00:00On en vient aux suites des accusations contre cette assistante d'école maternelle de Lérault,
00:05cette femme de 59 ans qui a été accusée de viol sur des enfants.
00:09C'était au début du mois, elle a été remise en liberté depuis.
00:13Boris Karlamoff nous a rejoint au service police-justice de BFM.
00:16Boris, vous avez pu consulter les motivations de cette remise en liberté ?
00:20Absolument, puisque dans ce document de 20 pages, les magistrats estiment
00:24les charges qui pèsent sur Annie F. sont ténues.
00:28Les obligations d'un contrôle judiciaire apparaissent proportionnées et suffisantes
00:32au stade actuel de l'information, écrivent-ils dans cet arrêt
00:35qui a été rendu par la Chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Montpellier.
00:39C'était à la mi-août, toujours selon ces mêmes magistrats.
00:43Annie F. présente toutes les garanties de représentation en justice.
00:47Ces magistrats, ils s'expliquent, elle est restée à la disposition des enquêteurs
00:50à l'issue de sa première garde à vue.
00:53Et puis, elle présente également toutes les garanties
00:55pour empêcher toute pression sur les témoins et victimes.
00:59Entre les deux gardes à vue, elle n'a pris contact avec aucun des parents
01:02ou des enfants scolarisés dans l'école maternelle où elle intervenait.
01:07Alors, cette ADSEM, elle est soumise à plusieurs conditions
01:10dans le cadre de son contrôle judiciaire,
01:12notamment l'obligation de résider en dehors de ce département de l'Hérault,
01:15interdiction de contact avec les parents et les enfants,
01:18visée au réquisitoire introductif,
01:20ou encore interdiction d'exercer une activité impliquant un contact habituel des mineurs.
01:26Lors de l'audience devant la chambre de l'instruction de Montpellier,
01:28son avocate avait avancé l'argument que, selon elle,
01:31sa cliente avait été menacée de mort en détention
01:34et avoir fait l'objet de menaces et d'insultes.
01:37Alors, Boris, par ailleurs, on en apprend davantage aujourd'hui
01:40sur les faits reprochés à cette personne.
01:42Oui, puisque les magistrats indiquent dans cet arrêt
01:44bien que les deux premières plaintes ont été déposées le 2 juillet dernier
01:49par deux familles dont les mères sont cousines.
01:52Il est également indiqué qu'une experte fait état dans son rapport
01:55d'une surinterprétation possible des faits par les parents d'une des victimes
02:00ou encore que certains des enfants ont déclaré avoir menti
02:04ou sont revenus sur leur déclaration incriminant même certains de leurs camarades.
02:09Jusqu'aux dénonciations, début juillet, il ressort des auditions
02:12qu'Anief était considérée comme une professionnelle reconnue
02:14par l'équipe enseignante de son école.
02:17Certains parents ont confirmé que, jusqu'aux dénonciations,
02:19il l'a considérée comme une bonne professionnelle.
02:22Dans ce document, il est fait également mention d'un groupe WhatsApp
02:25qui réunit des mères de famille de cette école.
02:27Certaines d'entre elles ont appris via ce groupe les cas d'agressions sexuelles.
02:31L'ATSEM, dont le casier judiciaire est vierge,
02:34continue à nier les faits qui lui sont reprochés
02:35et se dit victime d'une cabale politico-judiciaire.
02:39Oui, mais voilà, on va le rappeler, elle a donc été mise en examen
02:41pour viol et agression sexuelle sur neuf enfants.
02:46Si elle a été mise en examen, c'est qu'il existe,
02:48aux yeux de la justice, des indices graves et concordants.