- il y a 3 ans
Jeudi 21 septembre 2023, SMART JOB reçoit Reda Mahfoud (directeur général, Malt France) , Frédérique Menou (directrice de l'expérience collaborateur, Mazars) , Alki Delichatsios (Directrice Associée, DualSun) et Flaubert Vuillier (fondateur, La Manufacture RH)
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00:00 Ravis de vous retrouver dans Smart Jobs sur Bismarck, votre rendez-vous RH, emploi et
00:12 management du lundi au vendredi.
00:14 Au sommaire de cette émission, bien dans son job, comment préserver la relation de
00:17 confiance de ces subordonnés ? La confiance on le sait, elle alimente la performance,
00:22 mais il faut créer l'alchimie.
00:23 Flaubert, Villiers, la manufacture RH, dans un instant.
00:26 Le cercle RH, faire cohabiter justement les collaborateurs d'une entreprise avec des
00:31 indépendants, ça c'est une des caractéristiques de la fameuse entreprise augmentée, mais
00:35 le management aussi, il faut l'augmenter.
00:38 Comment justement on gère cela ? Frédéric Meynoux, directrice de l'expérience client
00:42 collaborateur de Mazars et Radha Mafoud, directeur général de Malte France, seront avec nous.
00:47 Et puis fenêtre sur l'emploi, le secteur du solaire qui continue de recruter et même
00:51 de former, vous verrez.
00:52 Alki Dely-Chavsios, directrice associée chez Jewelson, nous parlera des initiatives
00:56 de son entreprise, sa recrute et sa forme à tour de bras.
01:00 Smart Job, c'est maintenant, c'est parti !
01:01 Maintenir la confiance et la motivation de ses collaborateurs, ce n'est pas une chose
01:19 aisée, d'autant plus quand c'est à vous justement de manager.
01:22 On en part avec Flaubert Villiers, bonjour.
01:24 Bonjour Julien.
01:25 Fondateur de la manufacture RH, alors ça effectivement c'est un sujet, j'ai envie
01:29 de dire que tous les managers, quels qu'ils soient finalement, quelle que soit la taille
01:32 de l'entreprise ou les objectifs, ils ont en tête.
01:35 Est-ce que c'est parfois aussi un sujet qui les empêche de dormir ?
01:36 Ça peut les empêcher de dormir, mais pour que justement ils dorment bien, il y a du
01:41 travail à faire au quotidien, régulièrement et surtout sans attendre que les choses deviennent
01:46 un peu difficiles.
01:47 Donc il faut vraiment anticiper et c'est du quotidien pour créer cette confiance.
01:51 Est-ce que tous les managers ont vraiment conscience de ce sujet-là ?
01:54 Je pense que celles et ceux qui n'auraient pas conscience de ce sujet-là le vivent au
01:58 quotidien.
01:59 Donc à un moment donné, ils en prennent conscience obligatoirement, ça c'est certain.
02:03 Et c'est une forme de fatalité je dirais ou peut-être parfois aussi une souffrance
02:08 pour le manager ?
02:09 Il ne faut pas que ça devienne une souffrance, surtout pas.
02:11 Et ça doit être quelque chose qu'il crée au quotidien, créer la confiance avec ses
02:16 collaboratrices, ses collaborateurs.
02:18 Il ne faut pas que ça soit une souffrance, sinon c'est qu'il n'est pas fait pour ce
02:21 métier-là.
02:22 Alors quand on parle de souffrance, ça nous fait souvent penser à la relation amoureuse
02:25 et vous, vous nous dites justement, le management et la confiance dans le management, c'est
02:28 un peu comme dans une relation amoureuse d'une certaine manière.
02:30 Mais c'est totalement ça, mais il n'y a pas de relation sans confiance, qu'elle
02:35 soit managériale, amoureuse, amicale.
02:37 On a besoin de confiance pour créer la relation.
02:41 Et puis la confiance, ce qu'il y a de bien, c'est que ça oblige.
02:45 Quand quelqu'un nous fait confiance, ça nous oblige, nous, on a envie d'être à
02:49 la hauteur, on a envie de donner le meilleur de nous-mêmes.
02:51 Et donc la confiance finalement, c'est un terme qui revient très régulièrement, bien
02:55 sûr quand on fait du management.
02:56 Pourquoi finalement ce terme, et j'allais dire ce sujet, il est si important en l'occurrence
03:01 quand on est amené à manager effectivement des collaborateurs ?
03:05 Parce que la confiance, elle est au centre de la relation managériale et c'est de cette
03:10 confiance que va naître l'engagement et la motivation d'une équipe, d'un collaborateur.
03:14 C'est le moteur de la motivation.
03:15 C'est le moteur.
03:16 Alors attention, il ne faut pas se tromper, confiance, ça rime avec patience.
03:19 C'est du temps, du temps long.
03:21 On dit souvent, la confiance se gagne en gouttes, elle se perd en litres.
03:26 C'est très facile de perdre la confiance, c'est très dur de la gagner.
03:29 Il y a des choses à faire, à mettre en place, justement pour créer, instaurer cette confiance.
03:34 Alors justement, comment est-ce qu'on peut instaurer et puis j'ai envie de dire préserver
03:37 d'une certaine manière cette confiance ? Il y a un sujet qui paraît, j'allais dire,
03:42 assez basique, assez bateau peut-être, mais c'est celui de la communication.
03:45 On nous le dit souvent, dans une relation, d'ailleurs relation de couple aussi, ça
03:48 fonctionne, il faut communiquer.
03:49 Ça, ça fonctionne aussi quand on veut préserver la confiance de ses subordonnés ?
03:52 Pour l'instaurer déjà, ça fonctionne.
03:54 Il faut communiquer, ça c'est sûr.
03:56 Alors communiquer, quand on est manager, il y a deux niveaux.
03:58 Le tête à tête, communiquer avec son collaborateur, sa collaboratrice, écouter ce qu'elle dit,
04:03 ce qu'elle ne dit pas, ses peurs, ses craintes, ses envies, ses idées, ça c'est important.
04:08 Et puis quand on est manager, on va aussi communiquer à l'équipe, en groupe.
04:12 Mais là, on est dans une autre posture.
04:13 Là, on est le guide, celui qui fixe le cap, celui qui va rassurer.
04:18 Mais cette communication, elle est très, très importante.
04:20 La communication, effectivement, c'est important.
04:23 Et un des autres sujets que vous évoquez aussi régulièrement, c'est celui de la transparence.
04:28 Parce que communication ne veut pas forcément dire transparence, en l'occurrence.
04:31 Non, exactement.
04:32 On peut communiquer sans être transparent.
04:34 Et là, en l'occurrence, il faut être transparent quand on manage une équipe.
04:38 Les non-dits tuent la relation, qu'elle soit personnelle, individuelle, professionnelle.
04:43 Pas de non-dit.
04:44 Donc la transparence est très importante.
04:46 Il y a aussi la cohérence, l'exemplarité.
04:48 Là, je dis toujours, il ne faut pas se tromper.
04:50 Être exemplaire, ce n'est pas être parfait.
04:51 Personne ne l'est, être parfait.
04:53 En revanche, quand on est manager, on fait ce qu'on dit.
04:55 C'est important.
04:56 Et puis le dernier sujet que je mettrais en avant pour créer, instaurer cette confiance,
05:00 c'est la délégation.
05:02 Quel meilleur sujet, quel meilleur exemple que de donner sa confiance à quelqu'un,
05:07 lui confiant ses propres responsabilités.
05:09 Là, on est au sommet de la confiance et de la relation managériale.
05:13 Alors, par quoi ça passe ? Comment, très concrètement, moi qui suis manager, comment
05:17 je gère ça finalement dans mon entreprise ?
05:19 Je le gère au quotidien.
05:20 Je le gère aussi quand il y a des moments un peu plus difficiles.
05:25 D'ailleurs, ce n'est pas quand tout va bien qu'on voit le bon manager.
05:29 C'est facile de l'être à ce moment-là.
05:30 C'est quand ça se complique, c'est quand il y a des turbulences.
05:32 Et là, les bons managers, comme par hasard, ils remontent à la surface.
05:35 Les autres vont continuer de se noyer dans les tréfonds.
05:39 Donc, attention, au quotidien, on crée cette confiance, cette relation managériale.
05:43 Et puis, moi, j'aime bien le proverbe qui dit « c'est quand il fait beau qu'on
05:47 fait le toit de sa maison ».
05:48 Eh bien, c'est quand tout va bien qu'on crée cette relation pour justement, quand
05:52 il y a des turbulences, la passer un peu au stress test.
05:54 Et plus on aura créé une relation saine, forte, durable, plus quand ça va bouger un
05:59 peu pour des raisons stratégiques, de marché, eh bien cette relation sera solide.
06:04 Et un petit mot dans les secondes qui nous restent, mais on a quand même le sentiment
06:07 aujourd'hui, on en parle régulièrement dans Smart Job, du management de ces nouvelles
06:11 générations qui ont un rapport complètement différent au travail.
06:13 Est-ce que finalement, le management et la création, cette création de confiance, elle
06:17 doit être différente justement ?
06:18 Elle doit s'adapter.
06:19 C'est certain qu'il faut s'adapter à ces jeunes générations, mais je dirais
06:22 qu'elle doit être encore renforcée.
06:24 Et qui plus est, aujourd'hui, avec le télétravail, etc., il faut créer cette confiance, cette
06:30 relation managériale, y compris avec les jeunes générations, en s'adaptant bien sûr.
06:33 Et ça, c'est effectivement très important.
06:35 Un petit mot juste pour terminer, parce que vous parliez de transparence.
06:38 Est-ce que c'est facile quand on est dans une très grande entreprise, ou dans une grande
06:41 entreprise, de toujours être transparent ?
06:42 Je crois que ce n'est pas la taille de l'entreprise qui va faire qu'on doit être transparent
06:46 ou pas.
06:47 Au contraire, c'est la posture managériale, qu'on soit dans une petite ou grande entreprise.
06:51 Donc, c'est aussi important dans un cas que dans l'autre.
06:54 Merci beaucoup, Flaubert Gullier, fondateur de la manufacture RH dans Smart Job, sur
06:59 Bismarck.
07:00 [Musique]
07:12 Comment est-ce que l'on fait collaborer des salariés avec des freelancers au sein d'une
07:16 même organisation ? De plus en plus d'entreprises n'en franchissent pas en associant des travailleurs
07:21 indépendants au sein même de leur organisation.
07:24 Une entreprise augmentée de freelancers qu'il faut malgré tout manager et organiser, bien
07:29 évidemment.
07:30 Je suis avec Frédéric Menoud, bonjour.
07:31 Bonjour.
07:32 Directrice avec plaisir, Frédéric, directrice de l'expérience collaborateur de Mazars.
07:36 Et puis, nous sommes également avec Redama Foudre, bonjour.
07:39 Bonjour.
07:40 Directeur général de Malte France, que l'on ne présente plus, j'ai envie de dire, mais
07:43 on en parlera quand même un petit peu.
07:44 D'abord, peut-être si vous voulez bien, j'ai envie peut-être qu'on fasse un premier petit
07:48 état des lieux finalement, parce que depuis la crise sanitaire, on l'a beaucoup dit,
07:52 beaucoup entendu, beaucoup notamment évoqué dans cette émission, la mutation du marché
07:56 du travail qui s'accélère.
07:58 L'état des lieux, justement, peut-être, Redama, pour démarrer, c'est quoi aujourd'hui ?
08:01 Est-ce qu'aujourd'hui, j'allais dire, c'est devenu le travail indépendant, une réalité
08:07 incontournable ? Est-ce qu'on a des chiffres justement d'ailleurs précisément là-dessus ?
08:09 Oui, oui, tout à fait.
08:10 Alors, le monde du freelancing est un monde qui est en croissance depuis 10 ans, 15 ans,
08:14 20 ans même.
08:15 En revanche, on a observé quelque chose qui est un accélérateur assez évident à l'ère
08:19 post-Covid, qui est lié à la quête de sens qui s'est accélérée, aux besoins de flexibilité
08:23 des entreprises qui s'est accru.
08:25 Et donc, quand on associe les deux, effectivement, le Covid a plutôt été un catalyseur du
08:30 mouvement freelancing.
08:31 Et pour vous donner quelques chiffres, effectivement, on était sur une moyenne de croissance à
08:35 peu près du freelancing de 15% par an, si on regarde ce qui se passe depuis 15 ans.
08:40 Et depuis le Covid, on est plutôt entre 20 et 25%.
08:43 Donc, on est sur un vrai accélérateur en l'occurrence.
08:46 Et j'allais dire, c'est pour ça que je dis qu'on va parler un peu de Mal quand même,
08:48 mais ça se ressent, j'imagine, aussi chez vous, chez Mal, sur le nombre de profils,
08:52 sur le développement d'émissions.
08:53 Vous le voyez très concrètement depuis deux ans, admettons ?
08:55 Oui.
08:56 Alors, nous, on aime bien dire qu'on a un freelance qui s'inscrit sur Malte toutes
09:00 les minutes.
09:01 Un chiffre qui montre de manière assez, je trouve, représentative la dynamique freelance
09:05 et la vitesse à laquelle ça va.
09:06 Et donc, effectivement, aujourd'hui, on a 550 000 freelancers qui sont inscrits sur
09:10 Malte.
09:11 Il y a un an, ils étaient 350 000.
09:13 Et puis, il y a deux ans, ils étaient à peu près 150 000.
09:15 Donc, vous voyez le marché dont on parle.
09:17 Alors, même question, Frédéric, chez Mazars.
09:19 Alors, vous n'envochez peut-être pas un freelance toutes les minutes chez Mazars,
09:23 quoi que.
09:24 Mais justement, comment vous avez vécu dans une grande entreprise qui est Mazars, ce développement
09:31 finalement du travail indépendant ? Et à un moment donné, vous avez décidé de faire
09:34 corps avec ça et d'en avoir de plus en plus au sein de votre organisation.
09:38 Tout à fait.
09:39 En fait, ce n'est pas une pratique qui est nouvelle chez Mazars.
09:41 Ça fait vraiment partie de la stratégie d'entreprise entendue qu'on mène depuis
09:45 plusieurs années.
09:46 Donc, on fait appel à des freelancers pour plusieurs types de missions, à la fois pour
09:52 renforcer les équipes avec des spécificités très particulières, qui viennent renforcer
10:01 les équipes.
10:02 Vraiment sur des compétences que vous n'avez pas forcément en interne ?
10:04 Des compétences qu'on n'a pas en interne et qui vont venir renforcer nos équipes pour
10:08 répondre au mieux à nos clients.
10:10 Ou alors, venir renforcer nos équipes sur des périodes de forte charge.
10:14 Donc, en termes de responsabilité d'entreprise, on fait attention à l'équilibre vie pro,
10:18 vie perso de nos collaborateurs.
10:19 Et donc, de venir les renforcer sur des périodes de haute charge.
10:22 C'est dans ce cadre-là qu'on les fait appel.
10:25 Et est-ce que ce sont exclusivement, j'allais dire, des salariés en malle de liberté ou
10:29 des anciens salariés, en l'occurrence, en malle de liberté, les profils que vous accueillez
10:33 chez Mazars de travailleurs indépendants ?
10:34 Non, ça peut vraiment être de tout.
10:37 Déjà, sur les équipes les plus ouvertes, ça peut représenter jusqu'à 10% des équipes
10:41 de staffing.
10:42 Sur les équipes les plus ouvertes.
10:44 Et on va accueillir, bien entendu, des impédépendants, des freelancers, plutôt sur des professions
10:49 intellectuelles, que ce soit en finance, en tech, en IA, en data.
10:53 Voilà, tout type de projet.
10:55 Ça peut être des personnes indépendantes, freelancers, mais ça peut être aussi nos
11:00 collaborateurs.
11:01 Depuis 5 ans, on a retiré la clause de non-concurrence dans nos contrats.
11:04 Et en fait, du coup, nos propres collaborateurs peuvent retrouver ces freelancers.
11:08 D'accord, effectivement.
11:09 Et justement, mais ça c'était une question pour Réda, mais dans quel métier on en retrouve
11:13 aujourd'hui des travailleurs indépendants ? Est-ce que c'est, j'allais dire d'une
11:16 certaine manière, encore qu'un truc de créatif où on avait effectivement beaucoup de graphistes,
11:21 de développeurs web, du X-designer, ce genre de métier ? Est-ce que c'est toujours le
11:24 cas ?
11:25 Le terreau du freelancing, c'est le monde de la création graphique et le monde de l'IT.
11:28 On regarde ce qui se passait il y a 10 ans, c'était essentiellement ça.
11:30 En revanche, si on compare les dynamiques entre les différents secteurs, c'est plus
11:34 ces secteurs-là qui vont le plus vite.
11:36 Ce qui se développe très vite aujourd'hui, c'est plutôt les nouveaux métiers d'expertise
11:39 autour de la compliance, autour de la réglementation, autour de l'IA générative, autour de toutes
11:44 les expertises nouvelles avec une demande qui est très forte et qui de fait, catalyse
11:49 très fortement les freelancers qui ont envie d'aller vers ces métiers-là et qui ont de
11:54 fait beaucoup plus de chance de trouver un client.
11:56 Quand on parle de compliance par exemple, c'est des freelancers que vous êtes capables
12:00 de vous recruter dans vos équipes de projet ?
12:02 Tout à fait.
12:03 Compliance, finance, IT, audit.
12:05 On peut vraiment accueillir les freelancers sur tout type de mission dès lors que sécurité,
12:10 confidentialité, effectivement, sont au cœur du sujet.
12:13 Comment on gère finalement ce sujet de la confidentialité quand on a finalement les
12:16 travailleurs indépendants ?
12:17 Il y a plein de techniques.
12:18 Il y a des NDA, des contrats qu'on met en place.
12:20 Ce n'est vraiment pas une barrière.
12:21 Ce n'est pas un sujet pour vous en tout cas ?
12:22 Ce n'est pas un sujet pour nous en tout cas à date.
12:24 Pourquoi est-ce que finalement aujourd'hui, on reste freelance d'un côté parce que
12:30 effectivement quand on l'est en général, on veut le rester et pourquoi finalement
12:33 aussi de l'autre côté, on a envie de rester salarié aujourd'hui ?
12:35 Peut-être un petit mot chacun, Frederique peut-être pour commencer, mais pourquoi finalement
12:38 vos salariés qui sont chez vous, chez Mazard, ils ont quand même envie de rester salariés ?
12:41 En fait, déjà, je pense qu'il ne faut pas se poser la question.
12:44 C'est un choix déjà.
12:45 D'ailleurs, la marque employeure de Mazard, c'est The Smart Choice.
12:48 Donc j'imagine que les gens qui sont venus chez Mazard, ils ont fait le choix de venir
12:51 chez Mazard.
12:52 Ceux qui ont décidé d'être indépendants en freelance ont fait le choix d'être indépendants
12:55 tout simplement parce qu'ils n'ont peut-être pas envie d'avoir le même sens dans leur
12:59 ville, le même équipe de vie professionnelle.
13:00 On n'oppose pas le freelancing aux salariés.
13:06 On aime bien prendre notre propre exemple.
13:08 On est 700 salariés, 700 personnes, dont 100 freelance.
13:11 Donc il y a 600 CDI et 100 freelance dans l'organisation de Malte.
13:14 Et quelque part, on croit beaucoup au modèle hybride dans lequel on va avoir une complémentarité
13:18 entre la personne qui va rechercher de l'autonomie, l'indépendance, la flexibilité, une expertise
13:23 et un talent à mettre à profit au sein d'une organisation.
13:25 C'est plutôt le monde et les moteurs du freelance.
13:27 Et puis les moteurs du salarié, ils existent aussi.
13:29 C'est se projeter dans le temps, dans une organisation, faire partie de son actif.
13:33 Ce sont deux choses qui ont leur place.
13:36 Si on se projette un peu plus concrètement dans la vie d'une organisation, par exemple
13:40 chez Mazars, comment est-ce qu'ils travaillent concrètement ces deux types de collaborateurs,
13:47 en l'occurrence vos travailleurs indépendants ? C'est quoi la relation qui se crée ? Est-ce
13:51 que par exemple, il y a d'emblée une forme de relation hiérarchique avec les collaborateurs
13:56 internes de l'entreprise sur le travailleur indépendant ?
13:58 Déjà, je pense que c'est une relation humaine.
14:01 Ça reste en interne, au freelance, on reste des humains.
14:04 Et autant, il y a quelques années, peut-être le freelance pouvait être vu comme un mercenaire.
14:08 Aujourd'hui, il est vu comme quelqu'un de complètement intégré dans des organisations
14:12 comme Mazars.
14:13 Déjà parce que notre moyenne d'âge de 29 ans, ce sont des jeunes qui sortent d'école.
14:17 Et aujourd'hui, en école, on demande aux jeunes, est-ce que tu veux entrer dans une
14:20 entreprise ou est-ce que tu veux devenir freelance ?
14:22 Donc, ça fait partie d'un modèle complètement intégré.
14:25 Et voilà, donc au niveau équipe, ça se passe très bien.
14:27 Bien sûr, il faut mettre en place un management qui soit équilibré, à la fois pour les
14:33 collaborateurs internes et pour les freelance, et des valeurs managériales qui soient communes
14:38 aux deux, des coûts de bienveillance, donner du sens dans la mission, donner aussi une
14:42 vision sur les prochaines missions qui pourraient être mises dans le futur.
14:47 Et en l'occurrence, on a le sentiment finalement, et c'est un terme que vous donnez régulièrement
14:52 notamment chez Mazars, mais que l'entreprise, elle a un peu passé en mode projet en fonction
14:56 effectivement de vos clients, de vos missions.
14:58 Est-ce que c'est une des raisons finalement pour laquelle on a de plus en plus de freelance,
15:03 de travailleurs indépendants dans les entreprises ? Parce que la manière de travailler, de
15:06 conduire finalement son activité a un peu évolué aussi.
15:08 La manière de conduire nos activités ont évolué, les sujets d'émission ont évolué
15:15 aussi, donc forcément il faut se renouveler.
15:17 On ne peut pas avoir tout le temps toutes les compétences au sein de Mazars pour un
15:24 souci juste de flexibilité de masse salariale.
15:26 Donc on fait régulièrement appel à des freelance justement pour venir compléter
15:30 ces équipes.
15:31 Mais ce qui est quelque chose de très… c'est vraiment le principe de l'entreprise
15:36 ouverte, c'est vraiment quelque chose de donnant-donnant, c'est-à-dire que le freelance
15:38 va venir pour apporter quelque chose, mais les équipes en interne vont aussi avoir de
15:43 l'émulation, être contents de travailler avec des freelance parce qu'ils vont leur
15:46 apporter des compétences spécifiques, différentes.
15:48 Oui, tout à fait.
15:49 Et là, il y a un petit complément par rapport à ça.
15:51 Nous ce qu'on observe beaucoup, on ne pense pas que l'organisation a changé dans ses
15:55 fondamentaux, l'organisation du travail, puis le fonctionnement du projet versus ce
15:59 qu'on va appeler plus la vie de tous les jours dans l'organisation.
16:02 En revanche, ce qui bouge très vite, c'est le besoin d'innovation, le besoin d'aller
16:06 vite, le besoin de très vite se retourner, de pivoter.
16:09 Et donc autour de ces idées de vitesse et d'agilité, le freelancing est une solution
16:13 qui est extrêmement positive et favorable parce qu'on peut trouver quelqu'un en
16:17 six jours quand pour un CDD ou un CDI, il faut plutôt plusieurs mois, parce qu'on
16:21 va trouver une expertise de niche sur un domaine qui parfois est extrêmement rare.
16:26 Et le fait de faire appel via des marketplaces avec une technologie qui accélère cette
16:31 recherche amène très vite.
16:32 Tout ça amène forcément de la vitesse et c'est ça que recherche de plus en plus.
16:37 Alors, un petit coup d'œil, j'allais dire, vu des RH en l'occurrence, parce que d'ailleurs
16:42 la question fondamentale, c'est est-ce que cela doit redevenir ou est-ce que c'est
16:46 en train peut-être de redevenir un sujet RH ? Parce que très longtemps, quand on était
16:49 très indépendant, on dépendait du service achat, on vendait une prestation par définition.
16:53 Est-ce que par exemple chez Mazars, c'est en train de rebasculer et d'en avoir une
16:57 lecture un peu différente ?
16:58 Totalement.
16:59 Avant, le sujet était pris plutôt par les services achats.
17:02 Là, complètement réintégré à la stratégie RH, à la stratégie d'entreprise ouverte
17:07 avec à la fois les freelancers, les alumnis, les startups avec lesquelles on travaille.
17:12 Et en l'occurrence, est-ce que pour les RH qui doivent gérer ça au quotidien, est-ce
17:18 que ça crée des conflits en matière de statut, en matière de rémunération ? Comment
17:22 est-ce qu'on gère ça aujourd'hui ?
17:23 C'est bien le sujet.
17:25 Ça peut arriver.
17:28 Ça peut arriver, mais surtout, ce n'est pas la question.
17:30 Parce qu'un collaborateur indépendant et un collaborateur interne et un freelance
17:36 n'ont pas le même statut.
17:37 Il y a le code du travail.
17:38 Le sujet, ce n'est pas tant est-ce que c'est l'entreprise qui doit gérer ce souci-là,
17:42 c'est plutôt qu'est-ce qui peut être mis en place pour répondre à cette évolution
17:46 sociétale, à ces nouveaux profils et leur permettre d'avoir accès eux aussi à des
17:51 avantages en termes de retraite, de chômage, d'accès à des emprunts bancaires ou des
17:56 choses comme ça.
17:57 Rédemma Fould, chez Maltz, c'est forcément un sujet que vous regardez nécessairement,
18:00 le statut, le niveau de protection aussi des travailleurs indépendants.
18:04 Est-ce que finalement, on peut considérer que pour ces grandes entreprises ou ces entreprises
18:07 tout court d'ailleurs, ça peut être un recours peut-être un peu facile à de la
18:10 manœuvre auquel on n'offre pas finalement le même niveau de protection salariale, sociale ?
18:14 Les freelancers bénéficient d'une protection sociale.
18:18 Ils cotisent donc quelque part, ils ont aussi une sécurité sociale.
18:20 De ce point de vue-là, il n'y a pas vraiment d'écart.
18:23 En revanche, je partage l'analyse, en tout cas la crainte ou les petites craintes qu'il
18:27 peut y avoir dans certaines organisations.
18:29 Oui, aujourd'hui, il y a encore une crainte au niveau des DRH de faire appel à de l'externe
18:35 et de le mettre en concurrence avec le salarié interne.
18:37 Et c'est plus là-dessus que le DRH n'est pas suffisamment légitime encore dans les
18:41 entreprises en France pour être à l'aise, pour gérer la compétence plutôt que de gérer
18:45 des statuts.
18:46 Et justement, il faut dans l'entreprise, quelqu'un qui joue ce rôle de jonction,
18:50 créer un modèle de DRH un peu plus plus.
18:53 Est-ce que c'est par exemple, chez Mazarm, je pense que chez Reda, il y a certainement
18:57 aussi quelques témoignages, mais est-ce qu'effectivement vous avez finalement besoin d'un professionnel
19:03 dans votre entreprise qui est capable de gérer un petit peu différemment cette relation ?
19:06 Alors, je pense qu'on peut effectivement mettre quelqu'un qui gère cette relation,
19:10 mais c'est aussi tous les outils qu'on va utiliser peut-être plus traditionnellement
19:14 sur la communication pour des collaborateurs internes, peut-être à transposer au monde
19:20 du freelance et au monde des indépendants.
19:21 Je pense notamment à la marque employer, à l'expérience collaborateur, peut-être
19:24 réinventer ces modèles-là en disant est-ce qu'il n'y a pas une marque pour les freelance,
19:29 une expérience collaborateur pour les freelance et les indépendants.
19:32 Et du coup, jouer sur ces outils-là de recrutement, d'onboarding, de fidélisation.
19:37 Et je pense que cette personne-là, ça serait ça son rôle en tout cas.
19:40 Effectivement, mais la relation entre l'entreprise et le travailleur se renverse un petit peu
19:44 d'une certaine manière quand on parle de fidélisation.
19:46 Alors, Adam Afout, d'accord avec ça, est-ce qu'il faut finalement avoir un rôle ou une
19:51 compétence ou un collaborateur nouveau dans l'entreprise pour gérer ces relations ?
19:55 Oui, alors le sujet est complexe parce qu'effectivement il y a les DRH, il y a les achats, il y a
20:00 les métiers, donc on est dans une organisation où chacun a des envies et des moteurs qui
20:04 ne sont pas tout à fait les mêmes.
20:05 Et donc le fait de localiser…
20:07 Et de travailler de manière un peu silotée en plus.
20:08 Tout à fait.
20:09 Et donc le fait d'identifier une personne qui est en charge de la coordination est quelque
20:13 chose que nous on pousse beaucoup.
20:15 On pense que c'est effectivement… on a des premiers exemples qui marchent.
20:18 En revanche, verticaliser complètement la fonction freelance en en faisant une fonction
20:22 un peu à part, qui va être positionnée plus ou moins en concurrence par moment avec
20:27 les autres, là on n'a plutôt pas… on pense que c'est plutôt pas une bonne idée.
20:31 Donc on parle beaucoup de chief freelance officer, ça fait partie de…
20:34 On entend beaucoup au marché.
20:35 C'est un peu pareil chez Mazarin, on parle de ça.
20:36 On nous appelle commander si il faut.
20:37 La fonction n'est pas encore créée.
20:38 Pas chez vous encore.
20:39 Je ne reconnais pas la candidature.
20:40 Effectivement, voilà.
20:41 Je rejoins complètement Frédéric sur le sujet de l'onboarding et de la marque employeure.
20:42 C'est un sujet de marque employeure, c'est ce que j'allais vous demander.
20:43 C'est un sujet complètement de marque employeure.
20:44 Il faut être extrêmement attentif à ce que les freelance disent de l'entreprise,
20:45 leur niveau de satisfaction.
20:46 Bien sûr.
20:47 Si le marché augmente de 15% par an, la proportion de freelance dans les entreprises augmente
20:48 de 15% par an.
20:49 Donc c'est un sujet qui est très important.
20:50 C'est quelque chose qu'il faut savoir anticiper et le chiffre dit beaucoup de choses sur l'importance
21:10 que ça a en termes de stratégie.
21:12 Allez, en 20 secondes chacun, mais vraiment en 20 secondes pour terminer.
21:14 Mais finalement, comment est-ce que vous voyez un petit peu l'évolution de ça ? Alors,
21:18 peut-être d'abord pour nous dire chez Mazars, comment est-ce que vous voyez l'évolution
21:22 du nombre de freelance par rapport au nombre de collaborateurs ? C'est quoi un peu la trajectoire
21:26 que vous allez afficher pour cette fin d'année ou l'année prochaine ?
21:28 Alors, je n'ai pas de chiffre, mais je pense que ça va être quelque chose de plutôt
21:31 exponentiel.
21:32 Je sais que chez Mazars, on est en train de mettre plein de programmes justement pour
21:35 les freelance, avoir une plateforme qui leur soit dédiée.
21:39 Ça représente d'ailleurs combien en pourcentage de votre masse salariale ?
21:42 Ça peut représenter jusqu'à 10% sur certaines équipes qui sont les plus ouvertes.
21:46 Sur certaines équipes, mais pas sur la masse salariale globale de votre entreprise aujourd'hui,
21:49 ou en tout cas en France.
21:50 Redama Food.
21:51 Nous, on aime bien prendre l'exemple…
21:53 Ça, c'est un bon relais de croissance pour Mals.
21:55 Lequel ?
21:56 Celui d'avoir des collaborateurs freelance que vous pouvez placer dans les entreprises
21:59 en l'occurrence.
22:00 Et on fera appel à Maz.
22:01 Et on fera appel à Maz également.
22:02 Donc, effectivement, l'exemple est assez facile.
22:05 Non, on aime bien prendre l'exemple des États-Unis qui ont 5-6 ans d'avance dans
22:09 les chiffres par rapport à la France.
22:10 Aux États-Unis, il y a 30% des ressources dans le monde de la prestation de cadres qui
22:15 est freelance.
22:16 En France, on est à 12-13%.
22:17 Donc, si on tire le trait, on voit le potentiel qu'on a devant nous.
22:21 Quand on regarde l'historique, on a des courbes qui sont exactement les mêmes.
22:23 On a des contextes et des besoins qui sont les mêmes.
22:25 Donc, on est assez confiant et certain que ce chiffre-là, on va le retrouver dans les
22:29 prochaines années en France aussi.
22:30 A suivre dans les prochains mois et les prochaines années.
22:32 Merci beaucoup Frédéric Menoud, directrice de l'expérience Collaborateur de Mazard
22:36 et Redama Food, directeur général de Malte France d'être venu nous voir aujourd'hui
22:40 dans Smart Job sur Bsmart.
22:41 Lumières sur les besoins RH de la filière solaire française.
22:58 Pour terminer cette émission, un secteur qui poursuit sa forte croissance.
23:01 En 2021, selon Enedis, c'est 110 000 maisons qui étaient raccordées à l'énergie solaire.
23:05 Elles étaient seulement 3 000 en 2015.
23:07 C'est pour vous dire finalement tout le travail qui attend encore Alkydélikachos.
23:11 Bonjour.
23:12 Bonjour.
23:13 Merci d'être avec nous, directrice associée chez Dual Sun.
23:15 On va expliquer, explorer un petit peu finalement avec vous les nouveaux métiers que ça crée
23:19 et les opportunités professionnelles finalement que cela peut générer, notamment au sein
23:25 de votre entreprise.
23:26 Un petit mot très rapide sur Dual Sun, votre activité.
23:28 Bien sûr.
23:29 Dual Sun est une société française créée en 2010.
23:31 On est fabricant de panneaux solaires.
23:32 On a créé le premier panneau solaire hybride certifié au monde.
23:36 Donc, c'est un panneau qui fait électrifier l'eau chaude avec le même panneau.
23:39 D'accord.
23:40 On a plus d'énergie qu'un panneau photothéque classique.
23:42 Et du coup, oui, on est basé à Marseille et on a un site de fabrication à Jujurieu
23:51 près de Lyon.
23:52 Près de Lyon.
23:53 Et c'est quoi les métiers aujourd'hui finalement que vous avez et ceux finalement dont vous
23:56 avez encore plus besoin pour développer votre activité ?
23:59 Donc…
24:00 Tous les métiers, vous allez me répondre.
24:01 Bien sûr.
24:02 Oui.
24:03 Mais donc, d'un côté, on est fabricant de panneaux solaires.
24:05 Et bon…
24:06 Donc là, il y a des métiers d'ingénierie, de technicien.
24:08 Oui.
24:09 Oui.
24:10 Et puis, on a beaucoup d'ingénieurs pour aider.
24:11 On a beaucoup d'ingénieurs pour développer des panneaux, de faire évoluer nos produits.
24:15 On a aussi de l'ingénierie, de voir comment les systèmes se mettent ensemble, etc.
24:20 Et tout.
24:21 Évidemment, il y a tout ce qui est support marketing, commercial et tout.
24:24 Bien sûr.
24:25 Mais ce qui manque vraiment aujourd'hui, c'est les poseurs.
24:27 D'accord.
24:28 Les gens qui installent les panneaux sur les toits.
24:29 Et ça, ça nécessite des compétences particulières, un savoir-faire particulier ?
24:33 Oui et non.
24:35 Donc, beaucoup…
24:37 Donc, il y a deux compétences quand on pose des panneaux solaires.
24:41 Il y a des compétences en électricité et des compétences en couverture.
24:46 Oui, dans la grille.
24:47 Exactement.
24:48 C'est ça.
24:49 Mais évidemment, il y a des spécificités avec le photo take plus que ce qu'on trouve
24:53 dans l'électricité ou la couverture classique.
24:55 Et alors, chez Dualsun, vous mettez, j'allais dire, l'accent sur la formation.
24:59 Pour quelle raison ? C'est l'enjeu clé aujourd'hui pour vous.
25:02 Recruter, c'est bien, mais il faut aussi former et se former aux bonnes pratiques.
25:06 Absolument.
25:07 Donc, on est fabricant, mais on se voit que plus qu'un fabricant, on est présent sur
25:10 toute la chaîne de valeur du solaire parce que les panneaux, ils ne peuvent pas s'installer
25:15 eux-mêmes.
25:16 Donc, on travaille beaucoup avec les installateurs.
25:18 Et ce qu'on voit, c'est qu'il n'y a pas assez d'installateurs.
25:22 Donc, il n'y a pas assez de personnes qualifiées.
25:24 Donc, eux, ils cherchent des gens aussi et ils n'arrivent pas à trouver des gens formés.
25:28 Et donc, vous avez lancé une école de formation à Marseille.
25:31 Qu'est-ce qu'on y apprend justement ? En quoi consiste cette école ?
25:34 Oui. Du coup, on a inauguré la Dual Sun Academy la semaine dernière.
25:38 Donc, on est très fiers.
25:39 Et en fait, on a déjà travaillé sur la formation depuis 5 ans.
25:46 Donc, on a lancé un premier projet qui s'appelle Poseurs d'Avenir, qui est une formation des
25:49 3 mois qu'on a fait en partenariat avec Engie et BAO Formations.
25:53 Donc, c'est une formation très complète, très poussée pour les demandeurs d'emploi
25:58 qui veulent faire une réconversion et du coup, vraiment qui vient de tout milieu pour devenir
26:03 installateur solaire.
26:04 Donc, ça marche très bien.
26:05 Mais on a formé 150 personnes avec beaucoup de succès, mais on s'est rendu compte que
26:09 ce n'était pas assez.
26:11 Il faut encore plus de types de formation.
26:14 Il faut aller plus vite.
26:15 Il faut former plus de monde.
26:16 Donc, on a créé notre propre centre de formation.
26:19 Mais j'allais dire, est-ce que c'est à l'entreprise et à une entreprise comme Lavod de faire
26:22 cela ? Est-ce que finalement, le pouvoir public qui organise parfois bien la formation, finalement,
26:28 n'aurait pas pu le faire avec une de ces...
26:30 C'est sûr, c'est une bonne question.
26:31 Pourquoi c'est à vous de le faire ?
26:32 C'est une bonne question.
26:33 Et la raison pour laquelle on est très bien placé, c'est parce qu'on a une relation
26:37 très proche avec les installateurs.
26:39 On a un réseau d'installateurs, de 300 installateurs en France.
26:43 On est très en contact avec ces personnes-là sur des questions techniques, commerciaux,
26:49 support et tout.
26:50 Donc, on sait ce que c'est leur besoin.
26:52 Et c'est eux aussi qui nous disent que nous, on est très bien placé pour faire ce centre
26:57 de formation.
26:58 Et vous formez pour vous ou est-ce que vous formez également pour les autres ?
27:00 L'idée, c'est que la Dual Sun Academy, c'est un filial de Dual Sun à 100 %, mais c'est
27:07 une entreprise à mission.
27:08 Donc, l'idée, c'est que oui, évidemment, ça va aider Dual Sun parce qu'on a besoin
27:11 d'installateurs.
27:12 Mais l'idée, c'est d'aider le filial parce qu'on ne se rend compte pas qu'à l'échelle
27:18 Dual Sun, mais sur le marché global.
27:19 C'est la filière qui a besoin de manière générale.
27:21 C'est ça.
27:22 Donc, l'idée, c'est de former les gens pour nous, pour Dual Sun, mais aussi pour
27:25 le filial au global.
27:26 Il nous reste 10 secondes.
27:27 Quelques ambitions chiffrées, j'allais dire.
27:28 Combien vous comptez accueillir, de former ? Sur quel métier ? Pendant combien de temps
27:34 ?
27:35 Oui.
27:36 Du coup, l'objectif au début, c'est de former 300 personnes par an.
27:39 Donc, on a deux modules qu'on appelle des bootcamps de 2-3 semaines.
27:43 Donc, un qui est plutôt axé sur l'aspect poseur, de poser les modules et un sur l'électricité.
27:48 Donc, c'est vraiment pour les gens qui ont déjà d'expérience, qui sont déjà dans
27:53 le milieu du bâtiment.
27:54 Pour faire ce dernier kilomètre, pour comprendre les spécificités, proposer des panneaux
27:58 photothèques.
27:59 Bon, et donc, c'est la Dual Sun Academy.
28:01 Merci beaucoup Alki et Delicatchos d'être venus nous voir aujourd'hui dans Smart Job
28:06 sur BeSmart.
28:07 Et merci à vous de nous avoir suivis.
28:09 C'était donc Smart Job.
28:10 A retrouver bien sûr sur l'ensemble des réseaux sociaux et sur le replay de BeSmart.
28:13 Xavier Limage, Saïd Osson, Alexia Lacoeil de nos invités et Nicolas, bien évidemment,
28:17 qui a préparé cette émission.
28:18 Je vous souhaite une très belle journée.
28:20 On se retrouve lundi sur BeSmart.
28:21 [Musique]
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