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  • il y a 13 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:05450 000 manifestants à travers le pays selon l'union étudiante, 256 000 selon le ministère de l'Intérieur.
00:14Voilà le bilan aujourd'hui de la manifestation qui s'est dans l'ensemble très bien passé.
00:19Quelques incidents sporadiques que l'on voit en ce moment du côté de Paris,
00:24essentiellement du côté de la nation, avec toujours les mêmes profils que l'on peut retrouver,
00:29200, 300 personnes qui sont des individus cagoulés,
00:32qui sont venus essentiellement pour en découdre avec les forces de l'ordre du côté des responsables politiques.
00:37Sébastien Lecornu a annoncé la suspension des cours en fin de semaine pour un temps de démocratie interne.
00:43Les présidents d'universités ont aussi appelé à des états généraux de la jeunesse
00:48en disant qu'il fallait maintenant donner la parole aux jeunes et les reconnaître comme acteurs du débat public.
00:53Il faut préciser qu'un acte 4 est prévu jeudi, nouvelle mobilisation ?
00:58Jeudi, une mobilisation, une manifestation à venir.
01:01Mais sous quelle forme, pardon, c'est pas des blocages, c'est plutôt un truc qui ressemblerait à une nouvelle
01:05journée de mobilisation avec un rassemblement ?
01:07Je crois que oui, c'est une manifestation avec une poursuite, je pense, des blocages dans les lycées
01:12qui seront faits les matins et ensuite l'après-midi tout le monde.
01:15Alors on va retrouver l'une de nos équipes qui se trouve à Paris dans ce qui s'annonce comme
01:20la fin du cortège du côté de la place de la nation.
01:23Et de ce que l'on peut voir, ça se passe plutôt pas mal pour le moment.
01:35La place de la nation.
01:37Alors là, il y a actuellement toujours des affrontements avec les forces de l'ordre. Est-ce que vous m
01:41'entendez ?
01:42Oui, allez-y.
01:43Vous êtes en direct.
01:44Oui, toujours des jets de projectiles de la part de quelques individus, comme c'est le cas depuis plusieurs dizaines
01:50de minutes.
01:51Des jets de pierres, des mortiers, d'artifices également.
01:54On voit le cortège principal qui est en train d'arriver toujours sur la place de la nation.
02:00On voit des chasubres de la CGT qui étaient en tête de cortège qui se sont désormais rapprochés.
02:05Et c'est en haut de l'avenue Philippe-Auguste que se passent ces scènes de tensions, donc des jets
02:10de projectiles suivis de chargement de la part des forces de l'ordre pour essayer de repousser cette foule.
02:16Alors il y a plusieurs centaines de personnes ici, près de la nation.
02:18En réalité, il y a quelques individus, quelques dizaines d'individus seulement qui participent à ces jets de projectiles.
02:25On voit une sorte de provocation en fait de la part de certaines personnes qui suivent des projectiles envers les
02:30forces de l'ordre.
02:31Les forces de l'ordre reculent plus qu'elles changent de repousser cette foule.
02:36Mais quelques minutes plus tard, ça recommence.
02:38Ce que l'on peut apercevoir est à utiliser depuis tout à l'heure sur place de l'ordre et
02:45des champs.
02:46En tout cas, la grande majorité des personnes qui sont là sont des personnes spectatrices de ce qui se passe.
02:50Mais ces jets de projectiles, ils continuent.
02:52En fait, on a des petits soucis de liaison.
02:55Et puis en même temps, nos reporters portent des masques pour se protéger aussi des gaz lacrymogènes.
03:01– Jérôme Jimenez, il y a quelques incidents à la place de la nation.
03:04Mais du maire général, les manifestations aujourd'hui se sont bien passées.
03:08Pas seulement à Paris, il y en avait ce matin dans les grandes villes de France.
03:11On voit bien quand même que l'apport des syndicats.
03:14Sophie Binet de la CGT avait dit que la CGT allait aider, notamment aux services d'ordre.
03:18Parce que la CGT a des services d'ordre.
03:19L'apport des syndicats, la présence aussi des parents, des professeurs.
03:24Ça a permis de canaliser les choses et de limiter la violence ?
03:27– Ça a permis de canaliser, c'est certain.
03:29On l'avait dit aussi, quand vous déposez une manifestation, il y a un parcours qui est édifié.
03:35Et on peut aussi anticiper beaucoup de choses, dégager du mobilier urbain
03:38ou de chantier qui peut être compliqué au moment de la manifestation.
03:42Ça permet de travailler un peu mieux, si je puis dire,
03:44que des manifestations « sauvages » dans des lieux qui n'étaient pas prévus dès le départ.
03:49Donc là, on voit bien évidemment qu'il reste encore quand même du monde sur place.
03:52On va rester prudent parce qu'il y aura quand même une centaine de personnes sur la place de la
03:56nation.
03:56On sait aussi par expérience que le moment de la dispersion est toujours un moment décile et délicat.
04:03On nous parle, votre reporter sur place parle d'une dizaine d'individus
04:07et on constate également quand même une pluie de jets de projectiles.
04:10Il y a un élément aussi dont je voulais parler et qui a son importance.
04:13Quand on entend des bruits assourdissants, on aurait tendance aujourd'hui à parler systématiquement avec le drame.
04:18Et je rappelle que c'est un drame à Lens comparé par rapport à l'usage de la grenade des
04:23encerclements.
04:25Il y a aussi une grenade, la GM2L, qui utilise un gaz lacrymogène mais qui est aussi assourdissant.
04:31Donc quand il y a un bruit fort, ce n'est pas systématiquement l'usage ou l'emploi d'une
04:36grenade des encerclements.
04:37Mais que répondez-vous à ceux qui disent qu'il faudrait interdire l'utilisation des grenades ?
04:42J'entendais notamment le député socialiste Boris Vallaud faire cette proposition.
04:46Il disait même qu'on était peut-être le seul pays en Europe à utiliser ces grenades.
04:50Oui, c'est peut-être le cas.
04:51Mais en fait, la difficulté, c'est que vous voyez bien que les manifestations sont de plus en plus hostiles.
04:55Le niveau de violence est très fort.
04:57Je veux dire, c'est plus violent en France que dans d'autres pays européens ?
05:00En tous les cas, c'est très très violent.
05:01Je veux dire, quand vous prenez les mortiers d'artifice aujourd'hui de 200 coups avec des calibres que vous
05:06êtes obligés de prendre avec deux mains,
05:07quand vous êtes visé, que vous êtes policier,
05:09bien évidemment, il faut avoir un acte de défense qui soit légitime et proportionnel.
05:14Donc la grenade est indispensable aux mains d'armes ?
05:16Elle est indispensable aux mains d'armes.
05:17Et je préciserai aussi, c'est qu'elle nous permet aussi de ne pas faire usage de l'arme létale.
05:22Heureusement.
05:23C'est tout l'intérêt, non mais c'est quand même tout l'intérêt de l'arme intermédiaire.
05:27Comment pouvez-vous répondre ?
05:28Quand vous avez des individus, alors ça reste une minorité, c'est bien traduit sur le terrain,
05:32mais une minorité armée et armée sérieusement.
05:36C'est-à-dire qu'on peut tuer des policiers, des civils, des professeurs ou autre.
05:40Mais pourquoi vous n'utilisez pas plus les canons à eau ?
05:42Ça, c'est une question qu'on a posée.
05:44Alors déjà, on n'en dispose pas, je pense, suffisamment pour pouvoir les...
05:47Mais c'est une question qui a été posée.
05:49Après, ça, c'est des choix des autorités et des politiques.
05:52Jonas Haddad, vous êtes d'accord avec ce débat qu'il faut lancer ?
05:55Savoir est-ce qu'aujourd'hui, les policiers doivent continuer à utiliser des grenades ?
05:59Après le drame, notamment, de Delance et ce jeune homme qui a perdu une partie de son bras.
06:04Mais vous parlez des autres pays européens, dans quels autres pays européens on a vu une policière
06:09dans laquelle elle a été lynchée par terre la semaine dernière à coups de wesh et de wallah quand elle
06:15était par terre.
06:16Et le lendemain, un commandant de police, des professeurs.
06:20Moi, je veux bien entendre de temps en temps des gens qui disent qu'on a des problèmes de moyens,
06:23des problèmes de professeurs.
06:24Mais est-ce qu'on peut m'expliquer comment on fait pour se défendre lorsqu'il y a des professeurs
06:27qui sont lynchés ?
06:29Des policiers qui sont lynchés.
06:30M. Vallaud, qu'est-ce qu'il va faire ? Il va s'interposer, lui, avec sa petite force.
06:34À un moment, il faut que les officiers de police aient la capacité à se défendre lorsqu'on a des
06:38volontés de tuer.
06:40Je rappelle quand même qu'il y a certaines personnes, et ça a été démontré, qui disposent d'armes,
06:44qui sont des armes parfois qui sont du registre de la guerre.
06:47Alors pardon, Jonas Haddad, on va retourner place de la nation parce que la situation se tend de nouveau.
06:52On va retrouver notre équipe sur place.
06:54Oui, effectivement. En tout cas, ce qu'on voit, c'est à intervalles réguliers des jets de projectiles
06:59et puis également des réponses par des gaz lacrymogènes.
07:02C'est principalement ça qu'on voit.
07:04Vous entendez peut-être une forme de ferveur, de bruit, de rumeur autour de moi.
07:09Et parfois, effectivement, on voit également ce qui est en train de se passer actuellement.
07:13La police, c'est TRS en l'occurrence, qui avance à l'intérieur de la place de la nation.
07:18Vous entendez derrière moi des soldats anti-policiers également qui sont scandés par les gens.
07:24Ça ne doit pas nous faire oublier ce que l'on voit tout de même sur les pancartes et sur
07:29la volonté de cette jeunesse de se réunir.
07:33Aujourd'hui, je peux vous dire que je suis particulièrement frappé, par exemple, par le fait qu'il n'y
07:37ait pas un moment solaire mentionné sur les pancartes.
07:41Ce que l'on voit, ce sont principalement des revendications, des choses assez concrètes, à savoir notamment la volonté de
07:48faire des réflexions dans certains lycées.
07:50Et tout cela mobilise les jeunes aujourd'hui, malgré que vous le voyez sur les images que l'on vous
07:56propose.
07:57Il y a actuellement des mouvements de pôle, des scènes d'affrontements qui sont assez habituels, effectivement, à une petite
08:03place de la nation à la fin des manifestations.
08:06Au moment, vous entendez derrière moi, c'est seulement tout le monde des têtes à la police qui est tournée
08:11par certains.
08:13Alors, voilà, ce sont nos équipes qui sont à l'intérieur.
08:15Mais vous êtes avec nous, Louis Létoublon, vous êtes vice-président de l'association Les Lycéens.
08:21On voit là cette journée de mobilisation qui, on va le répéter, globalement, se passe quand même très bien, hormis
08:27là, cette fin de manif à Paris.
08:29Mais est-ce que c'est bien raisonnable, du coup, d'organiser ou de rappeler à une nouvelle journée de
08:34manifestation après-demain jeudi, au risque qu'elle prenne peut-être un autre tournant, quoi, en fait ?
08:39Je crois qu'il faut qu'on continue, oui, à se mobiliser.
08:43Les adultes ne seront pas toujours là aussi pour faire tampon ?
08:45Je ne sais pas. En tout cas, il est important, je pense, que les lycéennes et les lycéens continuent de
08:50se mobiliser pour avoir le rapport de force sur le ministère de l'Éducation nationale.
08:55Et d'ailleurs, maintenant, ce n'est plus le ministère de l'Éducation nationale. On l'a vu, ça devient
08:59l'Élysée.
09:01Vous voulez être reçu à l'Élysée ?
09:02Non. Moi, ma question, c'est justement ça. Quand est-ce que le président de la République recevra des représentants
09:07lycéens à l'Élysée, comme ça avait été une issue ?
09:11Il me semble qu'en 1990, Mitterrand avait reçu les représentants à l'Élysée suite à des mobilisations.
09:17Et donc, je crois que si on veut avoir une issue à ce conflit, il faut que le gouvernement réponde
09:25aux revendications et qu'en attendant, les lycéennes et les lycéens continuent à se mobiliser, à garder le rapport de
09:33force sur le gouvernement.
09:35On parlait des policiers blessés. Il y en a eu beaucoup, 700 environ. Mais il y a aussi des lycéens
09:40qui ont été blessés gravement, notamment celui de Saint-Ouil-Aumône, Pauline Rovna.
09:43Oui. Rapprends ce qui s'est passé, parce qu'on vient d'apprendre que le policier vient d'être mis
09:46en examen.
09:47Oui, c'est l'une des 11 enquêtes ouvertes par l'IGPN. Éden a 14 ans. Il a eu une
09:51double fracture de la mâchoire après avoir été touché par un tir de lanceur de grenade lacrymogène.
09:56C'était le 28 septembre à Saint-Ouil-Aumône lors d'un blocus. Et donc, vous venez de le dire,
10:01le policier, auteur du tir, a été mis en examen aujourd'hui.
10:06Il avait été touché. Souvenez-vous, il y avait une conférence de presse qui avait été faite cette semaine par
10:09son avocate et ses parents.
10:10Ils avaient expliqué l'état dans lequel il était d'une grande souffrance parce qu'il ne peut s'alimenter
10:14qu'à la paille.
10:15Il a donc double fracture de la mâchoire, les dents arrachées.
10:18Effectivement, ce policier vient d'être mis en examen pour violence et mutilation.
10:23Ça veut dire aussi que des poursuites ont lieu, poursuites judiciaires, que les enquêtes vont vite.
10:28Donc, il y a une volonté quand même de faire la transparence sur toutes ces histoires de violence.
10:32Bien évidemment. Et puis, si vous vous rappelez de la séquence, c'est quand même un individu qui vient au
10:36contact d'un policier, qui le tente de le frapper ou qu'il le frappe.
10:39Mais on estime, et la justice décide qu'il y a un usage disproportionné de la force.
10:45Et donc, le collègue se retrouve vis-à-vis.
10:47J'ajouterai juste un élément.
10:49Je tiens à le dire et à le préciser.
10:516 059 interpellations hier.
10:52Ce soir, ce sera un petit peu plus.
10:5411 enquêtes IGPN.
10:56Donc, pour savoir si les policiers ont fauté dans l'usage de la force proportionnée ou légitime.
11:01Mais le ratio, il est plus que faible.
11:03Moi, je tiens à le préciser.
11:04La police travaille proprement en France.
11:06Et vous souhaitez que les casseurs soient aussi traduits de la justice et condamnés fermement ?
11:10Exactement.
11:11Exactement.
11:11Il faut...
11:13C'est toute la difficulté.
11:14Je finirai là-dessus.
11:15La part de la mineure.
11:16Parce que 6 059 interpellations, il y en a moins de 1 000 à peu près d'affaires qui ont
11:22été judiciarisées.
11:23C'est la difficulté avec les mineurs.
11:25Parce que bien évidemment, on ne prend que des mesures éducatives.
11:27Et que c'est tout...
11:28Je suis extrêmement choqué de la prise de position.
11:30La prise de position du syndicat de la magistrature, qui ne devrait pas se prononcer sur cette question,
11:34et qui dit que le gouvernement ne devrait pas envoyer les policiers pour faire régner l'ordre,
11:38et qu'on martyrisse les lycéens.
11:41Je veux dire, objectivement, ce n'est pas le rôle d'un syndicat de justice
11:45de contester le travail qui est fait par des forces de l'ordre,
11:47qui, au prix de leur vie parfois, assurent le maintien de l'ordre dans notre pays.
11:52Et donc, j'espère qu'ils vont retirer ce communiqué qui est sorti il y a quelques heures,
11:56qui est absolument abject.
11:57Voilà, je veux dire, il peut y avoir des revendications lycéennes légitimes,
12:01mais on ne remet pas en cause la légitimité de gens.
12:04Je rappelle d'ailleurs que la base de notre édifice juridique, c'est la violence légitime,
12:07et le monopole de la violence légitime pour les policiers.
12:10Donc si un syndicat de magistrats commence à dire l'inverse de ça,
12:13je ne sais pas où on va.
12:14Et je pense que ce n'est pas quelque chose qu'on peut tolérer.
12:16Alors vous avez deux images en ce moment, on dirait,
12:18qui sont la fin du cortège du côté de la place de la Nation avec des points de tension.
12:22Et vous avez le gros du cortège qui, lui, continue d'avancer tout à fait normalement,
12:26et dans le calme.
12:27D'ailleurs, c'est dans cette partie du cortège, la plus calme,
12:30que nous retrouvons une des équipes de BFM TV.
12:35Absolument un cortège qui, jusqu'il y a encore quelques instants,
12:39continuait de progresser sur le boulevard Voltaire à 300-400 mètres maintenant de la place de la Nation.
12:44Vous le voyez, il s'est stationné, ce cortège, peut-être parce que ça n'avance plus devant.
12:49Juste derrière, il y a les gendarmes qui, justement, ferment la marche,
12:53sans qu'il n'y ait, jusqu'à présent, eu la moindre tension,
12:58le moindre face-à-face entre les manifestants de cette queue de cortège et les gendarmes.
13:05Et d'ailleurs, de l'avancée du cortège, on a pu voir ici et là des élèves ou même des
13:11professeurs
13:12arborant un brassard blanc au bras se tenir, justement, là,
13:17entre les CRS prépositionnés et le cortège qui s'avançait,
13:21répondant ainsi à l'appel de Jean-Luc Mélenchon,
13:23qui douignait tout adulte, les parents, les professeurs,
13:27je cite, s'interposer entre les forces de l'ordre et les manifestants.
13:30Eh bien, certains y ont répondu sans que ce soit nécessaire d'intervenir
13:35parce que ce qu'ils nous ont dit, c'est que l'essentiel du cortège s'est avancé dans le
13:39calme.
13:39Et vous le voyez encore ici sur ces images, les pancartes toujours brandies,
13:42le cortège qui reprend sa marche.
13:44Beaucoup de lycéens qui nous disent, notamment, recevoir comme une bonne nouvelle
13:49l'annonce de Sébastien Lecornu de banaliser la fin de la semaine
13:52pour permettre un temps d'échange dans les lycées entre les élèves et le corps enseignant.
13:58Et ils y voient une forme d'écoute de la part du gouvernement.
14:01Bien sûr, ce n'est pas suffisant, c'est ce qu'ils nous disent.
14:04Mais c'est, en tout cas, ce qu'ils ont retenu, notamment de la journée,
14:09alors que ça avait lieu au moment même où ils s'avançaient dans le cortège.
14:12Donc, ils suivent aussi ce qui se dit et l'écho qu'a leur mouvement dans les tribunes de l
14:17'Assemblée nationale.
14:19Beaucoup de pancartes avec des revendications très, très fortes, très vives sur le sentiment de mal-être.
14:25C'est beaucoup de cela dont il est question ici.
14:27C'est la génération qui a connu le Covid, qui a connu un premier confinement,
14:30qui a connu les cours à distance et qui, aujourd'hui, veut faire valoir ses droits,
14:35veut un avenir.
14:36Et c'est vraiment ces propos-là qu'on a lors de nos échanges avec ces lycéens.
14:42– Voilà, nos équipes de BFMT, vous avez entendu Gabriel Latendio,
14:44ce que disait, il y a quelques minutes, lui, les tout-blancs.
14:47Il appelle à cette nouvelle journée de manifestation.
14:49Vous suivez, vous êtes d'accord avec ça, vous qui êtes enseignant aussi, après demain jeudi ?
14:52– Je pense que si ça se passe mal jeudi, la responsabilité incombe au silence du pouvoir politique.
14:58Je pense que proposer un temps de réunion, ce n'est pas assez.
15:00Ce qu'il faut, c'est des promesses, un plan très long terme, sur l'amélioration.
15:04– Le Cornu a promis de corriger, par exemple, ce qu'on peut corriger sur Parcoursup.
15:08– Oui, parce qu'il réfléchit à l'échelle des mois devant lui.
15:10Moi, ce que je dis, c'est qu'il faudrait qu'il y ait plus de politiciens
15:12qui réfléchissent à très long terme.
15:13C'est ce qu'on attend d'eux, il faut une perspective,
15:15qu'ils soient les premiers à poser la première pierre.
15:17– Gabriel, vous savez très bien qu'habituellement,
15:20il y a des manifestations parce qu'il y a une réforme,
15:22et puis la réforme est un populaire, donc on retire la réforme,
15:24et en général ça calme les choses, c'est ce qui s'est passé avec le CPE,
15:28ce qui s'est passé également avec la réforme de Vaquet, etc.
15:32Là, c'est compliqué pour le gouvernement, il n'y a rien à retirer.
15:34Il y a simplement à promettre de construire des lycées neufs,
15:36ça ne va pas se faire du jour au lendemain, Parcoursup,
15:39ce n'est pas comme ça qu'ils ne vont pas changer en deux mois,
15:41puisque Parcoursup, ça commence dans quelques semaines maintenant,
15:45et l'histoire du remplacement des profs, c'est un casse-tête,
15:48mais c'est quelque chose qui existe depuis des années.
15:50– Très très juste ce que vous dites, c'est-à-dire que ce n'est pas aussi simple
15:52que dire « j'abandonne un projet », il s'agit de dire « je vais refonder ce que l
15:55'école peut être ».
15:55Il y a peut-être des choses à faire.
15:57S'il faut améliorer la qualité du service, notamment dans les lycées,
16:00si, il y a une grande réforme, ça a été la réforme du baccalauréat,
16:02voilà, ça, il faut en parler, si l'organisation scolaire a été la réforme blanquière…
16:06– Ah mais quel enfer, quel enfer, j'étais au premier…
16:08– Racontez-nous pourquoi, parce qu'on a arrêté les filières que nous on connaissait,
16:12EES, etc., et on a demandé aux lycéens de choisir des options, des spécialités,
16:16et ça a complexifié les emplois du temps dans la journée.
16:19– On m'entendra mieux si je suis un peu plus équilibré,
16:21partie du mérite de cette réforme, ça a été de créer des cours sympas.
16:24Il y a eu des cours qui se sont bien passés,
16:25moi j'ai adoré faire les cours de spécialité en première terminale,
16:27vraiment, en tant que professionnel, c'était bien.
16:30– Problème, l'organisation, parce que les salles de classe, vous savez,
16:32c'est pas juste parce que vous avez choisi une réforme avec une organisation particulière
16:35que tout d'un coup les lycées vont pousser,
16:37avec les bonnes salles dans lesquelles vous allez, etc., etc.
16:39– Autre problème, c'est que l'orientation, c'est très compliqué pour les jeunes,
16:42voilà, c'est sûr et certain.
16:44Avant, on avait une idée, j'ai un profil scientifique, j'ai un profil littéraire,
16:46on était un petit peu cadré.
16:47La promesse de M. Blanquer, ça a été de dire,
16:49vous pouvez faire un peu de littéraire, un peu de scientifique,
16:51peu importe, on vous prendra après.
16:52C'est tout à fait faux, c'est tout à fait faux.
16:53En réalité, il faut davantage guider les jeunes
16:55et ne pas leur demander, ne pas faire peser sur les familles à 16 ans de savoir
16:58« Voici ce qui sera le plus rentable pour vous dans 30 ans. »
17:00– Vous êtes d'accord avec ça ?
17:01Il faut revenir aux filières un peu plus spéciales ?
17:02– Je ne sais pas, en tout cas, ce que je sais,
17:04c'est que déjà cette promesse d'avoir un mix littéraire-scientifique,
17:11elle ne marche pas vraiment,
17:13parce qu'on constate de fortes inégalités entre les lycéens
17:17avec cette question des maths qui catalyse les inégalités.
17:20et on constate que les maths, ça reste la spécialité
17:25qui permet aux lycéens d'aller dans l'enseignement supérieur.
17:28– Ça a toujours été comme ça.
17:29– Oui, mais suscitant des inégalités,
17:31enfin créant des inégalités sociales assez fortes.
17:33– Dont on est au primaire,
17:34parce que le problème, c'est la qualité du service de maths
17:35quand on est gamin.
17:36– Peut-être qu'il faut mieux prendre les maths au primaire.
17:37– Je voudrais revenir sur le fait qu'on ne peut pas retirer de réformes actuellement
17:43et que donc ça créerait une difficulté.
17:45Je suis plus ou moins d'accord.
17:47Je dirais quand même que le budget à venir, il est tout à fait meurtrier pour l'éducation.
17:54– Donc vous demandez au gouvernement Lecornu de revoir sa copie budgétaire
17:58et de mettre plus d'argent pour l'éducation nationale.
18:00– Je crois, quand on voit que le gouvernement…
18:01– Il n'y en a plus de l'argent, il fait l'inverse.
18:02– À ce moment-là, il faut qu'il…
18:03– Il est déjà en augmentation au passage le budget.
18:05– Oui, il est déjà en augmentation.
18:05– Peut-être le budget de l'éducation nationale.
18:07– Plus 1,2 milliards d'euros prévus pour l'année prochaine.
18:09– Avec moins d'élèves.
18:10– Déjà, il y a l'inflation et d'autres pas…
18:11– Il y a moins d'élèves.
18:12– Comment ?
18:13– Il y a quand même moins d'élèves.
18:13– Oui, il y a moins d'élèves, sauf qu'on augmente le budget alors que les élèves baissent.
18:16– Sauf qu'on peut en profiter pour réduire le nombre d'élèves par classe.
18:18Et je dirais que sur…
18:19Monsieur, vous êtes responsable en collectivité territoriale.
18:25Le budget prévoit de baisser, de faire des économies sur les collectivités territoriales.
18:30Ce n'est pas comme ça qu'on va pouvoir rénover les lycées, pardonnez-moi.
18:35– Alors, je vais juste vous répondre par rapport à ça.
18:37D'abord, en tout cas, ma région ne va pas baisser les budgets sur les collectivités.
18:42– Même si la dotation baisse ?
18:43– Non, même si la dotation baisse, donc on va prendre la paume pour nous, premièrement.
18:47Deuxièmement, il faut se dire aussi les choses.
18:48Parce que moi, je veux à des gens de chez LFI revendiquer quelque chose.
18:51Pourquoi on en arrive à ne plus avoir d'argent ?
18:52Parce qu'on n'a jamais réformé l'État.
18:54Donc en fait, on est à l'os.
18:56Si on avait un peu de marge comme dans d'autres pays,
18:58on pourrait dire, ok, on met plus d'argent sur l'éducation.
19:01Mais comme ça fait des années et des années et des années
19:03qu'on dépense toujours plus pour l'État,
19:04quand il y a besoin de sortir à un moment un chèque potentiellement pour des lycéens,
19:09on est au mur.
19:10D'accord ?
19:10Donc comme pendant des années, on a payé pour tout et n'importe quoi,
19:15l'essentiel qui, et vous avez raison de le dire, l'éducation, oui.
19:19Moi, c'est ce que je dis.
19:20C'est-à-dire que je pense que, et je parle de ça dans le livre que je sors bientôt,
19:23c'est la fracture générationnelle.
19:24Il y a une véritable fracture générationnelle dans ce pays.
19:27On a investi massivement sur le présent et le passé,
19:31en ne réformant pas du tout l'État,
19:33et on n'a jamais investi sur l'avenir.
19:34Alors pardon, vous êtes un peu gonfé, pardon de parler comme ça,
19:37mais la droite, ces dernières années,
19:38a cessé de réclamer des mesures pour les retraités.
19:41Il ne fallait surtout pas toucher au pouvoir d'achat des retraités.
19:44Et là, maintenant, vous nous dites,
19:45ah bon, on a oublié les jeunes.
19:46Je ne sais pas.
19:47Vous avez fait pression sur les gouvernements,
19:49les derniers gouvernements,
19:50pour justement qu'on ne touche surtout pas aux retraités.
19:52Je n'ai jamais vu des députés de droite manifester contre la réforme des retraites.
19:59Et sur l'Assemblée des retraites.
20:00J'ai misé au groupe UMP et à l'Assemblée nationale.
20:03Certains votaient contre.
20:04Ce que je veux dire, c'est que parfois,
20:07quand on voit des jeunes manifester contre la réforme des retraites,
20:09alors que justement,
20:10ce serait une réforme qui leur serait favorable,
20:12puisqu'on enlèverait de leur épaule la charge de ceux qui ne sont pas actuellement en activité,
20:18on ne parie pas sur l'avenir dans ce pays.
20:20Je voudrais vous donner une réaction.
20:21C'est Donald Trump, le président des Etats-Unis,
20:23qui s'immisce dans le débat français.
20:25Vous l'avez vu, Amandine Attalaïa.
20:27Donald Trump juge l'islam et l'immigration responsables du mouvement lycéen en France.
20:32C'est ce que vient de dire, à l'instant, le président des Etats-Unis.
20:35Voilà, je libre ça à votre sagacité intellectuelle.
20:38Deux minutes, le temps qu'on aille voir l'une des équipes de BFM TV sur place.
20:44Toujours pareil, du côté de la place de la nation,
20:46on a ses affrontements sporadiques.
20:48Oui, la situation était calme pendant un moment.
20:50Et puis, il y a eu une charge de policier.
20:52Là, ce que vous entendez, c'est très probablement une grenade de désencerclement.
20:55Il y a eu du gaz lacrymoisienne qui vient d'être jeté,
20:58des projectiles jetés aussi sur les CRS.
21:01Et les CRS, ils chargent dans l'autre sens.
21:04La situation est assez mouvante.
21:06Tout se concentre sur la place de la nation,
21:08alors même que la fin du cortège arrive.
21:10On a vu les camions de la CGT, les camions de FO arriver.
21:14Il y a un camion à eau juste de l'autre côté,
21:16qui est juste derrière nous, en train d'être déployé sur les manifestants.
21:19C'est quand même la preuve que ça se sent un petit peu.
21:22Vous voyez, c'est sur ces images en direct.
21:24Le camion à eau, il n'avait pas été utilisé jusque-là.
21:27C'est le cas là, en ce moment.
21:28Et avec des chants hostiles des manifestants qui sont là contre les forces de l'ordre.
21:33Quand il y a les pompiers, là, ils se font complètement applaudir par la foule.
21:37Là, c'est plutôt le contraire pour les forces de l'ordre public.
21:41Ils se trouvent très jeunes ici, là où on se parle.
21:43Beaucoup plus jeunes que dans le cortège tout à l'heure.
21:45Le cortège où on n'a pas vu, nous, autour de nous, d'incidents particuliers.
21:48Même si là, ici, l'ambiance est un petit peu plus tendue, place de la nation.
21:50Puis vous voyez, ça redescend tout d'un coup.
21:52Ça pourrait reprendre, effectivement, à place de la nation dans cette situation assez mouvante, on va dire.
21:57Est-ce que je peux revenir sur un petit peu ?
21:59Voilà, donc, cette journaliste de BFMTV, je reviens à ce que disait Donel.
22:02C'est les canons à eau, M. le policier, de les réagir, les canons à eau qu'ils allaient être
22:05utilisés.
22:05Vous les aviez demandé, ils arrivent.
22:06Regardez, les canons à eau sont là.
22:07Ils n'étaient pas sortis jusqu'ici.
22:09Exactement, donc c'est une première en utilisation.
22:11Comment ça va se passer, alors ?
22:13C'est pareil, en fait, on est en train de...
22:15On voit que parce que des spectateurs peuvent aussi devenir les acteurs.
22:18C'est toute la difficulté.
22:20Il y a un policier qui est au sol, là, on le voit.
22:22Il y a un attroupement autour d'un petit groupe de policiers
22:25qui s'est retrouvé un peu esselé, là.
22:27Oui, exactement.
22:28On sent que, voilà, je vous ai dit tout à l'heure,
22:30il y avait peut-être une minorité de personnes qui commettaient des jets de projectiles.
22:34Il y a eu plusieurs interpellations par rapport à ces faits.
22:37Mais après, on sait aussi que dans ces mouvements de journal,
22:40malheureusement, l'effet de groupe domine
22:42et que les mauvaises intentions peuvent aussi vite s'accroître.
22:46J'ai aussi une précision que je veux dire,
22:47et je ne l'ai pas dit tout à l'heure, et c'est très très important,
22:49soyons très prudents.
22:50Une mise en examen ne vaut pas une condamnation pédale.
22:54Donc, oui.
22:56Là, vous avez un collet.
22:58Interpellation.
23:00Interpellation, je suppose, de quelqu'un qui a été vu en train de jeter un projectile.
23:03Je voulais quand même que ce soit très audible.
23:05Quand on y met un examen, que ce soit un policier ou un civil,
23:07ça ne vaut pas une condamnation pénale.
23:08Qu'on soit bien d'accord par rapport à Saint-Holomone.
23:11Ça veut dire qu'il y a l'enquête après l'enquête
23:14qui est diligentée par un juge d'arcussion.
23:16Donc, c'est très très important de le préciser à votre antenne.
23:19Là, c'est toujours compliqué pour vous, policiers,
23:21de faire distinction entre les casseurs,
23:23ceux qui regardent, qui sont là,
23:25ceux qui se présentent un peu comme des pseudo-journalistes
23:27qui filment avec leur casque,
23:29qui sont vraiment...
23:29Pseudo-journalistes ou journalistes.
23:31Parfois, ils ne le font pas tous, on le sait.
23:32Et donc, ça, c'est compliqué de faire la distinction.
23:35Parce que, vous l'avez précisé,
23:37il y a ceux qui...
23:38C'est facilement identifiable par leur tenue vestimentaire
23:40de reconnaître des casseurs.
23:41Mais comme je vous le dis, en fait, par effet de groupe,
23:43il peut y avoir des personnes qui vont se mêler
23:45qui jusque-là étaient peut-être pacifiques
23:47et qui étaient spectateurs
23:48et vont peut-être avoir des mauvaises intentions
23:52dans ce moment précis
23:53et au moment de la dispersion
23:54qui est toujours dans le maintien de l'ordre.
23:57Parfois, il y a des parapluies, là ?
23:58C'est par rapport au gel de projectiles.
24:01C'est pas de l'appui, là.
24:02C'est comme de l'autre, c'est pour se protéger.
24:04Mais le mode de recrutement de l'ultra-gauche, c'est un peu ça.
24:06J'ai vécu de première ligne aussi, comme plein de manifestants.
24:08C'est-à-dire qu'ils attendent le pourrissement d'une manifestation,
24:11ils espèrent que dans la répression de leur propre action,
24:14ça ramène d'autres personnes.
24:15Ils se baladent en manif et ils transportent
24:17de quoi laver les yeux des gens qui ont pris des lacrymos.
24:20Ils disent, tu vois bien qu'on a des salous en face.
24:22Donc, ce mode de recrutement, en fait,
24:23c'est un truc qui existe depuis une dizaine d'années.
24:25Ils jouent le pourrissement sur la place de la nation,
24:26en espérant prouver aux jeunes ainsi que...
24:28Les dégés de...
24:29N'oublions pas, on parle ici,
24:32même pas 1% des manifestants ici,
24:34ce qui est terrible.
24:34Il faut absolument qu'ils soient neutralisés.
24:36Mais au-delà de...
24:37Il y a quand même des gens qu'on a vus dans les lycées,
24:40avec des voitures béliers, avec...
24:42On a vu un lycée brûlé à Nantes.
24:46Excusez-moi, qui va payer les 77 millions de Nelson Mandela ?
24:49Du lycée Nelson Mandela ?
24:50Les Français.
24:50Ben nous, en fait.
24:51Les impôts.
24:52Donc, les impôts, donc il n'y a pas...
24:53Je suis désolé, Gabriel,
24:55c'est qu'il n'y a pas que des Black Blocs.
24:56Il y a aussi, je dirais,
25:00des émeutiers lycéens ordinaires
25:01qui ont passé un cap dans la brutalité de leurs revendications.
25:06Mais je trouve qu'on est tellement tolérants
25:09vis-à-vis de cette ultra-gauche.
25:10Pourquoi ? Parce que ce sont des jeunes ?
25:11Oui, ben ça fait partie du folklore.
25:13C'est l'ultra-gauche.
25:14Ils ont le droit de tabasser un peu un flic.
25:16Ils ont le droit de se balader avec...
25:18Imaginez juste une autre famille politique qui ferait ça.
25:24Juste imaginez.
25:25Et Mélenchon qui se balade avec son petit brassard.
25:27Et Bali Bagayoko qui exfiltrait d'une manifestation.
25:30Quelle tolérance nous faisons preuve.
25:32En même temps, là, les gens, ils font rien de mal.
25:33Mais attendez, Bali Bagayoko, on l'a vu devant une poubelle en feu.
25:36Non, mais il a blessé.
25:37Il était en train de l'éteindre.
25:38Il a parlé de l'ange légitime.
25:40Il a poussé.
25:40Il était en train de l'éteindre.
25:42Antoine Léomant.
25:42Non, mais attendez, vous n'allez pas quand même défendre Bali Bagayoko
25:45pour décrédibiliser votre mouvement.
25:46Pardonnez-moi.
25:47Quand Antoine Léomant, on parle, il était en train de l'éteindre.
25:49Oui.
25:50Oui, mais il parlait de l'ange légitime.
25:51C'est l'émot, plutôt.
25:53Et quand il dit que la violence est légitime, vous êtes d'accord avec ça ?
25:55Au moment où il y a de la violence, c'est un peu compliqué.
25:57Moi, à titre personnel, je ne suis pas d'accord sur le fait que la violence est légitime.
26:00Par contre, sa citation a été écourtée, si je puis dire.
26:05Parce qu'il a dit, la violence est légitime, mais ne doit pas être utile.
26:09Mais je pense qu'il a fait une erreur de communication là-dessus.
26:11Ça, par exemple, c'est très clair.
26:12Mais au-delà de la communication, quand Léomant va dans des manifestations
26:15et quand vous plaquez la carte des députés LFI sur la carte des endroits
26:18dans lesquels il y a des problèmes dans le lycée, vous ne pouvez pas ignorer cela.
26:21Enfin, je veux dire, à un moment, il faut que...
26:23Jusqu'à là, il n'y a rien de délictueux pour un responsable politique.
26:26Et la gauche l'a toujours fait depuis...
26:29Et toujours, même dans les années 60, 70.
26:31Et 18e siècle.
26:33Ils ont le droit de venir dire à la jeunesse,
26:35allez-y, emparez-vous de ce combat, il est le vôtre, etc.
26:39Imaginez juste des députés de droite à l'entrée des lycées
26:41avec des feux de poubelle et qui disent rien.
26:44Mais c'est beaucoup plus que 67 millions d'euros.
26:46Excusez-moi, juste...
26:47Monsieur Haddad, c'est facile.
26:47Le côté de la crise révolutionnaire, romantique, parce que c'est la gauche.
26:52Non, mais je regarde les chiffres, excusez-moi.
26:54Moi aussi, je suis scandalisé qu'on ait 80 millions qui partent en feu, évidemment.
26:56Mais c'est beaucoup plus que 80 millions que moi je reproche à la droite,
26:58qui a été enlevé à mon métier.
27:00Moi, je pense à tous les profs, enfin les personnes qui n'ont pas voulu être profs.
27:02Mon métier, quand je suis venu, monsieur Haddad, c'était un télo de proximité.
27:05C'était ça, voilà.
27:06Donc j'ai fait d'abord mon temps un peu chercheur,
27:08puis ensuite je suis allé bosser dans le secondaire parce que je m'y sentais utile.
27:10Aujourd'hui, jamais de la vie je ne ferai ce choix-là.
27:13Donc moi, je pense à tous ces collègues qu'on a enlevés.
27:14Et ça, c'est des choix gestionnaires que l'on doit de très longue date.
27:17Ça n'a pas commencé en 2017, c'est pire depuis 2017.
27:19Mais c'était déjà le choix fait dans les années 2000, c'est flagrant.
27:22Donc soyons sérieux, si vous mentionnez qui va payer les dégradations,
27:25moi je regarde les milliards, pas juste les millions.
27:27Et les milliards, c'est décision politique.
27:29Excusez-moi, les milliards, encore une fois, c'est le premier budget de la nation.
27:32Moi je ne dis pas ça.
27:33Mais arrêtez, vous savez vous-même que c'est 5 fois moins que les retraites.
27:36Deuxièmement, juste que les gens aient bien conscience
27:37qu'on a dans l'éducation nationale, 1 million d'employés.
27:41On a aujourd'hui l'éducation nationale
27:43qui est la troisième plus grande organisation publique
27:45au monde de profs par rapport au nombre d'élèves
27:47et en dessous de la moyenne de l'OCDE.
27:48Il y a peut-être 1 million de 100 000 personnes
27:49qui travaillent dans l'éducation nationale
27:51et on n'arrive pas à mettre des profs face aux élèves.
27:53Franchement, moi je serai le dernier des démagogues
27:54à vous dire que tout le monde est nécessaire, absolument.
27:56Mais ça on le dit depuis des années, personne ne bouge
27:58parce que c'est très compliqué.
27:59C'est le syndrome du monument de Washington,
28:02c'est qu'on met en avant.
28:02Moi je ressens la même chose quand j'écoute bien que l'école,
28:07mais dire exactement ça, premier budget de l'État, etc.
28:11J'ai dit que la question n'était pas en manque de moyens,
28:13c'était l'allocation des moyens.
28:15Oui, mais vous dites donc qu'on stagne.
28:16Non, je dis qu'on reste à moyen équivalent
28:19et qu'à moyen équivalent, on répartit mieux
28:21pour qu'il y ait plus de professeurs devant
28:23et qu'il y ait moins d'administratifs.
28:24Mais à moyen équivalent, M. Haddad, on est déjà médiocre
28:26par rapport au reste de l'Europe. Est-ce qu'on est un pays médiocre ?
28:28On va commenter quand même ce qui se passe
28:30parce que les heures ont repris place de la nation.
28:33Nous sommes avec notre policier Jérôme Jimenez
28:35avec de grandes difficultés de reprendre la main
28:38du côté des forces de l'ordre.
28:39Il faut reprendre la main, il faut disperser la foule
28:41et je pense aussi qu'il y a un intérêt premier
28:43et ça c'est à des fins stratégiques,
28:45c'est qu'il va peut-être falloir disperser
28:48tous ces manifestants avant la nuit.
28:51Ils sont encore très nombreux.
28:52Ils sont encore des centaines sur la place de la nation
28:54et si vous voulez, tant qu'il fait jour,
28:56on peut aussi s'appuyer sur de la surveillance aérienne
28:59ou des caméras de vidéoprotection.
29:02Oui, oui, oui. Donc ça permet aussi de mieux gérer le maintien de l'ordre.
29:07Donc là, on assiste quand même à une pluie de projectiles,
29:11à des bons offensifs de compagnie.
29:13C'est compliqué parce qu'il y a des badauds,
29:15il y a des jeunes, il y a des anonymes qui sont là pour filmer.
29:18C'est compliqué pour les policiers.
29:19C'est toute la difficulté, on marche sur des oeufs.
29:21Le message est de dire aux manifestants
29:23que ça arrivait place de la nation, ne restez pas là, partez.
29:25Comme ça, on peut plus facilement neutraliser les casseurs.
29:28Vous connaissez la place de la nation.
29:29Oui, oui.
29:29C'est très large.
29:30Elle est dense, elle permet aussi d'envoyer...
29:33Il y a plusieurs sorties possibles.
29:33Il y a plusieurs sorties possibles.
29:35On essaye de disperser au maximum sur plusieurs axes,
29:39si je puis dire, de cet endroit dans Paris.
29:43Donc après, on ne va quand même pas se le cacher.
29:47Place de la nation, les policiers, on sait faire quand même.
29:50Au niveau de la préfecture de police de Paris.
29:52Ce n'est pas la première fois.
29:55Qu'est-ce que vous pensez quand même, je vous l'ai dit il y a 5 minutes,
29:57de la déclaration de Donald Trump dans les Etats-Unis
29:59qui juge l'islam et l'immigration responsables du mouvement lycéen en France ?
30:02Il s'immisce dans un débat le président de la première puissance mondiale.
30:05Vous me regardez, il faut que je réponde au président américain.
30:07Non, je veux...
30:08Qu'est-ce que vous pensez de sa déclaration ?
30:09Ces images-là, vous savez bien, aujourd'hui, à tout le monde.
30:12C'est que quand il y a un événement d'ampleur,
30:14il y a toujours des gens qui cherchent à marquer des points politiques.
30:16Moi, j'espère venir sur ce plateau et voir messieurs
30:18pour essayer de défendre des idées, des causes et des intérêts des jeunes.
30:21Voilà, fondamentalement, c'est ça.
30:22Moi, j'entends des gens qui placent le nom.
30:23J'ai fait un plateau une fois, j'ai entendu le mot Buxman.
30:25Ici, j'entends le mot Retailleau, ainsi de suite.
30:26Monsieur Trump, il fait la même chose.
30:28Il fait la même chose.
30:29Il prend les images les plus en surface possible.
30:30Il ne réfléchit absolument pas aux problèmes
30:32qui peuvent se poser ici pour la jeunesse américaine.
30:33La seule chose qui lui importe, c'est de trouver là encore un ennemi.
30:36C'est la seule chose qui lui importe.
30:38On va aller retrouver nos reporters qui sont en place de la nation
30:42avec cette difficulté de disperser la foule et de neutraliser les casseurs.
30:51Oui, absolument.
30:52Là, en fait, on est au milieu de la place de la nation.
30:54Il y a un petit groupe de policiers devant nous
30:56qui, depuis tout à l'heure, fait des charges sur les manifestants hostiles
31:00qu'ils ont face à eux.
31:01C'est quelques centaines de personnes.
31:03Ce ne sont pas que des black blocs,
31:04pas que des militants entièrement vêtus de noir, cagoulés, équipés pour ça.
31:08Il y a vraiment aussi, je dirais, le tout-venant de la manifestation
31:12plutôt des jeunes lycéens
31:13qui, eux aussi, se prennent à jeter parfois des pavés sur les policiers.
31:18Vous pouvez le voir sur nos images, là.
31:19Et ça dure depuis un peu plus d'une demi-heure.
31:21Il y a une charge.
31:23Et puis, ils reculent.
31:24On ne sait pas s'ils essayent d'interpeller des personnes
31:26ou bien s'ils essayent juste de faire reculer la foule.
31:28En tout cas, ils détiennent des cires de gaz acrymogènes,
31:30comme vous pouvez l'entendre.
31:32Là, juste à l'instant, il y a une grenade
31:33qui a détonné face à nous.
31:36Et puis, vous voyez, finalement, la foule, elle recule.
31:38Puis après, elle revient.
31:39Puis elle recule.
31:39Puis elle revient.
31:40Ce qui fait qu'en fait, ça ne bouge pas vraiment.
31:43Et surtout, les policiers sont vraiment face à une très forte pression
31:46parce qu'ils sont entourés de tous les côtés
31:48par des manifestants hostiles.
31:50Ils se prennent des pavés à longueur de temps.
31:52Et donc, la situation est extrêmement tendue ici.
31:55Et encore, on n'est qu'à un seul petit bout de la place.
31:59Et on se demande vraiment comment ça va finir
32:01parce que, pour le coup, il n'y a pas eu d'interpellation,
32:04je vous le disais.
32:05Et c'est très, très, très chaotique ici.
32:08Seul le gaz acrymogène, pour le moment, est sublisé.
32:10On a vu quelques grenades.
32:11Je pense que c'était des grenades désencerclantes
32:13qui ont été tirées aussi pour faire reculer la foule.
32:16Mais à ce stade, voilà, on a toujours ces policiers
32:18au milieu de la place
32:19qui sont vraiment en sous-nombre
32:21face à des manifestants véritablement déterminés.
32:26Jérôme Jiménez, il manque quelques compagnies de CRS.
32:30Vous n'êtes pas assez nombreux ?
32:31Je ne sais pas si on n'est pas assez nombreux.
32:32Je pense qu'il y a quand même du monde qui est concentré.
32:34Après, là, en fait, on va être aussi à un moment
32:36où on va, et ça, je le sais,
32:39on va réduire l'espace public
32:43pour les manifestants.
32:44Dans l'idée de les faire sortir aussi
32:47par les axes qu'on a décrits tout à l'heure,
32:49il va falloir réduire.
32:50On ne peut pas se permettre, dans le temps,
32:53de laisser des centaines de personnes,
32:55spectateurs ou non, ou actifs,
32:57sur la place de la nation.
32:58On pousse les manifestants à quitter les lieux.
33:00Exactement.
33:01Surtout qu'il y a des milliers de personnes qui arrivent.
33:02Quelque part, c'est un gain de terrain
33:05qui se fait et qui est en train de s'opérer.
33:06Vous parlez de manquer de CRS,
33:08il y a des gendarmes mobiles.
33:09Quelle est la différence entre ceux qui sont en bleu
33:12et ceux qui sont en jaune ?
33:13En bleu, souvent, c'est des compagnies d'intervention
33:15de la direction de l'ordre public
33:17et de la circulation de la préfecture de police.
33:19Et ceux qui ont les casques jaunes,
33:21ce sont les CRS.
33:22Après, là, vous avez des effectifs.
33:24Là, ce sont les gendarmes mobiles
33:25qui sont postés sur vos images.
33:28Oui, on voit donc là,
33:30c'est la fin de la manifestation.
33:31Il y a encore des milliers de personnes
33:33qui sont attendues place de la nation.
33:35À cette heure-là, il faut rentrer chez soi.
33:37Voilà.
33:37C'est le moment de faire venir.
33:38Là, vous avez une ligne.
33:39Ils ont décidé de bloquer complètement cet axe.
33:41Oui, mais enfin, allez dire aux jeunes
33:42qui sont là de rentrer chez eux.
33:44C'est impossible.
33:44Et surtout qu'ils n'ont pas cette expérience-là.
33:45Mais moi, ce que j'espère,
33:46c'est que les collègues enseignants sur place,
33:48ceux qui ont l'habitude des manifestations
33:49et qui partent souvent à rester en manif
33:53on se fait compter.
33:54C'est très bien.
33:54On a fait une démonstration
33:55que les gens sont d'accord.
33:56Et après, on rentre chez soi
33:57et on évite les heurts.
33:58Là, il faudrait, autant que faire se peut,
33:59s'assurer que les gens...
34:00Ça ne sert à rien de rester sur place.
34:01De toute façon, maintenant,
34:02la mobilisation réussit.
34:04Le chiffre est là.
34:04La victoire est là.
34:05Ça ne sert à rien de pourrir la situation.
34:06Et puis, les services d'ordre
34:07ne vont pas aller sur la place de la nation
34:08pour la gérer.
34:09Vous dites, la victoire est là.
34:11La bataille, si vous voulez.
34:12La bataille, pas la guerre.
34:13En tout cas, je pense que la démonstration
34:14de force politique, elle est majeure.
34:15Parce que quand il y a eu le mouvement
34:16LMD 2008, on n'a pas eu ces chiffres-là.
34:18Le mouvement pour l'autonomie
34:20des universités menée par la ministre
34:21Valérie Pécresse,
34:22on n'a pas tous les jours eu
34:23ces chiffres-là.
34:24Ce sont des chiffres très, très importants.
34:25Donc, pour vous,
34:25ce n'est pas tellement utile
34:27de nouveau manifester jeudi à ce moment-là ?
34:28Si, justement.
34:29Parce que ce sera une démonstration
34:30de force à nouveau.
34:31Tant qu'il n'y a pas de réponse,
34:32on ne va pas négocier contre soi-même.
34:34C'est-à-dire que tant que M. Macron
34:35ne répond pas...
34:35On a gagné une bataille.
34:36Qu'est-ce que le gouvernement
34:37peut apporter d'autre ?
34:38Dans la mesure où
34:39les mesures à apporter,
34:41elles sont sur un temps long.
34:42Oui.
34:43La solution sera sur un temps long.
34:44C'est compliqué d'attendre
34:45des réponses rapides
34:46alors que l'éducation et les profs,
34:48c'est sur un temps long.
34:48Qu'ils posent la première pierre
34:49et qu'ils disent que c'est
34:50à la nation entière
34:51et à toutes les familles politiques entières
34:52de reprioriser la jeunesse.
34:53Sachant qu'il y a des travaux
34:54qui ont déjà été faits.
34:55Je pense à la convention
34:56sur les temps de l'enfant.
34:58Elle a été faite récemment.
35:00Boulue par Emmanuel Macron.
35:01Tout à fait.
35:02Et qu'Emmanuel Macron ressorte ça.
35:04Dise, voilà, moi,
35:05j'ai fait ces travaux-là
35:06sur le rythme scolaire.
35:08Peut-être que ça peut être intéressant.
35:10Pardon, mais on est en fin de pouvoir.
35:11Il reste sept mois.
35:13Est-ce que ce n'est pas plutôt
35:14un enjeu de la prochaine présidentielle ?
35:16Je pense que c'est aussi, ici,
35:17la manifestation d'un échec politique
35:19de la part de la Macronie.
35:20Amandine Attalaia,
35:21il va falloir aussi
35:22que les candidats
35:23à cette élection présidentielle
35:24se saisissent quand même
35:25des problèmes qui sont soulevés là.
35:27Parce que, certes,
35:29Emmanuel Macron peut faire des choses,
35:29mais enfin, dans quelques mois,
35:30il n'est plus là.
35:31Les grandes décisions
35:33seront prises par le prochain président
35:35ou la prochaine présidente.
35:36Donc, il va falloir
35:37que chacun se positionne.
35:38Tout à fait.
35:39Au-delà, simplement,
35:40de la condamnation de la violence
35:41et autres.
35:41Oui, bien sûr.
35:42Faire les propositions.
35:43Plusieurs candidats disent,
35:44mais sans trop préciser,
35:45que l'éducation nationale,
35:47c'est vraiment le plus important pour eux
35:49et qu'ils veulent faire
35:49beaucoup d'efforts sur ce sujet.
35:51Alors, certains,
35:52comme Édouard Philippe
35:53ou Gabriel Attal,
35:54promettent des hausses
35:55de rémunération massive
35:57pour les professeurs.
35:58Le problème, c'est qu'ils viennent
35:59d'un camp,
36:00celui d'Emmanuel Macron,
36:01qui avait déjà promis
36:02des hausses de rémunération massive.
36:03Gabriel Attal a même été
36:04mise d'éducation nationale.
36:05Tout à fait.
36:06Des hausses qui, finalement,
36:07n'ont pas eu lieu.
36:08Enfin, il y a eu des augmentations,
36:10mais elles ont été mineures,
36:11de la rémunération des professeurs.
36:14Et sur le temps long,
36:16le problème est toujours le même.
36:17C'est-à-dire,
36:17qui va réussir à mettre
36:18suffisamment d'argent
36:19sur la table aujourd'hui ?
36:21Pour l'instant,
36:22le gouvernement donne seulement
36:23deux pistes
36:23en résumé d'amélioration.
36:25D'abord, réformer Parcoursup
36:26et deuxièmement,
36:27mieux remplacer
36:27les absences longues
36:28de professeurs.
36:30Alors là,
36:30on est toujours sur ces scènes,
36:31Jérôme Jiménez
36:32et Pauline Revena,
36:33de petits groupes,
36:35de façon des groupes
36:36d'intervention
36:37des forces de l'ordre,
36:38de CRS.
36:39Ça avance, ça recule.
36:41face sûrement à des éléments isolés
36:42qui sont en train
36:43de les canarder.
36:44Et ils n'ont toujours pas
36:45eu l'instruction
36:45d'aller les interpeller
36:46parce que sur vos images,
36:47ils ont essuyé
36:48des jets de projectiles.
36:49On les a vus,
36:50ils étaient en premier plan
36:51sur vos caméras
36:52et ils ont fait quelques bons
36:53en avant,
36:54ils reculent,
36:54mais ils n'ont toujours pas
36:55l'idée d'aller interpeller...
36:57L'ordre, surtout.
36:58Enfin, l'ordre,
36:58pardon, excusez-moi.
36:59L'idée, je pense qu'ils l'ont.
37:00L'idée, ils l'ont,
37:01mais l'ordre,
37:01ils ne l'ont pas,
37:02ça c'est sûr,
37:03d'aller interpeller
37:04justement les éléments
37:11vont augmenter,
37:12mais globalement,
37:13ce n'est pas quand même
37:14à l'image de la journée
37:15qu'on a vécue.
37:16C'est vraiment cette dispersion
37:17à Paris qui pose problème.
37:18Oui, parce que ça s'est
37:18beaucoup mieux passé.
37:19On a à Strasbourg
37:20il y a eu quelques heures,
37:21mais il n'y a pas eu
37:21de problème à Rennes
37:22ou Nantes, Marseille,
37:23mais on apprend d'ailleurs
37:24que la manifestation est terminée.
37:25Tout le monde est arrivé
37:25à la place de la nation.
37:27Maintenant, c'est effectivement
37:28la dispersion
37:28et la priorité,
37:29c'est effectivement
37:30de renvoyer tout le monde
37:31chez soi avant qu'il fasse nuit.
37:32Et on a beaucoup de monde.
37:33Pourquoi la nuit
37:34est un problème dans ce cas-là ?
37:35Parce qu'en fait,
37:36vous pouvez gagner
37:36en...
37:39Il y a une complémentarité
37:40au niveau de la surveillance
37:42et déjà,
37:43ce que je vous expliquais,
37:44en surveillance
37:45avec les caméras
37:45de vidéoprotection
37:46de la ville de Paris,
37:47vous pouvez un petit peu
37:48plus identifier
37:49les protagonistes,
37:51cibler et intervenir.
37:52Quand vous perdez
37:53cette surveillance aérienne,
37:55si je puis dire,
37:56vous perdez beaucoup.
37:57Après, vous devez
37:57vous en référer
37:58uniquement aux effectifs
38:00qui sont sur la voie publique,
38:01au sol,
38:02et ce n'est déjà plus
38:03la même donne.
38:04Là, on voit
38:05Place de la Nation,
38:06au milieu de la Place de la Nation,
38:07donc ces représentants
38:10des forces de l'ordre
38:11qui sont positionnés.
38:12On a vu d'ailleurs,
38:12tout à l'heure,
38:13des petits groupes
38:13qui sont assez facilement
38:14reconnaissables.
38:15Ils ont des espèces
38:16de lunettes de ski,
38:16ils ont des capuches.
38:18On a vu certains
38:19avec des gants noirs.
38:20Donc, ce sont eux
38:21qui viennent uniquement là
38:23pour s'affronter
38:24avec la police.
38:24Mais tant qu'ils ne bougent pas
38:26ou tant qu'ils ne font rien,
38:27Jérôme Jiménez,
38:27on ne peut pas les interpeller.
38:29Il faut attendre
38:29qu'ils agissent.
38:30Il faut attendre
38:31qu'ils agissent
38:31et pourtant,
38:32en fait,
38:32de droit,
38:33on pourrait le faire.
38:33Je vous rappelle
38:34que l'usage...
38:36Pardon.
38:38Les visages masqués.
38:39Exactement.
38:39La dissimulation volontaire
38:41d'un visage en manifestation
38:42est un délit
38:43puni d'un an d'emprisonnement
38:44et 15 000 euros d'amende,
38:45si je me souviens bien.
38:46Visiblement,
38:46il y a beaucoup de jeunes
38:47qui n'ont pas l'information.
38:49Le départ,
38:49dès le départ,
38:49c'est déjà une forme de provocation.
38:51Quand vous venez en manif
38:52avec un visage dissimulé
38:54alors que c'est formellement
38:55interdit par la loi,
38:56ça en dit long.
38:57Donc, vous voyez,
38:58même c'est là
38:59où ça me dérange
39:00parce qu'on dit que la police...
39:01Enfin, certains politiques
39:02disent que la police
39:03fait tout et n'importe quoi.
39:05Je veux dire,
39:05on cautionne
39:06et on laisse même faire
39:07des fois des choses
39:08qui sont interdites par la loi
39:09et on intervient uniquement,
39:11et je tiens encore à le redire,
39:12uniquement quand il y a
39:13des faits graves
39:14de délits, crimes
39:16ou troubles
39:17à leur public manifeste
39:18et qui se la met en danger
39:21en fait la sécurité de tous.
39:22Mais que se passe-t-il ?
39:23Pourquoi vos collègues reculent ?
39:25Là, je n'ai pas vu exactement.
39:27Je suis canon,
39:28je n'arrive pas à faire
39:28deux choses en même temps.
39:30Là, on voit la colonne
39:32qui recule en fait.
39:33Pourquoi ?
39:34Pour mieux se positionner,
39:35pour ne pas se faire piéger aussi ?
39:36Exactement.
39:37Après, il y a des consignes.
39:39Reculer,
39:40ce n'est pas mettre
39:41un genou à terre.
39:43Je vous dis,
39:43il y a une forme organisée.
39:44Exactement.
39:45On se réorganise,
39:46on gagne du terrain progressivement.
39:47L'idée,
39:48c'est de réduire.
39:48On va être appuyé
39:49par le camion à eau
39:51qui arrive derrière.
39:52L'idée,
39:52ça va être de gagner
39:53l'espace public,
39:54réduire petit à petit
39:55le nombre de personnes
39:56sur cette place
39:58ou qu'il est encore,
39:59moi je trouve,
40:00par vos images,
40:01assez important.
40:03Donc,
40:03il est temps là maintenant
40:04que ça se termine
40:05de faire en sorte
40:08qu'il n'y ait pas
40:09de regroupement massif
40:10sur la place de la nation.
40:11Ce qu'on ne comprend pas,
40:12c'est ces images.
40:13Je veux dire,
40:14qu'il y ait des revendications
40:15lycéennes,
40:15c'est parfaitement légitime.
40:16Vous imaginez,
40:17nous, on en arrive
40:18avec des CRS,
40:19avec des canons à eau,
40:20avec des gens qui sont brûlés,
40:21des gens qui sont tapés.
40:22Enfin, je veux dire,
40:23quand on parle de,
40:24quand on a dit,
40:25nous,
40:26LFI,
40:26la France incendiaire,
40:27c'est parce que c'est
40:28ce climat-là
40:29qui est créé.
40:29On pourrait entendre
40:30des revendications
40:31tout à fait normales.
40:32Ça se débat,
40:32d'ailleurs,
40:33c'est ce qu'on fait
40:33sur ce plateau.
40:34Est-ce qu'on n'est pas obligé,
40:35pardon,
40:35en France,
40:36pour se faire entendre,
40:38malheureusement,
40:38de casser,
40:39d'aller au-delà
40:40de la simple manifestation ?
40:42Parce que c'est souvent
40:42comme ça qu'on obtient
40:43des choses.
40:43Pardon,
40:44mais si les agriculteurs
40:45ne bloquent pas une autoroute,
40:47ne mettent pas de la paille
40:48devant les préfectures.
40:49les agriculteurs,
40:51on leur a quand même envoyé
40:52parfois des centaures.
40:53Oui, oui.
40:54Je pense que là,
40:54on ne leur a pas des centaures.
40:56Oui,
40:56mais derrière,
40:57on peut quand même voter de loi.
40:58Donc,
40:58en fait,
40:58on est quand même rentrés en France
41:00dans une espèce de scénario
41:02qui se répète.
41:02C'est-à-dire que si,
41:03ce n'est pas un peu violent,
41:04malheureusement,
41:05le pouvoir reste sourd.
41:06Oui,
41:06je suis d'accord,
41:07mais les politiques
41:07ne sont pas là
41:08pour mettre de l'huile sur le feu.
41:10Nous,
41:10quand on dit des choses,
41:11en tout cas,
41:12dans mon parti,
41:13Les Républicains,
41:13c'est un peu le nom.
41:14Donc,
41:14on est un peu obligé de le faire.
41:16On dit que force doit rester à la loi
41:17et que surtout,
41:18si on a des revendications,
41:19on ne les fait pas par ce...
41:20Pourquoi toujours ces images-là ?
41:22Alors,
41:22on...

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