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  • il y a 1 an
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Puisqu'on attend que Sébastien Lecornu fasse des gestes vers la gauche, vers quelle gauche ?
00:04Ça va être le thème du signé qu'on signe.
00:06Dans tous les cas, le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, dans le gouvernement des missionnaires,
00:11il est là, il est à la tâche et il regarde les mouvements et ce qui va suivre.
00:15Qu'est-ce que l'on peut dire dans les grands enseignements qu'on peut tirer de cette journée ?
00:19D'abord peut-être la mise en échec de celles et ceux qui voulaient bloquer le pays.
00:24Eh bien, nous avons précisément mis en échec cette stratégie
00:29et les bloqueurs n'ont pas bloqué la France.
00:32L'autre enseignement, celui que l'on pressentait, c'est qu'il y a eu une forme de confiscation,
00:37de détournement de cette mobilisation.
00:40Il y a des compatriotes qui ont eu une colère, des fins de mois difficiles,
00:44qui peuvent légitimement exprimer, mais on voit bien qu'il y a eu ce détournement,
00:49notamment par le mouvement d'extrême-gauche.
00:51Mouvement d'extrême-gauche.
00:53On voit qui il vise, Bruno Retailleau.
00:56Bonsoir Charles Consigny.
00:57Bonsoir.
00:57Bonsoir Madame Almadufour.
00:59Si vous êtes avec nous, c'est bien évidemment en lien avec l'actualité,
01:02ce que l'on vient d'entendre.
01:03Vous êtes député de la France Insoumise de la Seine-Maritime.
01:05Donc on attend une prise de parole de Sébastien Lecornu,
01:08le nouveau Premier ministre.
01:10Dans tous les cas, il y a une nouvelle manifestation
01:12qui est prévue le 18 septembre prochain.
01:16On voit bien que la stratégie de la France Insoumise,
01:18c'est de pousser le plus, de soutenir ces mouvements dans la rue.
01:22C'est la stratégie du chaos ?
01:23C'est la violence comme réponse au nouveau Premier ministre ?
01:25Je peux comprendre que Lecornu, ça fait un peu moins rêver que Che Guevara.
01:32Je comprends que dans la situation actuelle, on ne vous sort pas du chapeau,
01:37ni un borlot, ni je ne sais quelle personnalité susceptible d'agréger à elle
01:43toutes les colorations politiques.
01:45Néanmoins, on est dans cette situation extrêmement bizarre et il faut souhaiter quand même pour le pays
01:52qu'il arrive à faire quelque chose, M. Lecornu.
01:55J'observe que vous êtes dans une forme de radicalité, c'est vrai, à l'extrême gauche.
02:01J'ai vu, cher Alma Dufour, votre tweet qui a fait polémique.
02:05Et moi, j'estime que vous écartez à mon sens du rôle d'un député, du rôle d'une députée,
02:11avec un tweet comme celui-là, qui en gros appelle à...
02:17Vous vous voyez devant des flammes et flammes d'une palette, c'est ça.
02:21Une palette en train de brûler à 5h du matin parce qu'il faisait froid.
02:23Oui, d'accord.
02:24C'est amusant comment ça vous agite tout de suite, mais on va en parler.
02:28Honnêtement, c'est peut-être ma déformation professionnelle qui parle.
02:31Oui, mais c'est une déformation professionnelle de juriste.
02:34Et donc, quand je vois un tweet comme celui-là, si j'étais procureur,
02:38je considérais que c'est poursuivable comme une provocation à l'incendie, par exemple,
02:43ou à la violence, en tout cas.
02:45Donc voilà, moi, je ne suis pas contre la radicalité en politique.
02:49Je vais vous laisser répondre là-dessus.
02:50Je pense que dans ce moment qui n'est pas génial,
02:55déjà qu'effectivement le président lui-même ne montre pas un exemple fabuleux
02:59en nommant quelqu'un qui ne fait pas rêver grand monde,
03:01je ne suis pas sûr que vous, de votre côté,
03:04vous soyez tout à fait à la hauteur de cette espèce de crise hallucinante
03:08dans laquelle on est et qui va probablement s'aggraver des deux mains
03:11avec la dégradation de la note de la France
03:13en appelant les Français à des violences dans la rue, c'est tout.
03:16Je ne sais pas ce que j'ai fait, monsieur.
03:18C'est ça qui est intéressant.
03:19C'est-à-dire que là, on parle d'un feu de palette sur une esplanade, sur un rond-point.
03:26Il était 5h du matin.
03:27Tous ceux qui ont déjà participé à des blocages dans leur vie savent qu'il fait très froid à 5h du matin.
03:32Nous avons bloqué à peu près 8h.
03:33Uniquement les camions, d'ailleurs, c'est intéressant de le dire
03:35parce qu'on ne voulait pas empêcher les gens qui se rendaient au travail
03:37de se rendre au travail et qu'ils soient sanctionnés pour ça.
03:40À bord de ces camions, il y a des gens qui travaillent.
03:41Mais justement, les camionneurs et les chauffeurs routiers, dans le cadre d'un mouvement social,
03:45leur patron est au courant qu'ils n'y sont pour rien.
03:47Et en général, ça ne les dérange pas tant que ça puisqu'ils peuvent rester, se reposer.
03:50Par moment, ils s'en sont à 36 heures de conduite sans avoir fait l'accent.
03:52Ils sont contents d'être bloqués.
03:53Ah bah oui, on a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de soutien des poids lourds.
03:56Il n'y en a eu que deux qui ont essayé d'écraser des gens.
03:57Et ça aussi, j'aimerais bien que vous en parliez.
03:59Parce qu'en fait, les gens qui s'exposent en faisant des blocages pacifiques,
04:01encore une fois, je le dis, pacifiques.
04:03Blocage, par définition, c'est pacifique.
04:05Puisqu'un blocage, on en fait, j'ai l'enpassé.
04:06En fait, pacifique, ça veut dire non-violence.
04:09Violence, ça veut dire atteinte à la personne et au bien.
04:11Donc là, en l'occurrence, le seul bien à lequel il a été porté atteinte,
04:14c'est une palette qui n'appartenait à personne et qui a surtout servi à réchauffer les cœurs.
04:18Comme vous avez remarqué, j'ai dit flamme, je n'ai pas dit incendie.
04:21Et ce qui est intéressant, c'est que vous n'avez pas rebondi, vous,
04:23enfin, il y a eu deux vrais incendies dans la journée.
04:26Un qu'on déplore, celui du bus à Rennes et qui, pour moi,
04:29pas du tout la bonne méthode.
04:30Et notre mouvement n'a jamais encouragé des incendies
04:32et notamment, évidemment, de biens qui servent aux services publics.
04:36Mais il y a eu aussi un autre incendie qui a eu lieu à Paris,
04:38c'est-à-dire un incendie d'un immeuble qui a été provoqué,
04:40évidemment, sans faire exprès, par les forces de l'ordre,
04:42mais qui interroge quand même sur les méthodes qu'on utilise en pleine rue,
04:44au milieu de passants, au niveau de restaurants,
04:46où, en fait, on sait que les hauts vents sont inflammables,
04:48que les palais lacrymogènes peuvent créer des incendies.
04:50Et j'aurais bien aimé qu'on parle des vrais dégâts
04:52parce qu'en fait, cette journée n'a occasionné quasiment aucun dégâts matériels.
04:56Elle a permis de ramener un sentiment de mobilisation et d'espoir
04:59chez des jeunes et des moins jeunes.
05:01Et je ne suis pas du tout d'accord avec, évidemment,
05:03celui qui est dans son rôle chroniqueur de Valeurs Actuelles
05:05qui disait qu'il y avait des jeunes, oui, des jeunes bourgeois.
05:08Dans les grandes villes, sans doute que les jeunes se sont beaucoup mobilisés.
05:10Il y avait beaucoup de jeunes à Paris, on l'a vu.
05:10Moi, là où j'ai bloqué, excusez-moi, j'étais avec les gilets jaunes.
05:14J'étais avec les gilets jaunes qui sont toujours les mêmes,
05:16qui ont toujours les mêmes problèmes de pouvoir d'achat.
05:18J'étais avec des ouvriers industriels, des ouvriers de chez Renault,
05:21des retraités de l'industrie.
05:22Et pour eux, tous les jours, leur vie est mise à feu
05:25par les budgets successifs, par la crise du pouvoir d'achat.
05:29Et c'est ça qu'en fait, je veux dire,
05:29vous réagissez à une image de palette qui brûle
05:32et vous ne parlez pas des violences que subissent les Françaises et les Français.
05:35Je suis tout à fait favorable à aller sur le fond.
05:38D'ailleurs, moi, à l'époque,
05:39j'avais soutenu les gilets jaunes au début de ce mouvement
05:42parce que j'estimais, en tout cas,
05:44qu'il fallait les écouter, entendre leurs revendications
05:47et y répondre d'une manière ou d'une autre.
05:50Et j'avais même, d'ailleurs, stigmatisé, à mon sens,
05:53le raidissement du pouvoir de l'époque.
05:54Le mépris de classe.
05:56Qui se, oui, mais qui était même, à mon avis, une forme de peur.
06:00Là-dessus, je peux vous rejoindre.
06:01Je pense qu'on était face à des petits bourgeois
06:03qui avaient tout à coup peur du peuple,
06:05alors que leur rôle comme responsable politique
06:08était, évidemment, d'aller vers ce peuple
06:10et de comprendre et de partager...
06:13On n'a pas sorti le tweet.
06:14On voit le mât du four, simplement,
06:15parce que beaucoup de gens ne l'ont pas vu
06:16et on parle d'une chose que les gens n'ont pas vue.
06:18Vous êtes donc devant un feu de palette
06:20avec ce que vous écrivez un 10 septembre
06:23dans La joie et les flammes.
06:24Pour vous, Charles Consigny, c'est un appel à la violence ?
06:26Je ne veux pas faire...
06:28Ce n'est pas non plus une violence à...
06:29Merci, merci, merci.
06:31Non, mais vous savez, je ne veux pas vous faire un procès.
06:33Ce n'est pas le lieu.
06:35Oui, mais vous savez, il y a quelque chose
06:37qui s'appelle l'ambiguïté, disons.
06:39Je pense qu'il y a une forme d'ambiguïté là-dedans.
06:42Je suis désolé, je pense que ce n'est pas clair.
06:44De la même manière que quand Jordan Bardella
06:47dit que son livre préféré, avec un grand sourire,
06:50c'est l'étranger d'Albert Camus,
06:51je pense qu'il y a une forme d'ambiguïté.
06:53Je pense qu'il sait très bien à qui il parle.
06:55Il parle à sa base quand il fait ça.
06:56Et donc, je pense que vous,
06:57quand vous publiez une image comme celle-là,
06:59en réalité, d'ailleurs, vous dites que
07:01c'est à 5h du matin, etc.
07:03Le tweet, il est publié à 17h23.
07:05Oui, mais la photo est prise à 5h du matin, monsieur.
07:07J'étais en train de bloquer.
07:08Je n'allais pas sur Twitter en même temps.
07:10Ne faites pas tous les reproches.
07:12Nous expliquez.
07:13Non, le diable est dans les détails, chère madame.
07:15Est-ce qu'il y a une ambiguïté
07:18chez la France Insoumise
07:20par rapport à cette violence ?
07:22Bien sûr, officiellement, vous n'avez pas la violence.
07:24Mais en même temps,
07:26quand il y a des affrontements,
07:27vous dénoncez toujours les policiers,
07:28rarement ceux qui s'affrontent aux policiers.
07:31Alors, ça, c'est faux.
07:32Ça, c'est faux.
07:33Vous dénoncez les Black Blocs ?
07:34Oui, bien sûr.
07:34Bien sûr, en fait,
07:35on ne jette pas des projectiles
07:37sur les forces de l'ordre.
07:38On ne provoque pas encore plus
07:39de chaos et de violence.
07:40Mais on a toujours été très clair.
07:41On ne casse pas les commerces ?
07:42Par contre, ce qui est sûr,
07:44c'est qu'en termes,
07:45en fait, le gouvernement donne
07:46une très, très, très mauvaise image.
07:47Enfin, le président Macron,
07:48depuis qu'il est élu en 2017,
07:49est réélu.
07:50En fait, il montre une image
07:51de quelqu'un qui ne comprend
07:52que le rapport de force.
07:54Regardez, l'année dernière,
07:54vous avez tous compris
07:55les agriculteurs,
07:57leur colère.
07:58Et ils n'y ont pas été
07:59de main morte,
07:59les agriculteurs,
08:00en termes de mobilisation.
08:01Ils ont brûlé des préfectures,
08:02mis à sacs plein d'endroits.
08:04Et on peut l'entendre.
08:05Parce que ça faisait des années
08:06que leur colère n'était pas entendue.
08:08Qu'on les enfermait
08:09de négociation en négociation.
08:10Et qu'en fait, finalement,
08:11tout le monde leur disait
08:12oui, oui, on vous comprend,
08:12on vous comprend,
08:13mais il ne se passe rien.
08:14Oui, mais d'accord.
08:14Comprenez les Françaises
08:15et les Français.
08:16On ne va pas faire toutes
08:16les missions là-dessus,
08:16mais il faudrait savoir.
08:17Comprenez les Françaises
08:17et les Français.
08:18On leur dit,
08:19vous avez des problèmes
08:19de pouvoir d'achat,
08:20mais le pouvoir d'achat
08:21se dégrave.
08:22Vous nous dites quand même,
08:23Madame Dufour,
08:23vous nous dites en même temps
08:24que cette photo,
08:26qui à mon sens est très ambiguë,
08:27n'incitait à rien,
08:29n'était pas un appel
08:31à la violence,
08:32mais qu'il n'y a que la violence
08:33qui permet de se faire entendre.
08:35Non, violence n'est pas
08:35rapport de force.
08:36Vous venez de le dire
08:36s'agissant des agriculteurs.
08:38Non, violence n'est pas
08:40rapport de force.
08:41Et c'est là où il est
08:42très important de tirer
08:43un trait ferme
08:45entre ce qui est d'un blocage,
08:46qui est une perturbation
08:47de l'activité des gens,
08:49des Françaises et des Français,
08:50des industries,
08:51et la question de la violence.
08:52La violence,
08:53c'est l'atteinte physique,
08:55c'est l'atteinte matérielle.
08:56Et nous, de ce côté-là,
08:58on est extrêmement clair.
08:59Le rapport de force en France
09:00ne peut pas passer
09:01par la violence,
09:02parce que, un,
09:03ce ne serait pas...
09:03Parce que, moralement,
09:05déjà, la violence sur les gens
09:06est inacceptable
09:06en toutes circonstances.
09:08Deux, parce que ce ne serait pas
09:09compris par la majorité du peuple.
09:10Et trois, parce qu'on est
09:11dans un État aussi
09:12où il y a beaucoup
09:13de forces policières, etc.
09:14Ça, ça ne marche pas comme ça.
09:16Les gilets jaunes
09:16sont tombés dans un piège répressif.
09:17Nous n'appelons pas
09:18à la violence.
09:19Nous appelons à des actions
09:20intelligentes de perturbation
09:22de l'activité économique.
09:23D'ailleurs, les gilets jaunes
09:25ont été sabotés
09:27par leurs éléments violents,
09:29par ceux qui sont venus
09:30dans leurs manifestations
09:31commettre des actes
09:33d'hyperviolence.
09:33Un peu comme hier, d'ailleurs.
09:35Cette stratégie, en réalité,
09:36elle se retourne toujours
09:37contre les revendications
09:39qui sont portées au départ.
09:39Mais elle ne dépend pas de nous.
09:40Moi, je contrôle ni le mouvement,
09:42ni le parti.
09:42En même temps, le pouvoir politique
09:43a bougé sur les gilets jaunes
09:44comme quand il y a eu des violences.
09:45Ce que vous souhaitez,
09:45c'est que le mouvement s'amplifie
09:47pour aboutir, un,
09:48à la chute de le corps nu
09:50et deux, au départ,
09:51d'Emmanuel Macron.
09:52Mais encore une fois,
09:52ce n'est pas dans la perspective
09:53d'objectifs qui pourraient
09:55être qualifiés de politiciens.
09:56Ce n'est pas ça.
09:57C'est que la crise,
09:58elle est réelle.
09:59La crise, elle est réelle.
10:00Moi, vous me parlez de violence.
10:01Moi, je vais vous dire
10:01ce qui est violent.
10:02De rencontrer des travailleurs
10:03qui bottent dans une usine
10:05qui est pleine d'amiante,
10:05s'ils le savent,
10:06à Arcelor, Mita,
10:07et que le ministère
10:08n'ait toujours pas pris
10:10un décret depuis 20 ans
10:11reconnaissant la présence
10:12de cette amiante.
10:13Ça, c'est violent.
10:14Des mamans qui doivent
10:14arrêter de travailler
10:15parce qu'elles n'ont pas de place
10:16pour leur enfant en situation
10:17de handicap à l'école.
10:18Ça, c'est violent.
10:19Tous les jours,
10:20les gens vivent des situations
10:20extrêmement violentes
10:21et vous le partagez.
10:22Vous le savez.
10:22Non, mais on est d'accord là-dessus.
10:23On n'est juste pas d'accord
10:24sur les solutions à apporter.
10:25D'accord, mais vous savez
10:26qu'en fait, malheureusement,
10:27ces gens-là,
10:27on ne les a pas entendus.
10:28On a appelé des élections,
10:29elles n'ont pas été entendues.
10:37Vous n'irez pas jusque-là,
10:38quand même.
10:38Ah bon, vous n'irez pas
10:39jusque-là ?
10:39Vous ne pensez pas
10:40que le président méprise
10:41les attentes des Français ?
10:42Honnêtement, je pense
10:43que les attentes des Français,
10:45en ce moment,
10:45elles sont quand même
10:46assez difficiles à interpréter.
10:47Pouvoir d'achat, démocratie.
10:48Vous avez beaucoup de gens.
10:50C'est un combo gagnant
10:51à tous les coups.
10:51Il y en a plein qui disent
10:52aussi sécurité.
10:53Oui, bien sûr,
10:54mais je n'ai pas ça,
10:56mais je parle de ce qui nous rassemble
10:57avec ces gens.
10:58Oui, mais je pense que
10:59les attentes des Français,
11:01c'est aujourd'hui
11:01quelque chose qui est très protéiforme.
11:03Il y a des gens qui vont vous dire
11:03que les attentes des Français,
11:04c'est la victoire
11:05du Rassemblement national.
11:06Il y en a d'autres
11:07qui vont vous dire effectivement
11:08que c'est la destitution de Macron.
11:09Voilà.
11:10Moi, ce que j'observe...
11:10C'est pour ça que c'est compliqué.
11:11Ce que j'observe quand même,
11:12c'est que vous avez quand même
11:15certaines ambiguïtés
11:16qui, je pense,
11:17vous portent au gis.
11:18Quand Mme Chikirou,
11:19par exemple,
11:19n'est pas capable de dire...
11:21Mais vous pouvez le répéter
11:21autant que vous voulez.
11:23Question simple.
11:23Est-ce que le régime chinois
11:26est violent ?
11:27Vous avez fait une énumération
11:28des violences.
11:29Est-ce que le régime chinois
11:29est violent ?
11:30Oui.
11:30Oui ?
11:31Est-ce que la Chine
11:31est une dictature ?
11:33Je pense qu'on peut
11:33le considérer comme telle.
11:34D'accord.
11:35Alors pourquoi Mme Chikirou
11:36ne le dit pas, par exemple ?
11:37Mais ça, ce n'est pas mon problème.
11:38Vous voyez ce que je veux dire ?
11:38Ça, ça vous nuit,
11:39toutes ces ambiguïtés-là.
11:40Ce n'est pas mon problème, la question.
11:42La question, elle n'est pas là.
11:43C'est que vous faites
11:43les questions et les réponses.
11:45Et en même temps,
11:45vous allez nous dire
11:46qu'on a des ambiguïtés.
11:47Vous allez dire
11:48qu'on appelle à la violence.
11:48On ne l'a jamais fait.
11:49Prenez-nous dans le texte.
11:50Est-ce qu'on a appelé
11:51à des dégradations ?
11:52Est-ce qu'on a appelé
11:53les gens à s'en prendre
11:54aux forces de l'ordre ?
11:54Non, mais c'est toujours
11:55un peu en filigrane.
11:56Mais en fait,
11:57quand vous êtes comme moi,
11:58quelqu'un qui a un gilet jaune,
11:59quand vous n'avez sans doute
12:01jamais bloqué
12:01un rond-point de votre vie,
12:02en fait, le feu de palais
12:03c'est quelque chose
12:05qui nous est sympathique
12:06et qui est nécessaire.
12:08Je suis contre les blocages.
12:09Je pense que ça ne fait
12:10rien avancer.
12:11Mais vous l'avez dit
12:12qu'il fallait un rapport de force.
12:12Mais ce que je partage avec vous,
12:14c'est qu'il y a des souffrances
12:15dans le pays
12:15qui ne doivent pas être traitées
12:17par un mépris
12:18et un dédain petit bourgeois
12:21d'une classe politique effrayée
12:23qui ne comprend plus le peuple.
12:24Là-dessus, on est d'accord.
12:25Merci, Maître Consigny.
12:27Merci, Alma Dufour.

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