Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 an
La France entame ce vendredi 1er août le largage de 40 tonnes d'aide humanitaire à Gaza, en proie à la famine et dont les besoins sont urgents. Gilles Kepel, professeur des universités, spécialiste du Moyen-Orient et de l’Islam contemporain est l'invité de BFMTV pour évoquer la situation.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Et paradoxalement, c'est un peu un enchaînement d'événements qui suit la déclaration franco-saoudienne de volonté de reconnaissance de l'État palestinien.
00:14Les deux jours de débat autour de cette question à l'ONU, l'annonce que d'autres États allaient emboîter le pas,
00:22notamment la Grande-Bretagne, sans doute également l'Australie, le Canada, d'autres États européens.
00:29Et donc, je crois que, aussi bien M. Netanyahou que M. Trump ont décidé qu'il fallait arrêter la course à l'abîme dans laquelle était engagée la répression à Gaza,
00:44avec ces images d'enfants familiques et autres, qui étaient en train, outre les dommages que ça causait et les drames que ça causait à Gaza,
00:51et il y a plus de 60 000 morts désormais, semble-t-il, qui isolaient considérablement l'État d'Israël par-delà même la personne de M. Netanyahou.
01:02Et donc, il me semble que c'est le début d'un processus inverse.
01:06Simplement, comme vous l'avez dit tout à l'heure, ce ne sont pas des quelques parachutages ou largages qui peuvent résoudre la situation.
01:14D'abord, c'est relativement dangereux, c'est vraiment onéreux, mais ça, c'est pas grave.
01:18C'est relativement dangereux parce que ça peut tomber sur un certain nombre de gens.
01:21Et aussi, ce qui peut se passer, c'est qu'il y ait des bagarres.
01:25On a vu des scènes terribles de gens qui s'arrachaient les uns les autres des convois de nourriture,
01:32avec les grands qui dépassent, qui prennent aux enfants, etc.
01:35Donc, en fait, rien ne remplace ce qu'étaient les dons qui étaient apportés par les organismes de l'ONU spécialisés
01:43et qu'Israël, que M. Netanyahou, a voulu supprimer.
01:47Mais bon, en tout cas, c'est déjà mieux que rien.
01:49Et l'espèce de course à l'abîme semble, en tout cas, être pour l'instant suspendue.

Recommandations