00:00 la population me supportent beaucoup. D'ailleurs, c'est pour ça que j'ai lancé mon cri du coeur.
00:05 Au début de l'année 2023, Guylaine Nadeau des Îles-de-la-Madeleine a dû être expatriée à
00:11 Québec pour subir des traitements d'hémodialyse à cause d'un manque d'infirmières. Après avoir
00:16 été rapatriée sur l'archipel en avril dernier, la Madelinienne de 56 ans continue de faire de
00:22 l'hémodialyse pour rester en vie. Des traitements qui sont difficiles à supporter.
00:27 Très dur. Aujourd'hui, ce matin, il a été vraiment difficile. C'est trois fois par semaine,
00:32 c'est de la... les traitements durent tout et partout, environ quatre heures à quatre heures
00:38 et demie. Chaque fois. C'est pourquoi la dame a pris la décision de lancer un touchant message
00:44 sur sa page Facebook pour faire appel à tout le Québec dans le but de trouver un donneur.
00:49 C'est de là que vient mon appel à l'aide parce que dans ma famille, on ne peut pas donner parce
00:54 qu'on a les gènes. C'est héréditaire, ma maladie. Personne de la famille ne peut me
01:00 donner parce que c'est déjà dans les gènes. Il faut que je vienne voir à l'extérieur de la famille.
01:05 Aucune compatibilité possible dans sa famille,
01:09 Guylaine Nadeau espère maintenant un miracle, car c'est la seule solution possible pour elle.
01:14 C'est la seule possibilité. La seule possibilité, sinon c'est l'autre. Je continue l'hémodialyse
01:20 jusqu'en France-Carneval. Ça me prend ça pour vivre. Ça me prend la machine pour vivre.
01:25 Alors si j'ai une grève de rein, bien là, j'aurai plus besoin de traitement et j'aurai plus besoin
01:31 de ça. Je vais avoir une vie normale. Pendant que Guylaine Nadeau attend
01:36 toujours un donneur, la majorité des gens, eux, ont signé leur carte de don d'organe.
01:41 Oui, aussitôt que ça a sorti, la première fois que ça a sorti, on a signé la carte, c'est sûr.
01:46 Lorsqu'on quitte ce monde-ci, on a besoin d'une don d'organe. Il y a seulement la clame que ça
01:52 va. Le reste, ça se retourne en poussière. On a tout de suite donné à quelqu'un d'autre.
01:56 On ne dit pas ça aux suivants. Absolument, toujours. Parce que je trouve
02:00 que c'est important de donner aux suivants quand on n'est plus de ce monde. Pour moi,
02:04 c'est vraiment des valeurs fondamentales. Guylaine Nadeau espère avoir convaincu
02:09 une âme charitable de lui faire don d'un de ses reins pour qu'elle puisse recommencer
02:13 à profiter de la vie. Yannick Boudreau, CHU TVA, à Carleton-sur-Mer.
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