00:00 A un an, la mairie de Toulouse a reçu 135 signalements de riverains.
00:04 Ils se plaignent du bruit du stationnement anarchique
00:07 ou des invectives des livreurs de repas.
00:09 Au départ, à vélo, ils utilisent aujourd'hui à 75% un scooter.
00:14 Vous avez des personnes qui passent et qui n'osent pas
00:17 leur demander de se dégager ou de bouger.
00:20 Quelquefois, ça peut amener des frictions.
00:22 Par des arrêtés, des interdictions, la création de zones blanches,
00:25 les métropoles essayent de limiter les nuisances.
00:28 On a pris le parti de faire respecter le plus strictement possible
00:31 par la police municipale le code de la route.
00:33 On verbalise tout ce qui va être stationnement gênant,
00:36 stationnement très gênant, stationnement sur un trottoir,
00:38 devant une sortie carrossable et plus largement les sens interdits
00:42 dès qu'on les constate en flagrant déni.
00:45 Les demandes très exigeantes des plateformes
00:47 et une rémunération modeste empêchent aux livreurs
00:50 d'atteindre une vraie rentabilité.
00:52 Le faire vite, sans respecter les règles, devient alors la norme.
00:56 Un livreur est payé à la tâche, il va aller très vite,
01:00 il va garer son scooter d'une façon qui peut déplaire.
01:06 Les riverains sont clients, le juste milieu est difficile à trouver.
01:12 Des parlementaires, des métropoles, des syndicats
01:14 bataillent pour que les livreurs deviennent salariés.
01:17 Cela ferait baisser automatiquement les méfaits,
01:20 éviterait aussi à de nombreux sans-papiers de travailler illégalement.
01:24 [Musique]
01:28 [SILENCE]
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