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  • il y a 4 mois
Erik Tegnér s'est exprimé, en direct sur CNEWS, au sujet de sa condamnation à six mois de prison avec sursis pour divulgation de données personnelles d’avocats.

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Transcription
00:00Alors bonjour Eliott, merci de me recevoir.
00:02Ce qui m'est arrivé c'est simple, c'est un immense scandale.
00:04Je vais vous expliquer, j'ai été condamné non pas pour diffamation,
00:08non pas pour injure public, non pas par exemple pour injure à caractère racial,
00:12ce qui fait partie en règle générale du droit de presse.
00:15J'ai été condamné sur le fondement de la loi Samuel Paty,
00:18c'est-à-dire qu'ils ont cherché à utiliser une loi qui originellement a été construite
00:23pour éviter qu'il y ait à nouveau des drames,
00:25comme l'attentat terroriste islamiste contre Samuel Paty.
00:28Et pour la première fois, c'est historique,
00:29ils ont choisi de condamner donc un journaliste sur ce fondement.
00:33Pourquoi ? Parce qu'on m'accuse d'avoir fait ce qu'on appelle du doxing
00:36sur les avocats en droit des étrangers.
00:39Il y a un an, nous on a créé un grand magazine de 160 pages,
00:42une enquête pour comprendre pourquoi parfois un clandestin violeur sous OQTF
00:47voit sa décision d'expulsion du pays donnée par le préfet
00:50être cassé devant le tribunal administratif.
00:52Donc on a tout analysé et on est tombé notamment sur les avocats en droit des étrangers.
00:57Et pourquoi c'est une fake news de dire qu'on a pratiqué du doxing ?
01:00Parce qu'on voit sur les réseaux sociaux depuis hier des gens qui disent
01:03que j'aurais révélé les données personnelles de ces avocats.
01:06Nous n'avons jamais divulgué les adresses personnelles des avocats.
01:11Nous n'avons jamais délivré non plus les adresses des bureaux de ces avocats.
01:15Nous nous sommes contentés de parler du nom de ces avocats
01:18et de dire où est-ce qu'ils travaillaient, dans quels tribunals.
01:22Pourquoi ? Parce qu'on a analysé entre octobre et novembre 2024
01:25près de 5500 décisions de justice devant les tribunaux administratifs.
01:28C'était un travail qui n'a jamais été fait en France.
01:31On a pu voir par exemple que dans des tribunaux administratifs
01:33comme celui de Charon-sur-Saône,
01:35un clandestin avait 55% de chances de gagner
01:38lorsqu'il allait contester avec des avocats
01:42certaines décisions de la préfecture.
01:44Et bien parmi ces tribunaux administratifs,
01:46on a pu voir quels étaient les avocats les plus présents.
01:48Et donc c'est la raison pour laquelle nous avons lié ces avocats
01:51aux juridictions dans lesquelles ils exerçaient.

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