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  • il y a 3 ans
Mettez vous d'accord avec Pascal Bataille, animateur, producteur, chef d'entreprise, Alex Darmon, journaliste politique, Youtubeur (chaîne Les indécis), Sophie De Menthon, chef d'entreprise, présidente du mouvement ETHIC et Erik Tegner, journaliste, Président-directeur de la rédaction de "Livre Noir"

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2023-10-13##

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Transcription
00:00 le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Exper.
00:04 Mettons-nous d'accord aujourd'hui avec Alex Darmon, journaliste politique.
00:08 Bonjour, votre chaîne de débat politique est sur Youtube, les Indécis.
00:13 Sophie de Menton, bonjour, chef d'entreprise, présidente du mouvement Éthique.
00:17 Bonjour.
00:18 Eric Tegner, journaliste, président direct...
00:21 Je sais plus comment on l'appelle.
00:23 Vous êtes directeur de la rédaction de Livre Noir.
00:25 Bonjour Valérie.
00:26 Pascal Bataille, vous êtes animateur, producteur, chef d'entreprise.
00:30 Bonjour à tous.
00:31 Et puis vous devez être content ce matin, les chiffres sont excellents pour le retour de La Vérité qui compte.
00:35 Je pense que dans ces temps ô combien agités et dramatiques, on a besoin de bienveillance et de positivité et c'était le cas hier soir.
00:42 Et quel chiffre ?
00:44 1,3 millions de téléspectateurs sur C8, ce qui est pour nous une très bonne nouvelle.
00:47 Magnifique.
00:48 Emmanuel Macron appelle les Français à rester unis.
00:52 On va revenir sur cette intervention qui est saluée d'une manière générale par à peu près tout le monde.
00:58 Tout le monde l'a trouvé assez remarquable hier.
01:01 Interdiction des manifestations pro-palestinienne, y êtes-vous favorable ?
01:05 Là, les avis divergent également.
01:08 On rappellera qu'il y a également beaucoup de signalements sur Faros pour des attaques antisémites.
01:14 Moi j'ai beaucoup de retours de gens, de médias qui ont pris position ou qui ont simplement mis soutien à Israël et qui se font insulter.
01:21 Alors il y a aussi une auditricière qui était les filles qui nous racontait qu'elle avait été elle-même insultée.
01:26 Donc on est dans un climat absolument insupportable.
01:30 On va essayer de parler de la grève des médecins généralistes et puis de cette grève aujourd'hui de l'intersyndicale.
01:36 Sera-t-elle suivie ? On en parle avec vous.
01:39 Je vous ai demandé volontairement encore une fois de choisir des coups de cœur et des coups de gueule qui sont un petit peu en dehors de cette actualité très lourde.
01:47 Pascal, c'est un coup de cœur pour un médecin ?
01:51 Pour un médecin qui est mon ami, le docteur Antoine Meignet, qui est un généraliste bordelais très connu à Bordeaux en tout cas,
01:58 qui a été diagnostiqué il y a 18 mois de la maladie de Charcot, la sclérose latérale amyotrophique, la SLA.
02:05 Maladie, comme vous le savez, pour l'instant mortelle dans la mesure où on n'a aucun traitement et où la recherche n'est pas vraiment très favorisée.
02:15 Très douloureuse.
02:17 C'est une maladie très douloureuse qui évidemment touche les neurones qui commandent les muscles et donc qui conduit à une atrophie progressive des muscles,
02:27 donc paralysie progressive d'abord des membres et puis finalement du système respiratoire.
02:33 Antoine a écrit un livre, un journal depuis qu'il a été diagnostiqué et ce livre est sorti il y a quelques jours aux éditions du bouquin.
02:43 Il s'appelle "Bon anniversaire Antoine" parce qu'il a appris son diagnostic le jour de son 65e anniversaire de mémoire.
02:50 C'est un livre que je vous recommande, pour lequel j'ai évidemment un coup de cœur, mais qui est subjectif.
02:59 Je l'ai lu aussi parce que je trouve que je le connais aussi et c'est vrai qu'il y a énormément d'humour, de recul alors qu'il est dans une situation très compliquée.
03:08 Formidable. Premièrement, je pense que c'est une leçon de vie de lire ce livre, comme d'ailleurs de fréquenter pas mal de patients atteints de cette pathologie
03:18 parce que c'est des gens dont le regard sur la vie change sans doute et en tout cas a beaucoup de choses à nous apprendre et sur les gens.
03:24 Et la deuxième chose c'est que les droits d'auteur seront reversés à l'ARSLA, l'association pour la recherche sur la SLA,
03:30 et que c'est une raison de plus pour acheter ce livre.
03:32 Et pour en avoir parlé avec lui, c'était un rugbyman aussi, il a toujours rugby, c'est une maladie qui touche beaucoup les sportifs,
03:41 mais dont on ne connaît pas encore les causes.
03:43 Mais il y a des liens qui ont été faits, ça me permet aussi de faire un coup de gueule en parallèle sur le retour d'Antoine Dupont,
03:51 qui retourne jouer et c'est totalement irresponsable du fait de ce qu'il a eu, de cette fracture de la mâchoire,
03:58 pour en avoir parlé aussi avec des médecins et des kinés, c'est très dangereux, il se met en danger.
04:04 Et aujourd'hui, oui il a envie de jouer, oui il y a un médecin qui a dit qu'il pouvait jouer,
04:09 mais la fracture orbitale c'est... Non ? Qu'est-ce que vous en pensez ?
04:13 - C'est surtout, je pensais la même chose que ça parce que ça va biaiser le jeu.
04:19 Je ne sais pas, mais quand on a quelqu'un qui est en face de soi blessé, on ne doit pas...
04:25 - En cas de final de la Coupe du monde, ça ne biaisera rien du tout, ne vous inquiétez pas.
04:27 - Moi je suis un joueur de rugby, il y a un mec, on sait qu'il est très fragile, je fonce dessus et je rentre dedans.
04:33 - Au contraire, vous êtes en quart de final de la Coupe du monde de rugby.
04:35 - C'est horrible, vous êtes des brutes.
04:37 - Non mais, je ne suis pas sur le terrain, on est des brutes, je ne suis pas sportif de haut niveau.
04:41 - Non mais moi je sais, mais que j'ai joué contre un blessé...
04:43 - Mais vous en pensez quoi vous Alex ?
04:45 - Là vous me piégez, parce que vous savez que je suis supporter de l'équipe de France de rugby,
04:48 que j'ai joué 20 ans au rugby, j'en pense que je suis très content de voir Antoine Dupont sur le terrain,
04:52 qu'il a eu des feux verts des médecins, je ne suis pas d'accord avec le discours de dire
04:56 "c'est à lui de décider s'il doit aller sur le terrain". Non, ce n'est pas à lui de décider,
04:58 si effectivement il est blessé et que des médecins lui disent qu'il ne peut pas aller sur le terrain,
05:02 il ne faut pas qu'il y aille. Aujourd'hui il a eu les feux verts, il joue avec un casque,
05:05 est-ce que c'est suffisant, pas suffisant ? Je ne suis pas médecin justement,
05:09 donc je m'en remets à l'avis des médecins et j'espère qu'il aidera la France à se qualifier,
05:13 qu'il ira bien surtout.
05:15 - C'est un réquiné spécialiste du rugby qui a publié plusieurs posts sur le sujet.
05:20 - Ce n'est pas le seul, des joueurs ont dit qu'ils n'étaient pas d'accord sur le fait qu'il repose sur le terrain.
05:24 - Si Tony Bartin, quand on lui rentre dedans, c'est bravo pour l'image du rugby,
05:27 s'il y a un joueur qui le bouscule et qu'il est re-blessé, je trouve ça horrible.
05:30 - Il peut aussi nous aider à gagner la Coupe du Monde et dans ce cas-là,
05:33 entre guillemets, tout sera pardonné.
05:35 - Si on achève bien les chevaux.
05:38 - Moi je ne suis pas médecin et je ne vais pas faire comme beaucoup ces dernières années
05:42 à mettre à la place des médecins, en revanche, total soutien à cette équipe et à Antoine Dupont.
05:46 - Je pense que son retour a été extrêmement salué et l'espoir qu'il donne à beaucoup de gens,
05:52 on peut le remercier.
05:53 - Totalement, à faire merde à ce genre de trucs.
05:55 - Pour un ballon !
05:56 - Oui, mais bon, ça suffit.
05:58 - C'est des émotions comme les autres.
06:00 - Voilà, c'est des émotions.
06:02 - Oui, mais moi, je suis beaucoup plus émue par un homme blessé.
06:05 - J'étais mal dans ma peau quand j'avais 10 ans, j'ai fait 20 ans de rugby,
06:09 le sport a changé ma vie.
06:10 - Je suis certaine.
06:11 - On ne peut pas être étrangère à ça, au contraire, ça change des vies le sport.
06:15 - Mais il y a un mec blessé qui risque de...
06:19 - Voilà, ça me choque.
06:21 - Mais en sachant qu'il y a d'ailleurs une polémique autour du rugby,
06:26 sur le jeu qui est devenu de plus en plus violent.
06:30 - Moi, je ne supporte pas de voir cette violence.
06:33 - Bon, suffit, allez faire des courses.
06:37 - C'est l'avantage d'avoir de nombreuses chaînes, c'est que vous pouvez changer de chaîne.
06:41 - Non, mais je n'ai pas dit que j'étais contre, je dis que je suis atterrée par la violence de ce sport.
06:44 - C'est dure à se contrôler, à comprendre les règles.
06:47 On l'a vu d'ailleurs avec Kylian Mbappé, c'était très drôle, il y avait une image pendant le premier match,
06:52 où en fait, il avait l'air de ne pas du tout comprendre les règles du rugby,
06:55 parce que c'était le dernier à lever les bras, il ne comprenait rien.
06:57 Ce sont des règles très compliquées, donc ça veut dire que c'est encadré comme violence,
07:01 il ne faut pas non plus le suer.
07:03 - Sophie, coup de gueule ou coup de cœur ?
07:06 - Ah, coup de cœur, un coup de cœur lié à un coup de gueule.
07:10 La Cour des comptes donne la parole aux Français.
07:14 Et ça, il faut en profiter, parce qu'on a vu à quel point il y a des dérives partout dans les dépenses,
07:20 dans l'administratif, etc.
07:23 Il y a des subventions massives qui sont données par exemple à des films sans spectateurs,
07:28 il y a des comités d'entreprise gérés par la CGT avec des primes d'inflation,
07:34 des primes qui sont versées en double à 1,7 millions de bénéficiaires,
07:38 panel de révélations que la Cour des comptes fait.
07:41 Et c'est la deuxième année consécutive, grâce à Contribuables Associés, qui est formidable,
07:45 il faut vraiment les suivre, parce qu'ils font ça dans l'intérêt du pays, dans l'intérêt de nos finances.
07:50 Deuxième année consécutive et jusqu'à dimanche, alors allez-y.
07:53 La Cour des comptes permet aux Français de proposer des sujets sur lesquels les magistrats pourront enquêter.
07:58 Une plateforme citoyenne qui est mise en place,
08:01 vous pouvez demander une évaluation de telle ou telle politique publique,
08:04 d'un dysfonctionnement administratif qui vous choque, même au niveau local.
08:08 - Et donc c'est quoi Contribuables Associés ? Il faut aller sur leur plateforme.
08:11 - Cinq thèmes d'enquête, déficit, les agences régionales de santé, la gestion de la ville,
08:16 allez-y les parisiens, les fraudes aux retraites versées à l'étranger,
08:20 l'utilisation de la taxe sur les carburants, etc.
08:22 Non mais c'est vraiment important.
08:24 - Oui, bien sûr, Pascal Bataille connaît bien le sujet, puisqu'il y a longtemps avec Laurent Fontaine,
08:28 ils ont parlé de l'argent par les fenêtres, et ça continue.
08:33 Allez, on se retrouve dans un instant, ça va être l'heure du journal sur Sud Radio.
08:36 - Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Exper.
08:42 - Avec vous sur Sud Radio pour les débats avec Alex Darmon, journaliste politique.
08:46 On vous retrouve sur Youtube avec votre chaîne de débat "Les Indécis".
08:50 Sophie de Menton, chef d'entreprise, présidente du mouvement Éthique.
08:54 Eric Tegner, journaliste, président de Livre Noir,
08:57 et vous êtes directeur de la rédaction également de Livre Noir,
09:00 dont le premier magazine vient de paraître, sur l'immigration.
09:05 Ce sera tous les combien ?
09:06 - C'est tous les trois mois, donc c'est un trimestriel, c'est 160 pages d'enquête sur le sujet.
09:10 - Absolument, et qui est très complet et intéressant.
09:16 Et puis Pascal Bataille, animateur, producteur et chef d'entreprise.
09:20 Évidemment, nous allons revenir sur l'allocution du président de la République hier soir.
09:24 Il appelle les Français à rester unis et solidaires.
09:27 On va parler des manifestations pro-palestinienne.
09:30 Faut-il les interdire quand on sait qu'on ne peut pas pratiquement le faire ?
09:34 C'est ce qui s'est passé hier à République.
09:37 2000 signalements sur Pharos, on va parler de la grève des médecins généralistes.
09:41 Et puis la grève de l'intersyndicale sera-t-elle suivie d'aujourd'hui ?
09:45 Tout cela avec vous.
09:46 On continue notre tour de table.
09:48 Eric Tegner, c'est un coup de cœur ?
09:51 - Exactement, un coup de cœur sur un sujet grave cependant, mais un coup de cœur.
09:55 Vous savez, c'est terminé hier, le procès des attentats de Magnanville,
09:59 de ce couple des deux policiers qui a été assassiné par un terroriste islamiste en 2007.
10:05 Et donc Mohamed Lamine Haberouz, qui évoluait au sein de la mouvance djihadiste des Yvelines,
10:10 a été condamné ce mercredi à la réclusion criminelle à perpétuité.
10:14 Donc pour l'assassinat de ce couple, vous savez, celui qui les a directement assassinés
10:19 a été tué et abattu par leur aide.
10:23 Mais cependant, l'année d'après, à partir de 2007, on a réalisé qu'il y avait un complice,
10:27 un complice qui était sur place, qui a pu être identifié notamment grâce à cet enfant
10:31 qui assistait à l'égorgement de sa mère et qui a pu dire qu'il y avait une deuxième personne sur place,
10:36 identifiée également grâce à l'ADN.
10:39 C'est une façon aussi de nous rappeler qu'il y a parfois des complices d'attentats terroristes
10:43 qui pourraient tout à fait passer entre les mailles du filet,
10:47 parce que c'est ce qui a failli arriver, parce que d'une certaine façon,
10:50 on a retrouvé la trace de cette personne sur une autre enquête parallèle
10:54 qui visait justement sa compagne, qui était également ciblée pour complicité de terrorisme.
10:59 Dans ce procès, je tiens à saluer notamment l'avocat Thibaud de Montbréal
11:03 qui a justement défendu les familles des victimes
11:07 et qui a su aussi confronter différents imams.
11:10 Il faut vraiment vous plonger dans ce procès parce qu'on voit à quel point
11:13 il y avait des imams qui ont pu justement déclarer que cette personne qui a été condamnée
11:17 était extrêmement radicalisée, mais une fois sur place, au sein de ce tribunal,
11:21 ils ont été intimidés par la présence d'autres islamistes qui étaient au premier rang
11:26 et donc ils n'ont pas voulu dire la même chose que ce qu'ils avaient déclaré avant.
11:30 Et là, l'avocat Thibaud de Montbréal a su justement les pousser dans leur retranchement.
11:34 Un dernier point qui est important de mettre en avant, c'est que sept ans après leur mort,
11:38 les avocats de la partie civile et l'accusation donc ont rappelé le quotidien des policiers de terrain,
11:42 des Yvelines et d'ailleurs, c'est-à-dire veillé à ne pas être suivis à son domicile
11:46 demander à ses enfants de taire sa profession, emporter son âme de service,
11:50 être vigilants face à des suspects qui peuvent être fichés S, inscrits au fichier de radicalisation
11:55 ou mis en cause dans un dossier terroriste.
11:57 À l'heure où aujourd'hui on ne cesse d'entendre des discours du côté de l'extrême gauche
12:01 qui sont antipolistes, il convient de rappeler aujourd'hui qu'il y a des policiers
12:05 qui rentrent chez eux le soir en faisant plusieurs fois le tour de leur village
12:09 avant de rentrer de peur d'être suivis.
12:12 - Bravo, il faut le dire et le redire.
12:15 Et j'espère en tout cas que la condamnation a perpétuité,
12:18 il n'y aura pas de libération anticipée.
12:21 Je ne sais pas s'il existe une peine avec impossibilité de...
12:24 - Il y a des peines incompressibles.
12:26 - Bien sûr, là, il y a vraiment eu, ça a été doublé, il va faire au moins 30 ans de prison.
12:32 - Il faut qu'il fasse plus.
12:35 - C'est le maximum qu'il peut être avec d'autres peines, etc.
12:38 - Alex Darmon, on va passer au sujet d'Israël.
12:43 Moi j'avais un coup de cœur pour l'acteur de Fauda,
12:46 qui participe à des missions de sauvetage, Doron,
12:50 et il y en a un autre aussi, qui est le barbu, je ne sais plus son nom.
12:54 - Oui, Sidanama.
12:56 - On les a vus se mettre, enfin se filmer, et montrer qu'il participait au combat, à l'effort.
13:03 - Mais ils sont au milieu de sportifs de haut niveau israéliens,
13:05 qui jouent au football en délin israélienne, qui partent au milieu d'artistes, effectivement.
13:09 Tout le monde a été mobilisé, c'est aussi ça la révélance israélienne, c'est que tout le monde y va.
13:13 S'il faut y aller.
13:14 - Votre coup de cœur aujourd'hui, Alex Darmon ?
13:17 - Moi, il est mon coup de cœur, il est en rapport.
13:19 Alors je sais que vous vouliez qu'on fasse autre chose, mais ça me tenait à cœur,
13:22 parce qu'il est en rapport avec la situation en Israël et dans les territoires palestiniens.
13:27 C'est l'auteur, Tara Ben Jeloun, ce matin, sublime auteur, poète,
13:33 qui a gagné le prix Goncourt en 87 sur ce roman magnifique, "La nuit sacrée",
13:37 que j'engage tout le monde à lire, qui quelques années après,
13:40 fait un livre magnifique sur le racisme expliqué à ma fille.
13:42 Et ce matin, il fait une tribune dans Le Point,
13:45 que je pense que c'est pas compliqué d'être intelligent.
13:48 Quand vous lisez cette tribune, vous comprenez ce qui se passe dans cette région du monde,
13:52 où il dit que le Hamas a tué la lutte palestinienne le 7 octobre dernier.
13:56 Et la tribune est magnifique, parce qu'il met sur un plan d'égalité,
14:00 effectivement, un enfant israélien ou un enfant palestinien qui meurt,
14:03 mais il dit que rien ne justifie le fait qu'on puisse attaquer des civils,
14:08 de façon barbare, comme ça a été fait le samedi dernier, pendant toute la journée.
14:13 Donc vraiment, j'engage tout le monde à lire cette tribune.
14:15 Je ne vais pas la lire ici, parce que c'est du travail de journaliste,
14:17 et Le Point a fait un travail formidable en ayant cette tribune.
14:20 Mais je vous engage vraiment à lire cette tribune de Tara Ben Jeloun.
14:22 - Ça s'intitule "Le 7 octobre, la cause palestinienne est morte, assassinée.
14:26 Il dit "Moi, arabe et musulman de naissance, de culture et d'éducation traditionnelle marocaine,
14:31 je ne trouve pas les mots pour dire combien je suis horrifié
14:33 parce que les militants du Hamas ont fait aux juifs la brutalité
14:36 quand elles s'attaquent aux femmes et aux enfants, devient barbarie,
14:39 et n'a aucune justification, aucune excuse.
14:43 Je suis horrifié par les images.
14:45 Voilà, je considère qu'on peut résister contre une occupation,
14:48 lutter contre la colonisation, mais pas avec des actes de grande sauvagerie.
14:52 Les mots sont là, sont posés, et c'est peut-être...
14:56 Oui, c'est assez... Je ne l'avais pas lu, mais c'est...
15:00 - Ce que je trouve formidable, c'est qu'il n'a pas peur de dire "de faire aux juifs".
15:03 Voilà, c'est de faire aux juifs.
15:05 Il faut arrêter de tourner autour du pot et se dire qu'il y a quelques années, quelques mois,
15:09 on a fait rentrer l'antisionisme dans la définition de l'antisémitisme en France.
15:13 On a bien fait, parce que la vérité, c'est que quand vous êtes antisioniste,
15:16 il y a une forme d'antisémitisme chez vous.
15:18 Et c'est pour ça que je trouve cette tribune remarquable,
15:20 parce qu'il ne dédouane pas l'État d'Israël sur sa responsabilité dans ce qui se passe.
15:23 Parce que forcément, peut-être qu'indirectement, l'État d'Israël a une responsabilité,
15:26 mais il dit les choses, et c'est important de le dire et de l'écrire ce matin,
15:30 vu de sa position et de son prisme.
15:32 - Tu es d'accord ? - Vous êtes d'accord ?
15:34 - Oui. Eric, t'as gardé ?
15:36 - Il y a un truc qui est intéressant, c'est qu'on dit toujours "les femmes et les enfants", je comprends,
15:40 mais il faudrait demander à Sandrine Rousseau, parce que les femmes sont très souvent activistes.
15:44 Il y a des femmes qui sont...
15:46 - C'est-à-dire que les femmes et les hommes veulent absolument une égalité parfaite,
15:50 que je ne partage pas forcément, ce désir d'égalité parfaite,
15:54 mais aujourd'hui... - C'est désirant, c'est ce qu'on veut dire.
15:56 - Non mais je suis désolée, les femmes sont aussi djihadistes,
15:59 elles sont aussi responsables, elles sont actives.
16:02 - Oui mais là on parle des victimes. - Des victimes ?
16:04 - Oui. - Oui mais pourquoi les hommes sont aussi victimes que les femmes ?
16:07 Que les enfants soient des victimes, c'est épouvantable.
16:10 - Parce que les femmes sont quand même moins... - Les femmes et les hommes c'est l'équivalent.
16:12 - Oui mais les femmes sont globalement moins activistes, moins combattantes...
16:16 - Globalement, les féministes vous diront que non.
16:19 - Mais homme ou femme, ou enfant, ce qui est d'atroce, c'est que les civils soient victimes.
16:23 - C'est les civils exactement. - Et puis les enfants quand même.
16:26 - La guerre se limite aux militaires, c'est le cas en Ukraine, c'est le cas en Israël,
16:31 et là c'est le cas aussi dans l'État palestinien.
16:35 Mais moi je... Merci Alex, parce que j'avais ce coup de cœur en tête,
16:39 mais je tenais à parler du livre "Un bon anniversaire Antoine" de Monami Antoine.
16:43 - Vous l'avez lu la tribune d'Arben Jelloun, et avec le dossier du point,
16:47 qui est la une du point, tout ce dossier qui est très complet.
16:50 - Il n'y a plus grand chose à dire après je crois.
16:52 - Ce qui est intéressant, on pourra en parler tout à l'heure,
16:55 c'est le titre qui dit que la cause palestinienne est morte le 7 octobre,
16:59 c'est-à-dire, et je pense qu'on n'a pas encore assez de recul là-dessus,
17:02 est-ce que demain on pourra justement continuer à pousser cette idée de deux États,
17:07 de la solution à deux États, parce qu'en fait c'est un peu ça qui est poussé,
17:10 ou est-ce que cet acte ignoble fait que de toute façon,
17:13 même ceux qui avant étaient de façon légitime ou pas,
17:17 partisans d'un État palestinien, aujourd'hui doivent changer d'avis ?
17:21 Et ça c'est un vrai sujet, pourquoi ?
17:23 Parce que forcément, étant donné qu'il va y avoir une riposte extrêmement sévère
17:28 de la part d'Israël, notamment parce qu'elle n'a pas le choix,
17:31 parce qu'elle est quand même isolée aussi au sein des pays arabes,
17:34 c'est ce qui légitime d'autant plus la violence de leur riposte,
17:37 que derrière il y aura une bataille d'images, qui a déjà commencé,
17:41 où effectivement on va montrer des enfants, des civils du côté de Gaza qui seront morts,
17:46 parce qu'en fait c'est une guerre, moi je l'ai vécu en couvrant la guerre en Ukraine des deux côtés,
17:50 il y a toujours des deux côtés de ce qu'on pourrait assimiler des crimes de guerre,
17:54 et ça il faut le dire, mais ça veut dire qu'à un moment donné,
17:58 ce débat de la solution à deux États, de la défense de l'État palestinien,
18:02 va finir par quand même être rééquilibré, on va finir par avoir à un moment donné,
18:06 potentiellement, autant de morts du côté de Gaza qu'il y en a eu du côté d'Israël,
18:11 et à ce moment là, certains vont commencer à dire, notamment la France Insoumise je pense,
18:14 "nous l'avions dit", etc. Donc c'est important aujourd'hui de se dire à un moment donné,
18:18 est-ce que oui ou non, ce débat peut encore avoir lieu,
18:21 et je pense que c'est avec le temps qu'on le saura.
18:23 - Je crois que c'est beaucoup trop tôt, et malheureusement ça va durer longtemps,
18:25 la riposte va être extrêmement violente, et on peut le comprendre,
18:27 même si on peut le regretter aussi, mais c'est évident qu'il y aura une riposte
18:31 extrêmement violente, et je crois, alors, il y a aussi quelque chose de terrible,
18:36 c'est qu'Israël se comporte, en tout cas en pays civilisé, en disant aux populations
18:40 civiles de s'en aller. C'est déjà quand même...
18:43 - Ils ont toujours... - Mais voilà, mais le Hamas dit aux populations civiles de rester.
18:47 - Oui mais elles sont bonnes quand même. - Non mais heureusement qu'elles sont bonnes quand même,
18:50 mais c'est encore plus monstrueux, mais encore plus monstrueux, ils en rajoutent,
18:54 en disant à leur population civile de rester, alors qu'ils savent qu'ils vont être tués,
18:58 c'est un autre crime en puissance. - Mais le Hamas savait très bien ce qu'ils faisaient.
19:02 - Bien sûr qu'ils savaient. - Et il faut avoir en tête vu la densité aussi de Gaza,
19:06 c'est une stratégie qui est souvent opérée aujourd'hui par les pays qui sont justement
19:10 en situation d'infériorité, de se cacher derrière les civils, de mettre leur poste de commandement
19:15 dans les écoles, etc. Je dis ça parce qu'en fait, tous les six mois, il y a une nouvelle guerre
19:19 en ce moment, et il faut en profiter aussi d'éduquer les populations sur comment fonctionne
19:25 une guerre aujourd'hui. Et peu importe d'ailleurs le côté, ils font tous globalement ça.
19:31 La différence, c'est que Gaza, effectivement, il y a une densité qui est telle qu'en fait,
19:37 on va se retrouver avec des cas bien plus atroces qu'ailleurs. - Alors quelle peut être la solution ?
19:41 - On va marquer une pause déjà, et puis on va continuer de débattre,
19:46 et on évoquera hier le discours du président de la République.
19:51 Sud Radio en midi, mettez-vous d'accord, Valérie Exper.
19:55 - Et on est ensemble avec vous pour commenter l'actualité, revenons sur l'allocution du président
20:02 de la République hier soir, il a appelé les Français à rester unis, je vous propose d'écouter
20:07 un extrait de cette allocution. - Notre devoir, dans ce moment que nous vivons,
20:12 est de rester unis comme nation et comme république. Ne menons pas chez nous des aventures
20:19 idéologiques par imitation, par projection. N'ajoutons pas des fractures nationales aux fractures internationales.
20:26 Et ne cédons rien face à toute forme de haine.
20:30 - Alors je disais que ça avait rassemblé, tout le monde l'avait trouvé plutôt très bien,
20:36 je ne sais plus qui, c'est Alain Duhamel qui disait "c'est un discours d'homme d'État".
20:42 - C'est le nouveau Jacques Attali, Alain Duhamel. - Alors vous avez trouvé qu'il manquait des choses ?
20:47 - Alors déjà, premier point, ça arrive tard. On se rappelle qu'après la guerre en Ukraine,
20:51 il a été intervenu dans les heures qui suivaient. Là, il a fallu attendre 5 jours,
20:54 il a fallu attendre un tweet de Marine Le Pen mercredi justement, qui lui a mis la pression.
20:58 Ça c'est le premier point qu'il faut mettre en avant. Alors effectivement, il a été bon sur la forme,
21:02 pour une fois il a été court, il a été percutant, il a su parler de terrorisme,
21:06 d'une certaine façon en montrant en fait à la France insoumise qu'il faut citer le terme,
21:10 sauf qu'il y a un terme qui n'est pas apparu, c'est terrorisme d'un djihadisme islamiste.
21:15 À un moment donné, il a refusé de dire les termes. Il ne cesse de parler de terrorisme,
21:19 mais il ne parle pas de terrorisme islamiste. Et ça c'est très important de le faire.
21:24 Pourquoi j'en parle ? Parce que ça nous symbolisait un peu le récit de ce qui s'est passé,
21:28 de sa rencontre avec justement les chefs de partis qui a eu lieu quelques heures avant.
21:32 Il y a ce qu'a révélé Jordan Bardella, qui dit qu'il lui a demandé l'interdiction
21:36 de certaines associations groupuscules, où il y a dedans à la fois des musulmans modérés,
21:41 mais également des radicaux et des islamistes. Et Emmanuel Macron lui aurait dit justement
21:45 qu'il ne fallait pas le faire, parce que sinon il y avait un risque de guerre civile.
21:49 Et en fait c'est exactement cela sur lequel nous sommes aujourd'hui.
21:52 - Est-ce que ce n'est pas le boulot d'un chef de l'État de faire attention à ce qu'il ne soit pas une guerre civile ?
21:56 - Pardonnez-moi, Emmanuel Macron, comme les chefs de gouvernement depuis des années,
21:59 confie aujourd'hui justement la gestion de la paix sociale à ses associations, à des quartiers,
22:04 refuse de dire les termes et considère justement qu'en repoussant sans cesse les sujets,
22:08 ils vont résoudre les problèmes. Un peu comme Elisabeth Borne, qui disait qu'il fallait repousser
22:13 le projet de loi immigration pour ne pas diviser les Français, comme si c'était le fait d'ébattre
22:17 d'immigration qui divisait les Français et non l'immigration elle-même.
22:20 Et ça m'amène au deuxième point justement, c'est qu'Emmanuel Macron a cette intervention aujourd'hui
22:24 où il dit "il ne faut pas importer ce conflit au niveau national", alors qu'il l'est déjà importé
22:29 au niveau national, on l'a vu hier, place de la République, et que le sujet aujourd'hui de l'immigration
22:34 qu'il ne cesse de repousser aujourd'hui, un sujet concret, on est trois mois après les émeutes,
22:38 il n'y a toujours pas eu de loi, rien qui n'est passé dessus, et bien il n'est pas du tout abordé.
22:42 Et ça c'est important. Donc il a eu des mots pour rappeler son amitié vis-à-vis d'Israël,
22:46 il a dit que c'était du terrorisme, mais il n'a pas cité encore ce terrorisme islamiste.
22:50 Moi ça me choque parce qu'à un moment donné il est le premier à dire que la guerre des mots
22:54 est importante, et bien cette guerre des mots, il ne la mène pas.
22:57 - Pascal, Bataille, peut-être Pascal qu'on n'a pas beaucoup entendu depuis le début,
23:01 vous en avez beaucoup entendu, j'avais pas remarqué.
23:05 - Je pense que je ne suis évidemment pas du tout en phase avec ce que vient de dire Eric,
23:13 dont je comprends évidemment les motivations et le souci d'instrumentaliser dans un but politique
23:21 un drame, une tragédie abominable, et justement je pense que c'est là qu'il ne faut pas aller
23:27 dans notre pays, et que pour une fois je vais dire que le président Macron a été exactement
23:33 dans son rôle, et là où on l'attendait, et là où on l'espérait, en parlant d'ailleurs
23:40 de la nécessité, parce que par rapport à ce qu'on disait juste avant la pub, je pense que c'est important,
23:44 je comprends et je respecte totalement ce qu'a dit Sophie il y a quelques instants,
23:48 mais je crois au contraire qu'il faut plus que jamais parler de la solution à deux états,
23:52 et plus que jamais oeuvrer dans ce sens-là, et que effectivement c'est la meilleure façon
23:57 de lutter contre le Hamas que de continuer à croire à la paix et à essayer de la faire
24:02 prospérer, aussi difficile cela soit-il.
24:05 - Mais pourquoi ce mot d'islamiste n'a pas été prononcé ?
24:09 - Mais je ne pense pas que quiconque dans notre pays ait un doute sur la motivation du Hamas,
24:16 et je ne pense pas qu'on pense que c'est un terroriste basque, corse, ou je ne sais quoi.
24:21 En revanche, ne pas le prononcer, c'est justement éviter l'amalgame qu'est en train de faire Eric et son camp,
24:27 l'amalgame, et éviter que soient stigmatisés en France tous les musulmans,
24:32 au motif qu'effectivement ils seraient responsables de ce que nous avons cité.
24:36 - Si je peux répondre, parce que je suis quand même mis en cause là-dessus...
24:40 - Il a dit ce qu'il fallait, et que faire de la récupération politique en France
24:44 d'une tragédie qui touche des milliers de civils des deux côtés, c'est pas...
24:48 - Si je peux répondre juste rapidement, parce que je suis mis en cause dessus,
24:51 et c'est un peu choquant quand même de penser que je vais instrumentaliser,
24:54 c'est de toute façon en citant le terrorisme islamiste qu'on va justement faire la différence avec les musulmans,
24:59 en ne citant pas, en entretien à flou.
25:01 Moi je voudrais juste vous citer une information d'Europe 1 de ce matin,
25:05 qui dit que si le Hezbollah entre en guerre directement contre Israël,
25:08 le risque d'attentat en France sera réévalué à très élevé, voire qualifié d'imminent.
25:12 Aujourd'hui il y a énormément de personnes sur la région parisienne qui ont été mis en télétravail notamment,
25:17 parce qu'il y a un risque aujourd'hui d'attentat terrorisme islamiste sur le sol national.
25:22 Ces gens-là ont été conseillés notamment par des avocats de ne pas se rendre aujourd'hui dans Paris, de ne pas circuler.
25:27 Si vous dites qu'à un moment donné ça, ça vient de mon instrumentalisation monsieur,
25:33 c'est un délire.
25:35 - Excusez-moi, c'est juste une chose, si c'est un fake ou pas, il y a quelque chose qui n'est pas un fake,
25:39 c'est ce matin les parents qui amènent leurs enfants dans les écoles confessionnelles juives,
25:43 c'est pas un fake, je peux vous dire qu'on a l'impression qu'ils partent, je sais pas où, en vacances ou quoi.
25:48 - Je suis bien d'accord.
25:49 - Je pense que l'instrumentalisation c'est quand même un mot un tout petit peu fort.
25:52 Moi j'aimerais juste qu'on revienne sur les propos du président de la République hier,
25:55 qui pour la première fois, un président de la République qui donne son soutien total à Israël sur ce qui vient de se passer,
26:00 je pense que c'est important de le dire, c'était aussi son rôle.
26:03 Et moi effectivement je l'ai trouvé très juste hier Emmanuel Macron,
26:06 et je pense qu'on est sur ce plateau la plus par d'accord à parer qu'il a le droit,
26:10 j'entends ce qu'il dit sur le fait qu'on aurait pu nommer effectivement ce terrorisme islamiste,
26:14 il l'a pas fait, en tout cas moi ce qui m'importe, ce qui est important pour moi je vais vous dire,
26:18 c'est qu'à la fin il appelle à l'unité dans le pays.
26:20 Pour moi ça c'est important, c'est le rôle d'un président de la République,
26:22 non mais il le fait, il le fait, et il cache pas le fait aussi,
26:26 et c'est important de l'entendre, qu'il y a des risques très élevés sur notre territoire aujourd'hui d'attentats.
26:31 Et donc dire qu'il faut pas faire d'amalgame entre les islamistes et les musulmans.
26:37 Il a dit l'inquiétude de nos compatriotes de confession musulmane,
26:41 qu'il ne faut pas que les amalgames l'emportent sur la raison,
26:46 donc il a évoqué cette distinction,
26:49 et je pense que personne ne peut imaginer que le Hamas représente les musulmans,
26:55 et qu'il y ait cette association.
26:56 Sophie, vous boudez.
26:57 Ecoutez, je crois que tout a été dit,
26:59 donc je vais prendre 10 secondes parce que peut-être vous me le laisserez.
27:02 Je crois effectivement que reconstruire un pays c'est indispensable,
27:07 mais il faudrait qu'en Palestine ils aient accepté de faire des élections,
27:10 ils ont fait des manifs déjà parce qu'ils ne supportaient pas l'amalgame avec le djihad,
27:14 donc ça c'est fondamental, mais je pense que c'est pas pour tout de suite parce que c'est...
27:18 Ils ont fait des élections ?
27:21 Non, il faudrait des élections, et ils ont fait des manifestations, pardon.
27:25 Dans les territoires palestiniens ?
27:26 Oui, il y a eu des manifestations dans les territoires palestiniens,
27:29 parce qu'ils s'étaient assimilés au djihad.
27:32 Je pense que... Mais malheureusement, c'est pas ça qui va faire avancer les choses.
27:36 Je crois, moi, que le mot "islam" c'est une religion pour beaucoup de musulmans modérés,
27:41 que le président de la République, c'est quand même le rôle d'un président de la République,
27:44 de ne pas importer...
27:46 Mais "islamisme", "islam" c'est pas la même chose ?
27:48 C'est en disant ce que vous dites, c'est en disant...
27:50 Vous faites la nuance, mais tout le monde ne la fait malheureusement pas.
27:53 Non, "islamisme", il y a plein de gens qui...
27:55 C'est en citant le terme qu'on la fait en plus.
27:57 Écoutez hier, place de la République, ce qu'on pouvait entendre comme slogan.
28:01 "Nous sommes tous des palestiniens !"
28:14 Alors, il n'y a pas l'ensemble, c'était Israël, assassin, sioniste, terroriste.
28:21 Et Macron, terroriste. C'est ce qu'on a entendu.
28:24 Je continue, parce que j'ai eu 5 secondes, je continue encore sur 5 secondes de plus.
28:29 Je dis qu'il est très dangereux, et je suis inquiète, aujourd'hui,
28:33 de voir effectivement que le peuple français soit entraîné.
28:37 Ce qui est légitime, quand on est juif en France aujourd'hui, c'est épouvantable.
28:42 Et il y a quand même, pardonnez-moi, des musulmans qui sont choqués,
28:47 qui n'osent pas trop se montrer, etc.
28:49 Donc on n'a pas à mettre de l'huile sur le feu.
28:51 Et je crois qu'il n'a pas eu raison.
28:54 Je crois d'ailleurs que l'imam Chalgoumi n'avait aucun problème
28:56 avec cette manifestation en soutien à Israël,
28:58 que ça a été relayé et qu'il a été largement soutenu.
29:00 Quand Valérie vous dites qu'aujourd'hui, il ne faut pas craindre,
29:05 il faut craindre justement de ne pas faire l'amalgame entre islamistes et islamistes,
29:08 moi ce que j'aimerais dire,
29:10 ce que j'aimerais dire, parce que moi j'avais mon équipe qui était sur place hier,
29:14 pour un reportage qu'on sort ce soir, place de la République,
29:17 ceux aujourd'hui qui font le plus l'amalgame, en fait,
29:20 ils sont à l'extrême gauche et ils sont les soi-disant partisans du pas d'amalgame.
29:24 Pourquoi ? Parce que moi et mes journalistes,
29:26 ils ont posé les questions aux 3000 personnes qui étaient,
29:30 en leur disant "voilà, vous faites une distinction entre le Hamas et les palestiniens"
29:33 et la majorité des gens qui leur répondaient, ils leur disaient "non,
29:36 en fait, palestiniens, Hamas, on soutient le Hamas".
29:39 C'est eux qui font l'amalgame.
29:41 C'est eux qui justement essayent de faire en sorte de dire que
29:44 la cause palestinienne c'est le Hamas, que les musulmans, dans le fond, c'est les islamistes,
29:48 un peu comme Tarek Obrou qui était le premier aussi à dire qu'il fallait quand même,
29:52 à un moment donné, lui expliquer quelle était la différence entre un musulman modéré et un islamiste.
29:57 Donc il ne faut pas se tromper. Moi, ce qui me dérange à chaque fois,
30:00 c'est que lorsqu'Emmanuel Macron dit ça, c'est un peu une façon de dire que
30:03 finalement, ceux qui vont dire, notamment à droite et sur la droite plus dure,
30:07 qu'ils vont dire qu'il y a un terrorisme islamiste, ça veut dire qu'il y a de l'amalgame
30:11 et au final, ça devient le premier sujet.
30:13 Je suis désolé quand on voit qu'il y a justement des milliers de morts en Israël,
30:16 quand on voit que derrière, au nom du djihadisme islamiste,
30:20 il y a des gens qui vont égorger des enfants, décapiter des enfants,
30:24 à un moment donné, en fait, moi, la question du pas d'amalgame,
30:27 elle est moins importante que cette question de ce terrorisme islamiste.
30:30 On pourrait en parler dans un colloque du pas d'amalgame avec des intellectuels.
30:34 - Il ne faut pas entraîner vers le Hamas des gens qui n'étaient pas favorables au Hamas.
30:36 - Personne n'a entraîné vers le sexisme du Hamas.
30:38 - Parmi les musulmans, ça peut être un risque.
30:40 - Il y a 3000 personnes qui étaient là à cette manifière.
30:43 - C'est un qui ? C'est Serge ?
30:45 - Oui, c'est 3000 personnes.
30:47 - On va en reparler, mais on marque une pause.
30:49 Nous sommes à 11h29 sur Sud Radio.
30:51 - Parlons vrai.
30:53 - Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Exper.
30:58 - Avec vous sur Sud Radio pour commenter l'actualité.
31:01 On est ensemble jusqu'à midi.
31:03 On parlait de ces manifestations hier qui ont eu lieu,
31:06 Place de la République et un petit peu partout en France,
31:08 des manifestations interdites.
31:10 Donc pourquoi Gérald Darmanin dit "nous n'autoriserons pas"
31:13 alors que ces manifestations ont eu lieu
31:16 et qu'il est très compliqué de les interdire ?
31:18 C'est une vraie question.
31:19 Est-ce qu'on ne laisse pas, c'est ce que disait Régis de Castelnau,
31:21 dans quelle mesure on interdit ces manifestations
31:24 s'il n'y a pas de troubles à l'ordre public ou d'incitation ?
31:27 - Hier soir, il n'y a pas eu de troubles à l'ordre public, vous pensez ?
31:31 - Si, si.
31:32 - Quand on voit les images, quand on voit les saluts hitlériens qui sont faits
31:34 au moment où on dit "il serait à l'assassin",
31:36 vous croyez que ce n'est pas du trouble à l'ordre public ?
31:38 - Non, non, mais je vous dis...
31:39 - Je vous dis, et j'entends aussi sur les réseaux,
31:41 ce qui est en train de tourner, on laisse manifester les Israéliens,
31:43 enfin le soutien à Israël lundi soir,
31:46 et on ne le fait pas pour les Palestiniens.
31:47 Moi, je vais être tout à fait honnête avec vous,
31:49 je ne suis pas pour une interdiction systématique
31:52 des manifestations pro-palestiniennes.
31:54 Je le dis franchement, parce que c'est un droit fondamental
31:56 en France de pouvoir manifester.
31:57 Maintenant, je pense que si les pouvoirs publics le font,
31:59 c'est qu'il y a des raisons.
32:00 Aujourd'hui, il y a des raisons.
32:01 Premièrement.
32:02 Deuxièmement, vous savez, on appelle ça des manifestations pro-palestiniennes
32:06 quand lundi soir, on appelle des marches de soutien à Israël.
32:09 Il y a aussi dans la sémantique,
32:10 on parle de la sémantique depuis tout à l'heure,
32:12 il y a aussi de grandes différences dans les mots employés.
32:14 On ne manifeste pas un soutien,
32:17 on vient soutenir, on vient marcher.
32:19 Mais quand vous manifestez pour quelque chose de base,
32:22 ça veut dire qu'il peut y avoir des troubles à l'ordre public.
32:24 Et c'est ce qui s'est passé hier,
32:26 et c'est ce qui se passera malheureusement dans les semaines qui viennent.
32:28 - La conclusion, c'est quoi ?
32:29 - La conclusion, c'est que soit c'est encadré, mais vraiment encadré.
32:33 - On sait bien qu'on n'y arrive pas.
32:34 - Non, mais soit c'est encadré, ces manifestations,
32:37 on sait les marches, on les est palestiniens,
32:38 et on les maintient, soit on les interdit.
32:40 - Eric Tegner ?
32:41 - Et alors on interdit Israël aussi ?
32:42 - Non, ça se passe bien, ça s'est passé à l'heure.
32:44 - Dans cette manifestation, il y avait également,
32:46 effectivement, beaucoup de propos antisémites qui étaient tenus.
32:50 Encore une fois, quand mon équipe les a interrogés même,
32:53 les gens n'étaient pas forcément en train de dire
32:55 "on est pro-juifs, mais on est antisionistes", etc.
32:58 C'était clair, ils étaient antisémites, ça c'est un premier point.
33:01 Le deuxième point, c'est qu'il y avait en leur sein
33:03 énormément de membres des antifas,
33:05 parce que la population, c'était quoi ?
33:07 La population, c'était d'un côté, une sorte de population,
33:10 comment dire, islamo-maghrébine plutôt éduquée,
33:13 de l'autre, il y avait également des petits blancs,
33:17 pardonnez-moi l'expression, d'extrême-gauche plutôt antifas,
33:19 qui sont habitués à chercher le contact avec la police,
33:22 on l'a vu, ils ont cherché le contact avec la police.
33:24 Face à ça, à l'heure où Gérald Darmanin a interdit ces manifestations,
33:28 qu'ils sont venus, pourquoi ?
33:30 Parce qu'ils sont les premiers habitués à en faire,
33:32 Place de la République, c'est devenu leur endroit
33:34 où ils y vont en permanence, ils sont habitués à jouer avec la police,
33:37 ce sont des professionnels de ce genre de choses,
33:39 derrière, il y a une répression policière qui doit avoir lieu.
33:41 Cette répression a eu lieu contre certaines manifestations, etc.,
33:45 qui étaient beaucoup plus calmes, je pense qu'à ce moment-là,
33:48 il faut le faire, et il faut que justement,
33:50 c'est le rôle aujourd'hui légitime de la police,
33:53 de faire craindre aux gens que s'ils se rendent à ce type de manifestation,
33:56 il y aura répression, il y aura des lancers de gaz lacrymogènes,
33:59 et ça c'est important de le dire, parce que s'ils le font aujourd'hui,
34:02 c'est justement pour défier, parce qu'on est dans un contexte
34:04 où, on en parlait tout à l'heure en rentaine,
34:06 il y a des manifestations qui sont faites en Irak, etc.,
34:09 et dans d'autres pays, qui sont ouvertement anti-occidentaux,
34:12 qui sont ouvertement antisémites dans les propos qui tiennent,
34:15 et donc ça rentre dans ce cadre global,
34:17 d'une explosion des manifestations au niveau mondial.
34:19 Et ne croyez pas que ces images-là, où on puisse dire,
34:22 "Eh bien dans la 5e puissance mondiale à Paris, place de la République !
34:26 De la République ! Il y a des manifestations justement comme ça,
34:29 qui sont antisémites", ça n'est pas un impact,
34:32 et que ça n'encourage pas les islamistes du Hamas et de Gaza.
34:35 - Et encore l'amalgame.
34:37 - Pourquoi l'amalgame ?
34:39 - Parce qu'il y avait certainement des...
34:41 - En ce moment à UCLA, l'université...
34:43 - Laissez-moi essayer de mettre un peu de nuance dans ce que vous dites.
34:47 - Juste un instant, à UCLA, donc l'université de Los Angeles,
34:50 des étudiants sont en train de manifester au cri de "intifada, intifada"
34:54 et d'appeler au meurtre des juifs et d'Israël.
34:57 Voilà où on en est aujourd'hui.
34:59 - Comme Black Lives Matter, qui a apporté son soutien au Hamas.
35:01 - D'abord, je voulais juste dire que la manifestation d'hier
35:04 n'était pas une manifestation antisémite,
35:06 c'était une manifestation pro-palestinienne.
35:08 - Et Israël assassin ?
35:10 - Laissez-moi s'il vous plaît développer ce que je veux dire.
35:12 J'essaie de mettre un petit peu de nuance
35:14 par rapport à un discours que je trouve très dangereux.
35:17 À l'intérieur de cette manifestation, il y avait très malheureusement,
35:21 et ces gens-là doivent être punis parce que c'est un crime,
35:24 l'antisémitisme c'est un délit,
35:26 il y avait des gens antisémites,
35:28 il y avait des gens aussi violents,
35:30 mais on en trouve dans tout un tas d'autres manifestations.
35:32 Dès qu'il y a une manifestation, on sait aujourd'hui
35:35 que ce soit les antifas ou d'autres d'extrême droite
35:38 viennent saccager tout et profiter de ça
35:43 pour mettre le foutoir parce que c'est leur essence même,
35:46 dans la vie, mais ne faisant pas d'amalgame
35:49 en disant que tous les gens qui étaient hier place de la République
35:51 sont des antisémitistes.
35:53 - Mais on n'a jamais fait d'amalgame !
35:55 - Arrêtez de dire ça !
35:57 - Mais parce que c'est important, il faut mettre de la nuance.
36:00 - Mais Pascal, est-ce que vous vous iriez manifester ?
36:03 Est-ce que vous resteriez dans une manifestation
36:05 où vous entendez Israël assassin, sioniste, terroriste ?
36:11 C'est la question.
36:13 - En vous disant, je suis rassuré, je n'avais qu'un avis qui n'est pas antisémitique.
36:15 - Vous avez 4000 personnes qui font ça.
36:17 - Je n'étais pas à la manifestation et je ne sais pas si un certain nombre
36:19 des gens qui étaient venus...
36:21 - Ils sont peut-être partis.
36:23 - Je ne veux pas entendre manifestation antisémite.
36:25 Ça c'est de l'amalgame.
36:27 - On a dit qu'il y a eu des propos antisémites.
36:29 - Il y a eu des propos antisémites au sein d'une manifestation pro-palestine.
36:32 - On n'a pas dit que c'était une manifestation antisémite.
36:35 - C'est quoi l'amalgame, ça veut dire de prendre un petit bout et de dire...
36:38 - Mais se cacher les yeux, c'est autre chose.
36:40 - C'est important.
36:42 - Vous savez, ce sont les mêmes qui ont manifesté avec un organisme
36:45 qui était dissous par le gouvernement pour justement l'association islamiste,
36:49 c'est-à-dire le CCIF.
36:51 C'est exactement la même chose.
36:53 À un moment donné, l'extrême gauche a cette faculté d'allier des modérés
36:57 et des islamistes.
36:59 - Quel est le but du ramassé ?
37:01 Justement, ce qui est en train de se passer,
37:03 ils sont en train d'y réussir merveilleusement.
37:05 C'est-à-dire à monter les camps encore un peu plus les uns contre les autres.
37:09 Et la riposte d'Israël, si elle n'est pas mesurée,
37:14 si elle n'est pas équilibrée,
37:17 et dans le cadre de la légitime défense,
37:19 et si elle s'apparente à de la vengeance,
37:21 va aboutir à quoi ?
37:23 À ce que des manifestations comme celles que vous citez en Californie ou autres...
37:28 - Mais je suis d'accord, c'est le bon sens !
37:31 - Mais c'est le bon sens !
37:33 - Comment on peut dire que c'est le bon sens ?
37:35 - Mais c'est le bon sens !
37:37 - Il faut faire monter la mayonnaise encore plus !
37:40 - Mais j'ai pas dit ça !
37:42 - Il faut éradiquer 2 300 000 personnes dans la bande de Gaza,
37:45 parce que ça serait trop simple !
37:47 - Vous m'avez entendu dire ça ?
37:49 - Mais ça va aboutir à ça, j'ai peur !
37:51 - Mais non, vous pouvez pas dire que c'est le bon sens !
37:53 C'est pas le bon sens, ça fait 75 ans que l'État d'Israël existe,
37:55 ça fait 75 ans que vous avez des manifestations dans le monde
37:58 contre l'État d'Israël !
38:00 - L'État d'Israël existe toujours !
38:02 - Bah oui, mais parce que la résilience d'un peuple, cher monsieur !
38:04 - Pas que la résilience d'un peuple,
38:06 mais parce qu'il y a heureusement dans le monde
38:08 une immense majorité de gens qui sont favorables à l'existence de l'État d'Israël,
38:12 qui le soutiennent, parce que c'est pas que la résilience d'un peuple.
38:15 - Mais vous savez, si le président des États-Unis et le gouvernement américain
38:20 avaient la même logique que vous, l'État d'Israël n'existerait plus.
38:23 C'est quand même une réalité qu'il faut dire.
38:25 C'est que si à la tête de l'État américain,
38:28 on avait des anti-sionistes aujourd'hui,
38:30 on ne pourrait pas envoyer des porte-avions non loin des côtes
38:36 pour essayer justement de calmer l'Iran et de calmer l'UE.
38:39 - Tout à l'heure vous disiez qu'il fallait la solution d'un État palestinien.
38:42 Là vous dites exactement le contraire.
38:44 - Je ne vous ai jamais dit ça, madame.
38:46 - Non mais je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas deux États.
38:48 - Non mais je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas deux États.
38:50 - Non pardon, mais qu'on arriverait à une solution d'avoir un État palestinien.
38:54 Ma seule crainte, et ce que je voudrais, c'est que la Palestine ne soit plus,
38:58 je sais que c'est un rêve peut-être, mais associée au Hamas.
39:01 Il faut absolument dissocier Hamas et Palestine.
39:04 - Mais ils l'ont élue.
39:05 - Mais ils l'ont élue.
39:06 - Il y a une autorité palestinienne.
39:07 - Non mais justement, c'est une réalité qui est inexistante,
39:09 qui est totalement inexistante, l'autorité palestinienne.
39:11 - Malheureusement, parce que...
39:12 - Oui, t'es un interlocuteur de personne.
39:13 - Inexistant.
39:14 - Regardez les images qu'on voit de ces tunnels,
39:18 de cette infrastructure pour véhiculer de l'eau
39:21 qui a été détournée pour lancer, pour fabriquer des roquettes, des armes.
39:26 Le Hamas est responsable de l'état dans lequel se trouvent les habitants de Gaza.
39:31 - Après, il y a une réalité géopolitique sur laquelle on peut avoir de la nuance,
39:35 et pareil, se dire "on saura le juger d'ici quelques semaines",
39:38 c'est le syndrome de la radicalisation des gens.
39:41 C'est-à-dire que du côté de la bande de Gaza,
39:44 c'est possible que ceux qui ne soutenaient pas le Hamas,
39:47 aujourd'hui, le soutiennent.
39:48 Mais ce n'est pas de la faute d'Israël.
39:50 - Non, ce n'est pas de la faute, mais ça a une conséquence.
39:52 - Oui, mais ce que je veux dire, c'est qu'il faut le prendre en réalité.
39:55 Il faut une réalité politique.
39:56 C'est-à-dire que cette solution-là, de dire à un moment donné
39:59 "il faut que les Palestiniens se détachent du Hamas",
40:01 c'est largement possible que ça ne soit pas le cas.
40:04 On le verra d'ici quelques semaines,
40:05 eu égard au phénomène qui est classique,
40:07 c'est de la géopolitique qui fait cette radicalisation.
40:09 Mais simplement, ce n'est pas juste en disant "tranquille, tranquille",
40:12 en fait, ça a déjà eu lieu. C'était le 7 octobre.
40:14 - On n'a pas besoin d'en rajouter, les Israéliens vont être très efficaces tout seuls,
40:18 et on les comprend,
40:19 mais je crois qu'il faut au contraire essayer, moi, de tempérer un peu.
40:22 - D'être tord ?
40:23 - En parlant avec qui, comment, c'est un peu ce que le président de la République...
40:27 - Mais le président de la République a été bien !
40:29 - On marque une pause et on se retrouve dans un instant.
40:31 - Avec vous sur Sud Radio, débat difficile, compliqué,
40:41 autour de ce sujet.
40:43 Néanmoins, je pense qu'il faut dire les mots.
40:47 On voit, et on va continuer sur le sujet, ce que disait tout à l'heure Alex Darmont,
40:53 à savoir que ce matin, beaucoup de nos compatriotes de confession juive ont peur,
40:58 n'envoient pas leurs enfants à l'école...
41:01 - Et ça c'est inadmissible.
41:02 - Ben oui, c'est inadmissible, mais c'est une conséquence aujourd'hui.
41:06 En France, cela dit, je lisais hier sur un forum,
41:09 une femme qui disait "vos débats totalement stériles autour de la France insoumise
41:17 sont loin de la réalité de ce qu'on vit nous en Israël".
41:21 Sauf que le risque, c'est effectivement que le conflit aujourd'hui
41:25 se développe encore plus qu'il ne l'est.
41:29 Et on voit les signalements de Pharoes, les menaces des uns et des autres...
41:33 - Sans acte antisémite, je crois, depuis le début,
41:35 qui ont été recensés depuis les drames de samedi dernier.
41:39 Donc oui, oui, de toute façon, je vais vous dire quelque chose,
41:42 les compatriotes juifs français ou à travers le monde,
41:44 et ce n'est pas que de la victimisation qui doit faire ça,
41:47 c'est qu'ils sont tout le temps en alerte, ils ont tout le temps peur.
41:50 Donc à partir de là, quand vous savez ça, que vous êtes juif,
41:53 aujourd'hui, vendredi, 13 octobre, vous avez encore plus peur,
41:57 parce qu'on nous met en garde, et heureusement,
42:00 et pour le coup, je trouve que l'État et le pouvoir politique jouent son rôle,
42:03 arment les bâtiments de la communauté juive,
42:05 que ce soit les synagogues, les écoles de policiers,
42:08 et malheureusement, ce n'est pas prêt de terminer,
42:10 parce qu'on rentre dans un conflit qui va être assez long,
42:13 et donc là, il va falloir que la communauté juive française soit particulièrement alerte.
42:19 - Oui, Eric Tegner ?
42:21 - Moi, je tiens à dire quelque chose aussi, et je le dis vraiment très calmement,
42:24 c'est que lorsqu'on parle d'amalgame,
42:27 c'est une façon toujours d'avoir peur de voir le réel d'avant.
42:30 Moi, je me rappelle, et je ne veux vraiment pas lancer le débat à Pascal,
42:34 on a eu un débat houleux avec Pascal il y a trois semaines,
42:37 où il m'avait dit "à quel moment vous pouvez affirmer que dans les banlieues aujourd'hui,
42:41 dans ces écoles, il n'y a plus de juifs ?"
42:44 Aujourd'hui, on en est effectivement à ce stade,
42:47 tout à l'heure, vous vous acquiescez sur le fait qu'effectivement,
42:49 les juifs aujourd'hui ont peur d'aller à l'école.
42:51 Donc il a fallu attendre le 7 octobre pour qu'on puisse voir des réalités,
42:56 et l'objectif aussi du politique, c'est d'anticiper et d'éviter ces choses,
42:59 et ce n'est pas en les cachant que ça n'arrive pas.
43:01 Et le deuxième élément, c'est que, au cours de ce débat,
43:03 j'avais expliqué que ce qui provoquait aussi une hausse de l'antisémitisme en France,
43:08 c'était l'importation du conflit israélo-palestinien,
43:11 en raison justement d'une population immigrée qui était importante.
43:14 Et encore une fois, à ce moment-là, il y avait eu bronca sur le plateau télévision.
43:18 Pourquoi je dis ça ? Pas pour lancer le débat,
43:20 pour vous dire qu'en fait, ce n'est pas en nous mettant des œillères
43:23 qu'on va éviter des conflits qui, de toute façon,
43:26 ont des choses profondes et structurelles.
43:29 Et sur Israël, effectivement, ça fait 75 ans.
43:32 Donc ce n'est pas en ne citant pas les termes qu'on va changer.
43:35 S'ils nous entendent là-bas du côté de la Palestine,
43:38 ils doivent bien se moquer de nous.
43:40 - Un enseignant tué au couteau, plusieurs blessés,
43:43 il pourrait s'agir d'un acte terroriste.
43:45 C'est à Arras ce matin. Plus d'informations à venir.
43:49 C'est hélas, on n'a pas de confirmation.
43:52 Mais attaque au couteau aujourd'hui,
43:54 quand il y a eu un appel à tuer tous les juifs du monde hier,
43:57 même si vous dites que c'est peut-être une fake news,
43:59 l'info est passée.
44:01 - Fake news ou pas, ça n'enlève pas l'impact.
44:04 L'impact terrible, comme le disait Alexandre Thodard.
44:06 Et ce que je voudrais rajouter, si vous le permettez,
44:09 c'est que je pense que le meilleur service aujourd'hui
44:12 à rendre aux Palestiniens, et peut-être aussi aux Israéliens,
44:17 ce serait que tous les musulmans modérés de France
44:21 se lèvent et s'expriment ensemble pour dire
44:24 qu'ils dénoncent totalement les crimes du Hamas.
44:27 - On n'attend que ça.
44:29 - Mais c'est pas en le disant qu'ils le feront.
44:31 - Et hier, je voyais quelqu'un sur un plateau de télévision,
44:36 dont je ne comprenais même pas sa présence,
44:39 sur ce plateau, homme condamné,
44:42 qui disait "je refuse qu'on intime aux musulmans
44:45 l'ordre de s'exprimer sur les sujets".
44:48 - Moi je ne leur intime aucun ordre,
44:50 je vous dis la réponse.
44:53 - Et heureusement, beaucoup l'ont déjà fait quand même.
44:56 Des imams, bien pas assez,
45:00 pas assez, mais beaucoup l'ont déjà fait.
45:03 - Oui.
45:04 - D'un Chalgoumi qui est quand même sous protection policière
45:07 depuis des années, c'est extrêmement compliqué pour lui,
45:10 parce que justement il est considéré aujourd'hui
45:12 comme un allié siodiste d'Israël.
45:14 - Oui, il a une place très particulière.
45:16 - Il est moqué d'ailleurs.
45:18 - A chaque fois c'est ça, c'est que lorsqu'il y a des musulmans
45:21 ou des imams qui commencent justement à condamner ce genre de choses,
45:24 on dit "oui, mais vous êtes achetés par Israël".
45:26 Il y a vraiment ce côté-là d'analyse géopolitique qu'ils ont,
45:29 de dire "c'est pour ou contre l'État d'Israël"
45:32 et selon ça, tu es un support pour eux.
45:34 - Ou juifs qui sont accusés d'antisémitisme
45:36 parce qu'ils osent prendre la parole pour dénoncer
45:38 certains comportements de l'État d'Israël.
45:40 Donc bien sûr que dans tous les camps,
45:42 il y a des stigmatisés et des faux moutons noirs
45:45 qu'on dévine à la Vingtique Populaire
45:47 parce qu'ils osent aller dans le sens contraire du vent.
45:50 - Vous voulez parler de la grève, Sophie ?
45:56 - Grève des médecins généralistes
45:58 et puis une grève de l'intersyndicale aujourd'hui
46:01 avec manifestation entre la place d'Italie
46:05 et la place Vauban cet après-midi.
46:07 Grève des médecins généralistes
46:09 qui protestent contre cette augmentation d'1,50€.
46:12 C'est ça, entre autres, de leurs tarifs ?
46:15 - Je voudrais que...
46:17 On a un problème majeur qui dépasse largement
46:20 le salaire minable des médecins
46:22 qui ont fait entre 10 et 15 ans d'études.
46:25 C'est la non-confiance au privé
46:27 qui est une réalité déjà dans le monde de l'entreprise
46:32 mais la non-confiance au privé dans le monde médical.
46:35 Rappelons que pendant 3 mois au début du Covid,
46:38 on avait les moyens dans toutes les cliniques
46:40 d'entuber les gens qui faisaient des appels en disant...
46:42 - Un tubé !
46:44 - On disait "faites-les venir" etc.
46:46 On ne voulait pas, on n'avait pas confiance.
46:49 Est-ce que vous savez qu'un étudiant en médecine
46:51 qui doit faire un stage n'a pas le droit
46:53 de le faire dans le privé ?
46:55 Alors que ce sont les mêmes médecins qui interviendront
46:57 qui opéreront dans le privé ou dans le public.
46:59 - Visiblement, ils ne sont pas entendus.
47:01 - C'est un problème terrible
47:03 et ça va encore plus loin que le salaire des médecins.
47:05 Il faut arrêter de faire un clivage
47:07 entre le privé et le public
47:09 en accusant le privé de faire
47:11 par intérêt, moins bien, etc.
47:13 Donc ces médecins sont dévoués.
47:15 Je connais, j'ai une amie qui est médecin à l'hôpital
47:17 qui a 70 ans, qui travaille gratuitement
47:19 parce qu'elle n'a plus le droit de travailler.
47:21 C'est la seule qui est néphrologue
47:23 et qui arrive à travailler à Necker.
47:25 Il n'y a plus de médecin.
47:27 Elle y va gratuitement parce qu'il n'y a pas...
47:29 Maintenant, elle n'a pas le droit, elle est à la retraite.
47:31 Mais elle a le droit d'ouvrir un cabinet.
47:33 Donc ce qui se passe, il faut soutenir absolument
47:35 les médecins libéraux qui se battent
47:37 et qui font ce qu'ils peuvent,
47:39 qui sont des entrepreneurs comme les autres
47:41 car leur cabinet, ils sont harassés
47:43 de pas prescrits.
47:45 Et je soutiens absolument
47:47 en tant qu'entrepreneur, les entrepreneurs
47:49 des cabinets médicaux et sans preteneur.
47:51 - Ça aurait pu être votre coup de gueule.
47:53 J'aimerais quand même qu'on revienne sur Arras.
47:55 Vraisemblablement, c'est un acte
47:57 terroriste dans un lycée,
47:59 encore une fois,
48:01 dans une école.
48:03 Et c'est l'anniversaire de la mort de Samuel Paty
48:05 lundi prochain.
48:07 - On n'en a pas beaucoup parlé parce qu'en fait,
48:09 on est complètement noyé dans tous ces anniversaires
48:11 qui vont cesser.
48:13 On est en vendredi 13, on est un mois avant
48:15 l'anniversaire de l'ordre du 13 novembre.
48:17 - Les attentats du 13 novembre.
48:19 - Les attentats du Bataclan.
48:21 C'est inquiétant, c'est Arras.
48:23 C'est-à-dire qu'en fait, c'est également
48:25 dans la province française.
48:27 C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
48:29 c'est aussi le sentiment de tout le monde,
48:31 en tout cas de peur, parce qu'évidemment, on attend de voir
48:33 réellement ce qu'il en est. En tout cas, ce qui est certain,
48:35 c'est que derrière, il y a une peur qui est provoquée
48:37 aussi, parce que les services de renseignement à l'aide des GSI,
48:39 en tout cas, c'est ce qui a fuité
48:41 dans la presse, disaient qu'aujourd'hui, ils craignaient
48:43 un vendredi noir. Eh bien, les Français
48:45 se disent qu'ils peuvent être touchés aujourd'hui.
48:47 À l'époque, on pensait que c'était uniquement
48:49 à Paris, dans la région parisienne.
48:51 Aujourd'hui, ça peut être à Toulouse, ça peut être à Rennes,
48:53 ça peut être dans des villages.
48:55 Aujourd'hui, c'est potentiellement Arras.
48:57 Et quoi qu'il en soit d'ailleurs,
48:59 que ce soit un attentat terroriste
49:01 ou pas,
49:03 c'est sûr que c'est extrêmement triste
49:05 et douloureux. - Et inquiétant.
49:07 Et quand même inquiétant.
49:09 Quoi qu'il en soit, effectivement,
49:11 c'est... Alors, l'auteur des faits
49:13 a été interpellé par la police,
49:15 mais on n'en sait pas
49:17 tellement plus pour l'instant.
49:19 Mais on peut se dire qu'effectivement, ce type d'acte,
49:21 mais attendons d'en savoir plus,
49:23 mais risque de se reproduire.
49:25 - Et des attaques au couteau, qui sont de plus en plus
49:27 aujourd'hui utilisées. C'est une méthode
49:29 qui est différente d'à l'époque. Vous savez, c'était
49:31 beaucoup plus des bombes ou différentes modalités.
49:33 Aujourd'hui, c'est le couteau. C'est-à-dire qu'aussi,
49:35 ce sont des individus qui peuvent
49:37 être radicalisés, seuls,
49:39 dans leur chambre, beaucoup plus facilement,
49:41 qui ont accès au couteau. Et c'est une violence
49:43 aujourd'hui qui est terrible,
49:45 et qui fait craindre à tout le monde d'être
49:47 en permanence touché. C'est d'ailleurs,
49:49 et encore une fois, en prenant du recul,
49:51 parce qu'on n'a pas tous les éléments, c'est une réflexion
49:53 sur l'évolution, justement, de ce
49:55 djihadisme international, depuis
49:57 quelques années, qui fait que notamment, avec aussi
49:59 la fin de Daesh, en fait,
50:01 les grandes organisations comme Al-Qaïda,
50:03 qui avaient la capacité, à l'époque,
50:05 de créer des attentats, comme celui du 11 septembre
50:07 avec les taureaux Al-Traceenter,
50:09 se sont justement adaptés, en faisant
50:11 en sorte de transformer tout islamiste en terroriste.
50:13 - Des tweets, "Dieu est grand
50:15 au nom de Dieu,
50:17 il y a une attaque au couteau à Gambetta, moi je suis chez moi,
50:19 j'avais un rendez-vous médical, tout le lycée
50:21 confirmé et confiné, Dieu est grand", voilà
50:23 le type de tweet. - À Gambetta, c'est Arras.
50:25 - Gambetta, Arras. - C'est assez clair,
50:27 si à un moment donné... - Et il y a des vidéos,
50:29 hélas, qui circulent de
50:31 l'enseignant qui a été
50:33 tué
50:35 dans une mare de sang, des images
50:37 absolument ignobles.
50:39 - Et puis on est malheureusement
50:41 très désarmés, s'il y a
50:43 ces types d'incidents, enfin d'incidents, qui sont bien
50:45 plus que ça, de crimes
50:47 se perpétuant, on est très
50:49 désarmés. On n'arrive pas
50:51 à lutter contre ça, on n'a pas assez de police,
50:53 on a vu tout à l'heure que
50:55 ils avaient peur de rentrer chez eux,
50:57 c'est effroyable, la France va très mal
50:59 d'un point de vue sécuritaire.
51:01 - Merci à tous les quatre,
51:03 dans un instant, c'est Alexis Poulin
51:05 qui sera avec vous, très bonne journée

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