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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:00Générique
00:05Edition spéciale suite après le chaos du samedi 17, on continue d'en mesurer les conséquences, les conséquences politiques, les
00:12conséquences judiciaires, bien sûr, parce que les comparutions immédiates continuent, et les conséquences économiques.
00:17Le ministre de l'Economie, M. Roland Lescure, est en ce moment d'ailleurs auprès des commerçants pour les rencontrer,
00:23pour discuter avec eux, voir ce que le gouvernement peut faire.
00:26Il est auprès des sinistrés, des saccages à Paris, ce sont des centaines de boutiques qui ont été ravagées, ce
00:32sont des employés qui vont se retrouver au chômage, chômage partiel, ce sont des commerçants qui ont tout perdu, donc
00:38le ministre de l'Economie veut les rencontrer, veut discuter avec eux.
00:41Il y a des dispositifs déjà qui ont commencé à être annoncés, notamment des dispositifs d'aide, la création d
00:49'un fonds spécifique, la prise en charge du chômage partiel des salariés à 100% durant la session d'activité,
00:55un fonds de soutien aussi pour les commerces de moins de 50 salariés, prêt à taux zéro, l'étalement des
01:00charges fiscales et sociales sans frais ni majoration.
01:02Nous sommes avec vous, Asya Sanaa, propriétaire de 8 commerces, la rue Étienne-Marcel à Paris, 4 ont été pillées
01:08et saccagées.
01:09Quand vous voyez déjà ces annonces, cette aide, vous dites que ça va nous soulager, effectivement ?
01:15Alors, pour nous, en tant que commerçants, on est rassurés déjà que les pouvoirs publics déjà s'interrogent sur l
01:26'indemnisation et sur le fait qu'on ait besoin aujourd'hui d'être aidés.
01:30Aujourd'hui, c'est vraiment un début parce que quand vous annoncez un fonds, pour nous c'est complètement, c
01:38'est assez inédit et puis c'est très vague.
01:42Quel type de commerce ? Quel chiffre d'affaires ? Aujourd'hui, tout est flou et nous, on n'a
01:50pas envie de rentrer dans cette violence administrative
01:52où sans fin, on ne pourra, effectivement, on sera obligé...
01:56Vous parlez de violence administrative après la violence que vous avez subie.
02:00Parce qu'on a vu les images, notamment sur les réseaux sociaux, de ce qui vous est arrivé, du saccage
02:05de vos boutiques,
02:08où vous vous êtes retrouvés face à des jeunes qui étaient capuchés, qui étaient cagoulés, qui sont rentrés dans vos
02:14magasins.
02:14Je rappelle, il y a quatre de vos boutiques qui ont été complètement saccagées, pillées.
02:19Absolument.
02:20Vous avez dû céder, sinon c'était votre vie qui pouvait être en danger, j'imagine.
02:24Absolument, absolument.
02:25Et moi, ce que j'aimerais rappeler, moi je suis très en colère par rapport à tout ce qui s
02:31'est passé.
02:32On a parlé du manque d'anticipation, certes.
02:35Maintenant, on a été laissés complètement à l'abandon.
02:38Il n'y avait pas de policiers.
02:39Il n'y avait ni policiers.
02:42La première chose qu'on fait, effectivement, c'est de téléphoner.
02:45Et lorsqu'on téléphone, on nous crie dessus en disant que, finalement, on sature les lignes téléphoniques,
02:52ce qui est limite inadmissible pour nous à entendre.
02:56Alors malheureusement, il a fallu que je me batte à la fois, même pas seule,
03:00parce que ce qu'il faut savoir, c'est qu'il y a huit points de vente.
03:02Il y a sept points de vente.
03:04Et parmi ces sept points de vente, j'ai aussi inclus mes enfants.
03:07Donc, quand j'ai revu, effectivement, ces vidéos, et j'ai pu les voir qu'à partir d'aujourd'hui,
03:12tellement que c'était violent.
03:14Et je les ai vus. Pourquoi ?
03:15Parce que j'ai beaucoup de gens qui m'ont interpellée, même qui ne me connaissaient pas.
03:19Et là, je suis venue en métro et qui m'ont dit,
03:21« Madame, on a envie de vous prendre dans nos bras. On se reconnaît en vous. »
03:25Donc, aujourd'hui, ce qu'il faut juste dire, c'est que nous, on est pris en otage en tant
03:29que commerçant.
03:30Mais vous avez été courageuse d'essayer de vous interposer.
03:33On vous voit même avec une espèce de bâton.
03:35Oui, de bâton.
03:36Alors, dire « Ne passez pas. »
03:39C'était juste piller, voler. C'était juste ça ?
03:41Piller, voler, mais voler aussi en disant,
03:45« Mais madame, vous allez être remboursée par les assurances. »
03:49En fait, on a eu affaire à une double société.
03:52C'est-à-dire qu'on a une société dans une société, aujourd'hui.
03:54Il faut appeler les mots.
03:55Qui s'affranchit complètement des règles.
03:56Complètement et qui légitime au nom du fait qu'ils n'arrivent pas, effectivement, à avoir certains produits et se
04:04dire « Mais vous, quoi qu'il en soit, vous allez être remboursée. »
04:11Non seulement c'est faux, et c'est ce que j'ai essayé.
04:14Le samedi, vous savez qu'on a pu épargner.
04:17On a eu deux boutiques de cassés sur les sept.
04:20Mais on a pu épargner parce que j'ai essayé de faire de la pédagogie en disant « S'il
04:25vous plaît. »
04:25Alors, ce n'est pas un discours que je vois avoir.
04:26Ce sont des jeunes, ce sont des gamins ?
04:27Alors, non, pas du tout.
04:29Alors, il y a des gamins, oui.
04:30Mais, vous savez, ce sont des bandes qui sont excessivement bien organisées.
04:34Elles viennent avec des personnes qui sont plus âgées, qui ont un véhicule.
04:38Donc, c'est aux jeunes, justement.
04:40Donc, ils viennent, ils ciblent une rue, par exemple.
04:42Ils ont ciblé votre rue, la rue Hétienne-Marcel.
04:44Il y a des voitures qui attendent pour charger dans le com' des voitures.
04:47Absolument.
04:47Et puis, on saccage, on pille.
04:49Absolument.
04:49Et c'est les jeunes qu'on envoie et les adultes sont derrière.
04:52Absolument.
04:52Absolument.
04:53Et c'est des jeunes adultes, bien sûr, qui doivent avoir entre 25 et 30 ans.
04:57Mais la réalité, ce sont effectivement des jeunes qui vont au front,
05:02donc qui ramènent le butin.
05:04Il y en a beaucoup qui volent aussi pour eux-mêmes, encore une fois.
05:07Mais ce qu'on a vu...
05:08Mais c'est quoi ?
05:09C'est des jeunes des quartiers, c'est des jeunes des cités ?
05:11Ce sont des jeunes de l'ultra-gauche, politisés ?
05:14Qui vous aviez en face de vous ?
05:15Alors, je vais vous dire, le dimanche, c'était des gens, c'est une société occulte.
05:20C'est une société que nous ne connaissons pas
05:22et qui commence à prendre le dessus sur l'autre population qui est en train de vivre.
05:27Honnêtement.
05:28Donc, on a vraiment un gros problème aujourd'hui dans notre société.
05:32Ce n'est pas à moi de le régler.
05:33Je ne veux absolument pas être récupérée sur un quelconque parti.
05:39Mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, il y a cette société qui existe.
05:43C'est quoi cette société occulte ?
05:45Occulte ?
05:46Elle est émergente, elle est organisée sous forme de réseau.
05:51Mais qui sont les profils ? Quels sont les personnes qui sont là ?
05:55Alors, jeunes également, mais incités aussi par des jeunes gens qui sont un peu plus âgés qu'eux
06:01et qui les guident finalement dans ce qu'il faut faire.
06:04Et aujourd'hui, il n'est pas admissible dans notre société que nous, en tant que commerçants,
06:13on soit obligés de répondre à une défaillance de ce qui se passe dans notre société.
06:18Et nous, on est pris en otage.
06:19Et aujourd'hui, vous savez ce qui va se passer ?
06:22C'est-à-dire que nous, ça y est, c'est vidé.
06:24Nos commerces sont vidés.
06:26Maintenant, ils vont monter dans les appartements.
06:27Nous, ils ont essayé de monter dans les appartements.
06:30Et nous avions, vous savez, on ne pouvait pas se défendre, encore une fois.
06:34On a été obligés de se défendre seuls.
06:36Et je ne dis rien dans ce cas.
06:39Comprenez ce que vous devez comprendre.
06:40Mais la prochaine fois, vous ferez quoi alors ?
06:42Comprenez ce que vous devez comprendre.
06:44Et vous savez, on est organisé.
06:45Il y aura des vigiles avec vous, des vigiles armées ?
06:48Oui.
06:48Alors, on commence à...
06:49Alors, vigiles armées, ce n'est pas ce que j'ai dit.
06:52En revanche, nous sommes en train de nous organiser dans nos rues.
06:55Avec d'autres commerçants ?
06:57Avec d'autres commerçants, pour qu'on puisse cotiser autour de personnes
07:02qui pourraient nous garder nos commerces et nous défendre.
07:05Parce qu'aujourd'hui, vous savez, même quand vous avez un assureur
07:08qui vous ramène finalement du gardiennage, il se fait chahuter.
07:12Les nôtres se sont fait chahuter.
07:15On a été pillés.
07:17Donc, il faut arrêter de dire...
07:19Mais c'est l'État qui doit défendre cette dame.
07:22C'est l'État qui doit sanctionner aussi Sacha Stropkam.
07:25Vous êtes le porte-parole du ministère de la Justice.
07:26Qui doit sanctionner les pilleurs, les pillards, les voleurs.
07:30Tout à fait.
07:30L'État est en pleine faillite ?
07:32Ce que dit madame est très important.
07:34Et je pense que oui, objectivement, ce qui s'est passé ce week-end
07:37est un échec en termes...
07:39Là, pour le coup, moi, je ne représente pas le ministère de l'Intérieur.
07:41Mais je pense qu'y compris au plus...
07:43Non, mais derrière, il doit y avoir la sanction.
07:44Exactement.
07:44Au plus haut niveau de l'État, tout le monde reconnaît que ce qui s'est passé ce week-end
07:48est un échec et pas normal, peu importe les termes qu'on emploie.
07:52Maintenant, ce que dit madame est très important.
07:53Et c'est d'ailleurs ce qu'a dit le ministre de la Justice aujourd'hui à Lille,
07:55qui allait rencontrer des commerçants notamment.
07:57C'est de dire que, en fait, le risque, si les sanctions ne sont pas fermes,
08:01si les gens n'ont pas l'impression qu'à défaut de les avoir protégés,
08:03au moins ceux qui ont fait ça sont sanctionnés à la hauteur de ce qu'ils ont fait,
08:06c'est qu'en fait, on bascule dans autre chose
08:08et que les gens souhaitent commencer à se défendre eux-mêmes.
08:11Et ça, pour le coup, c'est la fin de tout modèle social tel qu'on le connaît aujourd'hui.
08:15Mais c'est ce qui va arriver, mais excusez-moi, mais c'est ce qui est en train d'arriver
08:18là.
08:18J'entends, madame, j'entends ce que vous dites.
08:20Et dans la position qui est la vôtre, probablement que je serai à votre place,
08:23que j'aurai le même raisonnement.
08:24Maintenant, moi, mon travail, celui de tous les magistrats du pays, justement,
08:27c'est d'éviter que ça arrive.
08:29Et nous, notre message est de dire...
08:31Pour ça, il faut mettre les jeunes derrière les barreaux.
08:32Enfin, les jeunes, il faut mettre ceux qui ont pied derrière les barreaux.
08:35Vous les retrouverez ?
08:36Parce que là, ils sont tous masqués, capuchés, cadoulés.
08:39Ils ont des gants.
08:40Il y a plusieurs questions dans la question.
08:41Je pense que la fermeté, de fait,
08:44y compris le président de la République l'a dit,
08:45c'est-à-dire que les juges ont agi au nom des gens.
08:50Et je pense que depuis quatre jours,
08:51on comprend bien ce que les gens attendent de nous,
08:53c'est-à-dire de la fermeté.
08:53Maintenant, la fermeté, c'est évidemment dans la réponse pénale,
08:57au sens, probablement, qu'il y a des gens qui méritent d'aller en prison.
08:59Et c'est déjà le cas.
09:00Il y a déjà plus, quasiment 130 personnes
09:02qui, trois jours après ce qui a été commis, sont incarcérées.
09:05Et ensuite, il y a aussi la sanction financière.
09:07Parce qu'en vérité, il y a plein de gens, vous, madame,
09:10des gens, tout simplement, qui sont contribuables,
09:12qui, au-delà de la question de
09:13est-ce qu'il faut les mettre derrière les barreaux ou pas,
09:15se posent tout simplement la question de
09:16moi, j'ai pas forcément envie que mes impôts servent
09:19à réparer l'abribus que des gens ont cassé.
09:21Il y a des gens qui se disent, moi, je suis commerçant,
09:23j'ai pas spécialement envie que ça soit à moi de trinquer
09:25parce qu'on a pillé mon magasin.
09:27Et donc, il y a aussi la sanction financière.
09:28Et donc, la sanction financière, elle peut être de plusieurs ordres.
09:31Un, vous avez les amendes.
09:32Ça, pour le coup, tout le monde connaît.
09:34Vous avez, deux, le fait que, un jour,
09:37quand on aura retrouvé ces gens,
09:38vous pourrez demander à être indemnisé, madame.
09:40S'ils sont resolvables.
09:42Ça, pour le coup, je vous assure qu'on trouve toujours des moyens
09:44de retrouver les sommes.
09:46Il y a le fonds de garantie pour les victimes.
09:46Exactement, il y a le fonds de garantie pour les victimes.
09:48Et ensuite, l'État, contrairement à des gens,
09:51c'est bien normal, ne renonce jamais.
09:53C'est-à-dire que le fonds de garantie vous poursuivra
09:54même 20 ans après avec des huissiers s'il faut.
09:56Mais vous dites aussi aux commerçants
09:58que ça prendra le temps que ça prendra.
10:00Exactement.
10:00Mais tous ceux qui sont rentrés,
10:01qui ont été capuchés, cagoulés et gantés,
10:04ça sera long, mais vous les retrouverez.
10:05Ça serait mentir de dire qu'on les retrouvera tous, évidemment.
10:08Mais par contre, une chose est sûre,
10:09c'est que là, à date, vous avez à peu près 2600 personnes
10:11qui ont déjà été placées en garde à vue.
10:13Ça, c'est les gens qui se sont fait prendre sur le fait,
10:16si j'ai envie de dire.
10:16Et ensuite, vous avez tous les gens,
10:18et ça, c'est un gros travail qui commence pour les enquêteurs
10:20et pour l'institution judiciaire,
10:22notamment d'exploitation des vidéos.
10:24Et vous savez, il y a un moyen très simple.
10:26Parce qu'on est dans un tel sentiment d'impunité
10:28qu'il y en a qui témoignent à visage découvert
10:29sur les réseaux sociaux,
10:30y compris parfois sur les antennes de télévision.
10:33En fait, on a un moyen très simple.
10:34Il y a un fichier qui s'appelle le TAJ,
10:36qui est un fichier police.
10:37Et on peut très bien prendre le visage de ces gens
10:39et voir s'ils matchent déjà avec le TAJ.
10:41Le TAJ, c'est 17 millions de nos concitoyens.
10:43Donc vous voyez, déjà, ça fait une ressource
10:44assez considérable pour savoir à qui on a affaire.
10:48Évidemment que je ne vous promets pas
10:49qu'on va tous les retrouver,
10:50mais il est faux de croire que la réponse judiciaire
10:52s'arrête ce soir, demain ou après.
10:54Ce qui est terrible, c'est qu'on voit ces images
10:55de saccages de magasins.
10:57Et puis après, il y a ceux qui ont les moyens
10:58de se payer une sécurité privée,
11:00d'avoir des vigiles devant eux.
11:02Et c'était le cas notamment de la boutique Dior.
11:05Regardez, là, à droite, c'est le pillage.
11:08Il n'y a personne parce que ce sont des petites boutiques
11:10avec juste une gérante.
11:12Et à côté, c'est Dior, où il y a devant
11:17ces deux boutiques Dior.
11:18Vous voyez, une avec toute la sécurité privée.
11:22Et on arrive à assurer toute la sécurité.
11:25Et puis l'autre, dans laquelle on est en train
11:26de rentrer et tout saccager.
11:29Donc quelle est la solution aujourd'hui ?
11:31C'est d'avoir une armée de vigiles devant.
11:33On n'a pas les moyens.
11:34Déjà, il y a la question des moyens.
11:35Je pense que je rejoins complètement, madame.
11:37Et puis de toute manière, une fois de plus,
11:38ce n'est pas la réponse sociale.
11:39On a tous accepté, et bien avant qu'on soit nés,
11:42de déléguer le fait que notre sécurité
11:44soit assurée par l'État.
11:46Et justement, pour éviter...
11:47Oui, mais d'accord, mais les deux boutiques Dior,
11:49celle qui a les moyens d'avoir une sécurité privée,
11:52elle tient debout.
11:53Et l'autre qui n'a pas les moyens d'avoir les agents.
11:55Ou alors, il se réfugie à l'intérieur.
11:56Parce que c'est normal.
11:56Il y a 50 casseurs qui déboulent.
11:59Et là, elle est saccagée.
12:00Mais l'échec, il est là.
12:01Et ça, personne ne le conteste.
12:03Mais vous voyez...
12:03Maintenant, nous, on arrive après.
12:04Maintenant, le sujet, c'est qu'est-ce qu'on fait après ?
12:06Oui, mais vous voyez, aujourd'hui, on a vraiment le sentiment
12:08qu'il n'y a plus de règles.
12:10Et vous savez que quand il n'y a plus de règles,
12:11tout se dérègle.
12:12Oui, mais je...
12:13Et ça, c'est la difficulté aujourd'hui qu'on a.
12:15C'est qu'en définitif, nous, il faut nous apporter,
12:21aujourd'hui, en tant que commerçant,
12:22des réponses réelles et radicales.
12:25C'est-à-dire que vous me parlez, et c'est très bien,
12:28oui, vous allez être indemnisés,
12:30on va retrouver ceux qui vous ont volés.
12:32Mais là, j'en suis la peau.
12:34Vous savez, j'en ai perdu au total ou pas ?
12:36Mais notre préjudice, c'est entre 400 et 500 000 euros, monsieur.
12:40Comment, nous, on se reconstruit ?
12:42Comment on se reconstruit ? Expliquez-moi ça.
12:45Maintenant, vous me dites...
12:45Maintenant, vous me dites...
12:47Oui, ce sont les assureurs.
12:48Mais les assureurs...
12:50Vous savez que quand on reçoit la collection,
12:52quand on assure, en fait, de la marchandise,
12:54on l'assure de façon annuelle,
12:55elle est allée, il suffit que vous receviez plus.
12:59Ce mois-là où il s'agit, en fait, des préparations de Noël
13:03pour que vous soyez dans le rouge
13:05vis-à-vis de ce que vous aviez finalement garanti.
13:08Ce que vous avez perdu, vous ne le rattrapez pas.
13:09Comment, vous, aujourd'hui, vous envisagez
13:12ces astérix dont on parle ?
13:15Et aujourd'hui, ça, c'est la réalité d'un commerçant.
13:19Et quand vous nous dites...
13:20Vous savez, vous deviez avoir à vos côtés un autre commerçant.
13:23Il n'a pas pu venir.
13:23Vous savez pourquoi ?
13:24Parce que son temps est pris, là, en ce moment,
13:26par la bataille qu'il mène contre son assurance.
13:29Oui.
13:29Parce qu'il n'y avait pas les bonnes clauses.
13:30Il n'était pas assuré contre les émeutes.
13:32Mais on est tous...
13:32Mais, monsieur...
13:33Et donc là, il a dit...
13:35Je suis désolé, je ne peux pas venir,
13:36mais je me concentre sur essayer de récupérer
13:38un petit peu d'argent.
13:39Mais nous sommes tous dans ce cas-là.
13:40C'est la petite assez risque que vous ne voyez pas.
13:43Je vous donne un exemple.
13:45Sur deux points de vente
13:46ou sur les huit vitrines,
13:48nous avons été...
13:49Il y en a quatre qui ont été abîmées
13:51et quatre qui ne le sont pas.
13:52J'ai demandé à mon assureur
13:54si je pouvais, par précaution,
13:56puisque le samedi, je sais que ça va chauffer,
13:58mettre, justement, renforcer.
14:01Vous savez ce qu'on m'a répondu ?
14:02Ah non.
14:03Ce n'est pas possible.
14:04La prévention n'existe pas.
14:06Donc, on va attendre que je me fasse piller
14:08pour que je puisse, effectivement, avoir ce recours.
14:11On marche sur la tête.
14:13Et aujourd'hui, encore une fois,
14:15quand vous parlez d'indemnisation
14:16et vous dites, soyez patient sur l'indemnisation,
14:20soyez conscient, encore une fois,
14:22que là, je suis de commissariat en commissariat,
14:24c'est pour trois paires, quatre paires, cinq paires,
14:26c'est inadmissible.
14:27Oui, bien sûr.
14:28Inadmissible.
14:29Alors maintenant, je n'accepte pas, moi, qu'on me dise,
14:31oui, on va les poursuivre, etc.
14:34Oui, les poursuivre pour trois paires de basket,
14:35quatre paires de...
14:36Mais le plus gros,
14:38il est abîmé, monsieur.
14:40J'entends, madame.
14:40Vous voyez, c'est-à-dire que ça,
14:42moi, je vous donne la réalité de ce qui se passe.
14:44Entendez que moi, je représente une institution
14:47qui est chargée que d'une chose,
14:50de sanctionner les gens.
14:51Alors malheureusement, il n'y a que vous,
14:52et je suis obligée, peut-être,
14:54de vous attaquer,
14:55mais de vous faire passer les messages.
14:57Mais je ne le prends pas comme une attaque, madame.
14:58Moi, je sais bien que, voilà,
15:00je représente l'État au sens global
15:02et que c'est une faillite de l'État.
15:03Et je prends ma part.
15:05Nous, maintenant, nous, ce qui nous intéresse,
15:06et c'est notre rôle,
15:07c'est comment est-ce qu'on les trouve
15:09et comment est-ce que, grâce à ça,
15:11on arrive à vous indemniser.
15:12Rembourser, trouver de l'argent
15:14pour rembourser tous les commerçants
15:16qui se trouvent dans ma situation.
15:18Merci de votre courage,
15:20merci d'être venu témoigner
15:21et de nous avoir donné la tonalité
15:23que va avoir le ministère de la Justice.
15:24Il y aura une réponse ferme de l'État.
15:26C'est ce qu'a promis Sébastien Lecornu.
15:28C'est une information BFM TV.
15:29Sébastien Lecornu, Premier ministre,
15:30qui recevra, jeudi, l'ensemble des chefs de parti.
15:33Suite de notre édition spéciale Dans un instant,
15:36comment se préparer aux prochaines manifestations aussi ?
15:38Parce qu'elles vont avoir lieu la prochaine.
15:39C'est samedi, samedi.
15:42Oui.
15:43Pause.
15:44Temps mort pour samedi.
15:46Je sais que ça ne sera pas écouté,
15:47mais temps mort.
15:48Je veux qu'on vienne sur la rue Étienne Marcel,
15:50vous allez comprendre ce qu'on est en train de dire.
15:52Là, ça va être les immeubles qui vont être visités.
15:54On va en discuter.
15:56Est-ce que vous voulez rester face à ceux qui appellent à manifester ?
15:58Dans un instant, vous voulez rester avec nous sur le plateau ?
16:00Alors là, je crois que je suis tellement dans un état de colère
16:05que je préfère me maîtriser sur le plateau.
16:07Et encore une fois, je préfère avoir cet avis tempéré pour les commerçants
16:12et avoir, nous, notre objectif, qui est celui-ci,
16:15plutôt que de me battre contre les gens.
16:17Dans tous les cas, merci de votre témoignage.
16:19Merci d'avoir été avec nous, Asya Sana et Sacha Stroopkan,
16:22porte-parole du ministère de la Justice.
16:24Merci.
16:24Merci.
16:25Merci.
16:25Sous-titrage Société Radio-Canada
16:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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