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  • il y a 18 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va reparler de la crise des carburants de la manière dont le gouvernement aujourd'hui essaie d'aider les
00:04français.
00:05Sans en avoir vraiment les moyens, on va en parler avec Christelle Morancé, présidente de la région Pays de la
00:10Loire.
00:11Bonsoir Madame Morancé, vous êtes soutien d'Edouard Philippe, donc candidat à la présidentielle pour Horizon.
00:17Et vous parlez de votre parcours politique, de ce qu'il faudrait faire pour le pays avec le livre Courage
00:22et Coeur aux éditions du Rocher.
00:23Vous êtes connu pour être quelqu'un qui ne veut plus qu'on dépense autant d'argent public.
00:28Vous vous dites régulièrement, on est shooté à l'argent public.
00:31Vous-même, au sein de votre région, vous avez fait 100 millions d'euros d'économies.
00:35Il y a eu pas mal de polémiques, vous vous souvenez, vous avez eu pas mal coupé dans le budget
00:38culture, notamment Esport.
00:40La politique d'échec, ce n'est pas votre truc.
00:43C'est-à-dire faire des chèques pour aider les français à passer ce mauvais moment à la pompe, ce
00:47n'est pas votre truc. Pourquoi ?
00:48Écoutez, c'est un discours que je tiens déjà depuis quelques temps, et notamment après la crise Covid, il faut
00:54sortir du quoi qu'il en coûte.
00:55Et la politique du chèque, c'est pour moi la politique de l'échec.
00:59Ça veut dire qu'aujourd'hui, en France, la situation actuelle que vivent nos concitoyens, et notamment du prix à
01:06la pompe, c'est un échec collectif.
01:10Ça veut dire qu'en période de crise, la solution, c'est qu'on fait un chèque, on est incapable
01:14d'anticiper les choses.
01:15Et c'est dramatique. Moi, la situation que nous vivons actuellement, moi, je trouve ça vraiment dramatique pour l'ensemble
01:21de nos concitoyens.
01:21Mais donc, on doit laisser les français pleurer en silence ?
01:23Ce n'est pas laisser pleurer les français en silence. Moi, je suis dans une région où je suis beaucoup
01:28sur le terrain.
01:29J'aime dire que j'ai les pieds dans la terre et je rencontre l'ensemble des habitants de ma
01:33région.
01:33Et je sais les difficultés, que ce soit pour les professionnels ou encore une fois les habitants.
01:38Mais malheureusement, la politique du chèque, aujourd'hui, c'est qu'on vous donne dans une main et on vous
01:44reprend dans l'autre.
01:45Nous n'avons plus, malheureusement, les moyens de cette politique du chèque.
01:49En revanche, il faut réformer en profondeur.
01:52C'est-à-dire que de ne pas répondre à l'urgence, vous voyez, face à une crise, aujourd'hui,
01:56on est incapable de pouvoir faire face à cette situation.
02:00C'est-à-dire que si je comprends bien, si on avait réformé, on aurait pu, par exemple, baisser les
02:02taxes durablement sur l'essence, ça lui coûterait moins cher d'aller à la pompe ?
02:05Mais bien évidemment, l'enjeu, il est là, c'est de réformer, de faire un reset total.
02:10Et donc moi, je ne suis pas dans le plus de dépenses, plus de taxes, je suis dans le moins,
02:17de faire moins.
02:17Et pourtant, Edouard Philippe, il voulait qu'on double le chèque, notamment le chèque gros rouleur.
02:21Vous n'êtes pas d'accord avec lui alors ?
02:22Écoutez, ça fait quelques jours où il y a cette polémique qui sort un petit peu partout, sur toutes les
02:27antennes, par rapport à mon positionnement, suite aux annonces d'Edouard Philippe.
02:32On est d'accord sur une grande partie, sur l'essentiel de son projet.
02:37Aujourd'hui, on n'est pas à la tête de ce gouvernement.
02:41En revanche, je suis assez...
02:43Le président, il ferait des chèques.
02:44Je suis assez...
02:45Et vous me seriez compte ?
02:46Ce n'est pas du tout ce qu'il a dit.
02:48Aujourd'hui, il est très clair, c'est de remettre de l'ordre dans nos comptes publics.
02:52Et quand on remet de l'ordre dans nos comptes publics, ça permet de préparer le futur.
02:57Et aujourd'hui, malheureusement, on ne travaille que sur l'urgence.
02:59Mais surtout, là, c'est sur l'énergie.
03:01Cet été, c'était la crise climatique, et ainsi de suite.
03:04Et on passe crise après crise, où malheureusement, on ne peut pas intervenir.
03:07Et donc, moi, je suis très favorable à faire moins de dépenses, donc c'est moins de taxes, moins d
03:14'impôts, moins de normes, pour plus de liberté, qui va nous permettre aussi d'affronter les crises.
03:18Mais l'élection présidentielle, c'est mois d'avril, mois de mai.
03:23Ensuite, il y a le temps de la réforme qui sera le temps long.
03:25Là, il y a le temps court, il y a le temps des fins de mois pour les Français qui
03:28roulent.
03:28Vous êtes en plus dans un département, dans une région où on a besoin de sa voiture, on ne peut
03:33pas faire autrement.
03:34Comment vous répondez à cette urgence ?
03:37Finalement, le chèque, ça aide quand même, là, pour les fins de mois, pour le quotidien.
03:40Mais il faut aussi dire la vérité.
03:43Moi, je ne supporte plus.
03:44Il a compris les Français qu'il n'y a plus d'argent, ça, d'accord ?
03:45Mais ça, mais je l'entends parfaitement.
03:47Je l'entends parfaitement, encore une fois.
03:49Donc, il ne fallait pas faire de chèque ?
03:50Il y a un moment, encore une fois, cette politique du chèque, aujourd'hui...
03:53D'accord, mais sauf qu'il y a les urgences.
03:55Il y a les urgences, mais comme je vous l'ai dit, c'est nécessaire de réformer en profondeur.
03:59Il y a une échéance.
04:00Ce sera si Édouard Philippe est élu.
04:02Mais vous savez, il y a une échéance électorale, présidentielle...
04:06Donc, on souffre en silence, on ne demande rien à l'État.
04:09Il y a une échéance présidentielle, et aujourd'hui, Édouard Philippe représente le sérieux.
04:15Il prend la hauteur nécessaire.
04:17Aujourd'hui, on voit bien plein de candidats où c'est à coup de slogans, à coup de mensonges, etc.
04:22Donc, le courage, c'est de dire aux Français, ça aurait été de leur dire « pas de chèque ».
04:25Mais le courage, aujourd'hui...
04:27Non, mais c'est de leur dire « pas de chèque », pas d'aide.
04:28Mais aujourd'hui, les Français en ont ras-le-bol de payer sur tout et de ne pas pouvoir subvenir
04:33à leurs besoins.
04:34C'est l'enjeu, aujourd'hui, du carburant.
04:37Donc, ils en ont ras-le-bol, mais il ne fallait pas les aider.
04:38Mais vous savez, quand ils font...
04:39Il ne fallait pas les aider et leur dire la vérité.
04:40Et quand ils font leur course, c'est exactement la même chose.
04:43Non, mais vous ne me répondez pas, il ne fallait pas les aider.
04:45Moi, je l'ai dit très clairement, je suis contre la politique d'échec, parce qu'on vous donne dans
04:49une main, on vous reprend dans l'autre.
04:52C'est évident.
04:53Et c'est qu'il y a un moment, on va vous donner 100 et on va vous taxer de
04:55150.
04:56Je n'en peux plus, moi, aujourd'hui, de taxer sur tout.
05:00Sébastien Lecornu, doit-il utiliser la tronçonneuse pour son budget ?
05:05Le futur budget, je pense que Sébastien Lecornu, il est face à une équation, j'ai envie de dire, impossible.
05:11D'un côté, il y a une pression, bien évidemment, des financiers pour la France.
05:17Et puis de l'autre côté, de toute manière, il y a un Parlement où il n'y a pas
05:20de majorité.
05:21Donc ça va être un budget, malheureusement, qui ne sera pas à la hauteur des enjeux.
05:25Ça sera un mauvais budget ?
05:26Mais ce n'est pas du tout un budget, ce ne sera pas un budget à la hauteur des enjeux
05:30qui sont devant nous.
05:31Et encore une fois...
05:32Mais il a quand même annoncé 54 milliards d'efforts budgétaires.
05:35Oui, mais l'année dernière, on avait commencé à tellement de temps.
05:40Vous avez vu, on a terminé avec la suppression de la réforme des retraites et puis une augmentation des impôts.
05:45Pour moi, l'enjeu de la France, c'est encore une fois l'élection présidentielle.
05:49Oui, mais en attendant, on a quand même un budget à faire voter.
05:52Oui, mais j'ai...
05:52Vous demandez à Sébastien Lecornu quand même d'être courageux et de commencer à faire les économies,
05:57même avant la présidentielle, de montrer quand même le chemin ?
06:00Mais c'est indispensable.
06:02Et encore une fois, c'est...
06:03Mais sur le budget de l'État, sur quoi on peut faire les économies ?
06:05Sur le budget de l'État, c'est ligne à ligne.
06:08Vous savez, moi, quand j'ai fait mon budget à la région qui a fait beaucoup de bruit,
06:11j'ai pris ligne à ligne.
06:12Et l'enjeu, c'est de se dire quelles sont les priorités, quelles sont les missions de l'État.
06:17Et après, vous faites votre budget.
06:18Un budget, c'est un acte pas technique.
06:21Malheureusement, depuis des années, on en fait un acte technique.
06:24C'est un acte comptable.
06:25Non, c'est pas un acte comptable, c'est un acte politique.
06:28Est-ce qu'il faut, par exemple, supprimer des postes de fonctionnaires ?
06:31Oui, je pense que c'est nécessaire.
06:32Moi, je l'ai fait dans ma région.
06:33Très clairement, on parle beaucoup des subventions, on ne parle pas beaucoup.
06:36Moi, j'ai supprimé.
06:37C'est le non-renouvellement, parce que ce sont des fonctionnaires.
06:40Le non-renouvellement de 100 postes pour des départs à la retraite.
06:43Il y a l'échelle de l'État, il faudrait faire combien ?
06:47Bruno Retailleau dit plusieurs centaines de milliers.
06:48600 000, il dit Bruno Retailleau.
06:50Oui, après, le côté des chiffres, il y a de l'intelligence artificielle qui arrive.
06:53On voit bien que ça va aussi faciliter et simplifier dans nos collectivités.
06:59Je pense que c'est au niveau national et puis dans l'ensemble de nos collectivités.
07:01Au niveau national, est-ce qu'il faut moins financer la culture au niveau national ?
07:05Écoutez, ce n'est pas parce que moi, j'ai arrêté les subventions de la culture.
07:10Et encore une fois, ce n'est pas que la culture.
07:12La petite musique qui passe depuis quelque temps, c'est que la culture,
07:14parce que c'est un totem, ils ont fait beaucoup de bruit au niveau régional et au niveau national.
07:19Moi, c'est toutes les subventions que j'ai arrêtées.
07:20Parce que ce n'est pas dans les compétences de la région.
07:23Moi, ce qui est important au niveau national, c'est de clarifier aussi les compétences des uns et des autres.
07:28Tout le monde fait tout.
07:29Vous avez une compétence et vous avez un responsable.
07:31Et sur la culture, mais comme sur l'ensemble, il faut arrêter d'être shooté à la dépense publique.
07:36Et une subvention, ce n'est pas acquis à vie.
07:38Et on a des événements culturels dans ma région qui n'ont pas un euro d'argent public.
07:43On peut aller chercher l'argent dans le privé.
07:44Et c'est dans un territoire très rural.
07:46Château-Gontier, 160 000 personnes, ce festival, fin août, il n'y a pas un euro d'argent public.
07:52Donc, c'est possible.
07:53Oui, c'est possible.
07:54Il y a plein aussi d'actions culturelles qui ne sont pas subventionnées.
07:56Mais on sait aussi que ce qui nous coûte le plus cher, ce sont les dépenses sociales.
08:00Et dans ces dépenses sociales, il y a le dossier retraite.
08:03Il faut travailler plus longtemps ?
08:05Oui, c'est indispensable.
08:09Le dispositif de la retraite, il a été mis en place en 1945.
08:13Vous aviez un actif, un retraité.
08:16Vous aviez quatre actifs pour financer un retraité.
08:18Aujourd'hui, vous êtes à 1,7 et demain, vous serez à 1,3.
08:22On a une population, la démographie baisse, on a une population qui vieillit.
08:25Il faut, bien évidemment, travailler plus.
08:28Mais pas que.
08:29Pas que.
08:29Il y a aussi l'enjeu de la capitalisation.
08:31Donc, c'est sur ces deux niveaux.
08:33Et c'est indispensable.
08:34Il ne faut pas faire la retraite à quel âge, alors ?
08:36Édouard Philippe fera des propositions.
08:37Il avait dit 67 ans, mais il ne le dit plus.
08:39Je ne suis pas.
08:39Je soutiens Édouard Philippe.
08:41C'est le candidat.
08:41Il fera des propositions dans quelques jours.
08:43Mais je n'ai pas toujours d'accord.
08:43Vous pouvez aussi le convaincre.
08:44Mais on sera d'accord.
08:45Là, je vais vous dire.
08:46Mais on est d'accord.
08:47Vous êtes d'accord, mais il n'y a pas de...
08:55Il fera des propositions de travailler plus.
08:58Oui, c'est indispensable.
08:59Mais quoi, 67 ans ?
08:59Écoutez, je ne vais pas faire les propositions d'Édouard Philippe.
09:02Mais ce n'est pas des propositions.
09:03C'est vous, pas si personnel.
09:04Elles seront annoncées dans quelques jours.
09:06Ce qui est évident...
09:08Dans quelques jours, il va clariser sa position.
09:09Mais sur le système de la réforme des retraites,
09:12ce qui est indispensable, c'est de bien comprendre
09:14si on veut sauver ce modèle,
09:16le modèle de retraite,
09:18et notamment pour nos jeunes,
09:19pour les générations à venir,
09:20il faut le réformer.
09:21C'est valable pour les retraites,
09:23c'est aussi valable sur l'insurance chômage.
09:25Est-ce qu'il faut un âge, d'ailleurs ?
09:26Mais je pense qu'il faut...
09:27Oui, il faut un âge.
09:29Il faut un âge.
09:30Il faut un âge.
09:30Il faut un âge, comme on dit.
09:31Voilà, mais il n'y a pas que l'âge.
09:33Il y a l'enjeu aussi de la capitalisation
09:34qui ne doit pas être un sujet tabou.
09:35C'est amusant parce que vous assumez
09:37de ne pas être d'accord avec Édouard Philippe,
09:38votre candidat, sur la politique d'échec.
09:40Mais là, vous ne voulez pas nous en dire plus ?
09:42Parce que Édouard Philippe va faire des propositions.
09:44C'est un petit tabou, là, parce que...
09:46Mais pas du tout, parce que je ne suis pas candidate.
09:47Et c'est à lui.
09:48Et c'est à lui de faire ses propositions.
09:50Il les fera dans quelques jours.
09:51Vous ne voulez pas vous donner votre avis avant le sien, c'est ça ?
09:53Mais si, parce que c'est travailler plus longtemps.
09:56Et je ne vais pas vous donner l'âge.
09:57Vous ne donnez pas l'âge.
09:58Mais non, je ne vais pas vous le donner.
10:00Il y a un tabou, c'est l'âge.
10:00Mais non, et on est entièrement d'accord.
10:03Voilà, il fera ses propositions la semaine prochaine.
10:05Et je vous dis, on est totalement alignés, totalement d'accord.
10:07Si Édouard Philippe est à l'Élysée,
10:08vous serez à la réforme de l'État,
10:10au ministre de la Réforme de l'État,
10:11au ministre de l'Économie, avec la tronçonneuse.
10:13Je vais vous dire, depuis le début que je suis en politique...
10:17Christelle tronçonneuse Morancé.
10:19Depuis le début que je suis en politique,
10:21je n'ai pas de plan de carrière.
10:22Aujourd'hui, je suis totalement engagée à ses côtés
10:24pour qu'il gagne cette présidentielle.
10:26Et je suis aussi présidente de la plus belle région de France,
10:29où j'ai un attachement particulier
10:30et qui me tient particulièrement à cœur.
10:32Merci Christelle Morancé, présidente de la région du Pays de la Loire.
10:35Je rappelle, courage et cœur aux éditions du Rocher.
10:37Vous parlez beaucoup de votre parcours personnel aussi.

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