00:00 Tout à fait, déjà les élèves, parce qu'ils ont été dans une situation de stress intense,
00:04 et puis en plus ceux qui ont assisté à des scènes de violence,
00:08 donc forcément ce qui fait aussi qu'il y a tout ce processus de déconfinement qui est beaucoup plus long
00:14 pour pouvoir justement voir la situation et pouvoir suivre.
00:18 Et puis vous imaginez bien les parents, ils ont été au courant par leurs enfants, heureusement,
00:23 et après bien sûr par l'établissement, mais je veux dire tout de suite, on imagine le pire.
00:27 Et donc c'est extrêmement stressant, extrêmement angoissant.
00:30 C'est un lieu, comme je disais, qu'on espère à l'abri justement de la folie humaine.
00:36 C'est là où tous nos enfants sont tout le temps, ils passent des journées là-bas.
00:40 Donc vous imaginez bien qu'une situation comme ça, c'est terrifiant.
00:43 C'est absolument terrifiant, c'est terrifiant d'imaginer qu'on puisse assassiner des enseignants,
00:51 que des enfants se trouvent confrontés à de telles horreurs.
00:54 Et aujourd'hui effectivement, c'est un grand traumatisme et ça va forcément laisser des séquelles lourdes et des angoisses.
01:04 Parce qu'après forcément, on a toujours peur que ça puisse recommencer,
01:07 toujours peur de laisser nos enfants quelque part aller à l'école.
01:10 C'est la loi de la terreur, mais on va tous aussi se battre pour éviter de sombrer là-dedans.
01:15 Et c'est la solidarité autour des enseignants, des élèves, des parents, tous ensemble.
01:21 C'est comme ça qu'on peut passer au travers.