00:00 Petit sac au bras, encadré par la police nigérienne dans un aéroport vide.
00:05 Une centaine de Français attendent en ce moment à Niamey d'embarquer à bord des avions affrétés par Paris pour fuir le pays.
00:12 Une opération d'évacuation qui avait été enclenchée un peu plus tôt dans la journée par le ministère des Affaires étrangères.
00:20 Isabelle Gollens est au quai d'Orsay.
00:23 Isabelle, les autorités françaises suivent la situation minute après minute.
00:29 Vous étiez auprès de Catherine Colonna.
00:31 Oui, effectivement, et la ministre des Affaires étrangères qui a expliqué que la France estimait que la situation sécuritaire dans le pays était toujours très préoccupante.
00:44 Elle a bien sûr rappelé les violences commises contre l'ambassade de France à Niamey.
00:49 C'était dimanche dernier.
00:51 Et puis, elle a expliqué aussi qu'il avait fallu prendre en compte le fait que l'espace aérien du Niger avait été fermé et qu'il fallait offrir la possibilité aux ressortissants français de quitter le pays pour ceux qui le souhaitaient.
01:02 La ministre n'a pas donné de chiffres précis.
01:05 Elle a parlé de quelques centaines de ressortissants français qui souhaitaient partir, en tout cas, qui s'étaient fait connaître des autorités.
01:11 Elle a également parlé de quelques centaines d'Européens, puisque les Européens pourront bénéficier, s'ils le souhaitent, de ces vols d'évacuation, comme ça avait été d'ailleurs le cas.
01:20 En avril dernier, au Soudan.
01:22 Et puis, dernier point important, la ministre a assuré que la France avait obtenu des militaires poutchistes les accords nécessaires pour procéder à ces évacuations.
01:33 C'est-à-dire concrètement que les ressortissants français peuvent toujours se rendre au point de rencontre, à savoir l'aéroport de Niamey, en toute sécurité.
01:42 Les ressortissants français qui avaient reçu dès hier un e-mail leur indiquant un point de rendez-vous à 14h à l'aéroport de Niamey.