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  • il y a 2 ans
Samedi 8 juin, alors qu'ils étaient en train d'encadrer la manifestation en opposition à la construction d'une autoroute dans le Tarn, les forces de l'ordre ont été attaquées par des participants. Cette mobilisation avait par ailleurs été interdite par la préfecture qui craignait des débordements de ce type.

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Transcription
00:00 - Regardez ces images en direct, c'est exactement ce que disait Mathieu. Donc on est au milieu du champ,
00:05 cocktails monotopes qui ont été envoyés, il y a des feux de broussailles qui ont démarré,
00:09 les black blocs font des lignes, renvoient les lacrymos, il y a du feu, enfin c'est une vraie bataille rangée.
00:21 Et vous disiez tout à l'heure, Général, mais pourquoi on n'a pas pu les arrêter, ces gens-là ?
00:26 Alors qu'ils ont un camp, un camp retranché. Ce qui est intéressant, c'est de dire où se trouve leur camp.
00:32 - Ce camp à Puy-le-Rhin se situe sur une parcelle privée et la propriétaire de ce champ, de ce terrain,
00:39 a donné l'autorisation aux individus pour s'installer ici. Donc effectivement, à moins qu'ils ne commettent des infractions
00:45 sur ce champ, ce terrain, les forces de l'ordre ne peuvent pas aller les déloger. En revanche, à partir du moment
00:51 où ils sont sur la voie publique, effectivement, l'objectif, c'est de les empêcher de commettre des violences
00:55 et des dégradations. Un point peut-être pour expliquer qu'on ne peut toujours pas, en 2024, faire des interdictions
01:02 administratives de manifester, c'est-à-dire que si les préfets ont connaissance d'individus radicaux qu'ils savent
01:08 vouloir venir en découdre, ils ne peuvent pas en amont leur interdire de venir. Ça n'est possible qu'en judiciaire.
01:14 - Mais Général, vous le disiez, peut-être pourquoi on les a... Sandra a répondu en partie à la question, mais
01:20 pourquoi on ne les arrête pas de manière préventive. En fait, ils rentrent non-Black Bloc dans ce camp et ils en sortent
01:27 Black Bloc, en quelque sorte. - Oui, tout à fait. D'où le fait qu'il faudrait qu'on puisse contrôler leur pactage,
01:33 pour parler en termes militaires. Les gens qui viennent avec de l'armement, des cocktails Molotov, des boules de pétanque...
01:39 Bon, les boules de pétanque, ils peuvent dire qu'ils veulent faire une partie de pétanque le soir. - Bien sûr, évidemment.
01:43 - Ouais, c'est ça, je crois. - Les cocktails Molotov, c'est moins évident à faire accroire. - Mais peut-être que le matériel
01:48 est déjà rentré avant. Il y a quand même des stratégies... - Il y a eu 1 500 personnes ont été contrôlées, des contrôles de zone.
01:55 Il en est effectué depuis lundi. Donc effectivement, il y a eu 148 saisies avec... On les a montrées, des individus, des objets
02:03 contondants, un certain nombre de choses qui n'étaient pas effectivement pour faire du camping. Mais effectivement, vous pouvez
02:09 pas contrôler tout le monde. - Mathieu Devez nous raconte ce qui se passe. La situation est vraiment tendue, là.
02:15 - Il y a une voiture qui a effleuré.
02:17 - ...au feu et qui a été éteint in extremis par les forces de l'ordre. Et ça tire dans tous les sens. Beaucoup de tirs, de mortiers,
02:31 d'artifices du côté des éléments radicaux. Et les CRS qui répliquent à tir de LBD ou de grenade de désencerclement,
02:38 de gaz lacrymogène. Ça tire vraiment de partout. Situation assez chaotique, je dois vous l'avouer.
02:44 Nous sommes au cœur du dispositif des CRS, de la police nationale. Nous reculons avec eux, car ces militants, ces militants, non,
02:54 ces éléments radicaux sont de plus en plus nombreux et véhéments à venir à l'encontre des forces de l'ordre.
03:00 Ils ont tossé le thon avec des cocktails Molotov également, qui ont été lancés. - Vous faites attention, vous vous mettez à l'abri.
03:06 On va rester évidemment sur vos images. Mais c'est un conflit ouvert, là, Christian Proutot. - Absolument.
03:12 - C'est une confrontation ouverte. - C'est même de l'écoterrorisme, comme le disait le ministre de l'Intérieur, parce que là, il ne veut pas en découvrir.
03:18 Il veut le tuer. - Oui, mais Caroline, rappelez-vous tous les cris d'orfraie qu'on a entendus quand il a parlé d'écoterrorisme.
03:25 - De la part de certains, comme toujours, pour polémiquer. - Oui, mais de la part de certains, si derrière, on ne prend pas les décisions
03:31 qui permettent de couvrir juridiquement les gens qui vont pouvoir permettre d'interpeller et de mener des actions contre ce qui est,
03:41 et c'est une définition juridique, de la rébellion, on n'y arrivera pas. On aura à chaque fois l'individualisation de l'action.
03:49 Donc il faudra prendre homme par homme pour dire « toi, il a fait ça, toi, il a fait ça ». Là, c'est des groupes. C'est de la rébellion.
03:56 - Donc il faut peut-être changer la loi. Et moi, j'aimerais juste poser une question rapidement à Sandra. - On a 10 secondes, s'il vous plaît.
04:00 - Est-ce que vous pourriez me dire si la propriétaire qui a prêté son terrain peut être considérée comme complice de ces exactions ?
04:06 - Elle, je ne vois pas en quoi elle serait complice. - Elle a prêté son terrain ? - Elle a prêté son terrain à des ordiminuts.
04:11 - On a dit qu'elle ne savait pas ce qu'elle voulait faire. - Elle ne peut pas préjuger de ce que vont faire les gens après.
04:14 - Il y a sans doute aussi des associations, les gens qui n'ont pas bougé du camp compte tenu des conférences de presse, etc.
04:19 Ceux qui sont dans ce champ, là, en ce moment, en noir, on sait très bien que ce sont des black blocs. Est-ce qu'ils étaient tous dans ce camp ?
04:27 - Oui, ils peuvent être arrivés depuis.
04:29 [Musique]
04:33 [SILENCE]

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