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  • il y a 1 an
Pour cet épisode estival de Chocs du monde, le magazine des crises et de la prospective de TVL, Edouard Chanot reçoit Hervé Juvin, mais aussi trois chroniqueurs français de Russie : Xavier Moreau, Fabrice Sorlin et Alexis Tarrade.

« Le système occidental dominait le monde, mais c’en est fini. Il n’a plus le monopole du bien ni des certitudes », écrivait Hervé Juvin il y a 15 ans dans Le renversement du monde, un renversement visible partout. Face à cela, comment la France doit-elle adopter sa politique étrangère ?

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Transcription
00:00Bonjour à tous et bienvenue dans l'édition d'été de Choc du Monde, le magazine des crises de la prospective internationale de TVL.
00:29Un épisode encore une fois exceptionnel puisque nous allons confronter les vues de France et de Russie dans un instant parce que cette fois-ci nous allons parler de la stratégie que la France devrait adopter face au monde multipolaire qui se dessine.
00:43Quelle piste donc pour Paris alors que s'est opéré le basculement du monde ? Comment Emmanuel Macron devrait-il agir alors que les crises se multiplient et que nous avons le sentiment de perdre pied ?
00:53C'est une question des questions pour le moins difficiles mais Hervé Juvin ne recule pas devant de telles réflexions. Hervé Juvin, bonjour.
01:00Bonjour Edouard Cheneau.
01:01Et merci d'avoir répondu une nouvelle fois présent à l'appel de Choc du Monde. Je rappelle que vous avez cofondé le mouvement Les Localistes, vous êtes ancien député européen.
01:10Mais surtout, surtout je souligne que vous aviez publié il y a 15 ans le renversement du monde. Un essai dans lequel vous disiez, je vous cite,
01:17« Le système occidental dominait le monde mais c'en est fini. Il n'a plus le monopole du bien ni des certitudes. Nous vivons le renversement du monde. »
01:25Alors 15 ans plus tard, eh bien ce renversement est visible partout.
01:29La guerre en Ukraine, bien sûr, dont nous parlions il y a quelques jours, a accéléré ce basculement.
01:33Et c'est pour cela que nous allons confronter vos vues avec, encore une fois, avec Moscou.
01:38Première question, Hervé Juvin. Le monde multipolaire, c'est un concept que l'on entend souvent, souvent à l'étranger, souvent, encore une fois, à Moscou, mais aussi en Chine, peut-être en Inde.
01:51Est-ce vraiment ce qui advient sous nos yeux, selon vous ? Et puis, autre question, que risquons-nous, nous, Français ?
01:58Un peu d'histoire pour commencer, si vous le voulez bien.
02:01Nous sommes passés d'un monde qui entendait respecter la souveraineté des États et dont le pilier était l'État-nation.
02:10L'État-nation définie par une population à l'intérieur de ses frontières, pouvant décider librement de ses lois, de ses moeurs, de sa constitution, de son régime politique et ne pas faire l'objet d'ingérences extérieures.
02:22Tout ça a volé en éclats, à la fois par la volonté soviétique d'étendre le régime communiste partout dans le monde,
02:28par la résistance opposée par des régimes soutenus par les États-Unis et donc par une implication des États-Unis directes dans les affaires de pays susceptibles de tomber dans le communisme.
02:39On a connu le cas, y compris en France, on l'a connu en Italie, on l'a connu au combien au Vietnam, etc.
02:43Et donc on a abouti à un monde partagé, on a parlé du monde bipolaire et ce monde bipolaire après l'explosion de l'Union soviétique a très directement abouti au mythe de la fin de l'histoire
02:56et à l'hyperpuissance, non donnée par Hubert Védrine, à des États-Unis qui s'estimaient souverains du monde et capables de pouvoir tout faire à peu près à leur merci, à leur volonté, partout dans le monde.
03:09Ça c'est l'illusion des années 90.
03:11C'est aussi l'illusion de la démocratie universelle, c'est l'illusion d'un directoire qui allait gouverner les affaires du monde,
03:18c'est l'illusion de la suppression des frontières, de la suppression des identités, etc.
03:21Nous assistons évidemment à l'inverse et assister à l'inverse, ça prend le nom de multipolarité.
03:30Nous serions passé d'un monde dominé par un seul pôle, les États-Unis, ou par deux pôles, les États-Unis et l'Union soviétique, à un monde dans lequel il y aurait plusieurs pôles.
03:38Ce terme de multipolarité vaut quelques explications.
03:42J'ai été éclairé par une conversation que j'ai eue avec un des dirigeants iraniens à Minsk lors d'un sommet sur la sécurité eurasiatique,
03:48dirigeant iranien qui d'ailleurs malencontreusement a été tué peu de temps après dans un accident d'hélicoptère.
03:53Ce dirigeant iranien m'avait dit, vous parlez vous de multipolarité, mais faites attention, est-ce que nous n'allons pas plutôt vers un monde non polaire ?
04:03Et ce dirigeant iranien prenait l'exemple en disant, l'Iran ne prétend pas être un empire, l'Iran ne va pas redevenir une puissance régionale asservissant les États voisins.
04:12Mais beaucoup d'États dans le monde sont dans la même situation.
04:14Ils n'ont pas envie d'être ni un pôle dominant, ni les dominer d'un pôle d'une hyperpuissance.
04:21C'est d'ailleurs une partie de l'équation compliquée entre l'Ukraine et la Russie.
04:24La Russie considère légitimement que l'Ukraine doit rester dans son giron et notamment sécuritaire.
04:30L'Ukraine affirme sa souveraineté et l'Ukraine affirme que ce n'est pas la Russie de commander notamment ses moyens militaires ou ses alliances militaires.
04:37Le terme de multipolarité est très dangereux en ce qu'il évoque un monde dans lequel 4, 5, 6 superpuissances régionales pourraient en quelque sorte disposer de buffer zone, de glacis de sécurité et donc en fait contrôler et dominer les nations qui sont leurs voisines.
04:57Ça n'est probablement pas le chemin vers lequel nous nous dirigeons.
05:01Et je pense que nous avons effectivement à réfléchir vers ce mot d'un monde non polaire.
05:06C'est tout simplement un monde qui respecterait la souveraineté des états et des nations.
05:10C'est tout simplement un monde qui reconnaîtrait l'égalité en droit des états-nations, qu'ils soient grands, qu'ils soient petits, et qui donc limiterait singulièrement la prétention impériale de certaines puissances.
05:22Oui, c'est bien ça le concept clé.
05:23C'est ça le concept clé.
05:25Le concept clé par exemple, c'est le refus de l'impérialisme et le refus de voir certains plus grands, plus puissants, plus peuplés, plus riches dominer leurs voisins.
05:34Ça, c'est une notion qui me paraît extraordinairement intéressante parce qu'elle est très opérante.
05:39Si je regarde les relations compliquées d'un certain nombre des voisins qui ont d'énormes intérêts économiques avec la Chine,
05:44et c'est tout simplement compliqué parce qu'ils n'ont pas envie d'être les vassaux de la Chine.
05:48Les relations de certains des voisins de l'Inde, j'oublie le Pakistan,
05:52certains voisins en paix qui y sentent beaucoup avec l'Inde, mais ils n'ont pas non plus envie de devenir des vassaux de l'Inde.
05:57Et on connaît la situation très tendue entre les États-Unis, le Canada et le Mexique,
06:01avec un Canada, un Groenland ou un Mexique qui n'ont pas envie de devenir les 53e ou 53e États américains.
06:08Le mot de monde nopolaire mérite l'examen, évidemment pour l'avenir,
06:12parce que nous ne sommes pas préparés à un monde nopolaire.
06:15Nous avons été conditionnés à l'abandon de la souveraineté des nations,
06:20nous avons été conditionnés avec les inventions baroques du devoir de protéger,
06:24du devoir d'intervenir, etc., qui justifient en fait l'ingérence des superpuissances.
06:29Nous avons été conditionnés à ne plus penser un monde sans pôle fondé sur la souveraineté des États-nations.
06:36Eh bien, je pense que ça vaut la peine de le considérer.
06:38J'observe que les dirigeants du monde entier ont quelques déclarations qui vont dans ce sens.
06:46C'est la Global Civilization Initiative du président Xi Jinping
06:49qui proclame le respect de tous les États-nations dans le monde sur la base de leur égalité et de la réciprocité.
06:54Mais c'est aussi la parole de Donald Trump à West Point, Académie militaire,
06:59disant « la culture, c'est le destin, et je ne vais pas changer la culture et je ne vais pas changer le destin des peuples ».
07:06C'est aussi évidemment les paroles de Vladimir Poutine à Valdaï,
07:10parlant de l'État-civilisation et de la nation-civilisation.
07:12On voit bien qu'on a là des notions extrêmement riches qui traitent de la diversité légitime des peuples,
07:19d'abandonner totalement le rêve de la globalisation, d'un monde uniformisé et d'une démocratie universelle,
07:24d'une démocratie planétaire.
07:25Je crois que plus personne n'en parle, ça n'est plus à l'ordre du jour.
07:28Et pour ma part, localiste, évidemment, je ne peux que m'en féliciter.
07:32Le retour de la diversité des sociétés humaines,
07:35le retour d'une écologie des civilisations que j'appelais de mes voeux dans le livre « La séparation du monde »,
07:39c'est aujourd'hui Alain Jada de toutes les grandes puissances dans le monde.
07:43Alors, vous avez évoqué les discours de Donald Trump, de Xi Jinping, de Vladimir Poutine.
07:47La France, quant à elle, ne s'en menait plus, semble-t-il, une grande puissance.
07:51Elle fait partie de l'Union européenne, son économie belle l'aile,
07:54elle a perdu son terrain africain, elle suit souvent la politique américaine.
07:58Faudrait-il, face à ce monde multipolaire ou non-polaire que vous décrivez,
08:03changer de cap à 180 degrés ?
08:05Il est très clair que la réaffirmation de la France comme nation,
08:09contrôlant ses frontières, contrôlant le droit d'accès à son territoire,
08:14le droit de la France comme nation d'affirmer sa singularité,
08:19et je ne parle pas simplement, c'est très facile de le faire,
08:21de la diversité des cultures et des civilisations,
08:23tout le monde la célèbre, au son du violon, ça n'engage à rien.
08:26La France doit s'affirmer avec ses mœurs politiques, son régime politique,
08:32ses lois, son système économique, son modèle économique, son modèle social,
08:37et ne pas chercher à copier ici ou là les exemples qui lui seraient imposés
08:40ou qui lui seraient donnés de l'extérieur.
08:43Je veux simplement dire que la France doit retrouver sa capacité à parler
08:46sa propre voix, à faire entendre sa propre musique,
08:50et à s'affirmer en tant que tel,
08:53sans chercher à s'aligner,
08:55sans chercher à s'uniformiser,
08:59sans chercher à se banaliser,
09:00à se fondre dans le grand bain mondial.
09:02Le grand bain mondial, l'eau est partie, il n'existe plus.
09:05Plus personne ne rêve de la démocratie planétaire,
09:07plus personne ne rêve d'une uniformisation mondiale
09:10qu'a été le rêve de la globalisation naïve des années 90.
09:13Nous n'avons dorénavant une globalisation de la différence.
09:16Ce qui est en train de se globaliser dans le monde,
09:18c'est que tous les peuples dans le monde
09:19souhaitent que soient reconnues non seulement
09:21leur diversité culturelle,
09:23ça c'est sympathique, mais ça n'engage à rien,
09:25soient reconnues leur capacité à avoir leur propre régime politique,
09:28leur propre mœurs,
09:30leur propre système juridique,
09:31leur propre modèle économique,
09:33et qu'on ne vienne pas leur imposer de l'extérieur d'autres modèles.
09:36C'est la faillite des institutions internationales qui est en jeu.
09:38Soyons très clairs,
09:39et c'est la faillite du système mis en place à Bretton Woods,
09:42du système des institutions de Washington,
09:44bref, c'est la fin de la seconde guerre mondiale.
09:47La post-seconde guerre mondiale
09:48est en train de se terminer sous nos yeux,
09:51avec le réarmement allemand,
09:52qui en est quand même une conséquence évidente,
09:54et avec la volonté allemande
09:56de partager l'arme nucléaire avec la France.
09:58Très clairement, la page de la seconde guerre mondiale
10:00est en train de se terminer.
10:02Je pense que c'est absolument déterminant
10:04pour les années à venir.
10:05Absolument déterminant pour les années à venir.
10:08Je souligne votre expression de globalisation de la différence.
10:11Alors maintenant, il est temps de laisser la parole
10:13à nos trois correspondants moscovites,
10:16Alexis Tarade, Xavier Moreau et Fabrice Sorlin.
10:19Allo Moscou, ici Paris.
10:21A vous les micros.
10:21Bonjour Edouard, bonjour Paris.
10:23Ici Moscou, les résistants parlent aux patriotes.
10:28Aujourd'hui, dans ce nouvel épisode,
10:29on va parler de la stratégie.
10:31Quelle stratégie pour la France ?
10:32Dans le monde multipolaire.
10:34Alors justement, Xavier Moreau,
10:36est-ce que le monde occidental a disparu ?
10:39Et finalement, pourquoi aurait-il disparu ?
10:41Ce n'est pas qu'il a disparu.
10:43Simplement, il a perdu de sa superbe.
10:46Là, on a eu il n'y a pas très longtemps
10:47la réunion du G7.
10:49Et déjà, on voit déjà qu'au sein du G7,
10:51en fait, on avait plutôt,
10:52comme le dit Gilles Walter,
10:53un G7-1, G6 contre 1,
10:55contre Donald Trump.
10:57Donc, il n'y a plus d'unanimité
10:58au sein de ce G7.
11:00Et surtout, économiquement,
11:02ça représente surtout de la dette.
11:04Ce sont parmi les pays les plus endettés,
11:06des pays comme les États-Unis,
11:08comme la France,
11:09même comme l'Italie,
11:10même si l'Italie est plutôt sur la bonne voie
11:12grâce à Georgia Meloni.
11:14Le Japon, ce sont des pays ultra-endettés.
11:16Donc, leur poids, en fait,
11:17est beaucoup moins significatif,
11:19ce qui fait qu'on se demande
11:20même à quoi sert le G7.
11:22Et sachant qu'il y a d'autres structures
11:24beaucoup moins verticales,
11:27plus ouvertes,
11:27comme par exemple les BRICS,
11:28qui semblent plus pérennes,
11:30avec surtout un potentiel de développement
11:32encore énorme.
11:34Donc, oui, c'est la fin.
11:36L'unipolarité a déjà cessé.
11:38On voit bien.
11:39Vladimir Poutine a d'ailleurs dit
11:40un mot au SPIF,
11:42le grand forum économique
11:42de Saint-Pétersbourg,
11:44le forum annuel,
11:45sur la question
11:46de ce G6, G7
11:49versus les BRICS,
11:50en indiquant que les BRICS
11:51avaient l'avenir économique
11:53devant eux.
11:54Là où...
11:55Je crois que sur la structure,
11:57en fait,
11:58de ce qu'on appelle
11:58l'Occident collectif en Russie,
12:01le problème,
12:01c'est la verticalité,
12:02c'est-à-dire qu'il y a un chef,
12:03c'est Washington,
12:04et on a demandé à Lavrov
12:05qu'est-ce que c'est
12:05que l'Occident collectif,
12:06il avait dit
12:07que c'est les États-Unis
12:09et leurs vassaux.
12:10Donc, en fait,
12:11c'est cette verticalité
12:12qui est en train de disparaître
12:13parce qu'il y a des puissances
12:15qui sont maintenant
12:16au moins l'équivalent,
12:17voire supérieures,
12:19aux États-Unis.
12:20Ce qui n'était pas le cas
12:21il y a encore 20 ans,
12:21il y a 30 ans.
12:23Aujourd'hui,
12:23l'économie chinoise
12:25a largement dépassé
12:26celle des États-Unis.
12:28L'armée russe
12:28est la première armée du monde.
12:30Donc, finalement,
12:32Washington a sa place
12:33parmi les grands.
12:33Je veux dire,
12:34personne ne le conteste,
12:35mais ils ne sont même plus
12:37primus inter pares.
12:38Et après,
12:39voilà,
12:39la question se pose
12:40comment les puissances moyennes,
12:43on va dire,
12:44vont pouvoir,
12:46comment dire,
12:47trouver leur place
12:48dans cette nouvelle configuration.
12:49C'est une véritable question,
12:51Fabrice.
12:52Les États,
12:52comment peuvent-ils survivre ?
12:54Notamment,
12:55si on prend,
12:55par exemple,
12:55on parlait avec Xavier
12:57à l'instant du G6,
12:58G7,
12:58et de la dominance américaine,
13:01comment les États
13:02peuvent avoir voix ?
13:04Avant de répondre
13:05à cette question,
13:06je voudrais juste rebondir
13:07sur ce que vient de dire Xavier,
13:08parce que ça me semble important.
13:09Une des raisons aussi
13:10pour lesquelles
13:10l'Occident collectif
13:11est en perte de vitesse,
13:12donc Xavier a très justement
13:14souligné les problèmes économiques.
13:17Il y a d'autres problèmes internes
13:19à l'Occident collectif,
13:20comme celui du grand remplacement,
13:21de l'immigration,
13:23de la perte de la culture,
13:24de la civilisation
13:25qui a été remplacée
13:27par la culture de mort,
13:28etc.
13:29Mais il y a aussi,
13:30à mon sens,
13:30deux points très importants
13:32qu'il faut souligner.
13:33Le premier,
13:34c'est qu'à force
13:34de sanctionner
13:35les autres pays,
13:37la moitié des pays du monde
13:39quasiment sont...
13:40Sont sous-sous-sous-sous-sous.
13:40D'une façon ou d'une autre,
13:41ont reçu des sanctions.
13:43L'Occident s'est isolé
13:44du reste du monde.
13:45Et je crois surtout
13:45que ce qui se passe,
13:47c'est que les autres pays du monde
13:49en ont aussi ras-le-bol
13:50des guerres coloniales,
13:52des guerres...
13:52de l'Empire impérial, pardon.
13:57C'est-à-dire que le sud global,
14:02comme on l'appelle,
14:02ne veut plus voir
14:03ce qui s'est passé
14:04en Afghanistan,
14:05en Libye,
14:06en Syrie,
14:06en Irak.
14:07C'est terminé ça.
14:08En fait,
14:09l'Occident est resté
14:10sur un vieux modèle
14:11et il s'est lui-même isolé
14:13en réalité du reste de la planète.
14:17On l'a vu d'ailleurs
14:18au moment de l'opération spéciale
14:20en Ukraine,
14:21en Occident,
14:22donc notamment les médias français
14:23disaient,
14:24voilà,
14:24on va mettre des sanctions
14:25contre la Russie.
14:26Ah, Bruno Le Maire !
14:27La Russie est isolée
14:28du reste du monde.
14:29On va mettre à genoux
14:30l'économie russe.
14:31Voilà,
14:31il avait dit ça
14:32et les gouvernements occidentaux
14:36disaient que la Russie
14:37était isolée.
14:38Mais elle était isolée
14:40de l'Occident.
14:42Mais en réalité,
14:43les deux tiers
14:44ou les trois quarts
14:45des pays du monde
14:48n'ont mis aucune sanction
14:48contre la Russie
14:49et on l'a vu
14:50puisque le 9 mai
14:51qui a suivi
14:52en fait l'opération spéciale
14:54en 2022,
14:56il y avait les représentants
14:57de l'Inde,
14:58plus de la moitié
14:59de la population mondiale
15:00était présente
15:01déjà sur la place rouge.
15:03Mais l'Occident,
15:05fort et qui se sent supérieur
15:09en fait aux autres pays,
15:11a toujours imaginé
15:12que le monde s'arrête
15:13aux frontières de l'Occident
15:14et que le reste ne vaut rien.
15:17Et en fait,
15:18l'Occident,
15:19c'est lui-même isolé
15:19du reste du monde.
15:21Et ça,
15:21je pense que c'est
15:22la faute majeure
15:24de nos gouvernements,
15:25c'est d'avoir toujours
15:26surestimé les capacités
15:28de l'Occident
15:28et de ne pas avoir vu
15:30justement ce sujet
15:31sud global
15:31qui prend de plus en plus
15:33de poids,
15:33de plus en plus
15:34de puissance.
15:35Vous l'avez souligné
15:36tout à l'heure,
15:37enfin à l'instant,
15:38Poutine,
15:39donc au Forum économique
15:41de Saint-Pétersbourg,
15:42a donné des chiffres,
15:44a expliqué en fait
15:44quelle est la part.
15:45Alors là,
15:46parlons des BRICS
15:47de petites minutes.
15:49Les BRICS,
15:49aujourd'hui,
15:50c'est quasiment la moitié
15:51de la population mondiale
15:52et au niveau économique,
15:58ils sont bien supérieurs
15:59aux G7 aujourd'hui.
16:01Et cette différence
16:03qu'il y a entre la montée
16:04en puissance des BRICS
16:05au niveau économique
16:06et la perte de puissance
16:07économique du G7
16:10devient de plus en plus
16:11importante.
16:11Il y a aussi un aspect
16:12non hiérarchique des BRICS.
16:14C'est-à-dire que,
16:15par exemple,
16:15les BRICS,
16:17il n'y a pas de chef
16:18et ils s'engagent
16:20à ne pas prendre de sanctions
16:21les uns contre les autres.
16:22Donc en fait,
16:22c'est un espace de liberté.
16:24Alors que le G7...
16:24Alors le G7
16:25ne prend pas de sanctions
16:26entre eux non plus.
16:26Oui, oui,
16:27mais ceci est énorme.
16:28Non, mais il n'accepte personne
16:29par contre.
16:30L'excepte,
16:30le G7,
16:31c'est un club privé.
16:32Les BRICS,
16:33c'est 10 membres aujourd'hui,
16:34c'est 10 autres
16:36qui sont partenaires
16:40et c'est 34 pays
16:42qui sont en attente.
16:44Et tous les ans,
16:45il y a des nouvelles personnes
16:46qui veulent les intégrer.
16:47Et démographiquement,
16:48il n'y a même pas,
16:49comme disent les jeunes,
16:50il n'y a même pas photo.
16:51C'est-à-dire que c'est
16:52la majorité
16:53de la population mondiale.
16:54Alors certains pays des BRICS
16:55ont des problèmes identiques
16:56comme la Chine,
16:58un problème de natalité
16:59assez grave.
17:01Mais cela dit,
17:02le potentiel démographique
17:03est bien supérieur
17:04à celui de l'Occident collectif,
17:08du G7,
17:10dont en plus Fabrice soulignait
17:11avec justesse
17:11qu'il entretient
17:12la culture de mort.
17:13Et ce qui fait
17:15qu'il n'y a pas d'enfants.
17:17Donc effectivement,
17:18il y a une espèce
17:19de déséquilibre
17:20et en gros,
17:21on est déjà,
17:22encore une fois,
17:22sortis de l'unipolarité.
17:25Ce qu'il faut ajouter
17:25quand même
17:26à cette volonté de puissance
17:27de Washington,
17:28c'est aussi
17:28la volonté de soumission,
17:30la volonté d'impuissance
17:31des Européens.
17:33On les voit
17:33complètement déboussolés
17:34avec l'arrivée
17:35de Donald Trump
17:35qui fait que...
17:37Mais qu'est-ce qu'on va devenir
17:38si on n'a plus de maître,
17:39si on nous enlève nos chaînes ?
17:40C'est ce que j'allais te demander
17:41comme question.
17:42Fabrice parlait justement
17:44de l'impérialisme.
17:45Alors justement,
17:46on a une personne
17:47qu'on connaît très bien
17:48qui est Nikola Markovitch
17:49qui a écrit un livre
17:49absolument brillantissime
17:51sur l'Amérique empire.
17:53La question,
17:54c'est est-ce que
17:55c'est l'Amérique
17:56qui a cet impérialisme
17:57ou est-ce que l'Europe
17:58aussi l'a eu
17:59vis-à-vis des autres pays du monde ?
18:00Tu parlais du fait
18:01que les autres nations mondiales
18:03en ont marre
18:04de cet impérialisme ?
18:05C'est un impérialisme américain
18:06ou c'est tout l'Occident
18:08qui est impérialiste ?
18:08Non, il y a eu des périodes...
18:10Le 19e siècle
18:11est un siècle européen.
18:13C'est-à-dire que
18:13quand on était au lycée,
18:17le titre,
18:17c'était
18:18l'Europe domine le monde.
18:1919e siècle,
18:19l'Europe domine le monde.
18:20L'Europe domine le monde
18:21jusqu'au début du 20e siècle.
18:23Et donc, effectivement,
18:24il y a cette hyper-expansion
18:26anglaise, française,
18:28donc coloniale essentiellement.
18:30et qui est un peu
18:32la marque
18:32de la deuxième moitié
18:34du 19e siècle
18:36et le début du 20e.
18:38Donc, il y a eu
18:39des phases impérialistes,
18:41effectivement,
18:42mais c'est,
18:42il faut reconnaître,
18:43souvent le fait
18:43des puissances européennes.
18:46L'Espagne et le Portugal
18:47ont conquis
18:48l'Amérique du Sud.
18:50L'Amérique elle-même
18:51est une conquête
18:52territoriale
18:54par la puissance anglo-saxonne.
18:56Donc, voilà,
18:57on est dans des cycles.
18:59Et c'est vrai qu'aujourd'hui,
19:00le problème,
19:00et on revient à ce que j'ai dit,
19:01c'est-à-dire que le problème,
19:02il est démographique.
19:03Aujourd'hui,
19:04on n'a plus de population envoyée
19:05et on veut continuer quand même
19:06à faire,
19:07avoir une volonté hégémonique.
19:10Et ça,
19:10ça ne peut pas fonctionner.
19:11On le voit très bien
19:11dans le conflit en Ukraine.
19:14De toute manière,
19:14même si on voulait
19:15intervenir militairement,
19:16on n'a pas de soldats envoyés
19:17pour une raison démographique
19:20et culturelle.
19:21C'est-à-dire que,
19:22autant,
19:23pendant la guerre de Crimée
19:24en 1853,
19:25la France pouvait envoyer,
19:26alors qu'elle était,
19:27il y avait,
19:27devait y avoir quoi,
19:28trentaine de millions d'habitants,
19:29la France pouvait envoyer
19:30315 000 hommes
19:32sur un théâtre d'opération annexe.
19:33En plus,
19:33ce n'est pas du tout
19:34le théâtre principal.
19:35Et perdre 95 000 hommes,
19:3795 000 de Français
19:38ne sont pas revenus
19:39à la guerre de Crimée.
19:40C'était possible.
19:41Aujourd'hui,
19:41ce n'est plus possible.
19:43c'est pour ça que le problème,
19:44Washington et ses vassaux
19:46se comportent encore
19:47comme des hégémons,
19:49mais ils n'en ont pas les moyens,
19:52ni économiques,
19:53ni militaires,
19:54ni démographiques.
19:55Alors,
19:56en plateau à Paris,
19:58Hervé Juvin dit
19:59que le terme de multipolarité
20:03est dangereux.
20:04Finalement,
20:05Hervé Juvin précise
20:06qu'il préférerait
20:07une non-polarité
20:08comme terme
20:09qu'une multipolarité.
20:12Qu'est-ce qui est mieux,
20:14finalement,
20:14ou comment on doit définir
20:15le monde aujourd'hui
20:16tel qu'il est en train
20:17de se restructurer ?
20:18En fait,
20:19il y a ce que nous,
20:20on aimerait
20:21qu'il se passe
20:23et ce qu'il se passe
20:24dans la réalité.
20:26Je crois que
20:28c'est,
20:29à mon sens,
20:30impossible
20:31d'avoir un monde
20:31non-polaire
20:32parce qu'il y a des pays,
20:34de toute façon,
20:35qui sont
20:37économiquement,
20:37démographiquement,
20:40militairement,
20:41plus importants
20:42que d'autres.
20:42Voilà,
20:42c'est un fait.
20:43Ça ne veut pas dire
20:44que la civilisation
20:47d'un pays
20:48est meilleure
20:49que celle
20:49d'un autre pays,
20:50etc.
20:50Mais c'est un fait
20:51que la puissance économique
20:53chinoise
20:54est bien plus importante
20:55que beaucoup de pays.
20:56que l'Éthiopie
20:57ou le Soudan,
20:58par exemple.
20:58C'est un fait
20:59que la Russie
21:00pèse plus lourd aussi
21:01que certains pays
21:03du Moyen-Orient.
21:04Voilà,
21:04c'est un fait.
21:04Et donc,
21:05moi,
21:05je crois surtout
21:06que ce qui est en train
21:07de se passer,
21:08c'est qu'il y a un changement
21:09naturel qui se fait.
21:11Les BRICS,
21:12en fait,
21:12sont là pour accompagner
21:13ce changement
21:13puisque,
21:15on l'a évoqué
21:15tout à l'heure,
21:16les pays du sud global
21:18n'en peuvent plus,
21:19en fait,
21:19de ces guerres impériales.
21:21On l'a vu,
21:22les pays africains
21:23veulent s'émanciper
21:24de tous ces pays
21:25qui ont d'abord
21:27colonisé leur pays
21:28et qui aujourd'hui
21:29continuent à leur dicter
21:30leurs lois,
21:31la façon dont ils doivent
21:32gouverner, etc.
21:33Il faut savoir quand même
21:34qu'en Afrique,
21:35depuis des décennies,
21:38quand un pays africain
21:39demande de l'argent,
21:42de l'aide aux FMI
21:43ou aux grandes organisations
21:44internationales,
21:45à chaque fois
21:46que ces grandes organisations
21:47internationales,
21:48la Banque mondiale,
21:49etc.
21:49leur donnent de l'argent,
21:50c'est toujours sous condition.
21:51Sous condition
21:52que vous autorisiez
21:53l'avortement,
21:54sous condition
21:55que vous autorisiez
21:56le mariage homosexuel,
21:57etc.
21:58En fait,
21:59les Africains
22:01n'en peuvent plus
22:02de ça.
22:02Et c'est pour cette raison
22:03qu'ils se sont d'ailleurs
22:04tournés aujourd'hui
22:05vers la Chine,
22:06vers la Russie,
22:07qui, pour eux,
22:08en fait,
22:08sont des partenaires
22:09beaucoup plus sérieux
22:10parce que les Russes...
22:11Je dirais même
22:11qu'ils culturellement
22:12sont beaucoup plus proches
22:13sur les questions sociétales
22:15que l'Occident.
22:17Et de toute façon,
22:19les Russes,
22:19quand ils signent
22:20des partenariats
22:21avec des pays africains,
22:22ce n'est jamais sous condition.
22:23C'est, en fait,
22:24deux pays
22:24qui trouvent un terrain
22:26d'entente
22:27pour faire un business ensemble.
22:28Voilà.
22:29Et il n'y a pas derrière,
22:30il n'y a aucune condition
22:30idéologique,
22:31politique
22:32qui va derrière.
22:33Et donc, en fait,
22:34ce qui est en train
22:35de se passer,
22:36je crois,
22:36en réalité,
22:37c'est que le monde
22:38qui était un monde
22:39dirigé par les empires,
22:42en fait,
22:42par les pays
22:43qui faisaient des guerres
22:44impérialistes,
22:46vont être petit à petit
22:48remplacés
22:49par des pôles
22:51qui vont être
22:52menés,
22:53on va dire,
22:54par des états civilisations.
22:56Et à l'intérieur
22:56de ce nouveau monde
23:00qui est en train
23:00de se créer,
23:01les échanges commerciaux,
23:02et en tout cas,
23:03c'est l'idée,
23:04toute l'idée des BRICS,
23:05c'est justement de dire
23:06arrêtons de faire des guerres
23:07et au contraire,
23:09essayons de faire
23:09plus de commerce ensemble
23:11dans un univers
23:13où chaque pays
23:15a sa propre souveraineté,
23:17son indépendance.
23:18En fait,
23:18les BRICS,
23:19c'est une organisation
23:20multilatérale
23:22où il n'y a pas
23:22justement un chef,
23:24Xavier l'a souligné
23:25tout à l'heure,
23:26il n'y a pas de structure,
23:27il n'y a pas un secrétariat
23:28général des BRICS.
23:30Ce sont des pays
23:30qui se rassemblent
23:30et qui décident
23:31de faire du commerce ensemble.
23:33Entre la Chine
23:34et le Brésil,
23:35on n'est pas du tout
23:35sur les mêmes cultures.
23:36Entre la Russie
23:37et l'Afrique du Sud.
23:38Entre l'Inde
23:38et la Chine.
23:40Voilà,
23:40ce n'est pas en fait
23:42un pôle à part entière
23:45les BRICS.
23:45Et surtout que
23:46je me souviens
23:47en 2023,
23:48Pierre de Gaulle
23:49avait posé la question
23:50lors d'un forum
23:51à Vladimir Poutine
23:52en lui disant
23:53nous on aimerait
23:54que la France
23:55rentre dans les BRICS.
23:56Et Poutine avait dit
23:57la France peut très bien
23:58déposer sa candidature
23:59et on va l'étudier.
24:00C'est-à-dire que
24:00les BRICS,
24:01il faut bien comprendre
24:02une chose,
24:02c'est que ce n'est pas
24:03une organisation
24:04qui a été créée
24:05pour contrecarrer
24:06les États-Unis
24:07ou pour contrecarrer
24:08l'Union Européenne.
24:08C'est juste un nouveau modèle
24:10de pays
24:11qui ne veulent plus
24:12voir ces guerres-là
24:13et qui veulent commercer
24:14ensemble.
24:15Alors,
24:16question,
24:16Xavier,
24:17justement,
24:17on voit l'évolution
24:18de ce monde
24:19multipolaire,
24:20l'arrivée des BRICS.
24:21Quelle place,
24:23on va dire,
24:23pour la France
24:24et pour les États européens
24:26on voit,
24:26notamment,
24:27politiquement,
24:28qu'il y a beaucoup
24:28de changements en Europe
24:29avec beaucoup de pays
24:30qui commencent
24:31à venir
24:33ou à revenir
24:34sur une politique
24:35souverainiste,
24:37patriote,
24:38on va dire,
24:39comment l'Europe
24:40et la France
24:40peuvent trouver sa place
24:41dans ce nouveau monde
24:42qui se crée ?
24:44Je pense que la question,
24:44c'est l'Union Européenne
24:45et la France.
24:46Oui.
24:46Parce que l'Europe,
24:47en fait,
24:48je rappelle que la Russie
24:48en fait partie
24:49et moi,
24:50je suis partisan
24:50d'un bloc européen
24:52dont la Russie
24:54serait le leader naturel
24:55démographiquement,
24:56en tout cas,
24:56économiquement,
24:57militairement.
24:57Donc c'est comme ça
24:58que ça devrait se construire
24:59et la France aurait
25:01toute sa place
25:01dans une structure
25:02comme celle-là
25:03puisqu'en fait,
25:04on est chacun
25:04des deux côtés
25:05de l'Europe,
25:06la France étant
25:07la façade atlantique
25:08de Brest à Vladivostok.
25:10Voilà,
25:10donc moi,
25:11je vois exactement
25:11la Russie
25:12et la pénétrante naturelle
25:13de l'Europe vers l'Asie.
25:15Vladivostok est une ville
25:15européenne
25:16au bord de la mer du Japon.
25:18Donc le potentiel,
25:19en fait,
25:20est énorme
25:20et ce potentiel
25:21est paralysé
25:22par l'Union Européenne
25:23puisque la France,
25:25notamment,
25:25ne peut pas s'épanouir
25:26à l'intérieur
25:27de cette structure
25:27bureaucratique
25:28inefficace.
25:30Son économie
25:31est détruite
25:32par l'euro.
25:33C'est très bien expliqué
25:33par Charles Gave
25:34notamment
25:35puisqu'en fait,
25:36on ne peut pas
25:37dans un pays
25:38qui est gavé
25:39de fonctionnaires
25:39et avec un État
25:41énorme,
25:42on ne peut pas avoir
25:43la même monnaie
25:43que l'Allemagne.
25:44Donc voilà,
25:45il faut sortir
25:45de l'euro.
25:47Je pense que de manière
25:47c'est ce qui va arriver.
25:48C'est peut-être d'ailleurs
25:49qu'involontairement,
25:50c'est la France
25:51qui va provoquer
25:51l'effondrement de la zone euro
25:52puisque si la France
25:54fait défaut sur sa dette,
25:55ce qui devrait quand même
25:55arriver tôt ou tard,
25:56eh bien dans ce cas,
25:57c'est toute la zone euro
25:58qui va s'effondrer.
26:00Ce sera une excellente chose
26:01à ce moment-là.
26:01Ce sera très dur,
26:02évidemment,
26:02il y aura des soubresauts.
26:04Et donc la France
26:05doit retrouver son autonomie.
26:07Ça ne veut pas dire
26:07qu'il ne faut pas
26:08penser à des structures
26:10je dirais régionales.
26:14Pourquoi pas
26:14une union douanière ?
26:16Il y a des tas de choses
26:16qu'on peut organiser
26:17avec les autres pays européens
26:20sur un pied d'égalité.
26:22Mais évidemment,
26:23il faut un retour
26:24à la souveraineté.
26:25Et puis après,
26:26il y a d'autres questions
26:28qui sont au moins
26:29aussi importantes.
26:30C'est bien de retrouver
26:30la souveraineté,
26:31mais c'est pour quoi faire ?
26:32Et pour ça,
26:33c'est retrouver sa souveraineté
26:35et sortir du socialisme.
26:36Donc aujourd'hui,
26:37la France peut trouver sa place
26:39parce qu'on a un pays
26:40avec énormément de potentiel,
26:41on a de grosses difficultés.
26:43Mais pour ça,
26:44eh bien,
26:44il faut que vraiment
26:46qu'on ait un Deng Xiaoping.
26:47On me demande souvent
26:48est-ce qu'il faudrait
26:49un Poutine français ?
26:50Je pense que pour là,
26:51on pourrait commencer
26:52par un Deng Xiaoping,
26:52c'est-à-dire quelqu'un
26:54qui fasse des réformes
26:55pour que la France
26:55sorte du modèle socialiste
26:57dans lequel elle est
26:57enférée depuis plus de 50 ans.
26:59C'est une réindustrialisation
27:00de la France ?
27:01C'est une reprise,
27:03en tout cas,
27:04une priorité au marché intérieur,
27:06notamment au niveau
27:07du commerce
27:08pour la France ?
27:09Déjà,
27:10si notre président
27:11et le gouvernement français
27:12commençaient par
27:13protéger
27:15l'industrie française,
27:16je pense que ça serait
27:17un bon début,
27:18effectivement,
27:18parce qu'aujourd'hui,
27:19on a vu que
27:20les fleurons
27:22de l'industrie française
27:22ont été vendus
27:23à des fonds d'investissement
27:26américains
27:26et ceux depuis des années.
27:28L'industrie française
27:29est en lambeaux,
27:30en réalité,
27:31et c'est dommage
27:31parce que la France
27:33a un énorme potentiel.
27:34On a encore
27:35des ingénieurs brillants,
27:37on a encore
27:38une façon de penser
27:39qui est...
27:40Même si le système éducatif,
27:42je crois,
27:43est à revoir,
27:44ou en tout cas,
27:45il y aurait beaucoup
27:45de choses à revoir,
27:46ont créé aujourd'hui
27:47et encore
27:47dans certaines universités
27:49et dans certaines grandes écoles
27:50des ingénieurs
27:50de premier plan.
27:52Et malheureusement,
27:53en fait,
27:54le travail qui est fourni
27:55par nos ingénieurs,
27:56par nos élites intellectuelles,
28:00etc.,
28:00derrière,
28:01tout est sapé,
28:03tout est détruit
28:04par,
28:05Xavier le disait,
28:06par le socialisme.
28:08Et aujourd'hui,
28:09ce qui est malheureux,
28:10c'est que la France
28:11qui était quand même
28:12maître dans beaucoup
28:13de domaines,
28:13notamment
28:13le domaine militaire,
28:15etc.,
28:16aujourd'hui,
28:17tout ça est parti
28:18en lambeaux.
28:19Alors,
28:19parlons-en justement.
28:20Et la France,
28:21en fait,
28:21aujourd'hui,
28:21est devenue
28:22le pôle touristique
28:24où c'est sympa de venir
28:24parce qu'on mange bien
28:25et que les paysages
28:27sont magnifiques.
28:28Sauf que le service
28:28est en train de s'effondrer,
28:29la qualité du service
28:30s'effondre,
28:31c'est de plus en plus cher,
28:32donc en plus,
28:33notre pays devient
28:33moins en moins attirant.
28:34Il faut aussi une chose,
28:35c'est qu'on entre dans une ère,
28:36et notamment avec l'arrivée
28:37de l'intelligence artificielle,
28:39où c'est la fin des services.
28:42Bientôt,
28:42il n'y aura plus besoin
28:46de faire vérifier,
28:46enfin des juristes,
28:47l'avocat,
28:48il y aura toujours besoin,
28:48mais des juristes,
28:49puisque vous aurez des programmes
28:52qui vont permettre
28:52de vérifier
28:53si ce que vous faites
28:53est conforme à la loi.
28:54Juridiquement,
28:55même ChatGPT
28:56est déjà opérationnel
28:57sur ces questions.
28:58Donc,
28:58ce que je veux dire,
28:59c'est que nous,
29:00en fait,
29:00on a choisi,
29:01on a voulu copier l'Angleterre,
29:03donc choisir de basculer
29:04dans le tertiaire,
29:05donc on a eu une économie de service.
29:07Je me souviens des chiffres
29:07en 2021,
29:08c'était les chiffres officiels.
29:09Ça m'avait frappé
29:10parce que je cherchais
29:10les données sur la Russie,
29:12donc les chiffres
29:12de la Banque mondiale.
29:14La Russie,
29:15sur son PIB,
29:16c'était 32%
29:18industrie et construction.
29:20Allemagne, 28%,
29:21Italie, 22%,
29:22France, 16%
29:22en 2021.
29:24Donc,
29:24ça veut dire qu'aujourd'hui,
29:25on doit être en dessous de 10%.
29:26Et c'est-à-dire que
29:28cette économie tertiarisée,
29:30tout ça,
29:30ça va s'évaporer,
29:31ça va disparaître.
29:32Donc,
29:32on va se retrouver en France
29:33avec une économie
29:36qui sera uniquement
29:37l'économie réelle,
29:38c'est-à-dire,
29:39en gros,
29:39l'agriculture,
29:40l'industrie.
29:40Et on s'aperçoit
29:41que par rapport
29:42à d'autres pays,
29:43ça ne représente rien.
29:45Donc,
29:45il va falloir se retransformer,
29:47il va falloir retourner
29:48se réindustrialiser,
29:50donc bien s'entendre
29:50avec les pays
29:51qui peuvent nous y aider,
29:51à commencer par la Chine.
29:53Et pour ça aussi,
29:54il faut avoir une monnaie
29:55adaptée à la faiblesse
29:56de notre économie.
29:57Avec une monnaie
29:58comme l'euro,
29:59on ne s'en sortira jamais.
30:00Il faut,
30:01au contraire,
30:02avoir une monnaie
30:02beaucoup plus faible
30:03pour pouvoir repartir
30:05sur les exportations,
30:06limiter les importations,
30:07ce qui fera effectivement
30:08de l'inflation dans le pays.
30:09Mais quoi qu'il arrive,
30:10on va passer par des moments
30:11extrêmement difficiles
30:13économiquement
30:13qui ont sans doute
30:14des conséquences sociales
30:15et sans doute même
30:17des soubresauts,
30:22je dirais,
30:23de révolte.
30:24surtout avec toute cette population
30:26qui a l'habitude de vivre
30:28sous les subventions,
30:30tout ça va disparaître.
30:32Mais ça peut être l'occasion
30:33de rebondir exactement
30:34comme la Russie a su rebondir
30:37après les années 90.
30:38Alors, question justement,
30:39on le voit dans ce monde
30:40multipolaire,
30:41et la solution pour la France
30:42serait peut-être un retour
30:43à une souveraineté
30:44ou en tout cas à une maîtrise
30:45de son industrialisation.
30:49On l'a entendu politiquement,
30:51notamment ces derniers temps,
30:52suite au conflit russo-ukrainien,
30:56les politiques nous disaient
30:57qu'il faut un retour
31:00en tout cas à la souveraineté nationale,
31:02notamment sur la question
31:03d'armement.
31:04On l'a appris par quelques médias,
31:07notamment par des médias économiques,
31:09que finalement,
31:10des entreprises françaises
31:12sur la technologie militaire,
31:15etc.,
31:15étaient en difficulté économique,
31:17qui étaient potentiellement même
31:18rachetées par des groupes américains.
31:20Donc, on a...
31:22On a un propos politique
31:25et on a une réalité
31:27qui n'est pas la même.
31:29Comment France peut sortir
31:31de cette situation ?
31:32En fait, on l'a évoqué tout à l'heure,
31:35en tout cas en filigame,
31:37c'est-à-dire que
31:39tous les responsables
31:41de partis politiques disent
31:42oui, il faut récupérer
31:44notre souveraineté.
31:45D'accord.
31:45Une fois qu'on a dit ça,
31:46en fait, on a...
31:47C'est bien beau,
31:48mais qu'est-ce qu'on fait ?
31:49En fait, la première des choses
31:50à faire,
31:50et Xavier l'a rappelé tout à l'heure,
31:52il faut sortir de l'Union européenne.
31:53Il faut sortir de l'Union européenne
31:55parce qu'aujourd'hui,
31:56les lois supranationales
31:59qui sont décidées
32:01à Bruxelles
32:02prennent le dessus,
32:05sont plus importantes
32:06que les lois qui sont votées
32:08à l'Assemblée nationale
32:09à Paris.
32:10Et c'est pas normal, ça.
32:11Donc, de toute façon,
32:12on pourra toujours avoir
32:13effectivement un candidat,
32:14un président nous dire
32:15oui, on va récupérer
32:16notre souveraineté.
32:17D'accord.
32:17Si vous n'êtes pas
32:18pour la sortie
32:19de la France
32:21de l'Union européenne
32:22et si vous n'êtes pas
32:23pour un retour
32:24ou en tout cas
32:24la sortie de l'euro,
32:27on ne récupérera jamais
32:27notre souveraineté.
32:30Et donc,
32:30ce que vous dites,
32:30en fait,
32:31c'est juste des paroles en l'air
32:33pour essayer
32:34de récupérer des voix.
32:36Mais il faut être cohérent
32:37en réalité.
32:38Il faut que la France,
32:39effectivement,
32:41retrouve un vrai,
32:41qu'on est à la tête
32:42de la France,
32:44un président nationaliste,
32:46en tout cas patriote,
32:47qui aime son pays
32:48et qui sert les intérêts
32:49du peuple français,
32:50non pas les intérêts
32:51d'une petite caste oligarchique
32:52qui se trouve à Bruxelles
32:54et à Washington.
32:55On observe vraiment,
32:57en plus,
32:57c'est un véritable pillage
32:58d'une partie
32:58de la richesse française
33:00pour alimenter
33:00l'Union européenne.
33:02Et notamment,
33:03la France est le deuxième
33:05contributeur derrière l'Allemagne.
33:06et vous avez un pays
33:07comme la Pologne
33:08qui est le premier
33:09à recevoir,
33:10donc une bonne partie
33:10du PIB,
33:11notamment de la croissance
33:12polonaise,
33:12c'est l'argent qui est volé
33:13aux contribuables français
33:14et allemands.
33:15Et que fait la Pologne
33:16avec cet argent ?
33:17Ils achètent du matériel
33:19américain ou sud-coréen.
33:21Donc,
33:21au lieu d'acheter,
33:22je ne dirais même pas
33:22du matériel français,
33:23mais du matériel allemand.
33:25Donc,
33:25en fait,
33:26on voit très bien
33:26que l'Union européenne
33:27est une entreprise
33:28de pillage
33:28de la richesse
33:29des pays d'Europe de l'Ouest
33:31pour qu'elle soit donnée
33:32aux pays sous perfusion.
33:33Donc,
33:34comme Fabrice,
33:35il faut sortir de l'Europe
33:36pour recréer une France
33:38dans cette multipolarité.
33:41Aujourd'hui,
33:42en fait,
33:42notre politique étrangère,
33:44notre politique économique
33:45est conditionnée
33:46par des pays
33:48comme des Pays-Baldes
33:49qui ne représentent rien
33:50ni économiquement
33:51ni démographiquement.
33:53Donc,
33:53on perd notre temps
33:54à gérer
33:55ces espèces
33:55de pays parasites
33:56alors qu'on devrait
33:58au contraire
33:59faire de grands accords
34:02avec la Chine,
34:03avec l'Inde,
34:04avec la Russie,
34:06évidemment,
34:06avec les États-Unis
34:07sur un pied d'égalité
34:10même si notre poids économique
34:11est inférieur.
34:13Malgré tout,
34:14on a des partenariats
34:16à faire
34:16avec ces grandes puissances.
34:17On n'en a rien à faire
34:18de la Pologne
34:18et des Pays-Baldes.
34:19Rien !
34:20Ça ne représente rien
34:21économiquement.
34:22On perd notre temps.
34:23Et d'ailleurs,
34:23ce qui marche bien,
34:24il n'y a pas beaucoup de succès
34:26de la politique étrangère
34:26en ce moment
34:27mais il y en a un,
34:28c'est avec l'Inde.
34:29On a une bonne relation.
34:30C'est un gros client
34:31qui demande l'aéronautique
34:32civile et militaire.
34:33Ce n'est pas grâce à Emmanuel Macron,
34:34c'est grâce à Dassault
34:35et à Airbus.
34:38Mais donc,
34:39en fait,
34:39on le voit
34:39qu'on peut faire
34:40de grandes choses.
34:43Le problème aussi,
34:44c'est que par exemple,
34:45l'Union Européenne,
34:46sur ordre de l'État profond américain,
34:48a pris une politique anti-chinoise
34:50alors que la Chine
34:51devrait être notre partenaire.
34:53On se souvient
34:53de la visite catastrophique
34:55d'Emmanuel Macron en Chine
34:56où il vient chaperonné
34:57par von der Leyen
34:58alors que c'était la Chine
35:01qui nous invitait
35:01parce que la Chine
35:02se souvenait
35:03que c'était pour l'anniversaire
35:04de la reconnaissance
35:05en janvier 1954
35:07de la Chine communiste
35:10par la France
35:11qui était le premier,
35:12par le général de Gaulle
35:13qui était le premier à le faire.
35:14Et la Chine s'en souvient.
35:15Et c'est pour ça
35:16que Macron en tant que successeur
35:18du général de Gaulle
35:19avait été invité.
35:20Et le voyage
35:21avait complètement raté.
35:22Et d'autant plus
35:23qu'à l'époque,
35:24le ministre d'Affaires étrangères,
35:26alors je ne sais plus
35:26qui c'était,
35:27je crois que c'était une femme,
35:28une semaine avant la visite
35:29avait menacé la Chine.
35:32Donc la dernière chose à faire...
35:34Qui est le président
35:36de la France aujourd'hui ?
35:36C'est Emmanuel Macron
35:37ou c'est von der Leyen ?
35:39On est dirigé par qui ?
35:40Par l'Europe ?
35:41Oui, la France
35:42est une satrapie.
35:43D'ailleurs, je pense que même
35:44von der Leyen
35:44n'est qu'une satrape
35:45de l'establishment
35:47nord-américain.
35:49Je voudrais rebondir
35:49sur ce que vient de dire Xavier,
35:51sur le fait que la France
35:51doit effectivement commercer
35:52avec les nouvelles grandes puissances,
35:55la Russie,
35:56la Chine,
35:56l'Inde,
35:56etc.
35:57Le problème,
35:58c'est que la France
35:59et pas que la France,
36:01en fait,
36:02l'Occident collectif
36:03a perdu,
36:05plutôt,
36:06les pays du monde entier
36:07ont perdu leur confiance
36:09dans l'Occident collectif.
36:11Pourquoi ?
36:12Parce que l'Occident collectif
36:13et les pays de l'Occident collectif
36:16sont les seuls
36:16à s'affranchir
36:17du droit international.
36:19La Russie a toujours suivi
36:21le droit international,
36:22la Chine le fait,
36:23etc.
36:24En bafouant les signatures
36:27que les présidents français
36:29ont pu faire
36:30en bas à droite
36:31de plusieurs contrats,
36:34que ce soit le Mistral,
36:35que ce soit plus récemment,
36:36on en a parlé
36:36lors de la dernière émission
36:38sur les accords de Minsk,
36:39que ce soit sur les guerres.
36:43Les Américains,
36:44les Anglo-Saxons
36:45se sont permis
36:46d'attaquer des pays
36:47en dehors du droit international,
36:49sans aucune référence,
36:51accord avec l'ONU,
36:52etc.
36:53Absolument.
36:53Avec les conséquences
36:54catastrophiques,
36:55la Libye,
36:56la Syrie.
36:56Le fait que la France
36:57vole l'argent des Russes,
37:00en fait,
37:00tout ça,
37:01ça envoie autant de signaux.
37:02Qu'ils gèlent.
37:03Oui,
37:03ça envoie autant de signaux
37:05extrêmement négatifs
37:06auprès de tous les autres pays du monde
37:08qui aujourd'hui
37:08ne veulent plus investir en France.
37:10Qui aujourd'hui a envie
37:11d'investir en France
37:12si demain,
37:12il y a un incident diplomatique ?
37:14Un Chinois investit en France.
37:15Si après-demain,
37:16il y a un incident diplomatique
37:17entre la Chine et la Russie,
37:18et la France,
37:19ça veut dire que la France
37:20va pouvoir geler
37:21les avoirs chinois.
37:23Il faut d'abord aussi
37:24qu'il va falloir
37:26regagner la confiance,
37:27en fait,
37:27du Sud global.
37:28Et pour le regagner,
37:29il va falloir
37:29que pendant des années,
37:30on fasse attention à nouveau
37:31à bien suivre le droit international
37:33et à être fidèle
37:34à notre signature
37:35et à notre parole.
37:35Alors justement,
37:37ce monde multipolaire
37:38pour la France,
37:38on va rester franco-français,
37:40messieurs,
37:40coco-rico.
37:41Est-ce que c'est un monde dangereux
37:42ou c'est un monde d'opportunité
37:44pour nous ?
37:44Opportunité.
37:45Il est dangereux
37:46pour les élites,
37:48enfin pour les élites,
37:50pour la caste dirigeante,
37:51la caste oligarchique
37:52qui dirige la France.
37:53Mais par contre,
37:54c'est pour nous,
37:55le peuple français,
37:56c'est évidemment
37:56tout plein de promesses
37:58positives.
37:59Quand on voit par exemple
38:00les nouveaux projets
38:01de commerce internationaux,
38:03notamment les nouvelles routes
38:04de la soie,
38:05avec notre façade atlantique,
38:06on est de l'autre côté
38:08de la Chine.
38:09En fait,
38:09on peut faire très bien partie
38:10de ces grands projets économiques
38:11dont on pourra tirer profit.
38:14Et en plus,
38:14ce qui est aussi intéressant,
38:15c'est moi,
38:15je crois beaucoup
38:16au rôle de la Chine
38:18comme puissance pacificatrice
38:20et commerciale.
38:22Les Chinois détestent la guerre,
38:23ce qu'ils veulent faire,
38:24c'est faire du commerce.
38:25Et je pense qu'on pourrait
38:26se tourner vers eux
38:29en leur disant
38:29« Bon, on va arrêter
38:31de vous faire des leçons
38:32de morale sur les Uyghours.
38:33En revanche,
38:34et on aimerait bien,
38:36on est quand même
38:36un marché
38:37de plus de 60 millions
38:39d'habitants,
38:4068 millions, je crois.
38:41Donc, c'est quand même
38:42intéressant pour vous.
38:43Mais venez construire
38:44des usines chez nous
38:45comme nous.
38:45On est allé construire
38:46des usines chez vous
38:47il y a 30, 40 ans.
38:50Donc, je pense qu'il y a,
38:50encore une fois,
38:51oui,
38:52c'est finalement,
38:53on retourne au doux commerce
38:54de Montesquieu
38:55avec un pays qui veut vraiment,
38:57lui,
38:57qui déteste la guerre
38:57et qui veut faire du commerce.
38:58Alors, justement,
38:59c'est très bien de dire tout ça,
39:00mais la volonté politique,
39:02aujourd'hui,
39:02elle n'est pas affichée
39:03en ce sens.
39:04On a parlé autour
39:04de cette table,
39:05notamment,
39:06de l'importance pour la France
39:07dans le cadre,
39:08justement,
39:09d'un monde multipolaire
39:10de sortir de l'Union européenne.
39:12Excusez-moi de vous le dire,
39:13je vais un peu doucher
39:14vos ardeurs,
39:16mais il n'y a pas,
39:17aujourd'hui,
39:18de parti politique
39:19qui a une capacité
39:20de diriger la France
39:21qui appelle à cela.
39:24Moi, je pense
39:24que c'est la dette
39:24qui va régler l'affaire.
39:26Il y a des choses
39:26qui paraissent...
39:27Et la guerre en Ukraine.
39:29Oui,
39:29oui,
39:30c'est tout à fait,
39:30Fabrice a raison.
39:31Il y a d'un côté la dette,
39:32c'est-à-dire qu'il y a des choses
39:33qui vous paraissent
39:33aujourd'hui inimaginables,
39:34mais en 1789,
39:36personne ne pense que
39:36quatre ans après,
39:37le roi Louis XVI
39:38sera assassiné
39:39et décapité.
39:41Donc,
39:42qu'est-ce qui se passe
39:43en France en 1789 ?
39:44C'est une crise de la dette
39:45parce qu'on est parti
39:46faire la guerre
39:46contre les Anglais
39:48aux États-Unis.
39:48Désolé,
39:49je suis très content
39:50pour les Américains,
39:50mais ce n'était pas
39:51notre problème.
39:52Et vouloir prendre
39:52une revanche
39:53sur la guerre de 7 ans...
39:54C'est pas notre guerre ?
39:54Non,
39:55ce n'était pas notre guerre.
39:56Et surtout,
39:56on ne se ruine pas
39:58pour faire une guerre
39:59où les intérêts
40:00de la France
40:01ne sont pas engagés
40:03de manière existentielle.
40:05et en fait,
40:06on a basculé
40:07dans un cycle
40:08de dette
40:09qui a eu des conséquences
40:10politiques.
40:11Je pense que ça va être
40:12exactement la même chose
40:13parce que là,
40:14on attend,
40:14tout le monde attend
40:15avec stress
40:16les notations
40:17des agences de notation.
40:20Et pour l'instant,
40:22soit elles,
40:23finalement,
40:23ne nous notent pas,
40:25soit elles nous maintiennent
40:27notre note en disant
40:28« mais ce n'est pas mérité ».
40:30Donc en fait,
40:31on est...
40:31Mais ça,
40:31ça ne va pas durer éternellement.
40:32Donc je pense que
40:33le défaut tout ou partiel
40:35sur la dette française
40:36va provoquer
40:36des conséquences
40:38qui vont tout remettre à zéro,
40:41notamment sur l'État-providence,
40:42etc.
40:43Et comme l'a dit Fabrice,
40:45la défaite militaire
40:46peut entraîner
40:47des bouleversements politiques
40:48comme ça est déjà arrivé
40:50dans l'histoire...
40:50Avant de parler
40:51de la défaite militaire,
40:52justement,
40:52on a le concours
40:53l'épine de la meilleure idée politique
40:57pour économiser d'argent.
40:59Donc là,
41:00on fait du populisme à fond
41:01politiquement en France.
41:02On a vu notamment,
41:03je crois que la meilleure,
41:05c'était...
41:06Elle venait de Ciotti
41:07qui avait...
41:08Souvenez-vous,
41:09cette conférence de presse.
41:11Donald Trump venait d'être élu.
41:13On était dans la période
41:13fast d'Elon Musk,
41:17Donald Trump,
41:18du doge.
41:19Et Ciotti avait sorti
41:20en conférence de presse
41:22une tronçonneuse
41:23en rapport
41:23à nos amis argentins
41:25et avait dit
41:26qu'il voulait instaurer
41:27le doge à la française
41:29pour justement
41:29sauver le pays
41:31de la faille.
41:32Je crois que le doge,
41:32le doge,
41:33c'est le défaut sur la dette
41:34qui va le provoquer.
41:35Et aux États-Unis,
41:36je rappelle que
41:37Besant,
41:37le secrétaire au Trésor,
41:39a dit qu'il pouvait y avoir
41:39un défaut sur la dette américaine
41:41cet automne.
41:43Donc, en fait,
41:44il n'y aura plus besoin de doge.
41:45Quand il n'y aura plus d'argent,
41:46il va se passer
41:47ce qui s'est passé
41:48en Russie
41:49après la crise de 1998.
41:51Les années 90,
41:52c'est une succession
41:52de crise pour la Russie.
41:53Les pires,
41:53c'est 1993 et 1998.
41:56À partir de là,
41:57plus rien n'est payé,
41:58les retraites sont plus payées.
41:59Donc, on peut réformer.
42:00Malheureusement,
42:01contrairement à la Chine
42:02qui est un exemple extraordinaire
42:03qui arrive à sortir
42:05du socialisme
42:05grâce à Deng Xiaoping,
42:07progressivement,
42:08sans heurts majeurs
42:09en dehors de la...
42:11Comment ça s'appelle ?
42:12Tiananmen.
42:13Mais finalement,
42:14ce n'est pas grand-chose
42:14sur un pays
42:15d'un milliard d'habitants.
42:18Eh bien,
42:19on ne peut pas s'en sortir
42:20sans...
42:20Je pense que la France,
42:22pas plus que la Russie,
42:23ne pourra s'en sortir
42:24et commencer à réformer
42:25sans effondrement.
42:26Et ce qu'il faut espérer,
42:27c'est qu'on ait
42:28des Primakov,
42:29des Poutines,
42:30des Deng Xiaoping.
42:31Justement,
42:31posons la question à Fabrice.
42:33Politiquement,
42:34on n'a pas aujourd'hui
42:34la classe dirigeante
42:35qui peut nous permettre
42:36d'aller vers ces transitions
42:37dont vous parlez.
42:39Est-ce que c'est
42:39cette crise économique
42:41et cette défaite
42:43potentiellement militaire
42:44en Ukraine
42:45qui peut amener
42:46une nouvelle classe
42:47politique en France ?
42:48Parce que moi,
42:49je ne la vois pas.
42:49C'est-à-dire que
42:50la défaite de l'Ukraine
42:51sur le champ de bataille,
42:53c'est la défaite
42:53de la caste oligarchique
42:56occidentale.
42:58La Russie...
42:59Et européenne.
43:00Voilà.
43:00Dans l'Occident,
43:01donc j'inclus
43:02l'Europe de l'Ouest,
43:03en tout cas.
43:04la Russie est en train
43:06d'infliger
43:07une défaite stratégique
43:08majeure
43:09à cette caste-là.
43:10Non pas au peuple
43:11européen.
43:13Et ça,
43:13je pense que c'est un point
43:14qui est très important
43:15de souligner.
43:18La Russie,
43:19contrairement à ce qui est dit
43:20dans les médias
43:21mainstream
43:22aux ordres,
43:24contrairement à ce que
43:25Macron essaye
43:25de faire croire aux Français,
43:26n'a aucune intention,
43:27bien évidemment,
43:28d'aller défiler
43:28sur les Champs-Élysées,
43:30même si les Russes
43:31aiment beaucoup
43:31les Champs-Élysées.
43:32Pour faire du shopping,
43:33c'est sympa pour les Russes.
43:34Comme Courchevel,
43:35d'ailleurs.
43:35Et je crois du reste
43:36que la plupart des Français
43:37sont parfaitement conscients
43:39que Macron est en train
43:41d'essayer de nous servir
43:42un narratif
43:43à deux roubles.
43:47En revanche...
43:48Ce qui fait peu en euros.
43:50Voilà.
43:51En revanche,
43:52effectivement,
43:54la défaite
43:55de l'Ukraine
43:56sera la défaite
43:57de Macron,
43:58sera la défaite
43:59de Hollande,
44:00de Merkel,
44:00de ceux qui sont présents
44:02aujourd'hui,
44:02de ceux qui étaient présents
44:03hier.
44:04Et je pense que ça va être
44:04difficile pour eux
44:05de s'en remettre.
44:07Et c'est pour ça
44:07que je vois,
44:09effectivement,
44:10vous en parliez tout à l'heure,
44:11est-ce que c'est un danger
44:12ou est-ce que c'est
44:13un monde d'opportunités ?
44:14Je vois beaucoup
44:15d'opportunités
44:16qui pourront sortir
44:17de cette défaite
44:18stratégique
44:19de l'Union européenne
44:22et de l'Occident.
44:23Mais Marine Le Pen,
44:24pour le Rassemblement national,
44:26a dit dernièrement
44:26encore une fois
44:27qu'elle n'envisageait pas,
44:29que son parti
44:29n'envisageait pas
44:30la question
44:31de la sortie européenne.
44:32Donc, si on reste
44:33véritablement sur
44:34la sortie européenne
44:35comme voie de salut
44:37pour la France...
44:37Non, mais ce sont
44:38les événements
44:39qui vont provoquer
44:40déjà la fin de l'euro
44:40et ensuite,
44:42je pense,
44:44la disparition
44:44de l'Union européenne.
44:45Qu'est-ce que ça...
44:46Je me souviens très bien
44:46à l'époque,
44:47Donald Tusk
44:48était à la Commission européenne.
44:51Donc, il avait été auparavant
44:51premier ministre polonais.
44:52Aujourd'hui,
44:53il est redevenu.
44:55Mais entre-temps,
44:55il est passé par la Commission européenne.
44:57Et il y a eu des voix
44:59qui avaient dit
44:59« Bon, la Pologne
44:59a quand même reçu
45:00énormément d'argent
45:01depuis son entrée
45:02en l'Union européenne.
45:03Il serait temps
45:03qu'elle devienne
45:04contributrice
45:05et non pas consommatrice. »
45:08Et Donald Tusk avait dit
45:09« Ah, mais non,
45:09mais si vous arrêtez
45:10de donner de l'argent
45:10à la Pologne,
45:10ils vont sortir
45:11de l'Union européenne. »
45:12Donc, vous venez de comprendre
45:12que il y a absolument
45:14l'Union européenne
45:16pour les pays,
45:16la Pologne,
45:17les Pays-Baltes,
45:19la Hongrie,
45:20la Tchéquie,
45:21pour les pays
45:21de l'Europe de l'Est,
45:24c'est juste un moyen
45:25de recevoir de l'argent
45:26à rien faire.
45:27Et donc,
45:28si cet argent disparaît,
45:30et je pense
45:30qu'il disparaîtra
45:31par un défaut
45:32tout ou partiel
45:33sur la dette française,
45:34c'est la fin
45:35de l'Union européenne.
45:36Ça n'intéressera plus personne.
45:37Et vous aurez
45:38toute cette classe
45:39inutile, bureaucratique,
45:41ce Parlement européen
45:42qui ne sert absolument
45:43à rien,
45:43qui va être liquidé.
45:45Et ça va nous faire faire
45:46d'ailleurs des économies.
45:47Et je pense que Fabrice
45:48aussi a tout à fait raison,
45:50encore une fois,
45:50sur le rôle
45:51de la défaite militaire.
45:52C'est-à-dire que
45:53la Russie,
45:54notamment,
45:54a souvent servi
45:55de palliatifs,
45:56de thérapie
45:57vis-à-vis,
45:58par exemple,
45:59des Français.
46:00Puisque quand ça va mal
46:01chez nous,
46:01on dit,
46:01oui,
46:01mais regardez,
46:02il y a des pays...
46:02C'est la faute des Russes.
46:02Non, non.
46:03Déjà, c'est la faute des Russes.
46:04Et il y a des pays
46:05encore plus pauvres,
46:06etc.
46:06Et comme malheureusement,
46:07aujourd'hui,
46:08c'est compliqué,
46:09mais quand un Parisien
46:10fait un voyage à Moscou,
46:12il est traumatisé
46:12par la propreté,
46:14par la sécurité,
46:15par les gens gentils,
46:17etc.
46:18Donc aujourd'hui,
46:19en fait,
46:19on est en UERSS
46:21et donc les gens
46:22ne voyagent pas beaucoup.
46:24En tout cas,
46:25quand ils voyagent,
46:26c'est pour passer
46:26des vacances en Espagne.
46:28Mais évidemment,
46:29le traumatisme
46:30que subit un Français
46:32quand il va
46:33à Shanghai,
46:34à Shenzhen,
46:35à Moscou,
46:37à Singapour,
46:38est énorme.
46:39Et il y aura un moment
46:40où effectivement,
46:41les Français
46:42vont se rendre compte
46:43qu'en fait,
46:44on se moque d'eux.
46:44Et donc,
46:45cette défaite militaire,
46:46alors que la Russie
46:47est quasiment seule
46:48avec un peu d'aide
46:49de la Corée du Nord
46:49et de l'Iran
46:50est quasiment seule
46:52face à une coalition
46:53d'une trentaine de pays,
46:55va être un choc énorme.
46:56On va dire,
46:57mais en fait,
46:57je croyais qu'on était
46:58les plus forts.
46:59L'OTAN,
46:59c'était encore Marc Routteux,
47:01le secrétaire général,
47:01qui va dire,
47:02on est une alliance
47:03plus fort que l'Empire romain,
47:04que les armées napoléoniennes.
47:05Ce qui est vrai,
47:06ce qui est dit,
47:06plus fort que l'Empire romain,
47:07heureusement.
47:08Mais non,
47:09l'Empire romain
47:11n'avait pas de bombardier.
47:12Oui,
47:12non,
47:13mais ce n'est pas la question.
47:13Tout est relatif
47:15à la période concernée.
47:18Oui,
47:18je l'entends bien.
47:19Mais le fait est
47:20que ce n'est pas vrai.
47:21Non,
47:21vous êtes un assemblage
47:23de pays pauvres
47:24en phase de désindustrialisation,
47:26de chute démographique
47:28avec des problèmes
47:28de sécurité intérieure
47:29monstrueux
47:30liés à l'immigration
47:31sans contrôle.
47:33Et donc,
47:34en fait,
47:34je pense que tout d'un coup,
47:35cette défaite militaire
47:36a fabrivé sa raison
47:36pour les populations.
47:37C'est-à-dire,
47:38en fait,
47:38on est nuls.
47:39Et oui,
47:40il faut le dire,
47:40vous êtes un pays pauvre
47:42en voie de paupérisation,
47:44d'une paupérisation
47:45qui est même,
47:46à mon avis,
47:46organisée
47:46pour maintenir les gens
47:48dans l'inquiétude
47:50du lendemain
47:50en espérant,
47:52mais pas suffisamment
47:53pour qu'ils descendent
47:54dans la rue
47:54parce qu'ils ont toujours
47:55quelque chose à perdre.
47:55Toujours.
47:56Mais avec ce défaut
47:56sur la dette,
47:57là,
47:58ça va être comme
47:58au moment des gilets jaunes.
48:00Là,
48:01il y aura une crise
48:02économique grave
48:02qui aura forcément
48:03des conséquences politiques.
48:04Et je suis sûr
48:05que ces conséquences
48:06et que cette transition
48:07sera soutenue
48:08par les peuples européens
48:10parce que les peuples européens
48:11ne veulent pas
48:12d'une guerre
48:12contre la Russie.
48:13Mais attention,
48:14attention,
48:14regardez la question
48:15de la Hongrie.
48:16La Hongrie,
48:17qui est beaucoup plus neutre
48:19dans sa diplomatie
48:20sur la question ukrainienne,
48:21l'Union européenne
48:22réfléchit à lui retirer
48:24son droit de vote
48:25au sein de l'Union européenne.
48:26Mais là,
48:26on parle de la victoire
48:28stratégique
48:29et de la défaite
48:31que l'Union européenne,
48:32la claque,
48:33qu'elle va prendre
48:33sur le terrain en Ukraine
48:36suite,
48:37en fait,
48:37à la victoire
48:38de la Russie.
48:39Les peuples,
48:40il faut bien savoir
48:41une chose,
48:42c'est que c'est une chose
48:43de soutenir,
48:44de dire on va soutenir
48:45l'Ukraine,
48:45bon,
48:46d'accord,
48:46on donne une partie
48:47de l'argent,
48:47une partie de notre armement.
48:49Xavier l'a soulevé
48:50tout à l'heure,
48:51le problème,
48:51c'en est une autre,
48:52d'envoyer des dizaines
48:54de milliers
48:54d'Européens
48:56se battent,
48:57se battre,
48:58se posent pas.
49:01Macron,
49:01plusieurs fois quand même,
49:03alors il est revenu
49:04un peu dessus,
49:04puis en fait,
49:05il dit tout
49:06et son contraire.
49:07Ce qui est sûr et certain,
49:08c'est que personne n'a envie
49:08d'aller mourir
49:09dans les tranchées
49:10à moins 15 degrés
49:11d'Adviafka,
49:13de Barkmout,
49:14bon,
49:14ça c'est des villes
49:14qui sont déjà prises,
49:15mais voilà.
49:16Et je crois que
49:18le rêve
49:19de cette Union européenne
49:21qui était censée
49:21être un espace de paix,
49:23de prospérité,
49:24etc.
49:25Les Français,
49:26les Occidentaux
49:27sont en train de se rendre compte
49:28que tout ça,
49:29c'est de la poudre aux yeux
49:31et je pense que...
49:32La poudre de perlin par pain,
49:34comme dirait notre président.
49:35Et c'est pour ça
49:36que je pense que
49:37les peuples,
49:38et on l'a vu,
49:40alors Xavier l'a évoqué
49:40tout à l'heure,
49:41la révolte des Gilets jaunes,
49:43ce qui est en train
49:44de se passer là
49:44au Moyen-Orient
49:45entre Israël
49:46et l'Iran
49:47pourraient très bien
49:48provoquer un séisme
49:49économique
49:50qui va avoir
49:52des déflagrations
49:52sur l'échelle
49:53du monde entier
49:54et notamment
49:55en cause du pétrole
49:55si jamais les Iraniens
49:57décident de bloquer
49:57le détroit d'Hormuz
49:58et on pourrait très bien
49:59revoir en parallèle
50:01donc de cette défaite-là
50:02des nouvelles révoltes
50:03arrivées du peuple français
50:05qui...
50:05du peuple qui travaille
50:07mais qui n'arrive pas
50:07à partir du vin
50:09de chaque mois
50:09à nourrir sa propre famille.
50:10Et encore le vin,
50:11c'est une date optimiste.
50:13Messieurs,
50:13en une minute chacun
50:15pour finir cette émission,
50:16le monde multipolaire.
50:17Est-ce que la France
50:18peut en faire partie
50:20en tant qu'acteur majeur ?
50:21Oui, bien sûr.
50:22Oui ?
50:24Donc c'est positif.
50:24Il n'y a aucune raison
50:25qu'elle ne puisse pas
50:26mais pour ça,
50:26on a parlé des conditions
50:29qu'il fallait préalables.
50:31voilà, des prérequis.
50:33Mais évidemment,
50:33et elle en fera partie
50:34un jour ou l'autre
50:35parce que je...
50:36De toute façon,
50:37ce monde-là,
50:39ce n'est pas nous
50:39qui décidons
50:40ou qui le voulons
50:41ou qui ne le voulons pas.
50:43Il est en train
50:43de se dessiner sous nos yeux
50:44et c'est le chemin,
50:46c'est le sens de l'histoire,
50:48on va dire.
50:48La France jouera un rôle important
50:50au sein du bloc européen
50:51dont fera partie la Russie
50:53qui en sera le leader naturel,
50:54évidemment.
50:55Et donc,
50:56à partir de ce bloc européen,
50:58la France jouera également
50:59un rôle dans le monde.
51:00On est d'accord,
51:01tu parles d'un bloc
51:02des nations souveraines.
51:03Des nations européennes,
51:04mais je pense
51:05que les superstructures
51:06bureaucratiques
51:06comme l'Union européenne
51:07n'ont pas d'avenir.
51:09Donc, c'est terminé,
51:10tout ça.
51:10Encore une fois,
51:11ils font un événement particulier
51:12pour que ça s'arrête.
51:13Je pense que ce sera
51:14la dette
51:15et la défaite militaire
51:17face à la Russie.
51:18Eh bien voilà,
51:18en attendant cet événement,
51:20cet événement majeur,
51:21merci Édouard,
51:23merci Paris.
51:24On vous dit à très bientôt
51:25ici de Moscou
51:26avec Fabrice Sorlin
51:27et Xavier Moreau.
51:29À très bientôt.
51:30Merci Alexis Tarard,
51:31Xavier Moreau,
51:31Fabrice Sorlin
51:32pour cet échange
51:33de perspectives
51:34surtout n'oubliez pas
51:35notre prochain épisode
51:37la semaine prochaine.
51:37Encore une fois,
51:38un épisode exceptionnel.
51:39Merci à tous
51:40d'avoir suivi celui-ci.
51:41Surtout,
51:42n'oubliez pas
51:43de le commenter,
51:43de le partager
51:44et de le liker.
51:45Merci à tous
51:45et bonne soirée.

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