00:00 - Regardez ces images en direct, c'est exactement ce que disait Mathieu. Donc on est au milieu du champ,
00:05 cocktails monotopes qui ont été envoyés, il y a des feux de broussailles qui ont démarré,
00:09 les black blocs font des lignes, renvoient les lacrymos, il y a du feu, enfin c'est une vraie bataille rangée.
00:21 Et vous disiez tout à l'heure, Général, mais pourquoi on n'a pas pu les arrêter, ces gens-là ?
00:26 Alors qu'ils ont un camp, un camp retranché. Ce qui est intéressant, c'est de dire où se trouve leur camp.
00:32 - Ce camp à Puy-le-Rhin se situe sur une parcelle privée et la propriétaire de ce champ, de ce terrain,
00:39 a donné l'autorisation aux individus pour s'installer ici. Donc effectivement, à moins qu'ils ne commettent des infractions
00:45 sur ce champ, ce terrain, les forces de l'ordre ne peuvent pas aller les déloger. En revanche, à partir du moment
00:51 où ils sont sur la voie publique, effectivement, l'objectif, c'est de les empêcher de commettre des violences
00:55 et des dégradations. Un point peut-être pour expliquer qu'on ne peut toujours pas, en 2024, faire des interdictions
01:02 administratives de manifester, c'est-à-dire que si les préfets ont connaissance d'individus radicaux qu'ils savent
01:08 vouloir venir en découdre, ils ne peuvent pas en amont leur interdire de venir. Ça n'est possible qu'en judiciaire.
01:14 - Mais Général, vous le disiez, peut-être pourquoi on les a... Sandra a répondu en partie à la question, mais
01:20 pourquoi on ne les arrête pas de manière préventive. En fait, ils rentrent non-Black Bloc dans ce camp et ils en sortent
01:27 Black Bloc, en quelque sorte. - Oui, tout à fait. D'où le fait qu'il faudrait qu'on puisse contrôler leur pactage,
01:33 pour parler en termes militaires. Les gens qui viennent avec de l'armement, des cocktails Molotov, des boules de pétanque...
01:39 Bon, les boules de pétanque, ils peuvent dire qu'ils veulent faire une partie de pétanque le soir. - Bien sûr, évidemment.
01:43 - Ouais, c'est ça, je crois. - Les cocktails Molotov, c'est moins évident à faire accroire. - Mais peut-être que le matériel
01:48 est déjà rentré avant. Il y a quand même des stratégies... - Il y a eu 1 500 personnes ont été contrôlées, des contrôles de zone.
01:55 Il en est effectué depuis lundi. Donc effectivement, il y a eu 148 saisies avec... On les a montrées, des individus, des objets
02:03 contondants, un certain nombre de choses qui n'étaient pas effectivement pour faire du camping. Mais effectivement, vous pouvez
02:09 pas contrôler tout le monde. - Mathieu Devez nous raconte ce qui se passe. La situation est vraiment tendue, là.
02:15 - Il y a une voiture qui a effleuré.
02:17 - ...au feu et qui a été éteint in extremis par les forces de l'ordre. Et ça tire dans tous les sens. Beaucoup de tirs, de mortiers,
02:31 d'artifices du côté des éléments radicaux. Et les CRS qui répliquent à tir de LBD ou de grenade de désencerclement,
02:38 de gaz lacrymogène. Ça tire vraiment de partout. Situation assez chaotique, je dois vous l'avouer.
02:44 Nous sommes au cœur du dispositif des CRS, de la police nationale. Nous reculons avec eux, car ces militants, ces militants, non,
02:54 ces éléments radicaux sont de plus en plus nombreux et véhéments à venir à l'encontre des forces de l'ordre.
03:00 Ils ont tossé le thon avec des cocktails Molotov également, qui ont été lancés. - Vous faites attention, vous vous mettez à l'abri.
03:06 On va rester évidemment sur vos images. Mais c'est un conflit ouvert, là, Christian Proutot. - Absolument.
03:12 - C'est une confrontation ouverte. - C'est même de l'écoterrorisme, comme le disait le ministre de l'Intérieur, parce que là, il ne veut pas en découvrir.
03:18 Il veut le tuer. - Oui, mais Caroline, rappelez-vous tous les cris d'orfraie qu'on a entendus quand il a parlé d'écoterrorisme.
03:25 - De la part de certains, comme toujours, pour polémiquer. - Oui, mais de la part de certains, si derrière, on ne prend pas les décisions
03:31 qui permettent de couvrir juridiquement les gens qui vont pouvoir permettre d'interpeller et de mener des actions contre ce qui est,
03:41 et c'est une définition juridique, de la rébellion, on n'y arrivera pas. On aura à chaque fois l'individualisation de l'action.
03:49 Donc il faudra prendre homme par homme pour dire « toi, il a fait ça, toi, il a fait ça ». Là, c'est des groupes. C'est de la rébellion.
03:56 - Donc il faut peut-être changer la loi. Et moi, j'aimerais juste poser une question rapidement à Sandra. - On a 10 secondes, s'il vous plaît.
04:00 - Est-ce que vous pourriez me dire si la propriétaire qui a prêté son terrain peut être considérée comme complice de ces exactions ?
04:06 - Elle, je ne vois pas en quoi elle serait complice. - Elle a prêté son terrain ? - Elle a prêté son terrain à des ordiminuts.
04:11 - On a dit qu'elle ne savait pas ce qu'elle voulait faire. - Elle ne peut pas préjuger de ce que vont faire les gens après.
04:14 - Il y a sans doute aussi des associations, les gens qui n'ont pas bougé du camp compte tenu des conférences de presse, etc.
04:19 Ceux qui sont dans ce champ, là, en ce moment, en noir, on sait très bien que ce sont des black blocs. Est-ce qu'ils étaient tous dans ce camp ?
04:27 - Oui, ils peuvent être arrivés depuis.
04:29 [Musique]
04:33 [SILENCE]