00:00Je le vis plutôt mieux aujourd'hui qu'hier. Après, c'est assez réconfortant le fait d'être dans une salle face à un écran.
00:09Pour moi, je trouve que ça me protège. Donc c'est un bon exercice avant de le rencontrer dans la vraie salle du palais.
00:16Après, voilà, c'est difficile ce qu'on entend et c'est difficile ce qu'on vit.
00:21Qu'avez-vous pensé de la description paternelle ?
00:25C'est un fils qui parle de son père. Donc voilà, il a beaucoup de peine. Il fait de la peine aussi.
00:35Après, il n'a pas eu beaucoup de compassion pour les victimes à part quand on lui a posé la question.
00:40Après voilà, séparer l'homme du père, moi je déteste ça. C'est comme les acteurs et les violeurs, ça m'a toujours insupporté.
00:50Son père, c'est son père et le violeur, c'est le violeur. C'est la même personne.
00:55Après, voilà, on sent que c'est quelqu'un de fragile et voilà, il a aussi besoin d'être aidé, je pense, comme nous tous.
01:02Et hier, lorsque Joël Le Squarnec a dit qu'il reconnaissait avoir commis des actes odieux, est-ce que ça vous a touché, en fait, cette reconnaissance ?
01:14Pas du tout. Pas du tout. Je trouve qu'il a le mérite d'avoir pris la parole, donc c'est bien.
01:21On lui a reproché d'être muti que hier il a pris la parole. Là, il a parlé à son fils aussi.
01:26Mais franchement, ces états d'âme ne m'atteignent absolument pas.
01:30Qu'est-ce que vous attendez, vous, des futures audiences et de votre propre rôle dans ce procès ?
01:38Moi, j'attends d'être reconnue en tant que victime.
01:41Après, j'attends aussi des explications de la part des personnes extérieures qui n'ont rien dit, peut-être, qui soient aussi traduites devant la justice.
01:49Et puis voilà, on a des réponses qu'on attend aussi à des questions.
01:54Et puis peut-être que s'il continue à être dans l'état d'esprit de s'expliquer, ça peut être aussi intéressant.