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Chaque week-end, Maxime Switek vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Agathe Leberdère, qu'est-ce que vous imaginez, vous, pour la suite ?
00:03Est-ce que la colère que l'on voit, et on verra les images dans un instant de ce qui
00:06se passe à 7 ce soir,
00:07un port bloqué parce que les marins-pêcheurs protestent, les affrontements tout à l'heure,
00:11ça a été rapide, si je puis dire, du côté de fosses sur mer entre marins-pêcheurs et CRS,
00:16est-ce que vous imaginez cette colère déborder dans la rue ?
00:19D'abord, dire que la crise sociale, elle est déjà là.
00:22Parce que ce qu'on vient d'entendre, c'est que la crise sociale est à venir, elle est déjà
00:25là.
00:25Et elle est très grave.
00:27Tout augmente, tout augmente.
00:28Le prix des carburants augmente, le prix du gaz augmente, le prix de l'alimentation augmente.
00:33Tout augmente, sauf nos salaires.
00:35Nos salaires, aujourd'hui, sont complètement tassés.
00:38Alors qu'on est la deuxième économie d'Europe, on a le sixième salaire minimum européen.
00:43À 1847 euros bruts, il n'est pas possible de vivre aujourd'hui dans de bonnes conditions avec ce SMIC
00:49-là.
00:50Et par ailleurs, depuis qu'on a désindexé les salaires sur les prix, en 1983,
00:55on observe ce système de tassement des salaires.
00:57Et maintenant, le gouvernement annonce qu'il veut désindexer aussi les retraites,
01:02ce qui serait la catastrophe sociale.
01:04Ça conduirait au recul des pensions de retraite et à l'appauvrissement de tous les retraités.
01:08Donc il y a effectivement une colère très forte qui monte partout en France.
01:11On l'a senti avec les milliers de messages qu'on a reçus aujourd'hui sur BFM.
01:14Beaucoup, beaucoup de messages de colère.
01:15Absolument. Et des mobilisations qui s'organisent sur les questions de salaire,
01:19sur les questions de sécurité sociale.
01:21Aujourd'hui, il y avait des mobilisations dans plusieurs secteurs, notamment dans l'énergie,
01:24mais aussi dans la santé, sur les questions de sécurité sociale,
01:28de moyens pour l'hôpital, de moyens pour les universités publiques.
01:31Parce qu'il n'est pas normal qu'on nous demande à nous, travailleurs et travailleuses,
01:35de nous serrer la ceinture, pendant qu'on ne demande littéralement rien aux milliardaires.
01:39On a eu récemment les chiffres de versement des dividendes.
01:42C'est plus de 60 milliards d'euros qui ont été versés en dividendes dans le CAC 40 ces six
01:48derniers mois.
01:48Enfin, je pense qu'il faut...
01:49On est numéro un en Europe et deuxième dans le monde derrière les États-Unis.
01:52Absolument. Et ça, ça donne le tournis, ces informations.
01:54Quand on nous parle de désindexation des retraites, de diminution des APL,
01:59de ne rien faire sur la question des salaires et de ne pas augmenter notamment les salaires...
02:05Aurélie, est-ce que précisément, ce n'est pas ça qui nourrit aussi la colère ?
02:08Ce sentiment d'injustice chez un certain nombre de Français,
02:12précisément de ce que dit la carte Leberdaire ce soir ?
02:14Non mais je ne suis pas d'accord sur les remèdes, je suis d'accord sur le constat.
02:18Il est clair qu'il y a une colère qui est très forte, qui existe depuis longtemps,
02:22qui s'exprime dans les sondages.
02:25Vous êtes tous en train d'expliquer que les deux extrêmes pourraient être au deuxième tour des élections présidentielles.
02:29Si ce n'est pas la traduction de cette colère, qu'est-ce que c'est ?
02:31Donc c'est clair, ce n'est pas de la peur, c'est de la colère.
02:33Donc ça, c'est une réalité.
02:35Et je pense que malheureusement, cette histoire d'augmentation du carburant
02:41touche toutes les catégories.
02:43Parce que le carburant, tout le monde l'utilise.
02:46Et donc on est dans une situation...
02:47Mais ça ne passe pas de la même manière dans tous les budgets ?
02:49Tout le monde.
02:50Oui, mais d'accord.
02:50Le milliardaire comme le moins riche, il paye le carburant.
02:54Donc d'une façon ou d'une autre, si on veut caricaturer les choses,
02:57tout le monde paye une augmentation du carburant.
02:59Tout le monde est touché par ça.
03:00Et donc ça ne fait qu'exciter cette colère, qui malheureusement, oui, peut clairement
03:05se transformer en crise sociale très forte.
03:09Il ne faut pas se leurrer.
03:10On est dans un contexte très compliqué.
03:12Et si le gouvernement n'agit pas dans les heures qui viennent...
03:16Dans les heures ?
03:17Dans les heures qui viennent sur un tel sujet, ça sera encore plus compliqué dans quelques jours.
03:21Attendez, agir, qu'est-ce que ça veut dire ?
03:22On a senti aujourd'hui qu'il y avait un tout petit peu de souplesse qui arrivait peut-être
03:27pour élargir les aides, renforcer les aides.
03:29La suppression des certificats d'économie d'énergie, c'est une proposition qu'a fait Brune Rotaillot ce soir.
03:34C'est tout à fait percutant parce que ça permet immédiatement d'avoir une baisse.
03:39Parce que ça ne touche pas, bien évidemment, la répartition du coût du carburant.
03:42Et ça permet d'avoir une baisse directe sur le coût du carburant.
03:45Voilà, il faut agir très rapidement.
03:47Parce que si vous n'agissez pas très rapidement, vous allez avoir des conflits
03:50qui vont toucher les taxis, qui vont toucher, bien sûr, les pêcheurs,
03:54qui vont toucher les investisseurs.
03:54C'est-à-dire que les images que l'on voit là, elles vont se multiplier chaque jour.
03:56Mais bien évidemment, parce que le carburant, ça touche tout le monde.
03:59Ça touche tout le monde.
04:00Ça touche notamment les zones rurales où les gens ont besoin de leur voiture
04:03pour pouvoir se rendre à leur travail.
04:05Donc on est dans une situation compliquée.
04:07Vous disiez que vous n'étiez pas d'accord sur les remèdes, Agathe Leberdaire.
04:10C'est une proposition, effectivement.
04:11Non, parce que je ne pense pas que les milliardaires vont résoudre le problème.
04:14Vous vous trompez, parce qu'il faudrait rapporter beaucoup d'argent au budget de l'État.
04:17Oui, non, non, je pense que c'est assez caricatural.
04:19Alors qu'on veut prendre l'argent dans notre sécurité sociale,
04:23on pourrait rapporter au budget de l'État, en appliquant la taxe Zuckman,
04:26ses 20 milliards d'euros, sur 2% uniquement sur les milliardaires.
04:31Mais sur les certificats d'économie d'énergie, est-ce que vous êtes d'accord ?
04:33Remettre à plat la question des aides publiques aux entreprises
04:35qui ne démontrent pas aujourd'hui leur efficacité
04:38et dont bénéficient de nombreux grands groupes.
04:40Notamment tous ces groupes qui ont bénéficié de dividendes,
04:42je pense à Total, Sanofi, AXA.
04:45Conjoncturellement parlant.
04:45Les 4 solutions qu'il faut aujourd'hui pour régler le problème.
04:48D'une part, augmenter le SMIC.
04:50Je vous l'ai dit, 1847 euros bruts pour vivre par mois,
04:53ce n'est pas possible en l'état actuel des choses.
04:57Deuxièmement, indexer l'ensemble des salaires sur les prix.
04:59Il est anormal que des salariés qualifiés,
05:02que des professions intermédiaires, que des cadres,
05:05voient leur salaire rattrapé par le SMIC
05:07parce qu'on est incapable d'avoir une politique salariale
05:10qui reconnaisse la qualification dans ce pays.
05:12Troisièmement, il faut bloquer les prix du carburant.
05:14Il est anormal qu'un grand groupe comme Total
05:18profite de la guerre et c'est ce qui se passe le primaire dernier.
05:20– Mais il est bloqué le prix du carburant, madame.
05:21– Total l'a fait, Total l'a fait.
05:23– Il n'est pas bloqué le prix du carburant.
05:24– Il y a beaucoup de choses qu'il faut...
05:27– Et quatrièmement...
05:28– Le plafond de lanché Total, oui.
05:30– C'est qu'il va falloir, je finis juste sur mes mesures,
05:33la quatrième mesure, c'est un budget d'urgence sociale.
05:37Il nous faut un budget qui réponde aux urgences sociales
05:39et environnementales au vu de l'été catastrophique qu'on a vécu.
05:43Or, pour l'instant, les premières annonces qu'on a
05:45sont très inquiétantes.
05:47On nous parle de désindexer les retraites,
05:49c'est-à-dire d'approuvrir les retraités,
05:51mais pas seulement les retraités.
05:52Quand on désindexe les retraites,
05:54on désindexe aussi ce que les personnes cotisent
05:57pour leurs futures retraites.
05:58– Donc, c'est la double peine pour les actifs.
06:00– Tout à fait.
06:00– Deuxièmement...
06:01– Je ne sais pas si je suis pour la désindexation des retraites.
06:04Sachez simplement que quelqu'un dont on a beaucoup parlé
06:07ces derniers temps, puisqu'il nous a quittés,
06:08Édouard Balladur, quand il est arrivé en 1993,
06:11je le dis à la droite,
06:12il a désindexé justement les retraites les plus élevées.
06:15– Et François Hollande nous disait tout à l'heure
06:16qu'il l'avait fait lui aussi.
06:17– Et tout à fait, et c'est une mauvaise mesure.
06:20– Il y a plusieurs choses à ajouter à ce que vous avez dit,
06:21à répondre à ce que vous avez dit.
06:22La première chose, augmenter le SMIC,
06:24très mauvaise idée, c'est une trappe à bas salaires,
06:27c'est-à-dire que vous allez encourager des bas salaires
06:29parce que les patrons ne vont plus augmenter.
06:32Ce qu'il faut, c'est baisser les charges.
06:34C'est ça qu'il faut faire.
06:35– Alors, ça montre que vous n'avez pas bien compris
06:36le fonctionnement des trappes à bas salaires.
06:38– Si, si, si.
06:38– Alors, c'est précisément les ex-générations
06:40qui les induisent.
06:41– Je pense que vous avez mal compris.
06:42La deuxième chose qui est importante,
06:43qu'il faut que vous sachiez,
06:44c'est que les grandes fortunes dont vous parlez,
06:46ce sont des grandes fortunes qui sont,
06:48avec l'outil professionnel,
06:50qui emploient des millions, des milliers
06:52et des milliers de salariés, première chose.
06:56Et deuxième chose, très souvent,
06:58ces grands groupes,
06:59qui sont des groupes effectivement fortunés,
07:03font leur fortune à l'étranger.
07:05Il faut le savoir, notamment Total d'ailleurs.
07:08Première chose, les gens ne le savent pas.
07:11Troisième chose, ces groupes sont capables,
07:13du jour au lendemain, du jour au lendemain,
07:15de se délocaliser fiscalement.
07:18Bien sûr que si.
07:19Et vous allez à New York aussi rapidement
07:21que vous y allez en avion.
07:23Donc ça, c'est vraiment des choses,
07:25si vous voulez,
07:26qui ne pourront que appauvrir.
07:28Agathe Leberner, pour répondre à mes frères.
07:30Sur les trappes à bas salaires,
07:31c'est très intéressant
07:32que vous ayez utilisé cet exemple.
07:34On est aujourd'hui dans une situation
07:36gravissime d'un point de vue salarial
07:38à cause des trappes à bas salaires.
07:40Ce qui s'est passé,
07:41c'est qu'on a mis en place
07:42des exonérations de cotisations sociales.
07:45Aujourd'hui,
07:45qu'est-ce que c'est les exonérations
07:46de cotisations sociales ?
07:47Normalement, l'employeur,
07:49les directions d'entreprise payent les salaires
07:51dans leur globalité.
07:52C'est-à-dire, on paye le salaire net
07:54qui permet tous les mois
07:55de payer les factures,
07:56de payer son loyer,
07:57de payer son alimentation.
07:58Mais on paye aussi le salaire brut
08:00qui la sert pour toute la vie.
08:01Qui sert quand on a un problème,
08:03un accident de la vie,
08:04une maladie, le chômage
08:05ou alors un événement heureux
08:06comme la parentalité
08:07ou les retraites.
08:09Alors, en exonérant
08:09les cotisations sociales,
08:11on a créé des trappes à bas salaires.
08:12On fait un cadeau aux entreprises.
08:14On leur dit de ne plus régler
08:16leurs cotisations sociales.
08:17Pour les salariés, je vous parle.
08:19Oui, absolument.
08:20Et c'est un système de trappes à bas salaires
08:22puisque c'est un système
08:23qui conduit à encourager
08:25les employeurs
08:25à payer le moins possible
08:27leurs salariés
08:28pour bénéficier
08:29le plus possible
08:30d'exonérations de cotisations sociales.
08:31Vous savez quel est le point,
08:33le pire dans ce système pervers ?
08:34C'est la comparaison
08:35avec les pays étrangers.
08:36Le pire élément
08:37de ce système pervers,
08:38c'est que c'est nos impôts
08:40qui les payons.
08:41Parce que le manque à gagner
08:42pour la sécurité sociale,
08:43qui le règle ?
08:44C'est nous.
08:45Avec la TVA,
08:4650% des impôts
08:48financent les exonérations.
08:4950% de la TVA
08:51des impôts
08:52sont financés par la TVA.
08:53Pour revenir sur le carburant,
08:55Jacqueline Moureau
08:56figure des gilets jaunes
08:57à l'époque.
08:58Bonsoir Jacqueline
08:58et merci d'être en direct avec nous.
09:00Est-ce que vous vous êtes prête
09:00à réenfiler le gilet jaune
09:02et à repartir sur les ronds-points ?
09:05Alors, moi,
09:06je n'ai pas les moyens
09:06de repartir sur les ronds-points.
09:08C'est simple comme bonjour.
09:11Aujourd'hui,
09:12mon loyer
09:13et mes pleins
09:16représentent plus de la moitié
09:18de ce que je gagne
09:19par mois.
09:20Donc, je n'ai pas les moyens
09:20de retourner sur les ronds-points.
09:22De toute façon,
09:23je pense que
09:24ça va aller au-delà
09:26des ronds-points
09:27ce qui va se passer.
09:28C'est-à-dire ?
09:29Parce que
09:30vous ne...
09:31Je pense que...
09:33J'ai écouté un petit peu
09:34ce que disait François Hollande
09:35tout à l'heure.
09:35Mais il y a une déconnexion
09:38par rapport
09:39à la vie réelle
09:40du pays
09:41et des Français.
09:43C'est incommensurable.
09:44Les gens
09:45sont dans une colère
09:47mais qui va...
09:49Si elle explose,
09:51si le gouvernement,
09:52ce que disait
09:53Franck Louvrier
09:54tout à l'heure,
09:54il faut prendre
09:55des mesures
09:56très rapides.
09:56Parce que si le gouvernement
09:58ne le fait pas,
09:59il ne faut pas
09:59qu'il oublie
10:00que la triangulation
10:01risque de ne plus fonctionner.
10:04Le paravent
10:04qu'il a de mettre
10:06les policiers,
10:07les CRS
10:08entre l'État
10:09et le peuple,
10:10ça risque
10:10de ne plus fonctionner.
10:12Et là,
10:12je ne donne pas
10:13un chair de sa peau.
10:14Et juste une chose,
10:15Franck Louvrier
10:15disait tout à l'heure
10:16que c'est une question
10:16d'heure
10:17avant que le gouvernement
10:18ne doive répondre
10:20à la colère des Français.
10:21Pour vous aussi,
10:22c'est une question d'heure ?
10:23On en est là ce soir ?
10:23Oui, oui, oui, je pense
10:25que c'est une question d'heure.
10:27On avait du 2,99
10:28en Loire-Atlantique
10:29aujourd'hui.
10:31Donc comment voulez-vous ?
10:32Alors, moi,
10:33je travaille en CESU.
10:35Je me déplace
10:36toutes les deux heures
10:37de maison en maison.
10:38Je fais cinq pleins
10:40dans mon mois.
10:42Alors, aujourd'hui,
10:42il n'y a plus aucun intérêt
10:44pour moi
10:44à aller travailler.
10:45Mais j'ai discuté
10:46avec les entrepreneurs.
10:47Ils n'ont plus aucun intérêt
10:49non plus à aller travailler.
10:51Quand un plein représente
10:52150, 160,
10:53170 euros,
10:55je ne sais pas
10:55si vous mesurez
10:57ce que ça représente
10:58sur les petits salaires
11:00et sur ce qu'on gagne.
11:01Évidemment.
11:02On l'a mesuré
11:02tout au long de la journée,
11:03effectivement,
11:03avec les témoignages
11:04qu'on a reçus aujourd'hui.
11:05Merci, Jacques-Ile-Moureau
11:05d'avoir été en direct avec nous.
11:06C'est ça aussi
11:07qui se joue,
11:07Franck Louvrier,
11:08c'est-à-dire qu'à un moment donné,
11:09le carburant devient tellement cher
11:11que certains patrons disent
11:12bon, les voitures
11:14on ne prend plus tel ou tel contrat.
11:15Les pêcheurs disent
11:16ça ne sert à rien d'aller en mer
11:17parce que de toute façon
11:18ça ne devient plus rentable,
11:18et on a une économie
11:20qui se grippe complètement.
11:22Est-ce que ça,
11:22vous commencez à le ressentir ?
11:23Quand vous considérez
11:23un mois d'année de salaire
11:26dans votre carburant,
11:27vous ne pouvez pas considérer
11:29que vous êtes
11:29dans une situation normale.
11:31Et ça ne fait que...
11:32Et en plus,
11:33on voit les choses augmenter
11:34au fur et à mesure du temps.
11:35C'est-à-dire que
11:36ce n'est pas nouveau.
11:37Le problème,
11:38c'est que c'est vraiment
11:40une situation
11:41qui est un supplice chinois financier.
11:44C'est-à-dire que ça fait
11:45des mois et des mois
11:46qu'on voit des situations
11:48s'aggraver au fur et à mesure du temps.
11:50Alors nous,
11:50on est élus local,
11:51on le voit,
11:52on alerte,
11:53mais la difficulté,
11:55c'est que la situation-là,
11:56elle explose
11:57parce que justement,
11:58le carburant,
11:59c'est ce qui touche tout le monde,
12:00ce que je disais tout à l'heure.
12:01Et quand vous touchez tout le monde,
12:02toutes les catégories
12:03socio-professionnelles,
12:04là, ça peut exploser.
12:05Marie,
12:06est-ce que le gouvernement
12:07prépare,
12:08je ne sais pas comment dire ça,
12:10un assouplissement,
12:10un desserrement,
12:11un desserrage
12:12des cordons de la bourse ?
12:13J'ai envie de vous répondre
12:15en tout cas,
12:16on ne se ferme aucune porte.
12:17Voilà les éléments de langage,
12:19c'est les éléments de langage distillés,
12:22on ne se ferme aucune porte
12:23avec le refus total
12:24d'aller sur la sémantique
12:25d'un choc pétrolier,
12:27on parle de nouvelles crises énergétiques,
12:29on ne va pas plus loin que cela
12:31et on observe de très près
12:32ces mouvements,
12:34vous parliez de fausses,
12:35vous parliez de cètes,
12:36avec la plus grande des attentions.
12:37Ce qui est certain là,
12:39c'est qu'une colère couvre,
12:40on ne la mineure pas
12:41et qu'en effet,
12:42Franck Louvrier parlait peut-être
12:44de rouvrir les cordons de la bourse,
12:46ça fait partie possiblement des options
12:49d'aller plus loin dans le temps
12:51sur des aides qui se prolongeraient
12:53jusqu'à la fin de l'année,
12:54vous avez en tête que là,
12:55on est jusqu'à octobre prochain,
12:57c'est quasiment demain
12:58et cette crise ne va pas s'arrêter
13:00au mois d'octobre,
13:00ça paraît certain,
13:02et puis peut-être,
13:04en effet,
13:04d'élargir l'assiette
13:05des personnes aujourd'hui concernées.
13:07Il y a une problématique,
13:08j'en terminerai là,
13:09c'est l'accès.
13:10Aujourd'hui,
13:113 millions de personnes environ éligibles,
13:131 million et demi,
13:14imaginez-vous,
13:15on fait cette démarche.
13:16Partie de l'échec peut-être aussi
13:17du gouvernement
13:18et de cette plateforme mise en place,
13:20mais désormais peut-être
13:21s'adresser à un public plus large.
13:23Mais encore une fois,
13:24on assume parfaitement
13:25les aides ciblées,
13:26la seringue
13:26et le chèque à tout le monde.
13:27Vous avez 20 secondes,
13:28Yves Théard.
13:28La crise est très grave
13:30parce que cela,
13:31cette menace,
13:32est doublée
13:33d'une crise terrible
13:34de la dette en France
13:36avec des taux d'intérêt
13:37qui augmentent
13:38et bientôt,
13:40c'est les marchés
13:40qui vont nous faire payer
13:41la situation
13:42dans laquelle nous sommes
13:43et avec...
13:45On ne sera plus du tout
13:46maître de la situation
13:48et là,
13:49ça sera très très grave.
13:50Deux éléments en plus
13:51pour ajouter.
13:52Un budget
13:53qui est à discuter
13:54et qui est
13:55avec un déficit
13:56de 3 500 milliards.
13:58Donc ça,
13:59c'est une situation terrible
14:00et accessoirement,
14:02pour ajouter dans l'ambiance,
14:03les élections syndicales
14:05et professionnelles
14:05à la fin de l'année
14:06qui ne vont pas rajouter,
14:07je pense,
14:08une forme de paisibilité
14:10dans l'ambiance.
14:11Merci Franck Louvrier.
14:12Merci Gaët Le Berder.
14:12Je suis désolé,
14:13c'est terminé.
14:13Merci d'avoir été avec nous
14:14ce soir en direct.
14:15Regardez,
14:15rendez-vous demain soir
14:16à 21h
14:17pour un forum
14:18qui sera consacré
14:18encore une fois au carburant
14:20la France inflammable.
14:21On sera avec vous
14:22demain dès 21h.
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