00:00On va reparler maintenant de la crise des carburants avec des prix qui sont toujours aussi hauts
00:04et des Français qui sont obligés de s'adapter avec un œil tourné toujours vers ce que veut faire le
00:09gouvernement.
00:09Pour le moment, on est sur un dispositif d'aide aux gros rouleurs,
00:12mais à Matignon, chez Sébastien Lecornu, on va voir comment adapter, ajuster.
00:18Justement, on va retrouver Samy Sfaxi, les Rues de Varennes pour BFMTV.
00:22Pour savoir, le Premier ministre continue de consulter.
00:26Aujourd'hui, il y avait deux réunions qui étaient prévues.
00:28Samy, si vous avez des petites informations, si ça sort du côté de la rue de Varennes,
00:32je vois vous tourner vers l'entrée principale.
00:36Ah oui.
00:37Oui, alors vous tombez à pic à l'un, en fait, puisque les voitures ministérielles sont en train de sortir
00:41de Matignon.
00:42Elle a duré longtemps, cette réunion, un peu plus de 2h, 2h15 à peu près.
00:47Et vous savez, celle de cet après-midi, elle était vraiment consacrée aux aides.
00:51Et c'est celle qui va sans doute intéresser le plus nos téléspectateurs aux aides, aux grands rouleurs.
00:55Alors, à savoir, est-ce que le gouvernement va élargir, vous savez, cette aide aux grands rouleurs,
01:00c'est-à-dire alléger les critères d'obtention de ces fameux 100 euros d'aides de l'État reçus
01:06une seule fois ?
01:07Ou alors, le gouvernement va-t-il doubler ces 100 euros ?
01:10En tout cas, ce sont ces pistes qui étaient sur la table aujourd'hui.
01:13Mais c'est vrai que ce matin, il y avait une autre réunion qui était consacrée cette fois-ci à
01:16l'approvisionnement,
01:17s'assurer du bon approvisionnement des carburants pour éviter que le prix ne s'envole un peu plus.
01:22Mais c'est vrai que je guette derrière moi, regardez, voilà, une nouvelle voiture ministérielle qui sort.
01:27Il y avait quand même 13 ministres qui étaient autour de Sébastien Lecornu.
01:30Mais alors, hors presse, communication totalement maîtrisée,
01:33puisque pour l'instant, rien n'a filtré à part les deux options que j'ai évoquées à l'instant.
01:39Merci, Samis Faxi, à l'hôtel de Matignon, en direct pour BFM TV.
01:43Nous sommes avec Hubert Brigand.
01:45Bonsoir, monsieur.
01:45Vous êtes député droite républicaine de la Côte d'Or et vous avez fait acte de candidature pour devenir ministre.
01:52Vous avez écrit à Matignon, à Sébastien Lecornu, pour devenir ministre de la ruralité.
01:58Pourquoi ?
01:59Bonsoir, monsieur.
02:01Merci déjà à BFM TV de m'avoir invité.
02:03Ça fait des années que j'écris à toutes les chaînes.
02:06J'ai beaucoup de choses à dire sur le monde rural.
02:08Et vous êtes les premiers à m'inviter.
02:10Donc, je vous en remercie.
02:11Le monde rural qui est particulièrement impacté par cette crise des carburants.
02:16Bien sûr.
02:16Alors, si vous voulez, quel est aujourd'hui l'objectif du gouvernement pour le monde rural ?
02:22Quelle est sa stratégie ?
02:23J'en sais rien.
02:24Bien.
02:25Nous, on souffre.
02:27Peut-être, certainement plus que les restes des habitants, des métropoles, entre autres, en région parisienne.
02:32Vous n'avez pas les mêmes transports.
02:34On est sur les carburants.
02:36Il y a des gens qui habitent en région parisienne.
02:37Non seulement ils n'ont pas de voiture, mais bien seulement ils n'ont pas de permis.
02:40Bien.
02:41Parce qu'ils n'en ont pas besoin.
02:42Alors qu'à la campagne, il faut le permis et souvent plusieurs voitures dans une famille.
02:46Je vois que vous connaissez bien le monde rural.
02:49Peut-être que vous y venez en résidence secondaire.
02:51Moi, si je n'ai pas de voiture, comment je fais ?
02:53J'ai une circonscription qui fait 135 kilomètres de long.
02:56J'aimerais y revenir une autre fois pour ça.
02:58J'ai 342 communes à visiter.
03:01342.
03:01Ce qui veut dire qu'il y a des week-ends, je fais 600-700 kilomètres.
03:04Alors, moi, ce n'est pas le problème.
03:06Mais comme vous le dites, les gens qui habitent dans le monde rural, s'ils n'ont pas la voiture,
03:10il faut emmener le gosse à l'école.
03:11Parce qu'il n'y a pas des transports dans toutes les communes.
03:13Il faut aller au travail avec.
03:15Il n'y a pas question de prendre le métro, le tram, le bus.
03:18Donc, c'est un vrai problème.
03:19Vous êtes en train de dire que M. Lecornu, il pourrait cibler les départements les plus ruraux avant de s
03:23'occuper des villes, peut-être ?
03:25Alors, je pense que le problème du carburant pour l'habitant de Paris ou de la région parisienne, voire même
03:31des métropoles,
03:32ils ont des moyens de transport.
03:34La preuve, c'est qu'ils utilisent peu la voiture.
03:36Regardez le monde qu'il y a dans le métro.
03:38Alors que dans le monde rural, une, vous avez dit même deux voitures, effectivement.
03:42– Oui, mais vous seriez ministre de la ruralité.
03:45Qu'est-ce que vous feriez de plus pour aider justement les automobilistes qui vivent dans ce monde de la
03:49ruralité ?
03:50– Eh bien, écoutez, justement, je prendrais des mesures différenciées.
03:54Pas que sur le carburant d'ailleurs, sur beaucoup de choses.
03:57Nous, on a des handicaps.
04:00Si vous voulez, quelqu'un qui paye un impôt X à Paris ou en banlieue ou en province,
04:07on paye le même impôt.
04:09Mais vous, vous avez tout sur place et nous, on n'a rien.
04:11Pour aller à la fac, il faut faire 100 kilomètres.
04:14Pour accoucher, il faut faire 80 kilomètres.
04:16Vous avez des lycées à côté de chez vous.
04:17Vous avez que l'embarat du choix.
04:18Vous avez des maternités partout.
04:20Nous, rien…
04:21– Et pourtant, on paye les mêmes impôts.
04:22– Eh bien, voilà.
04:23– Qu'est-ce que vous attendez de M. le Premier ministre ?
04:25– Alors, j'attends premièrement qu'à un moment donné,
04:28il me nomme ministre de la ruralité.
04:30– On a bien compris.
04:31– Un vrai ministre, pas un ministre faire valoir.
04:33– Ah, pour six mois, ça va être compliqué.
04:35– Sous tutelle du Premier ministre de je ne sais trop qui,
04:37qui est là pour faire bien dans le paysage,
04:39on s'occupe de la ruralité totale, on ne s'en occupe pas du tout.
04:43Voilà, moi, si je candidate, j'ai tout eu.
04:45J'ai des marais conseillers municipaux, je suis député.
04:47– Mais pardon, M. Lecornu, il vient de cette ruralité
04:49puisqu'il est élu de l'heure.
04:50– Oui.
04:51– Donc, il connaît tout ça, non ?
04:53– Ah, ben, il connaît, j'espère.
04:54Mais je ne cible pas spécialement lui.
04:55– Non, pas lui, oui.
04:56– Il a des ministres autour de lui, à mon avis,
04:58qui sont aussi peu de la ruralité.
05:00Je peux vous dire que quand t'as député rural…
05:01– C'est trop parisien, quoi, en fait.
05:02– Ah, ben oui, bien sûr.
05:04– Mais qu'est-ce que vous lui direz ?
05:05– Oui, mais vous n'avez toujours pas dit ce que vous feriez.
05:06– Qu'est-ce que vous lui demanderiez comme mesure d'urgence ?
05:08Qu'est-ce que vous feriez, vous, comme mesure d'urgence ?
05:10– Mais d'une façon générale, ce n'est pas que pour l'essence,
05:12je vous ai dit.
05:13S'il n'y a pas de différence fiscale
05:17entre le monsieur de Paris qui paye un impôt X
05:20et qui a tout à son service,
05:22et nous, pour le même impôt, on n'a rien du tout.
05:24– Donc, il faudrait qu'on baisse, par exemple, les taxes pour la ruralité ?
05:27Ça pourrait être une proposition ?
05:28– Oui, je pense qu'il y a une réflexion à voir,
05:31parce qu'on a un handicap de ce côté-là.
05:33– Déjà, les agriculteurs sont aidés.
05:36Il y a des aides spécifiques pour les agriculteurs.
05:38– Oui, alors non.
05:39Alors, si vous voulez, excusez-moi,
05:41je sors d'une réunion agricole la semaine dernière.
05:43Quand les engrais augmentent de 30 euros
05:46et qu'on donne une aide de 10 euros,
05:47ce n'est pas les vrais chiffres,
05:48mais écoutez, on a l'impression de les avoir aidés.
05:51Plus on les aide et plus c'est compliqué pour eux.
05:54– Dans tous les cas, dans la ville, ça râle quand même.
05:55On va aller à Clamart, c'est pas très loin d'ici,
05:57dans les Hauts-de-Seine,
05:58de retrouver Antoine Forestier pour BFM TV.
06:00Parce que ça reste quand même la soupe à la grimace
06:02quand on passe à la pompe, Antoine.
06:04– On est à Clichy, juste à côté du périphérique parisien
06:08et on est à côté d'un VTC.
06:09On le voit à ce petit macaron rouge.
06:11Jacques-Michel, on discutait avec vous.
06:13Avant de venir à cette station qui est assez chère,
06:16où les prix ne sont pas plafonnés,
06:16vous avez dû chercher avant.
06:18Ça a été difficile de chercher des stations
06:19où les prix sont encore abordables, si on peut le dire ?
06:22– Si, si, bien sûr.
06:24Là, j'étais déjà dans les Val-d'Oise.
06:28Donc, j'ai tenté des stations.
06:31Des stations au total.
06:34Donc, tout est fermé.
06:37Donc, il n'y a pas les 95, il n'y a rien.
06:41– Vous arrivez ici, c'est 2,16 euros le litre,
06:44alors que dans les stations où c'est plafonné, 1,99 euros.
06:46Ça fait 16 centimes de plus, 8 euros pour votre plein,
06:49si vous faites 50 litres.
06:51Ça pèse sur votre budget au quotidien,
06:52vous qui roulez énormément en tant que chauffeur de voiture ?
06:55– Oui, oui, ça pèse.
06:57Sinon, je ne pouvais pas tenter au moins 6 stations.
07:02Sinon, je venais directement ici.
07:04Donc, ça pèse vraiment énormément.
07:06– Il y a des réunions en ce moment en cours,
07:08avec des décisions attendues pour aider.
07:09A priori, c'est les gros rouleurs qui vont être visés.
07:11C'est votre cas, vous roulez énormément.
07:13Qu'est-ce que vous attendez de la part du gouvernement
07:14face à cette crise des carburants ?
07:17– Il faut qu'on bloque les prix.
07:19Et en plus, c'est là des informations.
07:22Bon, je ne suis pas un économiste.
07:23Donc, soit l'État taxe 60% sur le prix des carburants.
07:29Là, vraiment, franchement, on ne sait pas quoi dire.
07:32Si on peut diviser ça par deux, au lieu de 60%,
07:35même à 30 ou 40%, ça va atténuer des choses.
07:40Ça va aller au moins.
07:41– Merci beaucoup.
07:42Merci, bonne route.
07:43On ne peut pas perdre plus de temps.
07:44Il y a des courses à aller effectuer.
07:46Dans cette station, on paye le plein entre le Saint-Plan et le Goisal
07:48entre 22 et 33 euros de plus qu'avant la guerre.
07:51On discutait avant avec d'autres automobilistes
07:53qui sont des petits rouleurs.
07:55Et eux souhaiteraient que les aides les concernent également.
07:57On attend encore les décisions de la part de Matignon.
08:00mais ils ne veulent pas que ces aides concernent uniquement les gros rouleurs.
08:03Ils disent que tout le monde paye plus
08:04et que tout le monde doit bénéficier de cette aide du gouvernement.
08:06Voilà ce qu'ils demandent.
08:07– Antoine Forestier et Philippe Vigneault à Clichy pour BFM TV.
08:10Nous sommes avec Vanessa.
08:11Vanessa, je vais vous présenter comme maire de famille.
08:14Bonsoir, Vanessa.
08:15Sans emploi, vous êtes dans le département de l'ISER.
08:19Justement, comment est-ce qu'aujourd'hui,
08:20votre vie quotidienne est impactée par le prix de l'essence ?
08:25Alors, comment vous vous êtes adaptée ?
08:26– On a appris à jongler.
08:30On a appris à jongler.
08:32On a la chance d'avoir une petite voiture électrique.
08:36Donc, on fait le maximum de déplacements avec.
08:42À savoir qu'on la recharge la nuit, le soir.
08:46Moi, j'ai ma fille qui va à l'université,
08:48qui fait tant huit kilomètres par jour pour aller à l'université.
08:53Elle prend donc sa petite voiture électrique,
08:56mais tous les soirs, il faut la recharger.
08:58Et quand elle va à l'université,
09:00on lui demande de faire deux, trois courses sur le chemin
09:02pour éviter, nous, d'avoir à sortir le véhicule
09:05qui est plutôt à l'essence.
09:09Parce que l'essence, non, ce n'est plus possible.
09:13On a un véhicule essence pour pouvoir sortir en famille.
09:17Ben non, on ne sort plus en famille.
09:18On ne part plus le week-end.
09:20On ne part pas en vacances.
09:21– Donc, cette voiture, elle reste au garage ?
09:23– Ah oui.
09:25On paye une assurance pour qu'elle reste au garage.
09:28– Par exemple, les sorties en famille, c'est terminé ?
09:31– Ah ben non, c'est terminé.
09:34Parce que ce qu'il y a, c'est qu'avec la petite voiture électrique,
09:38il y a une autonomie de 200 kilomètres.
09:39Donc, on ne va pas bien loin quand on habite, justement, à la campagne.
09:44Donc, on avait ce véhicule-là pour se dire,
09:47allez, on sort de temps en temps avec les enfants.
09:49Mais là, non.
09:51– Merci, Vanessa.
09:52– Oui, bien sûr.
09:53Donc, adaptation, la petite voiture électrique pour le quotidien
09:56et la voiture qui est en moteur thermique, elle, elle reste au garage.
10:00– On a vu la réunion se terminer.
10:01Il y a un paquet d'aides qui va être annoncées.
10:03On le sait dans les prochains jours.
10:05Donc, sans doute, le dispositif gros rouleur qui va être renforcé.
10:08Peut-être aussi certaines professions un peu oubliées jusqu'à présent
10:11dans ces aides qui pourraient être concernées ?
10:13– Oui, mais il faudrait surtout que la première aide soit simplifiée.
10:16Parce qu'aujourd'hui, vous le savez,
10:18il y a 3 millions d'automobilistes qui sont éligibles
10:21à cette aide de 100 euros, exactement.
10:25Et il n'y en a que 1,5 million qui en ont fait la demande.
10:28C'est vraiment problématique.
10:29Et aujourd'hui, quand on interroge ces automobilistes,
10:32ils nous disent tous que c'est une usine à gaz.
10:34Donc, je pense que la priorité déjà,
10:37ce serait de simplifier le dispositif.
10:39– Alors là, ça ne va pas être simple.
10:40– Mais si, peut-être de s'appuyer tout simplement sur les employeurs.
10:44Les employeurs, vous savez, ils connaissent les revenus des salariés.
10:47Ils connaissent la distance.
10:48Et peut-être que si on faisait appel à eux en leur demandant un listing
10:52des salariés concernés, ça irait beaucoup plus vite.
10:56Vous avez entendu Gabriel Attal tout à l'heure qui a indiqué
10:59que lui voulait envoyer une lettre aux 1,5 millions d'automobilistes
11:02qui n'en avaient pas fait la demande.
11:04Comment fait-il pour savoir qui a droit et qui n'y a pas droit ?
11:08Tout à l'heure, on avait une dame qui témoignait sur le plateau.
11:11Et elle expliquait qu'aujourd'hui, elle travaillait,
11:14qu'elle faisait les distances réglementaires,
11:17mais que malheureusement, on prenait en compte sa situation de 2024.
11:21Et en l'occurrence, en 2024, elle était sans emploi.
11:24On lui a dit, madame, vous n'avez pas le droit à cette aide,
11:28grand rouleur de 100 euros.
11:28– Ça, c'est le problème de la bureaucratie, ça.
11:30– Simplification, ça, c'est la première chose.
11:32Et puis, bien évidemment, il faut amplifier le dispositif,
11:35rester sur des mesures ciblées, mais l'amplifier,
11:37parce qu'on voit bien que cette mesure de 100 euros,
11:40eh bien, c'était…
11:40– Certains l'ont touchée au mois de mars, là.
11:42– Merci.
11:42– On est au mois de septembre.
11:43– Voilà, le gouvernement pariait sur une crise
11:47qui s'arrêterait au mois de juillet.
11:50Finalement, on voit bien que ça dure,
11:51donc il faut amplifier le dispositif.
11:53– Merci. Et à suivre si le Premier ministre répond aux appels de M. Brigand
11:58qui demandent à ce qu'il soit nommé ministre de la ruralité
12:00pour enfin prendre des mesures concrètes.
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