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  • il y a 6 semaines
C’est "oui". Candidat officiellement déclaré à l’élection présidentielle depuis ce dimanche 23 août, le social-démocrate Raphaël Glucksmann a annoncé par le même coup qu’il participerait à la primaire organisée par le Parti socialiste et sa formation politique, Place publique. S’il s’avance avec le costume de favori dans cette élection interne, qui rendra son verdict en octobre, l’eurodéputé fera face à plusieurs outsiders.

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Transcription
00:00Mais d'abord, Yves Tréhard, la présidentielle, et vous nous lancez ce soir une alerte à destination de tous les
00:08téléspectateurs.
00:09Dans une présidentielle, quand on est à 9 mois de l'élection...
00:14Non, 7 mois.
00:14Ah, 7 mois ?
00:158 mois.
00:16On me dit 8 dans l'oreillette.
00:18C'est Isaac qui a toujours raison.
00:19Rien ne se passe jamais comme prévu dans une élection présidentielle, c'est votre alerte ce soir.
00:24Évidemment.
00:25Ne croyez pas tout ce qu'on vous dit.
00:27Alors, j'ai vraiment beaucoup de mal à dire ça parce que c'est vraiment ajouter du populisme au populisme.
00:32C'est une maladie de ce début de siècle qui est détestable.
00:35Mais enfin, c'est comme ça.
00:36L'expérience montre que ça ne se passe jamais, jamais, comme on le dit.
00:42Alors, sur les sondages d'abord.
00:43Et il y a un sondage aujourd'hui qui dit et qui répète qu'il peut y avoir une finale
00:49entre Mme Le Pen et M. Mélenchon.
00:52Et c'est plus que jamais d'actualité, je dirais, avec ce sondage Weiris Interactive qui nous met, Jean-Luc
00:59Mélenchon, très haut, beaucoup plus haut que ce qu'il est dans les précédents sondages.
01:03Or, on le répète, un sondage n'est pas prédictif.
01:07Un sondage est une bulle de savon qui peut exploser à tout moment.
01:12Et la vérité d'aujourd'hui n'est pas celle de demain.
01:16Sur les thèmes, aujourd'hui, à 8 mois, chère Lisa, du premier tour du scrutin, eh bien, quelqu'un nous
01:24dit, et ils sont nombreux à le dire, mais surtout Jean-Luc Mélenchon, eh bien, on l'écoute.
01:29Vous allez voir ce qu'il dit, c'était hier, dans la Rome.
01:32Le changement climatique ouvre une ère totalement nouvelle de la civilisation humaine.
01:41Pour s'y adapter, il est vital, je dis vital, de tout changer.
01:50Jean-Luc Mélenchon, l'enjeu principal, c'est l'environnement, c'est l'écologie.
01:54C'est l'écologie, et il n'est pas seul. Il y en a plein qui, maintenant, le disent, peut
01:58-être de façon aussi, pas aussi brillante que lui, mais tout le monde le dit.
02:02Foutaise ! Mais je vous dis, foutaise ! Vous allez voir, dans 7 mois, on va parler de tout à
02:07fait autre chose, et à chaque fois, c'est la même chose.
02:09Vous dites qu'on aura oublié la tornade.
02:11Il faut débat d'idées, il faut projet contre projet, mais ce n'est pas le long terme qui, à
02:16chaque fois, fait une élection présidentielle.
02:18C'est évidemment le court terme, ce sont évidemment les sujets de l'immédiat.
02:24Bon, donnez-nous des exemples.
02:25C'est aussi une canicule, fin avril.
02:27Oui, alors, ça pourrait, effectivement.
02:30Ah, ça a commencé en mai, cette année, ça pourrait être en avril à l'époque.
02:33Vous avez raison, mais ça rejoint ce que dit Yves, c'est-à-dire que rien ne se passe jamais
02:36comme prévu.
02:36Et vous avez d'autres exemples.
02:38Alors, les exemples, pour ce qui est des sondages, regardez, alors là, vous étiez à peine nés tous, là.
02:441988, on disait Raymond Barre, c'est plutôt flatteur, Raymond Barre allait être l'homme du deuxième tour face à
02:54François Mitterrand.
02:55Pouf ! Il a été plié sur le champ par Jacques Chirac.
03:021995, on disait, mais ça sera baladur, il sera même président tout de suite.
03:06La courbe s'inverse trois mois avant les élections.
03:10Et c'est Chirac qui devient président et pas du tout baladur.
03:152002, on disait, mais Jospin, c'est dans la poche.
03:18Et bien, c'est pas Jospin qui a été retenu pour le deuxième tour.
03:21Et vous savez, qui sait, c'était Jean-Luc Mélenchon.
03:23Pour ce qui est des thèmes, Jean-Marie Le Pen, pardon, sur les thèmes qui accompagnons, d'ailleurs, c'est
03:29intéressant.
03:30Non, je ne voulais pas, on ne relève pas, on avance.
03:342010, 2017.
03:36Alors, 2017, évidemment, Fillon, vous vous souvenez.
03:39Et puis, alors, sur le thème de campagne, ce qui va compter, moi, je vais vous le dire,
03:43sauf s'il y a une conicule, c'est évidemment le pouvoir d'achat, les impôts, et l'immigration, et
03:48la sécurité.
03:49Et j'ai un bon exemple, c'est ce qui s'est passé en 1982, avec Papy Oise.
03:57Papy Oise, c'était une affaire, c'était un vieux monsieur qui s'était fait cogner,
04:02salement cogner, trois jours du premier tour.
04:04Et bien, ça a complètement changé un peu la donne du scrutin,
04:08et ça a largement favorisé la candidature de Jean-Marie Le Pen, pardon, décidément.
04:17Alors, c'est pour vous dire que tout peut arriver, j'avais oublié, et ça c'est beaucoup plus triste,
04:22il peut y avoir un attentat, il peut y avoir des affaires, et les affaires, ça, on était quand même
04:27assez experts.
04:28Et puis, il y a une troisième chose, c'est qu'il y a l'art de perdre.
04:32Et l'art de perdre en France, ça m'a fait un livre d'ailleurs, qui est sorti il n
04:36'y a pas très longtemps.
04:37Bon, très bien. Commentaires ?
04:39Les deux campagnes sont tout à fait conjoncturelles.
04:42Moi, je propose de décaler du coup la présidentielle vers le mois de début juillet.
04:46Je pense qu'on parlera davantage de l'urgence climatique.
04:49Mais pour la fin, elle est prévue, effectivement, en avril et tout début.
04:52Mais Elsa Vidal ?
04:53Moi, ce qui me frappe, c'est qu'en fait, on est tous au courant du fait qu'on se
04:56rue bien avant l'heure,
04:58dans le débat politique, que les sondages vont nous emmener vers une voie qui ne sera pas la réalité.
05:04Mais on ne peut pas s'en empêcher. C'est notre nature. On essaye de contrôler ce qui va advenir
05:09en s'en saisissant par les mots, en quelque sorte de forger le futur qui, en réalité, nous échappe.
05:15C'est notre pauvre nature humaine.
05:17J'assumerais simplement une chose, c'est que je ne suis pas contre les sondages.
05:20Simplement, on sait souvent ne pas s'en servir.
05:24Ça tombe bien parce qu'on aura un sondeur avec nous tout à l'heure.
05:26Celui-là même qui a fait le sondage dont vous parlez à l'instant.
05:29On sera avec lui tout à l'heure à 23h.

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