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  • il y a 3 ans
Le porte-parole des jeunes communistes, Léon Deffontaines, à propos des réseaux de trafics de drogues dans l'émission 180 Minutes Info : «On a besoin d'investir massivement pour permettre d'assurer ce droit, qui je pense, doit être inaliénable, celui de la sécurité, celui de la tranquillité publique et aujourd'hui les premières victimes justement de ce trafic de drogue, c'est les habitants de ces quartiers».

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Transcription
00:00 Je partage en tout point les propos qui viennent d'être évoqués.
00:02 Je pense qu'aujourd'hui, la première des choses, c'est lutter contre ces réseaux de trafiquants.
00:07 Et ça veut dire mettre des moyens, des moyens.
00:09 C'est des fonctionnaires de police sur le terrain qui sont en capacité, justement, de démanteler ces réseaux-là.
00:13 Et finalement, ce qu'on observe, c'est que depuis les 20 dernières années, depuis le quinquennat Sarkozy notamment,
00:18 en fait, on a eu une baisse des effectifs de police qui ont eu pour conséquence, justement, de pouvoir laisser prospérer ces réseaux.
00:24 Et depuis, les gouvernements successifs n'ont pas permis de remplacer ces effectifs de police.
00:28 Et donc aujourd'hui, on a besoin d'investir massivement pour permettre d'assurer ce droit qui, je pense, doit être inaliénable,
00:34 celui de la sécurité, celui de la tranquillité publique.
00:37 Et aujourd'hui, les premières victimes, justement, de ce trafic de drogue, c'est les habitants de ces quartiers-là.
00:41 Il faut écouter ce qu'ils nous demandent, écouter le témoignage qu'on vient d'écouter sur votre antenne et d'écouter ce qu'ils nous disent.
00:47 Et ce qu'ils nous disent, c'est qu'ils veulent, justement, qu'il y ait davantage de fonctionnaires.
00:49 Ça, c'est une chose. Et deuxièmement, il faut aussi analyser les raisons de ce trafic de drogue.
00:53 Ce trafic de drogue prospère aussi sur la misère et le recul, plus généralement, de l'ensemble des services publics.
00:58 Comment se fait-il qu'il y ait des gamins de 13-14 ans qui se retrouvent engrainés dans ces réseaux-là ?
01:02 C'est l'argent facile, etc.
01:03 Eh bien, moi, je pense qu'il faut aussi remettre du service public, qu'il faut permettre de réinvestir dans l'éducation nationale, par exemple.
01:09 Mais en fait, en réalité, une partie de ces gamins-là, ils n'ont plus de profs parce que les profs ne sont pas remplacés, parce que de toute façon...
01:14 Donc c'est le manque de perspective.
01:16 Oui, c'est les deux. C'est les deux.
01:18 Il y a l'argent facile d'un côté avec le manque de perspective de l'autre, et de l'autre côté, justement, le manque de moyens pour démanteler ces réseaux.
01:26 [Musique]
01:30 Merci à tous !

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