1
- il y a 3 ans
Pendant tout l'été, l'actualité du jour vue par les témoins du quotidien dans #LaParoleAuxFrancaisEte
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00 Il est bientôt 13h. Bonjour à tous. Merci d'être avec nous en direct sur CNews dans La Parole en français, au français.
00:00:07 Dans un instant, je vous présente mes invités de ce jour, mais avant, l'essentiel de l'actu, c'est avec vous, Mickaël Dos Santos. Bonjour à vous.
00:00:13 Bonjour Vincent, bonjour à tous. Un enfant de 10 ans tué par balle hier suite à une fusillade dans un point de deal dans le sud de Nîmes.
00:00:21 La victime se trouvait dans une voiture avec un autre enfant de 7 ans et son oncle, un militaire blessé par balle mais dont le pronostic vital n'est pas engagé.
00:00:28 Trois personnes innocentes au cœur d'un règlement de compte sous fond de trafic de drogue, version confirmée par la procureure de Nîmes. Écoutez.
00:00:35 Je vous le dis, c'est une famille sans aucune difficulté, absolument pas impliquée à quelque titre que ce soit dans aucun trafic, absolument pas connue pour d'autres faits de nature pénale.
00:00:45 Et clairement, je pense pouvoir m'avancer et me dire que très malheureusement, ces personnes ont été au mauvais endroit, au mauvais moment et qu'il s'agit de dégâts collatéraux, de victimes collatérales.
00:00:55 Et c'est bien l'aspect le plus tragique peut-être encore de ce dossier.
00:00:59 Et le véhicule des quatre suspects, quatre tireurs qui sont toujours en fuite a été retrouvé dans une cité voisine.
00:01:08 Quatre départements d'Auvergne-Rhône-Alpes placés ce midi en vigilance rouge canicule.
00:01:13 Les pics de température y sont attendus. Le mercure devrait avoisiner les 40 à 42 degrés.
00:01:19 Surtout le territoire, les fortes chaleurs difficultent le travail des nombreux salariés, notamment dans le bâtiment.
00:01:25 Écoutez le témoignage de cet ouvrier d'un chantier de Siorène en région parisienne. Il nous explique comment il combat la chaleur.
00:01:32 On nous a mis en place déjà de l'eau fraîche pour nous déshydrater quand on en a besoin.
00:01:40 Si on voit qu'on a trop chaud, on vient dans la bas-vue et on se met à l'ombre un peu.
00:01:48 Sinon dans l'ensemble pour l'instant ça se passe bien et en plus on a des brumis qui nous arrosent aussi. Donc ça rafraîchit.
00:01:54 Et hier la France a connu sa journée la plus chaude jamais mesurée après un 15 août.
00:02:00 Nouveaux variants plus contagieux, cas de contamination en légère hausse.
00:02:04 Le Covid refait son apparition en France. Pour y faire face Aurélien Rousseau, ministre de la Santé, a invité les Français à reprendre le masque.
00:02:12 Mais sont-ils prêts à le remettre après des mois au placard ? Réponse avec Aminata Demphal et Mathilde Couvillier-Flornoy.
00:02:19 Face au rebond épidémique du Covid lié aux variants Eris, la question du port du masque en cas de symptômes est remise à l'ordre du jour.
00:02:27 Seriez-vous prêts à le remettre en public en cas de suspicion ? Les avis sont mitigés.
00:02:31 Oui je serais prête à remettre le masque parce que j'ai un environnement autour de moi qui fait que ce sont des personnes fragiles et pour elles je le ferai.
00:02:39 Avec tout ce qui s'est passé j'ai l'impression qu'on porte le masque ou non ça ne va pas changer grand chose finalement.
00:02:44 C'est un peu embêtant mais bon on préférait pas l'avoir mais s'il faut le mettre, faut le mettre.
00:02:49 Pour ce médecin pas d'urgence concernant le port du masque sauf dans certains cas.
00:02:54 Je pense qu'il faut dire aux gens de ne pas paniquer, le virus circule mais il circule de façon modérée.
00:03:00 Les personnes dès qu'elles sont enrhumées et qu'elles ont un peu de diarrhée, ce serait bien qu'elles portent le masque et qu'elles se lavent régulièrement les mains.
00:03:08 Puis les personnes fragiles quand elles sont dans les transports du genre métro ou bus ou bateau, qu'elles portent le masque et qu'elles soient un peu prudentes.
00:03:19 Pour l'heure les autorités de santé ne sont pas inquiètes mais restent tout de même vigilantes.
00:03:24 Une nouvelle campagne de vaccination doit être lancée à l'automne pour les personnes les plus à risque.
00:03:29 Un hommage national sera rendu vendredi au général Georges Lain décédé la semaine dernière lors d'une randonnée dans les Pyrénées.
00:03:37 La cérémonie se déroulera aux Invalides à 11h en présence d'Emmanuel Macron et d'Elisabeth Borne avant ses funérailles le 31 août prochain en Haute-Garonne.
00:03:45 L'ancien chef d'état-major des armées Jean-Louis Georges Lain va être choisi par le président de la République pour orchestrer la reconstruction de Notre-Dame de Paris.
00:03:53 Voilà pour l'essentiel de l'actualité, l'émission continue avec Vincent Farrandes et ses invités.
00:04:00 Merci cher Michael, on vous retrouve évidemment à 14h pour un nouveau point sur l'actualité.
00:04:05 Mes invités justement pour cette émission, pour ces deux heures d'émission, Amaury Brelais, bonjour.
00:04:09 Merci d'être avec nous, journaliste à Valeurs Actuelles.
00:04:11 Et Christian Proutot, bonjour, merci d'être avec nous, fondateur du GIGN.
00:04:15 Beaucoup de thèmes aujourd'hui évidemment, on va débuter cette émission avec ce terrible drame à Nîmes où un enfant de 10 ans a été victime d'une fusillade dans le Gard, donc à Nîmes l'année dernière.
00:04:26 Un drame qui s'est déroulé dans le quartier de Pissevin, gangréné par le trafic de drogue et régulièrement touché par des règlements de comptes.
00:04:34 Dans un instant nous serons avec Rudi Mana, porte-parole Alliance Police Nationale.
00:04:38 Je vous salue, je vous dis bonjour et merci d'être avec nous.
00:04:41 On a quelques questions à vous poser, mais avant, Tanguy Hamon, vous êtes également en plateau avec nous.
00:04:47 Bonjour, merci d'être avec nous, de notre service Police Justice.
00:04:50 La procureure et le préfet ont pris la parole il y a maintenant une bonne heure.
00:04:56 Que sait-on ? Que s'est-il passé hier soir ?
00:04:59 Déjà ce que la procureure a confirmé lors de sa conférence de presse, c'est bel et bien que l'enfant de 10 ans est mort après avoir été touché par balle.
00:05:07 On parle d'une balle qui l'aurait atteint dans le dos et qui lui aurait donc été malheureusement fatale.
00:05:12 Une autopsie va être effectuée prochainement, on pourra en savoir un peu plus.
00:05:16 Elle s'inscrit dans le cadre d'une enquête qui a été ouverte pour chef d'assassinat en bande organisée.
00:05:21 Et ce qu'il faut retenir surtout de la conférence de presse de la procureure, c'est qu'elle a dit que la victime était une victime collatérale du trafic de drogue.
00:05:30 Parce que pour expliquer un peu le contexte, on est dans un contexte d'affrontement violent entre le quartier Pissvin où a eu lieu l'effet et le quartier Val-de-Gour.
00:05:39 Ces deux quartiers qui se touchent à Nîmes, qui sont séparés seulement par une seule rue, une avenue.
00:05:44 Et donc il y a une énorme rivalité entre les bandes rivales pour prendre possession des territoires et évidemment des points de deal.
00:05:51 Par exemple, dans la nuit de dimanche à lundi, un adolescent a été blessé par balle dans le quartier Val-de-Gour, qui était donc à quelques encablures de là où se sont produits les faits.
00:05:59 Des individus à scooter sont arrivés et lui ont tiré dessus.
00:06:02 Et donc ce qu'il faut bien retenir, c'est que la victime, son oncle et toute la famille n'ont absolument rien à voir avec le trafic de drogue dont il est question.
00:06:11 La procureure a dit que la famille n'avait absolument jamais fait parler d'elle.
00:06:16 Et je vais citer justement la procureure pour expliquer un peu ce qui se passe.
00:06:20 Elle a dit que le petit garçon qui était mort et son oncle n'ont eu pour seul malheur que de passer au mauvais endroit au mauvais moment.
00:06:28 Merci, cher Tanguy, vous restez en plateau.
00:06:31 N'hésitez pas à nous donner les dernières informations si des informations tombent pendant cette demi-heure.
00:06:38 J'aimerais que l'on regarde cette séquence, cette vidéo amateur tournée hier lors de cette fusillade à Nîmes.
00:06:45 Regardez.
00:07:11 Je ne sais pas ce qu'il faut regarder, mais plutôt ce qu'il faut écouter dans cette séquence, évidemment.
00:07:15 Rudy Mana, scène de guerre, je ne sais pas.
00:07:18 Néanmoins, ce sont, Christian Proutot, je pense que vous pourrez également abonder en ce sens,
00:07:23 ce sont des échanges de tir particulièrement nourris en plein centre-ville, en plein quartier populaire de Pissevin hier soir.
00:07:29 Oui, bien sûr, vous l'avez dit.
00:07:32 Vous savez, il ne faut pas hésiter à employer des mots de scène de guerre,
00:07:36 puisque ces individus tirent avec des armes de guerre, avec des kalachnikovs.
00:07:40 On peut se rendre compte que ces individus tirent sur tout ce qui bouge.
00:07:46 La preuve, et c'est terrible de parler comme ça, un enfant de 10 ans y a laissé la vie.
00:07:51 Un enfant de 10 ans qui n'avait rien demandé à personne,
00:07:54 qui se promenait avec son oncle, est décédé suite à un règlement de compte sur fonds de trafic de stupéfiants.
00:08:01 Mais on en est où dans cet ensauvagement de cette société ?
00:08:05 C'est ça qui est particulièrement flippant aujourd'hui en France.
00:08:09 C'est de voir que des gamins qui n'ont rien demandé à personne au début de leur vie,
00:08:14 meurent sous les balles d'armes de guerre, de kalachnikovs,
00:08:18 tout simplement parce qu'il y a des règlements de compte entre cités et il y a des victimes collatérales,
00:08:23 comme on a pu en voir d'ailleurs à Marseille déjà depuis le début de l'année.
00:08:26 Avignon aussi est particulièrement touché.
00:08:29 Alors Marseille c'est tous les jours, Avignon c'était hier, aujourd'hui c'est Nîmes.
00:08:33 Quelle va être la ville de demain qui va être touchée ?
00:08:36 Alors Gérald Darmanin envoie la CRS 8 pour calmer la situation.
00:08:40 Je trouve que c'est une bonne décision de sa part parce que ça va véritablement calmer,
00:08:45 espérons que ça va calmer la situation.
00:08:47 Mais en attendant on a des effectifs de sécurité publique à Nîmes par exemple,
00:08:52 ou même dans Le Gard, qui doivent être confrontés à ces nouveaux règlements de compte.
00:08:57 Parce qu'autant Marseille, on est très touché, autant Lyon, on est très touché,
00:09:01 Paris on n'est pas surpris et il y a des policiers qui peuvent répondre à ça.
00:09:04 Autant dans des départements comme Le Gard, il y a assez peu de policiers de sécurité publique
00:09:09 et ils sont confrontés à cette violence inouïe,
00:09:12 une violence inouïe avec un ensauvagement terrible de cette société.
00:09:16 Et vraiment il faut prendre ce problème à bras le corps
00:09:19 parce que je ne sais pas vraiment comment ça va finir.
00:09:22 Rudy Mana vous évoquiez effectivement la CRS 8 qui va être déployée sur place.
00:09:27 Je crois que c'est une partie de l'unité qui est actuellement à Marseille,
00:09:31 qui va être déployée à Nîmes.
00:09:34 Ça change la donne peut-être, mais le temps de présence de la CRS 8,
00:09:40 une fois que la CRS 8 part, comment ça se passe ?
00:09:42 Écoutez déjà au moins ça a le mérite de venir rapidement.
00:09:46 Vous savez à Marseille on a quand même des effectifs de police
00:09:49 qui ont l'habitude à gérer ce genre de situation.
00:09:52 C'est grave ce que je vous dis mais c'est une réalité.
00:09:54 Marseille on a des coups de feu tous les jours,
00:09:56 on a des blessés par balle quasiment tous les jours
00:09:58 et on a déjà 38 morts suite à des règlements de comptes
00:10:01 depuis le début de l'année avec 70 blessés par balle.
00:10:03 Donc si vous voulez, Marseille on a des effectifs de sécurité publique
00:10:06 qui peuvent gérer le quotidien.
00:10:08 Mais à Nîmes c'est très compliqué, les effectifs sont totalement exsangues,
00:10:16 il y a très peu de collègues, il y a de moins en moins de collègues.
00:10:19 On a du mal à renouveler ces collègues-là,
00:10:22 on a besoin de renforcer ces endroits-là
00:10:24 mais le problème c'est que l'insécurité elle est partout aujourd'hui.
00:10:27 Donc on envoie la CRS 8, vraiment c'est une très bonne initiative
00:10:31 parce que ça va permettre, en tout cas je l'espère,
00:10:33 de calmer la situation entre ces deux cités.
00:10:36 Parce que comme vous l'avez dit dans votre introduction,
00:10:39 d'abord il y a eu des coups de feu dans le quartier d'en face,
00:10:41 puis le lendemain il y a des coups de feu avec ce petit enfant de 10 ans tué
00:10:47 et son oncle qui est gravement blessé.
00:10:50 Qu'est-ce qui va se passer ce soir ?
00:10:52 Donc l'arrivée de la CRS 8, je l'espère, va calmer la situation
00:10:55 mais on ne pourra pas gérer les problèmes de cette manière.
00:10:58 Il va falloir aujourd'hui que la totalité de nos élus comprennent
00:11:03 que ce n'est pas la police seule qui va enrayer tous ces problèmes d'insécurité,
00:11:08 que c'est un problème global et qu'on a besoin de toutes les institutions de l'État
00:11:12 pour s'attaquer à ce problème-là.
00:11:14 Parce qu'encore une fois on le démontre,
00:11:16 nous on fait ce qu'on peut, on fait ce qu'on peut
00:11:18 avec les moyens qu'on nous donne, avec les effectifs qu'il y a,
00:11:20 mais on ne peut pas régler tous les maux MAUX de la société.
00:11:25 On a besoin de tout le monde pour essayer de trouver un début de solution
00:11:29 au moins à tous ces problèmes liés au trafic de stupéfiants
00:11:32 et aujourd'hui ces règlements de comptes qui sont dans toutes les villes de France
00:11:36 et notamment ces villes moyennes comme Nîmes,
00:11:38 comme on a pu le voir à Avignon, comme on a pu le voir à Cavaillon.
00:11:41 Rudy Manin, vous restez bien avec nous.
00:11:46 Si jamais vous voulez prendre la parole, vous nous faites signe,
00:11:48 je vous la donnerai, Christian Proutot, ce qu'on a entendu dans cette séquence,
00:11:53 ce sont comment vous qualifiez, vous expliqueriez cette séquence,
00:12:00 tous ces coups de feu, ces détonations, une scène de guerre ?
00:12:03 Au moins c'est une scène de conflit entre deux clans,
00:12:07 avec, j'ai écouté parce que le son vous le disiez est important,
00:12:11 une maîtrise de l'arme,
00:12:13 c'est-à-dire ils utilisent des armes par rafales mais au coup par coup,
00:12:17 ils les utilisent bien, donc des types qui sont entraînés, aguerris,
00:12:21 qui n'ont rien à faire de ce qui se passe
00:12:23 et qui vivent leur combat contre l'ennemi qui est l'autre bande.
00:12:28 Alors effectivement, entre les deux, il y a des innocents et on le dit,
00:12:32 ça fait un moment qu'on le dit.
00:12:34 Or, si on ne remet pas en place, en dehors de la CRS suisse,
00:12:38 qui va pouvoir faire ce qu'elle veut avec un effectif de 200
00:12:42 déjà dispatché à Marseille, plus maintenant à Nîmes,
00:12:46 plus le problème des rotations parce qu'ils ne peuvent pas faire du H-24,
00:12:50 demain on fait quoi ?
00:12:52 C'est l'implantation territoriale qui va permettre de reprendre le terrain
00:12:57 et le combat ne peut être mené que si on a du renseignement
00:13:00 et si on est sur place.
00:13:02 Et ça fait des années depuis cette fichue RGPP,
00:13:05 le Régime Général des Politiques Publiques,
00:13:08 qui a réduit drastiquement les effectifs,
00:13:10 qui fait qu'on est en tel déficit d'effectifs
00:13:14 que le temps qu'on reprenne position sur ces territoires perdus,
00:13:18 mais pas perdus du fait de la majorité de la population,
00:13:22 mais du fait de cette minorité qui a trouvé son terrain de chasse
00:13:25 parce qu'eux, ils ne sont plus poursuivis,
00:13:27 ils ne peuvent pas être poursuivis, il n'y a pas assez de monde.
00:13:30 Alors on fait un coup, on met la CRS 8,
00:13:33 qui fera ce qu'elle peut parce qu'elle ne connaît pas le secteur,
00:13:36 peut-être appuyée par des locaux qui vont leur dire
00:13:41 "mais pour chercher quoi, où ?"
00:13:43 Donc c'est plutôt de l'agitation,
00:13:45 bénéfique au moins pour les gens qui vivent ce traumatisme,
00:13:49 mais qui au niveau de ce que l'on attend tous,
00:13:51 c'est-à-dire la même mise sur ces clans
00:13:55 et sur de ramener à la justice ces tueurs,
00:13:59 ce sont des tueurs, quel que soit leur âge,
00:14:02 pour le moment je ne vois pas comment on peut s'en sortir.
00:14:05 Pourtant, Amaury Brelaire, je vous donne la parole dans un instant,
00:14:07 pourtant le préfet du Gard a bien répété ce midi
00:14:10 que l'État agissait dans ce quartier.
00:14:13 Écoutez.
00:14:14 On se doit d'avoir une pensée évidemment pour les victimes
00:14:17 et on se doit aussi d'imaginer et de savoir,
00:14:20 on doit savoir que l'État est totalement engagé dans ce quartier,
00:14:23 que l'État est engagé à la fois par ses enquêtes,
00:14:26 à la fois par sa présence policière,
00:14:27 il faut rendre hommage aux policiers qui tous les jours
00:14:29 viennent ici dans ce quartier,
00:14:31 procèdent à des opérations anti-stupe,
00:14:33 procèdent à des interpellations sans relâche
00:14:35 depuis le début de l'année.
00:14:36 Et c'est également l'action de l'État sur la rénovation urbaine,
00:14:39 c'est près de 500 millions d'euros qui ont été engagés cette année
00:14:42 afin d'améliorer les conditions de vie.
00:14:45 Amaury Brelaire, l'État est dans ce quartier,
00:14:49 effectivement il y a des opérations anti-stupe,
00:14:51 ce n'est pas le cas.
00:14:52 Non, en fait l'État est surtout dans la gestion de crise aujourd'hui.
00:14:55 Envoyer la CRS 8 sur place, c'est évidemment très bien
00:14:59 à court terme pour calmer les choses,
00:15:01 mais ce qu'il faut c'est véritablement avoir le courage
00:15:03 de mener une guerre à la drogue,
00:15:05 ce qui n'a jamais été fait en France depuis 50 ans.
00:15:08 Et cela nécessite des moyens considérables
00:15:11 pour les enquêteurs, des moyens d'enquête et de renseignement en effet,
00:15:15 avec des enquêtes qui prennent souvent des mois et des années,
00:15:17 donc on est sur le temps long là.
00:15:19 Et ça nécessite évidemment des moyens financiers
00:15:21 qui n'existent pas aujourd'hui à Marseille, à Nice, à Nîmes et ailleurs.
00:15:24 Rudy, madame, vous vouliez prendre la parole ?
00:15:29 Je reprends ce qu'a dit le préfet Dugard,
00:15:31 je ne sais pas si vous avez entendu,
00:15:33 il a dit qu'il y a une forte action de l'État
00:15:35 et il n'a parlé quasiment que de l'action de la police.
00:15:37 Mais en fait, ce n'est pas que de la police dont on a besoin,
00:15:40 c'est de toutes les institutions de l'État.
00:15:42 On ne peut pas résumer l'intervention de l'État qu'à la police
00:15:46 et c'est de ça, nous, dont on a besoin.
00:15:49 On a besoin d'appui à côté de nous,
00:15:51 on a besoin d'appui avec nous,
00:15:53 on a besoin de prévention,
00:15:55 on a besoin aussi de passer dans des écoles, des collèges
00:15:58 pour expliquer tous les méfaits de la drogue,
00:16:00 on a besoin de médecins,
00:16:01 on a besoin d'associations de quartier
00:16:03 et puis on a aussi besoin,
00:16:05 quand on interpelle ces trafiquants de fût ou ces tueurs,
00:16:08 parce que je le rappelle,
00:16:10 depuis le début de l'année, la PJ Marseille
00:16:12 a interpellé 5 commandos de tueurs.
00:16:15 5 commandos !
00:16:16 C'est un travail colossal, comme l'a dit Amoury Brollé,
00:16:19 ils travaillent 24h/24, 7 jours/7.
00:16:22 Ils ont interpellé 5 commandos
00:16:25 et il y a toujours encore plus de règlement de compte.
00:16:28 Donc aujourd'hui, on a besoin de tout le monde
00:16:31 et on ne peut pas résumer l'action de l'État
00:16:33 uniquement avec l'action de la police
00:16:35 et je terminerai également en disant,
00:16:37 par rapport à ce qu'a dit M. Proutaud,
00:16:39 effectivement, les effectifs de police du Gard
00:16:41 sont aujourd'hui désués.
00:16:43 Je vous donne un exemple, Bagnole-sur-Seize,
00:16:45 il y a 33% des effectifs du commissariat,
00:16:48 à peu près une trentaine de collègues
00:16:50 qui vont partir d'ici la fin de l'année,
00:16:52 mais s'ils ne sont pas remplacés,
00:16:54 comment on va faire ?
00:16:56 C'est pour ça que c'est difficile de lutter au quotidien
00:16:58 quand on a des effectifs de sécurité publique.
00:17:01 Vous savez, ces policiers du quotidien,
00:17:03 ces gardiens de la paix qui sont au contact de la population,
00:17:06 quand on n'est pas là
00:17:08 et quand on n'est pas assez nombreux pour le faire,
00:17:10 on ne peut pas nous reprocher de ne pas faire le travail.
00:17:12 C'est tout ça qu'il faut régler
00:17:14 et c'est toutes ces institutions d'État
00:17:16 qui doivent venir avec nous, travailler main dans la main
00:17:18 pour lutter contre ce fléau du trafic de subventions.
00:17:21 Vous avez acquiescé, Christian Proutot, à l'instant ?
00:17:25 Oui, parce qu'on est là, tous les deux, et tous d'ailleurs,
00:17:29 à constater ce que l'on constate depuis un certain temps,
00:17:33 c'est-à-dire que tous nos services publics,
00:17:35 quels qu'ils soient, la santé, la police, la gendarmerie,
00:17:39 ont subi des coupes drastiques au niveau de leurs effectifs
00:17:44 du fait de la décision qui avait été prise
00:17:47 avec l'établissement de la RGPP,
00:17:52 donc du régime général des politiques publiques,
00:17:55 avec le non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux.
00:17:58 Il faut quand même le rappeler.
00:18:00 Donc on voit ce que ça peut donner.
00:18:02 En vous expliquant maintenant que c'est parce qu'à l'époque,
00:18:05 c'était moins pire que maintenant.
00:18:07 Donc ça n'a pas de sens.
00:18:09 C'est-à-dire que la présence de l'État,
00:18:11 à partir du moment où elle n'est plus effective,
00:18:13 on livre les quartiers aux trafiquants.
00:18:18 Or, rendez-vous bien compte que là, à Nîmes,
00:18:21 on vous expliquait tout à l'heure,
00:18:23 c'est deux pâtés de maison.
00:18:26 Ce n'est pas une ville entière,
00:18:29 comme certains quartiers de Marseille qui sont engrenés.
00:18:32 Là, c'est très localisé et il y a deux bandes rivales.
00:18:36 Bon, si on ne met pas le paquet là, là, où on va le mettre ?
00:18:40 Donc il y a vraiment un endroit où, géographiquement, on pourrait le faire.
00:18:43 Je ne nie pas que le préfet soutient ces services.
00:18:46 Il a raison de dire qu'il y a un travail de fond de fait,
00:18:51 mais combien d'effectifs sont dévolus à ça ?
00:18:54 C'est ça le problème.
00:18:55 Et ensuite, je reviens là-dessus,
00:18:57 ce n'est pas les opérations coup de poing qui arrivent à résoudre les problèmes.
00:19:00 On l'a toujours vu, on l'a toujours vu ça.
00:19:02 Tiens, allez, hop, on va faire fouiller tout l'immeuble.
00:19:05 Alors on trouve deux paquets de cannabis,
00:19:07 on est content, puis le lendemain, il n'y a plus personne.
00:19:11 Et les gens, dans les tours, se retrouvent tout seuls.
00:19:15 Il n'y a plus quelqu'un à qui s'adresser.
00:19:18 Amaury Brelet, c'est un problème du courage politique ?
00:19:21 Oui, parce que le problème, c'est qu'il y a malheureusement un décalage de temps,
00:19:26 un fossé dans le temps long qui est celui de l'enquête,
00:19:29 qui nécessite des mois et des années d'enquête
00:19:31 pour pouvoir démanteler ces filières et ces réseaux,
00:19:33 et le temps court politique où le ministre ou les responsables en place,
00:19:37 eux, ne sont élus ou nommés que pour quelques années
00:19:40 et ont déjà d'ailleurs les prochaines élections en vue.
00:19:43 Donc là, il y a bien un décalage et on le paye aujourd'hui.
00:19:46 Et puis, il y a aussi ce qui a été évoqué par Rudy Mana,
00:19:49 c'est que la réponse pénale, malheureusement, est trop faible,
00:19:52 est trop insuffisante.
00:19:53 On voit trop, je ne parle même pas des consommateurs,
00:19:56 mais des petits trafiquants qui aujourd'hui accumulent les mentions au casier
00:20:00 et qui sont libérés, arrêtés, libérés, arrêtés, libérés.
00:20:03 Donc, il y a vraiment nécessité, en plus de renforcer les moyens policiers,
00:20:06 que la réponse pénale soit à la hauteur.
00:20:08 Il faudrait changer peut-être les textes de loi, Christian Proutot ?
00:20:12 Non, je pense que le code de procédure pénale et le code pénal sont très bien faits.
00:20:18 Il y a tout ce qu'il faut dedans, à condition d'aller jusqu'au bout de l'exercice.
00:20:22 Alors, évidemment, vous le rappeliez, peut-être,
00:20:25 il y a des jeunes qui accumulent un certain nombre de peines du fait que,
00:20:31 mais n'oubliez pas qu'il y a eu une modification sur la récidive qui a été faite.
00:20:35 Non, non, le problème, il est simple, enfin, il est simple,
00:20:38 il est très compliqué à réaliser, mais après,
00:20:40 il est simple à mettre en œuvre quand on a les éléments.
00:20:43 Il faut mener jusqu'au bout les enquêtes et ensuite, effectivement,
00:20:47 on pourra se poser la question si les gens qui sont déférés,
00:20:50 et je pense que tous ceux qui ont été déférés pour assassinat,
00:20:54 à mon avis, ils vont prendre le maximum.
00:20:56 Mais ce n'est pas ça qui est le problème.
00:20:58 Eux, ils ont déjà tué. Donc, on est en aval du problème.
00:21:02 Le problème, il se situe aussi en amont sur des problèmes sociétaux
00:21:06 et sur un certain nombre de règles que l'on voudrait.
00:21:10 Quand j'entends Mme Sandrine Rousseau venir nous expliquer
00:21:13 qu'il faut dépénaliser le cannabis et que ça va éviter ça,
00:21:16 non, mais elle n'a rien compris.
00:21:18 Ce n'est pas nouveau, mais en l'occurrence, oui,
00:21:20 dans ce cas-là, ça n'a pas de sens.
00:21:23 Parce que ce n'est pas en libéralisant le cannabis
00:21:26 qu'on va arrêter les réseaux de trafiquants
00:21:29 qui peuvent trafiquer n'importe quoi.
00:21:31 S'ils pouvaient trafiquer l'eau froide, ils trafiqueraient l'eau froide.
00:21:35 Rudy Mana, je rappelle, un enfant de 10 ans a été victime d'une fusillade
00:21:40 la nuit dernière à Nîmes, une victime collatérale.
00:21:44 Est-ce que vous constatez que plus le temps passe
00:21:47 et plus il y a une gradation dans ce niveau de violence ?
00:21:52 Ah oui, complètement.
00:21:54 Marseille est la ville la plus touchée en France.
00:21:57 On a été l'épicentre des règlements de comptes.
00:22:00 Marseille, l'épicentre des trafics de drogue,
00:22:02 a été l'épicentre des émeutes.
00:22:04 Et puis on se rend compte que, comme je vous l'ai dit tout à l'heure,
00:22:06 il n'y a pas que Marseille et il n'y a pas que les grandes villes de France.
00:22:09 Il y a aujourd'hui ces villes moyennes qui sont touchées par une ultra-violence.
00:22:13 On a eu Grenoble, on a eu Valence, on a eu Avignon, on a Nîmes maintenant.
00:22:19 Je veux dire, c'est effrayant, c'est affolant.
00:22:22 Et face à ça, on a des policiers qui, dans certains commissariats,
00:22:26 sont de moins en moins nombreux et doivent lutter au quotidien,
00:22:29 et seuls, parce qu'il faut le dire.
00:22:31 Nous sommes seuls face à tout ça parce qu'il y a une partie qui a démissionné
00:22:35 et puis il y en a d'autres qui ne sont plus dans ces cités.
00:22:38 Christian Pouto a raison de dire que la nature est en horreur du vide.
00:22:41 Quand vous levez des services publics dans une cité,
00:22:44 ils sont immédiatement récupérés par des trafics de stup,
00:22:48 par des mecs qui ne sont pas si bêtes qu'on peut bien le dire,
00:22:52 ils sont plutôt intelligents, et qui récupèrent tous ces gamins-là
00:22:56 pour dire qu'on est la seule issue dans ce pays pour qu'on vous en sortiez.
00:23:00 Et c'est ça qu'il faut réussir à changer dans ce pays,
00:23:03 en expliquant que l'État, c'est un État fort, que l'issue, c'est le travail,
00:23:08 c'est la labeur, et c'est tout ça qui permet de continuer à vivre normalement
00:23:13 et d'avoir une vie honnête et de gagner correctement sa vie.
00:23:16 Parce que si on donne comme seule orientation à ces gamins-là,
00:23:20 les trafics de stup avec les milliers, voire centaines de milliers d'euros
00:23:24 que ça découle en faisant croire qu'ils vont avoir une vie là à Dubaï à 25 ans,
00:23:28 il est évident que des gamins qui ont 14 ans, qui sont en échec scolaire,
00:23:32 qui ne sont plus scolarisés depuis quelques temps,
00:23:35 ils auront tendance à le croire et à se lancer dans ces réseaux de trafics de stup.
00:23:39 Et il en découle ce qu'on a pu voir, ce qu'on peut voir partout en France aujourd'hui,
00:23:43 notamment à Marseille, en l'occurrence hier soir à Nîmes, à Valence, à Grenoble,
00:23:47 où il y a des règlements de compte avec des gamins de 16, 17, 18 ans
00:23:51 qui prennent des armes de guerre et qui tirent sur n'importe qui.
00:23:54 Et le premier qui bouge a droit à une rafale de kalachnikov.
00:23:58 C'est ça l'inquiétude que nous avons aujourd'hui en tant que policiers,
00:24:01 c'est ça que nous avons vu à travers ces émeutes avec des violences inouïes
00:24:05 qu'on n'avait jamais vues en France, et c'est ce problème-là
00:24:09 qu'il faut réussir à résoudre aujourd'hui,
00:24:11 et se mettre autour d'une table avec tout, comme je vous l'ai dit tout à l'heure,
00:24:15 toutes les institutions de l'État, et essayer de réfléchir à un plan d'approche,
00:24:19 un plan global, pour amener des solutions à tous ces gamins-là.
00:24:23 - Tanguy Hamon, peut-être refaire un point sur ce que l'on sait
00:24:29 en fonction des révélations de la procureure de la République du Gard ce midi.
00:24:36 - Ce que l'on sait, c'est que l'enfant qui est décédé est malheureusement mort
00:24:40 d'avoir été touché par balle dans la zone du dos,
00:24:42 et c'est donc ça qui lui aurait été fatal.
00:24:44 Et le point le plus important, c'est évidemment que cet enfant,
00:24:47 bien sûr, il n'a que 10 ans, mais son oncle qui conduisait la voiture,
00:24:50 sont des victimes collatérales, n'ont strictement rien à voir
00:24:54 avec le trafic de drogue.
00:24:55 Ils étaient là pour résumer, comme l'a dit la procureure,
00:24:58 au mauvais endroit, au mauvais moment.
00:25:00 - Merci à vous Tanguy Hamon. Rudy Mana, merci d'avoir été avec nous
00:25:06 cet après-midi. Évidemment, on va continuer à suivre cette actualité.
00:25:11 Animes les développements de ce tragique, j'allais dire, assassinat ?
00:25:17 Peut-être non, on ne va pas dire cela comme ça.
00:25:19 Néanmoins, cette victime collatérale de 10 ans, c'est vrai que ce sont
00:25:22 des choses qui pourraient être évitées, Rudy Mana, on est d'accord ?
00:25:25 - Bien évidemment que ça pourrait être évité, et on l'a déjà vu ailleurs,
00:25:30 en France. Donc moi, je trouve que c'est absolument terrible
00:25:33 ce qui s'est passé hier soir, c'est effroyable, et c'est effroyable aussi
00:25:36 pour les policiers que nous sommes, et pourtant on en voit des horreurs
00:25:39 toute notre vie, mais quand vous avez un gamin de 10 ans qui est touché
00:25:42 par une rafale de kalachnikov, je trouve ça effroyable.
00:25:49 Et on n'a pas envie de voir ça et de vivre ça dans notre pays.
00:25:53 Ce n'est pas possible aujourd'hui de vivre ça dans notre pays,
00:25:56 et pourtant, ça arrive, et j'ai l'impression que ça arrive
00:25:58 de plus en plus régulièrement.
00:26:00 Donc de grâce que la police soit traitée comme elle doit l'être,
00:26:05 qu'elle soit renforcée, je vous assure que nous, on ira au charbon,
00:26:09 on va faire notre partie de job, mais on a besoin vraiment de tout le monde.
00:26:13 - Merci Rudy Mana d'avoir été avec nous, vous restez bien devant CNews
00:26:18 et La Parole aux Français, on revient dans quelques toutes petites minutes.
00:26:26 De retour dans La Parole aux Français, merci beaucoup d'être avec nous
00:26:29 en direct sur CNews, merci à vous, Christophe Trompe-Proutot,
00:26:32 et à Maurie Brelet d'être avec nous cet après-midi.
00:26:36 On en vient pour cette partie d'émission à cette agression d'un maire,
00:26:41 le maire de la commune de Loumaux, c'est en Charente-Maritime,
00:26:44 commune voisine de La Rochelle, a donc été agressé par des gens
00:26:47 du voyage samedi, ce week-end.
00:26:50 Il s'opposait en fait à leur installation sur un terrain de foot municipal.
00:26:54 Il s'est vu prescrire 12 jours d'arrêt de travail.
00:26:57 Vous voyez ce reportage signé Jérôme Rompenoux avec Sarah Varny.
00:27:00 - Alors qu'il participait à un repas de famille, le maire de Loumaux
00:27:04 reçoit un appel de son adjointe.
00:27:06 Des gens du voyage sont en train d'essayer de s'installer
00:27:09 sur le stade de la commune.
00:27:11 Sur place, le maire cherche à les dissuader d'installer leur 200 caravanes
00:27:14 sur ce terrain de sport, et prend alors des photos des dégradations
00:27:17 et des plaques d'immatriculation.
00:27:19 C'est là que la situation dégénère.
00:27:21 - J'ai vu la personne arriver, il y a une personne derrière moi,
00:27:24 un grand gaillard, qui me ceinture au niveau du visage.
00:27:27 J'avais du mal à respirer.
00:27:29 Après, je me débat et il descend sur le torse.
00:27:32 Je sens des coups.
00:27:34 - Le maire tombe au sol, le souffle coupé, et tente de se relever.
00:27:37 Les gens du voyage prennent peur et décident finalement de partir
00:27:40 avant l'arrivée des gendarmes.
00:27:42 Le maire, lui, est alors transféré à l'hôpital.
00:27:45 - J'étais en état de choc, je ne parlais plus, je tremblais de partout.
00:27:48 Je n'ai pas retrouvé mon petit-fils, plein de choses.
00:27:51 - L'élu se voit prescrire 12 jours d'ITT et s'en sort avec une côte fissurée,
00:27:54 mais surtout choqué par cette agression.
00:27:57 Des conditions d'exercice de plus en plus difficiles,
00:28:00 le maire déplore un sentiment d'impunité.
00:28:03 - Cette agression, cette impunité, non, arrêtons.
00:28:06 On ne respecte plus les enseignants, les médecins, les policiers,
00:28:09 les gendarmes, les élus, mais où va-t-on ?
00:28:12 Je ne sais pas, on doit être exemplaires.
00:28:15 On est tout à fait d'accord, mais qu'on nous respecte.
00:28:18 - Le maire a déposé plainte et une enquête a été ouverte
00:28:21 pour retrouver l'agresseur.
00:28:24 - À Mont-Ribrelay, on sent le maire de cette commune
00:28:27 assez légitimement touché par cette agression,
00:28:30 lâche, dans le dos, etc., alors qu'il faisait tout simplement
00:28:33 son travail de maire.
00:28:36 On en est là, maintenant, on agresse les élus locaux désormais.
00:28:39 - C'est aussi malheureusement la triste illustration
00:28:42 de ce qu'on évoquait plus tôt, c'est-à-dire de l'ensevagement
00:28:45 généralisé de la société, où les représentants de l'autorité,
00:28:48 les figures d'autorité et les représentants des services
00:28:51 publics notamment, donc évidemment les élus locaux
00:28:54 qui sont en première ligne et les maires,
00:28:57 mais aussi les médecins, cela a été dit, les pompiers,
00:29:00 les policiers, évidemment, les enseignants, les pharmaciens,
00:29:03 les médecins, je pense évidemment à ce médecin de Nice
00:29:06 qui a été tabassé il y a quelques jours à l'âge de 79 ans.
00:29:09 Tout cela témoigne d'un ensevagement généralisé
00:29:12 et il faut en effet que la réponse pénale soit à la hauteur.
00:29:15 - Christophe Routeau ?
00:29:18 - Oui, bien sûr, la réponse pénale, elle n'est pas là
00:29:21 pour faire arrêter tout ça, elle est là pour punir des gens
00:29:24 qui ont commis une infraction. Mais imaginez,
00:29:27 et je ne suis pas tout à fait d'accord sur cette approche,
00:29:30 je suis d'accord sur le fait que la réponse pénale doit être
00:29:33 appropriée et ferme, le bras de la justice
00:29:36 doit rester ferme, mais il ne faut pas imaginer
00:29:39 qu'il y a dans cette action pénale
00:29:42 l'envie de ne pas faire.
00:29:45 Il y a au départ quelque chose qui ne va pas dans l'éducatif.
00:29:48 On a un sociétal qui est bousillé en ce moment,
00:29:51 on a une société qui ne va pas bien,
00:29:54 où tout se règle en conflit, et si c'était la peur
00:29:57 du jugement du gendarme, de qui vous voulez,
00:30:00 de l'autorité, ça se saurait, puisqu'elle existe.
00:30:03 Vous faites un refus d'obtempérer,
00:30:06 vous risquez de vous faire tirer dessus,
00:30:09 parce que la possibilité pour la police ou la gendarmerie,
00:30:12 si le véhicule est dangereux, c'est de pouvoir ouvrir le feu.
00:30:15 Vous le savez, ce n'est pas simplement un roman.
00:30:18 Est-ce que les gens s'arrêtent pour autant ? Non.
00:30:21 Les gens qui ont fait ça, ils s'attaquent à un maire
00:30:24 qui est venu, qui s'est présenté, qui leur a dit
00:30:27 qu'ils savent bien que s'ils se font prendre.
00:30:30 La sanction à venir qui est dissuasive,
00:30:33 c'est le comportement qui est vicié au départ.
00:30:36 Il y a un problème éducatif, on a un problème sociétal,
00:30:39 et ça doit, ce n'est pas simplement en aval du problème
00:30:42 qu'il faut voir tout cela, c'est sur l'ensemble
00:30:45 de la chaîne depuis l'éducation, depuis la petite enfance.
00:30:48 On a ce problème depuis des années.
00:30:51 Je pense que comme souvent, c'est embêtant de le dire,
00:30:54 mais bon, ce n'est peut-être pas le moment,
00:30:57 surtout des hommes ou des jeunes hommes
00:31:00 qui commettent ces méfaits. Il y a peu de femmes
00:31:03 impliquées dans ce genre d'agression.
00:31:06 Il y a donc un manque dans l'éducatif à un moment.
00:31:11 Je ne vais pas jouer mon vieux soldat et dire
00:31:15 que c'était mieux quand il y avait le service national,
00:31:18 mais il y avait quelque chose qui, à un moment,
00:31:21 permettait une transition au niveau de l'éducatif
00:31:24 et il n'y a plus. Et il y a des valeurs qui ne sont pas transmises.
00:31:27 C'est tout.
00:31:29 - Ce refus de l'autorité, du respect de l'autorité,
00:31:32 il illustre en effet les faillites à la fois de l'éducation nationale
00:31:35 et de la famille, les parents notamment,
00:31:38 dans l'éducation de leurs enfants.
00:31:41 - Comment on peut désormais mieux protéger les mères ?
00:31:44 Est-ce déjà possible ? On en est là quand même,
00:31:47 de voir protéger les mères. Ce n'est pas le premier mère
00:31:50 à être agressé. On a eu récemment encore le maire
00:31:53 qui n'était même plus une agression, c'était carrément son domicile
00:31:56 qui a été pris pour si par une voiture bélier incendiée.
00:31:59 Comment on peut désormais mieux les protéger, les élus locaux ?
00:32:02 - C'est très compliqué. Les élus locaux, notamment
00:32:05 dans les petits villages et les petites villes
00:32:08 où il n'y a même pas de police d'ailleurs, souvent,
00:32:11 se retrouvent seuls face à leurs agresseurs.
00:32:14 - À faire la police ? - À faire la police eux-mêmes, en effet.
00:32:17 Ils peuvent bénéficier, s'ils en ont la chance
00:32:20 et si les circonstances le permettent, du soutien d'habitants,
00:32:23 de locaux qui passent là au moment de l'agression.
00:32:26 C'est très compliqué. Il est impossible d'imaginer
00:32:29 qu'on puisse mettre un policier, chaque élu local,
00:32:32 pour le protéger des agressions. - Christian Proudhon ?
00:32:35 - Je vais dire quelque chose qui va faire hurler,
00:32:38 mais on va être obligé de leur donner un petit boîtier
00:32:41 d'appel d'urgence comme les femmes menacées.
00:32:44 C'est un truc de fou, mais c'est comme ça.
00:32:47 Parce qu'en particulier pour les maires
00:32:50 qui n'ont pas, comme vous le soulignez,
00:32:53 de petite police municipale qui puisse les accompagner.
00:32:56 Je voudrais quand même revenir à mon sacro-saint problème
00:32:59 sur les effectifs et sur l'implantation de la police
00:33:02 et de la gendarmerie, avec cette fameuse...
00:33:05 Je sais que je vais donner le sentiment de radoté,
00:33:08 mais avec la RGPP, rien que la gendarmerie
00:33:11 a perdu 600 brigades de gendarmerie
00:33:14 sur 3600.
00:33:17 Vous vous rendez compte de ce que ça représente ?
00:33:20 Ça en fait 6 par département.
00:33:23 Alors déjà qu'on a une implantation rurale importante en France,
00:33:26 on a des petites mairies qui n'ont pas tous les moyens
00:33:29 de se payer une petite police municipale
00:33:32 qui en l'occurrence aurait peut-être pu accompagner le maire
00:33:35 qui se serait fait dénoncer.
00:33:38 Et puis, on a des mairies qui ont des mairies
00:33:41 qui en ce moment-là auraient peut-être pu accompagner le maire
00:33:44 qui ne se seraient pas trouvé tout seuls.
00:33:47 Mais c'est quand même à un moment le désert des tartares.
00:33:50 C'est se battre pour une société, pour sa société tout seul.
00:33:53 Et ça, ça ne peut pas continuer.
00:33:56 Olivier Falorni, bonjour. Merci d'être avec nous cet après-midi.
00:33:59 Vous êtes député modem de Charente-Maritime.
00:34:02 Est-ce que vous avez eu le maire de Loumaux
00:34:05 au téléphone depuis cette agression ?
00:34:08 Oui, effectivement, nous échangeons tous les jours
00:34:11 parce que je suis évidemment consterné
00:34:14 et très en colère par rapport à ce qui s'est passé.
00:34:17 Ça a été évidemment un choc psychologique pour lui,
00:34:20 aussi pour son adjointe,
00:34:23 parce qu'il y avait aussi son adjointe sur place.
00:34:26 Et je peux vous dire qu'il va mieux.
00:34:29 Il récupère, mais c'est vrai qu'il a vécu dans des conditions
00:34:32 où il n'avait pas pu s'occuper de ses enfants.
00:34:35 Il a vécu dans sa chaire
00:34:38 cette violence sans frein.
00:34:41 Je pense qu'il n'imaginait pas lui-même.
00:34:44 Est-ce que c'est quelque chose qui s'est déjà produit
00:34:47 en Charente-Maritime, dans votre département ?
00:34:50 Oh oui, hélas !
00:34:53 Et même s'il ne faut pas résumer les problématiques
00:34:56 de violence sur les élus du voyage,
00:34:59 c'est vrai que tous les étés, notamment,
00:35:02 il y a eu des problèmes de violence
00:35:05 liés à ces installations illégales,
00:35:08 parfois violentes.
00:35:11 Et un certain nombre de maires, comme vous le disiez,
00:35:14 ne disposent pas de police municipale
00:35:17 ou en faible nombre,
00:35:20 et essayent, afin de protéger le bien public
00:35:23 et donc leurs concitoyens,
00:35:26 parce que ce sont des biens publics
00:35:29 qui, dans la commune, sont amenés
00:35:32 à payer pour les dégradations qui sont faites
00:35:35 sur leur territoire, les maires,
00:35:38 d'eux-mêmes, essayent d'empêcher, parfois,
00:35:41 par leur présence, l'entrée de ces gens du voyage
00:35:44 sur des terrains qui n'ont pas vocation à occuper,
00:35:47 notamment des enceintes sportives.
00:35:50 Et il y a eu déjà plusieurs agressions
00:35:53 d'élus, de maires, sur le département de la Charente-Maritime.
00:35:56 Je veux saluer vraiment le courage, l'engagement des maires.
00:35:59 Et je crois que tous les citoyens doivent pouvoir mesurer
00:36:02 ce qu'est l'engagement de ces hommes
00:36:05 et de ces femmes pour leur commune, parce que parfois
00:36:08 ils se retrouvent en situation extrêmement difficile, extrêmement
00:36:11 périlleuse. On l'a vu avec Jean-Luc Allgay, le maire de Loumaux,
00:36:14 qui n'a pas hésité à venir et à dire qu'il n'était pas
00:36:17 possible de s'installer sur ce terrain. Je rappelle
00:36:20 qu'on a aujourd'hui, en Charente-Maritime,
00:36:23 tous les étés, un nombre
00:36:26 très important de gens du voyage qui viennent s'installer
00:36:29 et qui refusent très souvent les aires
00:36:32 légales qui ont été faites pour cela.
00:36:35 Vous saluez à juste titre l'engagement
00:36:38 des élus locaux, des maires. Néanmoins,
00:36:41 il y a de moins en moins de monde qui souhaite être
00:36:44 maire de petite ou grande ville.
00:36:47 Ce genre d'événement ne va pas aider à régler cette situation.
00:36:50 Ça, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:36:53 On sait bien qu'autrefois,
00:36:56 dans les communes, il y avait
00:36:59 ce qu'on appelait les notables, ceux
00:37:02 qui ont respecté, instituteurs, le maire
00:37:05 en faisait partie. Aujourd'hui, au-delà
00:37:08 de cette agression, on voit
00:37:11 bien que les élus locaux, notamment
00:37:14 parce que, et je déteste
00:37:17 l'expression qui dit
00:37:20 "à portée d'engueulade" parce que
00:37:23 dire "à portée d'engueulade", c'est laisser entendre
00:37:26 finalement qu'on pourrait se laisser insulter
00:37:29 et voir frapper. Donc, ce sont des élus
00:37:32 qui sont au contact, c'est vrai, avec leurs concitoyens.
00:37:35 Mais le problème, c'est qu'un certain nombre d'entre eux
00:37:38 aujourd'hui considèrent les maires comme des prestataires
00:37:41 de services, considèrent les mairies
00:37:44 finalement, non pas comme des services
00:37:47 publics, mais des objets
00:37:50 de consommation. Et quand ils n'obtiennent pas
00:37:53 satisfaction, les médecins aussi en sont victimes, on le voit bien
00:37:56 avec, quand on refuse des arrêts de travail,
00:37:59 je pense à ce médecin de 80 ans qui a été frappé parce qu'il avait
00:38:02 refusé d'en délivrer un. Et bien quand les maires, par exemple,
00:38:05 refusent de délivrer un permis de construire,
00:38:08 par exemple, et bien il peut être frappé. Le maire de Lomond, vous savez,
00:38:11 a été menacé, en l'occurrence
00:38:14 par un agriculteur, il y a
00:38:17 quelques mois déjà. Et donc, on voit bien
00:38:20 que cette violence verbale, parfois physique,
00:38:23 elle affecte les maires. Et je ne veux pas
00:38:26 faire pleurer dans les chaumières, mais
00:38:29 ils sont payés une misère et ils ont des responsabilités
00:38:33 énormes. Et aujourd'hui, en plus, ils prennent des risques.
00:38:37 Et pour le coup, l'expression "ce sont
00:38:40 les risques du métier"
00:38:43 n'est pas du tout, cette expression n'est pas du tout
00:38:46 adaptée au rôle du maire qui n'a pas
00:38:49 vocation à être menacé et être
00:38:52 en permanence avec l'inquiétude
00:38:55 d'être frappé, d'être vilipendé,
00:38:59 d'être insulté. Et donc, il ne faudra pas s'étonner
00:39:02 que demain, il y ait de moins en moins
00:39:05 de candidats pour être maire. On voit bien d'ailleurs que dans beaucoup
00:39:08 de communes, on se retrouve avec des listes uniques où il est
00:39:11 très compliqué de trouver suffisamment de personnes pour
00:39:14 constituer une équipe municipale complète.
00:39:17 Amaury Brelais, on en parlait hier, c'est une solution
00:39:20 ou la solution, la revalorisation salariale des maires de France ?
00:39:24 Oui, parce que d'abord, ça a été dit, ils sont sous-payés
00:39:27 alors même que beaucoup, notamment dans les
00:39:30 villages et les petites villes, se sacrifient.
00:39:33 Ils ont très souvent un métier,
00:39:36 une profession. Donc, ils s'occupent de la mairie
00:39:39 et de leur ville et de leurs administrés en plus de leur métier.
00:39:42 Ils sont très mal payés, mais ça ne règle pas le problème
00:39:45 de fond qui est celui de la violence
00:39:48 à laquelle ils sont exposés. Et alors,
00:39:51 à défaut d'intervenir avant, j'allais dire, et de mettre un policier
00:39:54 derrière chaque élu, il faut au moins qu'a posteriori, une fois que
00:39:57 l'acte est commis, que l'État soit là en soutien
00:40:00 évidemment jusqu'à la fin de l'enquête et à la condamnation
00:40:03 des agresseurs. Christian Proutaud ?
00:40:06 Oui, je suis tout à fait d'accord avec ce que disait M. le député,
00:40:09 c'est qu'il a soulevé un autre exemple, toujours pour le même
00:40:12 maire, c'était un agriculteur avant.
00:40:15 Donc, on voit bien que ça touche. Bien sûr,
00:40:18 on pourrait stigmatiser un peu les gens du voyage et leur
00:40:21 comportement qui fait qu'ils ont plutôt envie d'utiliser
00:40:24 les terrains qui ne leur sont pas dédiés
00:40:27 plutôt que de tempérer
00:40:30 au fait qu'ils ont des emplacements qui sont prévus par la loi
00:40:33 en plus, pour pouvoir stationner,
00:40:36 mais ça touche toutes les couches de la société.
00:40:39 Pour en revenir au maire, et sur ce qui avait été évoqué hier,
00:40:42 effectivement, les maires n'ont pas vocation
00:40:46 à tout d'un coup penser qu'ils vont être riches
00:40:49 et que c'est pour ça que la reconnaissance,
00:40:52 c'est cette somme qui leur sera
00:40:55 remise et simplement pour le temps d'occupation
00:40:58 et la reconnaissance. Mais si vous avez pris en compte,
00:41:01 comme on l'a évoqué hier, le texte qui va être mis en place,
00:41:04 ça ne concernera que les communes au-dessus de 3500 habitants,
00:41:07 je crois, qui ont déjà...
00:41:10 - Et ça ne concerne pas justement le maire de la commune de Loumou.
00:41:13 - Ça ne concernera pas ce maire-là. Et vous avez raison
00:41:16 de souligner cet engagement, mais pour un maire
00:41:19 qui, de toute façon, lui, n'est pas concerné par cette revalorisation.
00:41:22 Donc, c'est la double peine.
00:41:25 C'est des petites mairies qui sont indispensables
00:41:28 au bien-vivre, au vivre-ensemble,
00:41:31 pour éviter les désertifications. Il faut bien qu'il y ait un centre
00:41:34 qui représente toute la société.
00:41:37 Mais si on ne peut pas faire élire les maires,
00:41:40 la première chose que l'on puisse faire,
00:41:43 et ça ne coûterait pas cher à l'État,
00:41:46 c'est de rémunérer ces petites communes qui nous sont indispensables.
00:41:49 Bien sûr, après, avec cette idée de protéger ces maires
00:41:52 avec une proximité plus grande
00:41:55 des services de police ou de gendarmerie.
00:41:58 - Olivier Falorni, c'est la solution, selon vous, également ?
00:42:01 - Alors, effectivement, la reconnaissance du rôle des maires,
00:42:04 elle passe par l'aspect pécuniaire, évidemment.
00:42:07 Mais je crois qu'il y a aussi vraiment à prendre en compte,
00:42:10 j'allais dire, la protection juridique des maires.
00:42:13 L'État doit être, et il l'est de plus en plus,
00:42:16 mais encore plus aux côtés des maires,
00:42:19 dès qu'il y a une agression, verbale ou physique.
00:42:22 Et puis, à un moment, vous savez,
00:42:25 quand un maire est agressé,
00:42:28 alors c'est vrai qu'il y a les sanctions pénales,
00:42:31 elles peuvent parfois être lourdes,
00:42:34 mais dans les faits, elles le sont rarement.
00:42:37 Et quand vous prenez du sursis, finalement,
00:42:40 tout cela apparaît comme insuffisant.
00:42:43 Moi, je vous le dis, je pense qu'il faut taper au portefeuille,
00:42:46 mais il y a des circonstances.
00:42:49 Concernant les gens du voyage, à un moment,
00:42:52 si on ne veut plus avoir ce type de phénomène,
00:42:55 il faudra se décider à saisir, quand il y a eu condamnation,
00:42:58 quand il y a eu défi, il va falloir se décider,
00:43:01 puisque quand on parle d'insolvabilité,
00:43:04 on peut saisir des véhicules,
00:43:07 et croyez-moi, ça peut-être empêchera
00:43:10 un certain nombre de se comporter de façon illégale.
00:43:13 Et de la même façon, au-delà des gens du voyage,
00:43:16 je crois que quand on s'attaque au portefeuille,
00:43:19 c'est malheureux à dire, eh bien, on tape souvent plus fort
00:43:22 que lorsqu'il y a des condamnations symboliques,
00:43:25 avec sursis, ou des peines d'intérêt général
00:43:28 qui ne sont jamais exécutées.
00:43:31 Taper au portefeuille, pour ceux qui s'en prennent
00:43:34 aux élus locaux, je crois que ça pourra avoir vocation
00:43:37 peut-être un peu plus préventive,
00:43:40 et puis aussi dissuasive.
00:43:43 Merci beaucoup d'avoir été avec nous cet après-midi,
00:43:46 Olivier Falorni, je le rappelle, vous êtes député modem
00:43:49 de Charente-Maritime. Amaury Brelet, vous êtes d'accord
00:43:52 avec cela, il faut taper au portefeuille des personnes
00:43:55 qui agressent les élus locaux, en l'occurrence ?
00:43:58 Je crois en effet que c'est une mesure particulièrement
00:44:01 dissuasive, en tout cas beaucoup plus que ne le sont
00:44:04 les peines prononcées de sursis, qui finalement n'aboutissent
00:44:07 que à ces personnes récidives généralement.
00:44:10 Il faut préciser que là, la question des gens du voyage,
00:44:13 évidemment il n'est pas question d'incriminer toute la communauté
00:44:16 des gens du voyage, mais j'allais dire que c'est la goutte d'eau
00:44:19 en plus de toutes les violences au quotidien,
00:44:22 avec une partie de cette communauté
00:44:25 qui, parce qu'elle vit en marge de la société,
00:44:28 s'autorise à piétiner très régulièrement
00:44:31 et trop souvent les lois de la République.
00:44:34 On en vient aux violences dans le football.
00:44:37 Désormais, hier, des incidents ont éclaté entre supporters
00:44:40 d'Ajaccio et de Bordeaux. Cela s'est passé en Corse,
00:44:43 vous voyez les images, donc c'est
00:44:46 altercation, j'allais dire bagarre rangée, peut-être même
00:44:49 entre les supporters des deux clubs.
00:44:52 Le parquet d'Ajaccio a ouvert une enquête pour violences aggravées
00:44:55 au sein d'une enceinte sportive. Cinq personnes ont été hospitalisées
00:44:58 en urgence. Je vous propose de regarder les précisions
00:45:01 de notre correspondante sur place, Cristina Luzzi.
00:45:04 Une rencontre qui a très mal débuté hier soir
00:45:07 entre Ajaccio et Bordeaux pour cette troisième journée de championnat de Ligue 2.
00:45:10 Alors qu'ils avaient déjà été pénalisés par leurs supporters
00:45:13 lors du match de la montée en Ligue 1 face à Rodez,
00:45:16 les Girondins ont vu leur cauchemar ressurgir à la 13e minute de jeu
00:45:19 lorsqu'une soixantaine de supporters bordelais
00:45:22 se sont signalés dans la tribune polie du stade François Cotti
00:45:25 alors qu'ils étaient interdits de déplacement par les autorités.
00:45:28 Des affrontements ont éclaté avec des supporters assaïistes
00:45:31 entraînant une interruption du match pendant près d'une heure.
00:45:34 Des incidents qui risquent de coûter cher au club bordelais
00:45:37 qui dans un communiqué a immédiatement dénoncé le non-respect
00:45:40 par un groupe isolé de ses supporters de l'arrêté préfectoral
00:45:43 interdisant leur présence au stade d'Ajaccio.
00:45:46 De son côté, le premier adjoint de la ville d'Ajaccio,
00:45:49 Alexandre Farine, a s'interroge dans un tweet sur la présence
00:45:52 de ses supporters bordelais dans une tribune familiale du stade de Timizol
00:45:55 alors qu'ils étaient interdits de déplacement.
00:45:58 Une situation qu'il juge inadmissible et intolérable
00:46:01 et qui nécessitera selon lui des réponses claires.
00:46:04 La rencontre a finalement pu reprendre un peu avant 22h
00:46:07 malgré un climat tendu qui régnait à François Cotti
00:46:10 avant de se solder par un match nul.
00:46:13 Arnaud Tulipier, vous êtes rédacteur en chef de 90 football.
00:46:16 Merci d'être avec nous cet après-midi.
00:46:19 Ses supporters de Bordeaux étaient interdits de stade à Ajaccio
00:46:22 hier soir. Il y a une grosse faille dans la sécurité ?
00:46:27 Il y a une grosse faille dans la sécurité, ce n'est pas nouveau,
00:46:30 mais vous avez raison. La première des choses, c'est de rappeler
00:46:33 qu'il y a des autorités préfectoraux qui interdisent les déplacements
00:46:36 de certaines franches de supporters lors de certains matchs
00:46:40 et donc ils ne doivent pas se présenter aux abords du stade.
00:46:43 Manifestement, certains énergumènes bordelais n'ont pas écouté ça.
00:46:47 Il faut quand même rappeler que l'arrêté a été pris très tardivement.
00:46:51 Il y a peut-être des gens qui avaient prévu le déplacement en Bordeaux-Ajaccio,
00:46:54 ça ne se fait pas très simplement. Peut-être qu'il y avait des gens
00:46:57 qui étaient peut-être déjà en route ou alors qui avaient pris des avions.
00:47:02 Ça, il faut le rappeler. En revanche, ce n'excuse évidemment en rien
00:47:06 les exactions qui ont été commises parce que les Bordelais n'avaient pas
00:47:10 été là. Après, les supporters ajacciens leur ont fait payer de faire
00:47:14 d'être là, donc il faut aussi le rappeler ce fait-là.
00:47:18 Mais il y a un vrai problème avec certains, il faut bien spécifier,
00:47:22 certains supporters en France. Il ne faut pas non plus généraliser,
00:47:26 ce n'est pas le cas partout, mais il y a quelques fois,
00:47:29 Bordeaux a perdu un point au classement cette saison pour ces exactions
00:47:33 que votre correspondante a rappelées tout à l'heure lors du match de la montée
00:47:36 face à Rodez où un pseudo-chef des supporters bordelais était arrivé
00:47:42 lorsque Buadès, le joueur de Rodez, avait marqué un but et l'avait bousculé.
00:47:45 Ça, c'est intolérable évidemment et ce qui s'est passé hier est intolérable.
00:47:48 Arnaud Tulipier, qu'est-il mis en place justement pour éviter toute violence
00:47:54 dans les stades en France ? Est-ce que c'est suffisant ? Visiblement non.
00:47:59 Ce qui est mis en place, c'est un petit peu comme quand vous allez
00:48:02 à un concert dans un grand stade par exemple, c'est toujours pareil,
00:48:05 il y a des fouilles corporelles, il y a aussi un gros travail et ça,
00:48:09 on n'en parle jamais de renseignements avant, c'est-à-dire que les
00:48:13 médias en général et les services adéquats ont infiltré plus ou moins
00:48:18 certains groupuscules un peu limite de supporters.
00:48:23 Alors il y en a beaucoup moins qu'il y en a eu à un moment en France,
00:48:25 mais ça existe encore. Donc le renseignement est très important
00:48:28 et puis on essaye aussi non pas de les accueillir mais de les refouler.
00:48:32 Là, d'après les informations qu'on a, les Bordelais ont été plutôt malins
00:48:36 et ont caché le fait que c'étaient des supporters.
00:48:39 Je m'explique, ils n'avaient pas deux maillots distinctifs de Bordeaux,
00:48:42 ils n'avaient pas forcément des charpes, ils n'avaient pas ce genre de choses.
00:48:46 Donc ils ont peut-être réussi aussi, je mets du conditionnel,
00:48:49 je n'étais pas là-bas donc il faut toujours se méfier,
00:48:51 mais ils ont peut-être aussi réussi à tromper la vigilance des préposés
00:48:55 à la fouille. Mais vous savez, quand on veut vraiment, vraiment
00:48:59 arriver dans un stade avec des choses interdites, ça peut se faire
00:49:03 malheureusement, vous n'allez pas fouiller au corps et passer au détecteur
00:49:07 tous les gens qui arrivent dans un stade, c'est très compliqué quand même.
00:49:10 - Merci Arnaud Tenulpié d'avoir accepté notre invitation cet après-midi.
00:49:14 Messieurs, vous restez bien autour de cette table, vous restez bien devant C News.
00:49:18 Dans un instant, nous reviendrons sur ce drame à Nîmes, où un enfant de 10 ans
00:49:23 a été victime d'une fusillade dans le quartier de Pissevin.
00:49:28 La nuit dernière, on va y revenir en début de prochaine partie.
00:49:32 On parlera également du Covid, avec la question du masque.
00:49:37 Va-t-il redevenir obligatoire ? On va poser la question à Bruno Mégarman tout à l'heure.
00:49:43 A tout de suite.
00:49:44 - Il est bientôt 14h, merci d'être avec nous en direct sur C News.
00:49:51 Dans la parole aux Français, dans un instant, nous serons à Nîmes
00:49:55 avec Thibault Marchotto et Fabrice Elsner.
00:49:58 Mais tout de suite, c'est l'essentiel de l'actu avec vous, Michael Dos Santos.
00:50:01 - Bonjour Vincent, bonjour à tous.
00:50:03 Les températures sont très élevées partout en France
00:50:06 et elles vont continuer à grimper au fil de la journée.
00:50:09 À Lyon, ville en vigilance rouge, canicule, le thermomètre affiche 37 degrés
00:50:14 et va avoisiner les 40 dans le courant de l'après-midi.
00:50:17 Face à cette chaleur étouffante, beaucoup d'habitants semblent résigner.
00:50:21 Écoutez.
00:50:22 - C'est fatiguant.
00:50:23 - J'ai envie avec le ventilateur.
00:50:24 Sachant que, personnellement, je vis dans un tout petit studio,
00:50:28 même si on ferme les volets, il fait quand même chaud.
00:50:30 Ce n'est pas supportable en fait.
00:50:32 - C'est assez compliqué parce qu'on est obligés de sortir très tôt le matin
00:50:35 et même là, tôt le matin, il fait déjà extrêmement chaud.
00:50:38 Et au fil des enfants, par ces températures, c'est un petit peu galère.
00:50:43 - Alors ici, je pense que ça va juste être de pire en pire.
00:50:46 Clairement, il va faire de plus en plus chaud.
00:50:48 Ça va être des périodes qu'on aura de plus en plus fréquemment.
00:50:50 Et donc, je pense que là encore, cette année, on a encore un petit peu de chance
00:50:54 vu que ce n'était pas trop fréquent.
00:50:56 - Un enfant de 10 ans tué par balle hier soir dans un quartier sud de Nîmes.
00:51:01 La victime se trouvait dans une voiture avec un autre enfant de 7 ans.
00:51:04 Et son oncle, un militaire, blessé par balle, mais dont le pronostic vital n'est pas engagé.
00:51:08 Trois personnes innocentes au cœur d'un règlement de compte
00:51:11 dans un quartier gangréné par le trafic de drogue.
00:51:13 On écoute la procureure de Nîmes.
00:51:15 - Le contexte, c'est celui que vous connaissez.
00:51:18 C'est celui de territoire qui actuellement se mène une guerre.
00:51:22 À la suite de démantèlement de points de deal par les actions répétitives
00:51:26 menées par les services de police, notamment puisque nous sommes en zone police,
00:51:30 mais aussi parfois de gendarmerie, des zones de vide sont créées.
00:51:34 La nature horreur du vide et les délinquants et les trafiquants de stupéfiants aussi.
00:51:38 Et tout l'enjeu est de reprendre ces points qui ont été déstabilisés
00:51:42 par l'intervention des services de police.
00:51:44 Très clairement, on est de toute façon dans ce contexte.
00:51:47 - Et le véhicule qui correspond au signalement de celui des quatre tireurs
00:51:51 qui sont toujours en fuite a été retrouvé dans une cité voisine.
00:51:55 Un individu sous obligation de quitter le territoire français
00:51:58 a interpellé ce matin à la gare de Béziers.
00:52:01 L'homme, un Algérien de 27 ans, a menacé des usagers avec un couteau
00:52:05 à crier à la wagbar avant de s'en prendre aux forces de l'ordre.
00:52:08 Après avoir utilisé à deux reprises leur taser sans succès,
00:52:12 les policiers ont finalement réussi à l'interpeller.
00:52:16 Et puis au Japon, l'eau de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima,
00:52:20 bientôt déversée dans l'océan Pacifique.
00:52:23 Selon les autorités nippones, l'opération va débuter ce jeudi
00:52:26 et se poursuivre pendant plusieurs années.
00:52:28 L'Agence internationale de l'énergie atomique assure que cela est sans danger
00:52:31 car les eaux seront traitées.
00:52:33 Pourtant, certains pays ont déjà restreint l'importation de denrées japonaises.
00:52:36 C'est le cas de la Chine.
00:52:38 Explication tout de suite avec Marine Sabourin.
00:52:41 - Dès jeudi, l'équivalent de 500 piscines olympiques
00:52:44 va être jeté dans l'océan Pacifique par le Japon pendant plusieurs décennies.
00:52:49 - Demandons à l'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima-Tepco
00:52:53 de préparer rapidement le début du déversement océanique
00:52:56 sur la base du plan approuvé par l'autorité de régulation nucléaire.
00:53:00 Le déversement étant prévu pour le 24 août,
00:53:02 si les conditions météorologiques et maritimes le permettent.
00:53:05 - Dans ce liquide, un mélange d'eau de pluie, de nappes souterraines et d'injections
00:53:09 permettant autrefois le refroidissement des réacteurs de Fukushima
00:53:13 entrer en fusion après le tsunami de mars 2011.
00:53:16 Si les autorités assurent que cette opération ne présente aucun danger,
00:53:20 les eaux traitées au préalable contiendront toujours du tritium substance,
00:53:24 extrêmement nocif pour la santé.
00:53:26 Une décision à laquelle s'oppose fermement l'industrie de la pêche
00:53:29 qui craint des conséquences néfastes pour l'image et la qualité des produits,
00:53:33 à l'instar de ce poissonnier installé depuis des décennies.
00:53:36 - Ils disent que ce sera sans danger une fois dilué,
00:53:39 mais ils n'ont mené aucune recherche scientifique sur ce qui se passerait
00:53:43 en cas de rejet d'une telle quantité d'eau sur 30 ans.
00:53:46 Le rejeter ici nuira forcément aux ventes de poissons.
00:53:49 Je suis fortement opposé.
00:53:51 - La Chine a déjà interdit les importations de produits
00:53:54 dans 10 départements japonais dont celui de Fukushima.
00:53:57 Une mesure que pourraient suivre bien d'autres pays.
00:54:01 - Son nom, la rose noire, son prix, 25 millions d'euros.
00:54:05 Ce nouveau modèle de Rolls-Royce 600 chevaux composé de 1 603 pièces de bois
00:54:10 et d'une montre de marque Piguet adaptable aux poignets
00:54:13 est désormais la voiture la plus chère du monde.
00:54:16 Le cabriolet de deux places qui change de couleur selon la luminosité
00:54:19 a été acheté par une famille liée à la France et dont l'identité n'a pas été révélée.
00:54:23 Avis aux amateurs, il ne reste plus que 3 modèles à vendre.
00:54:28 Voilà pour l'essentiel de l'actualité.
00:54:30 Je vous laisse en compagnie de Vincent Farandez et de ses invités.
00:54:33 - Merci cher Michael. On part faire un tour dans votre nouvelle voiture je crois, bientôt ?
00:54:37 - J'espère.
00:54:39 - Merci à demain Michael Dos Santos pour l'essentiel de l'actu.
00:54:43 A Moribore-Lèvres, vous achèteriez une voiture à 25 millions d'euros ?
00:54:46 Si vous aviez l'argent, peut-être que vous l'avez d'ailleurs.
00:54:48 - Je vais jouer l'auto avant, en espérant gagner.
00:54:50 Elle est belle en tout cas, mais deux places seulement pour 25 millions.
00:54:53 - Deux places pour 25 millions, on espère que le coffre est grand
00:54:56 pour pouvoir aller à la déchetterie assez facilement, etc. Christian ?
00:54:59 - Moi j'aime plutôt les automobiles anciennes, donc les vintage.
00:55:03 - Oui, vous avez bien raison.
00:55:06 On va évoquer ce drame anime, cet enfant de 10 ans, victime d'une fusillade
00:55:11 dans le quartier de Pissevin, hier soir.
00:55:15 Un quartier, vous le savez, engrené par le trafic de drogue
00:55:17 et régulièrement touché par des règlements de comptes.
00:55:20 Thibault Marchoteau, vous êtes sur place avec Fabrice Elsner.
00:55:24 Vous avez, je crois, rencontré des habitants.
00:55:28 - Effectivement Vincent, on se retrouve au cœur de ce quartier Pissevin,
00:55:34 à quelques mètres de où les faits ont eu lieu hier, en fin de journée.
00:55:40 Et vous l'avez dit, on a pu rencontrer des habitantes
00:55:42 qui se sont rassemblées spontanément au cœur de ce quartier de Pissevin.
00:55:46 On a pu échanger avec elles, elles nous disaient dans un premier temps
00:55:49 leurs émotions concernant la famille de cet enfant qui est malheureusement décédé,
00:55:53 âgé de 10 ans, une famille sans histoire, qui était là au mauvais endroit,
00:55:56 au mauvais moment. Voilà les mots de la procureure de la République.
00:56:00 Le deuxième sentiment de ces habitantes, c'est évidemment la colère.
00:56:04 Beaucoup décrivent une situation totalement, qui est devenue totalement invivable.
00:56:08 Un quartier gangréné, totalement gangréné par le trafic de drogue.
00:56:12 Elles nous disaient que ces deux bandes rivales s'affrontent,
00:56:15 et peu importe s'il y a des habitants au milieu, ils tirent sans réfléchir.
00:56:19 Voilà des mots qui nous ont marqué avec Fabrice Elsner de nos discussions.
00:56:23 Durant d'ailleurs nos discussions, elles ont été ponctuées par de nombreuses sursauts.
00:56:27 À chaque fois qu'une voiture accélère ou qu'il y a un pétard au loin,
00:56:30 elles regardent, elles observent d'une manière très craintive.
00:56:33 Il y a également des enfants de 3 ans qui vivent au milieu
00:56:36 et qui sont en train de se faire enchaîner.
00:56:39 Donc, c'est un sentiment qui nous a marqué.
00:56:42 Et puis, on a aussi vu de nombreuses déclarations de la police.
00:56:45 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:56:48 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:56:51 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:56:54 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:56:57 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:00 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:03 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:06 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:09 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:12 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:15 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:18 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:21 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:24 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:27 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:30 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:33 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:36 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:39 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:42 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:45 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:48 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:51 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:54 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:57:57 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:00 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:03 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:06 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:09 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:12 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:15 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:18 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:21 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:24 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:27 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:30 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:33 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:36 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:39 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:42 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:45 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:48 On a vu de nombreuses déclarations de la police.
00:58:51 - Je ne partage pas vraiment son analyse pour une raison simple.
00:58:54 Je ne partage pas vraiment son analyse pour une raison simple.
00:58:57 Elle semble limiter l'affrontement entre les deux bandes
00:59:00 Elle semble limiter l'affrontement entre les deux bandes
00:59:03 au fait de l'efficacité des arrestations qui conduisent
00:59:06 au fait de l'efficacité des arrestations qui conduisent
00:59:09 à voir des endroits qui seraient libres.
00:59:12 à voir des endroits qui seraient libres.
00:59:15 Là, on est en face de deux bandes rivales
00:59:18 et c'est pas une bonne chose.
00:59:21 C'est pas une bonne chose.
00:59:24 C'est pas un problème.
00:59:27 C'est pas un problème.
00:59:30 Le problème, c'est qu'on ne tient pas le quartier.
00:59:33 Le problème, c'est qu'on ne tient pas le quartier.
00:59:36 Il y a deux bandes qui continuent de coexister.
00:59:39 Il y a deux bandes qui continuent de coexister.
00:59:42 Il y a deux bandes qui continuent de coexister.
00:59:45 C'est un problème qui est très complexe.
00:59:48 C'est un problème qui est très complexe.
00:59:51 Mais résumer le fait qu'il y ait tout d'un coup
00:59:54 Mais résumer le fait qu'il y ait tout d'un coup
00:59:57 une espèce de dangerosité des lieux sur lesquels on se trouve
01:00:00 parce que l'agression est due au fait de l'efficacité de la police,
01:00:03 ça me paraît complètement contre-productif comme analyse.
01:00:06 - On va faire un point avec vous sur l'enquête qui débute tout juste.
01:00:09 - On va faire un point avec vous sur l'enquête qui débute tout juste.
01:00:12 - L'enquête, c'est déjà premièrement que l'enfant de 10 ans
01:00:15 est bel et bien mort, touché par balle.
01:00:18 Une balle qui lui aurait traversé le dos et qui aurait touché une zone létale.
01:00:21 Une autopsie devrait permettre d'en savoir un peu plus là-dessus dans les prochains jours.
01:00:24 Une autopsie devrait permettre d'en savoir un peu plus là-dessus dans les prochains jours.
01:00:27 Une cinquantaine de douilles ont été retrouvées sur les lieux de la fusillade.
01:00:30 On a vu aussi avec les vidéos qu'on voit,
01:00:33 ça monte, la cinquantaine de douilles, la violence de l'attaque contre cette voiture.
01:00:36 ça monte, la cinquantaine de douilles, la violence de l'attaque contre cette voiture.
01:00:39 La cheffe d'assassinat en bande organisée a été ouverte.
01:00:42 Et un point important qu'il faut ressortir de l'enquête
01:00:45 et de ce qu'a dit la procureure dans sa conférence de presse tout à l'heure,
01:00:48 c'est que la victime est une victime collatérale du trafic de drogue.
01:00:51 C'est-à-dire qu'elle n'avait rien à voir.
01:00:54 Évidemment, c'était un enfant de 10 ans, mais on pouvait penser que son oncle qui conduisait la voiture
01:00:57 pouvait être lui peut-être lié au trafic de drogue.
01:01:00 Il n'en est absolument rien. Ce sont vraiment des victimes collatérales.
01:01:03 Et ce qu'il faut savoir aussi, c'est qu'on est dans un contexte,
01:01:06 dans le quartier de Pise 20, où il y a de violents affrontements
01:01:10 avec le quartier d'à côté, le quartier Val-de-Gour.
01:01:13 Ce sont deux quartiers de Nîmes qui se touchent physiquement presque.
01:01:17 Ils ne sont séparés que par une rue, que par une avenue.
01:01:20 Il y a une énorme rivalité entre les bandes de ces deux quartiers
01:01:23 pour prendre la possession du territoire et évidemment des points de deal.
01:01:27 Et pour illustrer un peu cette rivalité, c'est que dans la nuit de dimanche à lundi,
01:01:32 donc c'était hier, un adolescent avait lui été blessé par balle déjà
01:01:37 à quelques encabures d'ici par des tireurs qui étaient montés sur scooter.
01:01:42 Et donc ce qu'il faut évidemment rappeler, c'est que la petite victime et son oncle,
01:01:47 donc le conducteur de la voiture, n'ont rien à voir avec le trafic de drogue.
01:01:51 La famille n'avait jamais fait parler d'elle.
01:01:53 Et je vais reprendre les mots qu'avait dit Thibault Marcheteau
01:01:55 et qu'avait dit évidemment aussi la procureure, c'est qu'ils ont eu pour seul malheur
01:01:59 de passer au mauvais endroit au mauvais moment.
01:02:02 Merci Tanguy Hamon. Vous parliez de 50 douilles retrouvées sur place.
01:02:06 Je vous propose d'écouter cette séquence, cette vidéo amateur tournée
01:02:10 justement hier soir pendant cette fusillade.
01:02:13 [Bruits de tirs]
01:02:37 Et dans cette vidéo, puisqu'il y a eu effectivement 50 douilles,
01:02:40 c'est qu'il y a eu 50 coups de feu qui ont été tirés.
01:02:43 Donc c'est qu'une partie de cette fusillade qui a été filmée par cette séquence.
01:02:47 Amaury Brelet, ça fait froid dans le dos.
01:02:50 C'est même inquiétant de voir de pareilles scènes dans les rues de ce pays.
01:02:54 Oui, on dirait une scène de guerre.
01:02:57 Moi, ça m'a fait penser à la scène en plein jour du film "It"
01:03:01 avec Al Pacino et Robert De Niro, où on voit deux bandes s'opposer à l'arme lourde
01:03:06 pendant dix minutes avec des rafales toutes les dix secondes.
01:03:10 C'est exactement ça. On a affaire à des scènes de guerre
01:03:13 parce que ces trafiquants et ces organisations criminelles
01:03:17 livrent, se livrent d'abord une guerre entre elles,
01:03:20 mais livrent de fait une guerre aux habitants et aux locaux
01:03:23 qui subissent les violences depuis des années.
01:03:25 Alors par chance, j'allais dire, certains, quand ils ont les moyens,
01:03:28 finissent par déménager et par quitter les lieux.
01:03:30 Mais il reste ceux qui subissent au quotidien le harcèlement,
01:03:34 les intimidations, les menaces et les balles perdues aujourd'hui.
01:03:38 - Christian Poutot ?
01:03:39 - Oui, on espère que la police scientifique va pouvoir être efficace
01:03:44 parce que sur les douilles, il y a toujours des traces ADN.
01:03:47 Je note que les tirs semblent maîtriser, ce qui n'est pas mon signe.
01:03:53 On sent des gens qui ont la maîtrise de l'emploi de leur arme
01:03:57 par les coups en séquence au lieu de tir en rafale.
01:04:00 C'est séquencé.
01:04:02 Et je voudrais également rappeler ce qu'on évoquait également tout à l'heure,
01:04:07 c'est que c'est une guerre de gang, l'un contre l'autre.
01:04:12 Et que c'est quand on aura éliminé ce mal qu'on arrivera à résoudre
01:04:18 ce problème local.
01:04:21 Parce que tant qu'il y a la possibilité de prendre le territoire de l'autre,
01:04:26 on se mène une guerre.
01:04:29 Et également, ce qui a été vu à Marseille, et ce qui est aussi grave,
01:04:32 c'est que les tueurs sont de plus en plus jeunes,
01:04:34 et sont recrutés de plus en plus jeunes.
01:04:36 Donc des vies foutues à la fois par les gens qui tombent,
01:04:40 mais également par les gens qui sont pollués par cette gangrène
01:04:44 qu'est ce trafic.
01:04:45 - La présence de la CRS8, ça peut changer quelque chose ?
01:04:48 - La présence de la CRS8, elle est bien pour les habitants,
01:04:52 mais qui vont se retrouver avec les effectifs qui avaient l'air avant leur arrivée
01:04:57 le lendemain, dès qu'ils seront partis.
01:04:59 La CRS8, c'est plus un coup de choc, un effet de choc
01:05:06 vis-à-vis de la population et de l'opinion publique.
01:05:09 Mais c'est pas une fait en soi, ils sont pas là pour mener des enquêtes,
01:05:14 ils sont là pour gérer un problème d'ordre public,
01:05:19 si par hasard ce problème d'ordre public devenait ingérable par les moyens locaux,
01:05:24 ce qui n'est en plus pas le cas,
01:05:26 donc mettre un sentiment de tranquillité auprès des gens, de protection.
01:05:32 Mais ça va durer, le temps d'une autre mission qui va les conduire ailleurs.
01:05:38 La CRS8, c'est toute personne valide,
01:05:41 sans compter les repos, le fait que le service ne tourne pas à fond,
01:05:48 ils sont 200, alors vous imaginez tout de suite combien il y en a,
01:05:52 il peut y en avoir sur le terrain, d'autant qu'il y en a une partie,
01:05:56 d'après ce que je crois, qui est restée à Marseille.
01:05:59 - Oui, effectivement, c'est les hommes de la CRS8 de Marseille
01:06:04 qui ont été déployés pour partie, en tout cas.
01:06:08 Ani, un mot sur cette CRS8 ?
01:06:10 - Oui, très bien à court terme, pour ramener le calme évidemment.
01:06:14 Le problème, c'est que pour s'attaquer et régler le problème de fond,
01:06:18 il faut s'attaquer aux filières et aux réseaux qui alimentent ces trafics,
01:06:22 et donc il faut des moyens considérables à allouer,
01:06:24 et supplémentaires à louer aux enquêteurs,
01:06:26 qui sont les seuls à pouvoir démanteler les trafics et les réseaux,
01:06:29 et c'est évidemment un travail de long terme.
01:06:31 - Très rapidement, Vincent.
01:06:33 - Oui, Vincent, on parlait d'un problème d'effectifs,
01:06:35 mais il faudrait évoquer également le problème organisationnel de la PJ,
01:06:40 qui est en train d'être modifié, je ne sais pas si c'est vraiment le bon moment.
01:06:43 - On en vient au Covid, à la crise sanitaire,
01:06:47 le Covid qui n'est pas derrière nous.
01:06:49 Il y a ce nouveau variant, Eris, qui gagne du terrain.
01:06:53 En France, le ministre de la Santé d'ailleurs invite les Français
01:06:57 à reprendre le réflexe du masque.
01:06:59 On voit cela avec Aminata Demphal et le récit de Mathilde Couvilliers-Fleurnois.
01:07:03 - Face au rebond épidémique du Covid lié au variant Eris,
01:07:07 la question du port du masque en cas de symptôme est remise à l'ordre du jour.
01:07:11 Seriez-vous prêts à le remettre en public en cas de suspicion ?
01:07:14 Les avis sont mitigés.
01:07:16 - Oui, je serais prête à remettre le masque.
01:07:18 Parce que j'ai un environnement autour de moi qui fait que ce sont des personnes fragiles,
01:07:22 et pour elles, je le ferai.
01:07:24 - Avec tout ce qui s'est passé, j'ai l'impression qu'on porte le masque ou non,
01:07:26 ça ne va pas changer grand-chose finalement.
01:07:28 - C'est un peu embêtant, mais bon, on ne préférait pas l'avoir.
01:07:32 Mais s'il faut le mettre, il faut le mettre.
01:07:34 - Pour ce médecin, pas d'urgence concernant le port du masque, sauf dans certains cas.
01:07:38 - Je pense qu'il faut dire aux gens de ne pas paniquer.
01:07:41 Le virus circule, mais il circule de façon modérée.
01:07:44 Les personnes, dès qu'elles sont enrhumées, qu'elles ont un peu de diarrhée,
01:07:47 ce serait bien qu'elles portent le masque et qu'elles se lavent régulièrement les mains.
01:07:52 Puis, les personnes fragiles, quand elles sont dans les transports,
01:07:56 du genre métro ou bus ou bateau, qu'elles portent le masque et qu'elles soient un peu prudentes.
01:08:03 - Pour l'heure, les autorités de santé ne sont pas inquiètes,
01:08:06 mais restent tout de même vigilantes.
01:08:08 Une nouvelle campagne de vaccination doit être lancée à l'automne,
01:08:11 pour les personnes les plus à risque.
01:08:13 - Bonjour, Bruno Begarban, merci d'avoir accepté notre invitation cet après-midi.
01:08:16 Vous êtes chef du service réanimation à l'hôpital Larry-Boisier.
01:08:19 On va parler dans un second temps des mesures qu'on pourrait prendre,
01:08:24 du retour du masque potentiellement.
01:08:26 Mais déjà, est-ce que vous pouvez nous parler, ce que l'on sait, de ce variant, le fameux ERIS ?
01:08:33 - Eh bien, il s'agit d'un énième sous-variant d'Omicron,
01:08:38 dont la prévalence augmente dans la population.
01:08:42 On compte en France à peu près 35 % des nouvelles infections liées à ce sous-variant.
01:08:49 Il n'a pas plus de dangerosité que les sous-variants précédents,
01:08:55 chez les personnes qui ont déjà fait une infection par la Covid ou qui sont vaccinées.
01:09:00 Il peut être responsable, comme ça a été dit dans le reportage,
01:09:04 de fièvre, de rhume, de syndrome grippal.
01:09:08 Mais effectivement, ce sous-variant possède la caractéristique d'être plus transmissible que les autres.
01:09:16 C'est pourquoi il a un avantage sélectif et il s'impose par rapport aux autres sous-variants.
01:09:22 En fait, l'émergence de mutations au sein du virus est un phénomène naturel.
01:09:28 Effectivement, les virus qui ont des mutations qui les avantagent en termes de facilité de propagation,
01:09:36 émergent et se propagent.
01:09:38 Ce, d'autant plus que la population générale voit s'abaisser très légèrement son niveau d'immunité collective,
01:09:45 avec le délai écoulé depuis les anciennes infections et les anciennes vaccinations.
01:09:50 - Bonne nuit, Mégarben.
01:09:51 Il y a ce bruit de fond qui commence à revenir,
01:09:55 notamment avec ces déclarations du ministre de la Santé.
01:09:58 Ce bruit persistant même du retour du masque obligatoire aux conseillers, est-ce que ce sera nécessaire ?
01:10:04 - Alors, obligatoire, évidemment non.
01:10:08 Nous ne sommes plus du tout dans les mêmes conditions que le début de l'épidémie,
01:10:13 lorsqu'on avait affaire aux variants historiques et lorsque la population était totalement naïve de l'infection.
01:10:21 Là, on avait évidemment un taux de mortalité extrêmement élevé et il fallait absolument se protéger individuellement.
01:10:30 Aujourd'hui, les personnes à risque sont les personnes immunodéprimées, très âgées, fragiles, avec comorbidité,
01:10:37 les femmes enceintes, qui s'ils attrapaient le SARS-CoV-2 avec ce sous-variant,
01:10:44 pourraient faire une décompensation de leur maladie sous-jacente et donc éventuellement se retrouver à l'hôpital.
01:10:52 Ils ont donc tout intérêt à éviter d'être contaminés et donc le port du masque,
01:10:57 notamment FFP2 dans les zones où il y a beaucoup de publics, sans pouvoir respecter la distanciation physique,
01:11:04 peut effectivement les protéger contre ce risque de contamination.
01:11:09 Il faut savoir qu'on réobserve un petit rebond. Par exemple, dans le service à l'hôpital Laribosière,
01:11:15 nous avons deux patients porteurs de la Covid-19 actuellement sur les 18 hospitalisés.
01:11:20 Donc on voit bien qu'il y a un petit rebond, mais à nouveau, aujourd'hui, dans la population,
01:11:25 le virus circule à un niveau relativement bas.
01:11:27 Ce que vous dites, c'est que désormais on sait gérer ce virus, on le connaît,
01:11:32 les confinements et toutes ces mesures drastiques, c'est terminé ?
01:11:37 Alors, on ne peut jamais dire que c'est terminé définitivement,
01:11:41 mais il est probable que les nouvelles mutations fassent évoluer le virus vers des formes plus contagieuses,
01:11:50 mais pas plus virulentes que celles actuelles, c'est-à-dire Omicron.
01:11:55 En fait, avec les répétitions des infections et avec probablement les nouvelles doses de vaccins
01:12:02 qui seront recommandées aux personnes les plus faibles, on va pouvoir maintenir une immunité importante,
01:12:08 collective, qui va protéger l'ensemble de la population contre les formes graves de la maladie.
01:12:13 Malgré tout, on ne peut pas exclure que des sous-variants mutent de façon beaucoup plus importante,
01:12:21 parce que cela est possible, parce qu'il existe un réservoir animal pour le Covid
01:12:25 et parce que chez certaines personnes immunodéprimées, le virus peut se répliquer de façon prolongée
01:12:31 et faire émerger face à l'immunité des virus qui possèdent des mutations nouvelles
01:12:38 qui pourraient éventuellement leur donner un caractère, on va dire,
01:12:42 qui n'était pas habituel jusqu'à présent avec les Omicron.
01:12:46 Mais cette hypothèse reste pour le moment peu probable.
01:12:50 Au final, ça va être la même chose tous les étés, un rebond pendant l'été,
01:12:53 parce qu'on oublie les gestes barrières, même si, bon, effectivement, c'est un petit peu derrière nous.
01:12:59 Il y a de grands assemblements, etc. Et donc, un rebond de ce virus à l'automne ?
01:13:04 Alors oui, nous sommes dans une infection endémique, c'est-à-dire le virus circule partout à un niveau relativement faible.
01:13:12 Et puis, une voire deux fois l'année, il va y avoir une épidémie.
01:13:16 Alors, c'est plutôt dans la période automnale.
01:13:19 Donc, en fait, là, on a un petit rebond, mais qui est probablement le prémice d'une vague beaucoup plus importante en octobre,
01:13:27 avec d'ailleurs les autres virus hivernaux respiratoires habituels, c'est-à-dire la grippe, le virus respiratoire syncytial et bien d'autres.
01:13:37 Et donc, effectivement, on voit de plus en plus que ce Covid rentre dans le rang de ces virus habituels hivernaux,
01:13:44 sans être responsable de plus de mortalité que les autres.
01:13:49 Mais évidemment, tous ces virus, d'ailleurs, restent ennuyeux chez les personnes plus fragiles.
01:13:55 C'est pourquoi, d'ailleurs, la mortalité est plus élevée l'hiver,
01:14:00 dû à ces infections saisonnières qui décompensent les maladies de fond respiratoire et cardiovasculaire.
01:14:07 Merci beaucoup, Bruno Mégarban, d'avoir été avec nous cet après-midi.
01:14:11 Merci pour toutes ces explications.
01:14:14 Amaury Brelet, c'est plutôt rassurant, même si, effectivement, il y a un rebond.
01:14:19 Il faut s'attendre à plus de cas de Covid à l'automne.
01:14:24 Néanmoins, à priori, on restera sur un masque conseillé ou en tout cas obligatoire.
01:14:30 Oui, les spécialistes et les médecins nous le disent. Il n'y a pas d'urgence pour l'instant.
01:14:34 Ce qu'il ne faudrait pas, c'est qu'on retombe dans le catastrophisme et dans le discours anxiogène
01:14:39 que les Français ont subi pendant des années, depuis le début de la pandémie,
01:14:44 et qui risquerait d'aliéner, une fois de plus, des millions de Français sur le bon suivi des mesures sanitaires.
01:14:53 Je pense en effet que si jamais il se devait, il s'imposait de prendre des mesures,
01:14:58 il faudrait les prendre au cas par cas, localement, géographiquement,
01:15:01 ou en tout cas cibler les publics les plus fragiles, comme tu l'as évoqué.
01:15:06 Mais je crois surtout qu'en fait, les Français sont déjà suffisamment, à mon avis,
01:15:10 conscientisés sur le problème. J'allais dire, on le voit dans la rue à Paris et dans le métro,
01:15:15 les gens ont déjà adopté les bons réflexes en mettant des masques,
01:15:20 si jamais ils sont malades, ou pour protéger leurs proches.
01:15:22 Donc voilà, les Français ont déjà adopté ces bons réflexes.
01:15:25 Christian Proteau ?
01:15:26 Oui, le professeur Megarban, que j'ai croisé sur ces plateaux pendant la grande pandémie,
01:15:34 je dirais pas autre chose, a toujours été modéré dans son propos.
01:15:38 Il était visionnaire, parce qu'il annonçait déjà que l'évolution du virus,
01:15:42 ce qu'il vient de redire là, conduirait à avoir, un peu ce que vous rappeliez, Vincent,
01:15:48 une forme de Covid saisonnier, et il l'avait déjà dit il y a plus d'un an déjà.
01:15:54 Donc on est sûrement dans ce schéma-là, et je vous rejoins,
01:15:58 les gens se protégeront s'ils sentent qu'eux-mêmes tous,
01:16:03 sans parler forcément de la Covid, avec un masque,
01:16:06 mais le professeur Megarban avait déjà dit à l'époque,
01:16:10 que le port du masque généralisé, c'était pas le problème.
01:16:14 Le problème, c'était ce qui se passe à l'intérieur des locaux,
01:16:17 où là, effectivement, c'est le confinement qui amène plus facilement,
01:16:22 confinement, j'allais dire, non pas la mesure administrative imposée,
01:16:26 mais le fait d'être dans un bocal, qui amène à ce que le virus soit plus contagieux,
01:16:32 et il l'avait déjà souligné.
01:16:33 Messieurs, vous restez bien autour de cette table,
01:16:36 vous restez bien devant la parole aux Français pour cette dernière partie d'émission.
01:16:41 Nous irons au Championnat de France d'échecs.
01:16:44 Vous allez voir, on ira à la rencontre d'une famille particulière,
01:16:47 j'allais dire en tout cas une famille entière,
01:16:48 qui participe à ces Championnats de France.
01:16:50 On ira à leur rencontre.
01:16:51 On évoquera également la guerre en Ukraine,
01:16:54 la guerre des drones entre l'Ukraine et la Russie,
01:16:56 avec le général Bruno Clermont.
01:16:57 A tout de suite.
01:16:58 De retour sur CNews, dans la parole aux Français.
01:17:06 Merci à vous d'être avec nous en plein été, effectivement.
01:17:10 Maurice Brelais, merci d'être avec nous également.
01:17:11 Christian Proutot, merci d'être autour de ce plateau.
01:17:14 Général Bruno Clermont, bonjour.
01:17:16 Vous êtes avec nous à distance, vous êtes notre consultant défense.
01:17:20 Merci d'être avec nous cet après-midi.
01:17:22 On va évoquer avec vous, évidemment, le conflit qui oppose la Russie à l'Ukraine,
01:17:26 puisque la Russie a affirmé ce matin avoir détruit un navire de reconnaissance ukrainien
01:17:31 en mer Noire pour la cinquième journée consécutive.
01:17:34 Moscou a également dit avoir abattu des drones dans la région de Moscou, justement.
01:17:39 Général Bruno Clermont, les drones, c'est l'arme principale de l'Ukraine aujourd'hui ?
01:17:45 En tout cas, on assiste à ce que probablement l'histoire retiendra
01:17:49 comme la première guerre de haute intensité
01:17:52 qui met en œuvre un usage massif des drones, d'abord de la part des Ukrainiens,
01:17:58 mais aujourd'hui, quelques mois après le début de cette guerre, de la part de la Russie.
01:18:03 Oui, c'est une guerre de drones et c'est une guerre qui change, de ce point de vue-là,
01:18:07 le paysage de la guerre et les Ukrainiens sont passés maîtres dans l'art d'utiliser des drones de tous types,
01:18:13 aussi bien des drones aériens que des drones navals, comme vous l'avez évoqué,
01:18:16 avec l'attaque d'un bâtiment russe.
01:18:19 Et ça, tous les États-majors suivent avec une très grande attention
01:18:22 le déroulé de cette guerre dans la guerre qui est la guerre des drones.
01:18:26 Général Bruno Clermont, on parle depuis plusieurs mois, plusieurs semaines,
01:18:31 de la contre-offensive ukrainienne. Où en sommes-nous ? Est-ce qu'elle a commencé réellement ?
01:18:36 Est-ce qu'on peut s'attendre à ce qu'elle commence bientôt ? Où en sommes-nous aujourd'hui ?
01:18:42 La contre-offensive a commencé officiellement au début du mois de juin
01:18:46 puisque c'est le président Zelensky qui l'a nommée comme telle.
01:18:50 La particularité de cette contre-offensive qui se déroule sur un front qui plébule
01:18:55 plus de 1000 km du nord au sud de la Crimée,
01:18:58 est qu'elle n'a pas fait l'objet d'un effet de surprise puisqu'elle a été préparée de très longue date
01:19:02 et qu'en conséquence, alors que les conflits se concentraient sur la bataille, la ville de Barmout,
01:19:07 vous vous souvenez, cette ville dans laquelle les combats ont été extrêmement violents,
01:19:11 les Russes ont eu 9 mois pour installer des positions défensives tout au long de la ligne de front
01:19:16 et aujourd'hui les Ukrainiens se trouvent dans la situation qu'ils n'avaient pas encore connue,
01:19:20 celle d'être obligés de mener une contre-offensive pour gagner du territoire,
01:19:24 le territoire à peu près les 17% de territoire qui sont passés sous contrôle russe.
01:19:28 Et cette contre-offensive, on peut dire que jusqu'à présent,
01:19:30 elle ne donne pas de gains territoriaux significatifs du côté ukrainien,
01:19:35 mais pas tellement plus du côté russe qui a également essayé de conquérir
01:19:38 le reste du territoire des oblastes qui ont été annexés, vous vous souvenez,
01:19:42 par ce référendum et que Poutine vise à récupérer en totalité.
01:19:46 Les efforts des Américains, des Français et des Allemands de donner des armes à l'Ukraine,
01:19:55 ces efforts payent-ils au final ?
01:19:58 Je pense qu'il y a trois éléments fondamentaux pour comprendre les paramètres les plus importants
01:20:06 de cette guerre d'usure, de cette guerre d'opposition.
01:20:08 Je vais aller très vite, le premier c'est la question des combattants,
01:20:10 la question de la démographie, la question d'envoyer des combattants au front,
01:20:14 de les former, de les équiper, de les soigner, de les régénérer.
01:20:18 Et de ce point de vue-là, les deux pays ont des capacités et en ce qui concerne l'Ukraine,
01:20:24 dépendent beaucoup de la formation donnée par les Occidentaux.
01:20:27 Le deuxième point, c'est ce qu'on va appeler la dimension industrielle de cette guerre,
01:20:31 c'est la capacité à envoyer de l'armement sur le front, des munitions,
01:20:35 on l'a dit, des drones, des chars, de l'artillerie, et pourquoi pas bientôt des avions de combat.
01:20:39 Et là, l'inconvénient ou le désavantage de l'Ukraine, c'est qu'ils dépendent totalement,
01:20:44 en quasi-totalité, sauf pour les drones, pour lesquels ils ont une véritable industrie extrêmement performante,
01:20:49 ils dépendent du soutien des Occidentaux.
01:20:51 Et on voit que le soutien des Occidentaux, il arrive quand même un peu en limite,
01:20:54 parce qu'il est en difficulté de production.
01:20:56 Et enfin, le troisième élément, et il est important pour comprendre le poids des drones dans cette affaire,
01:21:01 c'est la capacité à frapper dans la profondeur stratégique de l'adversaire,
01:21:05 c'est-à-dire au cœur de l'ennemi.
01:21:07 De ce point de vue-là, les Russes n'ont pas de problème,
01:21:09 ils ont des missiles balistiques, des missiles de croisière,
01:21:12 ils frappent régulièrement le cœur de l'Ukraine, les villes, les dépôts d'armement, les usines.
01:21:16 Alors que du point de vue des Ukrainiens, les Occidentaux ont mis comme restriction
01:21:20 à la livraison des armements qui leur sont livrés,
01:21:22 une restriction qui est extrêmement pénalisante,
01:21:24 c'est le fait qu'ils ne peuvent pas utiliser les armements occidentaux les plus performants
01:21:28 pour les frapper au cœur du sanctuaire de la Russie,
01:21:31 là où les armements se construisent, où le carburant se fabrique,
01:21:35 et ça rend donc la victoire pour les Ukrainiens encore plus compliquée.
01:21:39 Faut-il continuer à fournir des armes à l'Ukraine ?
01:21:43 En tout cas, c'est la politique qui a été acceptée par les Occidentaux.
01:21:48 Je pense que le plus illustrant est d'écouter le discours des Américains depuis le début de la guerre.
01:21:54 Qu'est-ce que dit Joe Biden depuis le début de la guerre ?
01:21:57 Il dit "on a réussi, on a fait ce qu'on devait faire,
01:22:01 c'est-à-dire qu'on a empêché Poutine d'annexer la totalité de l'Ukraine".
01:22:06 C'est le message principal des États-Unis depuis le début de la guerre.
01:22:09 Il y a un deuxième message, c'est qu'on va les aider à reconquérir le territoire,
01:22:13 mais on se rend compte que les aider à reconquérir le territoire perdu,
01:22:16 c'est beaucoup plus compliqué, d'autant plus que les Américains ne sont pas tellement pressés
01:22:20 de les aider et surtout ne sont pas prêts ou n'ont pas envie de faire face
01:22:25 à une défaite en race campagne de la Russie qui pourrait provoquer des réactions de la part de Poutine
01:22:31 qu'il ne souhaite pas, il ne souhaite pas que ce conflit s'envenime,
01:22:34 qu'il dégénère par une troisième guerre mondiale.
01:22:36 Donc ça pose un équilibre un peu compliqué entre le niveau d'aide fourni essentiellement par les Américains,
01:22:43 qui sont les premiers contributeurs aux Ukrainiens,
01:22:45 et c'est une des raisons pour lesquelles les Américains traînent les pieds depuis le début dans cette affaire de F-16,
01:22:50 comme ils ont traîné les pieds dans l'affaire de Charles-Lourdes,
01:22:53 même si aujourd'hui quelques chars Abraham M1 seraient arrivés sur le théâtre,
01:22:58 on peut dire que ça a pris beaucoup de temps.
01:22:59 Donc le paradoxe c'est cette position américaine, aider l'Ukraine, oui,
01:23:03 mais aider l'Ukraine jusqu'à une défaite de la Russie,
01:23:05 la réponse n'est pas aussi évidente du côté américain.
01:23:07 Général Bruno Clermont, comment ce conflit peut-il s'achever ?
01:23:12 Je ne vous pose pas la question de quand, évidemment, mais comment ?
01:23:16 C'est une réponse à laquelle personne ne peut donner.
01:23:20 On reste sur la ligne officielle des Occidentaux,
01:23:23 c'est-à-dire que c'est le président Zelensky qui décidera au moment de l'arrêt des combats.
01:23:27 Le président Zelensky et ses principaux collaborateurs, son ministre d'affaires étrangères,
01:23:32 continuent de répéter qu'ils ne cesseront le combat que lorsque les Russes
01:23:36 seront chassés de la totalité du territoire qu'ils occupent en Ukraine,
01:23:40 je rappelle 17%, dont la fameuse Crimée, qui est un point extrêmement sensible pour les Russes.
01:23:44 Donc aujourd'hui, il n'y a aucune perspective d'arrêt des combats
01:23:47 et de véritables négociations qui soient mises en marche.
01:23:50 Le seul élément qui peut peut-être modifier la donne,
01:23:53 c'est la perspective des élections américaines en 2024,
01:23:56 dans laquelle le soutien de l'opinion publique américaine vis-à-vis de la guerre en Ukraine
01:24:02 n'est pas aussi marqué que celui des Européens.
01:24:05 Et ça, ça peut jouer dans cette espèce d'équilibre diplomatique
01:24:08 dans lequel officiellement la main est au président Zelensky
01:24:12 sur la décision et le moment de l'arrêt des combats.
01:24:16 Amaury, brelez, faut-il, question que j'ai posée à Bruno Clameau,
01:24:20 selon vous, faut-il continuer à fournir des armes à l'Ukraine ?
01:24:24 C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a du mal à avoir un horizon, j'allais dire,
01:24:30 à un an, deux, trois ans, même plusieurs années, sur ce qui va se passer.
01:24:34 On est dans l'escalade militaire permanente, les morts s'accumulent.
01:24:39 Et le problème, c'est que les pays occidentaux qui soutiennent aujourd'hui
01:24:42 les États-Unis et l'Europe qui soutiennent l'Ukraine
01:24:45 peuvent difficilement se dédire, après avoir soutenu dès le début Zelensky
01:24:50 et lui avoir envoyé des tonnes et des milliards d'euros d'armes lourdes.
01:24:57 Donc on imagine mal aujourd'hui, même Emmanuel Macron et les autres,
01:25:00 se dédire et renoncer à le soutenir.
01:25:03 Ce qui est vrai, c'est que le changement pourrait venir des États-Unis
01:25:07 où si jamais Donald Trump était réélu,
01:25:10 on peut imaginer que le soutien américain pourrait être,
01:25:13 du jour au lendemain, supprimé à Zelensky
01:25:16 et ça entraînerait de fait une évolution dans la guerre.
01:25:19 - Jéshian Poutou ?
01:25:21 - Moi, je voudrais juste apporter un bémol par rapport à ce qu'a dit le général,
01:25:25 même si je suis d'accord sur tout.
01:25:28 Ce n'est pas les Américains qui, au départ, ont permis à Zelensky de s'en sortir,
01:25:32 c'est Zelensky tout seul.
01:25:34 D'ailleurs, les Américains lui avaient même proposé de partir.
01:25:38 Il a dit "je ne veux pas un taxi, je veux de l'armement".
01:25:41 Et c'est l'armée ukrainienne et en même temps l'Ukraine
01:25:44 qui a fait nation et qui s'est battue contre une invasion
01:25:48 par une armée qu'on croyait invincible,
01:25:51 mais qui était en dessous de tout au niveau logistique, au niveau commandement, etc.
01:25:55 Donc cette guerre, quand on a vu, et c'est ça qui est un peu cynique de notre part,
01:26:00 quand on a vu qu'il tenait, à ce moment-là,
01:26:03 on s'est dit "on ne va pas laisser l'ogre manger le petit pousset".
01:26:07 Donc on s'est mis pour des raisons qui étaient des raisons qui nous concernaient tous,
01:26:13 parce qu'à qui le tour après ?
01:26:15 Qui allait passer derrière ?
01:26:17 Il ne faut pas oublier que Poutine avait écrit un an avant
01:26:22 tout ce qu'il pensait du découpage de terrain géographique de la Grande-Russie
01:26:32 telle qu'il la voyait.
01:26:33 Et ce n'était pas très encourageant pour nous compte tenu de ses ambitions militaires.
01:26:38 Donc maintenant, par rapport à votre question,
01:26:41 quand est-ce qu'on peut s'arrêter ?
01:26:43 On ne peut plus s'arrêter,
01:26:45 parce que le poids de cette guerre est assez lourd
01:26:50 pour la Russie qui a fini par prendre position,
01:26:53 créer une ligne de front qui se fait maintenant au Cordeau.
01:26:57 Et cette ligne de front, il faudra continuer à aider les Ukrainiens
01:27:01 parce que là c'est matériel contre matériel.
01:27:04 Tout ce qu'avait pu faire l'Ukraine au départ
01:27:06 avec ses premiers régiments de drones
01:27:08 faits par un régiment qui s'appelle Aerovitka,
01:27:11 où ils ont bricolé avec des drones du grand public,
01:27:17 une contre-attaque où ils pouvaient heurter un char avec un explosif, etc.
01:27:25 et qui leur permettait de compenser le manque de matériel.
01:27:30 La Russie s'est réorganisée,
01:27:32 elle n'a rien à faire du coup humain.
01:27:36 Moi je crois qu'il n'y a que du côté de la Russie
01:27:39 qu'on peut espérer une lueur,
01:27:41 si par hasard il peut y en avoir une,
01:27:44 de la population qui ne supportera plus le poids humain de cette guerre.
01:27:50 Faut-il arriver à un compromis territorial pour terminer cette guerre ?
01:27:55 C'est en tout cas ce que pense Nicolas Sarkozy.
01:27:58 Nicolas Sarkozy pense ce qu'il veut.
01:28:01 Je pense qu'il n'est plus président,
01:28:03 il peut annoncer le contraire de ce qu'il a dit il y a quelques temps.
01:28:06 Mais effectivement, la logique voudrait qu'on puisse arriver à un compromis,
01:28:10 mais ce n'est plus possible.
01:28:12 Ce compromis n'est plus possible pour une raison simple,
01:28:15 c'est que déjà en 2014 on a trop cédé,
01:28:18 et c'est ce qui nous a amenés, après les accords de Minsk,
01:28:22 à nous retrouver dans cette situation
01:28:25 où Poutine a pensé que tout était possible,
01:28:27 et que l'on ne dirait rien.
01:28:29 C'est cette cohésion de l'Europe,
01:28:31 appuyée militairement par les Etats-Unis,
01:28:34 qui fait que maintenant on se retrouve dans cette situation.
01:28:37 Mais ce ne sont pas les accords,
01:28:39 maintenant ce sont les Ukrainiens qui ne les voudront pas.
01:28:41 Ils ne vont pas vouloir céder.
01:28:43 Ils ont perdu 13% ou 15% de leur territoire,
01:28:46 ils veulent le récupérer.
01:28:48 Ça me rappelle l'Alsace et la Lorraine.
01:28:50 Vous voulez y réagir à un moment donné ?
01:28:52 Dans l'idéal, évidemment qu'il faudrait un accord territorial.
01:28:55 Le problème c'est qu'on a dépassé le point de rupture.
01:28:58 Tout le monde est engagé à fond.
01:29:00 L'Ukraine est soutenue par les Etats-Unis et l'Europe,
01:29:03 et ils ne sont pas prêts à renoncer.
01:29:05 Poutine non plus, évidemment.
01:29:07 Malheureusement, à court terme,
01:29:10 l'issue n'est que militaire pour l'instant.
01:29:13 Général Bruno Clermont, merci d'avoir été avec nous cet après-midi.
01:29:16 Vous êtes notre consultant défense.
01:29:18 A bientôt, cher général.
01:29:20 Retour en France, avec cette journée la plus chaude
01:29:24 jamais enregistrée après un 15 août.
01:29:27 Hier, le pays, vous le savez, la France,
01:29:29 subit actuellement un épisode caniculaire.
01:29:31 49 départements sont placés en vigilance orange,
01:29:34 4 en vigilance rouge.
01:29:36 Les détails, les explications avec Karine Durand.
01:29:39 Le pic d'intensité de la canicule va être atteint ce mercredi,
01:29:46 voire ce jeudi pour certaines régions,
01:29:49 avec des températures vraiment extrêmes.
01:29:52 Globalement, le seuil des 40 degrés sera atteint
01:29:55 ou dépassé sur une large moitié sud
01:29:57 dans la plupart des grandes villes,
01:29:59 avec par exemple jusqu'à 41, voire même peut-être 42 degrés
01:30:03 à Toulouse ce mercredi.
01:30:05 Même chose pour la ville de Nîmes,
01:30:07 41 degrés également prévus à Valence,
01:30:10 également pour Avignon,
01:30:12 et jusqu'à 40 degrés aussi à Lyon ce mercredi,
01:30:15 voire ce jeudi.
01:30:17 Mais il faut savoir que localement,
01:30:19 on pourra atteindre 43 degrés.
01:30:21 Certains modèles de prévision météo
01:30:24 envisagent même des pointes à 44 degrés jeudi,
01:30:28 juste avant le début de la baisse des températures
01:30:31 pour la fin de semaine.
01:30:33 Il faut savoir que ce qui est marquant,
01:30:35 ce n'est pas seulement le fait qu'on franchisse le cap
01:30:37 des 40 degrés, ça peut arriver au cours de l'été,
01:30:40 mais là c'est la répétition.
01:30:42 Avec un exemple marquant, c'est celui de la ville de Nîmes,
01:30:45 où on va dépasser a priori les 40 degrés
01:30:48 pendant 5 jours consécutifs,
01:30:50 ce qui est inédit pour une fin août
01:30:53 depuis le début des relevés météo.
01:30:56 Et à Lyon, les touristes, les habitants et les restaurateurs
01:31:00 se préparent donc à ce pic de chaleur extrême.
01:31:03 Voyez ce reportage sur place de Thibault Marchoteau
01:31:05 avec Fabrice Elsner.
01:31:07 Le récit est signé de Nuia Tengour.
01:31:09 Pour supporter la chaleur harassante
01:31:11 et se rafraîchir tout au long de la journée,
01:31:13 le serveur de cette brasserie lyonnaise
01:31:15 a trouvé un allié imparable.
01:31:17 Là j'ai mon petit sauveur, mon petit secret
01:31:20 qui me permet de tenir jusqu'à la fin, jusqu'au bout.
01:31:23 C'est un petit ventilateur
01:31:25 et ça rend les choses beaucoup plus supportables, vraiment.
01:31:28 Canicule oblige, les clients changent leurs habitudes
01:31:31 et cherchent à tout prix un coin de fraîcheur pour s'hydrater.
01:31:34 Le fait qu'il y ait uniquement du service en terrasse,
01:31:36 les gens se mettent beaucoup moins dedans,
01:31:38 vraiment beaucoup moins.
01:31:40 Après oui, aucune essence des demandes de carave d'eau,
01:31:42 de verre d'eau en terrasse, beaucoup.
01:31:44 Une cuisine difficile de tenir
01:31:46 pour les employés sous des températures aussi élevées.
01:31:49 Ça passera, on va boire, voilà.
01:31:55 Toute la journée, parce que c'est chaud là, c'est chaud.
01:32:02 Placés en vigilance rouge,
01:32:04 le Rhône, la Drôme, l'Ardèche et la Haute-Loire
01:32:07 connaissent donc un épisode caniculaire exceptionnel.
01:32:09 Selon Météo France, des records locaux
01:32:11 risquent d'être battus ce mardi
01:32:13 avec des températures allant de 40 à 42 degrés
01:32:16 attendues dans la Drôme et l'Ardèche.
01:32:18 Et cet été justement, la canicule ne semblait pas ardier
01:32:22 que très peu de territoires en France.
01:32:24 Si certains ont pris l'habitude d'aller chercher
01:32:26 un petit peu de fraîcheur en montagne,
01:32:29 des températures plus clémentes,
01:32:31 cette année, notamment à Chamonix,
01:32:33 les températures grimpent.
01:32:35 On voit cela avec Dunia Tengour.
01:32:37 Autrefois refuge pour les vacanciers
01:32:39 en quête de fraîcheur,
01:32:40 le Mont Blanc connaît cet été des températures
01:32:42 qui atteignent des sommets.
01:32:44 Dernier exemple en date ce lundi
01:32:46 où l'on a enregistré entre 10 et 11 degrés
01:32:48 à l'aiguille du midi, à 3842 m d'altitude.
01:32:52 Une surprise pour de nombreux touristes.
01:32:55 On s'attendait à plus de froid dans la montagne,
01:32:57 j'ai pas l'impression d'être à 3000 m d'altitude.
01:32:59 En fait, on se rend compte qu'on pourrait enlever nos gilets
01:33:02 et en effet être sans vêtements, chaud.
01:33:06 C'est vrai que oui, c'est un peu inquiétant.
01:33:09 Malgré la canicule, les visiteurs restent toujours
01:33:11 très nombreux à Chamonix, une destination estivale
01:33:14 très prisée des vacanciers.
01:33:16 On a une très forte fréquentation estivale
01:33:19 sur la période des vacances scolaires notamment,
01:33:22 en montagne, qui date d'un certain nombre d'années,
01:33:25 c'est pas nouveau.
01:33:26 On a beaucoup de monde qui vient nous rechercher,
01:33:28 notamment évidemment en altitude, de la fraîcheur.
01:33:31 Donc à date, non, on ne peut pas dire que nos statistiques
01:33:33 sont vraiment en lien entre la canicule et la fréquentation.
01:33:36 En cette période de forte chaleur,
01:33:38 la préfecture a appelé les alpinistes à la prudence
01:33:41 et leur conseil de reporter leur ascension,
01:33:43 notamment en raison du risque de chute de pierres
01:33:46 liées aux températures élevées.
01:33:48 Allez, toujours en haute altitude à l'Alpe d'Huez,
01:33:52 on va se pencher sur le championnat de France d'échecs.
01:33:54 Ça se tient donc à l'Alpe d'Huez jusqu'au 28 août.
01:33:57 Michel, Jean-Michel, Charles, Damien, Xavier et Arthur Coll
01:34:01 font partie de la même famille.
01:34:03 Ils représentent tous les six,
01:34:05 et bien cette famille nombreuse dans la compétition.
01:34:09 Éloi Rollange, bonjour,
01:34:11 merci d'être avec nous en direction CNews.
01:34:13 Vous êtes président de la Fédération française des échecs.
01:34:17 Vous connaissez cette famille Coll.
01:34:20 Leur passion, je crois, a commencé il y a bien, bien, bien longtemps.
01:34:24 Oui, c'est les échecs de père en fils.
01:34:28 Ils jouent ensemble depuis tout petit.
01:34:32 Ils ont appris à leurs enfants,
01:34:34 puisque c'est aussi ça les échecs,
01:34:35 c'est beaucoup d'intergénérationnel,
01:34:37 ça se transmet de génération en génération.
01:34:39 C'est extrêmement convivial.
01:34:40 Et le championnat de France de toute catégorie
01:34:42 qui se tient cette année à l'Alpe d'Huez
01:34:46 est un lieu magnifique.
01:34:49 On va pouvoir retrouver 1000 joueurs d'échecs en famille
01:34:51 avec des espaces de convivialité, de la sportivité
01:34:55 et évidemment une compétition
01:34:57 et des titres de champion de France qui seront délivrés.
01:34:59 Je crois même que dans cette famille Coll,
01:35:01 il y a un champion, un vrai champion.
01:35:04 Ce sont tous des champions à partir du moment
01:35:05 où ce sont des compétiteurs.
01:35:07 Néanmoins, je crois que Damien a gagné une médaille d'or en 2017.
01:35:11 Alors là, vous me prenez au dépourvu,
01:35:16 puisque médaille d'or en 2017,
01:35:18 je n'ai pas malheureusement cette information.
01:35:21 En catégorie non classée.
01:35:22 Voilà.
01:35:23 En catégorie non classée.
01:35:24 Voilà, tout à fait.
01:35:25 Donc ça, puisque le championnat de France est adapté,
01:35:27 il y a sept tournois qui se jouent.
01:35:29 Tournois pour les vétérans, tournois pour l'élite,
01:35:31 qui s'appellent les nationaux,
01:35:32 puis des open ouverts à tous par tranche de classement élo.
01:35:36 Donc il y a le tournoi des non classés, effectivement.
01:35:39 Je sais que mon fils Oscar a joué
01:35:42 contre un des membres de la famille Coll à la deuxième ronde.
01:35:47 Donc ils sont bien présents dans les tournois.
01:35:50 Ce sont des tournois qui sont accessibles à tous,
01:35:52 y compris aux amateurs.
01:35:53 Donc si vous souhaitez découvrir les échecs
01:35:55 dans un tournoi convivial et dans un lieu magnifique,
01:35:57 le championnat de France d'échecs se tient tous les ans en août.
01:36:00 La destination change, mais cette année, c'était à l'Alpe d'Huez.
01:36:03 Et l'année prochaine ?
01:36:05 L'année prochaine, on ne l'a pas encore annoncé.
01:36:07 C'est encore en…
01:36:10 On attend traditionnellement la fin des championnats de France
01:36:13 pour annoncer la destination suivante.
01:36:15 C'est-à-dire que vous êtes un petit peu comme la famille Coll.
01:36:18 Alors, Éloi Rollange, puisque votre propre fils joue lui aussi aux échecs.
01:36:24 Oui, alors j'ai trois enfants qui jouent tous aux échecs.
01:36:28 Naturellement, ça s'apprend assez tôt.
01:36:31 Donc moi, je suis grand maître international.
01:36:33 Je ne suis pas entraîneur d'échecs,
01:36:34 mais je suis un excellent joueur.
01:36:36 Donc j'ai des facilités pour apprendre à mes enfants.
01:36:38 Et naturellement, j'aime bien jouer avec eux.
01:36:40 Je les vois s'amuser entre eux.
01:36:42 Donc ça, ça crée aussi des liens entre les frères et sœurs.
01:36:44 Et je les vois trouver des copains au club d'échecs.
01:36:47 Et ça, ça me fait vraiment extrêmement plaisir,
01:36:49 puisque c'est tout cet aspect social qui va aller par-delà le sport,
01:36:53 mais on va se créer des amis, on va se créer des copains.
01:36:55 On va réfléchir en jouant aux échecs.
01:36:57 Donc ça a beaucoup, beaucoup de vertu.
01:36:58 Et je suis très, très content que mes enfants,
01:37:00 spontanément un petit peu encouragés, effectivement, par la famille,
01:37:05 mais décidés de se pencher dans les échecs et d'y jouer.
01:37:08 Ils jouent les compétitions jeunes, les Championnats de France jeunes,
01:37:11 qui réunissent 1 700 enfants tous les ans pour les finales qui ont lieu à Ages.
01:37:16 Est-ce que les échecs, c'est considéré comme un sport ?
01:37:20 C'est pleinement un sport, considéré par un sport, par le ministère des Sports.
01:37:25 Nous avons la délégation du ministère des Sports,
01:37:28 qui est la plus haute reconnaissance sportive pour les fédérations en dessous des sports olympiques.
01:37:32 Et nous sommes également membres du comité national olympique et sportif français.
01:37:35 Donc ça, c'est institutionnel.
01:37:37 Mais la réalité, c'est que l'énergie qu'on va déployer
01:37:40 dans la recherche de la performance aux échecs
01:37:43 ne pose pas question sur le sujet.
01:37:47 C'est vraiment la recherche de performance au maximum,
01:37:50 que ce soit dans la nutrition, dans le physique.
01:37:54 On va travailler notre corps pour tenir la tension des parties qui durent 6 heures.
01:37:58 Et naturellement, dans la technique du jeu, le mental,
01:38:01 on va vraiment avoir tous les aspects d'un sport complet
01:38:04 qui est praticable à la maison, qui est praticable avec tout le monde
01:38:08 et qui est aussi praticable sur Internet.
01:38:10 Donc c'est plus qu'un sport, j'ai envie de dire.
01:38:12 Alors, à quand l'Égion ?
01:38:16 Actuellement, les échecs sont à la semaine olympique de l'e-sport.
01:38:20 Il y a 12 sports qui ont été sélectionnés.
01:38:23 C'est une première édition qui a eu lieu à Singapour l'année dernière,
01:38:25 peut-être à Paris l'année prochaine.
01:38:27 Et les échecs sont dedans.
01:38:29 Donc on est déjà quelque part en transition vers le mouvement olympique.
01:38:32 On est reconnu par le comité international olympique.
01:38:34 Les échecs ont été en sport de démonstration au jeu de Sydney en 2000.
01:38:38 Donc c'est en train de faire son chemin dans le mouvement sportif.
01:38:41 Et là où on a une carte à jouer qui est importante, c'est sur le jeu en ligne.
01:38:44 Puisqu'il y a plus de 5 millions de Français qui jouent au moins une partie par an.
01:38:48 Il y a plus de 1 milliard de joueurs dans le monde qui connaissent les échecs
01:38:52 et qui jouent aux échecs.
01:38:53 Et ça, ça se fait particulièrement bien sur ce virage online
01:38:57 qui est arrivé très fortement depuis le confinement,
01:39:00 les visios et le développement des plateformes de jeu en ligne.
01:39:03 Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Éloi Rollange, cet après-midi.
01:39:06 Je vous souhaite un bon championnat de France d'échecs.
01:39:09 Donc jusqu'au 28 août à Maury-Brelé, vous êtes joueur d'échecs ?
01:39:12 Non, j'ai joué il y a quelques années en amateur, évidemment.
01:39:16 C'est une formidable histoire et vous avez raison de mettre en avant...
01:39:19 Pardonnez-moi Maury-Brelé, je suis obligé de vous couper
01:39:22 puisqu'on suit le déplacement de Gabriel Attal, le ministre de l'Éducation,
01:39:25 à Dijon, en déplacement dans une école qui a été incendiée pendant les émeutes.
01:39:29 Écoutez.
01:39:30 Le premier message que je veux passer, c'est saluer le travail absolument titanesque
01:39:34 qui a été réalisé dans les communes concernées depuis le mois de juillet.
01:39:38 Il y a eu l'effroi et ensuite l'effort, l'effort des élus,
01:39:42 l'effort des personnels de direction, l'effort des enseignants,
01:39:45 l'effort des familles, l'effort des entreprises qui ont participé aux travaux
01:39:49 pour être capables d'apporter une réponse et une solution à chaque élève de la République
01:39:53 parce que c'est ce que nous leur devons.
01:39:55 Ce que je peux vous dire aujourd'hui, c'est qu'à l'occasion des émeutes,
01:39:59 250 établissements scolaires ont fait l'objet de dégradations,
01:40:03 que parmi ces 250 établissements scolaires,
01:40:06 60 établissements ont fait l'objet d'un départ d'incendie
01:40:09 et que sur ces 60 établissements, 13 d'entre eux ont été particulièrement dégradés.
01:40:15 Sur ces 13 établissements particulièrement dégradés,
01:40:18 8 pourront rouvrir et accueillir des élèves, souvent avec des aménagements,
01:40:23 et c'est le cas de l'école Champollion ici à Dijon.
01:40:26 Et je tiens vraiment à saluer François Rebsamen, le maire, son équipe,
01:40:30 le directeur de l'école, les enseignants, les services du rectorat, de la préfecture,
01:40:36 bref, toute la mobilisation qui a eu lieu pour permettre d'accueillir les élèves ici, dans leur école.
01:40:41 Donc 8 écoles qui pourront accueillir leurs élèves, souvent avec des aménagements,
01:40:46 5 écoles qui ne pourront pas accueillir leurs élèves
01:40:49 et pour lesquelles nous avons trouvé d'autres solutions de scolarisation
01:40:53 en lien avec les élus qui sont tous en lien avec mon cabinet,
01:40:57 évidemment avec les différents rectorats.
01:40:59 Mais je veux le dire, je m'attache particulièrement à ce que chaque solution trouvée soit une solution viable.
01:41:04 Et souvent, le diable est dans les détails, et c'est jusqu'au dernier centimètre qu'on doit regarder les choses.
01:41:09 Je vous donne un exemple, quand vous avez des élèves qui ne peuvent pas être accueillis dans leur établissement scolaire d'origine,
01:41:13 mais dans un autre établissement, il faut garantir qu'il y a des solutions de transport qui sont proposées.
01:41:18 C'est ce que font les mairies avec, je le dis, beaucoup d'engagement.
01:41:21 Je vous donne un exemple, à Macon, où l'établissement scolaire ne peut pas rouvrir à la rentrée,
01:41:25 il y a une solution par bus qui est mise en place, depuis l'établissement scolaire d'origine,
01:41:29 jusqu'aux établissements scolaires qui accueilleront les élèves.
01:41:32 C'est aussi le cas à La Verrière, où je m'étais rendu.
01:41:35 Il y a également des questions de cantines, de restauration scolaire.
01:41:38 S'assurer que les élèves peuvent être accueillis à la cantine dans leur nouvel établissement temporaire,
01:41:43 et que la tarification de la cantine est la même qu'à l'origine.
01:41:46 Bref, jusqu'au dernier centimètre, nous vérifions que les solutions sont viables.
01:41:50 C'est ce message de réassurance que je veux passer.
01:41:53 C'est un enjeu, et je pense une garantie, très concrète pour les familles.
01:41:57 Si on prend les cinq établissements qui ne peuvent pas rouvrir,
01:42:01 c'est autour de 650 élèves, 650 familles qui sont concernées.
01:42:05 C'est un enjeu très concret pour ces familles,
01:42:07 mais je crois plus largement que c'est un enjeu majeur pour la nation toute entière.
01:42:11 Parce que l'école, c'est l'âme de la République.
01:42:14 Quand l'école est touchée, frappée, dégradée, c'est un coup qui est porté à la République.
01:42:19 Et je pense que ce que nous devons aux Français,
01:42:22 c'est de montrer que l'école se tient debout, fière,
01:42:25 toujours en capacité de s'adapter grâce aux trésors de mobilisation,
01:42:28 de réactivité, d'inventivité de ses personnels,
01:42:31 d'accueillir tous les enfants de notre pays.
01:42:33 Certains ont pu dire que pour certaines écoles,
01:42:36 la rentrée ne pourrait pas se faire le jour, juste à dire le 4 septembre,
01:42:39 mais pourrait être décalée de quelques jours.
01:42:41 Est-ce que vous confirmez ou pas ces informations ?
01:42:43 Tous les élèves pourront être accueillis le jour de la rentrée.
01:42:46 Pour certains, ce sera dans un autre établissement.
01:42:49 On parle de 5 établissements qui ne pourront pas accueillir les élèves le jour de la rentrée.
01:42:52 Ce sera dans un autre établissement.
01:42:54 Il y a des établissements qui ne pourront pas rouvrir parmi ces 5 établissements le jour de la rentrée,
01:42:58 mais qui pourront rouvrir un peu plus tard.
01:43:00 Je donne un exemple à Strasbourg.
01:43:02 Je crois que l'établissement scolaire, que l'école, ne peut pas rouvrir le jour de la rentrée,
01:43:05 mais rouvrira après les vacances de la Toussaint.
01:43:09 Mais je veux vraiment apporter ce message à chaque élève,
01:43:12 une solution viable pour la rentrée.
01:43:15 C'est une manière aussi de...
01:43:18 Il y a une résilience, parce que ça a quand même été un choc,
01:43:21 j'imagine aussi pour toutes les équipes qui sont là,
01:43:23 de voir qu'on s'attaquait à l'école.
01:43:25 C'est important de dépasser cette épreuve.
01:43:28 Évidemment que c'est un choc majeur pour les équipes.
01:43:31 Je l'ai vu ici encore.
01:43:34 Je l'ai vu dès le lendemain de ma nomination à la verrière,
01:43:37 parce que pour les enseignantes, les enseignants, les personnels de direction,
01:43:41 l'ensemble des agents du ministère,
01:43:43 l'école, ce n'est pas simplement un outil de travail,
01:43:46 c'est une passion.
01:43:48 C'est un engagement de tous les jours,
01:43:50 pour l'égalité des chances et pour la réussite de tous les élèves.
01:43:53 Évidemment que ça a été un choc extrêmement fort.
01:43:55 Je le dis indépendamment des solutions de scolarisation
01:43:58 qu'on trouve pour l'ensemble des élèves à la rentrée,
01:44:01 je m'attacherai aussi en lien avec l'ensemble des acteurs et des collectivités.
01:44:04 Je sais que c'est leur mobilisation
01:44:06 à ce que les travaux puissent être réalisés rapidement,
01:44:08 parce que c'est aussi des stigmates qui restent,
01:44:11 notamment des travaux d'un épisode qui a été très douloureux
01:44:14 pour les élus locaux qui sont très attachés à leurs écoles,
01:44:17 pour les enseignants, les personnels de direction,
01:44:19 pour les familles et pour les élèves.
01:44:21 On l'a vu ici, ça les oblige à être créatifs.
01:44:23 Oui, mais ça ne les oblige pas,
01:44:25 parce que la force de notre école, c'est la très grande créativité.
01:44:28 Ils le sont par nature.
01:44:30 Pour l'école et chez les élus locaux, évidemment.
01:44:32 Et je pense profondément qu'en plus,
01:44:34 on doit pouvoir s'appuyer aussi sur ces situations
01:44:37 pour inventer de nouvelles méthodes.
01:44:39 C'est ce que j'ai senti par les enseignants
01:44:41 et les responsables académiques que je veux saluer.
01:44:43 C'est aussi, je crois, une force de l'éducation nationale,
01:44:46 y compris dans les difficultés,
01:44:48 d'y trouver un levier pour rebondir et pour innover.
01:44:51 Est-ce qu'il y a eu des ajouts du chiffrage
01:44:53 du coût des incendies justement des écoles ?
01:44:56 Vous parliez de 250 euros au total.
01:44:58 Je n'ai pas de chiffrage global à communiquer,
01:45:00 mais on voit à l'échelle individuelle
01:45:02 ce que ça peut représenter au niveau global.
01:45:05 François Rebsamen le disait tout à l'heure.
01:45:07 Ici, ça va être 550 000 euros par exemple.
01:45:10 550 000 euros, pour une commune, ce n'est pas neutre.
01:45:13 Il y a aussi un enjeu de prise en charge par les assurances.
01:45:16 Je serai aussi vigilant à ce que les assurances
01:45:18 puissent prendre en charge les travaux.
01:45:20 Et je serai un relais pour les communes
01:45:22 s'il y a des difficultés auprès d'elles
01:45:24 pour débloquer les dossiers.
01:45:26 Merci de cette annonce.
01:45:28 Justement, une dernière question
01:45:30 qui est en rapport avec cette actualité.
01:45:32 Je pense qu'un petit gaston ne pourra pas s'arrêter à nous.
01:45:34 Il a été tué par une bactérie dans un alimentaire
01:45:36 et il ne regardait pas.
01:45:38 J'imagine que ça doit nous voir dans la tête
01:45:41 de tous ces amis, mais aussi de tous ces camarades.
01:45:44 C'est l'horreur absolue.
01:45:48 C'est une situation...
01:45:50 C'est un décès qui est tragique, qui est abominable.
01:45:53 Et dans ces circonstances, les mots peuvent bien peu de choses.
01:45:56 Le cœur, lui, pleure.
01:45:58 Je veux vraiment adresser toutes mes pensées,
01:46:01 mon soutien à sa famille, à ses proches.
01:46:04 Il y a une enquête qui est en cours
01:46:06 et je ne peux pas commenter les circonstances de ce drame.
01:46:09 Ce que je peux dire, c'est que j'ai demandé au rectorat
01:46:12 de mettre en place une cellule d'écoute et d'accompagnement
01:46:15 pour l'ensemble de la communauté éducative
01:46:18 de l'établissement de ce jeune garçon,
01:46:20 pour les parents d'élèves, les élèves,
01:46:22 pour les enseignants, les personnels,
01:46:24 évidemment pour les accompagner pendant ce drame.
01:46:27 Merci.
01:46:29 Merci.
01:46:31 Merci.