- il y a 16 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On va parler de la colère lycéenne encore, je vous le disais, et les invités peuvent venir s'installer sur
00:05ce plateau.
00:05Merci d'avoir été avec nous. Vous reviendrez la prochaine fois, dialoguez avec ces lycéens, on organisera ça.
00:12Chiche !
00:13Chiche !
00:13Voilà.
00:14Attention, je m'en souviendrai.
00:15La colère lycéenne, donc, cette nouvelle journée de mobilisation qui est prévue ce mardi.
00:20On va justement accueillir nos invités pour essayer de se projeter sur cette journée.
00:24Je vais les présenter.
00:26Nous avons Nelly Garnier, conseillère de Paris. Bonsoir. Vice-président de la région Île-de-France.
00:31Henri Blunden, élève au lycée Simone Veil, pardon, dans le troisième arrondissement de Paris.
00:36Ilyes Djaouti, étudiant à Paris-Panthéon-Sorbonne. Bonsoir, bienvenue.
00:41Et François René, bonsoir. Secrétaire national du SNP de Haine. Comment on dit alors ?
00:46SNP de Haine.
00:47SNP de Haine. UNSA, proviseur à Paris. Bienvenue sur ce plateau.
00:52Un petit mot quand même, avant évidemment de parler des revendications de cette plateforme de concertation qui livre déjà quand
01:00même des résultats.
01:00Vous nous direz ce que vous en pensez.
01:02Mais un mot sur ces images qui ont quand même marqué cette journée.
01:05Cette salle de la faculté de Nantes qui a été saccagée, disons-le, par des étudiants qui ont été délogés
01:13lors d'une intervention policière ce matin,
01:15qui s'est déroulée dans le calme.
01:17On les voit ici, ces images. La présidente de l'université s'est dite concernée.
01:21Et puis il y a aussi ces gestes violents, filmés, de policiers.
01:2524 enquêtes de l'IGPN ouvertes.
01:28Pourquoi je parle de ça ? Parce que l'ancienne patronne de l'IGPN était ce soir sur le plateau
01:32de BFMTV, l'invité de Marc Fauvel.
01:34Et il lui a été demandé si le terme de violence policière était justifié.
01:39Voilà ce qu'elle répond.
01:41Il y a des policiers violents, mais dire qu'il y a des violences policières, ça veut dire qu'on
01:46institutionnalise la violence pour la police nationale.
01:49C'est ça surtout qui me choque.
01:51C'est qu'on ne peut pas dire que la police est violente parce qu'il y a des policiers
01:54qui sont violents et qui perdent les pédales, effectivement.
01:58Nelly Garnier, je vous entendrai bien sûr là-dessus dans un instant, mais d'abord je veux entendre nos étudiants,
02:04notre lycéen Henri.
02:05Est-ce que vous pensez que cette réponse est satisfaisante ?
02:08Est-ce qu'il faut effectivement faire la distinction entre violence policière et policiers violents ?
02:13Avant de répondre à votre question, à laquelle je vais répondre évidemment, d'abord merci de votre invitation.
02:17J'aimerais d'abord préciser qu'avec Iliès et moi-même, nous devions confronter ce soir le ministre de l
02:24'Enseignement supérieur qui, en plein milieu de l'après-midi, a refusé finalement de venir pour des raisons que nous
02:29ignorons.
02:30Pour un problème familial ?
02:31Pour un problème familial et nous...
02:33Puisque nous avons été en contact, nous, avec son attaché de presse...
02:36Écoutez, nous...
02:36On redit notre motivation...
02:38On redit notre motivation absolue pour pouvoir dialoguer avec ce ministre.
02:43Le plus tôt possible sera le mieux, car la colère lycéenne gronde encore et persistera de gronder.
02:48Mais en l'occurrence, il n'y avait pas un problème de volonté de dialogue, puisqu'il est venu il
02:52y a quelques jours discuter avec d'autres étudiants.
02:55Ça s'était passé calmement.
02:56Là, c'est un problème familial.
02:58En tout cas, c'est ce qui nous a été expliqué.
03:00Sur ces images, et ce que répond l'ancienne patronne de l'IGPN ?
03:04Écoutez, ces images, elles sont désolantes.
03:06Moi, j'aimerais beaucoup que dans notre pays, quand il y a des manifestations ou quand on a des revendications
03:10à porter,
03:11et Dieu sait que ces revendications sont très importantes,
03:14on a envie que ça se fasse dans le calme et que ce soit apaisé et que ce ne soit
03:17pas tendu.
03:18Bon, j'ai appris, si vous voulez, que cette fac à Nantes, quand les élèves ont été priés de sortir,
03:25tout s'est bien passé entre la police et les membres de cette fac.
03:30Donc, je suis déjà rassuré qu'il n'y ait pas eu d'altercation, si vous voulez, entre police et
03:34élèves à ce moment-là.
03:35Mais ces images, elles sont injustifiables, inqualifiables.
03:38Moi, je suis étudiant, enfin, je suis scolarisé dans un lycée qui a été lui-même saccagé.
03:43Enfin, la porte d'entrée a été brûlée lors d'une manifestation.
03:48Je sais ce que c'est que d'avoir un établissement qui est dégradé, et je trouve ça profondément choquant.
03:54En revanche, et c'est ce que j'ai dit d'ailleurs dans un précédent plateau, je refuse, moi, à
03:58titre personnel,
03:59en tant que lycéen non affilié dans aucun parti politique, que ces images occultent les revendications des lycéens.
04:07Et je le répète, elles sont absolument majeures.
04:09C'est l'avenir de la nouvelle génération.
04:11Mais, et on va en parler vraiment, promis, mais c'est important ce que dit la patronne de l'IGPN,
04:15parce qu'il y a ceux qui, d'un côté, parlent d'une répression policière aveugle,
04:19et ceux de l'autre qui parlent d'une réponse proportionnée aux casseurs et aux violences qui ont accompagné ce
04:25mouvement.
04:25Est-ce qu'elle a raison de dire que parler de violences policières, c'est institutionnaliser ces violences policières,
04:30et qu'il faut faire la distinction et parler de policiers violents dans certains cas ?
04:35Non, je pense que là, elle fait une acrobatie sémantique qui, honnêtement, n'a pas de sens.
04:40Ça conforte l'idée que les jeunes ont raison, en fait, d'avoir quelques doutes sur la légitimité,
04:45pour moi, en tout cas, de l'IGPN, quand on voit, en effet, l'ancienne patronne de l'IGPN
04:50nier l'existence de violences policières en direct.
04:54Elle n'a pas nié l'existence de violences policières.
04:56Elle a fait une acrobatie sémantique pour dire, en gros, que oui, ce n'est pas des policiers.
04:59En gros, elle a arrangé des mots pour dire que c'est des policiers violents plutôt que c'est des
05:02policiers.
05:02Oui, mais la distinction est importante.
05:05Ça veut dire que ce n'est pas l'institution qui est violente.
05:07Non, ce qui est important, c'est le résultat qui est directement sur les corps des jeunes.
05:10Pour vous, c'est une acrobatie, en tout cas ?
05:11On est d'accord.
05:12Oui, bien sûr.
05:13Du coup, c'est une acrobatie sémantique qui n'a absolument aucun sens
05:15et qui, justement, conforte les jeunes dans leur idée qu'en gros, l'IGPN,
05:18et en plus d'être ciblé par le Conseil de l'Europe sur sa structure qui est assez douteuse,
05:25peut être une institution qui est illégitime.
05:27C'est un autre sujet.
05:29Allons sur les revendications, justement, puisque, évidemment, vous voulez réagir là-dessus ?
05:34Oui, déjà parce que moi, je récuse totalement le terme de violence policière.
05:37Je veux quand même dire qu'on est dans un pays où, à chaque fois qu'il y a une
05:39suspicion de dérapage
05:41ou d'un usage illégitime de la force, il y a une enquête de l'IGPN.
05:44Ce n'est pas le cas partout.
05:45Ce n'est pas le cas partout.
05:46Par ailleurs, on dirait qu'on a complètement oublié que la base du contrat social,
05:51c'est que l'usage de la force est donné à l'État.
05:55Et là, on voit des lycéens qui nous disent « non, mais il y a de la violence des deux
05:57côtés,
05:57on s'affronte des deux côtés ».
05:59Non, ce n'est pas vrai.
06:00Pour vous, on ne peut pas mettre ces violences sur le même plan ?
06:02Les policiers sont là pour le maintien de l'ordre.
06:05Quand il n'y a pas de débordement, quand, ça a été le cas dans certains lycées,
06:08il y avait des regroupements d'élèves calmes devant les lycées,
06:12ils n'interviennent pas.
06:14Le coup de genou, c'est du maintien de l'ordre ?
06:18Ils interviennent quand il y a de la violence.
06:20Ils font face à une violence inuit.
06:21Vous savez, je suis élue du 11e arrondissement.
06:24Le 11e arrondissement, c'est Nation-République-Bastille.
06:26Donc, je les vois.
06:27J'ai vu à Bastille, vous avez des personnes qui ont détruit des restaurants,
06:34qui sont montés sur des toits pour lancer des choses sur la police.
06:37Et attendez, vous pouvez me laisser terminer, s'il vous plaît.
06:39Vous avez des choses qu'on a vues d'une violence inouïe,
06:43et par ailleurs que moi, je n'avais jamais vues.
06:46Vous n'avez pas un mot pour les jeunes, madame ?
06:47Excusez-moi, laissez-moi finir, s'il vous plaît.
06:49Ne soyez pas non plus agressifs.
06:51Allez-y, nous y terminez.
06:52Nous avons vu des jeunes, d'ailleurs qui n'étaient peut-être pas lycéens,
06:56mais en tout cas des jeunes cagoulés,
06:58qui ont agressé des proviseurs, des enseignants et des agents des lycées,
07:03parce qu'il y a aussi des agents des lycées dans les lycées.
07:06Et ça, c'est totalement inédit, et ça va dans le sens de ce qu'on voit à l'Université
07:10de Nantes,
07:11c'est-à-dire des personnes qui se retournent contre leur propre outil d'apprentissage
07:16et de lien avec le savoir.
07:18Et ça, il faut quand même que ça pose question.
07:21Et d'ailleurs, quand je prendrai l'exemple du jeune qui a été très violent à Belfort,
07:26il a dit « j'ai eu une poussée d'adrénaline ».
07:28Et ça doit aussi nous interroger sur ce rapport à la pulsion et à la canalisation de la violence
07:32qui est à la base aussi de notre vie en société
07:35et de ce qui est dans le cadre large de ce que doit être l'éducation
07:40pour vivre ensemble en société.
07:42Je ne vais pas vous mettre d'accord là-dessus,
07:44et je pense qu'il faut qu'on prenne le temps aussi de parler de vos revendications,
07:47parce que sinon, on fait exactement ce que vous ne voulez pas qu'on fasse,
07:50c'est-à-dire que les violences prennent le dessus sur les revendications.
07:53Juste très rapidement pour rappeler qu'il y a énormément, madame,
07:55énormément d'histoires, de faits, de plaintes qui ne seraient pas déroulées
07:58sans un téléphone pour filmer.
08:00Et ça, c'est catastrophique, madame, dans un état de droit.
08:02Écoutez, il y a des enquêtes, et les enquêtes...
08:04Et c'est des journalistes, par ailleurs, même sur le président, sur le BFM,
08:05il y a des enquêtes, et la réalité, c'est qu'il y a aussi...
08:08Les vidéos montrent aussi une violence inouïe, y compris...
08:12Sur les revendications, le monde a révélé les premiers résultats
08:15de cette plateforme de consultation lycéenne qui a été mise en place.
08:19Ce qu'on voit, c'est que les préoccupations qui reviennent le plus,
08:22ce sont d'abord celles qui concernent l'emploi du temps et la charge de travail,
08:2770%, vétusté et isolation du bâti scolaire, 48%.
08:30Ensuite, troisième position, manque de professeurs et absence non remplacée,
08:35et ce qui est intéressant, c'est que Parcoursup, dont on parle le temps,
08:38arrive en cinquième position.
08:40Est-ce que, tout d'abord, vous êtes, vous, François René,
08:42puisqu'on ne vous a pas encore entendu, surpris par ce qui ressort
08:46de cette plateforme de consultation, ces premières remontées ?
08:50Alors, je suis un peu surpris, je vous l'avoue,
08:53concernant la question de l'emploi du temps, de la charge de travail.
08:55Parce qu'on s'efforce de faire en sorte que les emplois du temps
08:59soient souvent au mieux.
09:00Alors, je ne sais pas si ça signifie qu'ils sont mal agencés,
09:02qu'ils s'occupent trop de temps.
09:04Ça, j'ai eu du mal à l'envisager.
09:05Parce que ça dépend de vous, directement, d'accord ?
09:07Alors, ça dépend de nous, ça dépend de tas de choses,
09:10parce qu'un emploi du temps, c'est quelque chose d'extrêmement fin
09:13qui se fait entre les enseignants, les contraintes bâtimentaires,
09:17les contraintes matérielles, et aussi ce qu'on souhaite faire
09:19pédagogiquement avec les équipes.
09:21Donc, c'est pour moi, en tout cas, que ça arrive aussi haut
09:24dans les questions.
09:26Je reconnais que c'est une surprise.
09:27C'est une surprise, mais pour autant, vous l'entendez.
09:29Bah, écoutez, de toute façon, je le constate.
09:32Donc, évidemment, je peux imaginer que pour beaucoup d'élèves,
09:35ce soit déterminant dans leur organisation temporelle.
09:39Donc, je le vois, mais c'est une surprise.
09:41Henri Bledon, vous vous retrouvez dans ces premières remontées ?
09:44Mais alors, pas tout à fait, justement.
09:46C'est-à-dire que, alors que les emplois du temps soient
09:49un sujet majeur, oui, bien sûr.
09:51Je veux dire, faire du 8h, 18h dans ce pays,
09:54c'est pour moi pas tolérable.
09:55Ah bon ?
09:56Oui, c'est pas tolérable, parce que quand vous prenez,
09:58si vous voulez, l'heure à laquelle vous devez vous lever
10:00et qu'ensuite, il y a les transports,
10:01pour ceux qui n'habitent pas proche de leur lycée,
10:03plus 8h, 18h, avec parfois juste une heure de trou,
10:06plus ensuite revenir à la maison, plus ensuite faire les devoirs,
10:08car on est quand même dans un pays où la culture des devoirs
10:11après les cours persiste encore, alors que c'est une aberration,
10:15ça fait déjà des très, très grosses journées
10:17et parfois, ça peut intervenir, si vous voulez,
10:19sur plusieurs jours de la semaine.
10:20Donc, c'est compliqué, ce sont les trous dans l'emploi du temps,
10:23l'impossibilité forcément parfois de rentrer chez soi,
10:26mais 8h, 18h, ça paraît pas non plus...
10:28C'est pas la vraie vie, 8h, 18h ?
10:30Non, mais la vraie vie, si vous voulez, en Allemagne,
10:32c'est pas la vraie vie, ça, 8h, 18h.
10:33En Allemagne, moi, je suis pas complètement favorable
10:36au système allemand qui fait lever les élèves très tôt,
10:38puisque les élèves commencent parfois à 7h55,
10:41je l'ai vu moi-même à Cologne,
10:43mais on a des élèves qui s'arrêtent entre 14h et 15h
10:45et qui, après, font du foot, font de la danse, font du dessin,
10:48et ça, c'est bien.
10:49Ça, c'est la culture du périscolaire,
10:51la culture des activités physiques
10:52qui permet d'avoir une jeunesse en bonne santé.
10:54Mais j'aimerais revenir sur les 16,4% de Parcoursup,
10:57ça, ça me surprend.
10:58Parce que Parcoursup, c'est une abomination, si vous voulez,
11:01que tous les élèves, les enseignants, les parents,
11:03contestent depuis l'origine.
11:04Et c'est vrai que voir que 16,4% des élèves
11:07sont préoccupés par Parcoursup
11:09et que ça arrive en 5e position, ça m'alerte.
11:12Mais vous, vous avez, par exemple,
11:13et après je fais tourner la parole,
11:15participé à cette consultation ?
11:16Vous êtes allé mettre...
11:17Non, pas encore.
11:19Il n'est jamais trop tard.
11:19Il n'est jamais trop tard.
11:20Bon, je tiens à dire que la plateforme
11:22est particulièrement mal foutue.
11:23Ah non, c'est vrai ?
11:24Même quand on essaie de mettre en place,
11:27c'est mal foutu ?
11:28Je ne trouve pas ça bien présenté.
11:30Sur l'ordre des revendications,
11:32et c'est vrai, cette place occupée
11:34à la 5e position par Parcoursup,
11:36vous aussi, vous êtes surpris.
11:37Est-ce que pour vous, au contraire,
11:39Parcoursup devrait arriver en tête
11:41et c'est la première chose qu'il faut retirer ?
11:42Précisément, je suis très surpris
11:43que justement Parcoursup arrive dernier.
11:45Mais ça montre aussi à quel point
11:46les élèves sont mal informés
11:48sur Parcoursup
11:49et à quel point ça peut représenter
11:50un danger pour leur carrière,
11:51sachant qu'un étudiant,
11:53en tout cas sur deux en France,
11:54c'est une statistique qui est établie,
11:55ne choisit pas sa filière étudiante.
11:57Donc ça, c'est particulièrement problématique.
12:00Et évidemment, ça fait de la peine
12:01de voir toujours, vous savez,
12:02des parents qui se cassent le dos
12:04à envoyer leurs enfants
12:04pour qu'ils étudient dans des lycées,
12:06pour qu'ils aillent tranquillement étudier,
12:08et qui, au final, finissent avec eux,
12:10avec un bac, avec une mention,
12:11et ne peuvent pas arriver
12:12dans leur filière d'études
12:13qu'ils ont choisie.
12:14C'est catastrophique.
12:15Mais en fait, ça me rassure aussi
12:16d'un point de vue
12:17que Parcoursup,
12:19les étudiants ne sont pas assez informés
12:21sur le danger que ça représente.
12:22Mais donc, finalement,
12:23cette consultation,
12:25elle a quand même du bon.
12:26C'est-à-dire qu'elle vous donne
12:28aussi des indicateurs
12:29sur ce sur quoi il faut continuer
12:31à dialoguer auprès de ceux
12:32qui se mobilisent.
12:34Non ?
12:34Enfin, je veux dire,
12:35ça vous donne aussi pour vous
12:36quelques informations, non ?
12:37Des remontées de terrain ?
12:38Bien sûr.
12:38En tout cas, ça ne répond pas
12:40aux dix mesures
12:40que nous, on avait mis en avant
12:41pendant plusieurs jours
12:43depuis vis-à-vis des ministres.
12:45En tout cas...
12:45Vous voulez dix milliards, dix mesures ?
12:47Oui, en tout cas,
12:47on veut que ça commence
12:48vis-à-vis des dix mesures.
12:49C'est-à-dire que là,
12:50pour le moment,
12:50le ministre n'a annoncé
12:51que des mesures
12:52qui, en fait,
12:52ne concernent pas
12:53les dix mesures qui sont listées,
12:54qui sont accessibles
12:55sur dixmesures.fr.
12:56Et moi, je trouve
12:56que c'est particulièrement problématique.
12:58Par contre, encore une fois,
12:59vis-à-vis de Parcoursup,
13:00c'est particulièrement inquiétant
13:01parce qu'il n'y a absolument
13:02aucune volonté du ministre
13:03à remettre ça en question.
13:04Et moi, ça m'inquiète.
13:06Nelly Garnier, deuxième position,
13:07revient donc la vétusté,
13:08l'isolation du pâtis scolaire.
13:10Ça dépend, en l'occurrence,
13:11des régions.
13:12Est-ce que vous allez répondre
13:13à ces demandes ?
13:14Écoutez, nous,
13:15on a fait un effort considérable
13:16sur la région Île-de-France,
13:17sur les lycées.
13:18On ne peut pas le nier.
13:19On a mis 6,6 milliards
13:21en dix ans.
13:21On a fait un rattrapage énorme
13:23parce que quand Valérie Pécresse
13:24a pris la tête de la région
13:25en 2016,
13:26les lycées décèdent
13:27dans un état
13:28de vétusté incroyable.
13:30On met 2 milliards par an
13:31sur les lycées.
13:32Le lycée Paul-Eliard,
13:34on peut en parler,
13:35qui est un des premiers lycées
13:36sur lesquels
13:36la contestation a commencé.
13:38Et Bali Bagayoko
13:39le savait très bien.
13:40Il y a un plan de rénovation
13:41de 45 millions
13:42qui est en cours
13:43et qui a été amorcé.
13:45Et donc,
13:45il a commencé
13:46de manière totalement populiste
13:48et en manipulant tout le monde
13:49sur cette grande cité scolaire
13:52alors que le plan de rénovation
13:53est en cours.
13:53La Seine-Saint-Denis,
13:54il faut savoir quand même
13:55qu'on a construit
13:563 nouveaux lycées
13:57qui, ça y est,
13:58sont construits
13:59et qu'un quatrième
14:00est en cours
14:01de construction.
14:02Donc,
14:02les moyens,
14:02ils ont été mis.
14:03Après,
14:04moi,
14:04je trouve que,
14:05qu'est-ce que ça montre ?
14:05Aujourd'hui,
14:06on voit d'ailleurs
14:07beaucoup de jeunes
14:08qui viennent sur les plateaux
14:09mais il n'y a pas
14:09une seule jeunesse.
14:11Voilà.
14:11Il y a beaucoup
14:12de jeunesses différentes
14:13avec beaucoup
14:13de préoccupations différentes.
14:15Peut-être un malaise global
14:16qu'il y a différentes choses
14:17mais personne ne peut s'arroger
14:19comme étant le représentant
14:20de la jeunesse
14:21avec sa liste
14:22de préoccupations.
14:23Et ça va continuer
14:24pour une partie de la jeunesse.
14:25Vous êtes à leur côté,
14:26vous,
14:27lors des manifestations ?
14:28Est-ce que vous faites partie
14:29de ces proviseurs
14:29qui sont aux côtés
14:30de leurs étudiants ?
14:31Alors moi,
14:32je ne suis pas dans les manifestations
14:33parce que je m'occupe
14:34de mon établissement
14:34et devant chez moi,
14:35j'ai un blocus important
14:36et tous les matins.
14:37Donc,
14:38de 6h du matin
14:38jusqu'à 19h le soir,
14:40nous sommes sur le trottoir.
14:41Nous discutons beaucoup
14:42avec nos élèves,
14:44nos étudiants
14:44pour essayer de trouver
14:45des modalités,
14:46d'abord,
14:46de déroulement du blocus,
14:48de beaucoup de vigilance.
14:49Moi,
14:49je leur dis surtout
14:50d'être très prudent
14:50parce qu'ayant vécu
14:52à plusieurs reprises
14:53des dérapages
14:54extrêmement importants
14:56et puis étant abasourdis
14:58par ce qui arrive,
14:58certes aux jeunes,
14:59je l'entends,
15:00mais aussi à des personnels
15:01de direction,
15:01en l'occurrence,
15:02des chefs d'établissement
15:03dont la tête est mise à prix
15:04à des endroits
15:04qui sont menacés,
15:06qui ont été incidés.
15:06Et qui ont été ciblés,
15:07violentés,
15:07ça fait partie.
15:08C'est des choses insupportables,
15:10quel que soit le bord,
15:10en tout cas.
15:11Juste un mot sur le parcours sup.
15:12Merci, il faut vraiment
15:13qu'on compte.
15:14Mais je pense que
15:15je ne suis pas d'accord
15:15avec ce que vous dites
15:16parce que les jeunes
15:17sont informés,
15:18ils ont 3 ans au lycée
15:20et dès la première,
15:21ils sont,
15:22mais alors,
15:23informés en continu
15:24par les équipes.
15:24Merci, à Paris.
15:24On marque une pause
15:25et on se retrouve,
15:26vous reviendrez évidemment
15:27sur ce plateau
15:28où on prolongera la discussion.
15:30C'était très court,
15:31trop court,
15:31on se retrouve dans un instant.
15:32On reviendra notamment
15:33sur ces déclarations
15:34de Donald Trump
15:35qui dit qu'il faut
15:35que les Ukrainiens
15:36changent de président.
15:37A tout de suite.