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00:00– Sous-titrage Société Radio-Canada
00:30– Je me fie à l'information de Louis de Ragnel, c'est une façon pour moi de lui mettre une certaine pression, il m'a dit 18h40, donc dans 4 minutes.
00:38– Dans 4 minutes, vous savez, Emmanuel Macron a passé une batterie de coups de fil et il a eu le prince héritier d'Arabie Saoudite, le roi de Jordanie, le président des Émirats Arabes Unis, l'émir du Qatar, le chancelier allemand, le premier ministre britannique, le président américain, le premier ministre d'Israël, le président égyptien et le prince héritier de Bahreïn.
00:56– Donc on voit aussi qu'Emmanuel Macron a une journée bien remplie.
01:00– Donc il est possible que ce ne soit pas 18h40.
01:02– Et vous ne maîtrisez pas forcément ces situations, les appels des uns et des autres.
01:06– Allez, je vous propose d'écouter le colonel Olivier Arafovitch qui était mon invité ce midi, qui est le porte-parole de l'armée israélienne, qui expliquait les raisons de cette attaque ou de ces frappes.
01:18Et quand vous l'écoutez, vous comprenez un peu mieux les choses. Écoutez le colonel Olivier Arafovitch.
01:23– 15 bombes atomiques étaient en préparation.
01:30Les missiles balistiques et l'autre élément étaient également là pour joindre les uns aux autres
01:36et créé des armes nucléaires qui mettaient en danger existentiel l'État d'Israël.
01:43Et c'est pour cela, je le répète, que les frappes qui ont commencé à 2h15 du matin cette nuit ont eu lieu.
01:50Parce que sinon, si nous avions attendu plus, nous étions dans une situation de point de non-retour.
01:55Et là, il aurait été très difficile d'éliminer cette menace.
01:59C'est ce que nous faisons actuellement et nous continuons à le faire.
02:01– Ah non, Clasphane, on évoquait tout à l'heure, vous l'évoquiez vous-même, vous parliez d'une bombe atomique.
02:06Le colonel Arafovitch parle de 15 bombes.
02:09– Il dit 15 en préparation.
02:10– En préparation.
02:11– Moi, j'ai entendu un ancien haut responsable politique français
02:18qui avait une rencontre avec le prétendant au trône, le Shah d'Iran,
02:24dire que c'était il y a deux mois que l'Iran avait déjà une bombe.
02:28Bon, alors c'est peut-être en préparation,
02:32ils n'ont peut-être pas le moyen pour l'envoyer ou la mettre sur le missile, je ne sais pas.
02:37Mais en tous les cas, ce n'est pas loin.
02:38– Déjà une, déjà une.
02:40– Une, et une c'est la fin d'Israël, une bombe sur Tel Aviv, c'est la fin d'Israël.
02:45Ou alors ils peuvent les confier à des proxys.
02:48On a vu tellement de films où ils se font mettre une bombe.
02:51Bon, enfin, Israël a le devoir de se défendre, quoi.
02:55– Il était urgent d'Azir.
02:56– 80 ans après la Shoah, il ne doit pas y avoir une seconde Shoah en Israël.
03:02Donc Israël doit prendre les précautions.
03:04Israël n'a pas frappé ni le pouvoir politique, ni les raffineries pétrolières.
03:09Donc Israël laisse encore la voie à la négociation.
03:14Et j'espère qu'il y aura un accord et que l'Iran démantèlera son programme nucléaire, militaire.
03:23Ce serait la meilleure solution.
03:25– Mais quand on voit les réactions des différents dirigeants iraniens,
03:29évidemment on peut douter de tout cela.
03:31Noémie Al-Yua.
03:31– Oui, alors on peut parler d'une bombe atomique, de 15 bombes atomiques.
03:34Ça revient entre guillemets.
03:35Une bombe atomique, c'est une assurance vie.
03:37– Si je disais une seule bombe déjà, c'est…
03:38– C'est l'assurance vie d'un régime.
03:40– L'assurance mort d'Israël.
03:42– L'assurance mort d'Israël, l'assurance vie d'un régime
03:45qui est profondément déstabilisateur pour toute la région.
03:47Parce que c'est acté l'Iran, la République islamique d'Iran,
03:52ce régime, il faut toujours faire la distinction,
03:54parce qu'il y a aussi le peuple iranien qui se bat très courageusement contre ce régime.
03:58Ce régime, la République islamique d'Iran, vous le savez,
04:01finance et arme un certain nombre de proxys dans la région
04:04qui visent justement à la déstabiliser.
04:06Que ce soit le Hezbollah bien entendu,
04:09mais il y a également les outils au Yémen.
04:10Il y avait quelques milices chiites en Syrie, en Irak,
04:14le Hamas aussi exactement.
04:16Donc si vous voulez, le fait que la République islamique déstabilise la région
04:21et qu'en plus un certain nombre de ses dirigeants
04:23appellent à la destruction d'Israël,
04:26ça fait que pour Israël, il n'était pas question
04:28de pouvoir laisser ce régime faire proliférer son programme nucléaire iranien.
04:34Et puis quelques mots aussi sur ce régime, indépendamment de la menace qui pèse sur Israël.
04:41C'est un régime profondément tyrannique.
04:43Il faut entendre la voix du peuple iranien.
04:46C'est très important.
04:47Vous savez, la République islamique d'Iran fait appliquer la charia.
04:50La République islamique d'Iran pend les homosexuels,
04:53brime les femmes, puisque les femmes n'ont pas le droit de sortir dans la rue sans voile.
04:57Il y a la fameuse police des mœurs qui les oblige à se couvrir dans la rue.
05:01C'est un pouvoir profondément tyrannique qui fait appliquer la charia
05:05et qui fait souffrir son peuple.
05:07Donc, d'aucune sorte de façon, même lorsqu'on ne défend pas les intérêts israéliens,
05:13on ne peut soutenir ce régime qui est profondément dangereux,
05:17indépendamment de tous les conflits qu'il peut avoir ensuite avec l'État israélien.
05:21– Louis de Ragdal.
05:22– Ce qu'il faut bien avoir en tête, c'est qu'une telle manœuvre militaire,
05:26une telle opération avec, rappelons-le, 200 avions de combat,
05:29avions de chasse qui ont frappé l'Iran cette nuit,
05:32des opérations clandestines organisées par le Mossad.
05:35Donc, il y a à la fois le Mossad et l'armée israélienne
05:38qui participent à la même manœuvre, la même opération.
05:42Les Israéliens ne vont pas reculer de sitôt.
05:45Quand vous faites ça, vous atteignez aussi un point de non-retour.
05:49Donc, ça veut dire que là, pour l'instant, c'est des frappes symboliques
05:52avec des têtes qui ont été décapitées, avec un certain nombre de sites.
05:56Ça permet à Israël de montrer à l'Iran, on sait exactement où sont vos sites
06:00d'enrichissement nucléaire, on sait frapper.
06:03Il y a eu aussi des destructions de systèmes anti-aériens.
06:08Voilà, pour bien montrer.
06:09– Et des scientifiques.
06:09– Et des scientifiques qui ont été neutralisés.
06:12Mais il faut bien imaginer, il faut bien avoir en tête
06:14qu'une planification comme ça, Israël met en place une gradation.
06:19Et donc, là, souvent, c'est ce qui se passe.
06:22C'est-à-dire que la première journée est symbolique.
06:24Ils attendent de voir aussi à la fois les réactions de l'Iran
06:26et la réaction de la communauté internationale.
06:28Et ensuite, il y a un certain nombre d'étapes
06:32que l'armée israélienne va mettre en place.
06:35Et on voit bien que quand vous faites ça, ça fait 15 ans que...
06:39Je ne dis pas que les Israéliens attendent ça.
06:40Mais les 15 ans que les Israéliens se préparent,
06:43en tout cas en cas d'acquisition de la capacité
06:46d'utilisation de l'arme nucléaire par l'Iran,
06:47à faire, à se défendre et à se protéger.
06:50Donc, il faut bien se dire que ça ne va pas s'arrêter de si tôt.
06:54D'ailleurs, l'armée israélienne et les États-Unis
06:56communiquent en expliquant que les opérations
06:58ont continué pendant la journée.
07:00Et je pense que là, on entre dans une nouvelle phase.
07:03Il faudra regarder aussi très près les répercussions
07:06dans la zone, dans la région.
07:08Comment est-ce que réagissent les pays arabes ?
07:10Il faut aussi bien se dire que...
07:12C'est important ce qui s'est passé ce matin.
07:13Ce n'est pas simple aussi pour les chefs d'État des pays arabes.
07:16Un certain nombre d'entre eux, globalement, soutiennent Israël.
07:19Mais ils ont aussi un peuple à gérer.
07:21Ils ont une rue à gérer.
07:22Et pas question pour eux d'être renversés.
07:25Parce que, justement, il y a ce conflit
07:27qui, à nouveau, s'invite, en fait,
07:29dans les discussions, dans les discussions politiques
07:31au sein de leur pays.
07:33Donc voilà, tout ça, ça répond à des équilibres
07:35qui sont extrêmement fragiles.
07:36Mais voilà, une chose bien à retenir,
07:39c'est qu'Israël, en faisant ça, est ultra déterminé.
07:42On ne fait pas ça, on ne fait pas un one-shot.
07:43On ne fait pas une telle opération la nuit dernière
07:45pour ensuite dire, bon, c'est bon, on a fait ce qu'on voulait,
07:48on a fait une frappe d'intimitation.
07:49Non, non, ça va aller plus loin.
07:51Donc c'est pour ça que moi, je vois difficilement
07:54comment un accord est possible avec les Iraniens
07:57sur la question du nucléaire.
07:59Et je pense sincèrement que même quand Donald Trump dit
08:01« la portée est encore ouverte »,
08:03il sait pertinemment que l'Alliéran n'est plus dans la situation
08:06d'accepter cette main tendue.
08:08De toute façon, ils n'ont jamais voulu saisir cette main tendue
08:11qui a été tendue je ne sais pas combien de fois.
08:1318h43, toujours pas d'Emmanuel Macron.
08:14– Écoutez, on va…
08:16– Voilà, je surveille mon écran de contrôle, évidemment,
08:20on ne sait jamais.
08:20Bon, vous n'avez pas eu trois minutes, Louis de Ragnel.
08:23– Mais ce qu'on disait tout à l'heure avec lui,
08:26ce n'est pas parce qu'un régime est antipathique
08:28et qu'il applique la Sharia qu'il faut le faire tomber.
08:32L'Arabie saoudite n'est pas très sympathique non plus
08:34d'un point de vue intérieur.
08:36– C'est moi qui le disais, mais c'était plus pour porter la voie.
08:39– Mais là, c'est la défense des intérêts stratégiques,
08:41on n'est pas dans la morale.
08:42– On renverse un régime s'il est dangereux pour soi.
08:44– Exactement.
08:45– Et j'avais fait l'erreur, enfin je croyais que l'Irak
08:47avait la bombe atomique en 2003, j'étais pour la guerre en Irak.
08:51Mais je croyais aussi que la démocratie pourrait être installée
08:56et j'ai bien compris depuis qu'il faut laisser les peuples
08:59avancer à leur rythme et ce n'est pas à nous d'imposer leur régime,
09:05il faut les laisser aller à leur rythme et les faire tomber,
09:09enfin les régimes occidentaux font tomber d'autres régimes
09:12uniquement s'ils représentent une menace vitale.
09:14Et Israël ne l'aurait pas fait si l'Iran n'avait pas cherché
09:20à acquérir l'arme atomique pour détruire Israël.
09:23– Sous-titrage Société Radio-Canada

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