00:00 - Culture Média sur Europe 1 jusqu'à 11h avec Camille Lelouch pour sa tournée le "À Tour"
00:04 - Non, c'est Camille Chelou, pardon.
00:06 - Pour l'émission Ligue 1 on précise quand même.
00:08 Parce que s'ils tapent Camille Chelou ils vont pas trouver de place.
00:10 - C'est vrai, c'est dommage.
00:11 - Camille Lelouch, la tournée "À Tour", c'est dans toute la France.
00:14 Et les 19 et 20 janvier à la salle, dans la très belle salle Pléial à Paris.
00:19 - 19 et 20 janvier, ouais.
00:20 - Et alors Camille, c'est le moment de votre portrait sonore, des petits sons pour mieux vous connaître.
00:24 Voici le premier.
00:25 - Ah bah je sais pas.
00:28 - Vous savez ce qu'on écoute là exactement ?
00:30 - Chopin.
00:31 - Laquelle ?
00:32 - Oh là là, une valse, mais laquelle ? Là tout de suite je ne sais pas.
00:35 - C'est la numéro 7.
00:36 - La numéro 7.
00:37 - En ut dièse mineur.
00:38 - En ut.
00:39 - Ut, ça veut dire "dos" aussi.
00:40 - Bien sûr.
00:41 Est-ce que vous connaissez ?
00:42 - Bien sûr.
00:43 - Bien sûr, bien sûr.
00:44 Y'a quelques accords d'arpège, j'en connais bien.
00:47 - Ouais, valse et trois temps juste.
00:50 Comme ça vous savez.
00:51 - Bien sûr.
00:52 - Bien sûr.
00:53 - C'est David Cadouche là.
00:54 - C'est David Cadouche.
00:55 - C'est David Cadouche.
00:56 - David Cadouche là, je le reconnais.
00:58 Elles sont touchées.
00:59 Vous commencez le piano à 4 ans seulement ?
01:01 - Un mois seulement, ouais.
01:03 Je sais c'est un peu tard.
01:04 - Et dès 4 ans vous avez appris du Chopin ou c'est une numéro qui est plus tard ?
01:08 - Non, non, non.
01:09 A 4 ans ma mère m'a mis au piano, pardon.
01:12 J'ai fait deux leçons, j'ai dit non, en fait 4 ans t'as pas du tout envie de faire du piano.
01:15 Et puis à 6 ans j'ai dit j'aimerais bien refaire.
01:17 Puis ça a duré 20 ans.
01:18 - Et vous vous êtes accrochée ?
01:19 - Ah bah je faisais beaucoup, beaucoup d'heures, beaucoup d'heures par jour.
01:22 J'étais très douée.
01:23 J'avais un grand, grand niveau.
01:26 - Et il paraît que très jeune vous étiez déjà la star de la famille.
01:28 - Bon y avait que moi.
01:29 C'est facile, ils sont marrants.
01:31 Y avait que moi qui faisait du piano, qui pratiquait un art si je puis dire.
01:34 Donc c'est facile.
01:35 - Mais vous faisiez un peu le show quoi, vous faisiez des spectacles.
01:37 - Ah bah oui, bah en fait chez nous, dans l'appartement qu'on avait,
01:40 y avait une mezzanine au-dessus et le salon en dessous.
01:42 Donc y avait le piano.
01:43 Donc c'était un peu comme une scène.
01:44 Et tous les jours, tous les macrodis, pour le plus grand plaisir de ma famille,
01:48 enfin en général, je faisais des petits concerts.
01:51 Bon au début c'était pas ouf, mais après...
01:53 - Ça s'améliore.
01:54 - J'ai progressé, mais au début c'était pas ouf.
01:55 En vrai il faisait ça genre "ouh là là".
01:57 "Eh elle est super avec ses trois notes".
01:59 "Eh bien sûr, bah ouh là là".
02:00 Ça ça on est...
02:01 Puis à chaque fois on se dit "non mais t'es hyper honnête".
02:03 "Non mais non".
02:04 "N'importe quoi, un caca, ouh il pue, génial".
02:06 - On s'ecstasie très vite, c'est chou.
02:08 - Oui, oui c'est vrai.
02:09 - Allez on va faire un petit bond dans le temps et dans le style aussi.
02:11 - Ok.
02:12 - Vous allez me montrer de quoi je suis capable.
02:14 - Ah ouais, c'est cool.
02:15 - Skyrock, j'ai fait mon rap.
02:17 - Y'a du diams là.
02:38 - Ah bah merci, c'est le plus beau compliment.
02:40 - Y'a du chaud-diams aussi.
02:42 - Y'a du chaud-diams.
02:44 - Et du diapin.
02:45 - On est passé du piano au rap, c'est vrai que vous avez grandi à Vitry-sur-Seine, c'est ça ?
02:49 Où la culture rap elle est très forte.
02:51 - Ah bah oui, oui.
02:52 J'étais la chanteuse des rappeurs de chez moi, je faisais leur refrain, bon c'est un peu le cliché,
02:55 mais c'est comme ça au départ.
02:56 C'est génial.
02:57 Mais c'est vrai que j'aime le rap depuis toujours, et puis j'ai à la fois la variété,
03:03 et c'est pour ça que mes morceaux sont très classiques, c'est vraiment variété pure quand on l'entend.
03:08 C'est pour ça que c'est pas très commercial.
03:10 Mais du coup j'ai la base je pense inconsciente du piano classique,
03:13 et j'aime le R&B, la soul, le gospel, le jazz, le rap, donc tout ce mélange j'essaye d'avoir.
03:18 - Vous pourriez faire un album de rap ?
03:20 - Ouais, ouais, ouais, je pourrais.
03:21 Après je pense que...
03:23 Est-ce que là tout de suite pour moi c'est intéressant,
03:25 mais je sais que peut-être que dans le premier album y'a un son rap,
03:29 je pense que dans le deuxième y'aura peut-être un aussi, peut-être deux, je sais pas.
03:32 Pour moi ça vient comme ça, je me dis pas...
03:33 Parce que rapper c'est quand même un vrai métier aussi.
03:35 - Ah bah oui.
03:36 - C'est un vrai travail.
03:37 Après quand ça vient tant mieux, mais...
03:38 Mais voilà, puis...
03:40 Ouais, enfin bon, c'est du taf quoi.
03:42 - Allez, prochain extrait.
03:43 - Bonjour, je m'appelle Camille, j'ai 23 ans, je viens de vitrer sur scène,
03:46 et si je suis la nouvelle star c'est parce que je pense à la qualité rookie.
03:49 - Ah bah allez, ça me suit toute ma vie ça.
03:51 - Oh mais ferme-la !
03:53 - C'était tellement malheur.
03:59 - La nouvelle star.
04:01 - C'est pas mal.
04:03 - Non mais c'était pas mal, mais c'était pas ouf.
04:04 - Si je peux m'exprimer, je dirais que ce qui est formidable,
04:06 c'est que t'as joué de...
04:08 - C'est un manœuvre.
04:09 - T'éclates et...
04:10 - On voit que tu t'éclates tellement qu'on descend dans...
04:12 On voit que t'aimes ça, mais arrête, vraiment.
04:14 C'est vraiment ça, c'est vraiment, il m'a l'iège dessus, clairement.
04:18 Mais non, mais je lui en veux pas.
04:20 - Vous avez un lien à André Manoukian sur le coup, je crois.
04:23 - En fait j'en veux à tout le monde, je suis jeune.
04:25 En fait non mais c'est vrai parce que...
04:26 Alors en vrai, de vrai, avec le recul, c'est pas ouf.
04:28 Même à Capella, parce que j'ai une angine blanche,
04:30 je faisais que aller gerber, revenir, gerber.
04:32 J'avais 39 de fièvre et j'ai attendu jusqu'à la fin,
04:34 jusqu'à la dernière, donc il y avait plus personne pour dire "Allez !"
04:36 Non, c'était horrible.
04:37 Et du coup j'arrive et vraiment, je sens qu'ils veulent faire quelque chose avec moi.
04:41 Et quand je chante, je suis toute sourire,
04:44 parce qu'en fait le fait de sourire, ça enlève le côté un peu nazi du rhume.
04:48 Et franchement, avec le recul, c'est pas ouf.
04:50 Et c'est vrai qu'ils m'ont un peu piétinée,
04:52 mais c'était aussi le concept de l'émission,
04:54 mais tu le comprends plus tard, mais sur le coup, tu vis...
04:56 C'est un enjeu, c'est vital sur le coup.
04:58 Et puis André Manoukian, bon bah, quelques années après, s'est excusé.
05:02 Il m'a dit "J'ai été très con de ne pas avoir vu."
05:04 Je lui ai dit "Non, non, t'avais vraiment vu que ce jour-là, c'était nul."
05:06 Il vous a même fait chanter sur son album.
05:08 Oui, tout à fait.
05:09 Ça prouve qu'on est cool d'ailleurs.
05:11 "Babylon in Babylon"
05:13 C'était beau ça.
05:14 Oui, Jeanne Berkin m'a fait pour.
05:16 Les pianos de Gainsbourg.
05:18 Et puis surtout, vous vous êtes pas arrêtés à "Nouvelle Star".
05:22 C'est là où vous êtes fortes et vous en voulez vraiment.
05:25 Elle a de la bombe en main.
05:26 Vous avez tenté la Starac, puis The Voice.
05:29 T'as vu la Starac ? T'as bien joué.
05:31 On sait tout ici, Camille.
05:34 On savait pas tout, tout, tout.
05:35 Vous allez voir, jusqu'à 11h.
05:37 Les choses.
05:38 Et The Voice, c'est là que ça a fini par marcher en fait.
05:40 Alors, ce qui est fou, c'est que comme j'ai été recalé de 1742 castings,
05:44 au bout d'un moment, le nom, en vrai, t'en as marre.
05:47 Quand t'es jeune et que tu veux évoluer dans ce milieu, c'est très dur.
05:49 Et donc, je fais les castings de The Voice.
05:52 D'ailleurs, Slimane, à l'époque, c'est mon ami de 15 ans,
05:55 donc on a été dans les mêmes galères.
05:56 Il était sur les castings avec Bruno Barberès, qui est le chef,
06:01 qu'on embrasse très fort, que j'aime beaucoup.
06:03 Et Slimane m'appelle, il me dit "il faut que tu fasses The Voice".
06:05 Ça faisait 2-3 ans qu'on m'appelait pour le faire.
06:07 Je disais non, je ne veux pas encore, je ne peux plus entendre le nom.
06:11 En fait, ça me brise, ça me fait beaucoup de peine.
06:14 Il me dit "mais t'as rien à perdre".
06:15 Et donc, j'ai dit non, et en fait, il m'a rappelé.
06:17 J'ai dit "ok, mais de toute façon, si jamais je prends un nom,
06:20 j'arrête vraiment la musique".
06:22 Heureusement, du coup, c'était un signe.
06:23 Heureusement, c'est passé cette fois-ci.
06:25 Camille Lelouch, vous êtes l'invité de Culture Média jusqu'à 11h sur Europe 1.
06:29 Restez avec nous, dans un instant, on va parler cinéma avec Olivier Benkemoun.
06:32 Si je vous dis "Pièges Jaunes", "Catherine Deneuve", "Première Dame",
06:36 ce sont les trois mots.
06:38 À la petite tête.
06:40 Merci Thomas-Yves.
06:42 Père Nadette, on en parle dans un instant sur Europe 1.