00:00 Je partage en tout point les propos qui viennent d'être évoqués.
00:02 Je pense qu'aujourd'hui, la première des choses, c'est lutter contre ces réseaux de trafiquants.
00:07 Et ça veut dire mettre des moyens, des moyens.
00:09 C'est des fonctionnaires de police sur le terrain qui sont en capacité, justement, de démanteler ces réseaux-là.
00:13 Et finalement, ce qu'on observe, c'est que depuis les 20 dernières années, depuis le quinquennat Sarkozy notamment,
00:18 en fait, on a eu une baisse des effectifs de police qui ont eu pour conséquence, justement, de pouvoir laisser prospérer ces réseaux.
00:24 Et depuis, les gouvernements successifs n'ont pas permis de remplacer ces effectifs de police.
00:28 Et donc aujourd'hui, on a besoin d'investir massivement pour permettre d'assurer ce droit qui, je pense, doit être inaliénable,
00:34 celui de la sécurité, celui de la tranquillité publique.
00:37 Et aujourd'hui, les premières victimes, justement, de ce trafic de drogue, c'est les habitants de ces quartiers-là.
00:41 Il faut écouter ce qu'ils nous demandent, écouter le témoignage qu'on vient d'écouter sur votre antenne et d'écouter ce qu'ils nous disent.
00:47 Et ce qu'ils nous disent, c'est qu'ils veulent, justement, qu'il y ait davantage de fonctionnaires.
00:49 Ça, c'est une chose. Et deuxièmement, il faut aussi analyser les raisons de ce trafic de drogue.
00:53 Ce trafic de drogue prospère aussi sur la misère et le recul, plus généralement, de l'ensemble des services publics.
00:58 Comment se fait-il qu'il y ait des gamins de 13-14 ans qui se retrouvent engrainés dans ces réseaux-là ?
01:02 C'est l'argent facile, etc.
01:03 Eh bien, moi, je pense qu'il faut aussi remettre du service public, qu'il faut permettre de réinvestir dans l'éducation nationale, par exemple.
01:09 Mais en fait, en réalité, une partie de ces gamins-là, ils n'ont plus de profs parce que les profs ne sont pas remplacés, parce que de toute façon...
01:14 Donc c'est le manque de perspective.
01:16 Oui, c'est les deux. C'est les deux.
01:18 Il y a l'argent facile d'un côté avec le manque de perspective de l'autre, et de l'autre côté, justement, le manque de moyens pour démanteler ces réseaux.
01:26 [Musique]
01:30 Merci à tous !