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  • il y a 4 semaines
C’est "oui". Candidat officiellement déclaré à l’élection présidentielle depuis ce dimanche 23 août, le social-démocrate Raphaël Glucksmann a annoncé par le même coup qu’il participerait à la primaire organisée par le Parti socialiste et sa formation politique, Place publique. S’il s’avance avec le costume de favori dans cette élection interne, qui rendra son verdict en octobre, l’eurodéputé fera face à plusieurs outsiders.

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Transcription
00:00Mais Chloé Morin, quand je parle d'épaisseur, Jean-Luc Mélenchon il convoque un imaginaire.
00:06D'ailleurs il assume lui une bataille culturelle, il veut l'hégémonie culturelle pour sa nouvelle France.
00:12Est-ce qu'il a tout compris, une manière de faire de la politique quoi qu'on en pense,
00:15c'est-à-dire conquérir les imaginaires et les représentations ?
00:19Oui, il utilise pour ça les outils qui sont ceux du combat politique aujourd'hui,
00:23qui sont essentiellement les réseaux sociaux.
00:24Il a parfaitement compris la logique des réseaux sociaux,
00:26qui est une logique émotionnelle, qui est une logique de la mise en scène de soi,
00:30y compris dans des scènes qui peuvent paraître anecdotiques.
00:34Et de ce point de vue-là, Marine Le Pen, alors c'est plutôt Jordan Bardella qui fait ça,
00:38mais au RN on sait faire ça aussi.
00:40Et la logique des réseaux sociaux est une logique de polarisation,
00:43et une logique qui ne favorise pas les candidats de la nuance, de la complexité,
00:48les candidats qui viennent vous expliquer que c'est assez compliqué de gouverner
00:52et qu'on ne peut pas raser gratis.
00:54Donc finalement, l'un et l'autre sont servis par le paysage médiatique tel qu'il existe aujourd'hui.
01:00Et moi ce qui me frappe, c'est que c'est la prime au caractère,
01:03mais c'est aussi la prime au hors-système.
01:05C'est tout ça, c'est, enfin, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen,
01:09ce sont deux voies de la colère contre les élites.
01:12Encore la colère ?
01:13Oui, bien sûr, contre les élites,
01:15contre la manière dont le pays a été gouverné depuis 40-50 ans,
01:19enfin on peut remonter jusqu'où vous voulez,
01:21mais pour moi c'est essentiellement ça.
01:23Ça ne veut pas dire que cette colère,
01:25il n'y a pas derrière une adhésion à des propositions.
01:27Il y a des valeurs très différentes dans les deux électorats.
01:31Il y a d'un côté une demande de justice,
01:33notamment fiscale, sociale.
01:35De l'autre côté, il y a une demande de régulation très très drastique de l'immigration.
01:39Donc les électorats sont très différents.
01:40Mais derrière, il y a la colère.
01:41Il y a la volonté de retrouver, de redonner à la politique
01:43la capacité à changer les choses.

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