:55beaucoup plus proche de nous
23:56avec ces 54 milliards d'euros
23:57d'efforts
23:58que veut faire le gouvernement
23:59dont 6 milliards
24:00notamment
24:01c'est un chiffre comptable
24:02oui c'est un objectif
24:03de point de départ
24:04c'est un objet
24:05non identifié
24:06en matière de comptabilité
24:07alors justement
24:08avec notamment
24:08un objectif
24:09de 6 milliards
24:09d'économies
24:10sur les retraités
24:12écoutez ce que dit
24:13ce soir Emmanuel Macron
24:14sur ce budget
24:15qu'il trouve
24:16juste
24:18la priorité du moment
24:20à mes yeux
24:21c'est la stabilité financière
24:22et la stabilité politique
24:23donc le gouvernement
24:24a raison
24:25de faire un budget solide
24:26et le Premier ministre
24:27en a présenté
24:28les équilibres
24:28il a raison
24:30est-ce que c'est un budget
24:31qui est excessif
24:32qui est un budget
24:33d'hostilité
24:34c'est un budget
24:34de responsabilité
24:36et donc les axes
24:37qu'il a définis
24:38me paraissent justes
24:39parce qu'il demande
24:41des contributions
24:42proportionnées
24:43à peu près
24:44à tout le monde
24:45est-ce que vous dites
24:46la même chose
24:46tout le monde
24:46va leur faire des efforts
24:47j'adorerais pouvoir
24:48dire la même chose
24:49j'adorerais
24:50et d'autant plus
24:51que j'ai beaucoup
24:52d'estime et d'amitié
24:53pour Sébastien Lecornu
24:54mais la situation fait
24:56que c'est le énième
24:58budget de bricolage
24:59c'est un façonnage
25:02qui en aucun cas
25:03ne nous permet
25:04de revenir
25:04dans l'objectif
25:06qui devrait être
25:06le nôtre
25:07que d'aller vers les 3%
25:08mais nous sommes
25:09enfin de mandat
25:10cela fait déjà
25:11plusieurs budgets
25:12que nous bricolons
25:13et on voit bien
25:14que c'est au doigt mouillé
25:15qu'on fait les efforts
25:16selon la logique
25:17du rabot
25:18et des alliances politiques
25:19tantôt avec le RN
25:21tantôt avec le Parti Socialiste
25:22donc il ne faut pas
25:23espérer monts et merveilles
25:25de ce budget
25:25je ne crois pas
25:27néanmoins
25:28que le président
25:28de la République
25:29puisse dire
25:29que c'est un budget
25:30de justice sociale
25:32parce que la justice sociale
25:33ça impliquerait
25:34de mettre à plat
25:35les fameuses niches
25:36fiscales et sociales
25:37dont j'ai parlé
25:38et ça impliquerait
25:40d'abord de demander
25:41un effort
25:42au plus aisé
25:43quand je vois
25:44qu'on est en train
25:44de rompre
25:45de projeter
25:46de rompre
25:46le contrat
25:47entre l'Etat
25:48et les retraités
25:57en refusant
25:59l'indexation
26:00des retraites
26:00sur l'inflation
26:01et bien j'estime
26:02qu'on ne se comporte
26:03pas comme l'on devrait
26:04et ce qui me gêne
26:05c'est qu'à terme
26:06c'est la parole
26:07de cet État
26:09qui est abîmée
26:10à un moment
26:11où cet État
26:12va devenir indispensable
26:14pour reconstruire
26:15la France
26:16dans les prochaines années
26:17et donc la clé
26:18ce sera bien
26:19la confiance
26:20entre les Français
26:22et nos institutions
26:23en attendant
26:24et en urgence
26:25puisqu'il faut bien
26:26bricoler
26:26comme vous le dites
26:27un budget l'an prochain
26:27où est-ce que vous faites
26:28des efforts
26:28à qui vous demandez
26:29des efforts
26:29où est-ce que vous faites
26:30des économies
26:30pour l'an prochain
26:31le résultat
26:32c'est ce que nous voyons
26:33oui d'accord
26:34mais
26:34il n'y a pas
26:35ça ne mérite pas
26:36de long développement
26:37c'est à la fois
26:40un excès d'honneur
26:41et sans doute
26:42un excès d'indignité
26:43donc voilà
26:45bricolons
26:45bricolons un budget
26:46mais je ne crois pas
26:47qu'il y aura
26:47grand chose à en attendre
26:48la petite musique aussi
26:50à l'issue d'un budget
26:51qui pourrait possiblement
26:53être censuré
26:54donc un gouvernement
26:55qui tomberait
26:55de la dissolution
26:57la question a été posée
26:58ce soir
26:59à Emmanuel Macron
27:00il dit
27:00ça serait mauvais
27:02pour le pays
27:02ça ne serait pas bon
27:04ça va mieux en le disant
27:05vous pensez
27:06vous considérez toujours
27:07que
27:08et ça vous rappelle
27:09les souvenirs
27:09je pense que le président
27:10fait amende honorable
27:11vous savez
27:13la dissolution
27:15auquel vous faites référence
27:16d'un autre âge
27:17n'avait pas
27:18la conséquence
27:20les conséquences
27:21nous n'étions pas
27:21au bord du précipice
27:22et nous étions
27:24très loin
27:24de la situation
27:25d'aujourd'hui
27:25on était en 97
27:27oui
27:27vous pensez
27:28que cette dissolution
27:29qui a eu lieu
27:30il y a deux ans
27:30c'est une dissolution
27:32qui a contribué
27:33à affaiblir
27:35considérablement
27:36la France
27:36elle a abîmé
27:37la politique
27:37dans la mesure
27:38où elle survient
27:39après un échec
27:40aux européennes
27:41et donc vouloir insister
27:42c'est vraiment
27:43tenter le diable
27:45et d'autre part
27:47elle était évidemment
27:48dans un contexte
27:49politique intérieure
27:51et politique internationale
27:52qui n'allait pas manquer
27:54de mettre un peu plus
27:55la France en danger
27:56donc oui
27:57là il y a eu
27:57un péché d'hubris
27:58absolument magnifique
27:59c'était une faute politique
28:01l'hubris
28:02est-ce que l'hubris
28:03est une faute
28:04ou est-ce que l'hubris
28:04fait partie de la vie politique
28:06moi il y a quand même
28:07une chose qui me
28:08comment dire
28:09qui me saisit ce soir
28:10en vous écoutant
28:10Dominique de Villepin
28:11notamment sur le budget
28:12où on voit
28:13tous vos adversaires
28:14dans cette course
28:14à la présidentielle
28:15dire il faudrait
28:16baisser
28:17ce matin
28:17Edouard Philippe
28:18il disait il faudrait baisser
28:18le nombre de fonctionnaires
28:19de 7000 l'an prochain
28:20par exemple
28:20pour pouvoir équilibrer
28:22pour pouvoir payer
28:22les aides sur le carburant
28:23Gabriel Attal dit
28:25il faudrait aussi baisser
28:25le nombre de fonctionnaires
28:27d'autres disent
28:27il faudrait faire ça
28:28demander des efforts
28:29aux retraités
28:30et vous vous dites
28:31ce soir
28:31vous balayez la chose
28:32en disant
28:32on va bricoler
28:33mais c'est du paramétrique
28:36c'est tout ce que
28:37parce que là
28:37on n'a pas le choix
28:38il faut bien le faire
28:38et je n'ai pas cessé
28:39de me battre
28:40pour aller vers
28:41la reconstruction
28:42d'un système
28:43la reconstruction
28:44d'un budget
28:45on ne peut pas
28:46gérer le budget
28:47de la France
28:48au doigt mouillé
28:49avec un rabot
28:50c'est absurde
28:51il n'est pas question
28:52de justice sociale
28:53il n'est même pas question
28:54d'efficacité
28:55de l'argent public
28:56donc nous sommes
28:57aujourd'hui
28:57dans une nécessité
28:59il appartient
29:00au Premier ministre
29:01de construire
29:01l'équilibre
29:02le moins mauvais possible
29:03mais je pense
29:04qu'il n'y aura
29:04donc vous reprenez
29:05tout à zéro
29:06si un jour
29:06vous êtes président
29:07de la république
29:07vous reprenez
29:09tout à zéro
29:10et vous anticipez
29:11les crises à venir
29:12et vous établissez
29:13un budget
29:14avec davantage
29:14première exigence
29:16c'est la justice sociale
29:17qui doit permettre
29:18de redresser
29:19les finances
29:20de la France
29:21de relancer
29:22un programme
29:23d'investissement
29:23à partir d'un état
29:23vous retrouvez
29:24l'impôt sur la fortune
29:25pardon
29:26l'impôt sur la fortune
29:27bien sûr
29:27vous le remettez
29:28mais bien sûr
29:29bien sûr
29:30la justice fiscale
29:32et la justice sociale
29:34elles sont indispensables
29:35dès lors qu'on demande
29:36des efforts aux français
29:37et bien que les plus riches
29:39soient sollicités
29:40il faut cadrer un impôt
29:42qui ne puisse pas nuire
29:44à l'outil de travail
29:45ne pas avoir de conséquences
29:47économiques catastrophiques
29:50mais qui puisse établir
29:51cette règle de justice
29:52je crois que c'est une nécessité
29:54de la même façon
29:55je suis favorable
29:56à la suppression
29:57des impôts de production
29:58parce que je crois
29:59qu'on doit encourager
30:01pour les entreprises
30:02tout ce qui va
30:04dans le sens
30:04de l'investissement
30:05et du développement
30:06de l'activité entrepreneuriale
30:08donc vous voyez
30:09il s'agit de trouver
30:09un équilibre
30:10je ne crois pas
30:11qu'il faille aborder
30:11ces questions
30:12avec idéologie
30:13il faut les aborder
30:14avec exigence
30:15avec méthode
30:16mais surtout
30:17tirer les leçons
30:18de tous les errements
30:20des dernières années
30:21Dominique de Villepin
30:21vous avez été au pouvoir
30:23à un moment
30:23où la France
30:24a été pour d'autres raisons
30:25très éruptive
30:26où il y a eu
30:26des mouvements sociaux
30:28de colère
30:28très très fort
30:30est-ce que vous anticipez
30:32est-ce que vous imaginez
30:33notamment
30:34à partir du carburant
30:34et du prix des carburants
30:36des mouvements de colère
30:38très fort
30:40apparaissant
30:40comme ça
30:41dans les semaines
30:42ou les mois qui viennent
30:42en France
30:42c'est un risque
30:44évident
30:45et il faut le prendre en compte
30:46et il appartient au gouvernement
30:47et au président de la république
30:49d'anticiper davantage
30:51je pense que
30:52le président de la république
30:53peut peut-être aller plus loin
30:54dans l'anticipation
30:55à la fois pour expliquer
30:57aux français
30:57les raisons
30:59de certains choix
31:00de politique économique
31:01de politique budgétaire
31:02de politique énergétique
31:03et en même temps
31:05trouver le filet de sécurité
31:06le plus efficace
31:08une fois de plus
31:08je le redis
31:09je crois que
31:10autant nous pouvons faire
31:11bien davantage
31:12dans le domaine
31:13des aides ciblées
31:13autant
31:15arroser le sable
31:16et
31:18distribuer
31:18à l'encan
31:19des cadeaux
31:20à tout le monde
31:20ça ne me paraît pas
31:22une bonne politique
31:22à tout le monde
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