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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:0019h, la suite de Face à l'Infour.
00:03Bonsoir, si vous nous rejoignez à l'instant, tout de suite le JT, Isabelle Piboulot.
00:06Bonsoir, ma belle.
00:07Bonsoir à tous.
00:08À la une, attentat dans les Yvelines.
00:11La garde à vue du suspect a repris et pourrait durer jusqu'à jeudi.
00:15Elle avait été suspendue pour raisons psychiatriques.
00:18Kevin T conteste le caractère raciste de ces crimes, mais pas la matérialité des faits.
00:23Le procureur national antiterroriste précise que 128 munitions ont été tirées.
00:29Vendredi, quatre personnes sont gravement blessées, dont trois toujours hospitalisées.
00:34L'une d'elles avec son pronostic vital engagé.
00:37Homicide involontaire de Cédric Chouvia.
00:40Le procès des trois policiers jugés a été renvoyé à l'été prochain par le tribunal correctionnel de Paris.
00:46Il se déroulera du 21 au 23 juin.
00:50Le drame remonte au 3 janvier 2020.
00:52Après un contrôle routier, Cédric Chouvia, livreur de 42 ans, a été plaqué au sol.
00:57Il avait déclaré ne plus pouvoir respirer.
01:00Il décédera deux jours plus tard à l'hôpital.
01:02Nouvelle rassurante du pape Léon XIV.
01:05Le Vatican confirme son voyage apostolique en Amérique du Sud du 6 au 17 novembre.
01:11Le Saint-Père se rendra en Uruguay, en Argentine et au Pérou.
01:14Aucune contre-indication médicale après son intervention chirurgicale au poumon.
01:19A ne pas manquer sur CNews, à six mois de la présidentielle, le candidat David Lissnard, président de Nouvelle Énergie,
01:26sera l'invité de Laurence Ferrari demain dans Objectif Élysée 2027.
01:31Rendez-vous donc ce mardi à 21h sur notre antenne.
01:35Et puis à deux mois de Noël, la ville de Strasbourg a installé son immense sapin aujourd'hui sur la
01:40place Clébert.
01:40Une installation initialement prévue vendredi, mais reportée pour des raisons techniques et de mobilisation d'effectifs selon la mairie.
01:48Le lieu choisi correspond à l'épicentre habituel des manifestations.
01:5215 000 personnes s'étaient rassemblées le 17 octobre.
01:55Le marché de Noël se tiendra du 27 novembre au 24 décembre.
02:01Merci beaucoup Isabelle Pibolo.
02:03Au sommaire ce soir, plusieurs manifestations ont lieu dans des villes communistes, écolos,
02:10ou encore du RN, pour rendre hommage au jeune homme de 26 ans tué à Trappes ce week-end.
02:16Comment comprendre ceux qui ont cherché à instrumentaliser le massacre de Trappes pour en faire le procès ?
02:21Ceux qui ont appelé à la censure médiatique de la droite nationale.
02:25Faire taire un adversaire exige de renoncer au débat démocratique.
02:29Ne combattons pas le RN par des arguments et dans les urnes.
02:33Une démocratie qui choisit qui peut parler ne finit-elle pas par choisir qui peut gagner ?
02:39L'édito de Mathieu Bourque-Côté ce soir.
02:42Les réseaux sociaux abîment nos démocraties parce qu'ils créent une espèce de sidération devant les scènes de violence,
02:49a déclaré Emmanuel Macron.
02:50Ils sont pour certains des instruments de mobilisation du pire.
02:55Quel rôle jouent les réseaux sociaux dans leur capacité à informer,
02:58mais aussi dans leur possibilité de détruire tour de table avec les mousquetaires ?
03:04Quel est réellement le rôle des discours politiques et médiatiques dans le passage à l'acte violent ?
03:09Quels sont les enjeux de la liberté d'expression ?
03:11Le risque d'une escalade entre ultra-droite et ultra-gauche ?
03:14Comment analyser ce pays en ébullition ?
03:17Comme le déclare Emmanuel Macron.
03:18Et qui jette de l'huile sur le feu ?
03:21Olivier Vial est l'invité de face à l'info, directeur du CERU Centre d'études et de recherche universitaire.
03:27Nous reviendrons sur la victoire inattendue du Lula au Brésil.
03:31La présidentielle devant le favori Flavio Bolsonaro.
03:35Lui qui va demander l'annulation des élections.
03:38Flavio Bolsonaro.
03:39Lula gagne le palais, mais la droite tient le Parlement.
03:42Le Brésil sort des urnes coupées en deux.
03:45Que va-t-il se passer ?
03:47Et comment analyser cette victoire de Lula ?
03:50L'analyse de Michel Fayad.
03:52À Trappes, Emmanuel Macron a présenté comme un tournant une première.
03:56Un attentat visant des Français pour leur couleur de peau ou leur religion.
04:00Le chef de l'État a ensuite rectifié dans un tweet en fin de journée.
04:03Ce week-end, que révèle cette déclaration de son rapport à la parole et aux faits ?
04:07Étienne Campion, auteur du livre « Le président toxique » en édition augmentée,
04:11revient sur « Dix ans de pouvoir », les liens entre sa personnalité, ses méthodes.
04:16Étienne Campion est l'invité de Face à l'info à 48 heures de la sortie de son nouveau livre.
04:23Et puis, l'hymne national a été modifié au Stade de France.
04:27La Marseillaise appartient pourtant à tous les Français.
04:30Quand on veut, on vous confie l'honneur de la chanter.
04:33Vous donne-t-on carte blanche pour la réécrire ?
04:36Un hymne national, n'est-ce pas une mémoire commune ?
04:39Doit-on respecter les paroles ?
04:42L'édito de Mathieu Bocoté.
04:44Une heure pour tout se dire et sans tabou avec les mousquetaires.
04:48Et c'est parti.
05:01Le RN tenait son congrès samedi.
05:04Ses leaders y étaient, ses alliés aussi.
05:08Marine Le Pen y a tenu son discours de lancement de campagne.
05:11Mathieu Bocoté.
05:12Mais au même moment, on trouvait sur les plateaux télé des figures importantes de la France insoumise pour appeler à
05:19la censure.
05:20Suite au massacre de Trappes, qu'avons-nous vécu précisément depuis vendredi dans cette séquence incroyable ?
05:26C'est une séquence qu'il nous faut raconter et décrypter tout à la fois.
05:30Alors vous connaissez, il y a un concept qui revient de temps en temps, c'est l'accélération de l
05:33'histoire.
05:33C'est-à-dire, il y a toute une série de tendances lourdes qui traversent notre société et un jour,
05:38elles s'accélèrent, elles s'entrechoquent et dès lors, les conditions du chaos sont rassemblées.
05:44Et nous sentons tous, je crois, que nous sommes aujourd'hui contemporains d'une forme d'accélération de l'histoire.
05:51Alors, point de départ, la semaine dernière, nous en avons parlé ici, ici, d'ailleurs.
05:54Le RN doit faire son congrès et la gauche, pas que la gauche radicale, la gauche, donc des socialistes à
06:01révolution permanente, au point levé, aux écolos, à la société civile, aux syndicats, à la France insoumise, bien évidemment,
06:08se rassemblent pour dire, nous devons faire en sorte, il faut invisibiliser le congrès du RN.
06:14Nous prendrons les moyens nécessaires pour qu'il ne soit pas entendu.
06:18Et le fait est que ce congrès n'a pu se tenir que sous forme de confinement sécuritaire.
06:23Le congrès n'a pu se tenir que parce qu'il y a eu un dispositif policier tel qu'il
06:28n'était pas possible de le perturber vraiment.
06:30Mais quand la démocratie doit se passer avec un tel dispositif sécuritaire, c'est que nous ne sommes plus en
06:36démocratie.
06:37Par ailleurs, vendredi, le meurtre, le massacre de Trappes, et là, tout le monde retient son souffle.
06:43Parce qu'on se demande, mais qu'est-ce que c'est exactement?
06:45Et les informations viennent peu à peu.
06:47On le disait il y a un instant aussi, tout de suite, la gauche radicale, et j'y reviendrai, arrive
06:51avec son interprétation des faits.
06:53Avant même de savoir, ils prétendent savoir.
06:56Ils collent une théorie sur les événements sans le souci élémentaire des faits et vont commencer à la diffuser médiatiquement.
07:03À poser le récit.
07:04Exactement.
07:04Et la bataille du récit, je pense qu'on se fait quoi.
07:06Ça fait six ans qu'on travaille ensemble.
07:07La question du récit, on en parle souvent ici parce qu'elle est centrale dans nos sociétés plus que jamais.
07:13Et on a vu plusieurs informations se croiser pour, je dirais, modeler les esprits.
07:17Donc on nous a dit tout de suite, c'est un assassinat, en fait c'est un massacre, un attentat
07:22posé par un homme qui appartient à l'ultra droite.
07:24Il y a eu cette rumeur comme quoi on aurait retrouvé des tracts du RN dans sa voiture pour ensuite
07:30apprendre que ce n'était pas le cas, qu'il n'y avait pas de tracts, rien du tout qui
07:34était lié au RN dans la voiture.
07:35Donc là, quand on a vu ça, moi j'ai vu sur les réseaux sociaux des gens qui confessent un
07:39scepticisme peut-être exagéré.
07:41Je dis, mais qui a mis les tracts exactement?
07:43Comme si d'une certaine manière on commençait à douter de ce qui entourait cet événement.
07:47Je ne le mentionne que parce que je l'ai lu à plusieurs reprises ce week-end.
07:52Laurent Nunez, par ailleurs, nous dit, on est sur un attentat d'ultra droite, c'est clair, net et précis.
08:00Ça m'attend.
08:02Commentaire de Florence Bergeau-Blackler, qui est intéressante sur X, a dit « Pourquoi ne pas communiquer alors ce qui
08:06est clair, net et précis?
08:08Car en dehors des photos de sa présence dans des groupes pro-palestiniens d'extrême-gauche, on n'a pas
08:13beaucoup d'informations pour l'instant. »
08:14Donc il ne s'agit pas de remettre en question le récit de Laurent Nunez.
08:18Mais quand on dit des choses aussi nettes, probablement que les faits peuvent nous amener à faire consensus dans la
08:23description des événements.
08:25Je reviendrai dans un instant sur l'instrumentalisation médiatique de cette tuerie.
08:29Parce que pendant ce temps, pendant ce temps, il y avait, ne l'oubliez pas, samedi, les manifestations qui ont
08:34été relativement contrôlées.
08:36L'ultra gauche n'a pas été capable de ravager Paris, ou les autres villes d'ailleurs, comme la semaine
08:41précédente,
08:43à cause de la force du dispositif policier ou parce que les banlieues radicalisées ne s'en sont pas mêlées.
08:49Les deux opinions existent dans l'espace public.
08:52L'ultra gauche, sans l'aile radicalisée des banlieues, est-elle capable de tout ravager ?
08:57C'est lorsque les deux s'unissent que la situation devient explosive.
09:01Pendant ce temps, parce qu'on est toujours dans le même récit, Marine Le Pen fait son discours à Orléans.
09:09Et là, c'est un discours sous le signe de la Renaissance.
09:11Donc Jordan Bardella avait comme responsabilité, on pourrait dire, de survoler l'actualité.
09:15Et Marine Le Pen dit « Je veux plutôt vous raconter à quel moment de l'histoire de France nous
09:18sommes en ce moment. »
09:19Elle dit « La France a souvent chuté. Elle a souvent risqué la disparition, ou à tout le moins l
09:24'asservissement.
09:25Mais peut-être même la disparition. »
09:27Mais à chaque fois, on a trouvé des gens, des Français qui continuaient de croire en la France
09:31et qui ont été capables de la relever.
09:33Donc la référence à la Renaissance était explicite, c'est-à-dire la Renaissance dans l'histoire
09:37qui suivait le Moyen-Âge, pour laquelle elle avait des propos sans tendresse.
09:40D'ailleurs, je pense qu'on dit beaucoup de mal du Moyen-Âge, mais c'est un autre sujet.
09:44Son discours dépasse le contexte politique immédiat.
09:48Je ne dirais pas qu'elle se montrait optimiste.
09:50Il faudrait être un peu zozo pour être optimiste en ce moment.
09:52Mais elle est assurément volontariste.
09:53Elle dit « La politique peut renverser la tendance. »
09:56Et je note une chose, alors, plusieurs ont été critiques au fil du temps de Marine Le Pen,
10:01assez sévèrement.
10:02Franchement, c'était, quoi qu'on pense du contenu du discours, c'est un bon discours.
10:06Bien livré, bien pensé, bien articulé.
10:08C'était probablement, de tous les discours que j'ai entendus d'elle,
10:12probablement un de ses meilleurs.
10:13Et elle parlait de différents éléments qui dépassaient la politique ordinaire.
10:16Donc, elle parlait de la question de l'identité,
10:19mais elle la transcendait dans l'idée du récit commun.
10:21Elle parlait de la transmission de la culture.
10:23Elle parlait aussi du rapport à la civilité.
10:25C'est important, ça.
10:26Ces choses ordinaires qui font que la vie est pourrie
10:28par des comportements antisociaux au quotidien.
10:30Elle parlait du rapport à la beauté,
10:32qui caractérise l'excellence d'une civilisation.
10:35Elle dit qu'elle voulait croire à une Renaissance française.
10:37Et dans le contexte que je vous ai décrit,
10:39elle disait qu'elle voulait un discours
10:41sur le signe de l'apaisement et de la réconciliation.
10:43On pense ce qu'on veut du RN.
10:45Mais dans les circonstances, il y avait un contraste
10:46entre le volontarisme et l'appel à l'apaisement
10:49et une société qui se sent au bord du chaos.
10:52Vous avez évoqué le massacre de Trappes à Matula,
10:55gauche LFI, mais Paquel a voulu en profiter
10:59pour imposer sa lecture des événements
11:02et même en appeler à la censure.
11:04Oui, franchement, ça, c'est l'autre événement dominant.
11:07Je pense que LFI et ses proxys ont fait un pas de plus
11:10dans le dévoilement de leur stratégie autoritaire
11:12depuis vendredi et samedi.
11:15Mais le premier, il faut le mentionner,
11:16Charlotte l'a fait très justement,
11:17c'est Emmanuel Macron qui m'a surpris.
11:20Le président de la République nous dit
11:21c'est la première fois qu'il y a un acte terroriste
11:24pour tuer nos compatriotes, nos enfants, en raison.
11:28On va l'écouter, effectivement.
11:31Ce qui s'est passé aujourd'hui, je le dis, c'est un tournant
11:34parce que c'est la première fois qu'il y a un acte terroriste planifié
11:38pour tuer nos compatriotes, nos enfants,
11:43à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur donne.
11:49Alors, moi, je pose quelques questions.
11:51Qu'est-ce que c'était Crépol?
11:53On voulait planter du blanc.
11:54Planter du blanc, c'est théoriquement vouloir tuer quelqu'un
11:56sur la base de sa couleur de peau.
11:58Le Bataclan, Nice, Mohamed Merah, le père Hamel.
12:02J'aimerais savoir comment caractériser ces faits.
12:04Alors, le président de la République, très justement,
12:06a corrigé son propos ensuite.
12:07Mais je suis fasciné par sa première réaction.
12:11Son premier commentaire devant les événements, c'est celui-là.
12:14Ensuite, soit le surmoi ou les services de communication de l'Élysée,
12:16les deux se confondent peut-être.
12:17Ça n'a pas le même impact sur les réseaux sociaux.
12:19Enfin, on décide de corriger son propos,
12:21mais ce qu'il dit, au fond de lui-même,
12:23j'ai l'impression, bien franchement,
12:24qu'Emmanuel Macron, au fond de lui-même,
12:26de temps en temps, il se dévoile.
12:27Et là, voilà ce qu'il pense.
12:28Il est en droit de le penser.
12:29Tout comme lorsqu'il avait dit qu'il n'y a pas de culture française,
12:31avant d'expliquer qu'il y en avait peut-être une finalement.
12:33Lorsqu'il se dévoile en ces matières,
12:35il nous disait finalement qu'il y a certaines victimes
12:37plus victimes que d'autres.
12:39Mais bon, à la rigueur, c'est le président de la République.
12:41Entre-temps, la gauche,
12:42époque la gauche radicale,
12:43elle a voulu s'emparer de cet événement atroce
12:46pour dire, voilà, cet homme n'est que le bras armé
12:50des discours d'intolérance, raciste,
12:53comme on les appelle,
12:54qui existent dans l'espace public.
12:56Et dès lors, il faut interdire ces discours,
12:59on verra comment ils les définissent,
13:00pour éviter que de tels événements ne se reproduisent.
13:02C'est le cas du maire de Trappes, notamment.
13:04Ali Rabek, j'espère ne pas prononcer son nom,
13:06lui qui est de génération S,
13:08qui appelle à interdire dans les débats
13:10le thème de ce qu'on appelle le grand remplacement.
13:12Et compare à ce sujet,
13:14il faut interdire le débat sur le grand remplacement
13:16comme on interdit les débats sur la Shoah.
13:20C'est particulier, quand même.
13:21Donc, décrire l'évolution démographique de la France,
13:25quel que soit le concept qu'on utilise pour nommer cela,
13:27et ensuite dire,
13:28est-ce qu'il y a des conséquences
13:29à cette islamisation de la France,
13:32au fait que la population du pays change profondément,
13:35parce qu'il y a de plus en plus de populations africaines,
13:37de populations qui viennent du Maghreb,
13:38est-ce que ça change l'identité du pays, oui ou non?
13:40Mais le simple fait de débattre de cela,
13:43on comprend que ça relève d'une théorie, selon lui,
13:45dont il faut interdire le débat.
13:47C'est quand même, autrement dit,
13:49vous serez peut-être accusé de délit de réel.
13:51Mani Bagayoko,
13:53qui ne cesse de se dévoiler, lui aussi,
13:55va encore plus loin.
13:56Je sais que c'est un échange qui se passe sur LCI.
13:58Je ne suis pas pour dire que celles et ceux...
14:01Écrire, dire les choses comme ça, en fait.
14:02Alors, on va l'écouter.
14:03Ah ben, allons-y.
14:04On l'écoute comme ça,
14:06on sera plus précis encore.
14:08Si vous arrivez au pouvoir, vous interdisez l'ERN ?
14:10Ah ben, nous, très clairement, ce que l'on va faire,
14:12déjà, un, on va combattre le Rassemblement National dans les urnes,
14:14ça, c'est acte 1.
14:15Acte 2,
14:16tous celles et ceux qui participent à propager la haine
14:18seront, bien sûr, lourdement sanctionnés,
14:20y compris dans les médias.
14:21Mais vous, vous seriez favorable
14:22à ce qu'on interdise de parole le Rassemblement National
14:25pendant cette campagne présidentielle ?
14:26Ah oui ?
14:27Mais c'est...
14:27Ah oui, c'est pas...
14:28À partir du moment où ils tiennent des propos racistes,
14:30je suis en désaccord.
14:31Mais ça veut dire quoi ?
14:32À partir du moment où c'est-à-dire que,
14:33actuellement,
14:33parce que la question de Guillaume Roquet est intéressante,
14:35c'est un débat qui a existé dans le passé,
14:37aujourd'hui, il n'existe plus beaucoup,
14:38mais vous dites,
14:39actuellement,
14:39vous interdiriez l'ERN de parole publique ?
14:42Bien sûr,
14:42mais comme il y a les groupuscules racistes
14:43qui existent en tant que telles,
14:44il faut les démasquer,
14:46il faut les mettre...
14:46Même si le premier parti de France,
14:48pardon,
14:48même si c'est le parti qui a fait X%
14:50aux présidents des élections.
14:51Mais pourquoi ?
14:51Mais le sujet,
14:52c'est justement
14:53parce que certains ont participé
14:54à la normalisation du racisme.
14:57Mathieu.
14:58Alors,
14:58Anne Niva ajoute,
14:59je pense qu'on l'a vu,
15:00comment on fait si quelqu'un est élu démocratiquement ?
15:02On ne peut pas lui donner la parole,
15:04demande-t-elle.
15:04Anne Niva,
15:05je peux me parler,
15:06ce n'est pas l'égérie de ce qu'on appelle
15:07l'extrême droite.
15:08Il répond,
15:09ça, c'est votre point de vue.
15:11Ça, c'est votre point de vue.
15:12Donc, il ajoute ensuite
15:13vouloir sanctionner les discours
15:14qu'il assimile au racisme.
15:16Il faut comprendre que dans la tête
15:17de M. Bagayoko,
15:20définition du racisme globalement,
15:21tout ce qui contredit
15:23la vision du monde
15:24de M. Bagayoko
15:24peut être assimilé au racisme
15:26d'une manière ou de l'autre.
15:27Alors là,
15:28ça va encore plus loin.
15:29Roquette,
15:29Guillaume Roquette,
15:30l'excellent journaliste
15:31du Figaro Magazine,
15:31lui dit,
15:32vous seriez favorable
15:33à ce qu'on interdise
15:33le temps de parole du RN
15:34pendant cette présidentielle ?
15:35Il répond,
15:36ah oui.
15:37Alors, globalement,
15:37qu'est-ce qu'on comprend ?
15:38C'est que le LFI,
15:39aujourd'hui,
15:40à tout le moins par le visage
15:41de M. Bagayoko,
15:42dit,
15:43il n'y a pas de plus
15:43dans la censure.
15:44La censure doit être assumée.
15:45Pendant ce temps,
15:46n'oublions pas Mélenchon
15:47qui attaque nos collègues
15:48de BFM en disant,
15:49vous BFM,
15:50surveillez-vous
15:50avec vos propos racistes.
15:52Une attaque d'une rédaction
15:53comme ça.
15:53Et j'aime redire,
15:54dans les circonstances,
15:55notre solidarité
15:56avec nos collègues de BFM,
15:58tout comme ils sont solidaires
15:58avec nous
15:59lorsque nous sommes attaqués.
16:00C'est important,
16:01la solidarité entre médias
16:02et je sais que BFM le sait.
16:04N'oublions pas par ailleurs
16:05que pendant ce temps,
16:06Zemmour,
16:07qui devait être sur BFM,
16:08a été déprogrammé.
16:10Si on comprend bien
16:10sous la pression
16:11de la SDJ,
16:12ça reste à préciser.
16:13Donc là,
16:14on déprogramme
16:14parce qu'il y a une pression,
16:15parce qu'on craint
16:16le discours de quelqu'un.
16:17Et n'oublions pas,
16:18pendant ce temps,
16:19dernier détail,
16:19Éric Coquerel
16:20que nous recevions ici hier,
16:22nous dit,
16:23voilà pour les journalistes
16:24ou les médias,
16:25voilà le récit
16:25que vous devriez faire
16:26des manifestations.
16:27Ce que vous présentez,
16:29ce n'est pas ce qu'on aime.
16:29Donc, on aimerait finalement
16:30une forme de LFI TV
16:31qui décrirait le réel
16:33plutôt que votre vision
16:34et votre liberté éditoriale.
16:35Ça annonce une belle liberté
16:36de parole
16:37dans la République LFiste.
16:40Un affrontement à venir
16:41entre le RN et l'FI.
16:44Les derniers événements
16:45ne viennent-ils pas
16:46légitimer cette crainte?
16:47C'est une crainte légitime,
16:49mais par ailleurs,
16:50on peut se demander
16:51si cet affrontement
16:52n'est pas inévitable.
16:53Le vieux régime
16:54qu'on a devant nous
16:55a accouché
16:56de la situation présente.
16:57On pensera ce qu'on veut,
16:59soit de Mélenchon,
17:00soit de Marine Le Pen
17:00ou d'Éric Zemmour,
17:01que je sache,
17:02il ne gouverne pas la France
17:03depuis une quarantaine d'années.
17:04Mélenchon, on peut, oui.
17:05Mais globalement,
17:07le régime a accouché
17:08d'une situation étonnable.
17:09Et le régime nous dit
17:10que cette situation étonnable
17:11que nous avons créée,
17:13eh bien, nous serons
17:13les seuls à pouvoir éviter
17:14qu'elle n'empire
17:15et ne vire à la catastrophe.
17:16C'est original
17:17comme point de vue.
17:18En baillonnant les autres.
17:19Mais avec une singularité,
17:20cela dit.
17:21Donc, il y a un affrontement.
17:22D'un côté,
17:22on pourrait dire
17:23le parti de la Nouvelle-France,
17:24c'est M. Mélenchon et compagnie.
17:25D'un autre côté,
17:26la France historique, éternelle,
17:28appelée-t-elle comme vous souhaitez,
17:29le camp national.
17:30Mais il y a une originalité
17:31de LFI là-dedans,
17:32et je terminerai sur cela.
17:34LFI annonce de mille manières
17:35qu'ils ne respecteront pas
17:36le résultat des élections
17:37si le RN l'emporte.
17:38C'est clair.
17:39Donc, certes,
17:40ils le disent clairement
17:41ou pas clairement,
17:42mais le message est envoyé.
17:43Nous ne respecterons pas
17:44le résultat des élections.
17:45Donc, c'est ce que j'appelle
17:46la takia LFI.
17:47C'est-à-dire,
17:48on joue le jeu de la démocratie,
17:49mais au même moment,
17:50la conteste,
17:50les résultats ne donnent pas
17:51ce qu'on souhaite.
17:52De l'autre côté,
17:53le RN,
17:53qui sera peut-être,
17:54on verra,
17:55majoritaire dans la population,
17:56mais qui ne l'est pas
17:57dans les institutions,
17:58sera-t-il,
17:58s'il n'emporte évité
17:59d'être débordé par la rue
18:01et éjecté par le haut,
18:03conseil constitutionnel et compagnie.
18:05Chose certaine,
18:05l'histoire va dans la direction
18:06d'un choc,
18:07d'une grande clarification.
18:08Il n'est pas certain,
18:09cela dit,
18:09que ce sera agréable.
18:11Dans un instant,
18:12on parlera de l'hymne national
18:14qui a été modifié avec vous,
18:16Mathieu Bocoté.
18:17On parlera de la victoire
18:18inattendue de Lula.
18:20On parlera aussi,
18:21avec Marc Menon,
18:22de cette victoire,
18:23ou pas,
18:23des lycéens
18:24qui ont été reçus
18:25à Matignon.
18:26A tout de suite.
18:30Lula, Brésil,
18:32il est le nouveau président.
18:34Coup de théâtre au Brésil,
18:35Michel Fayad,
18:36lui qui fête demain ses 81 ans.
18:38Il est réélu pour un quatrième mandat
18:42alors qu'il avait perdu le premier tour.
18:45Et Flavio Bolsonaro refuse
18:46de reconnaître sa défaite.
18:48Racontez-nous.
18:48Déjà, il faut mesurer l'exploit
18:50parce qu'effectivement,
18:52même si on n'a pas forcément envie
18:53de l'applaudir,
18:55mais effectivement,
18:55il y a trois semaines,
18:56Lula a été devancé
18:58par Flavio Bolsonaro
19:00qui avait donc obtenu 47%
19:03entre 45%.
19:05Et il était quasiment
19:07politiquement mort.
19:09Et d'ailleurs,
19:09après le premier tour,
19:11la bourse au Brésil,
19:13la bourse de São Paulo,
19:15avait eu son record historique.
19:18Les marchés, eux,
19:19avaient voté
19:19que la gauche était terminée.
19:21Et ils auraient dû attendre
19:23un petit peu
19:23avec ce qui s'est passé hier.
19:25Donc, on a vu que ce vieux lion
19:27qu'est Lula s'est réveillé.
19:28Vous savez que quand il était enfant,
19:30il cirait des chaussures.
19:31Quand il a été ouvrier à 17 ans,
19:33il a même perdu un doigt
19:35lorsqu'il était en train de presser.
19:37Et au dernier débat,
19:39Flavio Bolsonaro s'est un peu moqué de lui
19:42en lui disant,
19:43« Voilà, vous qui avez seulement
19:45neuf doigts, etc. »
19:47Et Lula a repris pour lui
19:50en disant qu'au moins,
19:51lui, il a travaillé.
19:52Et ce qui n'est pas,
19:54soi-disant, le cas de Bolsonaro.
19:55Donc, il l'a repris pour son compte.
19:58La morale de l'histoire,
19:59c'est un peu quand on se moque
20:00des autres parce qu'ils ont
20:01moins de doigts,
20:02on finit par mordre les siens.
20:06Et il y a également plus trouble.
20:08C'est que Flavio Bolsonaro
20:10est un évangéliste
20:11et il ne prit pas à la Sainte Vierge.
20:14Et il y a eu fin septembre
20:16une rumeur sur les réseaux sociaux
20:18qui disait qu'il voulait faire
20:21que la Notre-Dame d'Aparecida
20:23ne soit plus la patronne du Brésil.
20:26Donc, c'était une fake news.
20:28La justice a ordonné
20:30de retirer ses publications.
20:32Et Lula, lui, a dit
20:34qu'il ne sait pas que si c'est faux,
20:37mais en tout cas,
20:38l'information circule.
20:40Et dans un meeting au Nord
20:41reste du Brésil,
20:42Lula a fait le signe de croix
20:46et a pris une statue
20:48de la Sainte Vierge
20:48et l'a montrée devant la foule.
20:51Et vous savez qu'au Brésil,
20:52les miracles arrivent souvent
20:53à la veille des élections.
20:55Donc, quand la gauche
20:58lève la Sainte Vierge
20:59au-dessus de sa tête,
21:01c'est qu'elle a compris
21:02le cœur du pays.
21:04Et il y a des chiffres
21:05assez intéressants quand même
21:06qu'il faut relever.
21:07Entre les deux tours,
21:08Flavio Bolsonaro a gagné
21:093,7 millions de voix.
21:11Lula, lui, en a gagné
21:1310,4.
21:15Donc, c'est beaucoup plus
21:16que, si vous voulez,
21:19tous les autres petits candidats
21:20qui avaient été éliminés
21:21avec le report de voix.
21:22Et en fait, cela s'explique
21:24par différentes choses,
21:25notamment le fait
21:25que l'abstention a reculé.
21:27Près de 3 millions
21:28de votants supplémentaires.
21:30Et il faut également ajouter
21:31que sur WhatsApp,
21:32il y a ce qu'on appelle
21:33l'armée de Lula,
21:35qui a un groupe WhatsApp
21:36qui compte 3 millions de membres,
21:38plus de 3 millions de membres.
21:39Et le résultat a été,
21:40comme vous le disiez,
21:4051,8% pour Lula
21:43et 48,2% pour Bolsonaro.
21:46Je ne l'ai pas dit,
21:46mais ce n'est pas grave.
21:50Vous l'avez pensé si fort ?
21:52Je l'ai pensé si fort.
21:54Mais Flavio Bolsonaro
21:55demande l'annulation du scrutin.
21:57Est-ce que le Brésil
21:59revit le même cauchemar
22:00qu'en 2022 ?
22:01C'était terrible.
22:02En tout cas,
22:03il y a deux histoires
22:04dans cette nuit.
22:05Il faut, je pense,
22:07par obligation,
22:08raconter les deux.
22:09La première,
22:10c'est qu'hier,
22:11c'était une journée
22:11électorale bancale.
22:12À Salvador,
22:13au nord-est du pays,
22:14il y avait un problème
22:16de bus,
22:16puisqu'il n'y avait pas
22:17suffisamment de bus
22:18pour prendre les électeurs
22:20pour aller voter.
22:21Et le tribunal
22:23a décidé d'arrêter
22:25le responsable municipal
22:27en charge du transport.
22:29Ensuite,
22:29dans le sud,
22:30il y a eu des pluies
22:31diluviennes
22:32et des pannes de courant.
22:34Et le camp,
22:35Lula,
22:35lui,
22:35a demandé la prolongation
22:37du vote
22:38un peu partout.
22:39Et vers 17h,
22:40au moment de l'heure
22:41de fermeture,
22:42il y a un juge
22:43de la Cour suprême
22:43qui s'appelle
22:44Cristiano Zanin
22:46qui a accordé
22:47deux heures de plus.
22:48Le problème,
22:48c'est qui est Cristiano Zanin ?
22:50C'est l'ancien avocat
22:51personnel de Lula.
22:52Et c'est Lula même
22:54qui l'a nommé juge.
22:56Et le Brésil,
22:57ça reste quand même
22:58le pays du football
22:58où les bureaux de vote
23:01ont le droit
23:01aux prolongations.
23:02Puis il y a un arbitre
23:03qui est un ancien avocat
23:05de l'une des deux équipes.
23:08Et donc,
23:09en fait,
23:09le résultat a été
23:10que les urnes
23:10qui avaient déjà été fermées,
23:12on les a gardées fermées
23:14à 17h.
23:14Et celles qui n'avaient pas
23:15encore fermées,
23:16on leur a permis
23:17de voter jusqu'à 19h.
23:18Donc deux Brésils,
23:19deux horaires.
23:20Et personne ne saura
23:21jamais à qui cela a profité.
23:23En tout cas,
23:24Flavio Bolsonaro
23:25a contesté la procédure.
23:28Maintenant,
23:29la seconde histoire,
23:30elle est arithmétique.
23:31Le président du tribunal
23:32électoral
23:33qui avait été nommé
23:33par le père
23:34de Flavio Bolsonaro,
23:35Jair Bolsonaro lui-même,
23:37a reconnu
23:37la victoire de Lula
23:38et a estimé
23:39que la prolongation
23:40n'a rien changé,
23:41la prolongation du temps.
23:42Le camp,
23:43Flavio Bolsonaro
23:44lui-même
23:44avait réclamé
23:45la prolongation,
23:47donc cette prolongation
23:48du temps,
23:49mais uniquement
23:50dans quelques états.
23:51Donc la procédure
23:52prête à contestation,
23:53le résultat lui,
23:54ne peut pas être
23:55déclaré frauduleux
23:56sur cette seule base.
23:58Les marchés financiers
23:59par contre,
24:00eux,
24:00ont tranché
24:01à leur manière
24:01puisque ce matin,
24:02avant même l'ouverture
24:04de la bourse,
24:05il y a un fonds américain
24:07qui a investi
24:08dans les actions brésiliennes
24:09qui a perdu
24:10le quart de sa valeur
24:11avant même l'ouverture
24:12de la bourse.
24:14Et le vrai rapport
24:15de force est ailleurs.
24:17Le parti des Bolsonaro,
24:18ça vous l'aviez dit,
24:20est le premier parti
24:21du pays.
24:21Il a gagné
24:22le quart des députés,
24:23le tiers des sénateurs
24:24et avec le tiers
24:25des sénateurs,
24:26il a le droit
24:27de demander
24:28des enquêtes,
24:29des commissions d'enquête
24:30sur différents sujets.
24:32Donc Lula a gagné
24:33le palais
24:34mais il n'a pas gagné
24:35le pays.
24:35Et pour nous,
24:36Européens,
24:37qu'est-ce que ça change
24:38cette victoire de Lula
24:40applaudie tout de suite
24:41par Emmanuel Macron ?
24:42Beaucoup
24:42parce que le Brésil
24:43c'est le coffre-fort géologique,
24:45une sorte de coffre-fort géologique
24:47puisqu'ils ont du pétrole
24:48au large de Rio,
24:49imaginez-vous,
24:50sous deux kilomètres
24:51d'océan,
24:52sous une couche de sel
24:53parfois épaisse
24:54comme dix tours
24:55Montparnasse,
24:56dorment des réserves
24:57de pétrole gigantesques.
24:59Les Brésiliens
24:59l'appellent
25:00le pétrole du pré-sel
25:02parce qu'il se trouve
25:03donc sous le sel.
25:04Il représente plus
25:05des trois quarts
25:05du pétrole brésilien
25:07et Total Energy
25:08fait partie de ce champ
25:10et ce qui est assez cocasse
25:12on va dire
25:13c'est que le premier champ géant
25:14qui a été découvert
25:15a été baptisé Lula
25:17officiellement
25:18en hommage
25:19au Calmar
25:21qui se dit Lula
25:22en portugais
25:22personne n'y a cru
25:24et le même Lula
25:25qui recevait l'an dernier
25:27si vous vous souvenez
25:27au moment de la COP
25:29le monde entier
25:30donc en Amazonie
25:31pour sauver le climat
25:33défendre l'écologie
25:35pousse aujourd'hui
25:36pour le forage
25:37au large de l'Amazonie
25:39donc si vous voulez
25:40l'écologie
25:41c'est bien dans les discours
25:42le pétrole
25:43c'est bon pour le budget
25:44de Lula
25:45il y a aussi
25:46du niobium
25:47qui est un métal
25:48qui durcit l'acier
25:49des gazoducs
25:50et des avions
25:51qui nous sert également
25:52à nous
25:52et dont le Brésil
25:53produit plus de 90%
25:55de la production mondiale
25:56et il y a les terres rares
25:57parce que le Brésil
25:58est le deuxième pays
25:59au monde
25:59après la Chine
26:00qui en possède
26:01et les Etats-Unis
26:02convoitent ce trésor
26:03la Chine convoite
26:04également ce trésor
26:05la Chine
26:06c'est le premier client
26:07du Brésil
26:08et également
26:08son premier investisseur
26:09Lula lui
26:10joue sur deux tableaux
26:12le Brésil
26:13est le pilier
26:14des BRICS
26:14donc le Brésil
26:16russien
26:16de Chine
26:17et Afrique du Sud
26:18et il est également
26:19en train de négocier
26:20avec Trump
26:20pour
26:21en fait
26:22face aux droits
26:23de douane
26:23que Trump
26:23a imposé au Brésil
26:25il faut aussi
26:26ça c'est ce qui est bien
26:27parce que ça montre
26:27la souveraineté du Brésil
26:29par contre
26:29il faut quand même
26:29nuancer certains propos
26:31de Lula
26:32qui a quand même comparé
26:33la guerre de Gaza
26:34à la Shoah
26:35et d'ailleurs
26:36il y a des résultats
26:37assez intéressants
26:38qu'on a pu remarquer hier
26:40c'est que 80%
26:41des Brésiliens d'Israël
26:42ont voté pour
26:43Flavio Bolsonaro
26:4395% des Brésiliens
26:46de Ramallah
26:46eux ont voté
26:47pour Lula
26:48juste pour
26:50terminer
26:51Christine
26:51un point
26:52qui est un peu important
26:53c'est que la gauche
26:54brésilienne
26:55dépend vraiment largement
26:56de Lula
26:56il n'a pas préparé
26:58de successeurs
26:59et la question
26:59dans les prochaines années
27:01ça sera
27:01qui après lui
27:02est du côté de la gauche
27:03Merci beaucoup
27:05Michel Fayad
27:06dans un instant
27:06Olivier Vial
27:07on revient avec vous
27:08sur ce qui s'est passé
27:09à Trappes
27:10mais d'abord
27:11peut-être un coup de projecteur
27:12sur les lycéens
27:13Marc Menon
27:13les lycéens
27:14et les étudiants
27:15ont été reçus
27:16cet après-midi
27:17à 14h30
27:18à Matignon
27:18que retenir également
27:20de la conférence de presse
27:21du ministre
27:21de l'éducation
27:22Edouard Giffray
27:23par Corsup
27:24est-il supprimé
27:25qu'est-ce qu'on peut en retenir ?
27:27Moi j'ai l'impression
27:27qu'on assiste
27:28à une partie de bonnes taux
27:29depuis quelques temps
27:31que faire ?
27:33Alors on ne peut pas dire
27:34on est impuissant
27:35de toute façon
27:36on n'a pas d'argent
27:37il faut donner l'illusion
27:39mais ce qui est incroyable
27:42ils sont tellement perdus
27:43du côté du gouvernement
27:44que ce matin
27:46avant de recevoir
27:47les lycéens
27:48qui sont les représentants
27:50d'un mouvement
27:51qui est dans les rues
27:52et qui a déclenché
27:53une sorte d'épidémie nationale
27:55eh bien on reçoit
27:57deux influences
27:58ce monde est complètement fou
28:00c'est-à-dire que ce matin
28:01on reçoit
28:02moi je ne les connais pas
28:03ces dames
28:04elles sont peut-être
28:04très sympathiques
28:05elles ont peut-être du charme
28:06bref
28:06Mathilde Studi
28:08pensée
28:09elle mérite le détour
28:10elle a 199 000 abonnés
28:13ça rigole pas
28:14moi j'en ai 200
28:17Anna Baldi
28:19on l'appelle
28:20grande bavardeuse
28:21donc grande bavardeuse
28:23elle a 295 000 abonnés
28:28par conséquent
28:29ces deux femmes
28:30représentent la France
28:31représentent les lycéens
28:33les lycéens
28:34on verra tout à l'heure
28:35on aura quelques petits dialogues
28:36avec eux
28:37on fera semblant
28:38mais l'important
28:38c'est de savoir
28:39les deux représentants
28:41de la France
28:42ces deux femmes là
28:43on les reçoit
28:44à l'Elysée
28:44vous
28:45non
28:45enfin pas à l'Elysée
28:47chez le premier ministre
28:49dans quel monde vit-on
28:51comment est-ce possible
28:52et alors
28:53ce qui est extraordinaire
28:54c'est qu'on ne demande
28:56même pas la discrétion
28:57à ces dames
28:57ou alors
28:58elles n'ont pas de parole
28:58ça ce serait dommage
29:00quand on a autant d'abonnés
29:01parce que ce sont elles
29:03ce sont elles
29:04qui font filtrer
29:06les informations
29:07qu'annonce plus tard
29:09le ministre de l'éducation
29:11donc on se dit
29:12que le ministre de l'éducation
29:14le premier ministre
29:15qui reçoit les lycéens
29:16on s'en fout
29:17on a pris un petit pot ensemble
29:19il y avait des petits fours
29:19on n'est plus à quelques centimes près
29:21dans les dépenses
29:22pour dépasser la dette
29:24donc on peut se faire
29:25ce petit instant
29:27avec ces jeunes gens
29:29mais on savait d'ores et déjà
29:31qu'il y aurait donc
29:33une réforme de Parcoursup
29:36les étudiants et les lycéens
29:38ont dit
29:38on ne veut plus
29:39là attention
29:42on réforme
29:44un tout petit peu
29:45d'ici la rentrée
29:46parce qu'on n'a pas le temps
29:47de faire autre chose
29:47mais alors pour 2028
29:49il y aura de grands changements
29:50vous êtes là jusqu'à quand monsieur ?
29:53nous on est là jusqu'au 1er mai
29:55ah oui donc
29:55les choses vont se faire
29:56comme vous l'aurez décidé
29:57oui bien sûr
29:58un débat à l'Assemblée nationale
30:00finalement
30:00sur Parcoursup
30:01après vous avez
30:03vous avez l'amélioration
30:04de l'algorithme
30:07alors quand on sait
30:09tous les problèmes
30:09qu'il y a aujourd'hui
30:10avec l'IA
30:11l'électronique etc
30:13etc
30:13on n'est pas sûr
30:14que ça marche
30:15et puis alors après
30:16vous avez
30:17l'engagement
30:19pour
30:19les travaux
30:21aussi bien
30:22dans les lycées
30:23que dans les universités
30:26comme si
30:27vous pouviez
30:27décider comme ça
30:28alors on donne de l'argent
30:29on dit
30:30mais il faudrait déjà
30:31savoir exactement
30:33quels sont
30:33les états des lieux
30:35quelles sont
30:36les entreprises
30:37et parfois
30:38dans l'état dégradé
30:40de certains établissements
30:41il fait faire
30:41venir un architecte
30:43donc ça se fait pas comme ça
30:44on n'est pas
30:46dans une sorte
30:47de pragmatisme
30:49où le gars
30:50qui vient avec
30:52ses petits ciments
30:54et sa truelle
30:55et puis qui dit
30:56on fait quelque chose
30:56il y a un travail sérieux
30:58non non non
30:58et donc
30:59ce sont ses engagements
31:00alors quand les étudiants
31:01et lycéens sortent
31:03forcément
31:04je remarquerai quand même
31:05que ces jeunes là
31:07ils ont le sens
31:08de l'ouverture
31:09c'est-à-dire
31:09qu'ils représentent
31:10la démocratie
31:11ils représentent
31:13la liberté de penser
31:14ils représentent
31:16l'effervescence
31:17de l'esprit
31:18ils ont le sens
31:20de la philosophie
31:21butine un peu
31:22par toutes les informations
31:23et par conséquent
31:25ils ne parlent pas
31:26à CNews
31:26ils ne parlent pas
31:28aux représentants
31:31des troupes
31:32Bolloré
31:32donc moi
31:34qui suis plutôt
31:35gaucho
31:35ces gens-là
31:36ne veulent pas me voir
31:37je suis catalogué
31:38vous imaginez
31:40comment ils se laissent
31:42manipuler
31:42par les uns
31:43et les autres
31:44mais ils veulent apparaître
31:45sentencieux
31:46en disant
31:47nous sommes
31:47l'avenir
31:48de cette nation
31:49si c'est ça
31:49on a peut-être
31:50au-delà du marasme
31:52dans lequel
31:52on est inscrit
31:53on a peut-être
31:54quelques soucis
31:55à avoir
31:55sur les nouvelles
31:56têtes pensantes
31:58vous avez parlé
31:59de Jean-Luc Mélenchon
32:00des médias
32:01et on va écouter
32:01ce qu'a dit
32:02Jean-Luc Mélenchon
32:02à la Courneuve
32:03ce soit à propos
32:04des médias
32:04on rappelle
32:05qu'il y a eu
32:05plusieurs manifestations
32:06de rassemblement
32:07ce soir
32:08après l'attaque
32:09terroriste
32:10de Trappes
32:13est-ce que
32:13les réseaux sociaux
32:14jouent un rôle
32:14dans cette affaire
32:15à coup sûr
32:16à coup sûr
32:17mais les réseaux sociaux
32:19abîment nos démocraties
32:21parce qu'ils polarisent
32:22parce qu'ils créent
32:24une espèce
32:24de sidération
32:25devant les scènes
32:25de violence
32:26parce qu'ils sont
32:26pour certains
32:27des instruments
32:28de mobilisation
32:29du pire
32:30ils ont été utilisés
32:31en particulier
32:32le 17
32:33pour faire venir
32:35des jeunes
32:35ou des moins jeunes
32:36sur les lieux
32:38de délinquance
32:38d'attaque
32:39de pillage
32:40et parce qu'il y a
32:41une forme de déréalisation
32:42de la violence
32:43qui se passe
32:43sur ces réseaux sociaux
32:44et il y a aujourd'hui
32:45vous le voyez bien
32:46une grande confusion
32:47une forme d'excitation
32:48permanente
32:48qui est en train
32:48de se faire
32:49une fascination
32:50pour la violence
32:50Bon, ce n'était pas
32:51Jean-Luc Mélenchon
32:52j'espère que ça vient
32:53C'était son imitateur
32:56On va le mettre
32:57dans un instant
32:57Charlotte Delens
32:58peut-être vous entendre
32:59sur ce qu'a dit
33:00Emmanuel Macron
33:01à propos des réseaux sociaux
33:02ce rôle des réseaux sociaux
33:04qui est pointé du doigt
33:05on a eu l'occasion
33:06avec Mathieu
33:07ici autour du plateau
33:08de parler à plusieurs reprises
33:09de cette volonté
33:10de réguler
33:10les réseaux sociaux
33:11C'est-à-dire qu'on en a eu
33:13d'autant plus l'occasion
33:14qu'Emmanuel Macron
33:14c'est un réflexe
33:16les réseaux sociaux
33:16c'est-à-dire que
33:17quel que soit le sujet
33:18le vrai problème
33:19c'est les réseaux sociaux
33:20il oublie une chose
33:21c'est que je ne ferai pas partie
33:22des gens qui trouvent
33:23que les réseaux sociaux
33:24nous ont apporté
33:24la paix et la concorde
33:25de manière générale
33:28il y a un aspect très positif
33:30qui est celui
33:30de la libération
33:31de la parole
33:32pour reprendre un terme
33:33un petit peu
33:34à la mode
33:35donc ces dernières années
33:36de fait
33:37les réseaux sociaux
33:37ont joué un rôle
33:38de garde-fou
33:39de remise en question
33:39que les médias
33:40ne faisaient pas tout seul
33:41ça c'est une certitude
33:42et c'est d'ailleurs
33:43peut-être pas ce qui plaît le plus
33:44à Emmanuel Macron
33:45dans le jeu
33:46des réseaux sociaux
33:47il y a une infinité
33:48d'ailleurs il évoque
33:50en effet la question
33:51de l'exposition
33:53à la violence
33:53sous toutes ses formes
33:55les réseaux sociaux
33:56notamment pour les plus jeunes
33:57sont un cauchemar
33:58sans fin
33:59c'est une réalité aussi
34:01le problème
34:01c'est que les réseaux sociaux
34:02sont un outil
34:03et qu'ils ne répondent jamais
34:04donc là on a envie
34:05de lui dire
34:05d'accord on fait quoi
34:06si sa réponse
34:07c'est d'interdire
34:07tous les réseaux sociaux
34:09j'ai peur que le but
34:11ne soit pas juste
34:11la protection
34:12des enfants
34:14ou des plus jeunes
34:15et on a vu
34:15la violence s'exprimer
34:16par exemple
34:17je termine avec ça
34:18mais à l'ultra gauche
34:19qui ne s'expose
34:21assez peu
34:21sur les réseaux sociaux
34:22de manière générale
34:23je ne passe pas par là
34:24juste à un moment
34:25on donne la parole
34:25Olivier Vial
34:26juste après
34:26Jean-Luc Mélenchon
34:27cette fois
34:30votre responsabilité
34:31Jean tout puissant
34:33qui avait passé
34:34toute la semaine
34:35à faire des commentaires
34:36en affichant soigneusement
34:38derrière vous
34:39tout le temps
34:40du matin au soir
34:41des images
34:43de la ville qui brûlait
34:44pour que chacun
34:45chaque minute
34:47sente monter en lui
34:48la haine
34:49et l'envie
34:51de venger
34:52ce que l'on voyait
34:54que l'on trouvait
34:54si injuste
34:55en voyant
34:56ces gens en pleurs
34:57devant ce qui avait été
34:59détruit autour d'eux
35:00ils sont coupables
35:01qu'ils entrent en eux
35:02nous ne leur ferons pas
35:04l'honneur
35:04de les montrer du doigt
35:05nous ne les nommerons pas
35:07nous garderons pour nous
35:10jusqu'à ce que nous ayons
35:11entendu le son
35:12de leur voix
35:13condamner ces comportements
35:14le mépris
35:15qui nous habite
35:16à leur égard
35:17et que nous ne sommes pas
35:19prêts
35:19à laisser de côté
35:22c'était ce soir
35:23à la Corneuve
35:25lors d'un rassemblement
35:27après l'attentat terroriste
35:29de Trapp
35:29Olivier Vial
35:30vous êtes rédacteur
35:31de la lettre
35:32des radicalités
35:33vous êtes également
35:34directeur du CERU
35:35le centre d'études
35:37et de recherche universitaire
35:38question
35:38certains médias
35:40et responsables politiques
35:41on l'a vu
35:41sont accusés
35:42d'avoir armé
35:43le bras
35:44du terroriste
35:46de Trapp
35:47comment une idée
35:48ou un discours
35:49peuvent-ils conduire
35:51à un tel passage
35:52à l'acte
35:53selon vous ?
35:54Alors déjà
35:54il y a une première chose
35:55c'est qu'effectivement
35:55on doit distinguer
35:57des discours
35:57qui amènent à la radicalisation
35:59et ceux qui passent
36:00au passage à l'acte
36:00et en fait
36:00le lien n'est pas aussi clair
36:02et pour revenir
36:03sur ce que vient de dire
36:04Jean-Luc Mélenchon
36:05qui attaque les médias
36:06et notamment
36:07les médias de droite
36:08je voudrais déjà
36:08faire une petite chose
36:10sans vouloir minimiser
36:11votre talent
36:12et ni votre capacité
36:14à convaincre
36:14on sait
36:15toutes les études
36:16sur les médias
36:16le montrent
36:17qu'en réalité
36:18c'est pas parce que
36:20les médias de droite
36:21existent
36:21que l'opinion se droitise
36:23mais c'est parce que
36:24l'opinion se droitise
36:25qu'il y a un marché
36:25pour des médias de droite
36:26et ça effectivement
36:27ça fait très longtemps
36:28qu'on le sait
36:29toutes les études
36:29sur les médias
36:30le montrent
36:30depuis au moins
36:31une quarantaine d'années
36:32donc c'est
36:33quand Jean-Luc Mélenchon
36:35essaie de faire croire
36:35que c'est parce qu'il y a eu
36:36ce discours
36:37qu'il y aurait eu
36:39une arme
36:39que le bras
36:41serait armé
36:41c'est quelque chose
36:43qui n'est pas vrai
36:44la deuxième chose
36:45c'est effectivement
36:46de faire la différence
36:47entre cette radicalisation
36:49et cette polarisation
36:50qui est effectivement
36:51importante
36:52du discours
36:53et ce qui permet
36:54de passer à l'acte
36:55et là
36:55on a des études
36:57qui ont été faites
36:57ces dernières années
36:58justement sur toutes
36:59les violences
37:02idéologiques
37:02et notamment
37:03les travaux
37:04de Kurt Glansky
37:05qui est un psychologue
37:06social américain
37:08et qui montre
37:08qu'en réalité
37:09c'est pas aussi évident
37:10que ça
37:11et qu'il y a
37:12quatre
37:13étapes
37:14successives
37:15et cumulatives
37:15pour qu'il y ait
37:16réellement un passage
37:17à l'acte
37:17une idée
37:18pour qu'elle entraîne
37:19un passage à l'acte
37:20d'abord
37:20et c'est la première étape
37:22elle doit rentrer
37:23en résonance
37:23avec la personnalité
37:25de celui qui reçoit
37:27cette personne
37:27alors plus il est fragile
37:28plus c'est facile
37:29mais il faut que ça
37:31revienne résonner
37:32avec son vécu
37:33soit avec une humiliation
37:35soit avec un désir
37:36de vengeance
37:37soit dans beaucoup
37:38des cas
37:38avec une volonté
37:40de trouver
37:40par cette voie-là
37:41une forme de reconnaissance
37:42qu'il n'a pas
37:43dans la vie réelle
37:44ça c'est la première chose
37:45donc c'est une rentrée
37:46en résonance
37:47la deuxième chose
37:48c'est faire baisser
37:49la barrière morale
37:50qui permet
37:52le passage à l'acte
37:53et donc là
37:53il y a deux éléments
37:54le premier élément
37:55c'est le récit
37:57il faut qu'il y ait
37:58un récit
37:58qui permette
37:59de légitimer la violence
38:00de la minimiser
38:02en faisant croire
38:03que la violence
38:03n'est simplement
38:04qu'une contre-violence
38:05qu'une légitime défense
38:07face à un système
38:07qui est plus violent
38:08que la violence
38:09qu'on va mettre en place
38:10ça malheureusement
38:11ce discours-là
38:12il est en train
38:13de se diffuser rapidement
38:14ce qui fait qu'effectivement
38:15la barrière
38:16le tabou de la violence politique
38:18est en train de diminuer
38:19voire de totalement disparaître
38:21le troisième élément
38:22pardon
38:22oui c'est vrai
38:23le troisième élément
38:24c'est effectivement
38:25le fait que
38:25il faut
38:27qu'il y ait un réseau
38:28un entourage
38:29qui finalement valide
38:30cette violence-là
38:31oui qui est une casse
38:32de résonance
38:33qui en fait
38:34qui vous explique
38:36que vous avez raison
38:37qu'effectivement
38:38il y a une forme
38:38de validation
38:39cette validation
38:40c'est soit
38:40une sociologie militante
38:42soit beaucoup plus
38:44souvent maintenant
38:45un réseau numérique
38:46et effectivement
38:47on a beaucoup d'acteurs
38:49qui passent à la violence
38:50qui sont dans
38:50des communautés numériques
38:52qui vont les inciter
38:53à passer à la violence
38:54sans doute d'ailleurs
38:55qu'une grande partie
38:56de ceux des membres
38:57de ces communautés numériques
38:58eux sont dans une démarche
38:59totalement virtuelle
39:00ils n'imaginent pas
39:01qu'au bout
39:02de la chaîne
39:03il y a quelqu'un
39:03qui pense sérieusement
39:05à passer à l'acte
39:06mais il y a
39:06cette forme
39:06d'irréel
39:07de la violence
39:08et enfin
39:09il y a une quatrième étape
39:10qui est peut-être
39:11une des étapes
39:11qui est la plus
39:14difficile
39:14mais qu'on retrouve
39:15dans le cas
39:16de Trappes
39:17c'est qu'il faut aussi
39:17qu'il y ait
39:19l'accès aux moyens
39:20et aux armes
39:21puisqu'il faut être
39:22en capacité
39:23de passer à l'acte
39:24et là effectivement
39:25très souvent
39:26quand on a une facilité
39:27à trouver les moyens
39:28l'augmentation
39:29de la violence
39:31passe plus vite
39:31parce que
39:32si vous avez des difficultés
39:33il y a un temps de réflexion
39:34et ce temps de réflexion
39:35vous permet souvent
39:36de ne pas passer à l'acte
39:37et là si c'est facile
39:38et malheureusement
39:39là aussi
39:39c'est de plus en plus facile
39:41Certains élus de LFI
39:42accusent la droite
39:43et l'extrême droite
39:43je cite
39:44de véhiculer
39:45des discours racistes
39:46et souhaitent leur interdire
39:47à l'accès aux médias
39:48Là aussi
39:49c'est première chose
39:51le racisme
39:52c'est pas une idéologie de droite
39:53le racisme
39:53c'est un délit
39:54et qui malheureusement
39:55est très largement répandu
39:57dans la population
39:57et notamment
39:58il y a une montée
39:59des racismes
40:00intra-communautaires
40:00qui sont très forts
40:01Donc quand on dit ça
40:02c'est déjà une première erreur
40:04La seconde erreur
40:05c'est effectivement
40:05qu'aujourd'hui
40:06c'est la gauche
40:07qui a réhabilité
40:07la question de la race
40:09dans le débat public
40:10et là aussi
40:11c'est une vision
40:12très très idéologisée
40:13puisqu'on ne combat plus
40:15le racisme
40:15comme on le combattait avant
40:17c'est-à-dire qu'avant
40:17le racisme
40:18c'était quelqu'un
40:19qui avait un comportement
40:20ou des propos racistes
40:21aujourd'hui
40:22et on le voit
40:23dans les déclarations
40:24du maire de Saint-Denis
40:25il y a une forme
40:26de racisme systémique
40:26et tout peut devenir racisme
40:28et dans ce cadre-là
40:29on voit bien aussi
40:29qu'il y a une forme
40:31et que pour eux
40:32être racisé
40:33c'est d'abord
40:34une question idéologique
40:35avant d'être une couleur de peau
40:36parce que si vous êtes policier
40:37même si vous êtes noir
40:38vous n'êtes pas racisé
40:39si vous êtes de droite
40:40et que vous êtes noir
40:41vous n'êtes pas racisé
40:41et donc effectivement
40:42c'est ça qui aujourd'hui
40:43explique cette volonté
40:45de changer les choses
40:46et dernière chose
40:47sur cette question-là
40:48c'est que dès lors
40:49que le débat
40:50se déporte sur la question
40:51de la racialisation
40:52des enjeux
40:53il ne devient plus politique
40:54il devient identitaire
40:55et là lui forcément
40:57ça empêche de négocier
40:58et ça petit à petit
40:59conduit à la violence
41:00il devient identitaire
41:01cela conduit à la violence
41:03on évoque les violences
41:04de l'ultra droite
41:05et de l'ultra gauche
41:07ces deux mouvances
41:08est-ce qu'elles représentent
41:09selon vous
41:10une menace équivalente ?
41:12non pour déjà une première raison
41:14c'est qu'il y a une différence
41:15majeure
41:15c'est que l'ultra gauche
41:17est soutenue par une partie
41:18de la gauche
41:19alors que l'ultra droite
41:20est condamnée par l'ensemble
41:21de la droite
41:21et de l'extrême droite
41:22donc ça c'est la première chose
41:23qui est effectivement
41:24très très importante
41:25la seconde chose
41:26c'est qu'en termes d'ampleur
41:27on a des choses
41:28qui sont totalement différentes
41:29puisque le nombre
41:30de fichiers S
41:31pour l'ultra droite
41:32et autour de 1200 personnes
41:34c'est trois fois plus
41:35pour l'ultra gauche
41:36et surtout
41:36parce qu'on a souvent
41:38des difficultés
41:39à mesurer
41:40la seule chose
41:41très concrète
41:42c'est Europol
41:43qui nous le donne
41:44puisque là on a une évolution
41:45on voit bien
41:45qu'il y a une montée
41:46de la violence
41:46partout en Europe
41:47et entre 2022
41:49et 2025
41:51Europol
41:51compte 12 attentats
41:53d'ultra droite
41:54pour 81 attentats
41:56d'ultra gauche
41:57et en France
41:58au-delà des attentats
41:59on a la question
42:00du sabotage
42:01et là le sabotage
42:01il est clairement
42:02du côté de l'ultra gauche
42:04et on a quand même
42:04des chiffres
42:05qui sont très importants
42:06puisque c'était
42:06164 sabotages
42:08menés par l'ultra gauche
42:09en 2024
42:11190 menés en 2025
42:12donc ça veut dire
42:13qu'on a presque
42:14un sabotage
42:15tous les deux jours
42:15mené par l'ultra gauche
42:17Dernière question
42:18existe-t-il un risque
42:19de surenchère
42:21avec des violences
42:22qui s'auto-alimentent ?
42:24Bien sûr
42:24parce qu'effectivement
42:25on voit bien
42:25qu'il y a toujours
42:26ce risque
42:27de contre-violence
42:29et donc ça
42:29c'est quelque chose
42:30qu'on retrouve
42:31et qui inquiète
42:32d'ailleurs
42:33ceux qui ont le plus
42:34travaillé là-dessus
42:34c'est les services
42:35de renseignement allemands
42:36parce que là aussi
42:36c'est peut-être
42:37contre-intuitif
42:38mais les services
42:39de renseignement allemands
42:39montrent que
42:40plus l'extrême droite
42:41monte
42:42plus en fait
42:42la violence vient
42:43de l'extrême gauche
42:44et en réalité
42:45la violence
42:46plus l'extrême droite
42:47augmente
42:47plus la violence
42:48vient de l'extrême gauche
42:49puisqu'en fait
42:50la violence politique
42:51est souvent
42:52l'arme de celui
42:53qui pense qu'il a perdu
42:54le débat démocratique
42:55et donc il devient violent
42:56parce que c'est un des moyens
42:57pour lui
42:58de reprendre la main
43:27Olivier Vial
43:29en exclusivité
43:30en exclusivité
43:30puisque votre livre
43:30n'est pas encore
43:31sorti
43:32il sort dans 48 heures
43:33à Trapp
43:33Emmanuel Macron
43:35on l'a entendu
43:36tout à l'heure
43:36a présenté
43:37comme une première
43:38un attentat
43:39visant des français
43:40pour leur couleur de peau
43:41ou leur religion
43:42que révèle
43:44cette déclaration
43:45de son rapport
43:46à la parole
43:46et aux faits
43:47à la lumière
43:48de votre enquête
43:50Merci de m'inviter
43:51d'abord
43:53ce genre de petite phrase
43:54qui a suscité un tollé
43:57m'interpelle
43:58parce qu'en fait
43:59c'est vraiment
44:00exactement
44:00le genre de moment
44:01où personne ne comprend
44:03ce qu'il a voulu faire
44:04ni à gauche
44:05ni à droite
44:05la petite phrase
44:06était destinée
44:07à plaire
44:08disons plutôt à gauche
44:10plutôt chez les gens
44:11qui se sentent proches
44:12des victimes
44:12de l'attentat
44:13de Trapp
44:14mais en fait
44:15bon moi ça m'interpelle
44:16parce que ça touche
44:18à beaucoup de choses
44:19que j'ai analysées
44:20que j'ai questionnées
44:21dans le livre
44:22et des petites phrases
44:23il y en a eu plein
44:23il y en a eu
44:24des très énigmatiques
44:25très bizarres
44:26très drôles parfois
44:26celle-ci elle est franchement
44:28pas drôle
44:29et on se demande
44:31pourquoi
44:32pourquoi alors
44:34chez Macron
44:34la parole
44:36l'usage des mots
44:37c'est une donnée essentielle
44:39c'est comme ça
44:40qu'il a fait sa carrière
44:41qu'il a grandi
44:42qu'il a séduit les gens
44:43pour le meilleur
44:44on a le droit
44:45d'être doué à l'oral
44:48évidemment
44:48c'est sur ce terrain
44:49qu'il a conquis
44:50Brigitte aussi
44:50le fameux atelier de théâtre
44:52etc
44:52et bon
44:53il y a plusieurs versions
44:54de cet usage de la parole
44:56chez lui
44:56il y a la version longue
44:57qu'on connaît beaucoup
44:58rappelez-vous
44:59le lendemain de la crise
45:00des gilets jaunes
45:01s'exposer devant les mers
45:02pendant 5 heures
45:03etc
45:04parler
45:05à l'occasion
45:06de longues émissions
45:07où effectivement
45:08il excelle
45:08et il y a la version courte
45:09donc ces petites phrases
45:10évidemment
45:11au début
45:12il y a eu
45:12ce dysfonctionnement
45:13de petites phrases
45:14déjà très tôt
45:15rappelez-vous
45:15les petites phrases
45:16qui étaient teintées
45:18de mépris social
45:19et il y a celle-ci
45:20moi il y a quelque chose
45:21qui m'a marqué
45:21dans cette phrase
45:22évidemment
45:23il y a la question
45:25de l'inédit racial
45:28et je me dis
45:29mais comment est-ce qu'il peut
45:29prononcer ça
45:30dans la mesure où
45:30il sait lui-même
45:31très bien que c'est faux
45:33exemple très concret
45:34bon déjà
45:34tous les attentats
45:35tous les attentats islamistes
45:37sont commis
45:38pour des raisons
45:39on en veut
45:40aux mécréants
45:41bien sûr
45:41et je pense évidemment
45:42à la commémoration
45:43aussi de la tuerie
45:44de l'école
45:45de Zahra Torah
45:45c'était en 2022
45:47il avait souligné
45:48évidemment le caractère
45:50attentatoire
45:51à la religion
45:52des victimes
45:53et il avait fini par dire
45:55nous n'oublierons pas
45:55et c'est un paradoxe
45:57énorme
45:57puisque toutes les personnes
45:59que j'ai pu interroger
46:00pour le bouquin
46:00me disent
46:01et ça faisait partie
46:02du package
46:03du génie au départ
46:04rappelez-vous
46:04il est hyper mnésique
46:05il se souvient de tout
46:07Macron
46:07il se souvient
46:08de n'importe quel cadre
46:09d'administration
46:10de n'importe quel
46:11camarade de classe
46:12et là
46:12non il aurait oublié
46:13et donc
46:14on ne peut pas
46:15raisonner
46:16sur cette explication
46:17de l'oubli
46:18donc
46:19ça veut dire quoi
46:20qui c'est
46:20qui ment
46:21bon
46:21et donc là
46:22on arrive
46:24il faut soulever le capot
46:25il faut comprendre
46:25qu'est-ce qu'il y a derrière
46:26et bien
46:27chez Macron
46:28il y a cet usage
46:29donc
46:29de la parole
46:31des mots
46:31qui le dépassent
46:32ça c'est une évidence
46:33qui le dépasse
46:35parce qu'en fait
46:35à vouloir parler
46:36à un camp
46:37et bien
46:38à vouloir faire
46:39une séquence
46:39il finit par perdre
46:41tout le monde
46:42et quelque chose aussi
46:43qui est revenu
46:44au cours de mon enquête
46:45chez des gens
46:46qui ont travaillé avec lui
46:47à l'Elysée
46:48c'est ce goût
46:49disons
46:50pour la dramaturgie
46:51pour le moment
46:52où l'heure est grave
46:53cet amour des superlatifs
46:54nous sommes en guerre
46:55qui est arrivé
46:55évidemment
46:56à des événements
46:57vraiment graves
46:58le Covid
47:00il a vécu aussi
47:01des attentats
47:02il a vécu aussi
47:02des événements graves
47:04c'est certain
47:05rappelez-vous
47:05récemment
47:06encore un 20h
47:07qu'il a convoqué
47:08pour ne rien dire
47:10et donc
47:11derrière tout ça
47:11il y a un goût
47:12pour le moment
47:13dit ses conseillers
47:15où il a rencontré
47:17avec l'histoire
47:17et là
47:18et là
47:18on se dit
47:19qu'il veut
47:19mais qu'il fait le pas de trop
47:20et il s'y casse les dents
47:22voilà
47:22après
47:23chacun aura ses interprétations
47:25moi des personnes
47:26qui ont travaillé avec Macron
47:27avec qui j'en ai parlé récemment
47:29m'ont dit
47:29mais
47:31personne ne le comprend
47:31mais ça fait des années
47:32que plus personne ne comprend
47:33ce qu'il veut dire
47:33alors c'est ça
47:35que vous avez révélé aussi
47:36dans votre enquête
47:36vous avez côtoyé
47:37des gens qui l'ont fréquenté
47:38depuis son enfance
47:39qu'est-ce qu'on peut en ressortir
47:40avec votre enquête
47:42vous qui avez été
47:43jusqu'à son enfance
47:44toute sa vie
47:44moi c'est ça
47:45en fait
47:46je ne me suis pas dit d'un coup
47:47que j'allais faire une biographie
47:48sur le président de la république
47:50c'est à l'occasion
47:51d'enquêtes
47:52sur son rapport
47:53à plusieurs personnes
47:55du monde politique
47:55à plusieurs intellectuels
47:57à plusieurs militants
47:58et je me dis
47:59mais c'est bizarre
48:00à chaque fois
48:01ça finit
48:02de la même façon
48:03par une immense déception humaine
48:05d'où le titre toxique
48:07qui est peut-être un peu provocateur
48:08mais sur lequel je pourrais m'expliquer
48:09puisque tout ça est humain
48:11et je me dis
48:12mais il faut faire comprendre
48:13pourquoi est-ce qu'il procède comme ça
48:15et bon
48:15j'y ai creusé
48:16et je me suis dit
48:17il va falloir remonter à zéro
48:19je pense qu'on comprend
48:22la période de l'Empire
48:23en comprenant Napoléon
48:25la période des années 50-60
48:27en prenant De Gaulle
48:28la comparaison s'arrête là
48:30avec le président de la république
48:31malgré tout son talent
48:33je pense qu'on ne peut pas comprendre
48:35la période dans laquelle on vit
48:36et toutes ces crises
48:38pour certaines raisons le dépassent
48:39il n'est pas responsable
48:42de certains pyromanes immédiats
48:44mais les fractures françaises
48:47qu'il avait promis de résoudre
48:49et qui sont en train de l'avaler
48:50il en est en grande partie le responsable
48:53et donc pour essayer de comprendre tout ça
48:55comprendre sa personne
48:56ses raisons
48:57son rapport à la séduction
48:59à la manipulation
48:59etc.
49:00j'ai interrogé une centaine de personnes
49:02effectivement depuis son enfance
49:03j'ai deux petites questions
49:04et peut-être je vais laisser à la place
49:06peut-être aussi
49:07à un ou deux chroniqueurs
49:08Mathieu, Charlotte
49:09je ne sais pas si on a le temps
49:09pour tout le monde
49:10mais d'abord
49:10pourquoi appeler ce livre
49:12Le Président Toxique
49:13et puis dans la foulée
49:14il y a une sorte de
49:15il faut raconter comment
49:16Emmanuel Macron a offert
49:17à Gabriel Attal
49:18un album contenant
49:20la photo de son visage
49:22défait
49:22au soir de la dissolution
49:24comment comprendre
49:25un tel cadeau ?
49:26oui ça c'est en fait
49:27c'est un exemple
49:28parce que parfois
49:28j'explique par des théories
49:30des mots etc.
49:31mais en fait
49:32il faut prendre des exemples
49:32très concrets
49:33pour comprendre
49:33à quel point
49:34il y a quelque chose
49:35qui dysfonctionne
49:36dans le rapport
49:36de Macron au pouvoir
49:37en tout cas depuis
49:38qu'il est au pouvoir
49:39bon, toxique
49:40il y a un côté
49:42très prosaïque
49:43la relation toxique
49:44c'est le mot
49:46qu'on utilise
49:47pour qualifier
49:47un rapport sentimental
49:49un rapport professionnel
49:50etc.
49:51mais en fait
49:51quand vous regardez bien
49:52les faits
49:53chez Macron
49:54tout procède de ça
49:55on croit souvent
49:57que le Président
49:58est un aide
49:58dans les nuées
50:00aristocratiques
50:00qui pensent
50:01qui se met en surplombant
50:02Macron depuis toujours
50:04a fait sa carrière
50:05en séduisant des hommes
50:06puissants d'abord
50:08il y a les Hollande
50:09Minc
50:09jouit
50:10Attali
50:10je les raconte en loin
50:11en large
50:11à travers le
50:12séduire n'est pas être toxique
50:13et comment ?
50:15séduire n'est pas être toxique
50:16non pas du tout
50:17mais à un certain seuil
50:19quand la séduction
50:20n'est plus séduction
50:21qu'elle n'est plus que séduction
50:23qu'elle n'a vocation
50:24qu'à vous faire
50:27à vous maintenir au pouvoir
50:28à acquérir du pouvoir
50:30sans le rendre
50:31et à n'exister que par ça
50:33et quand
50:34à un certain seuil
50:35c'est ce que je rencontre aussi
50:36dans le livre
50:36au lieu de
50:38comment dire
50:39de vous protéger
50:40par
50:40d'autres camarades
50:42des conseillers
50:43et un entourage
50:44vous crée le vide
50:45autour de vous
50:46oui il y a un dysfonctionnement
50:47qui est toxique
50:48au sens collectif
50:49et aussi au sens individuel
50:50des personnes
50:51qu'il a rencontré
50:52et qui en sont sortis
50:53très déçus
50:53Mathieu
50:54alors tout simplement
50:55est-il conscient
50:57du désamour
50:58des français à son endroit
50:59et du caractère approximatif
51:01de son bilan ?
51:03c'est une question fascinante
51:04que j'aurais adoré
51:05lui poser
51:06malheureusement
51:06même à l'occasion
51:07de cette seconde édition
51:09il a refusé de me parler
51:11on ne peut pas dire
51:12qu'il est inconscient
51:14totalement
51:14qu'il est persuadé
51:15que tout le monde l'aime
51:16pour rebondir
51:17sur ce que dit Mathieu
51:18lorsque vous avez rencontré
51:19quand même
51:19des ministres
51:20des conseillers
51:20des proches
51:21est-ce qu'il n'est pas conscient ?
51:23il est conscient
51:24alors
51:25il est conscient
51:26effectivement
51:26d'avoir en partie raté
51:28mais pendant un moment
51:30rappelez-vous
51:30la Macronie
51:31avait cette rhétorique
51:32de la pédagogie
51:33elle disait
51:33notre logiciel
51:34est le bon
51:35mais c'est peut-être
51:36qu'on l'a mal expliqué
51:37bon
51:38à mesure
51:39que le temps a passé
51:40on est sorti
51:41de cette explication-là
51:42il y a encore
51:43un décalage énorme
51:44chez Macron
51:46une phrase absolument
51:47passionnante
51:47qu'il a dite
51:48explique un peu tout ça
51:49il a dit
51:50si j'étais sentimental
51:51je me serais suicidé
51:52c'était en 2024
51:53j'ai trouvé
51:54qu'il y avait tout
51:54là-dedans
51:55c'est-à-dire que
51:55si j'étais sentimental
51:56si j'étais comme vous
51:57y compris ceux
51:58qui ne m'aiment pas
51:59et bien effectivement
52:00là je n'aurais pas supporté
52:02bon
52:03je pense qu'il y a encore
52:04une partie de lui
52:05qui est convaincue
52:06qu'il a
52:07bien fait les choses
52:08mais d'ailleurs
52:08quand vous lui demandez
52:09quand il continue à faire
52:10des plateaux TV
52:11il continue à défendre
52:12à peu près son bilan
52:13mot du lourd
52:14quelques politiques
52:16Marc Menon
52:17ensuite Charlotte
52:17mais est-ce qu'en réalité
52:18le grand drame
52:19c'est que cet homme-là
52:20n'a pas d'idée
52:21il ne pense véritablement
52:22qu'à son nombril
52:23à sa carrière
52:24mais jamais
52:25il y a quelque chose
52:26qui l'a guidé
52:26quelque chose
52:27une utopie
52:28c'est exactement ça
52:29des fois je me dis
52:30mais après tout
52:31le logiciel macroniste
52:34on va dire
52:35social-démocrate
52:36du début
52:36aurait pu se stabiliser
52:38on va dire
52:38au centre-droit
52:40avaler l'électorat LR
52:41etc
52:42il ne l'a pas fait
52:42en fait je ne dirais pas
52:44qu'il n'a pas d'idées
52:45je dirais qu'il n'a rapport
52:45qu'instrumental aux idées
52:47et qu'il a utilisé
52:48les idées
52:49comme une espèce
52:51de cocotte minute
52:52au-dessus de laquelle
52:53on tentait des coups
52:55et parfois c'est fascinant
52:56mais quand vous prenez
52:57toutes les déclarations
52:58et les prises de position
52:59du président
52:59elles vont de l'extrême gauche
53:01à l'extrême droite
53:01en réalité
53:01il a même
53:02il a eu des propos
53:03qu'on saura expliquer
53:04quand il défend Pétain
53:06quand il va parler
53:07à valeurs actuelles
53:08très bien
53:08mais il fait le lendemain
53:09à peu près la même chose
53:11à l'extrême gauche
53:11et en fait à la fin
53:13c'est vrai que c'est un mystère
53:14on ne sait pas
53:15quel est le vrai logiciel macronien
53:17et on peut dire
53:18qu'il a utilisé
53:20que les idées
53:20effectivement
53:20pour parler
53:22à certaines catégories
53:22et en fin de compte
53:24toutes les décevoir
53:24puisque plus personne
53:26ne les entend
53:27à partir du moment
53:27où vous avez dit tout
53:28et son contraire
53:28il a le même rapport
53:30aux idées
53:30qu'aux personnes
53:31finalement
53:31exactement
53:31en gros
53:32c'est ça l'idée
53:33mais est-ce que
53:34vous avez décelé
53:35il y a un truc
53:36qui m'intrigue
53:36depuis dix ans
53:37c'est son rapport
53:37à la France
53:38quelle place occupe
53:39la France
53:39et son histoire
53:40la France
53:41alors
53:42il y a une chose
53:42qu'on ne peut pas
53:43lui enlever
53:43c'est qu'il a été
53:44baigné
53:45dans une culture classique
53:47plutôt
53:47troisième république
53:48patriotique
53:49via sa grand-mère
53:51Manette
53:52et ensuite
53:53via sa culture classique
53:54c'est un cagnot
53:54Macron
53:55il a lu
53:56les grands auteurs
53:57il a une vraie culture
53:59là-dessus
53:59mais évidemment
54:00la question c'est
54:01qu'est-ce qu'il en a fait
54:02rappelez-vous quand même
54:03il se fait élire
54:04en disant qu'il n'y a pas
54:05de culture française
54:05à partir de là
54:06c'est pas évident
54:07pour avoir un récit
54:07sur la France
54:08récit que tous les présidents
54:09ont eu
54:10il a ce discours
54:11un peu
54:13post-national
54:15multiculturaliste
54:16etc
54:16à un moment
54:17il a essayé
54:18d'avoir un discours
54:19sur la France
54:19mais qui comme son discours
54:21sur bien des sujets
54:21n'a jamais vraiment pris
54:23dans la mesure
54:23où il a fini
54:24par se contredire
54:26restez avec nous
54:27Étienne Campion
54:28pour votre livre
54:29on a bientôt terminé
54:30qui sort dans 48h
54:31le président toxique
54:32version augmentée
54:34qui sort
54:35chez Robert Laffont
54:36Mathieu Pocoté
54:37comment comprendre
54:38qu'hier au Stade de France
54:40votre copine
54:41chanteuse canadienne
54:43a chanté
54:44à la Marseillaise
54:45en décidant
54:46d'en changer un mot
54:46alors
54:47elle s'appelle Nina Tonji
54:49et j'ai appris
54:49son existence
54:50on écoute la séquence
54:51allez
55:13alors on peut modifier
55:14la Marseillaise
55:14d'abord
55:15il y a différentes choses
55:16à dire
55:16la première
55:17c'est que c'est une idiotie
55:18c'est-à-dire globalement
55:19c'est une petite provocation
55:21facile
55:22ou de la culture peut-être
55:23mais qui ne vient pas
55:24de nulle part
55:24elle n'a pas changé
55:25n'importe quel passage
55:27cette idée
55:28du qu'un sang impur
55:29abreuve nous sillons
55:29la polémique revient
55:30en boucle
55:31depuis des années
55:32donc elle décide
55:33elle invitée en France
55:35sans le moindre souci
55:36de gratitude
55:37envers le pays
55:38qui l'accueille
55:38pour lui offrir
55:39la possibilité de chanter
55:40l'hymne national
55:41et bien que fait-elle
55:42elle décide de le modifier
55:44donc elle s'inscrit
55:45dans une polémique
55:46qui existe déjà
55:47et qui consiste à dire
55:48que la Marseillaise
55:49est raciste
55:50elle-même
55:51changeant les termes
55:52dit cela
55:53quitte à rendre
55:53la Marseillaise
55:54inintelligible
55:54qu'un sang uni
55:56abreuve nos sillons
55:57ça veut rien dire
55:58madame
55:59ensuite
56:00il y a trois choses
56:00à dire je crois
56:01on va tous mourir quoi
56:03hélas
56:04ensuite trois choses
56:05la première
56:06on aurait pu choisir
56:07quelqu'un qui sait chanter
56:08franchement
56:08j'en ai marre
56:09mais franchement marre
56:10de ces gens
56:11qui décident de s'emparer
56:12d'un symbole
56:12comme la Marseillaise
56:13ou d'autre chose
56:13et de le mettre à leur service
56:15plutôt que de se mettre
56:16au service de la Marseillaise
56:17moi franchement
56:17pour les hymnes nationaux
56:18je prendrais surtout
56:19des ténors à l'ancienne
56:20un peu gros
56:21comme ça
56:21qu'ils soient hommes ou femmes
56:22noirs
56:23et globalement
56:25des ténors à l'ancienne
56:26qui savent s'effacer
56:27ou Mireille Mathieu
56:27c'est formidable
56:28Mireille Mathieu
56:28si elle veut prendre
56:29sur service
56:29mais quoi que vous comprenez
56:30l'idée
56:30ça c'est insupportable
56:32transformer la Marseillaise
56:33en pièce de truc bizarre
56:35quoi qu'il en soit
56:35deuxième élément
56:36qui respecte l'esprit
56:37et troisième élément
56:38cette petite profanation
56:40agaçante
56:40n'est pas surprenante
56:42et je pense que
56:43elle nous rappelle
56:43la bataille des symboles nationaux
56:45ce qu'on voit ici
56:45c'est la volonté
56:46de changer un symbole national
56:47d'une provocation à l'autre
56:49et à la fin
56:50elle ne s'en excusera pas
56:51ou si elle s'en excuse
56:51dans les faits
56:52elle aura profané
56:53et il y aura d'autres profanations
56:54ensuite sans respect
56:55pour le pays
56:55qui lui a demandé de chanter
56:56Merci Mathieu
56:57pardon Isabelle
56:57pour le retard
56:58le JT
57:00Le principal suspect
57:02de l'attentat des Yvelines
57:03conteste tout mobile raciste
57:05la garde à vue de Kevin T
57:07a repris cet après-midi
57:08et pourrait durer jusqu'à jeudi
57:10son état psychiatrique
57:11ayant été jugé compatible
57:14Parcoursup devrait évoluer
57:15l'an prochain
57:16avant d'être remplacé en 2028
57:18annonce du ministre
57:19de l'enseignement supérieur
57:21à l'issue de l'entrevue à Matignon
57:22des organisations lycéennes
57:24et étudiantes
57:25aucune des décisions prises
57:26n'est une promesse en l'air
57:27soutient le ministre
57:28de l'éducation nationale
57:30malgré tout
57:31les jeunes appellent
57:31à poursuivre la mobilisation
57:33Notez qu'à Paris
57:34le couvre-feu instauré
57:35depuis les violences
57:36du 17 octobre
57:37a été reconduit
57:38pour cette nuit
57:39il ne concerne désormais
57:41que la place de la République
57:43dans l'actualité internationale
57:45les discussions vont se poursuivre
57:47entre l'Iran
57:48l'Arabie Saoudite
57:49le Pakistan
57:50et la Turquie
57:51une première réunion
57:52s'est tenue
57:53aujourd'hui à Téhéran
57:54les pays entendent
57:55renforcer leur coopération
57:57en matière de paix
57:58et de sécurité
57:59enfin en Jordanie
58:00trois suspects ont été arrêtés
58:02en lien avec l'attaque meurtrière
58:04contre une église
58:05grec-orthodoxe
58:05perpétrée vendredi
58:07il s'agit de trois membres
58:08d'une même famille
58:09pour rappel
58:10au moins trois personnes
58:11ont été tuées
58:12et 25 blessées
58:14merci beaucoup Isabelle
58:15et puis Boulot
58:16malgré les annonces du gouvernement
58:17l'intersyndicat jeunesse
58:19annonce à poursuivre
58:20son mouvement
58:21tout de suite
58:22l'heure des pros de Pascal
58:23merci Étienne Campion
58:24merci Olivier Vial
58:25merci les mousquetaires
58:26qui aimerait que vous allez en vacances
58:27on l'embrasse
58:28à demain
58:28on l'embrasse
58:31merci à tous

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