00:00 Au moment où nous nous parlons, l'entourage d'Elisabeth Borne annonce, c'est une annonce extrêmement importante,
00:05 que la France passe, je cite, en alerte "urgence attentat" Guillaume Farnes.
00:10 Ça veut dire quoi et ça a quoi comme conséquence ?
00:12 Ça veut dire quoi ? C'est que depuis qu'on a révisé le plan Végipirate, où il y avait auparavant des couleurs,
00:17 vous savez, on a connu Végipirate rouge, rouge écarlate, on a révisé cela, mais il y a trois niveaux.
00:23 Le dernier niveau et le niveau le plus élevé, c'est le niveau dit "urgence attentat",
00:28 qui est un niveau qui se déclenche quand un attentat terroriste vient d'être commis
00:33 ou qu'il y a un risque que d'autres attentats terroristes ne soient commis.
00:37 Donc ce sont des mesures qui sont limitées dans le temps et dans l'espace.
00:40 Dans le temps parce que c'est la durée de la crise,
00:42 dans l'espace ça peut être l'intégralité du territoire national,
00:45 je n'ai pas cette précision mais il me semble que ça doit être le cas.
00:46 C'est le principe de précaution en quelque sorte,
00:48 on peut imaginer que les autorités, les services de renseignement ont des infos que nous n'avons pas
00:52 sur des signaux d'attentats, d'actes terroristes en préparation ailleurs qu'à Arras.
01:01 En fait ça a une triple finalité, d'abord c'est une posture de vigilance rehaussée
01:05 sur l'intégralité du territoire national, donc ça permet de placer aussi les citoyens
01:09 dans une posture de résilience et c'est une information aux populations.
01:12 Ensuite il y a des conséquences opérationnelles, il y a trois finalités,
01:16 de rehausser immédiatement les dispositifs de protection à un certain nombre de lieux
01:20 qui sont des lieux sensibles par des renforts de services de police,
01:23 de services de gendarmerie, en rehaussant aussi le nombre de militaires
01:27 et temporairement de l'opération Sentinelle qui a toujours cours depuis le mois de février 2015.
01:32 Et enfin vous avez une dernière finalité qui est l'information aux populations
01:35 par des canaux spécifiques, notamment des applications mobiles
01:40 pour ceux qui les ont téléchargées sur leur téléphone portable
01:42 et par ce canal-là ou ce biais-là on peut les activer.
01:45 Donc ce sont des mesures temporaires basculées en urgences attentats.
01:50 On l'avait fait à l'automne 2020 parce qu'il y avait eu un attentat
01:54 qui avait été perpétré rue Nicolas Aper par un individu qui voulait s'en prendre
01:58 à des journalistes de Charlie Hebdo, ignorant que ces derniers
02:01 avaient déménagé dans un lieu tenu secret.
02:03 Et ensuite il y avait eu dans le prolongement l'attentat qui a coûté la vie à Samuel Paty
02:09 le 16 octobre 2020, on en a parlé, et puis l'attentat à la Basilique Notre-Dame de Nice
02:13 le 29 octobre de la même année avec trois morts. Et donc on avait eu une séquence
02:16 où on avait rehaussé le niveau, un niveau qui était urgences attentats.