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  • il y a 13 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Yves, à quoi vous venez d'assister là ?
00:02On a tourné pendant une heure et demie autour du pot avec François Hollande
00:05qui ne veut pas dire s'il ira ou qu'il ira pas.
00:06Si, moi je veux vous le dire.
00:07C'est un homme madré avec beaucoup d'expérience
00:13et qui attend qu'une chose, c'est que la primaire du Parti Socialiste élargie,
00:18un tout petit peu élargie, se plante pour parler vulgairement
00:22et qu'il soit là en recours et il se pose en recours.
00:25Alors il nous a fait une démonstration ce soir d'un homme
00:28qui a une très haute opinion de la France, il l'a vraiment marqué
00:31et c'est là en cela qu'il a fait, il s'est posé une distinction par rapport à...
00:36Il n'en parle pas comme ça.
00:39Mais alors ce qui est tout à fait étonnant par rapport à tous les candidats
00:42qui aujourd'hui essayent de jouer la rupture
00:45parce que c'est ce qu'ils pensent que les Français attendent,
00:48ils ne jouent pas la rupture, ils jouent le changement dans la continuité.
00:54Et ça c'est l'expérience d'un ancien président
00:57et c'est aussi l'expérience d'un homme qui voit comment la France évolue
01:02et qui se dit je ne peux pas me présenter comme je l'étais il y a dix ans,
01:11socialiste, affirmé, et qui est beaucoup plus rond, je dirais, dans les affirmations.
01:16Agathe Leberner, évidemment, on parlera du carburant dans un instant,
01:18mais une petite question sur François Hollande,
01:20est-ce qu'il peut apparaître pour vous, femme de gauche,
01:24comme un recours possible à gauche pour la présidentielle ?
01:27Est-ce qu'il vous a convaincu dans ce registre-là ce soir ?
01:30Alors là, on n'est pas du tout dans le temps de la présidentielle.
01:33Par ailleurs, je suis venue pour parler de la question du prix du carburant,
01:37du pouvoir d'achat, du niveau de vie, des salaires.
01:39Il faut mesurer la gravité de la situation dans laquelle on est.
01:42On a vécu un été complètement catastrophique,
01:45avec une canicule, plusieurs vagues de chaleur qui ont été gravissimes,
01:50qui ont fait plus de 7000 morts, des incendies dans toute la France
01:54que les pompiers ont eu beaucoup de mal à affronter au regard des moyens.
01:58Mais pour affronter tout ça, il y aura notamment un candidat à la présidentielle à gauche,
02:01ou plusieurs d'ailleurs.
02:02Mais il y a surtout la question du budget qui va être votée,
02:06commencer à être discutée à la fin du mois.
02:08D'ailleurs, François Hollande participera au vote de ce budget.
02:10et donc à la bataille pour gagner un budget d'urgence sociale
02:15qui puisse répondre aux besoins des citoyens, des citoyennes, des travailleurs.
02:18Et puis, il y a les questions sociales qui s'imposent dans cette rentrée.
02:21La question du prix du carburant, vous en avez parlé,
02:24mais aussi des mobilisations qui ont eu lieu aujourd'hui en France,
02:26dans l'énergie, dans la santé, pour nos services publics,
02:29pour la sécurité sociale.
02:31Voilà les actualités.
02:33Et on parle de ça, on parle du carburant dans une seconde.
02:34Franck Louvrier, je ne résiste pas à vous,
02:36qui est proche de Nicolas Sarkozy, qui avait été à ses côtés pendant des années.
02:41Vous avez vu qui ce soir ?
02:42Je pourrais dire, moi, président, j'ai oublié ce que j'ai fait il y a 9 ans.
02:46Parce que la réalité des choses, c'est qu'il est parti
02:49parce qu'il n'avait pas réussi sur le chômage.
02:51Et il nous explique qu'en fin de compte,
02:54il n'avait peut-être pas si mal réussi pendant tout ce quinquennat.
02:57Donc, il y a eu beaucoup d'amnésie.
03:01Après, je peux comprendre qu'il essaye de se construire une nouvelle vie politique.
03:06On le voit bien dans ses déclarations et dans ses schémas.
03:09Il a même oublié que la responsable du Parti Socialiste, aujourd'hui,
03:13a fait alliance avec l'EFI pour les municipales.
03:14C'est Johanna Roland.
03:16Donc, il a oublié tout ça.
03:17Vous avez entendu ce que dit François Hollande ce soir.
03:19Oui, mais clairement.
03:20Elle est fille terminée.
03:21Mais il est quand même socialiste.
03:23Mais la patronne du Parti Socialiste a fait alliance avec l'EFI,
03:25mais il est toujours socialiste.
03:26Enfin, on voit que c'est quand même un peu compliqué.
03:28Marie, vous qui étiez aux premières loges ce soir,
03:31on a essayé, on s'y est tous mis pour voir s'il serait candidat.
03:33On a tenté.
03:34Il ne le dira pas ce soir.
03:36Mais le recours en cas, effectivement, de manque de souffle
03:40pour le candidat à la primaire socialiste,
03:43c'est le rôle que veut se donner François Hollande.
03:45Oui, et de ce point de vue, je partage tout à fait l'analyse d'Yves Tréhard.
03:49On a essayé d'y aller.
03:50Il veut laisser passer cette séquence de la primaire socialiste
03:54qui, au détour par ailleurs d'une question,
03:58il a l'air de balayer complètement.
03:59C'est-à-dire que je crois même, c'est toujours compliqué
04:02de se souvenir précisément quels ont été ses mots,
04:05mais je crois même qu'il parle d'une élection locale.
04:07J'ai l'impression qu'il a l'air de totalement enjamber cette élection,
04:11considérant, quand on lui manque, le casting et l'affiche
04:15assez peu de crédibilité dans les uns ou les autres.
04:18Je l'ai évidemment titillé sur la candidature de Ségolène Royal.
04:21Est-ce que, si c'était elle, sortait vainqueur de la primaire,
04:25quand même un lien familial, elle est la mère de ses enfants ?
04:29Bon, il ne veut pas aller sur ce terrain-là.
04:31Il la considère comme crédible.
04:33Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, François Hollande le recourt.
04:36Il a l'air de parfaitement y croire.
04:37Je retiens cette phrase.
04:39Je sais ce qu'il faut penser du monde.
04:41Et il se positionne, comme toutes les crises qu'il a développées longuement,
04:45comme étant en capacité, lui, d'être demain dans le bureau ovale
04:48ou au Kremlin face à Bémy-Demar Poutier.
04:50Un extrait à vous soumettre avant de parler de carburant.
04:52François Hollande, je le disais, LFI, terminé.
04:56Là, je vous parle d'une coalition de gouvernement.
04:59On ne peut pas être sur la même ligne pour gouverner le pays
05:02que LFI, qui propose de brûler la dette.
05:06Donc, jamais...
05:06C'est un problème difficile d'être avec des incendiaires,
05:09de la dette, qui d'ailleurs ne vont incendier rien du tout,
05:12qui seraient dans une obligation de sortir de l'Union européenne.
05:15Ce n'est pas possible de gouverner.
05:16D'ailleurs, ça ne l'a pas été non plus après la dissolution.
05:20Jean-Luc Mélenchon n'entend pas gouverner avec d'autres que lui.
05:24On ne peut pas être avec des positions incompatibles les uns avec les autres.
05:27LFI dans une position incompatible avec ce que je propose.
05:31Que les choses soient claires.
05:32C'est incompatible.
05:34Cette incompatibilité...
05:35Il y avait la clarification qui était nécessaire ?
05:36Oui, la clarification est nécessaire, mais je trouve ça assez fort de café, si vous voulez.
05:41Parce qu'il nous parle que depuis 2024, c'est impossible.
05:44Qu'est-ce qui s'est passé le 7 octobre 2023 ?
05:47Le 7 octobre 2023, il s'est passé une horreur qui a frappé le monde
05:51et que la France insoumise a eu bien du mal à condamner quand ils l'ont condamné.
05:56Avec un mouvement de résistance qui s'appelle le Hamas
05:59et qui est un véritable mouvement de terroriste.
06:00Et ça, M. Hollande qui s'assoit à la table de M. Poutine, Trump et des grands de ce monde,
06:09ce qu'il a fait, et d'ailleurs la politique étrangère, c'est tout à fait intéressant,
06:13menée pendant le quinquennat à Hollande a peut-être été un des points positifs de son quinquennat,
06:19il faut le souligner, ça il l'oublie un peu.
06:22Donc il passe un peu vite là-dessus.
06:24Et toutes les promesses que les socialistes font aujourd'hui en disant
06:29plus jamais, Jean-Luc Mélenchon, n'est plus jamais d'alliance avec la France insoumise,
06:35attention, il y a des législatives après la présidentielle.
06:39Le parti socialiste aujourd'hui est un parti moribond, est un parti rachitique
06:46et il ne pourra pas, si lui est président, le président François Hollande,
06:52s'il ne pourra pas gouverner avec un parti socialiste dont il est néanmoins issu
06:56et qu'il a d'ailleurs largement contribué à faire vivre,
07:01il ne pourra pas gouverner sans lui, le parti socialiste,
07:04il ne pourra pas être constitué une majorité sans la France insoumise.
07:08C'est absolument impossible.
07:09Mais Yves, c'est peut-être pour ça qu'il regarde un peu plus vers le centre,
07:13ce qui fait dire à Olivier Faure que François Hollande est de droite.
07:16à la portion congrue parce que le centre est l'héritier, qu'on le veuille ou non, d'Emmanuel Macron.
07:23Et comment on peut dire qu'on n'est plus en phase avec LFI alors qu'il a été élu
07:28grâce aux voix d'Elefi ?
07:30C'est la question que je lui ai posée.
07:31C'est quand même formidable.
07:32Non mais comment voulez-vous être crédible dans une telle position ?
07:35Il répond que le LFI de 2024 d'après-dissolution n'est plus celui de l'Elefi.
07:39Bien évidemment, et le François Hollande non plus n'est plus le même.
07:42Mais accessoirement, c'est quand même des électeurs.
07:44Et je ne vois pas comment il peut avoir une majorité parlementaire sans avoir des voix d'Elefi.
07:48Donc il y aura une alliance avec LFI, c'est une évidence.
07:51Autre extrait, autre déclaration ce soir de François Hollande,
07:54qui parle du vide à la tête de l'État.
07:58Est-ce que vous avez vu le ministre de la Pêche, de l'Agriculture ?
08:01Est-ce que vous avez vu le ministre de l'Industrie, le ministre des Transports ?
08:04Et puis le Premier ministre.
08:05Je veux bien croire que j'ai été dans des fonctions, vous l'avez rappelé, à la tête de l
08:10'État.
08:11Je sais que c'est difficile, que c'est compliqué.
08:13Mais il y a d'abord une présence humaine qui est attendue.
08:16Une compréhension de ce qui se passe.
08:18J'allais dire même une compassion à l'égard des Français qui, aujourd'hui,
08:22ou font la queue dans des stations où il n'y a déjà plus d'essence,
08:25ou ont un prix du carburant qui dépasse 2,30€,
08:28quand c'est sur certaines routes, 2,50€.
08:31Donc il y a cette présence nécessaire.
08:34On a l'impression d'un vide au sommet de l'État.
08:36Alors là, je vais vous dire une chose, c'est qu'on a l'impression qu'il est un peu
08:39déconnecté.
08:40Parce que les Français ne demandent pas de la compassion.
08:43Ils sont exaspérés. Ils sont dans l'exaspération.
08:46Ils veulent, pour une majorité d'entre eux, que des décisions soient prises.
08:51Ils ne veulent pas qu'on aille sur le...
08:52Pas des grandes déclarations.
08:53Mais pas des grandes déclarations comme ça.
08:56Exactement.
08:56Et ce n'est pas vrai, d'ailleurs, que les ministres sont aux abonnés absents.
08:59Je crois que le Premier ministre lui-même est là, et le ministre de l'Économie.
09:03D'ailleurs, il faudrait bien qu'ils soient et l'un et l'autre sur la même longueur d'onde,
09:06ce qui n'est pas le cas.
09:07C'est plutôt ça qu'il faut critiquer.
09:09Pardon.
09:09Alors, à chaque fois, je reviens là-dessus.
09:10Mais, petite parenthèse, c'est ça, le cornu, on ne le voit jamais.
09:13On ne l'entend jamais.
09:15C'est quand même particulier, Franck Louvrier.
09:16Non, mais c'est plutôt un bon communicant, même si on l'entend peu.
09:20C'est un non-bon communicant.
09:21Non, ce n'est pas parce que vous êtes sur les plateaux de télévision,
09:23matin, midi et soir, même tard, la soirée, que vous êtes un bon communicant.
09:26Mais non, le fait est, c'est que quand vous êtes Premier ministre,
09:29surtout avec une équipe qui n'est pas simple à gérer,
09:31et bien évidemment une partie parlementaire qui est encore plus compliquée,
09:36il ne faut pas être trop exposé.
09:38Il n'y en a pas besoin.
09:39Et puis, il y a des ministres qui sont...
09:40Non, je pense que c'est un faux débat.
09:42C'est un faux combat.
09:43Il ne faut pas mener ce combat-là.
09:44De la part de François Hollande, il a tort.
09:46Le combat, il n'est pas là.
09:47Il est dans la proposition, il n'est pas dans la posture.
09:49Agathe Leberner, il faut qu'on s'interroge sur ce qui vient
09:51avec cette grogne qui monte autour du carburant.
09:53Voilà ce que dit François Hollande,
09:54et je vous poserai la question après de ce qui vient,
09:56de la contestation qui pourrait naître de cette colère autour du carburant.
10:00Écoutez ce qu'en dit François Hollande sur l'éventualité
10:02de voir un mouvement tel que les Gilets jaunes
10:05ou un mouvement, j'allais dire, similaire.
10:09Mais ce que je ressens, c'est qu'une partie des Français
10:11attend l'élection présidentielle.
10:14Mais c'est long l'élection présidentielle.
10:15S'ils ont le sentiment que rien ne se produit d'ici l'élection présidentielle,
10:19sans doute qu'il y aura des mouvements.
10:21Mais il y a deux crises possibles d'ici l'élection présidentielle.
10:24Il y a une crise sociale si à un moment,
10:27aucune réponse sérieuse n'est apportée
10:30ou aucune compréhension de ce que vivent les Français.
10:32Il y a une deuxième crise qui peut s'ajouter à la première.
10:34C'est la crise financière.
10:36Si à un moment, et le pays, et aussi les marchés financiers
10:42doutent de ce qui se produit jusqu'à l'élection présidentielle,
10:46alors nous pouvons vivre une double crise.
10:48Et je ne la souhaite pas.
10:49Merci.
10:49Merci.
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