- il y a 2 jours
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Le conflit avec les lycéens, le mouvement de colère des lycéens qui attendent des moyens supplémentaires,
00:05les organisations syndicales demandent même 10 milliards au gouvernement pour pouvoir faire face à la pénurie de professeurs
00:10ou à la dégradation de certains locaux.
00:13Il a répondu tout à l'heure Sébastien Lecornu, mais il a aussi insisté sur le climat qui entoure ce
00:18mouvement des lycéens
00:19et notamment sur les scènes de violence auxquelles on a pu assister.
00:23En France, seulement, si j'ose dire, mais c'est déjà trop, 200 lycées dans lesquelles la situation est en
00:29train de s'enquister,
00:29avec une violence inédite. Est-ce que ça, ça correspond au droit de manifester, au droit de grève
00:35et à toutes les expressions que la démocratie sociale autorise par notre Constitution ?
00:39La réponse est non. Lorsque les organisations syndicales étudiantes ou lycéennes déposent auprès des préfectures,
00:45auprès du ministère de l'Intérieur des demandes de manifestation, elles sont autorisées.
00:49Et pour quelles raisons ? Parce que précisément, elles sont sécurisées.
00:53Il y a quand même ce chiffre de 937 membres des forces de l'ordre, effectivement, qui ont été blessés,
00:57248 élèves.
00:58Mais il y a aussi 149 personnels éducatifs. Comment vous expliquez ce niveau de violence
01:03contre le personnel éducatif, Younes Dufresne ?
01:07Moi, je pense qu'on a énormément répondu sur la question.
01:16Je vous l'ai dit, il y a des dizaines et des dizaines de lycées qui sont bloqués,
01:21idem pour les universités, sur lesquelles vous avez des choses qui se passent extrêmement bien.
01:29Pourquoi vous ne répondez pas à cette question des enseignants qui ont été blessés ?
01:33Pourquoi vous ne pouvez pas dire, c'est déplorable, que des enseignants soient blessés dans un mouvement lycéen ?
01:39Souffrez deux minutes que je fasse une réponse.
01:41Non, souffrez de répondre aux questions.
01:43Parce que sinon, ça ne sert à rien d'être là, si vous répondez pas à la question.
01:45Je vais faire la réponse qui est un peu construite.
01:46Non, vous n'êtes pas là pour faire un tract politique, vous êtes là pour répondre à des questions des
01:49journalistes.
01:50Je vais répondre à la question.
01:51Pourquoi vous ne pouvez pas répondre à cette question ?
01:52Je vais répondre à la question.
01:53Je vous ai dit, ça fait 10 ans que les lycéens s'en prennent plein la tête,
01:57que les étudiants s'en prennent plein la tête.
01:58D'accord.
01:58Et là, aujourd'hui, c'est même au sens propre qu'ils s'en prennent plein la tête.
02:04Maintenant, je vous dis, évidemment qu'il y a des endroits sur lesquels les choses se passent de manière plus
02:09compliquée,
02:10notamment parce que la présence parfois de consignes chez les forces de l'ordre et des préfectures…
02:15Les enseignants n'ont pas été blessés par des policiers.
02:17Je finis.
02:18Il y a des personnes, notamment de la police, notamment des consignes données par les préfectures,
02:25qui fait qu'il y a des endroits où ça s'envenime, évidemment.
02:27Il y a des endroits où la police n'intervient pas tellement, dans lesquels ça se passe très bien.
02:31D'accord.
02:31Dans lesquels il n'y a pas de professeurs, dans lesquels il n'y a toujours pas de professeurs qui
02:34sont blessés.
02:34Les professeurs ne sont pas blessés par la police, les professeurs sont blessés par des jeunes.
02:38Non, mais ça, vous n'en savez rien, que ce sont des jeunes qui blessent…
02:42Non, absolument pas.
02:43Ah bon, c'est les policiers qui blessent ces professeurs ?
02:44Vous avez des endroits dans lesquels les choses s'enveniment,
02:50parce que la présence policière fait extrêmement peur aux lycéens,
02:53fait extrêmement peur aux étudiants.
02:54Vous avez des personnes qui se retrouvent éborgnées et vous avez des mouvements de foule,
02:59vous avez des choses qui ne font qu'eux.
03:00Évidemment que c'est déplorable, il n'y a pas d'endroit dans lequel ça ne l'est pas.
03:06Mais ce mouvement, il est évidemment pacifiste, il est massif.
03:09Vous avez eu des centaines de milliers de personnes dans la rue en France,
03:11dans lesquelles il ne se passe absolument rien.
03:13C'est ce qu'on a montré d'ailleurs.
03:14Absolument rien, mais vous le dites, vous avez eu la manifestation hier
03:18dans lesquelles il y a des endroits où ça se passe extrêmement bien,
03:21dans lesquels c'est même très très festif,
03:24et dans lesquels on continue à faire voler des revendications.
03:27Moi je le dis aujourd'hui, mais le 17 octobre,
03:30nous on appelle à une manifestation 14h République,
03:33qui se passera extrêmement bien, dans laquelle on va aussi faire en sorte
03:35à ce que les revendications soient mises sur la table.
03:38Nous, c'est très certain, mais tant qu'on n'a pas les 10 milliards
03:42donnés par le ministère de l'Éducation,
03:44et qu'on ne remplit pas les 10 mesures,
03:46c'est-à-dire la fin de parcours sub, la fin de mon master,
03:48la fin de la sélection, la négovation de bâtie des profs
03:51devant tous les profs, enfin devant tous les étudiants,
03:54dans ce cas-là, oui, on n'arrêtera pas.
03:55Donc, 17 octobre, 14h à la République,
03:57je pense que la jeunesse relèvera la tête ce jour-là,
03:59et l'ensemble de la France aussi sera l'occasion pour nous
04:02de faire en sorte à dire à Emmanuel Macron
04:04de répondre aux revendications concrètement.
04:05Le commissaire Romain Lehmann est avec nous,
04:08c'est le chef de la circonscription de sécurité publique du JR.
04:13Bonsoir, merci d'être avec nous.
04:14Vous êtes intervenu avec une cinquantaine de policiers
04:16devant un lycée, le lycée Claude-le-Bois à Saint-Chamond,
04:20et vous avez été à cette occasion brûlé au premier degré
04:24par un tir de mortier.
04:25C'était jeudi 1er octobre.
04:27Comment allez-vous ?
04:33Ah, vous ne nous entendez pas.
04:35Alors, on va refaire un essai avec le commissaire Romain Lehmann
04:38pour qu'il nous entende fort et clair.
04:40Dans tous les cas, comme le disait à l'instant Younes Dufresne,
04:44le gouvernement doit apporter des réponses.
04:46Il y a eu les 3 000 professeurs là qui sont arrivés,
04:49enfin en partie.
04:50Un tiers.
04:50Un tiers.
04:51Oui, c'est ça.
04:51C'est ce qu'a dit Edouard Jeffray ce matin sur BFM TV.
04:53Devant les élèves.
04:55Mais on voit bien qu'ils sont motivés,
04:57qu'ils veulent continuer avec cette journée du 17 octobre.
04:59Donc, le gouvernement est sous pression.
05:01Ça, il ne peut pas le nier.
05:02Sous pression, mais vous voyez bien qu'il n'a pas l'intention
05:04de lâcher beaucoup de l'Est.
05:05Et qu'en fait, Sébastien Lecornu...
05:06Il ne lâchera pas les 10 milliards.
05:07Non, jamais de la vie.
05:08Il ne lâchera pas les 10 milliards.
05:09C'est déjà, vous voyez, on demande 6 milliards d'efforts aux retraités.
05:125 à 6 milliards.
05:13Donc, 10 milliards, vous imaginez ce que ça représente.
05:16Et Sébastien Lecornu a essayé de gagner du temps.
05:19Et en fait, il a reporté à fin octobre le fait d'apporter des réponses
05:23en comptant, c'est un fait, sur les vacances scolaires
05:26pour que les lycéens, lassés aussi de ne pas avoir beaucoup de réponses,
05:29se démobilisent.
05:31Si on fait un bilan très rapide sur le bâti scolaire,
05:34ce sont les régions et les budgets des collectivités locales
05:37qui gèrent les régions ne vont pas être augmentés.
05:42Donc, il n'y aura pas d'amélioration sur ce plan.
05:44Sur les remplacements de professeurs, on voit qu'avec ces 3 000 professeurs,
05:47le maximum faisable a pour l'instant été fait.
05:50Et le ministre a en plus rajouté que le budget de l'éducation nationale
05:53plus 1,2 milliard d'euros, il maintenait ce chiffre.
05:56Il ne compte pas non plus l'augmenter.
05:59Sur Parcoursup, ils veulent améliorer le système, mais pas le supprimer.
06:03Exactement.
06:03Et ça reste très flou.
06:04On manque vraiment de précision sur la nature des améliorations.
06:07Est-ce que Sébastien Lecornu gère bien cette crise ?
06:09Parce qu'il n'a pas reçu de délégation.
06:13Il est beaucoup à l'Assemblée ou au Sénat pour batailler notamment face à la France insoumise.
06:18Mais est-ce qu'il est vraiment présent pour répondre à ce qui se passe dans la rue ?
06:23On a l'impression quand même que, pour l'instant, il se tient à distance.
06:26Oui, et d'ailleurs, ça lui a été reproché un peu par le président de la République
06:29qui a trouvé qu'il ne s'engageait pas assez dans ce combat.
06:31Après, est-ce qu'il gère bien ?
06:33Ça dépend de quel côté de la France on se place.
06:35Toute la France qui a été choquée par la casse, par les violences,
06:39là, le Premier ministre leur a vraiment parlé et a réussi à les convaincre
06:42que c'était le grand n'importe quoi et que la France insoumise était en partie à la manœuvre.
06:47Donc là, le message est passé.
06:49Et en fait, il a sciemment choisi de ne pas réellement se mettre du côté des lycéens
06:53parce qu'il n'en a pas aujourd'hui les moyens budgétaires.
06:56Et à vrai dire, il gère un peu de la même façon qu'il gère la crise des carburants,
07:00c'est-à-dire on gagne deux semaines, puis un mois, puis un mois et demi, puis deux mois.
07:03Et puis à la fin, ça va être la présidentielle.
07:04Et là, on parie sur les vacances de la Toussaint pour que ça se calme.
07:07Mais ils n'ont pas peur du samedi 17 octobre, dans deux jours ?
07:10Ils sont très circonspects parce qu'on ne sait pas du tout à quoi ça ressemble.
07:12En fait, pour l'instant, on ne sait pas si c'est un défilé, une manifestation...
07:15Vous avez des remontées de terrain sur le 17 octobre,
07:17avant de retourner à voir le commissaire Allemagne ?
07:19Très peu, très peu de remontées de terrain.
07:20Bon, là, on vient d'apprendre qu'il y aura un rassemblement à la République.
07:24Mais on a très peu de remontées.
07:26J'espère que demain, on aura quand même...
07:27C'est compliqué de voir si ça sera massif ou pas.
07:29Oui, parce que dès que vous avez des organisations amicales, c'est beaucoup mieux cadré.
07:32Là, c'est un petit peu plus compliqué parce qu'elles ne seront pas là en masse.
07:35C'est une manif ou un rassemblement simplement à République ?
07:37Ça sera évidemment une...
07:39Il commencera par un rassemblement, 14h République.
07:41Mais le rendez-vous est clair pour nous, c'est 14h République.
07:44Je rappelle, on a un syndicat étudiant, les choses se passent très bien.
07:46Mais c'est un rassemblement, donc ?
07:47Mais ça sera certainement une manifestation.
07:50Alors, le commissaire Léman est avec nous, chef de la circonscription de sécurité publique du Gérard.
07:55Alors qu'il intervenait sur une cinquantaine avec des policiers devant le lycée Claude-Lebois à Saint-Chavon.
08:00Vous avez été brûlé au premier degré.
08:02Alors déjà, comment allez-vous ?
08:04Et qu'est-ce qui vous a brûlé, monsieur le commissaire ?
08:07Bonjour, bonjour messieurs.
08:08Je vous remercie, je vais bien.
08:10Avant toute chose, je tiens tout d'abord à remercier très sincèrement et très simplement
08:14tous les policiers qui sont engagés sur la sécurisation de ce mouvement lycien.
08:18Et en particulier, bien sûr, les policiers de la Loire où je travaille,
08:21ils interviennent notamment sous mon autorité avec un souci constant de la proportionnalité
08:26et un réel discernement des situations.
08:31Concernant ce mouvement lycéen, moi je suis engagé le 1er octobre en tant que responsable du dispositif sur Saint-Chavon.
08:38Dès 7h30, il y a un blocage du lycée Claude-Lebois avec un incendie sur le portail du lycée
08:44qui nous conduit à intervenir évidemment en protection des sapeurs ponquiers et de l'établissement.
08:50Donc je demande des renforts à Saint-Etienne.
08:51On intervient avec une manœuvre pour mettre à distance les manifestants.
08:58On a des barils de cadres qu'ils ont constitués avec un usage de gaz lacrymogène
09:02pour repousser les manifestants à distance de l'établissement et protéger l'action des sapeurs-pompiers.
09:08Et puis on fait ça sous une pluie de projectiles, des pavés, des mortiers d'artifices, des palettes qui nous
09:15jettent dessus.
09:18Les manifestants s'éloignent, je dirais même les manifestants parce qu'en fait il y avait des manifestants
09:22et puis des gens qui étaient le visage cagoulé, qui étaient habillés en noir.
09:27Ils ne sont pas des lycéens à ce moment-là ?
09:28Ils ne sont pas des lycéens ?
09:30Écoutez, il y avait au début des lycéens qui cherchaient simplement à accéder au cours
09:34et puis il y avait une partie qui était là pour s'en prendre à nous, s'en prendre à
09:38l'établissement.
09:39Et après quelques minutes, les lycéens se sont éloignés.
09:43Et toute la matinée, ça a été une confrontation avec ces groupes de casseurs
09:48qui étaient entre 50 et 100, ça dépendait du moment.
09:52Ce qui était assez marquant, c'est que vers le milieu de la matinée,
09:55ils ont bénéficié, ils ont récupéré des mortiers d'artifices.
10:02Ils ont attaqué, ils ont fait un mouvement sur notre position.
10:06On était en protection du lycée, ils ont fait un mouvement sur notre position.
10:09C'est à cette occasion qu'on a plusieurs blessés dans nos rangs.
10:13Je ne suis pas le seul à être blessé, on a eu trois blessés.
10:16J'ai un officier de police, une capitaine qui a été blessée à la jambe
10:19et un autre policier blessé au pied.
10:22Et puis moi, j'ai effectivement pris un mortier d'artifice
10:24qui m'a impacté à la lisière haute du gilet pare-balles,
10:27qui a transpercé le matériel et m'a occasionné une brûlure
10:31sous les quatre couches de matériel que j'avais
10:33et m'a percé les deux tympans.
10:36Donc ça montre la dangerosité, évidemment, de ces dispositifs
10:40qui sont employés par certains.
10:42On vous visait directement avec le mortier d'artifice.
10:44Et quand notre invité déclare que si les policiers n'étaient pas là,
10:48il y aurait moins de tensions et ça se passerait de manière plus pacifique,
10:52qu'est-ce que vous répondez, monsieur le commissaire ?
10:55Écoutez, c'est très simple.
10:57Nous, quand on intervient, ils sont en train de brûler le lycée.
11:00Ils sont en train de dégrader le lycée.
11:02La posture initiale n'était pas forcément d'intervenir.
11:05Quand on a des jeunes casseurs, parce que je pense que ce sont des casseurs,
11:10on peut remplir ces termes, qui brûlent le lycée,
11:13ça me paraît adapté d'engager nos forces pour protéger l'établissement scolaire
11:19et protéger les pompiers.
11:20Par ailleurs, quand on se trouve devant le lycée et qu'on a entre 50 et 100 mecs cagoulés
11:26qui avancent sur nous en nous tirant à tir tendu des mortiers et qui blesse trois policiers,
11:31je pense qu'il n'y a pas de...
11:33En tout cas, dans ce que j'ai pu être témoin sur Saint-Chamond et dans la loi,
11:38il n'y a pas eu de disproportion dans notre usage de moyens.
11:41On a toujours évidemment un souci constant de la proportion dans les moyens qu'on engage.
11:45Sur cette journée-là, on a eu trois policiers blessés,
11:49on a eu un personnel éducatif qui est blessé et zéro blessé chez les manifestants.
11:55Je peux en témoigner parce que j'étais présent.
11:56Il n'y a eu aucun contact direct entre les forces de police et les manifestants.
12:01Les seuls blessés, ils sont côté police.
12:03Merci, monsieur le commissaire.
12:04Qu'est-ce que vous répondez alors, Younes Dufresne ?
12:06Je réponds qu'il faut que nous, évidemment, on plaide pour un mouvement qui est large et pacifiste.
12:12C'est évidemment...
12:14Moi, je pense qu'il faut...
12:15Là, il s'est essayé de faire brûler un lycée, d'après ce que raconte le commissaire.
12:19Il y a des lycées qui ont brûlé déjà.
12:21Je termine là-dessus, mais il faut faire la part des choses,
12:23notamment entre la casse matérielle et les personnes qui se retrouvent éborgnées...
12:29La casse matérielle, ce n'est pas grave.
12:31Moi, j'entends souvent parler de violence urbaine ou quoi que ce soit,
12:34et en fait, il n'existe pas de violence contre le matériel.
12:35La casse matérielle, ce n'est pas grave.
12:37Tenter de brûler un lycée, ce n'est pas grave.
12:38Mais entendez une chose, qu'entre une personne qui perd un oeil pour sa vie
12:43et une porte qui n'existe pas...
12:45C'est curieux de brûler un lycée et demander plus de moyens.
12:50J'ai 10 milliards et en même temps brûler un lycée.
12:53Je vous dis, pour un moment, qui est massif et pacifiste.
12:55Partout en France, vous avez des personnes qui se lèvent.
12:57Vous avez une jeunesse qui vont en manifestation,
13:00qui font des cortèges qui sont massifs,
13:01qui vont dans des boulots, qui vont dans des boulots...
13:03Vous avez un commissaire de police qui a failli se faire brûler,
13:06ça ne vous pose aucun problème.
13:07J'ai les précieux que ça ne vous gêne pas.
13:09Et vous allez chercher des explications.
13:10Ce n'est pas grave si on brûle un lycée.
13:12Ce n'est pas grave si on brûle un camion de pompiers comme à Marseille.
13:15Ce n'est pas grave si on détruit des bus.
13:16C'est qui qui va payer ?
13:18Mais vous rigolez ou quoi ?
13:19Comme d'où vous dites là.
13:20Vous n'arrivez pas à dire ces mots-là.
13:22Il y a un commissaire de police qui témoigne.
13:24C'est dingue.
13:25Mais c'est quand même hallucinant.
13:25Moi, je vous dis qu'il y a un mouvement qui est large et pacifiste partout en France.
13:28Mais ça fait que de deux fois que vous nous le dites.
13:30Mais vous ne l'entendez pas.
13:32Vous aussi reconnaissez l'effet qu'il y a des manifestations qui sont immensément larges
13:35dans lesquelles il ne se passe absolument rien.
13:37Personne n'est le contraire sur ce plateau.
13:39Mais bien sûr que si.
13:40Et on est déjà à 30 millions d'euros de dégâts.
13:42C'est le contraire.
13:42Moi, je veux aussi qu'on se pose la question de combien ça coûte d'envoyer autant
13:45de camions de CRS sur...
13:48C'est un métier.
13:48Oui, mais le ministère de l'Intérieur pourrait peut-être répondre.
13:52C'est un argument qu'on entend beaucoup.
13:55Nous, on demande 10 milliards pour l'éducation.
13:57Et il y a déjà énormément de millions d'euros qui ont été dépensés dans la répression
14:03du mouvement social.
14:05C'est assez hallucinant.
14:06Merci au commissaire Léman.
14:08Merci au commissaire, bien sûr, pour le témoignage.
14:09Mais un dernier mot.
14:10C'est vrai que c'est un argument qu'on entend beaucoup chez les jeunes.
14:12Finalement, si les policiers n'étaient pas là, ça se passerait mieux.
14:15C'est eux qui amènent la tension par leur présence.
14:18Écoutez, c'est ceux qui disent, eux, vous savez quoi, nous ?
14:20Si on pouvait ne pas être là et faire autre chose,
14:22on serait très content de faire autre chose, je vous rassure.
14:24Ça ne nous arrange pas de se lever à 6h du matin
14:26et de rester jusqu'à 21h le soir,
14:28voir des mecs devant des lycées qui sont en train de cramer
14:30et nous jeter le mortier à l'artifice.
14:32Je vous le dis de manière très claire.
14:33Si on pouvait faire autre chose, je vous assure qu'on ferait autre chose.
14:35Toute la question est dans la proportionnalité.
14:38C'est ça qui est en débat.
14:39Parce que c'est toujours en réplique, vous avez raison.
14:43C'est toujours en réplique, est-ce que cette réplique est proportionnée ou pas ?
14:46On est d'accord.
14:47Un dernier mot, puisque vous avez rappelé le rassemblement samedi,
14:50place de la République,
14:51mais si on vous donne l'ordre d'évacuer samedi, vous évacuerez ?
14:54Moi, je pense qu'il n'y a pas de raison que les choses se passent mal.
14:59Si on vous dit que c'est terminé, il faut évacuer.
15:01Moi, je pars du principe que ce rendez-vous sera extrêmement large.
15:05Il sera rejoint notamment que par les étudiants et les lycéens,
15:07mais aussi les agriculteurs, mais aussi les gilets jaunes,
15:10les personnes qui, en final, ont marre de la politique de casse
15:13et de misère d'Emmanuel Macron depuis plus de 10 ans.
15:15Ce sera l'occasion pour toute la France de relever la tête une bonne fois pour toutes.
15:18Donc, rendez-vous 17 octobre, 14h, République.
15:20Mais ça va nous amener à parler du budget dans un instant,
15:23puisque l'examen du budget a commencé.
15:24C'est sous surveillance du FMI et de la Banque Centrale Européenne.
15:28On va en parler.