00:00François Calfon, Raphaël Luxman, c'est votre candidat, vous l'avez choisi.
00:03Pourquoi lui ? Il vous a convaincu hier soir ?
00:05Il m'a convaincu, puis là quand je l'entends, et je suis son collègue au Parlement européen,
00:09je peux témoigner du fait que c'est un homme extrêmement engagé pour la France au Parlement européen
00:14et pour la transition écologique.
00:16On a vécu un été dantesque des méga-feux,
00:20nous sommes engagés dans ce qu'on appelle le Green Deal, c'est-à-dire la neutralité carbone en 2050,
00:24et c'est un homme qui effectivement, il dit je ne suis pas un politicien professionnel,
00:27il est engagé, on ne va pas se mentir.
00:29Mais il suit son cap, celui finalement de l'écologie, celui de la souveraineté,
00:34ça ne se voit pas très bien ici en France, mais il veut vraiment redresser la France,
00:38il a cette France chevillée au corps, moi je dirais que c'est dans le sillage d'un Marc Bloch
00:43par exemple,
00:44quelqu'un qui a embrassé la République et qui est habité, c'est-à-dire qu'on voit bien,
00:49certains politiciens discutent en disant mais il n'aurait pas dû dire ça,
00:52par exemple sur la question des accords avec Jean-Luc Mélenchon,
00:54il suit son cap, ce n'est pas le cap de tout le monde, mais il y a une grande
00:57cohérence.
00:58– Il ne souhaite pas l'accord avec Jean-Luc Mélenchon ?
00:59– Il ne souhaite pas l'accord avec Jean-Luc Mélenchon parce qu'il n'en partage pas les valeurs,
01:03il considère que finalement Jean-Luc Mélenchon est sorti des radars de la gauche
01:07quand lui-même a quitté les chemins de l'universalisme.
01:10Je commence par cet exemple qui m'a un peu interpellé, M. Taché là, pour nous répondre,
01:15mais quand aux universités de la France insoumise,
01:18vous avez une table ronde qui dit qu'il faut abandonner les lois antiterroristes
01:21parce que ce serait des lois racistes, là on dit est-ce qu'il y a deux gauches irréconciliables ?
01:26Ça vaut le coup de poser la question.
01:27– D'accord, mais Aurélien Taché va vous répondre, parce que je ne comprends pas,
01:30pardon, mais les premiers adversaires de Raphaël Luxman dans cette course à l'Elysée,
01:35ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon ni Marine Le Pen,
01:37ça va être Philippe Brun, Jérôme Guèche, Ségolène Royal et sans doute Olivier Faure.
01:42– Vous faites bien de me poser la question.
01:44– Pourquoi aller dans cette primaire alors qu'il n'est pas socialiste ?
01:47– C'est vrai qu'on n'a plus l'habitude entre le Rassemblement national
01:51où il y a des désignations automatiques quasiment familiales
01:54et la France insoumise où il n'y a pas de désignation du tout,
01:57nous on a une désignation, c'est-à-dire qu'il y a de la démocratie à l'intérieur du
02:00parti.
02:00– Il n'est pas obligé d'y aller en fait.
02:01– Il n'est pas obligé, mais je pense que c'est le chemin qu'il a choisi
02:04parce qu'il se sent en cohérence avec les idées socialistes et social-démocrates.
02:08Je donne un détail que tout le monde est allé.
02:10– Il a besoin d'argent du PS, des 500 signatures, c'est ça ?
02:13– Donc des élus socialistes ?
02:14– Évidemment que c'est ça.
02:15– Je t'ai aimé d'une phrase, elle bouillonne, elle veut répondre.
02:19– Elle bouillonne, alors laissons-la bouillir.
02:20– Évidemment que Raphaël Gluckman, s'il devait être le candidat
02:22de la gauche social-démocrate, a besoin des moyens financiers du PS.
02:27– Sous-titrage Société Radio-Canada
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