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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00La justice a finalement aujourd'hui suspendu l'interdiction de manifester de l'interfac à Paris.
00:06Si vous suivez les plateaux de BFM TV, cette demande de manifestation a été formulée hier par l'une des
00:11représentantes.
00:12Elle était sur ce plateau. Les autorités, dans un premier temps, le préfet avait dit non.
00:16Finalement, la justice l'a suspendu. On va retrouver l'un des envoyés spéciaux de BFM TV, l'un de
00:20nos journalistes.
00:21Le cortège est en cours, bien sûr, sous bonne surveillance policière.
00:28Exactement, il est en cours, mais surtout, il est statique, puisqu'il faut dire qu'il y a eu pas
00:32mal de rebondissements ici.
00:33A l'origine, cette manifestation était interdite par la préfecture de police.
00:36Un recours avait donc été déposé par le collectif Interfac.
00:40Un recours qui a fonctionné, puisque le tribunal administratif a suspendu cet arrêté d'interdiction.
00:46Et donc, ici, un grand cortège s'était formé dès 14h du côté du boulevard de l'hôpital.
00:51Ils ont donc tenté de commencer à s'avancer, mais finalement, bloqués par les forces de l'ordre,
00:56qu'on va pouvoir vous montrer sur ces images, qui ont notamment stationné des camions devant la tête de cortège.
01:03La raison, eh bien parce que la préfecture de police a mis en place une nouvelle interdiction, cette fois-ci,
01:08partielle.
01:08Elle leur interdit de défiler. Ils doivent donc rester ici en rassemblement statique.
01:12Et c'est donc le cas depuis maintenant près de 2h30.
01:14Un cortège qui devait, à l'origine, se diriger jusqu'à Bastille.
01:18Finalement, on reste statique ici. Et je tiens à le signaler, aucun incident ici n'est à signaler.
01:23Tout se passe dans le cas. Mais il faut dire aussi qu'un très gros dispositif policier a été mis
01:27en place avec de très...
01:31Notre journaliste, en direct de cette manifestation de l'Interfac, en direct du cortège, qui pour le moment est bloqué.
01:38On l'a bien vu par les policiers.
01:40Nous sommes justement pour en parler avec Marius Menil, co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne.
01:45Bonsoir, Marius Menil. Vous avez déposé bon nombre de demandes, de manifestations.
01:50Et vous serez dans le cortège samedi. Vous avez vu, du côté des pouvoirs publics, du gouvernement,
01:54on dit que si ce n'est pas encadré par des syndicats, il n'y aura pas de manif.
01:57Tout à fait. Nous, on manifestera donc samedi. À Paris, ce sera le départ à 14h Bastille.
02:02Mais il y aura aussi des manifestations dans toute la France.
02:04Et j'appelle toutes les personnes qui nous regardent à venir manifester aussi.
02:06Parce qu'aujourd'hui, c'est la seule manière qu'on a d'être écoutés sur nos revendications.
02:09Moi, je suis allé quatre fois au ministère. Et quatre fois, on nous a dit non, ce n'est pas
02:12possible, non, on ne fera pas ça.
02:13Donc aujourd'hui, pour les faire plier, il faut aller manifester. Il faut se mobiliser massivement dans la rue.
02:17Et pour ce qu'il en ait des lycéens et des lycéennes, nous, nos revendications sont très claires.
02:20On ne demande pas la lune. On est juste à pouvoir étudier dans des bonnes conditions.
02:2210 mesures que vous pourrez retrouver sur 10 mesures.fr. 10 milliards d'euros.
02:26Tant que ça, ce n'est pas acté, ce n'est pas signé, on va continuer à se mobiliser.
02:28Et malheureusement, aujourd'hui, tout ce qui est inhérent aux manifestations, c'est la pagaille, c'est la casse, c
02:33'est le pillage.
02:34C'est ce qu'on a vu. C'est le corollaire, malheureusement.
02:37C'est surtout ce que vous avez montré, parce que, par exemple, le samedi dernier...
02:39Non, on a montré des cortèges qui se passaient très bien aussi.
02:41Peut-être, mais en tout cas, dans les images qu'on a autour de nous, je vois beaucoup de feu.
02:43Moi, le 17 octobre, j'étais en manifestation de République à Clichy.
02:47Ça s'est très, très, très bien passé.
02:48Il y a eu plus de 800 000 personnes. Dans le calme, c'était festif, il y avait des champs.
02:51Enfin, c'était très beau.
02:53Regardez-là, les images en direct sont celles d'une manifestation qui se déroule parfaitement.
02:56Exactement, une manifestation qui se déroule très bien.
02:58Nous, on l'a toujours dit, nos méthodes, c'est la non-violence.
03:00Et donc, c'est pour ça qu'on organise cette manifestation qui a été déposée, acceptée par la préfecture,
03:04qui se déroulera de manière pacifique.
03:05Mais les commerçants disaient, marquez une pause.
03:09Vous ne voulez pas l'entendre, de faire une pause dans les manifestations ?
03:12Mais si on fait une pause, en fait, c'est ce que cherche le gouvernement.
03:15Le gouvernement, de toute façon, il fait tout pour que le mouvement s'essouffle.
03:18Il a d'abord misé sur les vacances. Il voit que ça ne marche pas.
03:21Mais donc, non, nous, il n'y aura pas de pause. On va continuer tant qu'on n'a pas
03:23écouté.
03:23Les pouvoirs publics, le gouvernement n'a pas demandé de pause.
03:26Ce sont les commerçants, les représentants des commerçants ici, qui demandaient une pause.
03:29C'est pour ça que je me permets de vous le dire.
03:32Oui, oui, mais comme je vous l'ai dit, nous, sur nos manifestations, ça s'est très très bien passé.
03:35Et on ne s'arrêtera pas. On va continuer.
03:37Là, il y a samedi, mais il y aura aussi d'autres dates.
03:38Et puis, dès la rentrée aussi, on recommencerait les bloqués publics.
03:41Sur le fond de votre mobilisation et de vos revendications,
03:43vous avez maintenant un horizon qui a été posé par Emmanuel Macron.
03:46Il dit que le Premier ministre va vous recevoir lundi.
03:50Est-ce que vous avez été associé à cette invitation ?
03:53Et qu'est-ce que vous en attendez ?
03:55Mais pour l'instant, on n'a pas encore reçu l'invitation.
03:56Donc, on attend de voir ce qu'il en sera réellement.
03:59Si on reçoit l'invitation, effectivement, on ira.
04:01Mais toujours sur la même ligne très claire, c'est-à-dire qu'on a 10 points, 10 mesures.
04:04On demande juste à pouvoir étudier dans des conditions normales.
04:06C'est-à-dire qu'avoir un professeur devant chaque classe,
04:08ne pas avoir des plafonds qui s'effondrent, ne pas avoir trop chaud l'été, trop froid l'hiver,
04:12avoir assez d'AESH, d'infirmières, de psychologues.
04:14Enfin, tout ça, c'est juste des choses qui devraient être normales.
04:16On ne devrait même pas avoir besoin de se mobiliser pour ça.
04:18Donc, nous, il n'y aura pas de concession.
04:19Sur ces 10 mesures, ce sera tout.
04:21Ou alors, on continuera de se mobiliser.
04:22– Mais Franck Chomès, vous êtes avec nous.
04:24Vous êtes président de l'Union des métiers des industries de l'hôtellerie.
04:28On entend la détermination, la demande des lycéens.
04:31Et puis, d'un autre côté, il y a ce qui se passe, malheureusement,
04:34et ce que subissent les commerçants et les hôteliers et les restaurateurs.
04:38– Alors déjà, oui, le droit manifesté est un droit français.
04:43Donc, bien évidemment, ils ont le droit.
04:45Ce qu'on reproche, nous, aujourd'hui,
04:48c'est que c'est un secteur d'activité qui n'a jamais été touché.
04:51Il n'y a rien à vouler chez nous.
04:52Au contraire, on a toujours été dans les cortèges.
04:55Les gens se sont arrêtés, ont bu un verre, ont pris un sandwich
04:57et continué dans le cortège.
04:59Aujourd'hui, il y a une barrière qui a été franchie
05:02et qui est, pour nous, extrêmement décevant.
05:07Et ça nous a meurtris.
05:08Parce que je rappelle qu'il y a des établissements qui ont même brûlé.
05:12La barrique à Bordeaux, où la personne a été molestée.
05:14Alors, moi, j'entends, le jeune homme est bien évidemment
05:18que les étudiants ont le droit de revendiquer.
05:20Mais moi, j'appelle, j'ai aussi une fille qui est étudiante.
05:23Donc, je fais attention, bien évidemment, à ces conditions d'études.
05:27À ces conditions d'études.
05:28Donc, je ne peux pas comprendre ces revendications.
05:30Mais moi, j'en appelle à ce qu'ils s'habillent différemment.
05:32Parce que je ne peux pas croire aujourd'hui
05:34qu'il y ait autant de manifestants que de casseurs.
05:39Parce que 200 000 à 300 000 personnes, non.
05:41J'ai vu, samedi, j'étais sur Paris avant de rentrer sur Bordeaux,
05:45dans ma ville natale.
05:46Et j'ai vu des jeunes étudiants avec des pancartes,
05:50avec des revendications à juste titre.
05:52Et ils ont raison de manifester, c'est un droit.
05:54Mais ils étaient habillés en noir, avec des cagouletos.
05:56Donc, quand on voit les caméras, tout ce qui est cassé,
06:00je doute fort quand même que la totalité des casseurs,
06:05enfin, plutôt les pilleurs, soient des casseurs.
06:07Voilà.
06:07Donc, que ces gens-là, même s'ils sont dans le besoin financier,
06:11que je peux comprendre,
06:13ne sont pas là pour entrer dans les boutiques.
06:14– Marius, qu'est-ce que vous répondez ?
06:16– Plusieurs choses.
06:17Déjà, je pense qu'il y a une question sur la gestion de l'ordre,
06:20de la part de M. Nunez.
06:21C'est-à-dire que ce qu'on a vu la dernière fois,
06:23c'est que parfois, les forces de l'ordre étaient davantage
06:26en train d'essayer de contenir et parfois de provoquer
06:28avec du gaz, etc., les manifestants, que sur les casseurs.
06:32Et ensuite, il faut se demander pourquoi il y a une telle colère
06:34et pourquoi il y a des gens qui viennent à casser.
06:35C'est-à-dire que depuis maintenant un mois, on se mobilise
06:37et on n'a eu aucune réponse sur nos revendications.
06:39Et même l'allocution d'Emmanuel Macron il y a quelques jours,
06:41ça n'a fait qu'amplifier la colère.
06:43Parce qu'il…
06:43– Il rajoute de l'attention, quoi, en fait, c'est ça ?
06:45– Exactement, mais encore une fois, il n'y répond pas à nos revendications.
06:47Et enfin, toutes nos revendications sont légitimes.
06:50Nous, on a été reçus, on n'est même pas écoutés.
06:52Donc tant qu'il n'y a pas de réponse politique à ce mouvement,
06:54forcément, ça va continuer.
06:55Et forcément, ça crée de la colère.
06:57– Sauf que vous, vous n'êtes pas politique.
06:59Vous, vous subissez aujourd'hui.
07:00Mais Franck Chomest, quand vous entendez le préfet de police de Paris
07:03qui conseille aux commerçants, dont vous faites partie,
07:05puisque les hôteliers, les restaurateurs, vous êtes des commerçants,
07:08quand il leur conseille de recourir à la sécurité privée,
07:11voire même à des maîtres chiens,
07:13et de vérifier vos alarmes, de rester dans vos établissements,
07:16de ne pas intervenir,
07:18ce n'est pas un aveu de faiblesse, ça ?
07:20– Bien sûr que c'est un aveu de faiblesse.
07:21D'ailleurs, c'est un coût qui est colossal.
07:25J'ai été un des premiers à alerter les pouvoirs publics
07:29en disant « attention à ce qui n'est pas l'acte de trop ».
07:31Parce que quand on n'est pas protégé par les services de l'ordre et par l'État,
07:35ce qui est un droit pour nous aussi,
07:37eh bien, on va se faire justice soi-même.
07:40Et en face, on a des jeunes étudiants
07:41qui ne méritent pas de prendre une balle perdue
07:44ou un coup de batte de baseball ou quoi que ce soit.
07:46Donc, j'en appelle à la raison et j'appelle tout.
07:49– Mais ce n'est pas eux qui pillent.
07:50– Tout à fait, oui, oui.
07:52Mais je vous dis que dans les pilleurs,
07:55il y a aussi des étudiants qui profitent du système
07:58et je les encourage à s'habiller différemment.
08:01Imaginez la demande que je fais.
08:03Ils se mettent de couleur vive pour éviter qu'on les différencie.
08:05– On pourrait dissocier de tous ceux qui sont en noir et caboulés.
08:08– Et en faisant déjà cet acte-là,
08:09ils vont montrer à la population
08:12que ce n'est pas eux les responsables.
08:15Les casseurs sont habillés forcément en noir.
08:17Donc, pourquoi ces jeunes étudiants se mettent en noir ?
08:20– Vous ne serez pas en noir pour manifester, vous ?
08:23– Moi, personnellement, non.
08:24Mais je ne vais pas donner des consignes
08:25sur la manière dont les gens vont s'habiller.
08:27– Oui, mais alors à ce moment-là,
08:28ne vous étonnez pas qu'aussi, on puisse, dirons-nous,
08:31vous assimiler aux casseurs.
08:33Si vous êtes habillés de la même manière
08:34avec des cagoules et des bonnets dans les manifestations,
08:38je ne pense pas qu'il n'est pas marqué sur votre front
08:40que vous êtes étudiant ou casseur.
08:42– Non, mais si on met des cagoules,
08:43ce n'est pas pour se protéger des gaz acrymogènes.
08:45Il y a des gens qui mettent des cagoules, des casques, des masques.
08:48Et c'est vrai que parfois, même dans les manifestations,
08:49même dans le cortège de tête, qui était extrêmement calme,
08:52il y a quelques manifestations,
08:53on s'est fait gazer par les policiers.
08:54Et ça, forcément, ça crée des mouvements.
08:56– Vous dites aux commerçants, désolé,
08:57on ne peut rien pour vous, vous les manifestants, en fait, c'est ça ?
08:59– Mais je pense que chacun doit être à son rôle.
09:01Ce n'est pas moi, en tant que représentant syndical,
09:03qui va aller protéger les commerçants.
09:05C'est aux forces de l'ordre de le faire.
09:06– Donc moi, je vais vous poser une question simple.
09:08Est-ce que demain, vous comprendriez
09:10qu'un commerçant puisse mettre un coup de batte de baseball
09:13sur quelqu'un qui lui casseait un établissement
09:15et qui, par malheur, soit un étudiant ?
09:17Vous allez me dire, mais non, ce n'est pas raisonnable.
09:18– Je ne sais pas, non.
09:19– Voilà, donc j'ai juste envie de vous dire,
09:21j'ai juste envie de vous dire,
09:22habillez-vous déjà d'une autre couleur,
09:23comme ça, vous allez être différenciés des casseurs.
09:25Et moi, je ne mets pas la faute à vous,
09:27je vous dis qu'effectivement,
09:28vous avez un droit de revendiquer.
09:30Mais faites attention à ça,
09:31parce qu'un jour, il y aura l'acte de trop.
09:34Et ça serait dommage.
09:35– Mais est-ce qu'autour de vous,
09:36vous avez bon nombre de commerçants
09:38qui ont dit, on aura du matériel
09:40dans l'établissement samedi ?
09:41– Mais bien sûr, c'est pour ça que…
09:43– Et quoi comme matériel ?
09:44– Ils ont tous des balles de baseball,
09:46des barres de fer.
09:47– Ça peut très mal tourner, en fait, samedi.
09:48– Bien sûr, le président national
09:50de la Chambre de Commerce l'a annoncé,
09:53le président des boulangers de France l'a annoncé,
09:56il a les mêmes retours que moi.
09:58C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
09:59quand vous avez un établissement,
10:00vous avez mis toutes vos économies,
10:02toute votre vie,
10:03où vous avez pris des emprunts,
10:04où vous avez cautionné des biens personnels
10:07pour cela, vous comprenez bien
10:09qu'équipuisé, c'est que les assurances
10:10ne vont pas répondre favorablement
10:13et systématiquement dans nos établissements.
10:15Il faut avoir émeute et attentat.
10:18Tout le monde n'a pas coché
10:19dans son contrat d'assurance émeute et attentat.
10:22Donc j'ai envie de dire,
10:23quand c'est une vie qui disparaît…
10:25– On est prêt à tout, quoi.
10:26– Bien sûr, on protège sa famille,
10:28on protège son bien.
10:29– Arthur Poliken,
10:31vous êtes spécialiste des radicalités
10:32et des mouvements contestataires.
10:34– Là, ce que l'on voit,
10:36ça correspond aux accusations du gouvernement,
10:38effectivement, c'est l'ultra-gauche
10:40et une espèce de convergence ultra-gauche
10:42et pilleur-casseur, c'est ça ?
10:43– Moi, ce que je constate,
10:44c'est qu'il y a une grande fébrilité
10:45de la part du gouvernement
10:46et de manière générale des institutions
10:47qui ont besoin nécessairement
10:49de reconnaître un adversaire,
10:50ne serait-ce que dans le cadre,
10:51justement, de dissolutions,
10:52d'interdictions de procès, etc.
10:54Donc, forcément, vous avez tout un discours
10:56qui va être développé sur l'ultra-gauche.
10:58En 68, c'était les casseurs.
10:59Après, ça pourrait être les Black Blocs,
11:00les ultra-jaunes, peu importe.
11:02Et qui va essayer d'identifier
11:03une figure de l'ennemi.
11:04Forcément, en surinterprétant
11:06ses capacités d'action,
11:07en surinterprétant, justement,
11:09le degré d'organisation
11:10derrière des émeutes
11:10qui ont l'air en grande partie spontanés,
11:12pour ce qu'on en sait,
11:13et en plus de ça,
11:14en se basant sur les profils
11:15des personnes qui vont être interpellées.
11:17Je pense que c'est hautement…
11:18C'est toujours un peu les mêmes profils
11:19qu'on voit revenir, malheureusement,
11:20à chaque manifestation.
11:21Ils sont toujours habillés pareil,
11:22une espèce de code, code d'action.
11:24C'est ce que disent les renseignements.
11:26Alors, justement,
11:27si l'on parle des manières de s'habiller,
11:28je vous invite à passer devant un lycée,
11:30que ce soit de Paris ou d'ailleurs,
11:31n'importe quand en semaine.
11:32Tout le monde est en survêtement…
11:33Tout le monde est en noir.
11:34Je veux dire, il n'y a pas besoin
11:35que…
11:35Et en maillot de foot.
11:36Et en maillot de foot, si vous voulez.
11:37Mais il n'y a pas besoin
11:38que, quelque part, je ne sais pas,
11:39des groupes autonomes
11:40mais popularisées
11:41d'une manière de s'habiller
11:42quand on voit que, simplement,
11:44c'est le dress code,
11:44aujourd'hui, d'un lycéen en 2026.
11:46Alors, bon,
11:47que ça puisse interpeller
11:47ou que ça puisse aussi
11:48rejoindre des codes de manifestation,
11:50pourquoi pas ?
11:50Mais je ne surinterpréterai pas
11:51ces codes sartoriaux.
11:53Voilà, permettez qu'on retourne
11:54au milieu du cortège
11:54parce qu'on va retrouver
11:55l'un de nos reporters.
11:57Apparemment, c'est fini,
11:58c'était statique
11:59et on est dans une phase
12:01de dispersion, c'est ça ?
12:05Exactement.
12:06Il commence, les manifestants,
12:07à lever le camp ici
12:08parce qu'il faut savoir
12:09qu'il y a une assemblée générale
12:10notamment des différentes universités
12:12proches de la place de la République
12:14et donc, il commence à partir,
12:16tout se passe dans le calme.
12:18Alors, il y a toujours
12:19le dispositif de sécurité
12:21et de policier
12:22qui est ici en place
12:23avec de très, très, très
12:25nombreuses forces de l'ordre.
12:26Ici, on a été frapper,
12:27nous, en tant que journaliste,
12:28sur le nombre important
12:29de forces de l'ordre
12:30présentes ici.
12:31Et donc, regardez,
12:32vous voyez ce camion
12:33qui veut sortir, justement,
12:35du dispositif, ici, policier
12:37et c'est ce qu'ils vont faire
12:38dans les toutes prochaines minutes.
12:40Ils vont quitter ici,
12:41ce boulevard de l'hôpital
12:42après être restés
12:43sur une manifestation statique
12:45depuis 14 heures tout à l'heure.
12:48Voilà, en direct
12:49de cette manifestation
12:50Interfa qui avait été interdite.
12:52Finalement, l'interdiction
12:53a été suspendue.
12:54On va regarder, justement,
12:55les cortèges qui sont prévus,
12:57autorisés ou interdits.
12:58Ça, c'est avec François Gapillan
13:00qu'on va regarder, justement.
13:02Alors, on fait le point, François.
13:03Concernant, bonsoir à tous,
13:04concernant la principale manifestation
13:07prévue samedi à Paris
13:08à l'initiative de la CGT,
13:10notamment, le parcours
13:12annoncé aujourd'hui
13:13par la préfecture de police
13:14est le suivant,
13:15vous le voyez en vert,
13:16donc, départ de la place
13:17de la Bastille,
13:19arrivée place de la Nation
13:20en passant par le quartier Picpus.
13:22Deux parcours de manifestation
13:23avaient été déclarés initialement.
13:25Le second, qui est en rouge ici,
13:27celui du collectif étudiant Interfac
13:28et de Gilets jaunettes,
13:30interdit, lui.
13:30Il devait relier la place de la Bastille
13:32à la place de l'Opéra.
13:34Dans ces conditions,
13:35la coordination des Gilets jaunes
13:36annonce déjà qu'elle se joindra
13:38à la première manifestation,
13:39la principale,
13:40la seule, en réalité,
13:41entre Bastille et Nation.
13:42Pour ce qui est de la liste
13:43des interdictions de manifester
13:44ce samedi à l'échelle nationale,
13:46elle ne cesse de s'allonger
13:47depuis ce matin.
13:48Je commence par Lyon,
13:49parce qu'à Lyon,
13:50c'est toute la ville
13:51qui est concernée
13:52par l'interdiction de manifester
13:53samedi,
13:54décidée par la préfecture.
13:55Ailleurs, en général,
13:57c'est dans le centre-ville
13:58que l'interdiction est décrétée,
14:00comme à Nice,
14:01où 450 policiers et gendarmes
14:03seront mobilisés samedi.
14:04Ça vaut aussi pour Toulon,
14:06pour Perpignan,
14:07pour Bordeaux,
14:08Le Mans,
14:09Le Havre,
14:09Rouen,
14:10Chambéry ou encore Grenoble.
14:11Et on imagine
14:12que, dix ans à samedi,
14:13la liste va encore s'allonger.
14:15Concernant,
14:15enfin,
14:16parce que vous ne voyez pas
14:17sur la carte
14:17et peut-être vous posez-vous
14:18la question,
14:19concernant Orléans,
14:20autre point de tension,
14:21la situation est un peu particulière.
14:23Le congrès du Rassemblement national
14:24y aura lieu samedi et dimanche.
14:26Entre 20 et 30 000 manifestants
14:28anti-RN sont attendus à Orléans
14:30à l'appel d'une cinquantaine
14:31d'organisations.
14:31À ce stade,
14:32la manifestation de samedi matin
14:34devrait bel et bien avoir lieu.
14:36Elle sera néanmoins
14:36très encadrée,
14:37naturellement.
14:38En revanche,
14:38pour la journée de dimanche,
14:40une manifestation
14:40est déjà interdite à Orléans
14:42où près de 3 000 membres
14:44des forces de l'ordre
14:44seront déployés ce week-end.
14:46Merci.
14:47Le préfet du Loiret,
14:48Hugues Moutou,
14:49sera tout à l'heure en direct avec nous.
14:50Merci François Gapillon.
14:51Nicolas Meilleur-Rossignol,
14:53le maire socialiste de Rouen,
14:54est en direct maintenant sur BFM TV.
14:56Il est aussi soutien de Raphaël Glucksmann,
14:59candidat à l'élection présidentielle,
15:01sortie vainqueur de la primaire.
15:02Bonsoir Nicolas Meilleur-Rossignol.
15:04Merci d'être avec nous.
15:05Dans tous les cortèges que l'on voit,
15:07toutes les annonces de manifestations,
15:09on est toujours en centre-ville.
15:11Vous, vous dites ça,
15:12ça doit s'arrêter les manifs en centre-ville.
15:15En tout cas, temporairement,
15:16ce que j'avais demandé,
15:17avec d'ailleurs les associations de commerçants,
15:19au préfet,
15:20puisque effectivement,
15:20c'est l'État qui décide de cela,
15:22ce n'est pas une mesure nouvelle,
15:23ça a déjà été le cas dans les années précédentes,
15:26c'était de circonscrire,
15:27effectivement,
15:28pour sanctuariser le centre-ville.
15:30Pourquoi ?
15:30Parce qu'à Rouen,
15:31comme beaucoup de villes en France,
15:33le centre-ville,
15:34qui est magnifique,
15:34est fait de petites rues,
15:37médiévales, patrimoniales,
15:38et on a bien vu que c'est là
15:39que se concentraient l'épillage
15:41et que c'était effectivement très difficile.
15:44de contenir
15:45et de préserver l'ordre public
15:46dans ces rues-là.
15:47Donc,
15:48sanctuariser le centre-ville,
15:50intra-boulevard en fait,
15:51mais permettre les manifestations,
15:52donc les manifestations ne sont pas interdites en général,
15:55elles sont circonscrites sur un périmètre.
15:56Aller sur les rocades
15:57ou les boulevards extérieurs,
15:58c'est ça ?
15:59Voilà,
16:00sur le boulevard,
16:00donc on n'est pas du tout en race campagne,
16:01que ce soit bien clair,
16:02on est vraiment dans la ville,
16:03mais pas dans le cœur du centre-ville
16:05pour préserver.
16:07Il y a un point qui est très important,
16:08parce qu'on parle toujours des pillages,
16:09mais il faut bien comprendre
16:10que dans le cœur de ville,
16:11vous avez non seulement les boutiques
16:13à Rouen,
16:14c'est une trentaine
16:14qui ont été dévastées,
16:16et c'était effectivement terrible
16:17parce que ce sont les économies d'une vie
16:19de commerçants et d'artisans,
16:20mais vous avez aussi tous les autres
16:22qui perdent
16:23un chiffre d'affaires terrible.
16:24Pourquoi ?
16:25Parce que les gens ne veulent plus
16:26ou n'osent plus autant qu'avant
16:28venir dans le centre-ville.
16:29Pardon,
16:30je vous interromps,
16:30M. le maire,
16:31parce qu'on a Manuel Bompard,
16:32coordinateur de la France Insoumise,
16:34qui sort de la réunion
16:34à l'hôtel de Matignon.
16:35Vous savez,
16:36les responsables politiques
16:37étaient reçus à Alexis Cuvillet
16:38par le chef du gouvernement,
16:39par le Premier ministre.
16:40On va voir ce qu'il est ressorti,
16:42sachant que LFI y allait en disant
16:44on va te pourrir,
16:45au Premier ministre,
16:46on va te pourrir ta réunion.
16:47Bonjour à toutes et tous.
16:49Comment s'est passé alors ?
16:50Écoutez,
16:50je pense que le Premier ministre
16:53nous a fait perdre du temps
16:55et en nous faisant perdre du temps,
16:57il a fait perdre du temps
16:58au pays tout entier,
17:00puisqu'il nous a présenté
17:01cette réunion
17:02comme une réunion technique.
17:04C'était ses mots
17:05au début de cet échange.
17:06Or,
17:06nous étions un certain nombre
17:08et assez nombreux
17:08à être venus
17:09pour une réunion politique
17:10et pour poser
17:11un certain nombre
17:11de questions politiques.
17:12Et donc,
17:13il y a eu
17:13une majorité d'interventions
17:15demandant
17:16à ce que l'ordre du jour
17:17ne soit pas consacré
17:18uniquement à la question
17:19à laquelle le Premier ministre
17:20voulait la consacrer,
17:21mais à la réponse
17:22aux revendications légitimes
17:24qui s'expriment
17:24dans la mobilisation
17:25de la jeunesse
17:25et dans la mobilisation
17:26du pays
17:27depuis plusieurs semaines.
17:29Et on est assez stupéfaits
17:30de voir que le Premier ministre
17:32à cette question
17:33qui a été posée,
17:34a dit
17:34ce n'est pas l'urgence,
17:35a renvoyé ça
17:36à des possibles annonces
17:38qui pourraient avoir lieu,
17:39dit-il,
17:40à partir de lundi
17:41sans nous dire
17:42la nature
17:42de ces annonces
17:44et à aucun moment
17:45en rentrant
17:46dans le débat précis
17:47sur les revendications
17:48des jeunes,
17:49sur les revendications
17:50du pays,
17:50sur la colère,
17:51sur la souffrance sociale.
17:53Donc,
17:53on ne comprend pas
17:54cette stratégie
17:55qui consiste à perdre du temps.
17:56On lui a demandé
17:56mais qu'est-ce que vous attendez ?
17:58Ça fait depuis maintenant
17:59des jours et des jours
18:01que vous nous dites
18:02dorénavant.
18:03Il y a des revendications
18:04qui sont des revendications légitimes
18:06mais ils refusent
18:06d'y répondre.
18:08Donc,
18:08voilà,
18:08on a le sentiment
18:09d'avoir perdu du temps.
18:11On nous a invités
18:11à venir à une sorte
18:12de conférence
18:14sur la conférence
18:16sur la doctrine
18:17du maintien de l'ordre.
18:18Je ne crois pas
18:19que ce soit le sujet
18:20qui concerne
18:20l'ensemble
18:21de nos concitoyens
18:22aujourd'hui.
18:23Je note quand même
18:24que loin des caméras
18:26et des plateaux de télévision,
18:27dans les différentes interventions
18:28qui ont eu lieu
18:29de la part
18:30des membres du gouvernement
18:31qui ont pris la parole
18:32comme d'ailleurs
18:33des responsables
18:35policiers
18:36qui ont parlé
18:36à aucun moment
18:37contrairement à ce que j'entends
18:38sur les plateaux de télévision
18:39la France Insoumise
18:40n'a été ciblée
18:42ou considérée
18:42comme étant responsable
18:44des événements
18:45qui ont eu lieu
18:46samedi dernier.
18:47Et donc,
18:47je crois que ce serait bien
18:48que ce qui est dit
18:49dans les réunions
18:50corresponde à ce qui est dit
18:51sur les plateaux de télévision.
18:52Vous n'avez rien fait
18:53le sujet à courir ?
18:54Non,
18:55on est resté
18:56le temps
18:57d'avoir des réponses
18:58aux questions
18:58qu'on a posées.
18:59Est-ce que oui ou non,
19:00il y aura des annonces
19:01politiques
19:02qui seront faites
19:03immédiatement
19:04à l'issue de cette réunion ?
19:05Et la réunion
19:06est toujours en cours
19:07puisqu'à partir du moment
19:08où le Premier ministre
19:09nous a dit
19:09que ce n'était pas le sujet
19:10et qu'il faudrait attendre
19:12peut-être lundi au mieux,
19:13on a considéré
19:14que cette réunion
19:16n'avait plus
19:17aucun intérêt
19:18puisque
19:19si elle ne permet pas
19:20d'apporter
19:21des réponses
19:21aux problématiques
19:22qui sont posées
19:23par les jeunes aujourd'hui,
19:24on considère
19:25qu'elle est à côté
19:25de la plaque
19:26et à côté
19:26de la situation
19:27que connaît le pays
19:27aujourd'hui.
19:28Donc vous n'aurez pas réussi
19:28à la pourrir
19:29cette réunion finalement ?
19:30Bon écoutez,
19:32je crois qu'on a réussi
19:34et nous n'étions pas seuls.
19:35Il y a eu des interventions
19:37qui étaient très larges
19:38à gauche,
19:40communistes,
19:41insoumis évidemment,
19:42écologistes
19:43et même socialistes,
19:45voire même
19:45d'autres formations politiques
19:47disant
19:47on ne peut pas passer
19:48à côté
19:49des sujets
19:50qui sont posés
19:50par cette mobilisation,
19:52des revendications
19:53sociales légitimes
19:54qui s'expriment,
19:55de la question
19:56des salaires,
19:56de la question
19:57de la vie chère,
19:58de la question
19:58des non-remplacements
20:00des professeurs,
20:01de l'état
20:02de nos établissements
20:03scolaires,
20:04de la question
20:05de l'angoisse
20:06et de l'inquiétude
20:06de la jeunesse
20:07face à un système
20:07parcoursieux
20:08qui pourrit
20:09l'avenir de nos enfants.
20:11Donc non,
20:11moi je considère
20:11qu'on a réussi
20:12à mettre
20:12dans cette réunion
20:14des thèmes
20:15que manifestement
20:15le Premier ministre
20:16n'avait pas l'intention
20:17Cette enquête de Mediapart
20:18et le martèlement
20:19du terme d'ultra-gauche ?
20:21Pardon,
20:22je n'ai pas vu
20:22cet article de Mediapart
20:24mais je dois faire remarquer
20:26que le Premier ministre
20:28a indiqué
20:29que s'il posait
20:31effectivement
20:31la question
20:32de l'ultra-gauche,
20:33il posait aussi
20:33la question
20:34de l'ultra-droite.
20:35Et ça me paraît important
20:36que l'ensemble
20:37des médias
20:38qui sont là
20:40soient au courant
20:41de cette déclaration
20:42qui me semble
20:43assez importante
20:44au vu de l'instrumentalisation
20:45absolument
20:48inacceptable
20:48à laquelle on assiste
20:49depuis plusieurs jours
20:50des événements dramatiques
20:51qui ont eu lieu
20:52samedi dernier.
20:52Qu'est-ce que vous dites
20:53aux membres de l'ultra-gauche
20:54qui souhaitent perturber
20:55et empêcher le congrès du RN ?
20:57Pardon ?
20:57Non, comme je vous l'ai dit
21:00pas du tout.
21:01C'est la raison
21:02pour laquelle je vous ai dit
21:03qu'entre les discours
21:04que l'on entend
21:05sur les plateaux de télévision
21:06et les informations
21:07qui nous ont été données
21:08dans cette réunion
21:09il y a un écart manifeste
21:10et donc
21:11et donc
21:14et donc
21:14et donc madame
21:14pour vous dire les choses
21:15franchement
21:16et donc on a
21:17on était venu pour ça
21:19on a aussi formulé
21:21une demande claire
21:22qui est que le premier ministre
21:25ne confonde pas
21:26les débats politiques
21:28la polémique politique
21:29ne confonde pas
21:30le gouvernement
21:31et l'état
21:32et les services de l'état
21:33ne sont pas
21:34à être utilisés
21:36instrumentalisés
21:37au service d'une bataille
21:39politique ou politicienne
21:40Est-ce que vous dites
21:42au membre de l'Union
21:43Pardon ?
21:44Il a eu
21:46Non, il a dit
21:47il a répété
21:48ce qu'il a dit
21:49hier
21:50lors des questions
21:51au gouvernement
21:51et en réfutant
21:53les informations
21:54qui ont été données
21:55par le journal
21:56Mediapart
21:57mais je sais
21:58qu'il est d'usage
21:58ces derniers temps
21:59ces dernières semaines
22:00je réponds à vous
22:01comme ça
22:02par là même
22:03qu'il est d'usage
22:04ces derniers temps
22:05de nier les révélations
22:06de Mediapart
22:07j'ai vu
22:08qu'il n'y avait pas
22:08que le Premier ministre
22:09M. Lecornu
22:10ou le ministre de l'Intérieur
22:12M. Nunez
22:12qui se livraient
22:13à ce type d'exercice
22:14Est-ce que vous voulez
22:14avoir l'interdiction
22:15de certains rassemblements ?
22:17Allez-y
22:18Juste un mot là-dessus
22:19parce qu'on a entendu
22:21une certaine dissonance cognitive
22:23en tout cas
22:24entre le Président
22:26de la République
22:27d'un côté
22:28Vous venez d'écouter
22:28Manuel Bompard
22:29à propos de la réunion
22:30qui est toujours en cours
22:31si j'ai bien compris
22:32la France insoumise
22:34l'a quittée prématurément
22:35la réunion
22:36autour du Premier ministre
22:37Sébastien Lecornu
22:38avec les responsables politiques
22:40concernant la crise
22:41et la tension
22:42que l'on vit en ce moment
22:43Nous sommes toujours
22:44avec Nicolas Meilleur-Rossignol
22:45le maire socialiste de Rouen
22:47qui est avec nous
22:48On parlait avec vous
22:49des trajets
22:49vous souhaitez des trajets
22:50alternatifs
22:51pour les manifestations
22:52c'est à la préfecture
22:53certes de les décider
22:54mais que ça sorte peut-être
22:55du centre-ville
22:56mais au-delà de ça
22:57il y a une réponse politique
22:58à apporter
22:58si on veut sortir de la crise
22:59et là pour le moment
23:00il n'y en a pas
23:01le gouvernement au contraire
23:02joue la carte
23:02plutôt de la fermeté
23:04de la fermeté des autorités
23:07Oui vous l'avez dit
23:08je soutiens Raphaël Luxman
23:10Raphaël Luxman
23:12est dans cette réunion
23:12d'ailleurs je regrette
23:13ceux qui sortent
23:14de la réunion
23:15avant la fin
23:15parce qu'en réalité
23:16le sujet est quand même
23:17suffisamment grave
23:18pour que tous les responsables
23:19politiques soient présents
23:21à la réunion
23:21et travaillent
23:22pour essayer de sortir
23:23de la crise
23:24Raphaël Luxman
23:25a fait une proposition
23:26avec dix mesures concrètes
23:28pour sortir de la crise
23:30et la première d'entre elles
23:31c'est effectivement
23:32de répondre
23:33aux revendications
23:33de la jeunesse
23:34pourquoi ?
23:35parce que ça fait
23:35un mois que ça traîne
23:37ça fait un mois que ça traîne
23:38on a bien vu
23:39que nous avions des pillages
23:40je fais bien la distinction
23:42pour 99,9% d'entre eux
23:45entre les manifestants
23:46et les pilleurs
23:47mais les pilleurs
23:48profitent
23:49on va dire
23:49sur prétexte
23:50de ce contexte
23:51de manifestation
23:52pour le dire autrement
23:53s'il n'y avait pas eu
23:53les manifestations
23:54il est probable
23:54que le samedi dernier
23:55aurait été beaucoup plus calme
23:56pourquoi est-ce qu'il y a
23:57des manifestations ?
23:58parce que ça fait un mois
23:59que les revendications
24:01raisonnables
24:02elles ne sont quand même
24:02pas révolutionnaires
24:04c'est des profs
24:05dans les salles de classe
24:05des toits qui fuient pas
24:06des salaires dignes
24:07ces revendications
24:08ne sont pas entendues
24:09permettez-moi une provocation
24:11je l'assume
24:12mais à vrai dire
24:13le parallèle
24:13est assez troublant
24:14quand les agriculteurs manifestent
24:17et qu'on ne me dise pas
24:18qu'il n'y a pas de violence
24:19ça arrive quand même
24:20on a vu même
24:20des préfectures brûlées
24:22le lendemain
24:23ils sont reçus
24:24à l'Elysée
24:24ou à Matignon
24:25on a même vu
24:25des premiers ministres
24:26sur des modes de foin
24:27pourquoi est-ce que
24:28ça n'est pas le cas
24:29quand la jeunesse
24:30qui est quand même
24:31notre avenir commun
24:31on a tous des enfants
24:32et tous des préoccupations
24:33quelle que soit
24:34notre part politique
24:35pourquoi quand c'est la jeunesse
24:36qui demande des choses
24:37qui ne sont quand même pas
24:38de l'ordre de l'irréel
24:39et bien là par contre
24:41il n'y a pas
24:42de réponse politique rapide
24:44c'est quand même surprenant
24:46merci Nicolas Maillard-Rossignol
24:47maire socialiste de Rouen
24:48merci d'avoir
24:49port-parole
24:49enfin de Raphaël Gluxon
24:51merci d'avoir été avec nous
24:51Sébastien Lecornu
24:53renvoie à lundi
24:54c'est-à-dire
24:55que va-t-il se passer lundi
24:56alors il y a la manifestation
24:57de samedi
24:58il va y avoir un week-end
24:58sous tension
24:59mais pourquoi renvoie-t-il
25:00à lundi Alexis
25:00et bien parce que
25:01le président de la république
25:02tout à l'heure
25:03lorsqu'il s'est exprimé
25:04après le conseil de sécurité
25:06qui a eu lieu à l'Elysée
25:07a expliqué que le premier ministre
25:09allait réunir lundi
25:10je cite
25:11les organisations lycéennes
25:12étudiantes
25:13enseignantes
25:14syndicales
25:15patronales
25:16les collectivités territoriales
25:17et les parlementaires
25:18pour poursuivre le dialogue
25:19en particulier
25:20pour notre jeunesse
25:21pour que les demandes
25:23et les revendications légitimes
25:24soient entendues
25:25donc vraisemblablement
25:27et Manuel Bompard
25:28a compris la même chose
25:30dans l'expression du premier ministre
25:31des annonces
25:32pour les lycéens
25:33ou en tout cas
25:34une réunion
25:34qui aura lieu à Matignon
25:36mais qui est renvoyée
25:37après la manifestation
25:38du 24 octobre
25:39pour être clair
25:41c'est assez cohérent
25:42avec le calendrier
25:43qui avait été fixé
25:44et qui avait été contesté
25:44par certaines organisations
25:46de lycéens
25:46lorsque le premier ministre
25:47avait dit justement
25:48qu'il allait laisser
25:49un peu de temps
25:50pour la consultation
25:51pour la réflexion
25:52notamment sur Parcoursup
25:53et qu'il allait revenir vers vous
25:54vous aviez bien compris ça
25:55comme moi
25:56plutôt à la fin du mois d'octobre
25:58mais justement
25:59je voulais revenir avec vous
26:00parce que le direct
26:01vous a coupé la parole
26:03Arthur Pouliken
26:04spécialiste des radicalités
26:05des mouvements contestataires
26:06est-ce qu'il peut y avoir
26:08une espèce de réplique
26:09exactement la même
26:10de ce qui s'est passé
26:10samedi 17
26:12ce samedi 24
26:13au niveau de la violence
26:15et de l'intensité surtout
26:16moi je n'y crois pas vraiment
26:17je ne pense pas
26:18que l'histoire soit cyclique
26:19je ne pense pas
26:19qu'on revive ni mai 68
26:21ni le début des Gilets jaunes
26:22je ne pense pas
26:22que samedi prochain
26:23ressemble à samedi dernier
26:24simplement parce que
26:25déjà le maintien de l'ordre
26:26va évoluer
26:26que le nombre de participants
26:27sera je le pense
26:28en baisse
26:29la météo sera mauvaise
26:32en particulier ici à Paris
26:33ça permettra de sortir
26:34le caouet
26:35le parapluie
26:36cependant je pense
26:37sincèrement
26:37qu'on sera sur une
26:38mobilisation en baisse
26:39pour plein de raisons
26:41qui prendra des formes
26:42aussi très différentes
26:43qui sera probablement
26:43marquée par des violences
26:45ne serait-ce que parce que
26:46justement il y aura
26:46une sorte d'effet de rattrapage
26:47et que je pense aussi
26:49qu'un certain nombre
26:50de participants
26:50de samedi dernier
26:51n'ont pas l'intention
26:52de revenir ce samedi
26:53mais puisque vous êtes
26:54spécialiste des radicalités
26:55qu'on comprenne bien
26:56les éléments
26:56alors on va écouter
26:58Christophe Béchut
26:59d'Horizon le numéro 2
27:00qui travaille donc avec
27:01Edouard Philippe
27:02le candidat à l'élection
27:03présidentielle
27:03sort de la réunion
27:04il est avec le sénateur
27:05Maluré
27:07quelques mots
27:08très rapides
27:09d'abord pour vous dire
27:10que le parti Horizon
27:11était représenté
27:12à la fois par ses deux
27:13présidents de groupe
27:13Claude Maluré
27:14et Laurent Marc-Angeli
27:15et que puisque
27:17Edouard Philippe
27:18s'est mis en retrait
27:19dans le cadre de sa
27:20campagne présidentielle
27:21de la présidence active
27:22d'Horizon
27:22j'en assure la présidence
27:23par intérim
27:24et que lui était en déplacement
27:25à Charleville-Mézières
27:26on a été invités
27:27à une réunion
27:28consacrée au maintien
27:29de l'ordre après les images
27:30qui ont stupéfié
27:31nos concitoyens
27:32la semaine dernière
27:34stupéfié parce que
27:35on s'est retrouvé
27:35avec des centaines
27:36de policiers
27:37et de gendarmes
27:38blessés
27:38pris pour cible
27:39de manière directe
27:40par des activistes
27:41avec des milliers
27:42de commerces pillés
27:43et qui sont venus
27:44ternir
27:46empêcher
27:47qu'on puisse entendre
27:48ce qu'étaient
27:49les mots d'ordre
27:49des centaines
27:50de milliers de manifestants
27:51qui étaient venus
27:52pour porter
27:52d'autres aspirations
27:54le Premier ministre
27:55va recevoir
27:55en début de semaine
27:56c'est ce qui nous a confirmé
27:57avec la perspective
27:59de pouvoir avancer
28:00de façon concrète
28:01les organisations lycéennes
28:02et il souhaitait aujourd'hui
28:03y compris compte tenu
28:04des mises en cause
28:05qui ont été faites
28:06en particulier
28:07par la France insoumise
28:08et par les écologistes
28:09pouvoir répondre
28:10sur les éléments
28:11de maintien de l'ordre
28:12au lieu de ça
28:14on a eu des gens
28:14venir nous expliquer
28:15que si on ne voulait
28:18pas de casse samedi
28:19il fallait satisfaire
28:21l'ensemble des revendications
28:22que les choses soient claires
28:23ou on ne confond pas
28:25les manifestants
28:25et les casseurs
28:27et on n'explique pas
28:28qu'à ce moment là
28:29s'il n'y a pas de manifestants
28:30il n'y a pas de casseurs
28:32ou on explique
28:32qu'il y a des casseurs
28:34et que ces casseurs
28:35ces émeutiers
28:36ces gens qui visent
28:37les forces de l'ordre
28:37ça n'est pas tolérable
28:38en démocratie
28:39et qu'il faut qu'on soit
28:39capable de les stopper
28:40et on apporte des réponses
28:42sur le plan du maintien de l'ordre
28:44qu'est-ce qu'on est venu dire ?
28:45d'abord rappeler
28:46notre soutien aux forces de l'ordre
28:48qui ont été prises pour cibles
28:49qu'on ne vienne pas nous parler
28:51de ce qui s'est passé
28:51dans une ville
28:52parce que ça s'est passé partout
28:53dans ma ville à Angers
28:55on n'était pas place de la République
28:57il n'y avait pas de NAS
28:58il n'y avait pas eu
28:58de tir de gaz lacrymo
28:59quand les premiers tirs de mortier
29:01visant des femmes
29:01et des hommes qui travaillent
29:03pour nous tous
29:04pour l'Etat
29:05ont été visés
29:06ensuite
29:07on est venu rappeler
29:08qu'il y avait
29:09des policiers
29:10municipaux
29:11qui s'étaient d'ailleurs
29:12souvent retrouvés
29:12en première ou en deuxième ligne
29:14dans le cadre
29:15de ce qui s'est passé
29:15en fin de semaine
29:16et qui avait un texte
29:17qui attendait
29:18depuis des années
29:19qui a été voté
29:20enfin par le Sénat
29:21au mois de février
29:22et qui permettrait
29:23d'élargir
29:23les pouvoirs
29:25des polices municipales
29:26dans un contexte
29:27où nous avons besoin
29:28d'être capables
29:29de répondre
29:30enfin
29:32on a eu aussi l'occasion
29:33j'ai eu l'occasion
29:34de dire
29:35que certaines familles politiques
29:37expliquant que les manifs
29:38se passaient mal
29:39parce qu'il y avait
29:39trop de policiers
29:40on a vu ce qui s'est passé
29:41quand il n'y en avait pas assez
29:42et donc je pense
29:44qu'à un moment
29:44il est aussi souhaitable
29:45que les masques tombent
29:46que tout le monde comprenne
29:47que le préalable
29:48c'est la condamnation
29:50sans retenue
29:50de la violence
29:51et que c'est la condition
29:53sine qua non
29:53pour ensuite
29:54être capable
29:54d'écouter
29:55et de répondre
29:56à ceux qui manifestent
29:58sans faire usage
29:59de cette violence
29:59voilà ce que je voulais vous dire
30:00est-ce que vous vous sentez satisfaits
30:06voilà vous venez d'entendre
30:07Christophe Béchut
30:08parler
30:08répondre au nom
30:10du parti Horizon
30:11le parti d'Edouard Philippe
30:12c'est Christophe Béchut
30:13qui est allé
30:14à la réunion
30:15d'autres partis
30:16sont toujours en cours
30:17enfin d'autres discussions
30:18sont toujours en cours
30:18et puis nous les écouterons
30:20au fur et à mesure
30:20de leur sortie
30:20mais je vous posais la question
30:21Arthur Poliken
30:22spécialiste des radicalités
30:23de savoir si l'intensité
30:25dans la violence
30:25de ce qu'on avait vécu
30:26samedi dernier
30:26va se reproduire
30:27samedi prochain
30:28vous n'y croyez pas
30:30il y a notamment
30:31je disais aussi
30:32j'avançais
30:32l'élément météo
30:33mais est-ce qu'il n'y a pas
30:34autre chose
30:34c'est-à-dire est-ce que
30:35cette radicalité
30:36elle ne va pas se déplacer
30:37vers Orléans
30:37où il y a le congrès
30:39du rassemblement national
30:40puisque du côté des autorités
30:41on parle peut-être
30:42de 20 000 à 30 000 personnes
30:43qui vont aller là-bas
30:45est-ce qu'il n'y a pas
30:46c'est-à-dire un objectif
30:46en disant
30:47voilà Paris c'est bon
30:48on a donné
30:49maintenant les fachos
30:50ils sont à Orléans
30:51on va aller là-bas quoi
30:52alors on pourra juger
30:53qu'à la fin du week-end
30:54cependant je vois
30:54deux éléments
30:55qui n'iraient pas
30:55dans ce sens-là
30:56le premier c'est que
30:57les congrès
30:57de manière généraux
30:58les contre-sommets etc
30:59attirent de moins en moins
31:00et sont quand même
31:01plutôt en décru
31:01je me rappelle assez bien
31:03du congrès à l'époque
31:03du Front National
31:04il y a une dizaine d'années
31:05qui était à Lyon
31:05et qui avait donné lieu
31:06à de violents affrontements
31:07pour autant
31:08c'est parce qu'il y a
31:08une sociologie particulière
31:09à Lyon
31:10et que ça s'inscrivait
31:10dans une séquence différente
31:12aujourd'hui je crois
31:13assez peu Orléans
31:13n'est pas une ville connue
31:14pour ces affrontements politiques
31:15et d'autre part
31:16je pense simplement
31:17que les personnes aussi
31:17qui ont fait la journée
31:19du samedi 17
31:20ne sont pas à la même sociologie
31:21que les gens
31:21qui vont dans des mobilisations
31:22classiques
31:24encadrées par la gauche
31:25On peut définir
31:26ceux qui ont fait
31:26la journée du samedi 17
31:28ou pas ?
31:29Pas encore
31:30il y a évidemment
31:30tout un ensemble
31:31on va dire d'informations
31:33qui sont un peu dans l'air
31:34certains vont faire l'erreur
31:35je pense de le juger
31:35par les gardes à vue
31:37qui sont très nombreuses
31:39et par les condamnations
31:40qui tombent en ce moment
31:40qui pleuvent
31:41cependant il y a
31:42un fort biais du survivant
31:43les personnes qui se font arrêter
31:44et qui sont mises en prison
31:46suite à des jugements
31:47en comparaison immédiate
31:48On écoute Fabien Roussel
31:50candidat pour le parti communiste
31:51qui est avec le sénateur
31:52Stéphane Peu
31:55On est forcément
32:11nous extrêmement déçus
32:12parce que
32:14depuis des semaines
32:15je dirais même des mois
32:17on alerte le gouvernement
32:20sur le fait
32:20qu'il doit prendre
32:21des mesures fortes
32:22contre la vie chère
32:24pour protéger
32:24le pouvoir d'achat
32:25des français
32:26pour répondre
32:27à des tas de professions
32:28qui sont aujourd'hui
32:30en difficulté
32:30mais aussi
32:31les retraités
32:32sur leur pouvoir d'achat
32:33et plus récemment
32:34les lycéens
32:35et les lycéennes
32:37et on a été
32:38en fait ici
32:39invités
32:39on s'est rendu compte
32:40à une réunion
32:42qu'on nous a présentée
32:43comme une réunion technique
32:46pour nous expliquer
32:47ce qu'était
32:48que la politique
32:49du maintien de l'ordre
32:50alors vous imaginez bien
32:51notre déception
32:52nous nous sommes venus ici
32:56pour dire que
32:58les français
32:58attendent des mesures
33:00concrètes
33:01fortes
33:02pour leur pouvoir d'achat
33:05concrètement
33:06nous attendons
33:07des mesures fortes
33:08sur les salaires
33:10sur les pensions
33:11sur le blocage
33:12des prix de l'essence
33:13des prix de l'énergie
33:14à l'approche de l'hiver
33:16il faut apporter
33:17des réponses à ça
33:18et enfin
33:18il y a les lycéens
33:19et les lycéennes
33:20qui eux manifestent
33:22depuis plus de 3 semaines
33:23maintenant
33:24ils ont aussi
33:25des revendications
33:26nous avons dit
33:27au premier ministre
33:28qu'il était quand même
33:29scandaleux
33:29qu'il ne les ait
33:30toujours pas reçus
33:31à ce jour
33:34et qu'il n'y ait
33:34toujours pas
33:35de réponse
33:36concrète
33:37qui leur a été apportée
33:38et donc
33:39là aussi
33:40nous attendons
33:41à ce que le premier ministre
33:42prenne
33:43des annonces
33:44des mesures
33:45fortes
33:46concernant les lycéens
33:47et les lycéennes
33:47qui ne manifestent pas
33:49contre une réforme
33:50du gouvernement
33:50mais qui manifestent
33:51tout simplement
33:52pour demander
33:53pour pouvoir étudier
33:55dans des conditions dignes
33:56donc voilà
33:57ce que nous avons rappelé
33:59c'est que
34:00dans les heures
34:01dans les jours
34:01qui viennent
34:02il faut que le gouvernement
34:04apporte
34:05des réponses
34:07et traite
34:08les causes
34:09de ces manifestations
34:10et pas les symptômes
34:12et concernant
34:13la politique
34:13du maintien de l'ordre
34:14comme c'était
34:15l'objet de la réunion
34:17j'ai rappelé
34:17au premier ministre
34:18que c'est la première fois
34:20depuis la seconde guerre mondiale
34:22que dans notre pays
34:23il y a eu
34:25près de 7000 mineurs
34:26arrêtés
34:27en aussi peu de temps
34:29c'est la première fois
34:30que ça se produit
34:31c'est extrêmement grave
34:33et c'est le signe
34:35d'un pays
34:37qui
34:37qui est malade
34:39et on ne traite
34:41et on ne traite pas
34:41les problèmes
34:42et avoir
34:44près de 7000
34:45de nos enfants
34:47mineurs
34:47arrêtés
34:48alors qu'ils manifestent
34:50et dans la très grande
34:51majorité des cas
34:52qu'ils manifestent
34:53calmement
34:54pour exiger
34:55des conditions
34:55dignes d'éducation
34:56d'enseignement
34:57c'est grave
34:58voilà
34:59voilà ce que nous avons pu dire
35:02nous n'avons eu aucune réponse
35:04sur les questions sociales
35:06aucune réponse
35:07aux urgences sociales
35:08qui s'expriment dans le pays
35:13voilà Fabien Roussel
35:14qui sort lui aussi
35:15déçu de ce rendez-vous
35:16à Matignon
35:16déception généralisée
35:18pour le moment
35:19Alexis Cuvillier
35:20le gouvernement
35:20en fait
35:21le gouvernement reste
35:22sur une espèce
35:22de fermeté
35:23en disant voilà
35:24ou alors il gagne du temps
35:25il attend la manifestation
35:26de samedi
35:27pour voir comment ça va se passer
35:28mais la seule réponse
35:29qu'il y a pour le moment
35:30elle n'est pas politique
35:31elle est dans le domaine
35:33de la fermeté
35:34et de la préparation
35:34des manifestations
35:35de ce week-end
35:36Oui ça me marque
35:37à quel point
35:37Bruno Retailleau
35:38tout à l'heure
35:39Bruno Retailleau
35:39qui est le seul
35:40à être parti bien avant
35:41la fin de la réunion
35:42qui est maintenant bien terminée
35:43tout à l'heure
35:43ce n'était pas très clair
35:44lorsque Manuel Bompard
35:45a parlé
35:45cette réunion à Matignon
35:46elle est terminée
35:47et bien tous disent
35:48on a assisté
35:49à une réunion technique
35:50et ça semble les avoir
35:52un peu surpris
35:53que les choses
35:53aient été présentées comme ça
35:55au début
35:56par Sébastien Lecornu
35:57bien sûr Bruno Retailleau
35:59lui il était là
35:59pour poser des revendications
36:01notamment liées
36:02à l'instauration
36:03d'un état d'urgence
36:04que l'ancien ministre
36:05de l'Intérieur
36:05demande avec constance
36:06depuis le début de la semaine
36:08tandis que
36:08Il y a des couvre-feux déjà
36:09localement
36:10Bien sûr
36:10tandis que
36:11les personnalités politiques
36:13de gauche
36:13elles elles sont
36:14plus ou moins
36:15sur la même ligne
36:16là de ce que l'on comprend
36:17elles elles voulaient
36:18des réponses politiques
36:19et des réponses
36:20aux revendications
36:21sur le pouvoir d'achat
36:22c'est ce qu'expliquait
36:22il y a quelques instants
36:24Fabien Roussel
36:25on comprend
36:26et nous en parlions
36:27il y a quelques minutes
36:27que le Premier ministre
36:29leur a dit
36:30qu'en effet
36:30il recevrait les lycéens
36:31les lycéens qui l'attendent
36:33depuis longtemps
36:33ce rendez-vous
36:34il aura lieu
36:35il aura lieu lundi
36:37il va donc enjamber
36:38la manifestation
36:39de samedi
36:40pour reprendre
36:41le contact
36:41avec les organisations lycéennes
36:43et probablement
36:44leur faire des annonces
36:45leur proposer
36:46des choses
36:47pour avancer
36:48pour le reste
36:49et bien
36:50chacun
36:50en ressort
36:51un peu déçu
36:52de ce que l'on comprend
36:53et évidemment
36:54cette union nationale
36:56qu'a cherché
36:57à construire
36:57le Premier ministre
36:58sur l'importance
36:59de sécuriser
37:00la manifestation
37:00de samedi
37:01on comprend bien
37:02que là
37:02on n'y est pas
37:03tout à fait
37:05Franck Chomès
37:05vous êtes représentant syndical
37:07vous subissez
37:08en ce moment
37:08les événements
37:09mais j'imagine
37:10qu'en voyant ça
37:11vous dites
37:11mais il faut qu'on en sorte
37:12quoi
37:13politiquement
37:13il faut qu'on en sorte
37:14qu'on avance
37:14j'imagine
37:15mais bien sûr
37:16et puis je crois
37:16que les dégâts
37:17ça s'apaise quoi
37:18d'abord il faut que ça s'apaise
37:19déjà
37:20et puis les dégâts financiers
37:21vont être colossaux
37:22parce que bien évidemment
37:23il y a l'avant et l'après
37:24on l'a vu avec les gilets jaunes
37:26en 2018
37:27on n'a jamais pu s'en relever
37:29pour certains
37:30il y a eu les gilets jaunes
37:31ensuite il y a eu le Covid
37:33moi j'en appelle à la raison
37:34je comprends la manifestation
37:36et surtout
37:38vous en appelez à la raison
37:39à la fois
37:40vous en avez appelé
37:41à la raison auprès des lycéens
37:42mais vous en appelez
37:42à la raison aussi
37:43aux responsables politiques
37:44bah oui
37:45il faut au bout d'un moment
37:46se mettre
37:46le plus vite possible
37:48pour recevoir ces étudiants
37:49et traiter
37:50dirons-nous le sujet
37:51un bras le corps
37:52mais de suite
37:53parce que
37:53plus ça va s'éterniser
37:55parce que là vous avez 24
37:56samedi 24
37:57il y a le 31
37:58il y a un appel à la grève générale
38:00le 5 novembre aussi
38:01moi ce dont j'ai peur
38:02je vous le dis
38:03Alain
38:04c'est que
38:05on ne puisse pas tenir
38:07c'est-à-dire que
38:09financièrement
38:09ça va être une catastrophe
38:10économiquement
38:11et qu'on est en train
38:12d'empirer
38:12parce qu'à chaque fois
38:13l'état
38:15saupoudre
38:16d'allègements
38:17de charges
38:18et compagnie
38:18et donc ça ne rentre pas
38:19dans les caisses
38:20quand on ne travaille pas
38:21donc je rappelle que le tourisme
38:23en France représente
38:258% du PIB
38:26et quand on donne une image
38:27comme ça
38:28à l'étranger
38:29imaginez bien
38:30vous encaissez déjà
38:30des baisses de réservation
38:31mais Raphaël Grabli
38:32parmi tout ce que l'on entend
38:33aujourd'hui dans le discours
38:35de fermeté
38:35il y a cette petite musique
38:37qui ne cesse d'être là
38:38c'est de dire
38:38il faut agir sur les réseaux sociaux
38:40alors justement
38:41qu'en est-il précisément
38:43parce qu'il y a une appli
38:43qui cartonne
38:44qui permet de contourner
38:46les interdictions éventuelles
38:47oui alors pour revenir
38:48quand même sur cette petite musique
38:49il y a quand même une évolution
38:50il y a quelques jours
38:51la semaine dernière
38:52il y avait Gabriel Attal
38:53l'ancien premier ministre
38:54qui évoquait sa volonté
38:55de bloquer les réseaux sociaux
38:57ici même à ce plateau
38:58il y avait Geoffroy Didier de LR
38:59qui aussi soutenait cette idée
39:01et hier
39:02Laurent Nunez
39:04qui s'exprimait
39:04face aux sénateurs
39:06au Sénat
39:07a évoqué
39:08lui aussi
39:09et c'est une première
39:10une piste
39:11ce qu'il appelle
39:11une piste
39:12de suspension
39:13des réseaux sociaux
39:14écoutez ce qu'il disait au Sénat
39:15ça peut ressembler
39:16à une menace
39:19ces réseaux sociaux
39:20ça devient effectivement
39:21une véritable problématique
39:22et il y a aussi
39:23une autre piste
39:24c'est cette possibilité
39:25quand il y a des actions
39:26de pillage importantes
39:27avec utilisation de réseaux sociaux
39:28pour orienter les acteurs
39:30cette possibilité
39:31voire même de suspendre
39:32l'utilisation des réseaux
39:33le Conseil d'Etat
39:35en 2025
39:35avait considéré
39:36que c'était le principe
39:38rien ne l'interdisait
39:39en principe
39:40au titre des circonstances
39:41exceptionnelles
39:42mais que les conditions
39:43posées étaient très strictes
39:44et c'est quelque chose
39:45évidemment
39:46qui ne m'a pas échappé
39:48c'est une déclaration
39:49qui a fait énormément
39:50réagir
39:51notamment évidemment
39:51sur les réseaux sociaux
39:52alors quand on interroge
39:53des sources gouvernementales
39:54on n'est pas tout à fait
39:56à l'aise
39:56avec cette déclaration
39:58on sent que
39:59le fait d'évoquer
40:00ne serait-ce qu'une piste
40:01vraiment à l'étude
40:02de suspension
40:03des réseaux sociaux
40:04c'est assez sensible
40:05donc on ne va même pas
40:06jusqu'à dire
40:06que c'est clairement
40:07à l'étude
40:08et puis il y a un autre sujet
40:09sur les réseaux sociaux
40:10cette fois c'est
40:10Gérald Darmanin
40:11qui l'a abordé
40:12il y a quelques minutes
40:13justement
40:14c'est une peine
40:15qui est récente
40:16qui a deux ans
40:16c'est le bannissement
40:18des réseaux sociaux
40:19on écoute Marine Tondelier
40:20pour les Verts
40:22on écoute Marine Tondelier
40:33la candidate des Verts
40:34écoutez
40:35on sort de cette réunion
40:36encore plus inquiet
40:37qu'on y était rentré
40:38et même
40:38je pense pouvoir parler
40:40au nom de tous les écologistes
40:41en colère
40:42il y a une chose
40:43sur laquelle tout le monde
40:44était d'accord
40:45c'est que
40:45les manifestants
40:46les casseurs
40:48et les pilleurs
40:48c'était pas la même chose
40:49et y compris
40:50le directeur général
40:51de la gendarmerie nationale
40:52a dit clairement
40:53que dans les cortèges
40:55de manifestants
40:56tout s'était bien passé
40:57mais sur le reste
40:58j'ai le regret de vous annoncer
40:59qu'on ne se comprend plus
41:00en réalité
41:01Monsieur le Premier ministre
41:03a commencé par préciser
41:04en début de réunion
41:04que c'était une réunion technique
41:06de Kiss Mocteau
41:07on a d'ailleurs eu
41:07un powerpoint
41:08qui nous expliquait
41:09les trois piliers
41:10de la doctrine
41:11du maintien d'ordre français
41:12c'était assez lunaire
41:13parce que
41:14à partir du moment
41:15où c'est les forces politiques
41:16de ce pays
41:16tous les chefs de parti
41:17les présidents du groupe parlementaire
41:18qui sont invités
41:19non c'est pas une réunion technique
41:20c'est une réunion politique
41:21parce qu'on est là
41:21et par ailleurs
41:22je ne pense pas
41:22que le président de la république
41:23quand il fait une allocution
41:24face à tous les français
41:26à 20h
41:26ce soit pour convoquer
41:27des réunions techniques
41:28donc c'était bien
41:29une réunion politique
41:30qu'on a animé
41:32nous comme tel
41:32depuis la place où on était
41:33c'est à dire
41:34une mise en scène
41:35assez enfantine
41:36où ils étaient sur une estrade
41:37chacun pour nous expliquer
41:38leur exposer
41:39et nous sur des chaises
41:40à prendre des notes
41:41sur nos genoux
41:42comme dans une conférence de presse
41:43on serait venu poser
41:44quelques questions
41:44si vous voulez bien
41:45à la fin
41:45donc on a essayé
41:46de reprendre un peu le contrôle
41:47sur cette réunion
41:48pour dire ce qu'on avait à dire
41:49pour parler de l'ordre du jour
41:51que l'on voulait
41:51parce qu'on peut parler
41:53de doctrine de maintien d'ordre
41:54évidemment qu'il faut parler
41:55de ce qui s'est passé le 17
41:56et on était preneurs de réponses
41:57mais il y a aussi
41:58les revendications des lycéens
41:59on a été finalement
42:01très déçus
42:01parce que vous savez
42:02dans ces genres de réunions
42:04on sort rarement
42:05avec des réponses
42:05mais souvent
42:06on a des éléments
42:07d'analyse
42:07qui peuvent être intéressants
42:08des fois on apprend des choses
42:10des éléments
42:10qui ne peuvent pas donner
42:12voilà
42:12hors huis clos
42:13et là en fait
42:14on n'a rien eu de tout ça
42:15et je dois vous dire
42:17qu'on sort avec
42:18beaucoup de colère
42:19sur la doctrine
42:20du maintien d'ordre
42:21on a pu s'exprimer
42:22mais en réalité
42:23il y a trois problèmes
42:23il y a la doctrine en elle-même
42:24il y a comment elle est appliquée
42:26avec des ordres parfois illégaux
42:27par exemple les nassages etc
42:28et il y a aussi
42:29le sujet
42:30des comportements
42:31parfois individuels
42:32on a tous eu
42:33vous êtes journaliste
42:34vous voyez ces vidéos
42:35sur les réseaux sociaux
42:35vous avez même vous-même
42:36vu et vécu peut-être
42:38des choses
42:38dans ces manifestations
42:39et ça
42:41il faut pouvoir y répondre
42:42on a relevé
42:45rapporté des témoignages forts
42:46des choses qu'on a vu
42:46qui ne sont pas admissibles
42:47y compris les numéros de RIO
42:48c'est quand même la base
42:49quand il y en a un
42:50qui ne le met pas
42:50par inadvertance
42:52pourquoi pas
42:52mais là ce n'est pas
42:53de l'inadvertance
42:54c'est une volonté
42:55de ne pas l'afficher
42:56et quand vous avez
42:57dans un groupe
42:59trois, quatre, cinq, six, dix
43:00qui ne l'affichent pas
43:01personne ne leur dit
43:02bah là il faut le mettre
43:03donc c'est aussi
43:03qu'il y a un dérapage
43:04aussi au sein des forces d'ordre
43:05parfois dans ce qui relève
43:07de la délégalité
43:08et qui doit être rapporté
43:09et ce qu'on a quand même dit
43:09c'est que dans le rapport
43:11de confiance
43:12entre une population
43:13et sa police
43:14bah en fait c'est important
43:14que les règles soient respectées
43:15parce que quand on porte
43:16l'uniforme
43:17et qu'on exerce la violence
43:18au nom de l'état
43:19et bah en fait
43:20ça engage fortement
43:21et que si on veut
43:23et c'est important
43:24pour tous les démocrates
43:24de ce pays
43:25une relation saine
43:26entre une population
43:27et sa police
43:28et bah en fait
43:29il y a des règles
43:29qui doivent être respectées
43:30ce qu'on a dit aussi
43:32évidemment
43:32c'est qu'un mouvement
43:34social
43:35ne pouvait pas avoir
43:36comme seule réponse
43:37du maintien de l'ordre
43:38et que
43:39la force publique
43:40à un moment
43:41ne pourra pas contenir
43:42la colère
43:42et donc nous on fait
43:43vraiment la différence
43:44entre les casseurs
43:46les pilleurs
43:46on condamne
43:47toutes leurs actions
43:48et les manifestants
43:49mais enfin on voit bien
43:50que les casseurs
43:50profitent des manifestations
43:52et que
43:53si on veut éviter ça
43:54il faut aussi
43:55pouvoir répondre aux manifestations
43:56et en fait là dessus
43:58nous on est comme
43:58beaucoup de français
43:59bah on reste à
44:00vous venez d'entendre
44:00c'est toujours en cours
44:02d'ailleurs Marine Tondelieu
44:03la candidate
44:03dévers à l'élection présidentielle
44:04qui sort de la réunion
44:06avec Sébastien Lecornu
44:07le premier ministre
44:07pour faire un point
44:09c'est technique
44:09c'était une réunion technique
44:10notamment sur le maintien de l'ordre
44:12les manifestations
44:12de ce week-end
44:13sera ensuite
44:13Louis Alliot
44:14du Rassemblement National
44:15le maire de Perpignan
44:16qui prendra la parole
44:17et qu'on écoutera en direct
44:19l'une des images fortes
44:20que l'on retient
44:20de samedi dernier
44:21en attendant ce qui se passera
44:22après demain
44:23samedi 24 octobre
44:25c'est l'incendie
44:25de la mairie
44:26de Limoges
44:27incendie partiel
44:28mais l'enquête
44:29est aujourd'hui toujours en cours
44:30nous sommes avec
44:31maître Henri Brown
44:32qui est l'avocat
44:33du suspect numéro 1
44:35dans l'incendie
44:36de la mairie de Limoges
44:37bonsoir maître
44:38merci d'être avec nous
44:39on va vous poser des questions
44:39sur votre client
44:40mais d'abord
44:40on va faire un point
44:41sur l'enquête
44:42c'est-à-dire
44:42il y a un deuxième suspect
44:43Paul Conge
44:44qui a été interpellé
44:44oui absolument
44:45il a été interpellé
44:46ce matin
44:47lui aussi par le RAID
44:49dans le département
44:49de la Creuse
44:50c'est un suspect
44:51âgé de 66 ans
44:52donc a été placé
44:53en garde à vue
44:54l'autre chose
44:55ce qu'il faut rappeler aussi
44:56c'est que depuis aussi
44:57cette nouvelle garde à vue
44:58et bien le parquet de Limoges
45:00qui dirige l'enquête
45:00aujourd'hui sur la destruction
45:01de l'hôtel de ville
45:02et bien il a élargi
45:04le périmètre de l'enquête
45:05et a élargi
45:06notamment au chef
45:07de tentative de meurtre
45:08sur personne dépositaire
45:09de l'autorité publique
45:10parce qu'au moment
45:11de l'incendie
45:11et bien il y avait
45:12plusieurs policiers municipaux
45:14à l'intérieur du bâtiment
45:15et la garde à vue
45:16donc de votre client
45:17maître Brown
45:18a été également prolongée
45:19de nouveau
45:19ça fait donc deux jours
45:21consécutifs
45:21mais il n'est plus question
45:22de terrorisme
45:23non pour le moment
45:24il n'est pas question de terrorisme
45:25le parquet national antiterroriste
45:26qu'on a eu au téléphone
45:27tout à l'heure
45:27nous confirme
45:28qu'il n'est pas saisi
45:30qu'il reste en observation
45:31sur les faits
45:32même si effectivement
45:32un service antiterroriste
45:34travaille sur l'enquête
45:35c'est la sous-direction
45:36antiterroriste
45:36parce qu'il a une mission
45:37de lutte contre les extrémismes
45:39violents
45:39mais pour le moment
45:40ce n'est pas considéré
45:41comme un attentat
45:42alors maître Brown
45:43vous êtes l'avocat
45:44de cet homme de 34 ans
45:45que l'on présente
45:47comme un fiché S
45:48activiste violent
45:49de l'ultra gauche
45:51c'est votre client
45:52vous reconnaissez votre client ?
45:53alors l'ultra gauche
45:54déjà c'est une fiction
45:55ça n'existe pas
45:56la fiche S
45:58je rappelle que
45:58c'est un classement administratif
46:00c'est quelque chose
46:01un outil de surveillance
46:02qui a été mis en place
46:03qui succède
46:04à ce qu'on appelle
46:05le carnet B
46:05avant la seconde guerre mondiale
46:06ce qu'on a appelé en 1942
46:08la liste S
46:09puis la fiche S
46:10c'est un simple
46:11classement administratif
46:12où il y a 16 subdivisions
46:13je ne sais pas
46:15si mon client
46:15est fiché S ou pas
46:16et surtout
46:17ça ne doit pas avoir
46:18la moindre incidence
46:19sur les procédures judiciaires
46:20c'est un membre de l'ultra gauche
46:22connu pour des violences
46:24je ne sais pas ce que c'est
46:24que l'ultra gauche
46:25donc l'ultra gauche
46:27est une fiction
46:28encore une fois
46:29c'est comme ça
46:30qu'il est présenté
46:31c'est pas quelqu'un
46:32qui est contre le système
46:33contre le capitalisme
46:34contre les institutions
46:35c'est quelqu'un
46:36qui est écologiste
46:38qui mène
46:39il y a différentes nuances
46:39d'écologie
46:40exactement
46:41il est dans l'écologie
46:41radicale et violente
46:43il n'est pas
46:45écoutez l'écologie
46:46c'est le fait
46:47de vouloir préserver le vivant
46:48et donc c'est quelqu'un
46:49qui mène une vie simple
46:51qui est proche de la nature
46:52et voilà
46:53enfin proche de la nature
46:54qui est connu pour des violences
46:55envers un policier en 2025
46:57qui était dans une équipe
46:58pour destruction en bande organisée
47:00et menace de mort
47:01ah non non
47:02il n'y a pas question
47:03de bande organisée
47:03et de menace de mort
47:04alors effectivement
47:05il y a une petite affaire judiciaire
47:07et je pense que c'est pour ça
47:09qu'on est allé
47:10l'interpeller
47:11une petite affaire judiciaire
47:12c'est une violence
47:13envers un policier en 2025
47:14non non non
47:15je vais en dire un mot
47:15cette affaire
47:16ça s'est passé à Guéry en 2024
47:17il y a une altercation
47:19avec un policier
47:19lors d'une manifestation
47:21et moi je m'étonne
47:22que pour interpeller des gens
47:23on fasse appel au raid
47:24c'est-à-dire que là
47:25je pense qu'il y a
47:26c'est peut-être parce qu'il a un profil inquiétant
47:30je pense que le problème
47:30c'est qu'il y a une stigmatisation
47:32d'une région
47:33le Limousin
47:33et d'un territoire
47:34le plateau de Mille Vache
47:35où on a des gens
47:36qui mènent une vie paisible
47:37et qu'on présente
47:38comme des gens dangereux
47:40radicalisés d'ultra-gauche
47:41ce qui ne correspond à rien
47:43et je pense que c'est pour ça
47:44que dans cette affaire
47:46de la mairie de Limoges
47:47on a le SDAT
47:49on a la SDAT
47:49on a le plat etc
47:50est-ce qu'il a reconnu l'effet
47:52votre client ?
47:53écoutez
47:53nous sommes dans le cas
47:54de la garde à vue
47:54mon confrère Guillaume Lavirdure
47:56du barreau de Limoges
47:57est à ses côtés
47:59moi je n'ai pas l'habitude
48:00de commenter une affaire en cours
48:02encore moins
48:03quand il y a une garde à vue
48:04il est rentré dans la mairie de Limoges
48:06ou pas ?
48:06est-ce qu'il est rentré dans la mairie de Limoges ?
48:08est-ce qu'il est rentré dans la mairie de Limoges ?
48:09je ne sais pas
48:10moi j'apprends
48:11les éléments du dossier
48:12par les médias
48:14et là ça pose un problème
48:15c'est-à-dire je suis avocat
48:16je suis succédiaire de justice
48:17et on me donne accès
48:20à des éléments du dossier
48:21par les médias
48:22ça veut dire qu'il y a des journalistes
48:23et notamment les journalistes
48:25qui sont proches
48:26de la SDAT
48:27qui ont plus d'informations
48:28sur ce dossier que moi
48:29et ça ça pose un problème
48:30parce que le secret de l'enquête
48:33devrait en théorie être respecté
48:35il semblerait que votre client
48:36était identifié
48:37notamment par les vidéos
48:39qui ont été tournées sur place
48:40et notamment la vidéo
48:41d'un drone de la police
48:42si c'est bien le cas ?
48:43alors si on a uniquement
48:44une vidéo
48:46faite par un drone
48:47ça va quand même pas très loin
48:49il y a beaucoup de choses
48:50qui ont été dites
48:51sur le fait
48:52que ça aurait été prémédité
48:53sur le fait
48:54que l'incendie
48:56aurait pris
48:57dans les caves
48:58de la mairie de Limoges
48:59en réalité
49:00je pense que
49:01ce qui s'est passé
49:02c'est qu'il y a eu
49:05s'est trouvé là par hasard ?
49:07écoutez on a le droit
49:08de manifester dans ce pays
49:09oui bien sûr
49:09mais est-ce qu'il était
49:10dans la mairie de Limoges
49:11par hasard ?
49:12il y avait peut-être
49:13des papiers à faire ?
49:13il y avait beaucoup de gens
49:14dans la mairie de Limoges
49:14à ce moment-là
49:16non mais je pense
49:17quand même
49:17qu'on ne peut pas
49:18surtout
49:19ce qui est quand même
49:20particulièrement choquant
49:20dans cette affaire
49:21c'est le fait
49:22qu'on jette en pâture
49:23mon client
49:24c'est-à-dire qu'on donne
49:25son prénom
49:25il n'a rien à se reprocher
49:27attendez
49:27on donne son prénom
49:28on peut facilement
49:30trouver son nom de famille
49:31j'ai vu des médias
49:32sa photo a circulé
49:34j'ai vu des médias
49:35qui publiaient
49:36la photo de la maison
49:38où il habite
49:38il y a
49:40son profil Facebook
49:41a été
49:42il a fait l'objet
49:43de nombreuses insultes
49:44et menaces de mort
49:45et également
49:46ses amis sur Facebook
49:47donc on a quelqu'un
49:48qui est présumé innocent
49:49et qu'il peut être innocent
49:51et voilà
49:51qu'on jette son nom en pâture
49:53alors qu'on est simplement
49:54au début de la garde à vue
49:55et ça c'est quelque chose
49:56extrêmement inquiétant
49:57et je n'ai pas encore
49:58l'occasion de parler avec lui
49:59mais nous pourrons envisager
50:00des actions
50:01par rapport à
50:03cette atteinte
50:04à la vie privée
50:05cette atteinte
50:05à la présomption d'innocence
50:07et les menaces
50:08et les injures
50:09qui se font au jour contre lui
50:10parce qu'il faut quand même
50:11laisser le temps à la justice
50:12on ne peut pas comme ça
50:13sur un plateau de télévision
50:14décider qu'une personne
50:15est coupable
50:16merci à vous
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