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  • il y a 5 semaines
Reda Belhaj, porte-parole du syndicat Unite Île-de-France, en direct de la manifestation des policiers à Roissy : «Depuis le 4 septembre, il ne se passe plus rien au ministère de l'Intérieur, mais dans la police, il se passe beaucoup de choses».

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Transcription
00:00Bonjour. Alors Edda, dites-nous un petit peu quelles sont vos revendications aujourd'hui,
00:05une action coup de poing du syndicat Unité aujourd'hui.
00:07Oui, une action coup de poing tout simplement parce qu'on a été à la rencontre des collègues de l
00:10'investigation,
00:11des collègues de terrain et qui nous ont dit qu'ils voulaient autre chose que des manifestations
00:14et pouvoir participer. Aujourd'hui on le fait à la PAF, hier c'était à Paris.
00:17Comme vous le savez, les collègues pendant leur service, ils ne peuvent pas se déplacer.
00:20Donc là on a décidé, comme a demandé le ministre, d'être assis du non-notre travail.
00:25Et aujourd'hui, bon, ça va un peu moins vite pour les usagers, j'en suis désolé.
00:27Mais on contrôle beaucoup plus sévèrement les passeports aujourd'hui et on ne lâchera pas.
00:31Depuis le 4 septembre, il ne se passe plus rien au niveau du ministère,
00:34mais dans la police, il se passe beaucoup de choses.
00:36On a fait des actions tous les jours, on n'a pas lâché, on n'en lâchera jamais.
00:39Alors le 4 septembre justement, il s'agit d'une rencontre avec le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez,
00:43une rencontre que je crois vous avez jugée décevante.
00:46Oui, très très très décevante. Il a été en capacité de donner des millions aux hauts fonctionnaires,
00:51alors que nous on a des collègues qui tournent aujourd'hui, il y a 20 ans,
00:54ils avaient une moto par motard. Aujourd'hui, on a des collègues qui tournent à 5 sur une moto,
00:58je ne sais pas si vous imaginez. Donc il n'y a pas d'argent pour les motos,
01:01il n'y a pas d'argent pour les sinos, il n'y a pas d'argent pour les voitures,
01:04il n'y a pas d'argent pour l'investigation. Par contre, il y a de l'argent pour les
01:06commissaires.
01:07Et ça, pour nous, c'est hors de question. Sachant que nous, on a des millions d'interventions.
01:11Les millions d'interventions, c'est notre corps qui les fait.
01:13Ce n'est pas les hauts fonctionnaires qui vont sur le terrain,
01:15ce n'est pas eux qui nous... Eux, ils nous donnent les ordres.
01:19Et quand on a été jugé au tribunal de Paris par rapport au Burger King,
01:24et c'est un exemple parmi tant d'autres, eux, ils se sont bien mis en retrait,
01:27ils n'ont pas été à la barre. C'est nous qui avons été à la barre.
01:29Donc aujourd'hui, on est là pour gueuler auprès du ministre
01:31et lui dire qu'il arrête de nous prendre pour ce qu'on n'est pas.
01:34Et je vais rester correct, d'accord ?
01:36Parce que lui, il vient de la préfecture de police.
01:38Ce n'est pas comme dans la police, apparemment.
01:39Parce que nous, dans la police, quand vous êtes garins de la paix,
01:42vous montez, vous ne changez pas, vos missions sont les mêmes.
01:44Vous avez touché aux salles, vous avez touché aux interventions,
01:47vous savez ce que c'est. Et lui, il nous a énormément déçus
01:50parce qu'il a été préfet de police.
01:51Il sait que c'est difficile d'être policier en région parisienne.
01:53Et aujourd'hui, il est ministre, il a changé complètement de comportement
01:56et il est complètement dans le déni.
01:58Et on est là pour se révolter par rapport à ça.

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