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  • il y a 3 ans

Chaque jour, Céline Géraud et ses invités font un point complet sur l'actualité.
Retrouvez "Europe 1 13h" sur : http://www.europe1.fr/emissions/europe-1-midi3

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Transcription
00:00 L'autre sujet dont je voulais vous parler aussi, c'est l'alerte rouge sur les finances publiques.
00:04 Il y a eu un dîner hier soir aux allures de réunion de crise entre Emmanuel Macron et les chefs de sa majorité.
00:09 Le déficit public devrait dépasser les 5,5% du PIB.
00:13 On est largement au-dessus des prévisions de Bercy.
00:17 Alors est-ce que c'est grave docteur ? Est-ce qu'on va vers la banqueroute ?
00:20 Écoutez ce que disait Valérie Pécret, c'était en septembre 2021.
00:23 Elle était alors candidate à la primaire pour la droite.
00:26 Emmanuel Macron a cramé la caisse avec un cynisme total pour les générations futures
00:30 parce que ces chèques multiples et variés, c'est de la dette.
00:34 Et donc aujourd'hui, nos générations futures vont se retrouver avec une addition à payer.
00:40 La dette, c'est des impôts de main.
00:42 Est-ce qu'elle avait raison Valérie Pécret ?
00:44 On va cramer la caisse. Il a cramé la caisse Emmanuel Macron ?
00:47 Je dirais, je ne suis pas un spécialiste Céline et ce que je vais dire est emprunt d'une totale modestie.
00:54 Et Jean-Claude en sait plus long que moi sur ce plan.
00:57 Mais je constate tout de même que le président de la République, vous venez de le dire,
01:02 enfin est conscient tout de même du risque capital qu'encourt la gestion de nos finances publiques depuis quelques temps.
01:13 Et il y a un propos qui est rapporté dans le Canard Enchaîné qui est très intéressant
01:20 où Emmanuel Macron, irrité par le livre de Bruno Le Maire, dit qu'il devrait en parler au ministre des Finances.
01:31 Mais il n'empêche que si mes comptes sont bons, Emmanuel Macron a augmenté la dette de 850 milliards
01:41 et là-dessus, il y a 150 milliards qui sont imputables à la gestion du Covid.
01:46 Donc on ne peut pas tout mettre sur le dos des circonstances extérieures
01:52 et c'est tout de même assez dramatique sur le plan des finances publiques.
01:56 - Jean-Claude Dacier ? - Oui, je pense qu'on est dans une situation plus que préoccupante.
01:58 Moi ça fait très longtemps en effet que je le dis.
02:01 - Mais est-ce que ça ne fait pas 40 ans que ça dure ?
02:03 - Oui, certes ça fait 40 ans que ça dure. - Et chaque fois on nous dit qu'on est dans le rouge.
02:06 - Et à chaque fois le ministre nous alerte. - On cite depuis 74.
02:08 - Oui, mais c'est vrai qu'on a fait que des bêtises depuis un certain temps, depuis les années 80 disons les choses.
02:14 En vrai, quand on fait la retraite à 60 ans, alors que ce n'est vraiment pas le moment,
02:18 et qu'on y ajoute la retraite de la cinquième semaine de congé payée,
02:23 qu'en plus on y ajoute les 35 heures quelques années plus tard,
02:26 on a le bilan qu'on a, mais reconnaissons que la droite n'a pas eu le courage non plus
02:31 d'aller contrecarrer les statistiques qui ont pu être faites ici ou là.
02:36 On est dans une situation changée. Alors il ne faut pas non plus raconter l'histoire.
02:39 On parlait tout à l'heure des défauts de la communication,
02:42 ce qui s'est passé hier soir à l'Elysée, c'est aussi une mise en scène.
02:45 C'est aussi une communication qui d'un seul coup nous dit "ah, c'est préoccupant, l'heure est grave".
02:51 En réalité, les chiffres du dépassement du déficit français par rapport au PIB,
02:57 c'est-à-dire par rapport à la richesse qu'on produit tous les ans,
03:00 plus de 5%, entre 5,2 et 5,6, c'est énorme, c'est beaucoup.
03:04 Ça ne s'est jamais vu dans ce pays depuis la guerre, ces chiffres-là sont connus depuis fort longtemps.
03:10 Bon, le président de la République fait semblant de les découvrir.
03:13 Je suis un peu surpris, comme je l'ai été, j'espère que c'est faux.
03:17 Par la découverte de quelques réflexions qu'il aurait eues lui, le président de la République,
03:23 c'est Darmanin qui le rapporte, dit-on, "j'ai rien à faire",
03:27 aurait dit le président de la République, je ne sais plus à quelle occasion,
03:30 "je n'ai rien à faire des finances publiques".
03:32 On voit aujourd'hui les résultats. Alors les Belsâmes, je vais faire court,
03:36 les amateurs, les gens qui suivent ça très près disent "boop, boop, la grève, la dette, pardon, ce n'est pas grave".
03:43 On ne s'impérage jamais, mais c'est une sottise.
03:46 Et je vais vous dire en deux mots, en deux phrases pourquoi.
03:49 C'est que certes, la dette, probablement, ne sera elle-même jamais remboursée,
03:53 sauf qu'on rembourse tous les ans les intérêts de la dite dette.
03:56 Sinon, croyez-moi, si on cesse de rembourser les intérêts, c'est l'Argentine,
04:00 et croyez-moi, là, les donateurs se font plus rares.
04:02 Le résultat est qu'avec les chiffres actuels, je ne suis pas sûr qu'ils resteront,
04:07 avec les chiffres actuels, en 2027, l'année du départ du président de la République,
04:12 il nous laissera un cadeau extraordinairement positif,
04:16 le remboursement de la dette sera de 77 milliards par an,
04:20 supérieur au premier budget de la nation, qui est l'éducation nationale.
04:25 Si avec ça, vous vous rendez compte ce que ça fait 77 milliards, le budget de la justice est de 13 milliards.
04:31 C'est gigantesque !
04:33 Il serait temps peut-être qu'on se décide à prendre mieux que des demi-mesures,
04:38 et il y a des tas de gens qui le réclament depuis longtemps,
04:41 le président de la République, pour l'instant, a fait la sourde oreille,
04:44 ça ne va plus durer, à mon avis, très longtemps.
04:46 - Merci beaucoup Jean-Claude Dacier, Philippe Bilger, c'est déjà fini,
04:50 mais on se retrouve demain dès 13h, et ce soir, on sera évidemment avec Hélène Zellani,
04:54 et Marc, qui nous a appelé, à bout de rondes, pour réagir sur le sujet,
04:57 on en reparlera dans Europe 1 soir avec Hélène Zellani.
05:00 Merci beaucoup à vous tous, auditeurs d'Europe 1, et à demain pour de nouvelles aventures.
05:03 C'était Céline Giraud sur Europe 1, Europe 1 partenaire de Cannes série,
05:06 le festival international des séries qui aura lieu, notez bien, du 5 au 10 avril.
05:10 Votez dès maintenant pour votre série française préférée,
05:14 et tentez également de gagner vos places pour deux, hébergement et transport compris,
05:18 pour assister à Cannes à la cérémonie d'ouverture du festival.
05:21 Ne perdez pas une minute, dernière ligne droite, vous avez jusqu'à dimanche,
05:25 pour voter et jouer dès maintenant sur europe1.fr.
05:28 Bonne chance !
05:29 [Musique]

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