00:00Et ils partent avec vos motos ?
00:01C'est ça, comme vous avez pu le constater, ils se sont servis, ils se sont fait plaisir, ils sont
00:05partis avec mes motos.
00:07Pas qu'eux, ils ne sont pas contentés que de ça, ils ont pris tout ce qu'il y avait
00:10également dedans.
00:12Des ordinateurs, des télés, des casques, des gants, des blousons, des antivols, des batteries de véhicules électriques, des chargeurs.
00:17Ils ont pris tout ce qu'ils pouvaient prendre.
00:19Ils m'ont laissé, comme on peut le voir sur la vidéo, quelques motos dans le magasin.
00:24Ils sont partis avec les clés.
00:26Du coup, c'est véhicule où je n'ai plus les clés.
00:29Et en plus de ça, ils se sont amusés à tout détruire.
00:33C'est ça qui est le plus déplorable, c'est qu'en plus de tout me prendre, ils m'ont
00:36tout cassé.
00:37Et ça, je n'arrive pas à comprendre l'intérêt, d'une part déjà du vol, c'est incompréhensible,
00:43mais en plus de ça, de cette volonté de détruire et de piller, je ne comprends pas.
00:49Vous étiez où, vous, à ce moment-là ?
00:50J'étais chez moi, à ce moment-là, puisque nous, la boutique est fermée le samedi.
00:55On avait pris ces décisions à la suite des manifestations, il y a quelques années, des gilets jaunes,
01:00qui, à l'époque, déjà nous impactaient sur le commerce, puisque du coup, les magasins ne pouvaient pas travailler.
01:06Et vers 7h30 du soir, un de mes collaborateurs m'a téléphoné pour m'avertir que mon magasin venait d
01:13'être pillé,
01:13puisqu'il se trouvait avec un confrère d'un autre magasin, sur le boulevard.
01:19Il m'a appelé en vidéo pour me montrer l'ampleur des dégâts.
01:22Forcément, j'y ai été directement.
01:25Et en arrivant sur place, je n'ai pu que constater l'ampleur des dégâts.
01:31J'ai réalisé qu'on était sur une zone de guerre.
01:35Véritablement, à Paris, ce soir-là, sur le quartier de la Bastille, c'était une zone de guerre.
01:41Les policiers se faisaient charger d'un côté.
01:43D'un autre côté, il y avait des groupes de casseurs qui saccageaient d'autres magasins.
01:49Des policiers en sous-effectif qui ne peuvent pas intervenir.
01:52Et des commerçants comme moi, qui se retrouvent devant leur boutique pillés, cassés, vidés,
01:56à devoir trouver des solutions pour protéger ce qui reste à protéger.
01:59Est-ce que vous savez les pertes ? Vous avez estimé les pertes en dizaines de milliers d'euros ?
02:04C'est en cours. Il y a eu une première réunion vendredi avec les experts.
02:08C'est en cours de chiffrage. Je peux vous dire que ça dépasse entre 200 et 300 000 euros de
02:16préjudice.
02:16Ce qui est énorme. On est une petite PME. C'est toute notre économie.
02:20C'est très compliqué.
02:23Aucune moto n'a été retrouvée depuis une semaine ?
02:25Non, pour le moment, non. J'en ai retrouvé une, moi, le soir du vol.
02:31Puisqu'un voisin m'a dit que lorsqu'ils ont évacué les motos qu'ils avaient volées,
02:35ils étaient passés dans une rue derrière.
02:37Donc moi, j'y ai été et j'en ai retrouvé une.
02:39Mais sinon, toutes les autres, non. Pour le moment, rien.
02:41Pareil, aucun émeutier qui était dans ma boutique n'a été arrêté visiblement
02:48puisque je n'ai pas eu de retour.
02:49Donc vous n'avez aucune idée des profils de ceux qui ont fait ça ?
02:52Aucune. Je n'ai pu que constater les vidéos qu'on peut voir encore à l'image.
02:58Mais non, je n'ai aucune idée de qui sont ces personnes
03:03et comment ils ont pu en arriver là.