00:00 le maire de Grasse qui réagit à ce terrible incendie.
00:02 - La première des choses, c'est de penser à l'ensemble des familles
00:06 qui sont endeuillées.
00:07 Je voudrais saluer à la fois les pompiers du SDIS06
00:11 qui sont intervenus toute la nuit avec beaucoup de calme
00:15 et beaucoup de professionnalisme,
00:16 et les remercier pour la coordination de ces informations,
00:19 ainsi que la police nationale,
00:21 qui a œuvré avec la police municipale sur cette nuit difficile.
00:25 - Où est-ce qu'on en est dans l'enquête ?
00:28 - Alors aujourd'hui, l'enquête est en cours.
00:31 Elle est confiée au parquet de Grasse
00:33 et c'est le parquet de Grasse qui va regarder et suivre cette enquête.
00:38 - On entend beaucoup d'habitants qui nous disent
00:39 dans le lieu de Grasse, il y a beaucoup d'habitations délabrées.
00:42 Est-ce que c'était le cas de cet immeuble ?
00:44 - Alors cet immeuble, aujourd'hui, on n'a pas de raison.
00:47 La cause et l'origine de cet incendie et de ce drame,
00:52 l'enquête fera toute la lumière sur ces sujets-là
00:55 sous l'autorité du procureur de la République.
00:58 On a dans le lieu Grasse un certain nombre d'immeubles
01:00 qui sont bien sûr dégradés.
01:01 On a sur cet immeuble, il n'y avait pas de problème structurel.
01:05 Et l'immeuble avait voté le 14 juin dernier
01:09 une requalification de la totalité de la façade,
01:11 accompagnée et mise en demeure par la commune,
01:14 des parties communes et de toute l'organisation de cet immeuble.
01:18 Aujourd'hui, il est prématuré de dire quelle est l'origine,
01:21 si c'est une origine accidentelle ou une origine criminelle.
01:24 On n'en sait rien.
01:26 Et c'est véritablement le rôle de l'enquête et du parquet
01:30 qui déterminera ça.
01:31 - Combien de personnes sont relogées ?
01:33 - Nous venons de démarrer, et c'est pour ça qu'on a mis
01:37 un petit peu de temps à se voir, une organisation d'urgence
01:41 pour reloger un certain nombre de personnes
01:44 qui ont perdu leur logement cette nuit,
01:47 et pour certains, une partie des personnes de leur famille.
01:50 Donc la municipalité a coordonné les relogements.
01:54 On a cinq chambres d'hôtel qui ont été réquisitionnées
01:59 et c'est pour ça qu'on a mis un peu de temps à se voir.
02:02 Une ouverture aussi du palais des congrès qui a été mis
02:06 à disposition pour recueillir les familles et la police nationale
02:10 qui veille à ce que toutes les personnes puissent prendre
02:12 leurs effets personnels, comme vous le voyez depuis
02:14 un petit moment, et récupérer tout ce qui est dans les appartements
02:16 pour pouvoir, pendant une période, à mon avis,
02:19 un petit peu longue, avoir leurs effets personnels
02:22 et leurs affaires qui sont en leur possession.
02:24 - Qui étaient les habitants qui y habitaient ?
02:26 - Il y avait des habitants...
02:28 Je veux dire, c'est un appartement qui...
02:30 C'est un immeuble qui est composé d'appartements privés,
02:33 à chaque étage, et ce sont des habitants qui habitaient là
02:38 avec des baux, de gré à gré, avec des propriétaires privés.
02:42 - Les trois personnes qui sont décédées,
02:43 est-ce que vous pouvez nous en dire ?
02:45 - Je n'en sais rien.
02:46 Je ne sais pas l'identité, je ne sais pas leur âge.
02:49 Si je le savais, je laisserais le soin peut-être
02:51 à M. le procureur de la République de communiquer avec vous,
02:53 mais je ne le sais pas à l'heure où on se voit,
02:55 même si toute la nuit, j'étais sur place
02:57 avec les forces d'intervention.
02:59 - Est-ce qu'il y a des mesures qui ont été déployées dans la zone
03:02 ou peut-être dans d'autres immeubles pour pas que ça arrive encore ?
03:06 - Alors, aujourd'hui, on ne connaît pas l'origine,
03:08 donc pour pas que ça arrive, il faut connaître l'origine.
03:11 On ne sait pas si c'est une origine criminelle
03:12 ou une origine accidentelle.
03:14 Une chose est sûre, c'est que la municipalité est engagée
03:18 dans un vaste plan de requalification du bâti ancien
03:21 dans le centre historique.
03:22 On a, vous l'avez vu, un centre historique qui fait 10 hectares
03:25 et on travaille à requalifier ces immeubles.
03:28 Pour beaucoup, ils ont des problèmes structurels.
03:31 Celui-ci n'en avait pas.
03:32 Il n'y avait pas de problème de bâti, pas de problème structurel.
03:35 A priori, l'ingénieur béton qui est passé,
03:38 l'ingénieur structure qui est passé tôt dans la matinée,
03:41 évoque le fait qu'après l'incendie, il n'y a pas de problème
03:45 structurel sur le bâti.
03:46 La totalité des choses sont détruites,
03:48 à la fois des parties communes, à la fois des évacuations,
03:52 à la fois des alimentations électriques et des appartements.
03:54 Mais le sujet structurel du bâtiment lui-même n'est pas affaibli,
03:59 selon les premières constatations de ce matin.
04:02 Donc celui-ci ne présentait pas de risque structurel.
04:07 En revanche, vous le voyez, il y a des sujets de requalification
04:11 de façade qui sont nécessaires, deux parties communes
04:13 qui étaient nécessaires.
04:14 Cet immeuble faisait partie de ces sujets-là, façade,
04:17 partie commune, organisation de l'électricité,
04:20 de la copropriété.
04:21 Ce sont des choses qui étaient programmées,
04:24 votées depuis le 14 juin dernier et accompagnées par une mise
04:28 en demeure de la commune.
04:29 Il y a beaucoup de sujets dans le centre historique comme ça,
04:32 mais on ne peut pas dire quelle est l'origine de cet incendie
04:35 à l'heure où je vous parle.
04:36 Pourquoi cette mise en demeure ?
04:37 Pardon ?
04:37 Pourquoi cette mise en demeure ?
04:39 C'est une démarche communale.
04:40 On l'a fait avec 600 copropriétaires de la vieille ville
04:43 pour accélérer une mutation de ce centre historique
04:45 qui en a besoin.
04:46 Donc c'est quelque chose qu'on fait de manière très accélérée
04:49 et à l'endroit de beaucoup de copropriétaires
04:52 dans le centre historique.
04:53 Ce n'est pas spécifique à cet immeuble ?
04:54 Pas du tout.
04:54 Non, non, pas du tout.
04:55 Et c'est une volonté communale forte pour accélérer les choses
04:58 dans un changement, je dirais, de la structure de l'habitat
05:01 dans le centre historique.
05:02 Vous ne savez pas encore ce que vont devenir ces immeubles ?
05:04 Cet immeuble, donc, il va dans un premier temps être fermé
05:08 pour les besoins de l'enquête, les besoins de l'expertise.
05:12 Les personnes qui y habitaient ne pourront pas accéder
05:15 pendant un temps.
05:16 Nous sommes en train de sécuriser les lieux,
05:18 de donner les affaires personnelles à chacun des familles
05:21 pour après laisser les questions d'assurance, d'expertise
05:25 et d'enquête se faire.
05:26 Puis après, des travaux vont être mis en œuvre.
05:29 Ils étaient programmés pour le mois d'octobre
05:30 sur la partie de la façade, sur la partie des parties communes.
05:33 Et donc ils vont être déclinés avec, bien sûr,
05:35 des impacts bien plus importants que ce qui n'était prévu
05:38 compte tenu du drame de cette nuit.
05:40 Merci.
05:41 Monsieur le Commissaire, vous avez quelque chose à dire
05:43 sur l'enquête ?
05:43 Vous avez des éléments, peut-être ?
05:44 Comment est-ce que vous pouvez le faire ?
05:45 Bonjour.
05:47 Les policiers de la Direction départementale
05:50 de la Sécurité publique des Alpes-Maritimes
05:52 agissent sur deux plans.
05:54 Le premier, en partenariat avec les services municipaux,
05:59 la police municipale et, bien sûr,
06:01 les services des sapeurs-pompiers des Alpes-Maritimes,
06:06 ont géré cette intervention pour mettre en sécurité,
06:09 sécuriser l'intervention des pompiers,
06:11 sécuriser les évacuations et travaillent actuellement
06:14 sur l'accompagnement, la sécurisation de la zone
06:19 sous l'autorité du préfet des Alpes-Maritimes.
06:21 Et le deuxième plan, c'est effectivement l'enquête,
06:23 comme le rappelait juste à l'instant monsieur le maire,
06:27 qui se déroule sous l'autorité du procureur
06:29 de la République de Grasse, qui communiquera en temps utile,
06:32 puisqu'il est, bien sûr, trop tôt, il est prématuré,
06:35 de donner des hypothèses ou des axes d'enquête.
06:39 L'enquête ne fait que débuter et les services,
06:42 encore une fois, du procureur communiqueront,
06:44 mais les policiers chargés d'investigation
06:47 dans le ressort de la circonstruction
06:51 de sécurité publique de Grasse ont démarré l'enquête
06:54 sous l'autorité du procureur de la République.