00:00Raphaël Glucksmann, aujourd'hui, c'est Jean-Luc Mélenchon qui est en tête dans les sondages.
00:04Et hier, lors de son meeting au Bourget, il a justement dit « il faut une rupture radicale et c
00:09'est moi qui vais porter cette rupture ».
00:10Donc, il a aussi sa voix à porter à gauche.
00:14Qu'il ait sa voix, c'est une évidence absolue.
00:17Moi, je disais, qui peut prendre le pouvoir dans ce pays ?
00:20Et je pense avec certitude que Jean-Luc Mélenchon ne peut pas être président de la République
00:26parce qu'il fait trop peur à 70% de la population française,
00:32parce qu'il a fait du bruit et de la fureur sa stratégie,
00:35parce qu'en réalité, il ne peut pas battre Mme Le Pen quand il se retrouve face à elle.
00:41Mais quand vous le voyez, ces derniers jours, il s'est appuyé par exemple sur l'exemple de Lula,
00:44en disant « entre les deux tours, il peut se passer des choses ».
00:47Et donc, en réalité, le vote pour Jean-Luc Mélenchon, à la fin,
00:53permettra la prise du pouvoir par l'extrême droite dans notre pays.
00:57Et je suis convaincu que ce qui va se passer, c'est l'inverse des dernières élections.
01:03L'inverse de 2017 et l'inverse de 2022.
01:06Il avait commencé très bas et avec une campagne qui était très puissante,
01:10moi je reconnais sans aucun problème ça, il était monté très haut.
01:14Cette fois-ci, il part très haut.
01:16Il part très haut, mais pourquoi ?
01:17Parce qu'à un moment donné, la question qui va se poser à chacune et chacun d'entre nous,
01:22en particulier à gauche, c'est notre capacité ou pas
01:25à empêcher l'extrême droite de prendre le pouvoir dans ce pays.
01:28Parce que Mme Le Pen est, oui, aux portes de l'Élysée.
01:32Et qu'il y aura donc une réflexion très différente des dernières élections.
01:37Mais tout de même, il y a des images qui sont fortes.
01:39Maintenant, on va arrêter de parler que de Jean-Luc Mélenchon.
01:40Non, mais parce que...
01:41Évidemment, je voulais juste quand même...
01:42On a quand même aussi, nous, un projet.
01:43Et moi, j'aimerais dire une chose simple.
01:45C'est qu'aujourd'hui, la politique française, c'est un affrontement de césarisme.
01:48Moi, je suis le seul à porter une véritable rupture.
01:51Parce qu'il y a un point commun quand même entre Jean-Luc Mélenchon,
01:55Emmanuel Macron, Mme Le Pen.
01:58C'est cette verticalité absolue.
02:01Cette croyance dans l'homme providentiel.
02:03Cette certitude que la parole du chef doit descendre de manière verticale.
02:09Moi, je pense l'inverse.
02:10Je veux que la France devienne une démocratie beaucoup plus démocratique.
02:14Je veux changer la manière dont on préside et dont on gouverne ce pays.
02:17Je pense que ce pays a besoin de respirer.
02:20Je pense qu'il faut déconcentrer les pouvoirs.
02:21Si vous le permettez.
02:22Je pense qu'il faut décentraliser.
02:23Il faut le montrer dès cette campagne.
02:25Et vous savez, il y a Yannick Jadot qui est ici.
02:27Demain, on présente la révolution écologique.
02:29Est-ce que moi, je vais faire un one-man show d'une heure et demie ?
02:31Est-ce que je vais expliquer par A plus B plus Z l'ensemble des mesures que nous proposons ?
02:36On va le faire ensemble et il sera en charge.
02:38Et c'est lui qui va le mettre en place ensuite quand il sera au pouvoir avec moi.