00:00– Écoutez, c'est une confirmation effectivement des orientations de la France,
00:05mais il faut être très très prudent sur les mots qui sont utilisés,
00:09parce que ce à quoi on vient d'assister à l'ONU à New York,
00:13ce n'est pas la reconnaissance d'un État palestinien, n'est-ce pas ?
00:16C'est le fait de pouvoir se diriger vers une solution à deux États.
00:22Et dans cette solution à deux États, il y a un État constitué, Israël,
00:27et un État par constitué.
00:30Donc il y a ce distinguo, et on verra ensuite dans le cadre du sommet à venir
00:35si effectivement on arrive à constituer un État,
00:39à savoir une organisation avec des frontières, avec un chef d'État et un fonctionnement.
00:46Donc à partir du moment où l'impulsion qui vient d'être donnée vendredi à New York
00:50correspond au souhait de la France de se diriger vers une solution à deux États,
00:57parce que depuis 80 ans bientôt, il n'y a que sang et armes dans la région.
01:03Donc essayons peut-être aussi une solution qui avait été envisagée dans les années 90
01:10par le gouvernement de l'époque en Israël, n'est-ce pas ?
01:14Donc voilà, il y a cette possibilité aussi qui intéresse une partie du peuple israélien
01:22de se diriger vers une solution à deux États.
01:26– Et il y a le Hamas dans tout ça, Gérard Vespierre ?
01:29– Alors le Hamas est mis de côté par tout le monde,
01:32je pense qu'on a parlé effectivement de l'isolement du Hamas qui vient d'être confirmé,
01:36mais le Hamas était déjà isolé dès le 7 octobre,
01:40il n'y avait aucun État qui s'est félicité,
01:44qui a reconnu le Hamas dans cet acte-acte
01:47et dans les faits militaires qui se sont déroulés depuis.
01:50Donc tout le monde entier, ou 143 États en tout cas,
01:57confirment que le Hamas est mis au banc de la reconnaissance internationale
02:02et donc de côté dans le processus de la création d'un potentiel État palestinien.
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