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  • il y a 1 an
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00– Sous-titrage ST' 501
00:30– Je suis libre, je suis un homme très libre, je reste libre et c'est pour moi la condition d'efficacité.
00:37Et c'est ce qui permet, je crois, dans ce moment de confusion, où on voit bien que les convictions, les lignes se broulent,
00:43de dire aux Français « nous on a une ligne claire ». Voilà, c'est ça.
00:46On n'avance pas à l'oblique, on n'avance pas en zigzag, on avance droit devant.
00:51– Est-ce que vous avez compris la ligne claire de Bruno Rotaillot à l'un du Hamel ?
00:54– Bruno Rotaillot c'est amusant parce qu'il dit « droit devant ».
00:57« droit devant », c'est une partie de la devise de Saumur.
01:01Vous savez qu'il est très bon cavalier, depuis longtemps.
01:04Eh bien, pour moi, le cavalier est tombé de cheval.
01:07Le cavalier Rotaillot est tombé de cheval.
01:10Il a perdu ses nerfs de façon incroyable.
01:12Et d'ailleurs, je trouve un peu dangereuse pour quelqu'un qui a été ministre de l'Intérieur pendant un an.
01:17il a perdu ses nerfs, il a eu un coup de sang.
01:21Mais en politique, on n'a pas des coups de sang.
01:23Et quand on est ministre de l'Intérieur, on se contrôle.
01:26Et il ne s'est pas contrôlé.
01:27Ça lui a retombé sur le nez, ça a remis Laurent Wauquiez dans une bien meilleure situation.
01:33Il a perdu à tout point de vue.
01:34Et puis il a perdu en crédit.
01:37C'était…
01:37C'est compliqué pour quelqu'un qui peut être candidat à la présidentielle.
01:40Exactement.
01:41C'était…
01:42Il était devenu le recours de la droite.
01:44C'était l'homme providentiel.
01:47Bon.
01:49À la première grosse difficulté politique,
01:51pourtant, les ministères ultérieures,
01:52ils ont souvent eu des choses plus difficiles à gérer.
01:55Bon, mais…
01:56Le retour de Bruno Le Maire.
01:57Oui.
01:59Ça ne vaut pas une crise de nerfs, ça.
02:01On peut ricaner, on peut dire c'est une mauvaise idée,
02:04on peut dire, ben non.
02:06Bon, mais enfin, c'est franchement démissionner.
02:09Faire sauter un gouvernement.
02:11Tout le capital acquis depuis plus d'un an,
02:14au sein du gouvernement Barnier et au sein du gouvernement Bayrou,
02:17tout ce capital a été épuisé en une semaine par Bruno Retailleur.
02:20Eh bien, je pense qu'il a commis une erreur énorme pour lui-même et pour son parti.
02:25Il a commis une erreur énorme et qu'il lui faudra beaucoup plus de temps pour la restaurer
02:31qu'il n'en avait mis pour la conquérir.
02:33J'en ai mis un temps, un an pour la conquérir.
02:37Là, je pense qu'il faudra plus de renseigner.
02:38Mais est-ce qu'il y a eu raison, pardon,
02:39il y a eu raison d'exclure les six LR qui ont accepté de devenir ministre ?
02:44Mais non, ce sont des réactions de perdants, ça.
02:48Exclure six personnes qui, en plus, d'après la liste,
02:51et ceux que je connais, ce sont plutôt quand même des gens honorables,
02:54vont les exclure comme ça ?
02:56Franchement, c'est de nouveau une démonstration de faiblesse et pas de force.
03:03Qu'il organise une réunion de son bureau politique, son bureau national, etc.
03:07Très bien qu'ils en discutent et qu'à la fin des fins,
03:11ils disent qu'on va leur demander de choisir entre le parti et le gouvernement.
03:15Bon, d'accord.
03:16Mais que d'entrer le jeu comme ça...
03:19Alors, c'est quelqu'un qui a perdu ses nerfs,
03:22qui a démontré une faiblesse et qui, ensuite, fait acte d'autorité.
03:25C'est assez classique chez les mauvais professeurs.
03:29Si Bruno Retailleau avait tenu ce discours il y a une semaine,
03:33avant de revenir dans le gouvernement Le Cornu,
03:36c'était, à la rigueur, une belle sortie.
03:38Parce qu'il aurait pu dire, écoutez-moi tout ceci à un fidèle du président
03:41ou à la nomination de Le Cornu.
03:44On aurait pu le comprendre.
03:45Mais ce qui est incompréhensible, c'est de changer de position
03:48totalement en une semaine.
03:50Mais il y a quelque chose d'autre qui m'interpelle,
03:52parce qu'il a quand même beaucoup d'expérience politique.
03:54Comment n'a-t-il pas pu comprendre
03:56que le bureau politique n'avait aucun pouvoir ?
03:59Le bureau politique, ça n'a aucun pouvoir.
04:01Puisque ce n'est pas le bureau politique qui décide du vote des députés.
04:05Vous savez, quand j'étais porte-parole de Laurent Wauquiez au Ciel des Républicains,
04:09rappelez-vous, quand on a perdu les élections européennes,
04:11on avait bien un bureau politique à notre main.
04:13C'était bien des gens qu'on avait nommés.
04:15Et pour autant, au bout de 15 jours,
04:17on n'a pas tenu la pression, si vous voulez, médiatique.
04:20Et Laurent Wauquiez a été obligé de démissionner.
04:22Le bureau politique, c'est une instance
04:24qui est à l'image de son président,
04:26mais qui n'a aucun pouvoir.
04:27Donc les députés sont libres ?
04:28Les députés sont libres, évidemment.
04:30Enfin, par exemple, c'est pas tenu.
04:32Les LR, c'est censé être le parti de l'ordre et de l'autorité.
04:35C'est le désordre.
04:36Alors, l'autoritarisme, c'est pas l'autorité.
04:38Copé-Fillon, c'était pas l'ordre et l'autorité.
04:40Je veux dire, quand François Fillon
04:42gagne plus ou moins
04:44et que Jean-François Copé
04:46vient annoncer sa victoire à la télé,
04:48je vais vous dire, c'était quand même dingue.
04:50Et rappelez-vous, à l'époque,
04:51il y avait déjà une fronte des députés
04:53qui tenait avec François Fillon,
04:55contre Jean-François Copé.
04:56Donc on a toujours cette ambivalence
04:58entre les députés qui considèrent
05:00que c'est eux qui ont le pouvoir,
05:01parce qu'ils ont le pouvoir de censure,
05:03et les sénateurs qui existent d'exister envers et contre tout.
05:06– Qui ont moins peur de la censure aussi, les sénateurs,
05:09puisqu'ils ne risquent pas de perdre leurs fonctions.
05:11– Mais simplement d'une phrase,
05:13ce qui se passe là, aujourd'hui,
05:16entre Laurent Wauquiez et Bruno Rotaillot,
05:18c'est exactement le simulacre
05:20de ce qui s'était passé
05:21entre François Fillon et Jean-François Copé,
05:24et qui s'était mal terminé pour leur parti.
05:27– C'est Sarko qui était venu sauver tout le monde, je le rappelle.
05:30– Je pense que Bruno Rotaillot fait une erreur d'analyse
05:32sur ce qu'est devenu son mouvement politique,
05:34c'est-à-dire que de fait,
05:36sous Jacques Chirac et encore,
05:38quoique il y avait la guerre avec Édouard Balladur déjà à l'époque,
05:42sous Nicolas Sarkozy,
05:43il y avait une espèce de prédominance du vainqueur,
05:45c'est-à-dire que le vainqueur remportait le parti,
05:48écrasait sa frange minoritaire,
05:49merci, au revoir,
05:50le bagne et le pain sec pour le perdant.
05:53Et c'est ce qui s'est passé post-95,
05:56c'est ce qui s'est passé post-2002,
05:57c'est ce qui se passe post-2007 avec Nicolas Sarkozy.
06:00Sauf qu'entre-temps, la droite explose,
06:02parce qu'Emmanuel Macron a réussi à fracturer de par son élection le parti,
06:06qu'il arrive à embarquer une partie des cadres avec lui.
06:10Et donc, ce qu'il reste aujourd'hui du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale,
06:14quand vous discutez avec les députés,
06:16ils se vivent en quelque sorte comme des rescapés de LR.
06:19C'est-à-dire qu'ils disent, nous, on a gagné malgré l'étiquette du parti.
06:24On a gagné à un moment où le parti était à terre,
06:27où on s'est pris l'affaire François Fillon,
06:29on s'est pris Valérie Pécresse sous les 5%,
06:31et malgré tout, on a gagné.
06:33Donc, ils sont dans la logique que le parti doit quelque chose aux députés,
06:36et que ce n'est pas les députés qui doivent quelque chose au parti.
06:38Sauf que Bruno Retailleau, sa culture politique,
06:40est celle justement de la droite,
06:42avec l'autorité, de l'ordre, c'est le vainqueur qui décide, etc.
06:45Il ne voit pas que ce n'est plus la sociologie de son groupe à l'Assemblée nationale.
06:49Et que, de fait, il ne peut pas imposer des décisions aux députés.
06:53Il se trouve que, par ailleurs, à leur tête se trouve un Laurent Wauquiez,
06:56qui a un peu mal vécu d'être battu.
06:59Lui aussi, qui n'est pas cohérent,
07:01parce qu'il veut faire le contraire de Bruno Retailleau,
07:02il est capable de dire blanc et noir.
07:04Moi, je trouve que Laurent Wauquiez est le plus cohérent dans l'histoire.
07:08Il dit qu'on ne participe pas au gouvernement,
07:11et il dit, dans la mesure où on a voté une participation
07:14avec le même Premier ministre et la reconduction des mêmes ministres,
07:17parce que Bruno Retailleau doit expliquer aujourd'hui
07:18qu'il exclut Annie Gennevar, qui, il y a une semaine,
07:20il a poussé au gouvernement,
07:21qu'il exclut Philippe Tabarro, qui, il y a une semaine,
07:24il avait aussi poussé au gouvernement,
07:25qu'il exclut Rachid Haddati, qui, il y a une semaine,
07:27était aussi au gouvernement.
07:29Des gens qu'il a poussés, y compris lorsqu'ils étaient avec François Bayrou.
07:32Laurent Wauquiez, il dit, ce n'est pas ma position,
07:34mais enfin, on ne peut pas décider une semaine,
07:36on est avec Sébastien Lecornu,
07:37et la semaine d'après, qu'on n'y est pas.
07:38Il dit, ce n'est pas ma position initiale,
07:40mais si on est cohérent, personne ne comprendra
07:42pour qu'on sort du gouvernement.
07:43– Les deux ont quand même, en un mois,
07:46les deux ont complètement changé de position,
07:48et je dirais même que chacun des deux
07:50a pris ensuite la position de l'autre.
07:52– Mais qui est le patron maintenant ?
07:54– En gros, c'est la course des petits chevaux à droite
07:56pour savoir qui sera le candidat à la présidentielle,
07:58en réalité.
07:59– Et tout ça nuit complètement, en réalité,
08:03au débat politique.
08:04Nous, on a tous vu, un peu atterrer,
08:07effectivement, ce tweet de Bruno Retailleau,
08:09qui démonte un gouvernement où il vient d'être nommé
08:13quelques instants auparavant,
08:15et dont il avait parti jusqu'à présent.
08:17Tout ça, pour le coup, est quand même très dommage
08:20et dommageable pour le débat politique.
08:22– Vous nous parlez aujourd'hui de stabilité,
08:24de responsabilité, vous avez censuré Barnier
08:26avec le Rassemblement National.
08:27C'est là où le problème, quand même,
08:29de désorganisation existe.
08:30– Mais nous, on ne censure pas avec le Rassemblement National,
08:32on censure des lignes politiques, pour le coup.
08:35– Vous ne pouvez pas nous parler d'hommes,
08:36vous avez censuré Barnier,
08:37et c'est là que le cirque a commencé.
08:39– M. Barnier a décidé de mener une politique
08:42sans jamais considérer qu'il n'était pas majoritaire
08:46dans l'Assemblée.
08:46Et je note d'ailleurs plusieurs éléments,
08:48mais qui ne vaut pas dans le sens, par ailleurs,
08:49du rétablissement du lien entre les citoyens et les politiques.
08:52M. Barnier est le premier député
08:54à revenir dans l'Assemblée qui l'a censurée.
08:57Franchement, c'est absolument incroyable,
08:58puisqu'il vient d'être élu député
09:00dans la deuxième circonscription de Paris,
09:02sur le dos d'un accord électoral avec Mme Dati,
09:05qui, tout à l'heure, j'entendais M. Lecornu
09:07nous parlait d'exemplarité.
09:08Je crois, quand on a, dans son gouvernement,
09:11une ministre multi-mise en examen
09:12qui a un procès pour corruption
09:14en association de malfaiteurs
09:15qui l'attend à partir du 16 septembre 2026,
09:18je trouve ça fort de café.
09:20Je trouve ça absolument fort de café.
09:23Là, on parle d'illégalité, madame.
09:25On ne parle pas de notes de frais
09:27qui sont absolument légales.
09:29Vous confondez tout et vous le faites exprès.
09:31Vous le faites exprès.
09:32C'est extrêmement grave.
09:32Pour revenir aux Républicains,
09:34qui est le patron maintenant du Parti des Républicains ?
09:36J'ai dit que son procès avait lieu
09:39le 16 septembre en 2020.
09:41Je voudrais qu'on revienne.
09:42Ce qu'on s'intéresse aux Républicains,
09:43c'est qui le patron maintenant
09:44chez les Républicains ?
09:45Le patron du Parti,
09:46normalement, c'est Bruno Rotaillot.
09:48Le patron du groupe parlementaire,
09:51normalement, c'est Laurent Wauquiez.
09:52Mais je crois que Laurent Wauquiez
09:54est plus réellement le patron du groupe parlementaire
09:56que Bruno Rotaillot,
09:57n'est réellement le patron du Parti.
09:59C'est clair ?
10:01Il va redevenir sénateur, Bruno Rotaillot ?
10:04Il peut, oui, comme il veut.
10:07A priori, il voudra.
10:11Mais c'est-à-dire qu'il va retourner ?
10:12Est-ce qu'il l'a encore ?
10:15Ça, c'est à vérifier.
10:17Mais il l'avait sur le groupe sénatorial
10:20des gaullistes ou LR, comme on dit maintenant.
10:23Le groupe LR au Sénat est plus important
10:25que celui de l'Assemblée.
10:25Qui est, sans comparaison,
10:27qui est de très, très loin le premier groupe.
10:28Qui, en fait, tient largement le Sénat.
10:31Et là, c'était lui le patron.
10:36Mais alors, comme aucun président de groupe
10:38de l'Assemblée nationale n'est le patron.
10:40Je dis ça parce que ça serait intéressant
10:41de voir Laurent Wauquiez, finalement,
10:44laisser passer la suspension
10:46de la réforme des retraites
10:47parce que LR ne déciderait de ne pas censurer.
10:50Et au contraire, au Sénat,
10:51Bruno Rotaillot, qui sera très ferme
10:53et qui sera opposé à cette suspension.
10:55C'est tout à fait possible.
10:56Et ça se terminera en commission paritaire mixte.
10:59Ou alors là, il faudrait voir,
11:01ça se jouerait à une voix en commission paritaire mixte.
11:04Le président de la République
11:05était à Charmelscher en ce moment.
11:06Vous savez, au sommet de la paix,
11:07suite à l'accord qui a été passé
11:08sur la libération des prisonniers
11:10et le cessez-le-feu au Proche-Orient.
11:12Voilà ce qu'il disait de la situation.
11:14Emmanuel Macron, le président de la République,
11:16en appelant un peu les uns et les autres
11:17à leur responsabilité.
11:18Comme toutes les Françaises et tous les Français,
11:21j'ai vu beaucoup de propos
11:22qui n'ont pas été à la hauteur des événements.
11:25Et je demande à tout le monde de se ressaisir.
11:27Tous ceux qui ont nourri la division,
11:31les spéculations,
11:33n'ont pas été au niveau du moment
11:35que vit la France
11:36et de ce qu'attendent les Français.
11:38Les Français, ils veulent du calme,
11:39ils veulent de la dignité.
11:41Les forces politiques qui ont décidé
11:42la censure de François Bayrou
11:43et les forces politiques qui ont joué
11:45la déstabilisation de Sébastien Lecornu
11:47sont les seuls responsables de ce désordre.
11:49Moi, j'assure la continuité,
11:51la stabilité,
11:52je continuerai de le faire.
11:54Finalement, c'est lui le garant de la stabilité.
11:56Voilà ce qu'il nous dit, le président Macron.
11:58En fait, il est absolument incroyable,
11:59le président de la République.
12:00C'est-à-dire que l'ingénieur du chaos, c'est lui.
12:02Il est chef de tout,
12:03mais jamais responsable de rien.
12:04Et donc, il fait la leçon depuis Charmelscher,
12:07où, et c'est normal,
12:08il représente la France
12:09dans le cadre d'un moment historique
12:10sur la scène géopolitique
12:12et vu la situation au Proche-Orient.
12:15Et depuis, Charmelscher,
12:16il se permet de donner
12:17la leçon à la France,
12:18alors que ça fait quand même quelques jours
12:19qu'on est...
12:20Ce n'est pas la première fois
12:20qu'il fait ça à l'étranger.
12:21Bien sûr, ce n'est pas la première fois,
12:23mais on pensait la semaine dernière
12:24qu'il prendrait la parole
12:25pour s'exprimer,
12:26puisque c'est sa responsabilité aujourd'hui
12:28qui est quand même engagée
12:28dans une situation
12:29qu'il a lui-même provoquée.
12:31Je trouve que c'est franchement
12:32irrespectueux vis-à-vis des Françaises.
12:33C'est déplacé.
12:34Et des Français.
12:35Mais au-delà d'être déplacé,
12:37c'est insultant, en fait, en réalité.
12:39Moi, je trouve ça insultant
12:40vis-à-vis du propre gouvernement
12:42qui fait le choix de nommer,
12:44puisque le Sébastien Lecornu,
12:45avec tous les défauts
12:46et toutes les difficultés,
12:48essaye tant bien que mal
12:48de trouver une solution
12:50à une situation absolument
12:51abracabra-dantesque
12:52qui a été provoquée
12:54par le Président de la République.
12:55Et vous avez le Président de la République
12:56qui donne des leçons à tout le monde
12:57depuis Charmelscher.
12:59C'est super.
12:59Oui, c'est vrai qu'on ne comprend pas.
13:01Le Président ne s'est pas exprimé
13:03depuis le début de cette crise politique.
13:05Et il attend d'être sur le tarmac
13:07d'un aéroport
13:07pour donner sa vision des choses.
13:09Je suis d'accord, mais si vous êtes de bonne foi,
13:12alors, il n'y a aucun doute,
13:13vous êtes de bonne foi, bien entendu.
13:15Quand il s'exprime,
13:17tout le monde dit encore.
13:19Et quand il ne s'exprime pas,
13:21on dit pourquoi.
13:22Et ça, depuis que tout s'est déréglé,
13:25deux sont faites,
13:26c'est-à-dire depuis 2024,
13:29c'est un réflexe conditionné général.
13:33Il veut parler, ah non.
13:34Il ne veut pas parler, ah et pourquoi.
13:37Bon, c'est comme ça.
13:38Je suis plutôt d'accord avec Alain Duhamel
13:40parce que quoi qu'il fasse,
13:41quand il a dit qu'il partait à l'étranger,
13:43on dit pourquoi il part
13:44alors que c'est la crise en France.
13:45Mais après, on ne veut pas non plus
13:46qu'il se mêle des affaires françaises.
13:48Autant, sur le fond de son propos,
13:49je trouve que c'est un peu provocateur.
13:51Après, que le Président de la République
13:52réponde à une question
13:53qui lui est posée en une journée...
13:55Qu'est-ce qu'il visait Bruno Retailleau
13:57lorsqu'il parle de ceux
13:58qui ont déstabilisé le corps nu ?
14:00Je pense un peu.
14:01En tout cas, ça n'était pas une autocritique.
14:03Voilà, je pense qu'ils n'ont jamais été vraiment amis.
14:05Il a poussé le vice, semblerait-il,
14:07jusqu'à lui demander de rester,
14:09si c'est vrai,
14:09si l'information est confirmée,
14:11qu'il l'aurait appelé
14:11pour lui demander de revenir.
14:12Jusqu'à vendredi, oui.
14:14Voilà.
14:14Donc, si c'est ça,
14:15c'est encore plus cynique
14:16parce que si vous voulez...
14:18Mais bon, moi, je le comprends,
14:18le Président de la République.
14:19Vous savez, vous êtes Président de la République.
14:21Vous accordez votre confiance
14:22à un ministre de l'Intérieur
14:24qui vous explique
14:25qu'il n'est pas macroniste
14:25tous les cinq matins,
14:27c'est quand même assez énervant.
14:28Il faut quand même respecter
14:28un petit peu les choses.
14:29À partir du moment où vous êtes ministre,
14:31vous n'avez pas besoin
14:32de taper sur le Président de la République
14:33matin, midi et soir
14:34parce que c'est quand même
14:34un grand honneur
14:35d'être ministre de l'Intérieur.
14:36Il aurait pu au moins avoir,
14:38si vous voulez,
14:38le respect de la fonction
14:40et éviter, comme ça,
14:41de mettre en avant son opposition
14:43« je ne suis pas macroniste,
14:44je ne suis pas macroniste ».
14:45Pardon, mais la porte-parole
14:47du gouvernement précédent,
14:49Sophie Prima,
14:50avait fait le constat
14:51que c'était la fin du macronisme.
14:52Je trouve ça digne.
14:53Je trouve que quand on est
14:54dans un gouvernement...
14:55D'ailleurs, elle n'est plus porte-parole,
14:56peut-être que...
14:57Ce qui veut dire que Bruno Retailleau,
14:59là, maintenant,
14:59pour se racheter une conduite,
15:01il va devoir en faire plus
15:02que les opposants
15:03pour s'affranchir
15:04de ce qu'il a fait,
15:05Alain Duhamel ?
15:06Je pense qu'il va commencer
15:07par essayer de reprendre
15:08son autorité au Sénat
15:09où elle était réelle
15:10et qu'ensuite,
15:12il sera assez intelligent
15:13parce qu'il est intelligent,
15:14ça, on ne peut pas dire
15:15le contraire,
15:15et obstiné.
15:16On l'a vérifié
15:17dans toute sa carrière.
15:18Il est vraiment obstiné
15:20et il va faire
15:22une longue reconquête.
15:23Ce ne sera pas
15:23le premier homme politique
15:24à devoir faire ça,
15:25mais c'est beaucoup plus difficile
15:27de regrimper
15:28que de dégringoler.

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