00:00Alors, la Grèce est aujourd'hui l'un des pays à la population la plus âgée de l'Union Européenne,
00:05avec une natalité très faible, vous l'avez dit.
00:07Le gouvernement annonce un programme extrêmement ambitieux d'incitation fiscale à la natalité.
00:13La Grèce, donc, a 23% de personnes âgées,
00:18et en 40 ans, la population pourrait, à ce rythme, passer de 10,4 millions aujourd'hui à 8 millions.
00:25Vous voyez, la baisse serait radicale.
00:28Alors, le premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, du Parti Nouvelle Démocratie, de droite conservatrice, lance sa révolution.
00:35Il débroncera 1,6 milliard d'euros pour soutenir les familles, les classes moyennes et les jeunes entrant sur le marché du travail,
00:45toujours dans le but d'avoir des enfants.
00:48Il propose des allégements fiscaux pour chaque enfant.
00:51Les familles de quatre enfants seront exonérées totalement d'impôts sur le revenu.
00:57Oui. Alors, Harold, ce qui est très intéressant à noter, c'est que la Grèce ne veut pas, pour se repeupler,
01:03appliquer la méthode allemande, la méthode Merkel, en 2015,
01:07qui a consisté à accueillir des centaines de milliers de migrants pour combler le déficit démographique.
01:11Ça, ils disent non.
01:12Voilà, c'est la grande référence.
01:13Le contre-exemple, c'est l'accueil allemand en 2015.
01:18Nous en avons parlé d'ailleurs récemment, Romain.
01:21C'est un changement palpable de perspective que propose Mitsotakis.
01:25Les députés grecs ont voté une loi la semaine dernière qui criminalise le séjour illégal d'un migrant.
01:34Il n'y a pas beaucoup de pays qui ont ça.
01:35Des peines de prison de 2 à 5 ans sont prévues.
01:38Alors, le premier ministre Mitsotakis a développé sa doctrine, encore plus loin,
01:42pour que la nation grecque survive culturellement, il le dit, il faut une abondante main-d'œuvre grecque.
01:49Et il refuse de puiser chez les migrants économiques pour les obtenir.
01:54C'est cette main-d'œuvre pour l'obtenir.
01:56Il rejette donc la méthode allemande, qui a installé un million de réfugiés du Moyen-Orient en Allemagne.
02:02Mais la Grèce pourrait très bien le faire, regardez sur la carte.
02:06Et il ne veut pas que son pays soit non plus un réceptacle pour tous les migrants qui viennent du Moyen-Orient
02:16pour aller vers l'Europe de l'Ouest, mais qui sont un peu obligés de rester en Grèce.
02:22Il ne veut pas de ça.
02:24Et pour lui, le vrai défi, c'est de réussir son plan de relance à la natalité sans grever l'économie.
02:32L'économie ne va pas si bien.
02:34Il dit, tant pis, on investit quand même.
02:37Alors, c'est sa fenêtre d'opportunité.
02:40Il faut envoyer l'électrochoc.
02:43L'économie n'est pas trop mauvaise.
02:45Les migrations peuvent être contrôlées.
02:48Et c'est maintenant qu'il voit sa fenêtre d'opportunité.