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Christine Kelly et ses invités débattent de l’actualité dans Face à l'Info Le 18H30.

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00:00L'OTAN a abattu un drone entré en Lituanie, tandis qu'un avion russe est accusé d'avoir tiré des
00:06fusées éclairantes vers un hélicoptère danois.
00:09La Pologne renforce aussi sa frontière. Tensions élevées, mais aucune confrontation Russie-OTAN ouverte annoncée à ce stade.
00:18Que se passe-t-il concrètement ? L'analyse de Michel Fayad.
00:22Anne Hidalgo reconnaît un échec collectif face aux centaines de signalements de violences et maltraitances dans le périscolaire parisien.
00:30Mais son audition aujourd'hui agace certains parents qui lui reprochent justement de diluer les responsabilités.
00:36Après des années à la tête de Paris, peut-elle parler d'échec collectif sans reconnaître d'abord un échec
00:43politique et personnel ?
00:45Nous allons en débattre dans quelques instants avec les mousquetaires.
00:49Le débat ce soir, Marc Menon est le président de la FNAIM, Loïc Lantin.
00:55Pourquoi cette crise du logement en France alors que Bruno Rotaillot a lancé ce soir ses propositions en matière de
01:03crise du logement ?
01:04Les ventes immobilières repartent, mais derrière cette embellie, ce sont des loyers excessifs, une offre locative insuffisante et une accession
01:11toujours difficile.
01:12La FNAIM accuse notamment l'instabilité fiscale et l'absence de stratégie de long terme.
01:19À qui la faute réellement ? Sommes-nous dans une crise politique longue et profonde du logement ?
01:32Léon XIV sera en France du 25 au 28 septembre, mais le Vatican insiste, c'est un voyage apostolique, pas
01:40une visite politique organisée autour d'Emmanuel Macron.
01:43Le Vatican semble vouloir maîtriser soigneusement les images, peut-être même tenir l'Elysée à une certaine distance symbolique, l
01:51'analyse de Gabriel Cluzel.
02:00On répète souvent qu'Hitler aurait été élu démocratiquement, c'est faux.
02:05Il est nommé chancelier par Edinburgh en janvier 1933, mais les nazis avaient obtenu un soutien électoral massif.
02:13Et c'est précisément ce qui rend l'histoire plus dérangeante.
02:16Ce n'est pas simplement le peuple qui porte à Hitler au pouvoir, c'est la rencontre entre le vote,
02:21les calculs des élites et l'effondrement des institutions.
02:24L'édito de Mathieu Bocoté.
02:26C'est parti !
02:57Sous-titrage Société Radio-Canada
02:58C'est parti !
03:03C'est immense quand tu souris
03:11Catherine Ringer, la célèbre voix d'Eryta Mitsuko s'est éteinte aujourd'hui à la suite d'un cancer à
03:17l'âge de 68 ans.
03:18On voulait lui rendre hommage avec ses quelques notes de musique.
03:21On s'est replongé effectivement dans cette voix, célèbre voix, n'est-ce pas ?
03:27Les années 80, ça vous parle Marc Menon ?
03:30Oui !
03:30Ça nous touche, ils ont quand même révolutionné la chanson française.
03:34C'est-à-dire que ce sont des chanteurs qui à l'époque dégagent un esprit de liberté, ils révolutionnent
03:42un peu.
03:42Beethoven a été l'homme de la révolution de la musique classique et eux à la façon viennent déstabiliser toute
03:51la variété telle qu'elle était, dans un côté un peu dolent, etc.
03:55Ils ne sont pas les copieurs d'un rock américain, ils prennent dans tous les sens et eux, ils ont
04:03aussi cette incandescence de la poésie, le désir de venir semer le trouble grâce à cette artiste et ses camarades
04:15dont son mari disparu une dizaine d'années.
04:17Merci beaucoup pour cet hommage à Catherine Ringer, célèbre voix à Derita Mitsuko.
04:25Michel Fayad, venons-en à vous, un drone abattu par l'OTAN au-dessus de la Lituanie, un hélicoptère danois
04:34visé par des fusées éclairantes russes, la Pologne qui renforce sa frontière, les Russes montent-ils en puissance ?
04:40J'irais surtout qu'ils montent en pression et ce n'est pas la même chose qu'une guerre contre
04:46l'OTAN. En réalité, en 48 heures, il y a eu trois scènes.
04:49Tout d'abord, dimanche, il y a eu un drone russe qui a percuté la locomotive d'un train entre
04:54Kiev et Varsovie à seulement deux kilomètres de la frontière polonaise.
04:58Il y avait plus de 200 passagers mais heureusement aucun blessé. Le train n'était pas en Pologne, il était
05:04juste avant et ce n'était pas un train de passage.
05:06Il y avait trois convois qui étaient dans cette gare ce matin-là. Le plus important, c'était un train
05:12diplomatique, disons, parce qu'il y avait à bord notamment l'ancien Premier ministre britannique Boris Johnson
05:19ainsi que l'ex-chef du gouvernement suédois Karl Bildt qui était parti un peu plus tôt.
05:25Il y avait un autre train à quai dans lequel il y avait l'ancien directeur de la CIA et
05:32général américain David Petrauss.
05:34Et puis celui-ci donc n'a pas été touché. Et pour l'opérateur ferruviaire ukrainien, la cible probable était
05:41donc le train diplomatique,
05:43celui où il y avait Boris Johnson et donc l'ancien Premier ministre suédois Karl Bildt.
05:48Mais je précise, c'est l'analyse des Ukrainiens. Ce n'est pas établi indépendamment.
05:53Ça, c'était donc dimanche. Lundi, dans les eaux internationales de la mer Baltique,
05:58il y a eu un hélicoptère militaire danois, vous le disiez, qui a photographié une frégate russe,
06:04qui est un navire de guerre en haute mer.
06:06Et il y avait donc cette frégate qui a tiré deux fusées éclairantes,
06:11l'une qui est passée tout près de l'hélicoptère, mais ce n'était pas un missile, heureusement,
06:15mais un sacré avertissement.
06:17Et le Danemark a convoqué l'ambassadeur russe.
06:20La partie russe a immédiatement rejeté cette mise en cause
06:24et a accusé, au contraire, les hélicoptères danois d'avoir effectué des manœuvres dangereuses.
06:29Donc il y a deux versions.
06:31Il y a une certitude, en revanche, c'est que dans la mer Baltique,
06:34désormais, on se frôle entre les uns et les autres.
06:37Et le troisième événement, c'est ce qui s'est passé cette nuit.
06:40Donc il y a eu un drone qui était dans l'espace aérien lituanien
06:44et des Eurofighters italiens, qui sont des avions de chasse de défense aérienne de l'OTAN,
06:50qui ont décollé de Siollier.
06:53Le drone a été abattu près de Prat-Kunei,
06:56qui est à une centaine de kilomètres de Vilnius, donc en Lituanie.
06:59C'était une première, pour le coup, dans ce pays.
07:02Il est probablement entré depuis la Biélorussie
07:04et est resté environ une demi-heure dans l'espace aérien lituanien, quand même.
07:09Son origine exacte n'est pas encore officiellement établie.
07:12Et c'est l'essentiel, parce que dans ce genre de crise,
07:14la géographie va plus vite que l'enquête.
07:16Un train à deux kilomètres de l'OTAN, un hélicoptère frôlé,
07:20un drone abattu, mais dont l'origine reste à établir.
07:23Imaginez maintenant quelqu'un qui sonne à votre porte,
07:26Christine, à trois heures du matin, puis qui part, puis qui revient.
07:30Ce n'est pas un cambriolage, mais vous commencez à vous demander
07:33est-ce qu'il veut rentrer ?
07:35Ou est-ce qu'il les regarde simplement combien de temps vous mettez à vous lever ?
07:38Et si un soir, vous ne vous lèverez plus ?
07:43Alors, pourquoi l'OTAN ne réagit-elle pas plus fermement ?
07:47C'est la question que tout le monde se pose ce soir.
07:49Pourquoi est-ce qu'elle laisse faire ?
07:50Parce que c'est tout le piège.
07:51Il faut comprendre deux articles de l'OTAN.
07:54Tout d'abord, l'article 5, qui dit qu'une attaque armée contre un allié
07:57est considérée comme une attaque contre tous.
08:00Et l'article 4, qui dit qu'un allié estime que sa sécurité est menacée.
08:04Les alliés doivent être consultés entre eux.
08:08Et cet article a été utilisé par la Pologne en 2014.
08:11Et huit autres pays de l'OTAN l'ont utilisé dès le 24 février 2022,
08:16c'est-à-dire le premier jour de la guerre en Ukraine,
08:18lorsque la Russie a envahi ce pays.
08:21Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'on fait d'une fusée éclairante ?
08:25Réagir comme si c'était l'article 5, c'est risquer l'escalade.
08:28Ne jamais réagir, c'est révéler progressivement aux Russes
08:32où se trouve notre ligne ?
08:34C'est en réalité une guerre hybride,
08:36une zone grise entre la paix et la guerre,
08:38où l'adversaire nous oblige à réagir
08:41sans nous donner forcément la raison suffisante pour frapper.
08:45Et cette zone grise a une particularité,
08:47elle coûte beaucoup plus cher à celui qui défend
08:50qu'à celui qui inquiète.
08:51Un petit drone que les Russes envoient
08:53coûte quelques milliers d'euros en réalité.
08:56En face, faire décoller un chasseur,
08:58mobiliser des radars, des pilotes
09:00et toute une chaîne de commandements
09:02en coûte des dizaines de milliers.
09:04Donc dimanche, pendant que la locomotive brûlait
09:07près de la frontière polonaise,
09:09l'alerte sonnait donc à Vilnius,
09:11la capitale de la Lituanie.
09:12Des chasseurs ont décollé,
09:14l'aéroport a été fermé pendant 38 minutes.
09:16Ils arrivent sur la cible
09:18et devinez ce qu'ils découvrent ?
09:19Des oiseaux.
09:21Deux jours plus tard,
09:22nouvelle alerte, nouveau décollage.
09:24Cette fois, c'était bien un drone.
09:26Et c'est là le problème.
09:27On n'a même pas besoin de gagner un combat aérien
09:29pour solliciter une défense.
09:31Il suffit de la faire décoller.
09:32Le secrétaire général de l'OTAN,
09:34Marc Routteux, résume parfaitement cette époque.
09:37Nous ne sommes pas en guerre,
09:38mais nous ne sommes pas non plus en paix.
09:40Et nous, Michel,
09:42en quoi la Lituanie nous concerne ?
09:44Cette nuit, c'était des pilotes italiens
09:47qui ont réagi.
09:48Les Italiens ont pris la police du ciel balte
09:51le 31 juillet dernier,
09:53avec quatre Eurofighters.
09:55Mais ils l'ont prise, en réalité,
09:57de nous et des Roumains.
09:58Donc, Français et Roumains.
10:00Cette nuit, c'était des Italiens.
10:01Mais si l'attaque avait eu lieu il y a deux mois,
10:05c'était à nous de réagir.
10:07Voilà pourquoi la Lituanie
10:09n'est pas une histoire lointaine.
10:10Voilà aussi pourquoi l'article 5
10:12n'est pas seulement polonais,
10:14lituanien ou estonien.
10:15Il est également un article français.
10:18Regardez la géographie.
10:19La Lituanie a la Biélorussie d'un côté,
10:21Kaliningrad, territoire russe de l'autre.
10:24La Pologne, elle,
10:25renforce déjà ses passages frontaliers
10:27à Dorouchk, Medica, Kurskova.
10:30Le génie militaire, c'est-à-dire l'armée
10:32chargée des infrastructures de défense,
10:34installe des protections
10:35et des postes d'observation.
10:37Mais il faut quand même garder la tête froide.
10:39Ce soir, il n'y a pas de confrontation directe
10:42entre l'OTAN et la Russie.
10:44Personne n'est mort dans ces incidents.
10:46Il ne faut pas attribuer à la Russie
10:48ce que l'enquête lituanienne elle-même
10:50n'a pas encore établi.
10:52Mais l'absence de guerre,
10:53ce n'est pas la paix.
10:54C'est un espace.
10:55Et depuis dimanche,
10:56quelqu'un sonne.
10:57La question n'est donc pas
10:59la Russie attaque-t-elle l'OTAN ce soir ?
11:01La question est
11:01combien de fois peut-on sonner
11:03à une porte à 3h du matin
11:04avant que plus personne ne se lève ?
11:06Excellente question.
11:07On suivra effectivement à ce dossier.
11:09Le président de la FNAIM,
11:12Loïc Quentin, est avec nous.
11:13Merci d'être là.
11:14Dans un instant,
11:15ce sera le débat sur la crise du logement
11:16avec Marc Menand.
11:18Merci infiniment pour votre présence
11:20puisqu'on est au cœur de l'actualité
11:22avec ce sujet du logement.
11:24On l'a vu encore ce soir
11:25avec Bruno Rotaillou
11:26dans ses propositions
11:27pour la présidentielle.
11:29ça a été vraiment au cœur de son sujet.
11:31Mais d'abord,
11:32un tour de table avec les mousquetaires
11:33puisqu'aujourd'hui,
11:35dans le dossier d'agression sexuelle
11:36dans le péri-scolaire,
11:37il y a une première peine de prison ferme
11:39pour un animateur de Paris,
11:4115e arrondissement de Paris,
11:43qui a été jugé pour agression sexuelle
11:45sur 9 enfants de 6 à 9 ans.
11:47Et Anne Hidalgo a été auditionnée au Sénat
11:49et on lui reproche
11:50d'avoir un peu dilué les responsabilités.
11:54Écoutez-la,
11:55tour de table des mousquetaires ensuite.
11:56J'ai toujours eu conscience
11:59de l'importance,
12:00de la gravité de ces situations.
12:02C'est pour cela que de 2015 à 2026,
12:06fin de mon mandat en mars 2026,
12:08j'ai eu à cœur de mettre en place
12:11ces différents processus
12:14qui ont montré leur faillibilité.
12:18Parce que si nous sommes là,
12:20c'est que malgré tout cela,
12:22il y a quand même eu des prédateurs
12:24qui se sont inscrits
12:26et qui ont agressé nos enfants.
12:29Sinon, nous ne serions pas là.
12:30Donc, il y a un échec collectif.
12:34Échec collectif.
12:35C'est fascinant.
12:36Chaque fois qu'une responsabilité
12:37ne veut pas être assumée,
12:38on dit que c'est la faute à la collectivité.
12:40Donc, une forme de dilution
12:41de la responsabilité,
12:43une incapacité à nommer
12:44la dimension institutionnelle,
12:45la responsabilité personnelle aussi,
12:47un collectif flou,
12:48plane soudainement.
12:49Il ne faut pas se demander ensuite
12:50comment un immortel se dit
12:51mais à qui la faute de temps en temps ?
12:52Charlotte Dernelas,
12:53on parle d'enfants
12:54qui ont été violés.
12:56Et on a l'impression
12:58que les politiques se défausent,
13:01n'osent pas regarder la réalité en face
13:02après des années de combat
13:04de la part des parents.
13:05On en est là.
13:06C'est-à-dire que c'est les deux à la fois.
13:07C'est Anne Hidalgo,
13:08subitement,
13:08elle nous dit qu'elle a toujours su
13:10la gravité de la situation.
13:13Or, malheureusement,
13:14en tout cas,
13:15des éléments qui sont à notre disposition.
13:17On a vu des vidéos
13:17dans lesquelles elle répond
13:18avec une grande désenvolture
13:20à des élus qui s'inquiètent
13:22ces dernières années,
13:23justement, de la situation.
13:24Elle prend d'ailleurs
13:25leurs interpellations
13:27comme des manipulations politiques.
13:28C'est comme ça qu'elle répond
13:29en disant
13:29oui, je sais,
13:30vous voulez revenir sur le périscolaire.
13:32Or, ça n'est pas directement
13:33la question qui lui était posée.
13:34Et en effet, après,
13:36c'est vrai dans ce cas-là
13:37et c'est vrai malheureusement
13:38à toutes les strates
13:38de la société désormais,
13:39il y a une dilution
13:40de la responsabilité
13:41qui est quand même folle.
13:43C'est vrai que c'est documenté.
13:46Il y a eu des alertes
13:47bien longtemps
13:48avant les quelques mois
13:50qui viennent de s'écouler
13:51pendant lesquels
13:52on a enfin pris conscience
13:53de la gravité des faits.
13:56Elle n'est malheureusement
13:57pas la seule,
13:58mais c'est quand même tragique
14:00de voir cette incapacité
14:02à demander pardon finalement.
14:05Je m'attendrais
14:08à la voir dire
14:09écoutez, vraiment,
14:11si je pouvais encore démissionner,
14:13je le ferais.
14:13Je suis vraiment désolée.
14:14J'assume ma part.
14:17Et là, on ne voit rien de tout ça.
14:19On ne voit rien de tout ça.
14:20Nous allons passer au débat.
14:23Je le disais tout à l'heure,
14:25Bruno Rotaillot,
14:26candidat à la présidentielle,
14:28déclarait,
14:28vous l'avez vécu,
14:30suivi en direct
14:31sur CNews,
14:32il déclarait par exemple
14:33que pour lui,
14:35c'est important
14:35de devenir propriétaire,
14:36de construire plus,
14:37de relancer le taux à zéro.
14:41La transmission doit être accélérée.
14:42Il voulait supprimer
14:43l'encadrement des loyers,
14:45créer un statut
14:45des bailleurs privés.
14:47Tout cela vient aussi
14:47après les propositions
14:49de Marine Le Pen.
14:50Ce soir,
14:51le débat,
14:52Marc Menon
14:53est le président
14:54de la Fédération nationale
14:56de l'immobilier,
14:57Loïc Quentin.
15:04Alors là aussi,
15:05ce n'est pas nouveau,
15:05M. Quentin.
15:06Non,
15:07il y a un temps
15:07que ça dure.
15:08Plus que cela encore.
15:09Moi,
15:09je me souviens
15:10de Dominique de Villepin,
15:12Premier ministre,
15:13et qui avait l'audace
15:14de dire le soir
15:15à la télévision,
15:18dorénavant,
15:18il faut que les gens
15:19qui ont un travail régulier
15:21soient prioritaires
15:23pour être abrités
15:24dans les logements
15:25d'urgence.
15:25Et on en est
15:26toujours là.
15:28même pire,
15:29puisque à l'époque,
15:30il y avait moins
15:31de demandeurs.
15:32Alors,
15:33est-ce qu'aujourd'hui,
15:35dans les propositions,
15:36que ce soit celle
15:37de Marine Le Pen,
15:38que celle
15:38de M. Rotaillot,
15:40on n'est pas là
15:41devant une sorte de vide.
15:42On parle un peu
15:43comme ça
15:45pour s'agiter,
15:47mais il n'y a pas
15:47de véritable solution.
15:49Est-ce que le logement
15:50doit dépendre
15:52exclusivement
15:52de la loi du marché ?
15:54Non,
15:55pas du tout.
15:55Mais simplement,
15:56il y a un réveil politique
15:57aujourd'hui
15:58sur la question
15:59logement,
15:59parce que ce n'est pas
16:00une question
16:00qui est récente.
16:01Ça fait 20 ans
16:02ou 30 ans
16:03que les politiques
16:03du logement...
16:04D'abord,
16:05le logement est absent
16:05toujours des campagnes
16:06présidentielles.
16:07On n'en a pas parlé.
16:08Et quand on en parle,
16:09notamment,
16:09c'est pour prendre
16:10des positions
16:10qui aggravent
16:12la condition réelle
16:13du marché.
16:13Nous sortons de 10 ans
16:15du gouvernement
16:15de Macron,
16:16d'Emmanuel Macron.
16:17Nous avons entendu quoi ?
16:18Que dire ?
16:18L'immobilier,
16:19c'est de la rente.
16:20Nous avons effectivement
16:21eu des politiques
16:22systématiques
16:22qui ont dégradé
16:23le marché,
16:24une loi climat-résilience,
16:27des restrictions
16:28sur la location,
16:29et même,
16:30je dirais,
16:30une phrase historique
16:31d'Emmanuel Macron.
16:33Finalement,
16:34le logement,
16:35c'est de la surdépense
16:36publique
16:37pour de l'inefficacité
16:38collective.
16:39Ou un autre
16:39de ces ministres,
16:40il faut sevrer
16:41l'immobilier
16:41de la drogue fiscale.
16:42Or,
16:42aujourd'hui,
16:43la réalité,
16:43elle est la suivante.
16:44Tous les secteurs
16:45du logement
16:46sont en crise.
16:47Le logement social,
16:48la location du parc privé
16:50et l'accession
16:51à la propriété.
16:52Bruno Retailleau
16:52va dire oui,
16:53l'accession à la propriété
16:54est en panne
16:55et je vais vous dire pourquoi.
16:56Ce sont des chiffres,
16:57nous nous cessons
16:57de les répéter.
16:59Nous sommes passés
16:59de 57,8%
17:01de propriétaires en France
17:02à 57%.
17:03Il y a un appauvrissement,
17:06une paupérisation
17:06de l'accession
17:07à la propriété
17:07et pire encore,
17:09ce ne sont pas
17:09nos cinquantenaires
17:10qui en souffrent.
17:11Ce sont les jeunes,
17:12les plus fragiles
17:13et les revenus.
17:13Monsieur Quentin,
17:15le salaire médian,
17:16c'est 2000 euros.
17:18Mais oui.
17:18Comment avec 2000 euros
17:20vous pouvez obtenir
17:21d'une banque
17:22un crédit pour acheter ?
17:23Mais je partage
17:24le travail.
17:24Et comment également
17:25obtenir d'un propriétaire
17:27le droit à l'accession
17:28du logement
17:29en tant que locataire
17:31puisqu'il faut
17:31trois fois la somme
17:34afin d'obtenir le bail ?
17:36C'est mathématiquement
17:38impossible.
17:39Un deux pièces
17:40j'ai regardé les prix
17:41à Paris
17:42c'est au minimum
17:441600 euros.
17:45Mais Marc Benant
17:45c'est mon combat
17:46de tous les jours
17:47notamment faire en sorte
17:48que le logement
17:48soit le moins cher possible
17:49mais aujourd'hui
17:50dans tous les cas
17:51gouverner c'est prévoir
17:52est-ce que l'on dit
17:53mais il n'y a aucun cap
17:54dans ce pays
17:54sur une prospective
17:56affichée volontariste
17:56sur comment on fabrique
17:58le logement.
17:58Alors comment faites-vous
17:59vous puisque là
18:00les politiques
18:01il faut leur donner
18:01une leçon
18:02qu'est-ce qui permettrait
18:03d'avoir
18:04dans un temps
18:05relativement court
18:06parce que là
18:06il y a urgence
18:07il y a les gens
18:08qui couchent dehors
18:09Je pense
18:09bien évidemment
18:10et quand on parle
18:11oui les gens
18:11qui couchent dehors
18:12Mme Macron nous avait dit
18:13il n'y aura plus de SDF
18:14dans un an
18:14il y en a 350 000
18:16aujourd'hui
18:16et je dis tout le temps
18:17ces statistiques
18:1833% des SDF
18:20ont un travail
18:21ça veut dire
18:22qu'aujourd'hui
18:23le facteur d'exclusion
18:24n'est plus le travail
18:25mais le logement
18:26C'est ce que je disais
18:27par rapport à Villepin
18:30Je ne cesse de le répéter
18:31partout
18:31il y a 11 groupes parlementaires
18:33à l'Assemblée nationale
18:34et enfin
18:34un réveil
18:35ils sont tous conscients
18:36que le logement
18:37est une cause nationale
18:39et qu'il va falloir
18:40trouver des solutions
18:40mais
18:41Mais qu'est-ce que vous leur suggérez ?
18:42Mais bien évidemment
18:43on a des tas de propositions
18:44Alors allez-y
18:45Ça sera long
18:46de vous les expliquer
18:46Oui non mais
18:47une ou deux
18:48Je dresse quand même
18:49le constat aujourd'hui
18:50de la situation
18:51Si les 11 groupes parlementaires
18:52sont conscients
18:53de la crise de logement
18:53les solutions qui sont proposées
18:55ne sont pas du tout
18:56tous les mêmes
18:56et c'est l'intérêt
18:58au moins à 8 mois
18:59des élections
18:59qu'on soulève le débat
19:00je suis satisfait
19:01d'entendre Bruno Brettaillot
19:02Edouard Philippe
19:03va faire des propositions
19:03Oui mais
19:04Monsieur Quentin
19:06Apparemment
19:06à chaque fois
19:07ils ont choisi
19:08mais c'est comme
19:09pour la crise scolaire
19:11etc
19:11il n'y a pas de solution
19:12Moi je vous demande
19:13à vous
19:13le professionnel
19:14quels sont
19:15les deux ou trois
19:16traits principaux
19:18qui donneraient au moins
19:19une orientation
19:20pour espérer
19:21une amélioration
19:21Je l'ai dit tout d'abord
19:23la première cible
19:24et la priorité
19:24ce sont les jeunes
19:25aujourd'hui
19:2623% des moins de 30 ans
19:28n'ont pas de travail
19:29alors donc
19:30et quand ils n'ont pas de travail
19:31ils n'ont pas de logement
19:32et quand on n'a pas de logement
19:33on n'a pas de travail
19:34Oui mais si vous avez un travail
19:35à 1500 euros
19:36Je continue
19:37non mais
19:37bien évidemment
19:38ce n'est pas la petite logement
19:40qui va améliorer les salaires
19:41mais déjà
19:42que les jeunes soient accompagnés
19:44notamment
19:45sur le fait de pouvoir
19:47louer un appartement
19:48ou de devenir propriétaire
19:49quand je vois les statistiques
19:507%
19:51des jeunes
19:52qui gagnent moins de 30 000 euros
19:54peuvent accéder à la propriété
19:56ont obtenu un crédit
19:57en 2025
19:58c'est à dire
19:59tout le reste n'est pas finançable
20:00on est finançable
20:01quand on touche
20:02plus de 60 000 euros
20:03aujourd'hui
20:04la vraie question
20:05c'est de dégager
20:07des masses budgétaires
20:09pour accompagner financièrement
20:10des ménages
20:11qui sont en grande difficulté
20:12les masses budgétaires
20:13c'est une question d'économie
20:14du budget de l'Etat
20:14dans le cadre de la loi de finances
20:15mais il va falloir trouver de l'argent
20:16Donc renonce à taux zéro
20:18par exemple
20:18comme propose Bruno Rottaglio
20:19c'est bien
20:19Le prêt à taux zéro
20:20moi je ne m'y fierais pas
20:21au prêt à taux zéro
20:22parce que quand vous faites
20:23du prêt à taux zéro
20:23quand vous avez des intérêts
20:24à 2%
20:25ça ne coûte pas cher à l'Etat
20:26mais si nous sommes
20:26dans une perspective
20:27d'une spirale inflationniste
20:29et notamment avec une hausse des taux
20:30quand les taux sont à 7%
20:31on a bien de difficulté
20:32à financer du prêt à taux zéro
20:33Non
20:33moi je suis pour une bonification
20:35des taux d'intérêt plafonnés
20:36ce n'est pas la même chose
20:37qu'un prêt à taux zéro
20:38Alors qu'est-ce que c'est concrètement
20:39qu'une bonification
20:40des prêt à taux zéro plafonnés ?
20:41Quand on est prêt à taux zéro
20:42c'est-à-dire
20:43si vous avez un marché
20:44à 3,50%
20:45il y a une part d'intérêts
20:45qui sont compris
20:46entre 0 et 3,5
20:48les intérêts
20:48et bien c'est-à-dire
20:49c'est une bonification d'intérêts
20:50l'Etat les paye
20:59Et j'en reviens toujours
21:00aux gamins de 25 ans
21:02ou même parfois
21:03des gens de 40 ans
21:04et qui gagnent 2000 euros
21:06avec des taux de loyer
21:08qui dépassent largement
21:10ce que autorise la loi
21:13puisque c'est trois fois plus
21:14Mais c'est la guerre
21:14pour tous les français
21:15pour pouvoir se loger
21:16et même je dirais
21:17nos étudiants
21:19statistiques je donne souvent
21:2017% des étudiants
21:21renoncent à leurs études
21:22parce qu'ils ne trouvent pas de logement
21:23ou ils vont d'abord chercher un logement
21:25avant de s'inscrire dans l'université
21:26Est-ce que c'est digne
21:27d'un pays comme la France ?
21:28Mais est-ce que par exemple
21:29est-ce que Airbnb
21:30est l'un des concurrents ?
21:32Aujourd'hui il y a
21:32nombre d'appartements
21:33il y a nombre d'appartements
21:35qui ne sont pas loués
21:35des gens qui achètent
21:37en étant à l'étranger
21:38ça reste vide
21:38et Airbnb
21:40Ça c'est un constat rapide
21:41il faudra m'inviter
21:41je vous dirai pourquoi
21:42Airbnb oui c'est un véritable fléau
21:44moi je pense qu'il y a des maires
21:45notamment le maire de Barcelone
21:47le maire de New York
21:48le maire de Pékin
21:49a eu un courage
21:50d'interdire dans tous les cas
21:52les Airbnb
21:52sur les grandes villes
21:53moi j'attends la même chose
21:54du maire de Paris
21:54ça rapporte 600 millions
21:55à la ville de Paris
21:56je crois qu'il faut un courage
21:57on ne peut pas loger
21:59un travailleur
21:59dans du Airbnb
22:00et il faut limiter
22:01je vous donne une statistique
22:02c'est qu'en l'espace de 15 ans
22:03la part des logements
22:05meublés à Paris
22:06a doublé
22:07et doublé dans toutes
22:08les grandes villes de France
22:09parce qu'on y voit
22:10un intérêt fiscal
22:11là l'exemplarité
22:13elle est à donner
22:13du côté des élus
22:14et faire en sorte
22:15que les élus
22:15prennent des dispositions fiscales
22:17qu'on traite de la même façon
22:18un logement meublé
22:18qu'un logement vide
22:19il n'y a pas de différence
22:20entre les deux
22:21mais au moins
22:22avec un logement vide
22:23loué sur une longue durée
22:25des travailleurs
22:26et des étudiants
22:28donc demain
22:29est-ce qu'il y a quand même
22:31une capacité d'action
22:34qui verrait
22:34le fléau
22:35s'amenuiser légèrement ?
22:37mais bien évidemment
22:38je crois qu'à un moment
22:39vous savez
22:39les corps intermédiaires
22:40ont été sacrifiés
22:41pendant 10 ans
22:42on n'est pas entendus
22:43on n'est pas écoutés
22:44pour faire passer
22:44une proposition
22:45j'entends une
22:46qui a pris
22:47Brude Retailleau
22:48la portabilité
22:48de la transferabilité
22:49des prêts
22:49je me bats pour ça
22:50moi ça je ne comprends pas
22:51ça je ne comprends pas
22:52je vous l'expliquerai
22:53je vous l'expliquerai une autre fois
22:54simplement
22:55quand vous avez emprunté
22:56à 1%
22:57on vous est exposé
22:58à des prêts
22:58à 4,5%
22:59quelqu'un
23:00plutôt que de rembourser
23:01son crédit
23:01est emprunté
23:02à 4,5%
23:03il garde son crédit
23:04à 1%
23:05ça existait
23:06dans l'histoire
23:07du financement
23:07de l'immobilier
23:08je n'arrive pas
23:08à faire passer
23:09cette disposition
23:10c'est une position
23:11simple
23:11mais je crois que
23:12nous avons besoin
23:13au niveau de la classe politique
23:16de courage politique
23:17et d'idées nouvelles
23:18et les idées nouvelles
23:19viennent notamment
23:20des corps intermédiaires
23:21nous en avons
23:21bon
23:22dernière question
23:22moi je vais faire le gauchiste
23:24je vais me fâcher
23:24avec mon ami Mathieu
23:25quelle surprise
23:27soyez vous même
23:28comme d'habitude
23:29non mais
23:30ne devrait-on pas
23:31à un moment donné
23:33dire
23:33il n'y a plus
23:33un seul appartement
23:34qui soit
23:35sans locataire
23:36il n'y a plus
23:37de biens
23:39c'est à dire que
23:39oui
23:40l'état
23:40n'est pas
23:41accaparateur
23:42mais donne
23:43des obligations
23:44pour que
23:45les gens
23:46aient ce droit légitime
23:47qu'est celui
23:47vous voulez qu'on puisse
23:50prendre les logements vacants
23:50pour les donner
23:51à ceux qui n'en ont pas
23:52non non
23:52ce n'est pas les données
23:53c'est d'obliger les gens
23:54à les louer
23:54ce n'est pas pareil
23:55vous savez
23:55en moyenne en France
23:57le taux de logements vacants
23:58c'est 8,3%
23:59sur tous les territoires
24:00donc à Paris
24:01s'il y a 10%
24:01c'est parce que
24:02aussi vous avez
24:0210 000 habitants
24:04qui quittent la ville
24:05chaque mois
24:0612 000 habitants par an
24:07donc on crée de la vacance
24:09notamment
24:09ces logements vacants
24:10et en réalité
24:10il y en a 3,4 millions
24:11en France
24:12mais ils ne sont pas à Paris
24:13ils sont dans tout
24:14la diagonale du vide
24:15vous savez
24:15dans des territoires oubliés
24:16dans la Creuse
24:17dans le Cantal
24:17là où il n'y a plus personne
24:18pour occuper
24:19il n'y a plus de vie économique
24:20c'est ça la vacance de logement
24:21une vacance technique
24:22une vacance frictionnelle
24:23une vacance de succession
24:24mais aussi une vacance commerciale
24:26Merci infiniment pour ce débat
24:27peut-être une question subiédière
24:29allez-vous faire le tour
24:30des candidats à la présidentielle
24:31justement
24:31pour faire vos propositions
24:33en matière de logement
24:34Je répondrai à toute sollicitation
24:35d'un candidat
24:36notamment à la présidentielle
24:37s'il souhaite m'entendre
24:38sur des propositions rationnelles
24:39En tout cas
24:40c'était très intéressant
24:41ce débat
24:41je retiens priorité aux jeunes
24:43je retiens réveil politique
24:45vous saluez le réveil politique
24:46qu'il y a sur le logement
24:47je retiens aussi
24:48le logement social
24:49le parc privé
24:50l'accès à la propriété
24:51sont en crise
24:52et je retiens aussi
24:53que le facteur d'exclusion
24:54aujourd'hui
24:55n'est plus le travail
24:56mais le logement
24:57On marque une pause
24:58on revient à 19h
24:59pour Face à l'Info
25:00A tout de suite
25:00Encore merci
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