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  • il y a 1 an
Éric Zemmour était ce dimanche 31 août à Orange, dans le Vaucluse, pour l'université d'été de Reconquête. À cette occasion, il a prononcé son discours de rentrée. 

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Transcription
00:00Ah, merci, merci, merci, merci à vous, merci, merci, merci mes chers amis, merci,
00:29quel bonheur immense de vous retrouver, que voulez-vous, j'en arrive même à être heureux de fêter mon anniversaire avec vous, maintenant j'ai décidé, on va faire tous les ans le 31 août l'université d'été, vous êtes toujours aussi enthousiaste, toujours aussi chaleureux, et toujours aussi soucieux du destin de la France, et je dirais toujours aussi courageux, merci,
00:57Oui, oui, nous sommes bien chez Reconquête, oui, je suis heureux de vous retrouver après cet été qui nous a permis de recharger nos accus, après cette année où nous sommes repartis au combat plus déterminé que jamais
01:13Je suis heureux de revenir ici, à Orange, dans cette belle ville de ce sud où je me sens chez moi, où j'ai la joie de retrouver mes très chers amis de la famille Bompard, Marie-Claude, Jacques et Yann.
01:34Mes amis, toujours fidèles, toujours affectueux et toujours de bons conseils, je voudrais remercier tous nos invités qui, tout au long de cette belle et riche journée, nous ont éclairés de leur vive intelligence et de leur savoir inépuisable.
01:56Vous aurez remarqué qu'à Reconquête, nous avons le sens de la pédagogie et de la transmission. Nous avons commencé notre journée en posant les bases de la pensée, de toute pensée, avec nos brillants philosophes Olivier Battistini et Bérénice Levé.
02:13Et puis, nous avons plongé dans les conditions matérielles de notre existence et les exigences de l'économie avec les esprits libres, audacieux, iconoclastes que sont Pierre Noisa et Christophe et Ogduval.
02:29Et enfin, nous avons achevé notre tour d'horizon avec les historiens du temps présent que sont les journalistes irrévérencieux et pugnaces, j'ai nommé Éric Tegner et François Bousquet.
02:44Oui, vous pouvez les applaudir et moi, je les remercie pour cette belle journée.
02:51Je voudrais ajouter un mot plus grave, si vous me permettez, à cette liste du jour pour saluer celui qui était avec nous l'an dernier
03:02et qui a séduit tous ceux qui étaient là par son charme, son humour, sa modestie et sa connaissance aiguë des réalités industrielles.
03:13Vous aurez tous reconnu mon ami Loïc Lefloc-Prison.
03:17Je voudrais qu'on ait tous une pensée pour cet homme qui nous a quittés il y a quelques semaines seulement,
03:31mais qui reste toujours dans notre cœur et dans nos esprits.
03:35Loïc, comme aurait dit celui qui fut un jour ton patron, je crois aux forces de l'esprit, tu ne nous as pas quittés, tu es toujours avec nous et tu es toujours avec moi.
03:48Applaudissements
03:49J'ai voulu évoquer mon ami Loïc et notre université d'été de l'an dernier, mais depuis ce jour-là, mes amis, quelle année, quelle année nous venons de vivre.
04:06Rendez-vous compte, rendez-vous compte, il y a un an, Michel Barnier n'avait pas encore été nommé Premier ministre.
04:16Souvenons-nous, je sais, ce ne sont pas forcément des souvenirs très agréables, je vous l'accorde,
04:23mais ils sont nécessaires pour comprendre ce qu'a vécu et ce qu'a traversé la France.
04:29Ce qu'elle a vécu et enduré, bien malgré elle, bien malgré nous, bien malgré vous.
04:35Michel Barnier est donc entré à Matignon le 5 septembre, il remplaçait Gabriel Attal, donc plus personne ne sait vraiment à quoi il a bien pu servir.
04:46Michel Barnier donc s'est assis confortablement dans le fauteuil de Premier ministre, alors que, notez-le bien,
04:53personne dans ce pays, à part peut-être Emmanuel Macron et encore, n'avait envie de voir Michel Barnier devenir Premier ministre.
05:01Mais enfin, on nous disait qu'il avait une réputation d'excellent négociateur.
05:08Alors les Français, vous les connaissez, ils sont gentils.
05:12Alors comme on dit, ils ont laissé la chance au produit.
05:15Ils ont croisé les doigts en se disant qu'après tout, ce monsieur, très comme il faut, était peut-être l'homme qu'il fallait.
05:21Eh bien, on a laissé au pur produit de la technocratie française une chance de trop et ce fut une malchance pour la France.
05:30Car Michel Barnier a commencé par beaucoup promettre.
05:33Il allait remettre la France sur le chemin de la sagesse, de la prudence et du dialogue.
05:38Il allait baisser les dépenses, il allait assainir les comptes.
05:43J'ai vu Sarah un moment émue.
05:45Elle allait se réjouir.
05:49Vous voyez, vous riez.
05:51J'ai même plus besoin de vous dire qu'il faut rire.
05:53Vous connaissez la suite de l'histoire.
05:56Permettez-moi quand même de vous la rappeler.
05:58Exactement trois mois plus tard, le produit atteignait sa date limite de péremption.
06:04Pas un an, pas six mois, non.
06:06Trois mois.
06:08Il n'y a eu ni réduction des dépenses, ni rétablissement des comptes, ni lumière au bout du tunnel.
06:13Lui qui passait pour l'homme qui savait s'entendre avec tout le monde,
06:17n'a eu besoin que de trois petits mois pour se faire des ennemis partout
06:20et décevoir même ses meilleurs alliés au point que plus personne ne le supportait,
06:27plus personne ne le défendait, pas même Emmanuel Macron,
06:30lequel l'a licencié avant la fin de la période d'essai tel un vulgaire stagiaire.
06:36Trois mois.
06:37Juste le temps de faire un petit stage au sommet,
06:39de se brouiller avec toute la classe politique
06:41et de repartir avec une retraite en or massif.
06:45Michel Barnier n'avait tellement rien à dire
06:49qu'il a disparu dans un silence total.
06:52On ne sait pas comment il est entré, on ne l'a même pas vu ressortir.
06:56On se souvient à peine qu'il a existé.
06:58Dans les livres d'histoire, sous la photo de Michel Barnier, on écrira ce commentaire.
07:04Michel Barnier, rien à signaler.
07:07Car il n'a rien fait, rien voulu, rien tenté, rien expliqué.
07:14Quand il est parti, aussi vite qu'il est venu, il n'a laissé aucune trace.
07:18Il s'est contenté de s'assurer, une retraite de Premier ministre, 28 000 euros par mois, 15 000 par mois.
07:24Chers amis, pour un homme qui n'a rien réparé, rien amélioré, rien inventé,
07:28qui n'a créé aucune richesse, pas un seul euro, le stagiaire le plus cher du monde.
07:34Exit donc, Michel Barnier, j'étais déjà beaucoup trop long sur son cas.
07:39Au revoir, on ne vous remercie pas.
07:42Et voici venir le temps des rires et des chansons.
07:45Voici venir le temps du règne de François Bayrou.
07:49Comme je viens de décrire Michel Barnier, inutile de décrire François Bayrou, c'est le même.
07:57Enfin, le même.
07:59En plus rond, en un peu plus mou peut-être, en un peu moins distingué sans doute.
08:06Moins grand bourgeois suffisant, vous voyez, et plus paysan madré, plus retort, plus malin, plus mattois, vous voyez.
08:13Le débit un peu plus lent, mais finalement vu de loin, le même.
08:19Rien ne ressemble davantage à un centriste qu'à un autre centriste.
08:23Le centriste, consistant à effacer les différences,
08:28tous les centristes se ressemblent comme deux gouttes d'eau tiède.
08:35Mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais,
08:38il faut reconnaître à François Bayrou qu'il a au moins tenu huit mois.
08:42Stagiaire, mais tenace.
08:45Quand il est arrivé à Matignon, il a dit,
08:47« Vous allez voir ce que vous allez voir, moi la dette c'est mon truc.
08:52Ça fait vingt ans que j'en parle, je sais ce qu'il faut faire,
08:56donnez-moi le volant et serrez vos ceintures. »
08:58Alors, on a attaché nos ceintures, prêt au grand voyage.
09:02Puis François Bayrou, fièrement installé à la place du conducteur, a coupé le moteur.
09:07Il a mis la France à l'arrêt pendant des mois, il ne s'est plus rien passé.
09:13On aurait pu entendre une mouche voler.
09:16À nous, vous connaissez, on se rassurait à bon compte, on se disait,
09:20« Puisque rien n'a lieu, rien de grave ne peut nous arriver. »
09:25Erreur fatale.
09:28Car dans la situation où se trouve la France, ne plus toucher à rien
09:32et se laisser bercer par les cantines de l'oncle Bayrou, c'est accepter la catastrophe.
09:38D'ailleurs, entre nous, on rigole, mais Bayrou lui-même a fini par s'en rendre compte.
09:43Alors, il a sorti de son chapeau l'idée de faire quelques économies.
09:47Sarah, je crois, vous a montré le côté dérisoire de tout cela, je n'en rajouterai pas.
09:53Mais les autres, tous les politiciens, ont trouvé que c'était déjà trop, mon ami.
09:58Alors le Béarnet est fier.
10:00Ah oui, le Béarnet est fier, son plan a été rejeté, Bayrou a tiré sa révérence.
10:05Sans prévenir, il s'est fait harakiri devant les journalistes estomaqués et la classe politique moqueuse.
10:12Personne n'est dupe du sacrifice de notre samouraï Béarnet.
10:16Mais tout le monde a compris qu'il était plus soucieux de soigner sa sortie que de mettre les mains dans le cambouis budgétaire.
10:24Tout le monde attend désormais le moment où il va rejoindre Michel Barnier au rayon des encombrants.
10:28Avec 28 000 euros par mois quand même, je vous rassure.
10:39Alors, alors, alors, alors, bon, alors, Emmanuel Macron le remplacera peut-être par un nouveau centriste.
10:48Oh, il n'aura pas à chercher bien loin des centristes, nous on en a par wagon entier.
10:53Il reste deux ans à mettre Emmanuel Macron pour changer de Premier ministre le plus souvent possible.
10:58Mais cela ne résoudra rien, puisque la seule solution qui vaille dans cette situation serait de changer de président de la République.
11:08Oui, changer de président de la République.
11:16La seule manière de sortir de cette impasse, de cette crise politique qui rend impossible de résoudre toutes les autres crises,
11:24la crise migratoire, la crise financière, la crise scolaire, bref, la seule façon de choisir notre destin,
11:29c'est une nouvelle élection présidentielle, et donc la démission du président de la République.
11:38Il n'y aura pas d'autre solution valable, ni un nouveau Premier ministre, ni de nouvelles élections législatives,
11:50seulement une nouvelle élection présidentielle.
11:53Car ne vous leurrez pas, ne croyez pas les redomontades des uns et des autres,
11:59les « nous sommes prêts à gouverner » de ceux qui proclament à chaque élection, que cette fois c'est la bonne,
12:06et qui démontrent, dès que la campagne entre dans le dur, leur impréparation chronique.
12:13Dans la Ve République, l'élection qui détermine toutes les autres,
12:18qui dessine le paysage politique pour les cinq années du mandat, c'est la présidentielle.
12:23C'est même parce que la campagne de 2022 a été escamotée, détournée, faussée par la stratégie d'évitement du président Macron
12:33et l'excessive importance accordée à la guerre en Ukraine par la machine médiatique,
12:39que cette présidentielle de 2022 n'a rien tranché du tout.
12:42Et puis, alors voilà où nous en sommes, un pays coupé en trois blocs,
12:48à peu près de la même force électorale, qui peuvent se liguer à deux contre un,
12:53mais qui ne peuvent pas gouverner ensemble.
12:56Alors, on multiplie les candidats à la future présidentielle pour faire croire qu'on est créatif.
13:03Pendant ce temps-là, la France, elle est désenchantée, désemparée, désarticulée.
13:12Elle est aussi envahie, mais c'est après.
13:15Les Français n'en peuvent plus d'être grands remplacés, colonisés, endoctrinés,
13:21desservolés, menacés, insultés, agressés, sous-payés, mais surtaxés.
13:27Bref, nous avons vécu cette année dans un pays au milieu de nulle part,
13:38le pays de François Bayrou, le pays déprimant du centrisme déprimé,
13:42alors que nous devrions de toute urgence prendre une direction claire, ferme et enthousiaste,
13:49celle que nous proposons.
13:51Comme je vous le disais l'an dernier, dans mon discours, au même endroit,
13:55les Français ont divorcé de la politique.
13:59Ils ont claqué la porte.
14:01Ils reviendront quand la politique cessera de les maltraiter, de les insulter et de les ruiner.
14:07Ils reviendront quand la politique ne sera plus nuisible à la France et aux Français.
14:11Et même, rêvons un instant quand la politique sera utile à la France et aux Français.
14:18Pour mieux mesurer le drame que nous vivons, quittons la France un instant.
14:31Oui, quittons un moment la France immobile de François Bayrou et regardons ce qui se passe de l'autre côté de l'Atlantique.
14:40C'est un tout autre spectacle, le jour et la nuit.
14:45Que voyons-nous en effet au bout de neuf mois de pouvoir Trumpiste ?
14:51Une frontière avec le Mexique où seuls les oiseaux passent et repassent.
14:56Des clandestins renvoyés en masse.
15:00Des pays qui refusaient de les reprendre, qui soudain, soudain, cessent de faire preuve de mauvaise volonté.
15:07Une immigration légale qui se réduit de manière spectaculaire au point.
15:13Au point, tenez-vous bien,
15:14qu'en moins d'une année et six mois de pouvoir, la population immigrée des Etats-Unis s'est réduite de 1,5 million de personnes.
15:271,5 million de personnes, c'est l'équivalent de la ville de Marseille ajoutée à la ville de Nice.
15:35Oui, vous avez bien entendu.
15:37Une immigration négative.
15:39Plus de sorties que d'entrées.
15:42Chez moi, ça s'appelle la remigration.
15:44En France,
15:50on a un ministre de l'Intérieur
15:53qui s'invite aux 20 heures de TF1
15:56lorsqu'il a renvoyé trois clandestins de plus
15:58qui reviennent la semaine d'après.
16:04On préfère en rire,
16:06mais en réalité, comme Sarah l'a dit dans le JDD de ce matin,
16:10les chiffres de Bruno Retailleau sont pires
16:14que ceux de Christophe Castaner.
16:1837% d'entrées légales de plus que Castaner aujourd'hui.
16:24Si c'est ça le ministre le plus à droite du gouvernement.
16:29Mais revenons, mes amis, aux Etats-Unis.
16:32Du côté des universités, mais aussi des grandes entreprises,
16:36l'hydre wokiste est enfin combattu par Donald Trump.
16:40Tous les moyens sont mis.
16:41On supprime partout les quotas et les programmes réservés aux minorités.
16:46On rétablit le mérite.
16:48Mais dans nos chères universités,
16:50il y a des timbrés
16:51qui n'ont pas de budget pour titulariser des professeurs français,
16:55mais qui se battent pour accueillir chez eux
16:57des sociologues américains spécialistes de la théorie du genre
17:01que Trump a viré.
17:02Il paraît qu'il défend de la science.
17:07Mais quelle science, mes amis !
17:10Admettons que sur le plan international,
17:12notre regard peut être différent.
17:16Donald Trump défend légitimement les intérêts de l'Amérique
17:19et parfois, les intérêts de l'Amérique sont antagonistes des nôtres.
17:24Il ne faut pas s'en étonner ni s'en offusquer.
17:26Cela a toujours été ainsi.
17:28Il n'existe pas deux nations au monde qui aient exactement les mêmes intérêts.
17:33Et les prédécesseurs de Trump
17:34n'étaient pas moins féroces que lui avec nous.
17:38Souvenons-nous du contrat de frégate avec l'Australie,
17:41annulé au dernier moment au profit des Américains.
17:44C'était sous les démocrates.
17:45De ce pauvre dirigeant d'Alstom, M. Pierucci,
17:48enfermé dans les jôles américaines pendant des mois.
17:51C'était sous Obama.
17:52Souvenez-vous encore de l'amende astronomique payée par la BNP.
17:56Trump n'était pas au pouvoir.
17:58Au lieu de croire que nos malheurs viennent de Trump,
18:01c'est à nous, Français, de faire de même
18:03et de défendre farouchement nos intérêts.
18:08Mais essayons de porter notre regard loin des passions et des caricatures habituelles.
18:16Trump n'est ni un belliciste ni un pacifiste.
18:19Il a compris simplement que les interventions militaires de ses prédécesseurs au nom de la démocratie
18:26s'étaient avérées catastrophiques.
18:28Mais il n'est pas l'isolationniste qu'on décrit.
18:31Il a entrepris de bombarder l'Iran,
18:33mais aussi d'arrêter les hostilités entre l'Inde et le Pakistan,
18:36ou encore le Rwanda et le Congo.
18:38Bref.
18:39Bien sûr, tout n'est pas réussi.
18:41Trump se trompe.
18:42Trump échoue.
18:44Il n'est pas toujours parvenu à régler la question ukrainienne.
18:48Et la Chine lui résiste.
18:50Mais au moins, mais au moins,
18:52et en particulier sur le plan intérieur,
18:55et c'est ce que je veux que vous reteniez,
18:57il montre une chose que nos dirigeants européens ont oublié
19:01et que nous ressassaient nos anciens.
19:03Quand on veut, on peut.
19:05Quand on le veut vraiment et qu'on se donne les moyens,
19:12quand on ne se cache pas derrière le respect du droit
19:14pour mépriser la volonté du peuple,
19:16quand on se souvient que la démocratie est le pouvoir du peuple,
19:21par le peuple, pour le peuple,
19:23que le droit est le produit de la démocratie
19:25et que ce n'est pas la démocratie qui est le produit du droit,
19:29quand on est fort et non pas faible,
19:31quand on est radical dans le sens où la radicalité
19:34est la prise des problèmes à la racine,
19:37quand on n'a pas peur d'être accusé de brutalité.
19:40Et vous savez combien on m'a reproché cette prétendue brutalité,
19:44parce que ce qu'ils appellent brutalité
19:45n'est en vérité que détermination et courage.
19:53Oui, mes amis, le temps des hommes forts est revenu,
19:57les temps et les peuples l'exigent.
20:00Le caractère des hommes d'État va redevenir la clé
20:03des choix démocratiques.
20:05C'est toujours ainsi quand le temps des tempêtes revient.
20:09C'est pourquoi nos élites et nos gouvernants s'affolent.
20:13Leur monde est en train de disparaître
20:14et ils s'y accrochent désespérément.
20:18C'est pourquoi tous, du RN à LFI,
20:21en passant par la Macronie, ont craché sur Trump.
20:24C'est pourquoi chez Reconquête,
20:26nous fûmes les seuls à le soutenir
20:28et nous ne regrettons pas notre choix.
20:31Seuls des inculques, des malhonnêtes ou des journalistes,
20:34ce qui est à peu près synonyme,
20:36pourraient confondre ce choix
20:39avec une soumission aux États-Unis
20:41ou à l'impérialisme américain.
20:43Trump n'est pas notre modèle,
20:45encore moins notre maître.
20:46Il est l'incarnation américaine
20:49de ce que nous représentons en France.
20:51Pourquoi ai-je pris autant de temps
21:00pour vous parler de ce qui se passe aux États-Unis ?
21:03Car je veux que vous compreniez
21:05que l'enjeu de cette bataille est énorme.
21:08L'enjeu est historique.
21:10C'est une chance inespérée
21:12pour les droites françaises et européennes
21:15de prendre leur revanche
21:16sur le progressisme de la gauche
21:18qui, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale,
21:21les a culpabilisées, délégitimées
21:24et enfin soumises à son impérieux magistère.
21:27Toutes les droites européennes,
21:29tous les souverainistes,
21:31dénoncent depuis des années
21:33les ravages de l'individualisme,
21:35de la déchristianisation,
21:37de la destruction des familles,
21:39de la déshabilitation identitaire et nationale,
21:42de la perte de sens,
21:43des ravages de la drogue dans la jeunesse,
21:45de la désintégration des nations,
21:47de l'invasion migratoire et du grand remplacement,
21:50de la désindustrialisation
21:52et de la prolétarisation des classes moyennes,
21:55de la désertification des campagnes
21:57et de l'appauvrissement de nos paysans,
21:59de l'enlaidissement des villes
22:01par les grandes surfaces
22:02et la disparition du petit commerce,
22:05de la judiciarisation de nos sociétés
22:07et de la montée de la violence,
22:10du walking tyrannique dans les universités
22:12et de l'effondrement du niveau scolaire
22:15dans nos écoles.
22:18Oui, mes amis,
22:20tous ces mots que je viens de décrire
22:25sont issus du même monde,
22:30celui que nous a légué le XXe siècle.
22:33On les retrouve partout en Occident.
22:36C'est pourquoi Trump n'est pas seul.
22:38Il a été précédé et suivi
22:41par le Hongrois Orban,
22:43par des Slovaques,
22:44des Tchèques,
22:45des Polonais,
22:45des Hollandais,
22:46des Danois
22:47et même des Suédois,
22:49des Allemands et des Italiens.
22:52Chacun,
22:53chacun dans son style,
22:56sa manière.
22:57Ils expriment le réveil
22:58des peuples européens et occidentaux,
23:01le réveil des peuples
23:03qui s'étaient endormis,
23:04le réveil des peuples
23:05qui se rendent compte
23:06qu'il est minuit moins une,
23:07le réveil des peuples
23:09qui ne veulent pas mourir.
23:10Regardez ce qui se passe
23:12en Grande-Bretagne
23:13depuis des mois,
23:14en Irlande,
23:15ces hommes,
23:15ces femmes,
23:16ces enfants même
23:17qui en ont assez
23:18d'être la proie
23:18des Pakistanais,
23:20des Soudanais,
23:21d'Afghans,
23:22qui en ont assez
23:22de voir leur propre police,
23:24leur propre État
23:25se retourner contre eux,
23:27protéger les gangs
23:28qui violent des petites filles
23:29parce qu'elles ont le malheur
23:30d'être blanches
23:31et mettre en prison
23:32des Britanniques innocents
23:34dont le seul crime
23:35est de vouloir
23:36qu'on les écoute enfin,
23:38qu'on cesse de faire semblant
23:39quand ils disent
23:40qu'ils veulent vraiment
23:41arrêter l'immigration,
23:42combattre l'invasion,
23:43faire reculer la colonisation
23:45de leur pays
23:46par ces anciennes colonies.
23:47Ils ont compris,
23:49nos voisins anglais,
23:51que le Frexit
23:51n'avait pas suffi,
23:53qu'il ne servait à rien
23:55de sortir de l'Europe
23:56si leur propre gouvernement,
23:58leur propre juge,
23:59leur propre média,
24:01leur propre patronat,
24:02leur propre syndicat
24:03continuait de leur imposer
24:05l'arrivée continue
24:07de centaines de milliers
24:08de migrants
24:09venus pour la plupart
24:10de contrées musulmanes
24:11qui n'ont que la détestation
24:13pour la civilisation
24:15des infidèles.
24:16C'est pourquoi
24:20je serais fier
24:25de me rendre à Londres
24:27le 13 septembre prochain
24:29pour participer
24:35à la grande manifestation
24:37qui se prépare
24:38contre l'immigration
24:39et l'islamisation
24:40de la Grande-Bretagne.
24:41Oui, les peuples européens
24:43et occidentaux
24:45se réveillent.
24:46Ils ont tardé
24:47à réagir,
24:48les peuples
24:49de notre vieille Europe.
24:51Accablés d'histoires,
24:52de guerres
24:53et de révolutions,
24:54les peuples européens
24:56ont eu la tentation
24:57de sortir de l'histoire.
24:59Ils sont en train
25:00de comprendre
25:01qu'on ne sort
25:02jamais
25:03de l'histoire,
25:04que l'histoire
25:05s'impose toujours
25:06à nous,
25:07que même
25:07si nous ne voulons
25:09plus de guerres,
25:09plus d'ennemis,
25:11c'est l'ennemi
25:11qui nous désigne
25:12et qu'ils nous empêchent
25:13de cultiver notre jardin
25:15pour parler
25:15comme le grand philosophe
25:16Julien Freund.
25:17Qu'à force de naïveté,
25:19d'humanisme mal compris,
25:21d'universalisme
25:22à sens unique,
25:23ils allaient
25:23peu à peu
25:24devenir minoritaires
25:27sur leur propre sol.
25:28Qu'à force
25:29de respect
25:29pour des procédures,
25:31ils en oublient
25:32que le monde
25:33peut être une jungle
25:34où les plus forts
25:35dominent
25:36et terrassent
25:37les plus faibles.
25:38Il n'y a
25:42qu'à voir
25:45cette désormais
25:47fameuse photo
25:48de tous les dirigeants
25:50européens
25:50venus supplier
25:52le président américain
25:53de les écouter
25:54au sujet
25:55de la guerre
25:56en Ukraine.
25:57Ils sont là,
25:58sagement assis
25:58en randonnion,
26:00nos dirigeants européens,
26:01au pied du bureau
26:02de Donald Trump
26:03qui trône
26:03comme un proviseur
26:05de lycée
26:05devant des élèves
26:06craintifs
26:06et obéissants.
26:08Quelques jours
26:09plus tôt,
26:11on avait pu voir
26:11une autre photo
26:12montrant
26:13Mme von der Leyen
26:14l'air contrit
26:15devant un Trump
26:17dominateur.
26:19Le langage
26:20des corps
26:21à parler.
26:22Le maître
26:23de la classe
26:23était le président
26:25des Etats-Unis.
26:26C'est que
26:27Mme von der Leyen
26:28n'avait nulle envie
26:28de se battre.
26:30Elle avait reçu
26:30des consignes
26:32très strictes.
26:34Vous arrêtez
26:34de me prendre
26:35à devenir mon sujet,
26:36vous ?
26:37Des consignes
26:37de qui ?
26:39Du gouvernement
26:40allemand,
26:41bien sûr.
26:42Il est de notoriété
26:43publique
26:44à Bruxelles
26:46que Mme von der Leyen
26:47gouverne
26:48avec un petit groupe
26:49de technocrates allemands
26:50dans l'intérêt
26:51de l'Allemagne.
26:53Lors des négociations
26:54commerciales,
26:55les industriels allemands
26:56ne voulaient surtout pas
26:57d'affrontements
26:58avec les Etats-Unis.
26:59Ils préféraient
27:00prendre un petit coup
27:01de règle sur les doigts
27:01du maître américain
27:03plutôt que de se battre
27:04à main nue
27:05et de prendre
27:06un gros coup de poing
27:06de l'oncle Donald.
27:08Les Italiens
27:09entre nous
27:09étaient dans le même
27:10état d'esprit.
27:12Comme les Allemands
27:13et les Italiens
27:15ont conservé
27:16sur leur sol
27:16une industrie solide
27:18qui exporte
27:19beaucoup aux Etats-Unis,
27:21vous comprenez,
27:22ils avaient beaucoup
27:22à perdre.
27:23Ils ont préféré
27:24perdre un peu
27:25que perdre beaucoup.
27:27Ils ne croyaient pas
27:28du tout
27:29en leur chance
27:30de vaincre
27:31l'ogre américain.
27:32Alors Bruxelles
27:33a obéi
27:34aux politiques allemands
27:35et italiens
27:36qui eux-mêmes
27:37ont obéi
27:38aux patrons allemands
27:39et italiens.
27:40Seuls les Français
27:41étaient prêts
27:41à se battre.
27:42Enfin,
27:44c'est ce qu'a dit
27:45Emmanuel Macron.
27:47Mais quoi qu'ils disent
27:48à Bruxelles,
27:48de toute façon,
27:49on se moque
27:50de la vie
27:51d'Emmanuel Macron.
27:53Je vais illustrer
27:54ce que j'avance
27:55par un exemple
27:57très simple.
27:59Vous avez tous
27:59entendu dire que
28:00l'Union européenne
28:01et les Etats-Unis
28:02s'étaient mis d'accord
28:03pour des droits
28:03de douane
28:04de 15%
28:05sur tous les produits
28:05importés
28:06depuis l'Europe
28:07vers les Etats-Unis.
28:08Pendant quelques jours,
28:09on a cru
28:10que le vin
28:11échappait par miracle
28:12au fameux
28:1335%.
28:14Trump n'y était pas
28:15hostile du tout.
28:17Ce sont surtout
28:18les voitures allemandes
28:20que Trump avait
28:21dans le collimateur.
28:22Il est exaspéré
28:23de voir défiler
28:24en grand nombre
28:25dans les rues
28:25de New York
28:26les berlines germaniques
28:27tandis qu'on ne voit
28:28guère de belles voitures
28:29américaines dans les rues
28:30de Paris
28:31ou de Berlin.
28:32Il avait donc annoncé
28:33depuis plusieurs mois
28:33que les automobiles
28:35européennes
28:35subiraient une taxe
28:37de 27%.
28:39Donc initialement,
28:41droits de douane
28:42pour le vin,
28:43zéro,
28:44droits de douane
28:45pour les voitures,
28:4627.
28:47À l'arrivée
28:48de la négociation
28:49magnifique
28:50de Mme von der Leyen,
28:5215%
28:53pour tout le monde.
28:54Bon !
28:55Ça alors !
28:57Quelle belle négociation !
28:59Ah ça c'est de la négociation
29:00je vous dis.
29:01Vous commencez
29:02à comprendre
29:02la manœuvre
29:03de notre Ursula préférée.
29:0415% pour tous,
29:05ça veut dire
29:06beaucoup moins
29:07pour les voitures allemandes
29:08et beaucoup plus
29:08pour les vins français.
29:10Emmanuel Macron
29:11n'a pas moufté.
29:13Il a laissé faire
29:14Mme von der Leyen,
29:15il est vrai,
29:16il était très occupé
29:17pendant cet été
29:17à reconnaître la Palestine,
29:18il faut le comprendre.
29:20On ne peut pas
29:21être au four
29:22et au moulin !
29:24On ne peut pas
29:25s'occuper en même temps
29:26des Palestiniens
29:27et des viticulteurs français.
29:29Et puis,
29:30et puis il y a autre chose
29:31qui retenait
29:31Mme von der Leyen,
29:32c'est ce qu'on pourrait appeler
29:34l'idéologie.
29:35L'idéologie
29:36de la mondialisation heureuse.
29:39Pas de chance,
29:40elle monte,
29:40elle monte,
29:41elle tombe sur Donald Trump.
29:43Lui considère
29:44que cette mondialisation
29:45qui avait un temps
29:46servi les intérêts américains,
29:48s'est retournée
29:49contre l'Amérique.
29:49En tout cas,
29:50contre ses classes populaires,
29:52et en particulier
29:52cette classe ouvrière blanche
29:54prise en étau
29:55entre les emplois
29:56partis en Chine
29:57et les immigrés
29:59du monde entier
29:59venus la concurrencer
30:01sur le sol américain.
30:03Trump veut en finir
30:04avec ce libre-échange
30:05débridé
30:06qui nous met en concurrence
30:07avec des pays
30:08comme la Chine
30:08et le Vietnam
30:09et établir
30:09un commerce mondial
30:10réglé autour
30:11de grandes zones commerciales,
30:13l'Amérique,
30:14l'Asie,
30:15l'Europe,
30:16qui peuvent alors
30:16défendre leurs propres industries,
30:18leurs propres emplois
30:19à l'abri
30:20de tarifs douaniers.
30:21Mais les technocrates
30:23de Bruxelles
30:24ne veulent rien entendre.
30:25Ils sont, eux,
30:28la religion
30:28du libre-échange.
30:30Partout,
30:30pour tous,
30:31même contre tous,
30:32ils continuent
30:33à privilégier
30:34le consommateur
30:35sur le producteur.
30:36D'où leur refus
30:37de rentrer
30:38dans une bataille commerciale
30:39avec Trump
30:40qui aggraverait
30:42le protectionnisme
30:42des deux côtés
30:43de l'Atlantique.
30:43pour les technocrates
30:45bruxellois,
30:46mieux vaut
30:47se coucher
30:48que renoncer
30:48à sa foi.
30:50D'où leur frénésie
30:51de signer
30:52de nouveaux accords
30:52de libre-échange
30:53avec la terre entière.
30:54D'où leur volonté
30:55farouche
30:55d'imposer cet accord
30:57avec les pays
30:57du Mercosur.
30:58Et tant pis
31:00pour les éleveurs français.
31:01Ils sont prêts
31:02à les laisser crever
31:03tandis que
31:03tant que survit
31:05le dieu du libre-échange.
31:07Les technocrates
31:08de Bruxelles
31:08ne comprennent
31:09rien au monde
31:10qui vient.
31:11ils sont dépassés,
31:12désuets,
31:13défasés.
31:14Au lieu de se soumettre
31:15craintivement à Trump
31:16en le maudissant
31:17en silence,
31:19ils devraient plutôt
31:19l'imiter.
31:20Il faudrait nous organiser
31:21et réorganiser
31:22la planète
31:23en grande zone commerciale.
31:25Oui,
31:25l'Europe peut être
31:26alors une grande zone
31:27commerciale
31:28parce qu'elle est
31:29en effet
31:29un grand marché
31:30de 450 millions
31:31de consommateurs.
31:33Mais on n'en fait rien
31:34parce qu'au nom
31:35du dom du libre-échange
31:36on le noie
31:37dans le marché mondial
31:39de plusieurs milliards
31:40de consommateurs
31:40et on met nos entreprises
31:42en concurrence
31:43avec des pays
31:44qu'on ne peut pas
31:45concurrencer.
31:46On devrait le protéger
31:48notre marché
31:48comme un maître
31:49des barrières douanières
31:50comme le font
31:51les Etats-Unis
31:51mais aussi
31:52comme le font
31:53la Chine,
31:54le Japon,
31:54l'Inde
31:54ce qui permettrait
31:56comme l'ont fait
31:57les Chinois
31:57pour l'acier
31:58ou les panneaux solaires
31:59ou les automobiles électriques
32:01de développer
32:02nos industries
32:03à l'abri
32:03des protections douanières
32:04de les rendre compétitives
32:06avant d'attaquer
32:07les marchés étrangers.
32:10Sous-titrage Société Radio-Canada

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