- il y a 4 mois
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.
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00:00:09bonjour à tous et bienvenue dans le midi bfm bonjour roselyne bonjour christophe bonjour à
00:00:12tous c'est pour quand la fin tous les regards sont braqués sur lui c'est lui qui a la
00:00:18clé
00:00:19bonjour à tous deux minutes pour réfléchir j'ai quand même de bonnes nouvelles mais les
00:00:2548 prochaines heures s'annoncent encore délicat alors on va voir ça dans quelques instants conséquence
00:00:29de la canicule ce matin l'annulation de solidaise et le report de la marche des fiertés à paris après
00:00:33celle de lyon alors n'est ce pas très tard alors que l'on connaît les conséquences de cette canicule
00:00:37depuis huit jours ces annulations elles sont en cascade ce matin l'hôpital est saturé philippe juvin député
00:00:43l'air patron des urgences de l'hôpital pompino à paris l'a confirmé sur bfm ce matin et vous
00:00:48verrez que
00:00:48c'est le système d qui prévaut partout nous serons à l'hôpital de dax dans un instant avec isor
00:00:55de
00:00:55la dorse quand va-t-on sortir de cette canicule 48 heures nous disait marc une autre vague est à
00:01:01l'envue plusieurs même peut-être monique barbu le laisse de nouveau entendre c'est la ministre de
00:01:05la transition écologique pour l'entendre heure par heure le gouvernement prend des décisions le
00:01:08ministre de l'intérieur il ya quelques minutes recommande au préfet d'interdire la vente et la
00:01:13consommation d'alcool dans l'espace public c'est déjà ce qu'a décidé le préfet de police de paris
00:01:18à
00:01:18partir de maintenant d'ailleurs pour la consommation d'alcool et à partir de 18 heures pour la vente
00:01:25d'alcool donc dans les commerces dans l'actualité également ces questions la colère aussi après le
00:01:29lynchage filmé de louis 17 ans vendredi dernier à narbonne cinq adolescents ont été mis en examen
00:01:34et incarcéré louis avait déjà été agressé il avait porté plainte sa parole a-t-elle été suffisamment
00:01:40écouté nous posons la question dans le midi bfm à chaque heure pratiquement les conséquences donc de la
00:01:45canicule et en voici une annulation de solidaise solidaise c'est le grand festival pop rock et le
00:01:51report de la marche des fiertés voilà parce que des milliers de personnes en plein cagnard c'était
00:01:55évidemment trop dangereux c'est très tard effectivement de décider ça tout était déjà
00:02:02monté notamment pour solidaise romain langlais la demande était prévisible elle est désormais
00:02:09officielle depuis ce matin par un communiqué la préfecture de police de paris demande aux
00:02:14organisateurs de solidaise et de la marche des fiertés d'annuler leurs événements en raison de la
00:02:19canicule sur l'ensemble des grands événements de ceux de ce week-end on arrivait à plusieurs
00:02:24centaines de milliers de personnes au total rassemblés en pleine journée en plein soleil
00:02:29donc quoi qu'il en soit de toute façon ça générerait des appels au secours malgré plusieurs réunions pour
00:02:35préparer la bonne tenue de la manifestation demain les organisateurs de la marche des fiertés dénoncent
00:02:40ce une décision trop tardive et un manque d'anticipation des pouvoirs publics nous avions un dispositif de
00:02:46sécurité de prévention étendu et renforcé nous regrettons cette décision parce qu'on a l'impression
00:02:51si vous voulez en tant qu'acteur associatif de faire face aux impréparations de l'état alors que la
00:02:56question du changement climatique est une question qui est très importante avec jusqu'à 39 degrés à
00:03:01l'ombre dans la capitale aujourd'hui pour l'ouverture de solidaise et encore 38 degrés demain
00:03:05les autorités craignaient une hausse importante des victimes de coups de chaud ce week-end objectif
00:03:10donc redéployer les services de secours et limiter la saturation des hôpitaux l'ensemble des
00:03:15secouristes qui était prévu donc c'est plusieurs centaines de secouristes sur tout le week-end vont
00:03:19être remobilisés en renfort des services publics donc le samu la brigade de sapeurs-pompiers de
00:03:23paris c'est plusieurs dizaines on va atteindre les 30 peut-être 40 ambulances qui vont être mises à
00:03:28disposition des pompiers et du samu partout en france plusieurs courses à pied et autres événements
00:03:33sportifs en plein air ont également été annulés en raison des fortes chaleurs à noter aussi le
00:03:38report en septembre de l'autre marche des fiertés initialement prévu à lyon ce samedi de toute
00:03:43évidence donc il ya eu beaucoup de pression pour soit l'annulation soit le report de ces événements
00:03:48d'ailleurs le préfet de police de paris a dit clairement aux organisateurs si vous les annulez
00:03:52pas j'interdis et ben j'interdirai je les annulerai je les annulerai donc de façon définitive qu'est ce
00:03:58qui a
00:03:59pesé dans la décision c'est une information de loïc besson semble-t-il que mais dans un message
00:04:04adressé à la préfecture de police de paris que bfm tv s'est procuré la direction de la php des
00:04:10hôpitaux de paris avait fait part auprès des autorités de sa je cite très forte préoccupation
00:04:17concernant la tenue du festival solidays à partir de ce vendredi dans un contexte de tension extrême sur
00:04:23nos hôpitaux c'est probablement ce qui a incité la préfecture de police de paris d'inciter la
00:04:27l'organisation du festival d'annuler cette édition les organisateurs qui d'ailleurs vont tenir une
00:04:31conférence de presse dans un instant c'est un très gros festival un très connu mondialement
00:04:35300 mille personnes attendues à lisey boissin vous retrouve sur place compréhension ou consternation
00:04:41pour le moment c'est très compliqué de vous répondre pourquoi parce que quand nous sommes rentrés ici
00:04:47dans l'hippodrome de longchamps qui accueille et bien les solidays on a croisé quelques bénévoles et bien
00:04:53certains avaient déjà rangé la tente et nous disait on va trouver d'autres plans pour
00:04:57le week-end ils étaient évidemment très déçus certains n'ont pas souhaité nous répondre on a
00:05:01juste pu voir un visage de déception évidemment sur de très nombreux bénévoles mais en même
00:05:06temps je peux vous le dire à l'extérieur sur l'hippodrome de longchamps il fait actuellement
00:05:10extrêmement chaud les tentes ont été montées tout était prêt pour accueillir les plus de 200
00:05:15mille festivaliers vous le disiez jusqu'à 300 mille personnes attendues près de 3000 bénévoles
00:05:19engagés sur ce genre d'événement les dispositions avaient été prises notamment la commande de plus de
00:05:25150 mille bouteilles d'eau des brumisateurs qui avaient été mis en place mais finalement et bien à la demande
00:05:29du préfet de police et bien les solidays sont donc annulés l'événement devait commencer ce soir jusqu'à
00:05:34dimanche finalement il n'y aura pas de festival et maintenant et bien nous attendons les explications
00:05:41en tout cas peut-être les débuts de réponse du directeur du festival qui va s'exprimer dans une
00:05:46conférence de presse qui va se tenir d'ici quelques minutes et on suivra ça évidemment on dirait qu'il
00:05:50faut rappeler
00:05:50quelques chiffres steven bellery solidez c'était quand même une cinquantaine d'artistes qui étaient
00:05:55attendus sur scène des poids lourds relsa n'élénabique florelli qui a colas on ne sait pas encore si les
00:06:00spectateurs vont être remboursés ou pas si le contraire probablement c'est le cas par exemple
00:06:04pour garo rock qui a annulé hier sa première journée dans le lote et garonne à marmont sur le site
00:06:09il
00:06:09précisez bien aux spectateurs vous serez remboursé de ces 35 euros là c'est une obligation légale
00:06:14un spectacle ne se tient pas vous êtes remboursé de la prestation il n'empêche que pour le festival
00:06:19pour solidez qui est un festival associatif qui grâce à cet événement de solidez génère 70% des
00:06:25revenus de solidarité sida ça va être compliqué vous avez des prestataires qu'il faudra rémunérer
00:06:30ils ont monté les scènes il va falloir les démonter maintenant en plein cagnard vous imaginez bien
00:06:33que tout a été organisé il ya de la nourriture il ya de boissons qui ont été qui ont été
00:06:38mis sur
00:06:38place il ya des artistes qui sont en route il ya des artistes des techniciens des musiciens
00:06:41qui sont mobilisés la décision est très tardivement la veille alors que marc nous
00:06:45parle de des températures supérieures à 40 depuis quand même huit jours oui mais il ya
00:06:49peut-être une autre donnée et qu'on en parlait avec alexis et que le festival de chambord qui
00:06:55lui aussi annule en tout cas pour le moment sa première journée c'est confirmé ils réfléchissent
00:06:59encore pour la suite des événements samedi et dimanche c'est la tension hospitalière et c'est
00:07:03peut-être cette donnée qui est en train de changer les vraiment parce qu'elle est parce qu'elle est
00:07:07réelle notamment à paris l'hôpital est saturé philippe juvin le patron des urgences de
00:07:13l'hôpital le pompidou l'a confirmé ce matin sur bfm tv et les gens sont sur des brancards dans
00:07:18les
00:07:18couloirs j'ai 20 lits d'hospitalisation habituellement en plus du flux des patients
00:07:24des urgences et ce matin nous avons 53 patients hospitalisés ils sont dans des brancards dans
00:07:29les couloirs ou sur des lits que nous sommes allés chercher dans des chambres qui étaient
00:07:34désaffectés de personnel dans les étages margot de fouville vous nous avez donné hier les
00:07:39premiers chiffres est ce qu'il y en a d'autres voilà des chiffres de mortalité on est toujours sur
00:07:43ce
00:07:43plateau ultra haut depuis hier on a une augmentation des appels au samu de 46% dans
00:07:49toute l'île de france on a une augmentation aussi des dans le même ordre pour les appels
00:07:55aux pompiers un exemple dans un hôpital parisien on a 23 % de passage en plus là sur les dernières
00:08:00heures un quart de passage et surtout c'est des passages qui nécessitent dans un quart des cas une
00:08:05hospitalisation bonjour le casse tête pour trouver de la place on a dix patients brancards par exemple dans
00:08:10cet hôpital en attente alors que même qu'il y a déjà eu des déprogrammations donc il y a des
00:08:14lits qui sont libérés malgré ça il y a toujours un fort encombrement beaucoup de coups de chaleur
00:08:19quelques traumatologies en lien aussi avec des plongeons dans le canal saint martin beaucoup de
00:08:24malèges chez les jeunes et encore beaucoup de cas graves qu'on vous disait depuis hier des crises
00:08:28cardiaques des insuffisances cardiaques et il n'y a plus de place on entendait le professeur
00:08:31juvins à l'instant des gens sur des brancards dans les couloirs on a des études qui montrent
00:08:36que évidemment dans ces cas là ils ont moins de chances d'être sauvés c'était une étude française
00:08:40publiée à l'international qui avait prouvé cette surmortalité et en plus elle était menée dans une
00:08:45nuit d'hiver ah oui et ça montrait que passer une nuit sur un brancard augmenter le risque de mortalité
00:08:52de 40% chez les patients âgés de 75 ans et de plus de 75 ans et quand ils étaient
00:08:58avec plusieurs maladies
00:08:59ce risque était carrément augmenté de 240% donc le risque est réel c'est une perte de chance
00:09:05les tensions sont partout évidemment dans tous les hôpitaux nous allons aller à l'hôpital de
00:09:09dax où nous attend isor de la gorce avec valentine rib enfin on est dans un hôpital public évidemment
00:09:15c'est le système d qui prévaut n'est ce pas
00:09:21tout à fait il a fait très chaud à dax ces derniers jours plus de 40 degrés et ça s
00:09:25'est ressenti à
00:09:26l'intérieur des chambres une trentaine de degrés on va en discuter avec david troucheaux vous êtes le
00:09:30directeur de l'hôpital de dax qu'est ce qui a été mis en place ici bien depuis lundi dernier
00:09:35on a mis en
00:09:36place le plan canicule correspond à sa norme de mesures les volets ont été fermés des films
00:09:42occultants ont été distribués et placés on a également mis des couvertures de survie sur les
00:09:49fenêtres on a 60% à peu près des surfaces qui sont pas ventilés et ne pas pas climatiser pardon
00:09:57et dans le reste effectivement c'est soit rafraîchis soit climatiser et donc dans ces
00:10:02surfaces là qui ont été priorisés on a mis en place tous ces dispositifs et puis pour les patients des
00:10:08brumisateurs évidemment pour les hydrater le plus possible est ce que vous avez eu des entrées de
00:10:13patients qui ont eu des coups de chaud quel quel profil oui depuis hier on a constaté des entrées de
00:10:20patients avec un coup de chaud alors on a toujours un effet report lorsqu'on connaît des canicules donc
00:10:26pour l'instant les urgences de dax ne sont pas saturés mais c'est vrai qu'on a un nombre
00:10:32de passages
00:10:32qui augmente avec des patients dont le profil est sur ce sujet là essentiellement lié à effectivement un
00:10:39comportement qui aurait pu être évité de personnes qui se qui se mettent au soleil en danger et qui
00:10:46pourrait saturer les urgences et il a fait combien à l'intérieur dans les chambres jusqu'à combien il
00:10:49a fait jusqu'à 30 degrés dans les chambres ce qui est évidemment élevé on essaie de faire tout ce
00:10:55qui
00:10:55est en notre pouvoir pour essayer de réduire tout ça et on parle de certains cas de décès probables liés
00:11:01à la chaleur dans les hôpitaux est ce que c'est une crainte évidemment c'est toujours une crainte pour
00:11:08nous même si encore une fois on met tout en oeuvre pour essayer d'éviter ce vous en avez eu
00:11:13chez vous
00:11:13non non il n'y a eu aucun décès lié à la chaleur dans l'hôpital de dax à date
00:11:20merci beaucoup
00:11:22effectivement il a fait très chaud dans ses chambres où des ventilateurs ont été installés pour tenter
00:11:27de faire baisser la température ici voilà la chaleur la pression l'attention des étudiants en médecine sont
00:11:34carrément appelés en renfort notamment pour les centres d'appel du samu le 15 a appelé à privilégier
00:11:39avant d'aller engorger davantage les urgences vous avez sans doute mal dormi ou pas dormi qui a bien
00:11:45dormi hier ici autour de la table personne fait l'appel là pas du tout personne lève la main et
00:11:51ce
00:11:51matin on est allé à votre rencontre et on vous a posé une question toute simple en trois mots comment
00:11:56ça
00:11:56va comment vous allez vous très mal très mal parce que je suis dans 20 mètres carrés chez moi il
00:12:04fait
00:12:04horriblement chaud j'ai une une clim mais me manque le tuyau donc fait le pour évacuer l'arche au
00:12:10alors
00:12:10je suis embêté à cause de ça c'est un peu dur de dormir commence à faire à peu près
00:12:16bon vers une heure
00:12:17du matin comment vous allez là je suffoque un peu chez moi j'ai pas la clim comme la majorité
00:12:22des français
00:12:23on n'a pas la clim en appartement donc je préfère sortir le matin me mettre à l'ombre au
00:12:29parc on va
00:12:31pas très bien quand je sors de chez moi le matin je cherche le côté du trottoir où il ya
00:12:36de l'ombre
00:12:36vous espérez quoi pour les prochains jours que le la chaleur s'arrête un peu alors est ce qu'elle
00:12:44va
00:12:44s'arrêter cette chaleur marque quand est ce que ça va s'améliorer il y en a qui ont du
00:12:49mieux non il y en
00:12:50y en a qui ont du mieux c'est vrai on va quand même essayer de voir le bon côté
00:12:53des choses le
00:12:54finistère les côtes d'armor la manche ils sont sortis de la vigilance rouge puis orange et les
00:13:00températures sont plus respirables donc quand même pour l'instant il faut quand même rappeler que 61
00:13:04départements sont placés en vigilance rouge 22 en orange ce qui veut dire quand même dans tous ces
00:13:08départements il est prévu encore plus de 35 degrés cet après midi marc et le cas on va respirer
00:13:12quand on va respirer on commence à mieux respirer sur la bretagne et ça se décale et ça se décale
00:13:17mais ça
00:13:18prend beaucoup de temps et ça va prendre au moins 48 heures c'est à dire que dimanche sur les
00:13:23régions
00:13:23de l'ouest et centrale globalement les températures vont vont descendre d'un niveau mais il est encore
00:13:29prévu là je regardais bordeaux 37 aujourd'hui 37 demain 30 dimanche toulouse 36 aujourd'hui 38 demain
00:13:3633 dimanche paris 39 40 aujourd'hui 38 39 demain 32 dimanche donc c'est vrai que ça va baisser
00:13:44graduellement et il faudra vraiment attendre le début de la semaine prochaine pour affirmer que
00:13:49nous sommes sortis de cette canicule et après la ministre monique barbu nous dit que ça peut
00:13:55recommencer on m'a demandé si ce que nous venons de vivre ce que nous sommes en train de vivre
00:14:04va se
00:14:05reproduire et moi je le dis clairement je pense que oui que il est fort probable que d'ici la
00:14:13fin
00:14:14de l'été on va vivre de nouvelles augmentations de température elle dit la ministre de la transition
00:14:21écologique en principe bien informé que ça peut se reproduire d'ici la fin de l'été évidemment
00:14:26disons que dans un cadre de réchauffement climatique après une première canicule fin mai puis une vague de
00:14:31chaleur exceptionnelle au mois de juin bien sûr que l'été juillet août et même maintenant jusqu'en
00:14:36septembre mi octobre nous sommes sous la menace de nouvelles vagues de chaleur ou de canicule en
00:14:40tout cas lorsqu'on regarde voilà les modèles météo de manière très précise ce jusqu'à jusqu'au 14 15
00:14:46juillet pour l'instant à cette heure il n'y a pas de signal clair et net d'une nouvelle
00:14:52vague de
00:14:53chaleur les températures semblent vouloir rester raisonnable s'en bas ce cet interview de madame barbu
00:14:57c'était ce matin parce qu'elle avait déjà dit ça sur chez nos amis de france inter il ya
00:15:00deux jours à
00:15:01chaque fois on lui demande de confirmation et elle maintient et c'est dans ce contexte dans ces
00:15:06températures caniculaires que 853 mille élèves de troisième ont planché ce matin sur la première
00:15:11épreuve du brevet c'était le français le ministre de l'éducation avait promis des aménagements des
00:15:16pauses supplémentaires notamment à des pauses fraîcheurs comme pour les footballeurs de la coupe du
00:15:19monde et puis on a aussi ceux qui passent des oraux du bac et alors regardez cette image que nous
00:15:24a
00:15:24donné à véronique ferre voilà on est on est bien dans un parking c'est une région parisienne à
00:15:28roueille ben oui mais au moins il fait frais regardez ils ont leur espace et c'est là donc que
00:15:32se déroulent
00:15:33les derniers euros du bac des bacheliers 2026 au parking en sous sol j'ai une petite pensée pour ma
00:15:39fille si vous permettez dans l'actualité il ya beaucoup d'enfants dans la rédaction aujourd'hui on
00:15:44va dire qu'il ya quand même beaucoup d'écoles qui sont fermées et qu'on fait comme on peut
00:15:47dans
00:15:47l'actualité également c'est effroyable lynchage dont on vous a parlé filmé de louis un adolescent de
00:15:5417 ans vendredi dernier à narbonne cinq voyous âgés de 15 à 19 ans ont été mis en examen et
00:15:58incarcérés pour un motif qui reste à priori inconnu et de toute façon futile le procureur
00:16:03de la république de narbonne a précisé hier soir que la victime avait fait l'objet déjà de violences
00:16:07avait porté plainte une fois une partie des protagonistes de l'affaire était suivie par
00:16:12l'ASE la très controversée aide sociale à l'enfance éléa morel sur ce chantier isolé près de
00:16:21narbonne des fleurs en hommage à louis 17 ans c'est ici que son corps couvert d'échymos et de
00:16:29plaies a été
00:16:29retrouvé samedi par un ouvrier l'adolescent est mort de ses blessures ce mardi selon le parquet louis a
00:16:37été victime d'un guet-apens lynché comme on le voit sur ses vidéos filmé par l'un des agresseurs
00:16:43et
00:16:43posté sur les réseaux sociaux elles ont permis aux enquêteurs d'identifier et de mettre en examen
00:16:50cinq hommes âgés de 17 à 19 ans trois d'entre eux étaient placés à l'aide sociale à l
00:16:56'enfance comme
00:16:57louis le jeune homme est arrivé dans une structure de narbonne en mai à la demande de ses parents mais
00:17:02depuis plusieurs semaines il faisait l'objet de violences signalées il ressort des fichiers de
00:17:08police qu'il avait déposé plainte le 11 mai 2026 auprès du commissariat de narbonne pour des
00:17:13faits mettant en cause d'autres jeunes sans aucun lien avec les mises en examen le 12 juin dernier louis
00:17:18se rend aussi dans une gendarmerie du tarne pour dénoncer des faits de violence en réunion qui lui ont
00:17:24valu une hospitalisation mais le jeune homme refuse de déposer plainte malgré l'incitation des gendarmes
00:17:29selon le parquet les cinq personnes mises en cause dans son assassinat ont des casiers judiciaires vierges leur mobile
00:17:37reste pour leur inconnu
00:17:38Alexandre Gonzalez que dit la famille de louis est ce que la parole de cet adolescent de 17 ans n
00:17:45'a pas été
00:17:45suffisamment écouté et bien la tante de louis s'est exprimé dans certains médias et elle a raconté
00:17:53le terrible calvaire qu'ils sont en train de vivre parce que lorsque samedi dernier louis a été
00:17:59retrouvé il était à ce moment-là inconscient il souffrait de blessures extrêmement graves et
00:18:05jusqu'à mardi ils l'ont accompagné sans le laisser un instant seul à l'hôpital en se relayant à
00:18:11son
00:18:11chevet et il a finalement succombé à ses blessures donc on imagine aujourd'hui
00:18:16l'immensité du drame que vivent ses parents et que vit sa famille proche
00:18:22merci beaucoup Alexandre on revient sur la canicule ses conséquences et EDF qui vient au secours des
00:18:28écoles avec un plan pour leur acheter des climatiseurs
00:18:35votre programme avec les centres taux Euromaster pour les pneus l'entretien de votre voiture adapté à votre budget
00:18:43votre rendez vous avec banque populaire à vos côtés pour prévoir votre avenir et protéger vos proches
00:18:48banque populaire la réussite est en vous alors l'électricien sofia n'a annoncé ce matin 80 millions d'euros
00:18:54pour aider les établissements à supporter les canicules mais c'est le boulot de EDF ça ?
00:18:58pas tellement c'est vrai c'est assez étonnant tout cet argent déployé la moitié de cet argent servira à
00:19:04acheter des équipements rapidement disponibles c'est-à-dire des ventilateurs effectivement des
00:19:08brumisateurs des climatiseurs etc ça c'est pour maintenant les établissements pourront recevoir
00:19:13une aide de 400 euros par appareil dans la limite de 10 équipements par école et là ça commence dès
00:19:18aujourd'hui il suffira d'envoyer la facture mais bon faut-il encore que les directeurs et les directrices
00:19:23d'école trouvent ce matériel c'est pas EDF qui va fournir les clims évidemment et sachant qu'il y
00:19:27a
00:19:27des pénuries de stocks évidemment dans le commerce en ce moment et puis il faut pouvoir être remboursé
00:19:31parce que quand vous sortez 4000 euros alors que vous êtes une petite école une crèche ou alors un centre
00:19:37aéré c'est pas toujours facile bon alors ça c'est pour l'urgence il y a aussi des travaux
00:19:42plus lourds qui
00:19:42sont prévus des travaux plus lourds des travaux de rénovation énergétique là aussi EDF prévoit une aide jusqu'à
00:19:4710 000 euros par établissement pour financer ses projets 4000 écoles au total pourront être aidées et vous avez
00:19:53un plan pour faire la demande sur le site je passe à l'électrique j'ai regardé le formulaire est
00:19:57ouvert
00:19:57c'est assez facile et selon nos informations des demandes depuis ce matin ont déjà été déposées
00:20:03pas mal de demandes dit EDF il n'y a pas besoin d'être client pour pouvoir y souscrire et
00:20:07pour
00:20:07avoir une idée juste du coût total c'est plutôt 3 millions d'euros qu'il faut pour une rénovation
00:20:12d'une école mais je reviens sauf et à ma question initiale bon c'est une demande du gouvernement ça
00:20:16EDF dit
00:20:17que non c'est pas une demande du gouvernement après EDF c'est une entreprise publique donc on peut imaginer
00:20:22effectivement qu'elle a pu inciter à jouer la banque et puis c'est pas inutile finalement
00:20:26d'abord c'est pas énorme comme somme pour regard d'EDF et puis surtout ça permet de faire un
00:20:31petit coup de pub
00:20:32un peu comme Total Energy vous savez le plafonnement des carburants c'est jamais inutile
00:20:35bon là c'est pas EDF c'est le gouvernement pour les hôpitaux il est peut-être temps effectivement
00:20:39oui Sébastien Lecornu confirme le doublement de l'enveloppe 600 millions d'euros consacrés à la
00:20:43rénovation énergétique des hôpitaux d'ici 2035 bon quand on divise par le nombre d'établissements
00:20:48ça fait 200 000 euros par hôpital là ça suffira pas on le sent bien malgré le doublement
00:20:53et en parallèle la ministre de la santé a déjà annoncé une aide d'urgence de 100 millions d'euros
00:20:56là aussi pour acheter très rapidement des clims et des ventilateurs peut-être que ça pourra aider
00:21:01le futur CHU de Nantes qui ouvrira en 2028 vous savez et dont les travaux de rénovation voilà
00:21:05la moitié des chambres seront sans clim voilà ce sera peut-être un peu utile de mettre de la clim
00:21:10quand on n'a pas pensé à construire les chambres avec merci Sofiane
00:21:15c'était votre programme avec
00:21:17les centres taux Euromaster pour les pneus et l'entretien de votre voiture adaptés à votre budget
00:21:23c'était votre rendez-vous avec Banque Populaire à vos côtés pour préparer sereinement votre retraite
00:21:28Banque Populaire la réussite est en vous
00:21:31restez avec nous comment les hôpitaux vont-ils tenir jusqu'à la fin de cette canicule au moins jusqu'à
00:21:36la fin du week-end
00:21:36de nombreux services sont déjà saturés des patients qui attendent dans les couloirs le pic de mortalité va se poursuivre
00:21:43alerte le patron des urgences de l'hôpital Pompidou à tout de suite
00:21:51midi et demi de bonnes infos mais pas toujours réjouissante le pic de mortalité va se poursuivre encore pendant plusieurs
00:21:56jours
00:21:56c'est l'alerte du patron des urgences de l'hôpital Pompidou à Paris
00:21:59Philippe Juvin qui était ce matin sur BFM TV parce que les hôpitaux sont dans le rouge
00:22:02au jeu aussi des services saturés notamment en région parisienne les couloirs sont remplis de brancards
00:22:08conséquence et de cette canicule les annulations en série à l'appel le festival solidaise dans la capitale à la
00:22:15demande à la suggestion de l'APHP
00:22:17Garroroc raccourci dans le Lot et Garonne les marches des fiertés à Paris et à Lyon reporté la préfecture de
00:22:22police de Paris menacée de les interdire
00:22:24et malgré ces températures exceptionnelles les élèves de 3ème ont passé le brevet ce matin ont commencé ils sont 853
00:22:30000
00:22:30y a-t-il bien eu des pauses fraîcheurs des aménagements comme promis par le ministre on ira vérifier ça
00:22:35avec Véronique Febvre
00:22:36il faut aussi fermer des roues dans tout le pays car le bitume fond vous l'avez forcément constaté ça
00:22:40peut rendre la chaussée glissante
00:22:41collée aux pneus pour faire redescendre la température on arrose les chaussées comme vous le voyez sur ces images mais
00:22:48pas avec de l'eau avec du lait de chaud
00:22:5010 jours de canicule, les mers surchauffent elles aussi, la température de la Méditerranée a bondi
00:22:55l'océan Atlantique dépasse déjà les 25 degrés au Pays Basque, c'est du jamais vu et oui c'est
00:23:01inquiétant
00:23:0110ème jour de canicule, donc je parle sur le contrôle de Mars, il y a combien de départements désormais en
00:23:06vigilance rouge ?
00:23:0761 en rouge, 22 en orange
00:23:09avec des hôpitaux localement à bout entre manque de moyens, température intenable et évidemment afflux de patients
00:23:15c'est une situation extrêmement grave s'inquiète sur BFM TV le chef des urgences de l'hôpital Pompidou
00:23:20qui raconte que des patients s'entassent désormais dans les couloirs
00:23:24Julien Migaud-Muller avec Antoine Forestier et Sébastien Savoie
00:23:28dans cet hôpital de Dax, les patients subissent la chaleur
00:23:32cet homme s'est résigné
00:23:33je crâle chaud aussi mais bon on résiste quoi
00:23:39oui il fait chaud de toute façon
00:23:41ici le plan canicule est activé depuis lundi
00:23:44ce plan prévoit effectivement que les stores soient baissés
00:23:49on a distribué des films occultants
00:23:51on a distribué des couvertures de survie pour les mettre sur les fenêtres
00:23:56on a pu faire jusqu'à 30 degrés dans les chambres
00:23:59ce qui est considérable en particulier lorsqu'on est malade
00:24:05la situation est compliquée en Ile-de-France
00:24:08dans la nuit de mercredi à jeudi
00:24:1025 arrêts cardiaques ont été pris en charge à Paris et s'approche banlieue
00:24:13contre moins de 5 habituellement et une dizaine de décès ont été constatés pour ce motif
00:24:18les hôpitaux de Paris eux ont recensé plus de 2700 passages entre avant-hier et hier
00:24:24dont une centaine liée directement à la canicule
00:24:27dans mon service j'ai 20 lits d'hospitalisation habituellement en plus du flux des patients des urgences et ce
00:24:32matin nous avons 53 patients hospitalisés
00:24:34donc c'est vous dire qu'on est dans une situation de quand on dit saturation c'est plus que
00:24:38ça
00:24:38mais ça veut dire qu'ils sont où ?
00:24:39ils sont où les 33 entre eux ?
00:24:41ils sont dans des brancards dans les couloirs ou sur des lits que nous sommes allés chercher dans des chambres
00:24:46qui étaient désaffectées de personnel dans les étages
00:24:50situation compliquée aussi à Rennes
00:24:52plus 55% d'appels en plus au SAMU dans la nuit de mercredi à jeudi
00:24:56les services de réanimation étaient saturés
00:24:59et le nombre de patients de plus de 75 ans hospitalisés a bondi de 125%
00:25:06alors comment tenir jusqu'à la fin de la canicule ?
00:25:08Naoufel El-Kawafi on vous retrouve avec Romain Neau devant l'hôpital Avicenne à Bobigny
00:25:11l'APHP, les hôpitaux parisiens ont mis la pression en fait sur les autorités
00:25:19Oui parce que selon nos affirmations c'est l'APHP elle-même qui a demandé l'annulation de ces différents
00:25:24événements culturels
00:25:25notamment le Solidays dans un message adressé à la préfecture de police
00:25:29et bien l'APHP fait part de sa très forte préoccupation concernant la tenue de cet événement
00:25:34dans un contexte de tension extrême sur les hôpitaux
00:25:37parce que vous savez qu'un événement comme le Solidays draine chaque année plusieurs centaines de milliers de personnes
00:25:42qui vont être dehors en plein soleil avec des températures extrêmes
00:25:45le risque c'est qu'il y ait à nouveau énormément de monde dans les hôpitaux
00:25:49alors que l'APHP explique déjà faire face depuis quelques jours à une augmentation réelle du nombre de patients touchés
00:25:55par la canicule
00:25:56et qui arrivent dans les urgences et n'excluent pas de devoir déclencher le plan blanc
00:26:00et c'est ce que me confirmait tout à l'heure un soignant qui m'expliquait que c'est vrai
00:26:03que depuis ces derniers jours
00:26:05la tension était importante dans plusieurs établissements hospitaliers
00:26:08énormément de gens qui arrivaient
00:26:09les conditions étaient compliquées aussi parce qu'à l'intérieur il n'y a pas forcément de la clim partout
00:26:14uniquement des ventilos
00:26:15il fallait gérer tout ça
00:26:17et pour lui c'était un soulagement que ces différents événements culturels soient annulés
00:26:21parce que ça permettait aux soignants de se concentrer un peu plus sur les patients
00:26:25qui sont de plus en plus nombreux à venir et être admis dans ces différents centres hospitaliers
00:26:29Parce que c'est vrai Margot de Frouville que le risque était important
00:26:31quand on fait des comptes, Solidez c'est 300 000 personnes je crois à peu près
00:26:36la marge des fiertés jusqu'à 400-500 000
00:26:38c'est potentiellement 700 à 800 000 personnes qui devaient assister à ces événements
00:26:43et c'est autant évidemment de pression potentielle sur le système de santé
00:26:46Avec déjà un vase qui est plein
00:26:48donc quand vous rajoutez encore ça déborde
00:26:51c'est très compliqué
00:26:52on a vu que tous les signaux sanitaires se sont allumés les uns après les autres
00:26:56les appels au SAMU qui augmentent de 50% en région Île-de-France
00:27:0160% à Bordeaux alors qu'il y a deux jours ça allait encore
00:27:03c'était totalement acceptable
00:27:05des services de réanimation qui sont sous haute tension
00:27:07c'est le cas à Rennes, c'est le cas encore à Bordeaux
00:27:09donc très peu de marge de manœuvre
00:27:13beaucoup de pathologies graves désormais
00:27:15des arrêts cardiaques
00:27:17là selon les informations
00:27:18il y a au moins une cinquantaine de décès recensés rien qu'à Paris sur 24 heures
00:27:24cinquantaine de décès ces dernières 24 heures
00:27:26liées directement à la canicule
00:27:27rien qu'à Paris
00:27:28sans compter ceux qui sont chez eux et qu'on n'a pas encore trouvé
00:27:31et ça c'est vraiment l'inquiétude
00:27:32le ministère de la santé refuse de communiquer sur un éventuel bilan exhaustif
00:27:35parce qu'on sait que les comptes seront faits bien après
00:27:37il faut des enquêtes, il faut consolider toutes ces données
00:27:41mais une inquiétude évidemment
00:27:43concernant les personnes isolées à domicile
00:27:45et un appel à tout le monde
00:27:46à prendre des nouvelles d'un proche ou d'un voisin
00:27:49que l'on sait seul
00:27:50parce que c'est la crainte des autorités en ce moment
00:27:53c'est pour ça qu'on a sollicité les facteurs
00:27:54mais visiblement ce ne sera qu'à partir de lundi
00:27:58quand la canicule sera terminée va nous dire Marc
00:28:01on livre le courrier quand même le vendredi et le samedi
00:28:03je ne suis pas sûr de partout
00:28:05on avait un témoignage d'une infirmière libérale
00:28:08qui disait à quel point ces patients s'étaient dégradés en quelques jours
00:28:12dans l'actualité également
00:28:14et on a une pensée pour ces 853 000 élèves de 3ème
00:28:17qui ont planché ce matin sur la première épreuve du brevet des collèges
00:28:20c'était le français
00:28:22évidemment dans des conditions pas tout à fait normales
00:28:24le ministre de l'éducation n'a pas voulu reporter l'épreuve
00:28:26il a préféré des aménagements
00:28:28alors Véronique Fèvre on vous retrouve en direct d'un collège
00:28:31est-ce qu'il y a bien eu par exemple
00:28:32ces pauses fraîcheurs comme pour les footballeurs ?
00:28:37Alors il y a eu une pause fraîcheur ici même
00:28:41vous le voyez derrière moi il y a des robinets un peu plus loin
00:28:44on a vu des jeunes venir s'asperger un petit peu d'eau
00:28:48on a quand même été étonné avec Marjorie Marciac
00:28:50de découvrir que les adolescents ne vivaient pas la chaleur
00:28:52comme vous et moi
00:28:54parce qu'on a vu des jeunes avec des doudounes
00:28:56on a vu des jeunes avec des coups de vent
00:28:57qui les avaient encore là à la sortie
00:29:00et quand on leur a demandé comment ça s'était passé pendant l'épreuve
00:29:03ils l'ont plutôt bien vécu, écoutez
00:29:07Il n'a pas fait trop chaud
00:29:08les salles il y avait des ventilateurs
00:29:12il y avait plein de choses pour qu'on nous soit au frais
00:29:16et quand le soleil a commencé à arriver
00:29:19ils ont commencé à fermer tout ce qui est stores, fenêtres, etc
00:29:22Vraiment en fait ça allait parce que du coup
00:29:23on avait trois ventilateurs dans notre salle
00:29:25on en avait deux devant, un derrière
00:29:26ils ont donné des madeleines et de l'eau à disposition au cas où
00:29:31bon j'en avais pas besoin du coup j'avais ma gourde
00:29:33mais après je trouvais que c'était bien
00:29:35on avait de bonnes conditions
00:29:36ils avaient ouvert les fenêtres
00:29:37et non vraiment c'était bien
00:29:41Des candidats qui doivent maintenant réviser
00:29:43sur l'histoire géo, les sciences, les maths
00:29:45mais ce sera pour lundi et mardi
00:29:47et clairement ça ne se passera pas dans les mêmes conditions
00:29:50il fera beaucoup plus frais
00:29:51Plus frais, plus frais, on va dire moins chaud
00:29:54sur des images de Marjorie Marciac
00:29:56On avait une autre photo à vous montrer
00:29:58parce qu'il y a aussi tous ceux qui passent
00:30:00les oraux du bac
00:30:01et pour certains, ça se passe dans les sous-sol
00:30:03au parking
00:30:04parking d'un lycée de Roy-le-Malmaison
00:30:06à côté de Paris
00:30:07écoutez, on fait comme on peut pour gagner
00:30:10quelques degrés
00:30:11Vous savez quoi ?
00:30:11C'est un établissement dans lequel Marc E fut enseignant
00:30:13Tout à fait
00:30:14Parce que dans une autre vie
00:30:15On peut avoir plusieurs vies quand on est journaliste
00:30:17C'est ça qui est formidable
00:30:18Professeur d'anglais
00:30:19Absolument
00:30:20Avec ses chaleurs exceptionnelles
00:30:22il a fermé des routes dans tout le pays
00:30:25parce que le bitume, le goudron fond
00:30:29Ça peut rendre évidemment la chaussée glissante
00:30:31dangereuse, collée aux pneus
00:30:32Alors pour faire redescendre la température
00:30:34vous allez voir
00:30:35il y a des techniques d'arrosage
00:30:37Un reportage Antoine Forestier
00:30:38Sébastien Savoie
00:30:39avec Morgane Bengab
00:30:42Ce n'est pas de l'eau que ce camion projette
00:30:45mais du lait chaud
00:30:46une solution liquide composée d'eau et de chaud
00:30:48un mélange indispensable
00:30:50pour rafraîchir les routes
00:30:51lors des épisodes de forte chaleur
00:30:53L'effet immédiat dure environ une semaine
00:30:56selon le trafic routier
00:30:58Là cette année, on a effectué 18 kilomètres
00:31:01On a déjà fait une campagne la semaine dernière
00:31:03en prévision d'épisodes maniculaires
00:31:05Car le bitume peut atteindre jusqu'à 50 degrés
00:31:08Donc on peut appuyer à un phénomène
00:31:10de ce qu'on appelle de reçuage
00:31:11C'est le bitume qui remonte à la surface
00:31:14ce qui peut générer des effets de glissance
00:31:16donc qui peut être dangereux
00:31:18pour les automobilistes ou les motards
00:31:20Des solutions mises en place
00:31:21pour éviter les fermetures de routes
00:31:23et que le bitume ne fonde
00:31:24mais elles ne suffisent pas toujours
00:31:26C'est que les bitumes, quand ils sont trop durs
00:31:28l'hiver, si ça gèle
00:31:30ils vont se fissurer, ils vont se casser
00:31:32un peu comme du verre
00:31:32Et donc c'est tout un compromis
00:31:34On va probablement dans les années futures
00:31:35prendre comme température de référence
00:31:37des températures plus élevées
00:31:38que celles qu'on a prises par le passé
00:31:40Dans certains départements
00:31:42comme en Mort et Moselle
00:31:43plusieurs routes sont interdites à la circulation
00:31:45Voilà, sujet de Morgane Benkam
00:31:47l'excellente stagiaire du Midi BFL
00:31:50On salue et remercie
00:31:51On termine son stage aujourd'hui
00:31:52et que l'on salue
00:31:53Bonne route Morgane
00:31:55Alors Marc, nous on a envie
00:31:56que la route se poursuive encore un petit peu
00:31:58Grâce aux orages, ça va mieux par l'ouest
00:32:00Ça a baissé de combien depuis hier ?
00:32:02Oui, mais les températures ont baissé
00:32:04ont bien baissé
00:32:04Actuellement à Brest, 22 degrés
00:32:07À Nantes, 29 degrés
00:32:0822 degrés là maintenant ?
00:32:0922 degrés là maintenant à Brest
00:32:10C'est vrai, c'est possible ?
00:32:11Absolument
00:32:12Ça veut dire que c'est 20 degrés de moins ?
00:32:27Absolument
00:32:2833 degrés là aussi
00:32:29On a relevé 42 à 44 degrés
00:32:31au cours des derniers jours
00:32:31Bordeaux, 30 degrés
00:32:33Là aussi, on a battu record sur record
00:32:35avec plus de 40 à 42 degrés
00:32:37Donc ça va mieux dans l'ouest
00:32:38En revanche, pour les autres
00:32:40Vous le voyez ça d'ailleurs
00:32:41C'est la première fois
00:32:43qu'il y a des départements rouges
00:32:45qui repassent en orange
00:32:46On peut remontrer l'ancienne infographie
00:32:49C'est un peu l'évolution
00:32:50de cette vague de chaleur canicule
00:32:52au fur et à mesure des jours
00:32:54Infographie créée, je le précise, par Anthony Ferry
00:32:56qui appartient également au service météo
00:32:58Et on voit très bien à quel point
00:32:59le rouge a gagné du terrain
00:33:01au fur et à mesure des jours
00:33:04Et que maintenant, ça commence à régresser par l'ouest
00:33:06Et d'autres départements sortiront ce soir à 22h
00:33:08Les départements les plus à l'ouest
00:33:10basculeront du rouge vers l'orange
00:33:12Mais sur un grand quart nord-est de la France
00:33:14jusqu'à dimanche inclus
00:33:15Ça s'annonce encore très chaud
00:33:16avec de 40 à 42 degrés
00:33:18Vous nous confirmez, Marc
00:33:20qu'il n'y a pas de nouvelle canicule en vue
00:33:22Au sens où on l'entend
00:33:23Non, il n'y a pas de nouvelle canicule en vue
00:33:25En fait, quand on regarde les températures
00:33:27Quand on regarde les températures la semaine prochaine
00:33:29Il est prévu une moyenne de 28 au nord
00:33:31et de 32 dans le sud
00:33:32Ce qui est chaud
00:33:33Mais ce qui est beaucoup plus acceptable
00:33:35Avec 6 cuvilliers
00:33:37La ministre Monique Barbu
00:33:39n'est pas complètement d'accord
00:33:40avec votre vision des prochaines semaines
00:33:43Je suis horrifié par les gens qui me disent
00:33:47Ah, mais il n'y a qu'à mettre la clim partout
00:33:49Très bien, on va mettre la clim partout
00:33:51Vous croyez que ça va éviter un feu de forêt ?
00:33:53Vous croyez que ça va éviter une culture de ne pas exister ?
00:33:58Vous croyez que ça va éviter la mort des animaux que nous voyons ?
00:34:01Vous croyez que ça va éviter quoi ?
00:34:04Rien
00:34:06Rien
00:34:06Ça, ce n'est pas de l'adaptation
00:34:08Ça, c'est une mesure d'urgence
00:34:10Peut-être
00:34:11qu'on peut prendre
00:34:11Il faut forcément, bien évidemment
00:34:14que les gens ne suffoquent pas
00:34:16On est bien d'accord
00:34:17Mais ce n'est pas de l'adaptation au changement climatique
00:34:20Comment vous réagissez, Marc ?
00:34:21Non, mais c'est vrai que la clim n'est pas de l'adaptation au changement climatique
00:34:24Mais en attendant, la clim, elle sauve des vies
00:34:26Et si les hôpitaux, certaines salles de classe, des bâtiments publics
00:34:30étaient équipés de clim, eh bien des vies seraient sauvées
00:34:34Moi, ce qui me scandalise, c'est qu'il y a eu des centaines et des centaines de morts en
00:34:392003
00:34:39pendant la canicule d'août 2003 dans les EHPAD
00:34:41et en fait, on a équipé seulement une pièce de climatisation
00:34:47Les EHPAD s'en sortent bien pour l'instant
00:34:49C'est bien géré dans les EHPAD
00:34:50Oui, mais les gens passent 3-4 heures dans une salle rafraîchie
00:34:53et ensuite, ils passent toute la nuit dans des pèses à 30 degrés
00:34:55Oui, mais ceci dit, c'est déjà ça
00:34:57Nouvelle maladresse, Alexis Cuvier, de cette ministre
00:35:00qui nous avait promis une nouvelle canicule pour le 14 juillet
00:35:03et qui, là, nous dit
00:35:03la climatisation, ça évite pas un incendie
00:35:06Oui, mais comme dit Marc, ça sauve des vies
00:35:07C'est évidemment une sortie qui va être très commentée
00:35:10On comprend ce qu'elle veut dire
00:35:12C'est-à-dire qu'elle met en...
00:35:14Ça ne suffit pas
00:35:14Elle met en opposition, quelque part, la mesure d'urgence de la climatisation
00:35:18Elle le dit, c'est une mesure d'urgence
00:35:20peut-être que l'on peut prendre
00:35:21Mais, dit-elle, ce n'est pas de l'adaptation
00:35:25ce n'est pas de l'adaptation au changement climatique
00:35:27On entend ici l'ancienne présidente du WWF
00:35:31qui est une militante de la cause animale
00:35:34de la défense des espèces
00:35:35Elle le dit
00:35:35Elle dit que ça met en danger
00:35:37que si on ne s'adapte pas
00:35:39on met en danger les forêts
00:35:40et on met en danger les espèces
00:35:42Mais cette expression, aujourd'hui
00:35:44alors que nous traversons une canicule extrêmement sévère
00:35:47elle crée du malaise
00:35:48y compris, Christophe, au sein même du gouvernement
00:35:52Selon nos informations
00:35:52C'est ce que j'allais vous demander
00:35:53parce que ça fait deux maladresses en quelques jours quand même
00:35:55Répétez d'ailleurs pour l'autre tout à l'heure
00:35:57puisqu'elle a redit
00:35:59qu'il n'était pas exclu
00:36:00qu'il y ait une nouvelle canicule
00:36:01alors à l'échéance de l'été
00:36:03mais quand même
00:36:04En tout cas, le propos sur la climatisation
00:36:06selon nos informations
00:36:07elle l'a déjà tenu
00:36:08la ministre de la Transition écologique
00:36:09devant ses collègues cette semaine
00:36:11à plusieurs reprises
00:36:12et ça crée du malaise
00:36:13puisque les ministres estiment
00:36:15que ce n'est pas quelque part
00:36:16le moment pour exprimer les choses
00:36:18de cette façon
00:36:19parce que là finalement
00:36:20ce moment d'urgence
00:36:21où on a besoin de mesures d'urgence
00:36:23et bien nous y sommes en ce moment
00:36:25Quelque part, la ministre de l'écologie
00:36:27de la Transition écologique
00:36:28elle dit quelque chose
00:36:29que les écologistes ne renie pas
00:36:31La position de Marine Tondelier
00:36:32cette semaine
00:36:33c'est un peu celle-là
00:36:34Dire la climatisation
00:36:35c'est une mesure d'urgence
00:36:36qui peut permettre de sauver des vies
00:36:38mais ça ne peut pas être
00:36:39la seule réponse
00:36:40à l'adaptation
00:36:41au changement climatique
00:36:43Évidemment, c'est quelque chose
00:36:45qui va créer le débat
00:36:46On sait à quel point
00:36:47cette mesure de la climatisation
00:36:48elle a créé un débat politique
00:36:50très fort
00:36:50entre les écologistes
00:36:52qui disent
00:36:52ce n'est pas la seule réponse
00:36:53il faut s'adapter
00:36:54et par exemple
00:36:55le Rassemblement National
00:36:56qui propose un plan massif
00:36:57de climatisation
00:36:58une mesure qui sera portée
00:36:59à nouveau à l'occasion
00:37:00d'une conférence de presse
00:37:01de Jean-Philippe Tanguy
00:37:02la semaine prochaine
00:37:03Et il y a une nouvelle réunion
00:37:05de crise à Matignon
00:37:06Pourquoi ça vous fait souffler ?
00:37:07Non mais simplement
00:37:07effectivement elle a raison
00:37:08la clim, ça ne change pas
00:37:09c'est utile
00:37:11mais ça ne résout pas
00:37:13tous les problèmes
00:37:13le seul problème
00:37:14c'est que Monique Barbu
00:37:15elle a accepté
00:37:15des budgets en baisse
00:37:17sur la rénovation thermique
00:37:18largement
00:37:18le fond vert divisé par 3
00:37:19en 2 ans
00:37:20c'est le budget
00:37:21de Monique Barbu aujourd'hui
00:37:23On revient à présent
00:37:24sur les tensions
00:37:25dans les hôpitaux
00:37:26en particulier
00:37:27en région parisienne
00:37:28à la PHP
00:37:28situation très grave
00:37:30disait le professeur Juvin
00:37:31le chef des urgences
00:37:32de Pompidou
00:37:33point de bascule
00:37:34point de rupture
00:37:35on est à bout
00:37:36situation critique
00:37:37bonjour
00:37:38Aurel Gage
00:37:39urgentiste
00:37:40consultant santé
00:37:41BFM TV
00:37:41vous allez nous dire
00:37:42comment ça se passe
00:37:43dans vos urgences
00:37:43d'abord
00:37:43on va l'écouter
00:37:44le professeur Juvin
00:37:45ce matin
00:37:46franchement grave
00:37:47sur BFM TV
00:37:49dans les jours qui viennent
00:37:50on va découvrir
00:37:50probablement
00:37:51à leur domicile
00:37:52des gens
00:37:53qui sont morts
00:37:54tout seuls
00:37:55tout seuls
00:37:56quelle société
00:37:56qui laisse les gens
00:37:57mourir tout seuls
00:37:58entre nous
00:37:58c'est quand même
00:37:59assez fou
00:38:00et qui sont très déshydratés
00:38:01donc oui
00:38:02on a un pic de mortalité
00:38:04très probablement
00:38:05depuis hier
00:38:06il faudrait regarder
00:38:07les certificats de décès
00:38:08mais ça doit être possible
00:38:09de les voir dès aujourd'hui
00:38:10mais aujourd'hui
00:38:12et demain
00:38:12et après-demain
00:38:12on va probablement
00:38:14avoir un afflux
00:38:15supplémentaire
00:38:15Ah ça me terrorise ça
00:38:17d'abord parce que
00:38:18Margot Defouli
00:38:18nous a donné le chiffre
00:38:19il y a quelques minutes
00:38:20une cinquantaine
00:38:21de victimes
00:38:22donc en 24 heures
00:38:24c'est ce qu'a dit Margot
00:38:25Aurel
00:38:26dans votre hôpital
00:38:26Poissy
00:38:28est-ce que vous constatez
00:38:29cet afflux
00:38:30effectivement
00:38:31de patients
00:38:32qui n'en peuvent plus
00:38:33et qui sont aux urgences
00:38:34Ah oui
00:38:35on constate évidemment
00:38:36cet afflux de patients
00:38:37on le voit
00:38:39par les motifs
00:38:41bon évidemment
00:38:41on a des motifs
00:38:42qui sont très spécifiques
00:38:43à la chaleur
00:38:44avec les coups de chaleur
00:38:45les insolations
00:38:46mais à ça s'ajoute
00:38:50une anormalité statistique
00:38:52sur par exemple
00:38:52les infarctus
00:38:53on en a plus
00:38:54et on le sait
00:38:54avec la chaleur
00:38:55il y a plus d'efforts
00:38:56cardiovasculaires à fournir
00:38:58et donc c'est pour cette raison
00:38:59qu'on a encore plus
00:39:02de personnes
00:39:03qui viennent pour
00:39:04ce genre de motifs
00:39:05et puis c'est important
00:39:06d'avoir aussi en tête
00:39:07le fait que
00:39:09entre le moment
00:39:09où vous êtes exposé
00:39:10à la période de canicule
00:39:11et les conséquences
00:39:12qu'il va y avoir
00:39:12sur votre santé
00:39:13il peut y avoir
00:39:14plusieurs jours
00:39:15on le savait déjà
00:39:15que le pic arriverait
00:39:16maintenant
00:39:16mais que ce pic
00:39:17va continuer
00:39:18va perdurer
00:39:18c'est à dire que
00:39:19même lorsque l'on aura
00:39:20une diminution
00:39:21des températures
00:39:22à partir de dimanche
00:39:24lundi etc
00:39:24on sait qu'on va devoir
00:39:26encore payer la note
00:39:27entre guillemets
00:39:27d'un point de vue santé
00:39:29pendant les prochains jours
00:39:30et pendant les jours
00:39:31qui suivent la fin
00:39:31de la canicule
00:39:32et c'est quelque chose
00:39:33qui nous inquiète
00:39:33car on sait que des gens
00:39:34vont mourir
00:39:35liés à cette canicule
00:39:36et aussi que malheureusement
00:39:38la prise en charge
00:39:39ne sera pas optimale
00:39:40il faut dire la réalité
00:39:41il faut dire les mots
00:39:42et que malheureusement
00:39:43ça aura un impact
00:39:44que ce soit en mortalité
00:39:45mais aussi en morbidité
00:39:47je m'explique
00:39:47c'est à dire que vous avez le risque
00:39:49et bien que votre prise en charge
00:39:50n'étant pas optimale
00:39:51au lieu de ressortir
00:39:53avec un pronostic fonctionnel
00:39:54qui est correct
00:39:55votre pronostic fonctionnel
00:39:56il sera altéré
00:39:56c'est à dire que
00:39:57votre grand-mère
00:39:58qui normalement
00:39:58devait rentrer chez elle
00:39:59être opérée
00:40:00jour 1
00:40:00ressortir
00:40:01jour 2
00:40:02et bien au final
00:40:03elle est déshydratée
00:40:04elle venait pour sa fracture
00:40:05on la garde
00:40:06elle reste 6 mois à l'hôpital
00:40:07elle ressort
00:40:08elle devient totalement dépendante
00:40:09elle finit en EHPAD
00:40:09et elle apparaîtra pas
00:40:10dans les chiffres de mortalité
00:40:13tableau assez noir
00:40:14effectivement
00:40:15vous nous clouez le bec
00:40:16pour le dire de façon très prosaïque
00:40:18il y a aussi tous ceux
00:40:18qui sont sur des brancards
00:40:20en ce moment
00:40:20Aurel
00:40:21dans des couloirs
00:40:22et pour eux aussi
00:40:22on a des études
00:40:23des chiffres qui prouvent
00:40:24qu'ils ont moins de chances
00:40:26de s'en sortir
00:40:27alors il faut bien savoir
00:40:28qu'on a une étude
00:40:29surtout que c'est une étude française
00:40:30qui avait été pilotée
00:40:32principalement par la pitié salpêtrière
00:40:33où on avait une surmortalité
00:40:35de souvenirs
00:40:36de l'ordre de 40%
00:40:38chez les patients
00:40:38de plus de 75 ans
00:40:39lorsqu'ils passaient
00:40:40une nuit aux urgences
00:40:42une nuit aux urgences
00:40:43sur un brancard
00:40:44et il faut savoir
00:40:46que ça c'est en période
00:40:47hors canicule
00:40:48là vous rajoutez le fait
00:40:48que ces patients là
00:40:49et même des patients
00:40:50qui sont entre guillemets
00:40:52classiques
00:40:52des patients non âgés
00:40:53qui doivent avoir
00:40:54une surveillance adaptée
00:40:55une surveillance
00:40:56de leur état d'hydratation
00:40:57et de les hydrater
00:40:58ce qu'on est incapable
00:40:59de fournir actuellement
00:41:00nous ne sommes pas capables
00:41:01actuellement
00:41:02à la fois
00:41:02d'avoir des urgences
00:41:04climatisées
00:41:04d'avoir des urgences
00:41:05où on ne demande pas
00:41:06aux patients
00:41:07en plus du stress
00:41:08il y a leur maladie
00:41:09d'avoir à gérer
00:41:10le stress thermique
00:41:10on ne peut pas les gérer
00:41:11et on ne peut pas aussi
00:41:13les hydrater correctement
00:41:14on n'a déjà pas assez
00:41:14de staff pour changer
00:41:15les patients
00:41:16quand ils se font dessus
00:41:17pardonnez ma grossièreté
00:41:18mais il faut quand même
00:41:19se rendre compte
00:41:19qu'on n'a déjà pas assez
00:41:21de personnel
00:41:21pour ça
00:41:21on a trop de patients
00:41:22et ça c'est pendant l'année
00:41:24donc vous rajoutez à ça
00:41:25le fait qu'il faille
00:41:26vous hydrater
00:41:26de façon continue
00:41:28de préférence
00:41:29par la bouche
00:41:31c'est à dire
00:41:31sans vous faire passer
00:41:32forcément des liquides
00:41:32par les veines
00:41:33ça on ne peut pas le faire
00:41:34techniquement
00:41:35ce n'est pas possible
00:41:36sur les profils
00:41:37je crois que c'est important
00:41:38de signaler
00:41:39que l'affaire
00:41:40est remarquablement
00:41:41traitée dans les EHPAD
00:41:42il n'y a pas de drame
00:41:44apparent dans les EHPAD
00:41:46puisque les personnes âgées
00:41:48sont dans une bulle
00:41:49elles sont suivies
00:41:50et donc bien traitées
00:41:52sur les profils
00:41:54on a évoqué
00:41:55au début de la crise
00:41:56que les profils
00:41:58étaient plutôt des gens
00:41:58dans la force
00:41:59de l'âge 50-60 ans
00:42:01est-ce que vous nous confirmez ça ?
00:42:02alors oui
00:42:03évidemment
00:42:03les patients
00:42:04qui nous inquiètent le plus
00:42:05justement
00:42:05c'est les patients jeunes
00:42:06entre guillemets
00:42:06ceux qui ont
00:42:07entre 50 et 60 ans
00:42:09qui ont une petite comorbidité
00:42:10c'est à dire
00:42:10qu'ils vont avoir
00:42:11les artères un petit peu encrassées
00:42:13avec une molécule
00:42:16par exemple
00:42:16je ne sais pas moi
00:42:17du cardégique
00:42:18juste un petit cachet
00:42:19par jour
00:42:20ce soit pour la tension
00:42:21etc
00:42:22mais qui ont donc
00:42:22une santé cardiovasculaire
00:42:24qui liée à l'âge
00:42:25liée au mode de vie
00:42:26commence un petit peu
00:42:27à diminuer
00:42:27et ces patients-là
00:42:29on les retrouve aux urgences
00:42:29ils font l'infarctus
00:42:30et parfois
00:42:31alors s'ils ne meurent pas
00:42:32il y a une altération
00:42:33du pronostic fonctionnel
00:42:34c'est à dire
00:42:34qu'il faut bien comprendre
00:42:35que lorsque vous faites
00:42:36un événement
00:42:36quel qu'il soit
00:42:37où vous ne mourrez pas
00:42:38généralement votre corps
00:42:39ne cicatrise pas totalement
00:42:41vous payez les frais
00:42:41c'est à dire que lorsque
00:42:42par exemple vous faites
00:42:43un infarctus
00:42:43ces populations-là
00:42:44qui vont faire un infarctus
00:42:45derrière le cœur
00:42:46il y a une partie du cœur
00:42:46qui est mort
00:42:47donc le cœur va moins bien battre
00:42:48donc le patient
00:42:49va devenir insuffisant cardiaque
00:42:50en devenant insuffisant cardiaque
00:42:51il va devoir avoir
00:42:52un support médicamenteux
00:42:54toute sa vie
00:42:54et puis ça va altérer
00:42:55aussi en soi
00:42:57son espérance de vie
00:42:58et ces choses-là
00:42:59on ne pourra pas
00:42:59les calculer
00:43:00ce qu'on peut calculer
00:43:01en général à un an
00:43:02c'est la surmortalité
00:43:03sur l'année
00:43:03mais les conséquences
00:43:05que ça a eues
00:43:06sur la morbidité
00:43:06c'est beaucoup plus complexe
00:43:08la difficulté évidemment
00:43:09c'est de localiser
00:43:11les personnes âgées
00:43:13seules
00:43:13il y a une vraie inquiétude
00:43:14partagée évidemment
00:43:15par tous
00:43:16et notamment par la ministre
00:43:17de la santé
00:43:18le ministère de la santé
00:43:19qui se dit préoccupé
00:43:20par des décès
00:43:21à domicile
00:43:22à travers
00:43:23toute la France
00:43:24docteur
00:43:24est-ce qu'il y a
00:43:25un vrai risque
00:43:26que l'on retrouve
00:43:28hélas évidemment
00:43:29trop tardivement
00:43:30des gens victimes
00:43:32chez eux
00:43:33ou chez elles
00:43:33de la canicule
00:43:35alors l'isolement social
00:43:36c'est un facteur de risque
00:43:37qui a été bien démontré
00:43:39d'avoir
00:43:40de souffrir
00:43:41de coups de chaleur
00:43:41ou de mortalité
00:43:42liés à la chaleur
00:43:43c'est malheureux
00:43:44mais il faut bien comprendre
00:43:45que dans les symptômes
00:43:46liés à la chaleur
00:43:47vous allez évidemment
00:43:48avoir
00:43:49le fait
00:43:50que vous allez avoir
00:43:50votre cœur
00:43:51qui va s'accélérer
00:43:51la fatigue
00:43:52mais en fait
00:43:52l'une des premières choses
00:43:53qui va s'installer
00:43:54de grave
00:43:54c'est l'altération neurologique
00:43:56donc vous imaginez
00:43:57d'abord je suis confus
00:43:58ensuite je convulse
00:43:59ensuite je reste au sol
00:44:01j'arrive pas à me déplacer
00:44:02ensuite je suis dans le coma
00:44:03ensuite je surchauffe
00:44:05et je m'étouffe
00:44:05dans mon vomi
00:44:06et ensuite je meurs
00:44:07ça va
00:44:07c'est assez
00:44:08ces étapes là
00:44:09font qu'au moment
00:44:10où vous avez déjà dépassé
00:44:11la confusion
00:44:11généralement
00:44:12c'est compliqué
00:44:14pour appeler à l'aide
00:44:14donc c'est des patients
00:44:15qui théoriquement
00:44:16il faut qu'il y ait
00:44:18des visites quotidiennes
00:44:19pour être sûr
00:44:19que tout va bien
00:44:20je ne sais pas si je suis clair
00:44:21sur cet aspect là
00:44:22du fait que vous n'êtes pas
00:44:22capable d'appeler à l'aide
00:44:24donc quand vous êtes dans le coma
00:44:24vous ne pouvez plus appeler à l'aide
00:44:25même si vous le savez bien
00:44:26et que vous êtes déshydraté
00:44:27c'est fini
00:44:28la responsabilité en fait docteur
00:44:30elle incombe à chacun d'entre nous
00:44:31c'est à dire à aller
00:44:33sonner chez la voisine
00:44:34ou le voisin
00:44:35passer un coup de fil
00:44:36à la personne âgée
00:44:38seule qu'on n'a pas vue
00:44:38ou entendue
00:44:40depuis longtemps
00:44:40faisons-le
00:44:41évidemment
00:44:42merci beaucoup docteur
00:44:43on va vous retrouver
00:44:44évidemment dans le courant
00:44:45du midi BFM
00:44:46tout à l'heure
00:44:47nous revenons dans quelques instants
00:44:48puisqu'il est déjà 12h53
00:44:50bienvenue dans le midi BFM
00:44:51bienvenue dans le 13h
00:44:52la pile 13h
00:44:54il faut absolument préserver
00:44:55les services d'urgence
00:44:57c'est le message du gouvernement
00:44:59et c'est dans ce sens
00:45:00que vont un certain nombre
00:45:01de décisions
00:45:01qui ont été prises ce matin
00:45:03notamment des annulations
00:45:04à deux grands festivals
00:45:05comme Solidaise
00:45:06ou encore la marche des fiertés
00:45:07à Paris
00:45:08également à Lyon
00:45:09il y a aussi tous ceux
00:45:10qui sont chez eux
00:45:11pas encore pris en charge
00:45:12à l'hôpital
00:45:13le ministère de la santé
00:45:14se dit très préoccupé
00:45:15par des décès à domicile
00:45:17partout dans le pays
00:45:18et c'est vrai que les chiffres
00:45:19des décès s'accélèrent
00:45:21Margot
00:45:21notamment en région parisienne
00:45:23et selon mes informations
00:45:24rien qu'au SAMU de Paris
00:45:26au moins 55 décès
00:45:28pris en charge hier
00:45:29contre moins de 10 habituellement
00:45:30alors on ne peut pas affirmer
00:45:31que tous ces décès
00:45:31sont directement imputables
00:45:32à la chaleur
00:45:33mais ça montre quand même
00:45:33qu'il y a forcément un impact
00:45:35d'autant que ce bilan
00:45:37il est non exhaustif
00:45:38parce que je vous parle
00:45:38uniquement du SAMU
00:45:39c'est l'un des maillons
00:45:40de la chaîne de soins
00:45:41le SAMU ce ne sont pas les urgences
00:45:42on est d'accord
00:45:42ou c'est la même chose ?
00:45:43non c'est juste
00:45:45uniquement au SAMU de Paris
00:45:46ça ne prend pas en compte
00:45:47le SAMU 92
00:45:47le SAMU 93
00:45:48le SAMU 94
00:45:49le SAMU 95
00:45:50là c'est juste
00:45:50le SAMU 75
00:45:52donc ça ne prend pas en compte
00:45:53non plus les décès
00:45:54qui ont été constatés
00:45:54par les pompiers
00:45:55par SOS médecins
00:45:56c'est le 15 en fait
00:45:57pour être très simple
00:45:57dans le détail
00:46:00sur ces 55 décès
00:46:01il y a eu 25 arrêts cardiaques
00:46:03ayant entraîné 23 décès
00:46:04il y en a 2 qui ont pu être récupérés
00:46:06et 32 décès avérés
00:46:08pour d'autres causes
00:46:08à chaque fois
00:46:09c'est moins de 5 habituellement
00:46:10donc on arrive à ce total
00:46:12de 55
00:46:12contre moins de 10
00:46:13sur une journée
00:46:15rien qu'à Paris
00:46:16sur cette surmortalité
00:46:18on a interrogé
00:46:19le ministère de la santé
00:46:20qui dit
00:46:21ne pas disposer
00:46:21de chiffres exhaustifs
00:46:23sur les décès
00:46:24imputables directement à la chaleur
00:46:25mais qui indique
00:46:26en effet
00:46:26constater
00:46:27une augmentation
00:46:27des décès à Paris
00:46:28d'où les décisions
00:46:30préfectorales
00:46:31et le cabinet
00:46:32Stéphanie Ries
00:46:33dit
00:46:33nous sommes préoccupés
00:46:34par la survenue
00:46:35de décès à domicile
00:46:35sur l'ensemble du territoire
00:46:36c'est une remontée
00:46:37que l'on entend
00:46:38aux 4 coins de la France
00:46:39dans la bouche des urgentistes
00:46:42qui constatent cela
00:46:43parce que
00:46:43autant on a fait des progrès
00:46:44dans les EHPAD
00:46:45ils nous disent
00:46:45dans un hôpital parisien
00:46:47ce matin
00:46:47il y avait un seul
00:46:48résident d'EHPAD
00:46:50victime d'un coup de chaleur
00:46:51mais
00:46:52les personnes isolées à domicile
00:46:53concentrent
00:46:54l'essentiel des préoccupations
00:46:55ce qui m'inquiète
00:46:55c'est que l'isolement
00:46:57il est en général
00:46:58moins
00:47:00visible
00:47:01dans les campagnes
00:47:03en province
00:47:04qu'à Paris
00:47:05donc on peut imaginer
00:47:06que ces chiffres
00:47:06pourraient être aussi
00:47:07très lourds
00:47:08en province
00:47:09bien sûr
00:47:10il n'y a aucune raison
00:47:10qu'il ne le soit pas
00:47:11hier on avait notamment
00:47:12le professeur Louis Soulas
00:47:13à Rennes
00:47:14qui nous disait
00:47:14que c'était une préoccupation majeure
00:47:16et qu'il fallait
00:47:17ne pas hésiter
00:47:18il nous a demandé
00:47:19de faire passer ce message
00:47:20de prendre des nouvelles
00:47:22et au moindre
00:47:23d'appeler la personne
00:47:24et si elle ne répond pas
00:47:25avec les volets sont fermés
00:47:25depuis un certain temps
00:47:27ne pas hésiter
00:47:28à appeler les secours
00:47:29pour une levée de doute
00:47:29si on peut rappeler
00:47:30le chiffre de l'année dernière
00:47:31Canicule
00:47:32qui était bien moins forte
00:47:33bien moins précoce
00:47:345700 décès
00:47:35en lien avec la chaleur
00:47:37dont un tiers
00:47:38on avait ce chiffre
00:47:39après enquête
00:47:40voilà
00:47:40après l'enquête
00:47:41on l'a eu le 27 février
00:47:42donc il faut limiter
00:47:44les tensions
00:47:44évidemment à l'hôpital
00:47:46c'est pour ça que
00:47:47Solidez
00:47:47que la marge des fiertés
00:47:48que l'Iron Man
00:47:50par exemple
00:47:50de Nice
00:47:51ont été
00:47:51soit annulés
00:47:52soit reportés
00:47:54parce que la tension
00:47:54évidemment
00:47:55elle est réelle
00:47:55dans tous les hôpitaux
00:47:57des hôpitaux
00:47:57qui doivent adopter
00:48:00bien souvent
00:48:00le système D
00:48:01comme c'est le cas
00:48:02par exemple
00:48:03à l'hôpital de Dax
00:48:04où vous vous trouvez
00:48:05Isor de la Gorce
00:48:07Oui il a fait très chaud
00:48:08ces derniers jours
00:48:09à Dax
00:48:09plus de 40 degrés
00:48:10alors forcément
00:48:11ça s'est également ressenti
00:48:12à l'hôpital
00:48:12notamment dans les chambres
00:48:14une trentaine de degrés
00:48:15ici alors des ventilateurs
00:48:17ont été installés
00:48:17dans cet hôpital de Dax
00:48:19200
00:48:19les patients ont évidemment
00:48:21accès à de l'eau
00:48:22et parfois c'est le système D
00:48:23en plus des volets
00:48:25qui sont présents
00:48:26dans l'hôpital
00:48:26il y a également
00:48:27des couvertures de survie
00:48:28qui ont été installées
00:48:29pour tenter
00:48:29de faire baisser
00:48:31la température
00:48:32dans les chambres
00:48:33je vous propose
00:48:34d'écouter David Trouchot
00:48:36le directeur de l'hôpital
00:48:37qui nous parle
00:48:37de ces conditions
00:48:38compliquées
00:48:39avec ces fortes chaleurs
00:48:40Depuis lundi 14h
00:48:41on est en plan canicule
00:48:43ce plan prévoit
00:48:44effectivement
00:48:45que les stores
00:48:47soient baissés
00:48:48on a distribué
00:48:49des films occultants
00:48:51on a distribué
00:48:53des couvertures de survie
00:48:54pour les mettre
00:48:54sur les fenêtres
00:48:56il y a quand même
00:48:5740% d'établissements
00:48:59qui rafraîchent
00:49:00mais sur les 60%
00:49:02de surfaces restantes
00:49:03on a été obligé
00:49:04de mettre en oeuvre
00:49:04un certain nombre
00:49:05de dispositifs préventifs
00:49:07Alors ici
00:49:08pas de saturation
00:49:08des services
00:49:09comme c'est le cas
00:49:09dans d'autres hôpitaux
00:49:10mais le directeur
00:49:11appelle à la plus grande
00:49:12des prudences
00:49:13parce que des cas
00:49:14ont été admis
00:49:14pour des coups de chaud
00:49:15des cas qui auraient pu
00:49:16être évités
00:49:16selon lui par exemple
00:49:17des personnes
00:49:18qui ont eu
00:49:19des activités sportives
00:49:20alors qu'il fait
00:49:2140 degrés
00:49:22il demande donc
00:49:23de la vigilance
00:49:23pour éviter
00:49:24d'engorger les hôpitaux
00:49:25Voilà
00:49:26les pompiers
00:49:26le SAMU
00:49:27les urgences
00:49:27qui dénoncent tous
00:49:28des comportements
00:49:29à risque
00:49:30aller courir au soleil
00:49:31mais pas seulement
00:49:32se baigner aussi
00:49:33dans des endroits
00:49:33interdits
00:49:34Justine Apoucaïté
00:49:35on a ce chiffre
00:49:36en une semaine
00:49:37plus d'une cinquantaine
00:49:39de noyades
00:49:42C'est ça
00:49:42et depuis ce matin
00:49:44ici au bord
00:49:45du clin
00:49:46on voit
00:49:46des habitants
00:49:48qui viennent tremper
00:49:48leurs pieds
00:49:49certains y vont
00:49:49même jusqu'au bassin
00:49:51une façon de se rafraîchir
00:49:53face à ces
00:49:54très grandes chaleurs
00:49:55pourtant la baignette
00:49:56est bien interdite
00:49:57ici un adolescent
00:49:58a même perdu la vie
00:50:00dimanche dernier
00:50:00en se noyant
00:50:01au niveau du moulin
00:50:02que vous pouvez voir
00:50:03sur les images
00:50:03de Léane de la Brière
00:50:04vous voyez les courants
00:50:05sont quand même
00:50:06très très puissants
00:50:08dans cette rivière
00:50:08le risque est de se faire
00:50:10emporter
00:50:10ou même aspirer
00:50:12est très fort
00:50:13et depuis la mort
00:50:14de ce garçon
00:50:14la ville de Poitiers
00:50:15a renforcé
00:50:16les équipes
00:50:17les patrouilles
00:50:18de la police
00:50:19pour faire de la prévention
00:50:20et surtout de verbaliser
00:50:21les baigneurs
00:50:22pour éviter que des drames
00:50:23comme ça se reproduisent
00:50:25Dans ces circonstances
00:50:26le ministre de l'intérieur
00:50:27fait un certain nombre
00:50:28de recommandations
00:50:29Maxime Morstetter
00:50:30au préfet
00:50:31il fait des recommandations
00:50:33pourquoi il ne les oblige pas
00:50:35à prendre les décisions
00:50:36que vous allez détailler
00:50:37tout de suite ?
00:50:38parce que c'est l'habitude
00:50:39du ministère de l'intérieur
00:50:40de passer des consignes générales
00:50:42et il compte sur les préfets
00:50:44pour s'adapter
00:50:44selon les situations particulières
00:50:46qu'il y a dans chaque département
00:50:47mais ces recommandations
00:50:49sont très très très
00:50:50très fortement recommandées
00:50:52elles concernent en fait
00:50:52la consommation d'alcool
00:50:54le ministère de l'intérieur
00:50:55demande sur tout le territoire
00:50:57à interdire la consommation
00:50:59d'alcool sur la voie publique
00:51:00et interdire la vente
00:51:01à emporter
00:51:02c'est-à-dire à acheter
00:51:03chez un caviste
00:51:04ou un supermarché
00:51:04ça il recommande
00:51:05sur tout le territoire
00:51:06quelle que soit la couleur
00:51:07de votre département
00:51:08pour l'instant c'est le cas à Paris
00:51:09pour l'instant c'est le cas à Paris
00:51:11et cette interdiction
00:51:12il demande
00:51:12à ce que les préfets
00:51:13les prennent pour ce week-end
00:51:14sur tout le territoire
00:51:16mais ce sont des arrêtés
00:51:18qui vont
00:51:19qui doivent être limités
00:51:20dans l'espace
00:51:21et dans le temps
00:51:22grosso modo
00:51:22comme à Paris
00:51:24comme à Paris par exemple
00:51:25vous interdisez l'alcool
00:51:26mais vous interdisez pas l'alcool
00:51:27pendant trois jours
00:51:28vous interdisez
00:51:29de 12h à 7h du matin
00:51:31vendredi
00:51:31et de 12h à 7h du matin
00:51:32mais on peut arroser
00:51:33jusqu'à plus soif
00:51:33la victoire de l'équipe de France
00:51:34ce soir contre la Norvège
00:51:35en terrasse
00:51:36on peut
00:51:37dans un bar
00:51:38ça ce sera
00:51:38partout en France
00:51:39on peut dans un bar
00:51:40et les restaurants
00:51:40et ça c'est pareil
00:51:41partout en France
00:51:42et cette interdiction
00:51:44limitée dans les départements
00:51:45ça c'est pour tous les départements
00:51:46elle ne sera pas limitée
00:51:47dans les départements
00:51:48en urgence rouge
00:51:50ceux qui sont au niveau
00:51:51le plus élevé de la canicule
00:51:52là le ministère de l'Intérieur
00:51:53demande à interdire
00:51:54sur tout l'espace
00:51:55et pendant toute la durée
00:51:56du week-end
00:51:57après ce sera des règles
00:51:58cas par cas
00:51:59selon où vous nous regardez
00:52:00ce qu'on vous recommande
00:52:01c'est de regarder
00:52:02les règles que votre préfet a prises
00:52:03et de ne pas voir de l'alcool
00:52:04selon les heures
00:52:05et selon l'endroit
00:52:06restez avec nous
00:52:07la canicule
00:52:08les tensions
00:52:08dans les hôpitaux
00:52:09on y reviendra à 13h30
00:52:11à 13h15
00:52:12notre dossier
00:52:12après l'effroyable lynchage
00:52:14de Louis à Narbonne
00:52:15est-ce que la justice
00:52:16ou bien la gendarmerie
00:52:17n'ont pas su le protéger
00:52:19ne l'ont pas assez
00:52:20écoutez
00:52:20il avait déjà été agressé
00:52:21à deux reprises
00:52:22au moins
00:52:24il est 13h13
00:52:25nous reviendrons évidemment
00:52:26dans une quinzaine de minutes
00:52:27sur la canicule
00:52:28et ses conséquences
00:52:29mais d'abord
00:52:30nous voulions nous pencher
00:52:31sur cette affaire de Narbonne
00:52:33effroyable affaire de Narbonne
00:52:34la justice
00:52:35ou la gendarmerie
00:52:36ou la justice
00:52:37n'ont-elles pas su protéger
00:52:40Louis
00:52:40la victime
00:52:41de cet effroyable lynchage
00:52:43Roselyne
00:52:44filmée
00:52:44de cet ado
00:52:45de 17 ans
00:52:46c'était la semaine dernière
00:52:47vendredi
00:52:485 adolescents
00:52:485 voyous
00:52:49âgés de 15 à 19 ans
00:52:50ont été mis en examen
00:52:52et incarcérés
00:52:53le motif de ce crime
00:52:53reste inconnu
00:52:54visiblement un banal différent
00:52:56sauf que Louis avait déjà été agressé
00:52:58on va en parler avec Bruno Bartocetti
00:52:59secrétaire national
00:53:00chargé de la zone sud
00:53:02unité SGP
00:53:03FO police
00:53:04et puis Alexandra Gonzales
00:53:05chef adjointe du service
00:53:07police justice
00:53:08de BFM TV
00:53:08d'abord est-ce que vous pouvez nous rappeler
00:53:09ce qu'il s'est passé ?
00:53:11Eh bien samedi dernier
00:53:12un ouvrier
00:53:13contacte les policiers
00:53:15il est à ce moment-là
00:53:15un peu plus de 9h du matin
00:53:17pour expliquer
00:53:18qu'il vient de découvrir
00:53:19un jeune homme
00:53:20inanimé
00:53:22couvert d'équimose
00:53:23et encore
00:53:23avec des plaies saignantes
00:53:25et donc les policiers arrivent
00:53:26ils prennent en charge
00:53:27immédiatement
00:53:28cette jeune victime
00:53:29qu'ils amènent
00:53:30aux urgences
00:53:31à l'hôpital
00:53:32encore inconscient
00:53:32et rapidement
00:53:33ils vont réussir
00:53:34à mettre une identité
00:53:35il s'agit
00:53:36d'un adolescent
00:53:37de 17 ans
00:53:38qui s'appelle Louis
00:53:39la famille est contactée
00:53:41immédiatement
00:53:41il vient à son chevet
00:53:42et son agonie
00:53:44parce qu'il n'y a pas
00:53:45d'autre mot
00:53:45va durer
00:53:46près de 4 jours
00:53:48il va succomber
00:53:49à ses blessures
00:53:50le mardi
00:53:50et les enquêteurs
00:53:51vont très rapidement
00:53:52faire le lien
00:53:53avec des vidéos
00:53:54qui ont circulé
00:53:54sur les réseaux sociaux
00:53:55montrant
00:53:56des jeunes
00:53:57en train de rouer
00:53:58de coups
00:53:59un jeune homme à terre
00:54:00il s'agit donc
00:54:01de Louis
00:54:01la même victime
00:54:02et en train
00:54:03de l'abandonner
00:54:05avec ses blessures
00:54:06extrêmement graves
00:54:07alors ce qui est assez
00:54:08troublant dans cette affaire
00:54:09c'est que ce garçon
00:54:09avait déjà fait l'objet
00:54:11semble-t-il
00:54:11d'agression
00:54:12et il s'était signalé
00:54:14au moins à deux reprises
00:54:15auprès de la police
00:54:16ou des gendarmes
00:54:17c'est bien ça
00:54:17oui il avait déposé plainte
00:54:19le 11 mai dernier
00:54:20pour des faits de violence
00:54:21mettant en cause
00:54:22d'autres jeunes
00:54:23mais sans lien
00:54:24avec les suspects
00:54:25qui depuis ont été identifiés
00:54:26les suspects
00:54:27de cet assassinat
00:54:28parce que
00:54:29le procureur lui-même
00:54:30parle d'assassinat
00:54:31comme il y a
00:54:31une préméditation
00:54:33il considère que c'est
00:54:33un guet-apens
00:54:34ce qui s'est passé
00:54:35donc il avait déjà
00:54:36déposé plainte
00:54:37pour des violences précédentes
00:54:38et le 12 juin
00:54:39alors qu'il était en fugue
00:54:41depuis deux jours
00:54:41du foyer
00:54:42où il avait été placé
00:54:44depuis mai dernier
00:54:45il avait poussé la porte
00:54:46d'une gendarmerie
00:54:47pour dénoncer là encore
00:54:48des faits de violence
00:54:49il avait été hospitalisé
00:54:50mais il n'avait pas voulu
00:54:51porter plainte
00:54:52Bruno Bartosetti
00:54:53que dites-vous
00:54:54de cette affaire
00:54:55est-ce qu'il aurait fallu
00:54:56peut-être
00:54:58mieux entendre
00:54:59et plus exactement
00:55:00mieux écouter
00:55:01les faits subis
00:55:02par ce jeune homme
00:55:05oui je vais vous répondre
00:55:06accordez-moi 10 secondes
00:55:07juste pour vous dire
00:55:08que j'ai vraiment
00:55:09nous avons une pensée émue
00:55:10à l'endroit de la famille
00:55:10ça a été dit
00:55:11mais aussi à l'endroit
00:55:12de mes collègues de Narbonne
00:55:13qui ont fait un travail
00:55:14remarquable
00:55:15très rapidement
00:55:16ils ont pu interpeller
00:55:17les auteurs
00:55:18avec un choc psychologique
00:55:19aussi très présent
00:55:21voilà ça c'est quelque chose
00:55:22que l'on peut entendre également
00:55:24je reviens à votre question
00:55:25et je vais tenter d'y répondre
00:55:27vous savez
00:55:28ça a été dit
00:55:29par Alexandra González
00:55:31le jeune homme
00:55:32n'a pas déposé plainte
00:55:34finalement
00:55:34donc c'est toujours
00:55:35très difficile
00:55:35parce qu'il nous faut
00:55:36des faits
00:55:37et des précisions
00:55:39lorsqu'on est harcelé
00:55:40lorsqu'on est menacé
00:55:42alors je ne suis pas
00:55:43au cœur des plaintes
00:55:44au cœur des procédures
00:55:45je n'ai rien de factuel
00:55:46sous les yeux
00:55:46mais ce n'est pas aussi simple
00:55:48que ça
00:55:49de remonter très rapidement
00:55:50à l'endroit des auteurs
00:55:51de faits de harcèlement
00:55:54ou de menaces
00:55:54quand on a la possibilité
00:55:56d'interpeller très rapidement
00:55:58les auteurs
00:55:59nous le faisons
00:55:59ensuite il y a un autre schéma
00:56:01qui se place aussi
00:56:04dans notre société
00:56:05c'est que vraiment
00:56:07aujourd'hui
00:56:08nous avons un volume
00:56:09très très important
00:56:10de dossiers
00:56:11à couvrir
00:56:11et nous devons le faire
00:56:13très très rapidement
00:56:14et je vous le dis clairement
00:56:15ce n'est pas possible
00:56:17en l'état
00:56:17les policiers
00:56:18les gendarmes
00:56:18les magistrats
00:56:19n'ont pas la possibilité
00:56:20c'est un fait
00:56:21c'est pas de la langue de bois
00:56:23que je fais
00:56:23ce n'est pas juste
00:56:24pour faire plaisir
00:56:25juste pour dire
00:56:26qu'on n'a pas les moyens
00:56:27aujourd'hui de travailler
00:56:28avec le mal
00:56:29que nous vivons
00:56:30dans notre société
00:56:31c'était quand même
00:56:32la troisième agression
00:56:33il y en avait eu deux
00:56:34avant
00:56:34la deuxième
00:56:35il ne porte pas plainte
00:56:36il ne veut pas
00:56:37mais le parquet
00:56:38aurait pu
00:56:39s'auto-saisir
00:56:41je vous l'accorde
00:56:42bien évidemment
00:56:43c'est vrai
00:56:44qu'on aurait dû
00:56:45aller plus loin
00:56:45dans les investigations
00:56:47est-ce que
00:56:48d'ailleurs
00:56:48ce n'était pas
00:56:49le mot d'ordre
00:56:50qui avait été donné
00:56:50est-ce que les gendarmes
00:56:51ne travaillaient déjà pas
00:56:52sur cette plainte
00:56:54on ne peut pas
00:56:55affirmer
00:56:56qu'il y a eu
00:56:57de la nonchalance
00:56:57de la part
00:56:58des policiers
00:56:59des gendarmes
00:57:00ou des magistrats
00:57:00mais je vous accorde
00:57:01qu'il y a un problème
00:57:02aujourd'hui
00:57:03dans le travail
00:57:04au quotidien
00:57:05sur les procédures
00:57:07mais tout simplement
00:57:08parce que nous sommes
00:57:08asphyxiés
00:57:09par le volume
00:57:11de dossiers
00:57:11que nous devons couvrir
00:57:12mais il est vrai
00:57:13que la question
00:57:15reste posée
00:57:16et malheureusement
00:57:17je n'ai pas de réponse
00:57:18en tout cas précise
00:57:19à vous donner
00:57:19sinon ce que je développe
00:57:21de mon mieux
00:57:21sur un plan généraliste
00:57:22mais j'entends
00:57:23ce que vous dites
00:57:23évidemment Bruno Bartochetti
00:57:24sur le travail
00:57:26le volume de dossiers
00:57:27mais on a l'impression
00:57:27hélas qu'à chaque fois
00:57:29à chaque fois
00:57:30on raconte la même histoire
00:57:31à Alexandre Gonzales
00:57:31voilà
00:57:32que ce soit de la part
00:57:33voilà
00:57:34ce garçon n'a pas porté
00:57:35mais quand même
00:57:36il y avait des signaux
00:57:36quand même forts
00:57:37oui mais il y avait
00:57:37quand même une plainte
00:57:38le 11 mai dernier
00:57:39et donc on sent
00:57:40que c'était un jeune
00:57:41qui était en difficulté
00:57:43qui était vulnérable
00:57:44puisque déjà
00:57:45victime de violence
00:57:45donc qu'est-ce qui avait
00:57:46été fait pour l'accompagner
00:57:48est-ce qu'il y avait
00:57:48des mesures particulières
00:57:49dans ce foyer
00:57:50pour l'éloigner
00:57:51de potentiels autres
00:57:52jeunes violents
00:57:53ça ce sont des questions
00:57:54auxquelles l'enquête
00:57:55va devoir répondre
00:57:55et que les parents
00:57:56attendent désormais
00:57:57évidemment parce qu'il
00:57:58était placé auprès
00:57:59de l'aide sociale à l'enfance
00:58:00justement pour le protéger
00:58:02il y a quand même
00:58:03des vraies questions
00:58:04autour de cet azeu
00:58:05de ces manquements
00:58:06il avait été placé
00:58:07à l'aide sociale
00:58:08à l'enfance
00:58:08à la demande
00:58:10de ses parents
00:58:10parce qu'il était
00:58:11en rupture scolaire
00:58:13pour se reconstruire
00:58:14exactement
00:58:15et donc il avait été
00:58:16placé là-bas
00:58:17sur volonté
00:58:18sur demande
00:58:19de ses parents
00:58:19mais qui sont là
00:58:21aujourd'hui très présents
00:58:22dans ce qui se passe
00:58:23et qui demandent
00:58:25aujourd'hui des réponses
00:58:26sur ces violences
00:58:27qui n'ont visiblement
00:58:28pas été suivies
00:58:28de poursuite judiciaire
00:58:29Bruno
00:58:30ce qui est effroyable
00:58:30également dans cette histoire
00:58:31c'est que les cinq
00:58:33j'allais dire jeunes
00:58:35mais je ne vais pas
00:58:35employer ce mot
00:58:36en fait les cinq voyous
00:58:37qui ont été mis en examen
00:58:38avaient des casiers
00:58:39judiciaires vierges
00:58:43voilà c'est pour cette raison
00:58:44que ça devient
00:58:45très compliqué
00:58:46aujourd'hui
00:58:46quand on a en plus
00:58:48comme vous le soulignez
00:58:49on a des assassins
00:58:50parce que ça va être
00:58:50qualifié non plus
00:58:51en tentative d'assassinat
00:58:52mais je suppose
00:58:53en assassinat
00:58:54lorsqu'on a des assassins
00:58:55aujourd'hui
00:58:55qui en plus
00:58:58qui ne sont pas connus
00:58:59des services de police
00:59:00alors ce qui est effroyable
00:59:02ce qui est hyper violent
00:59:03au-delà de la mort
00:59:05de ce jeune homme
00:59:06c'est l'anticipation
00:59:07c'est la violence
00:59:08avec laquelle on veut
00:59:09finalement en finir
00:59:10avec ce jeune de 17 ans
00:59:12et puis en plus
00:59:13on assume
00:59:14en envoyant des vidéos
00:59:15dans les réseaux sociaux
00:59:16donc il y a
00:59:17quelque chose
00:59:17de très violent
00:59:19mais sur un plan moral
00:59:20et sur un plan physique
00:59:21et c'est là
00:59:22où ça devient très compliqué
00:59:23même pour l'aide à l'enfance
00:59:25je ne cherche pas d'excuses
00:59:27je fais juste un constat
00:59:29où finalement
00:59:29on doit être présent
00:59:31partout dans une société
00:59:33où nous avons
00:59:33des jeunes à la dérive
00:59:35qui se montrent
00:59:37excessivement violents
00:59:38avec la mort
00:59:38à la sortie
00:59:39de ce jeune Louis
00:59:40j'ai juste un dernier mot
00:59:41il n'y a pas de connotation
00:59:42raciste apparemment
00:59:43dans ce crime
00:59:44on est d'accord
00:59:44Alexandra González
00:59:45mais le motif quand même
00:59:46pour lâcher un gamin
00:59:48à terre
00:59:48le motif pour l'instant
00:59:49n'est pas connu
00:59:50de la justice
00:59:50mais qui précise toutefois
00:59:52que le mobile
00:59:53d'ordre racial
00:59:54est complètement écarté
00:59:55à ce stade
00:59:55on espère que les parents
00:59:56obtiendront rapidement
00:59:58des réponses
00:59:58restez avec nous
00:59:59dans un instant
00:59:59on reviendra sur la canicule
01:00:00comment les hôpitaux
01:00:02vont-ils tenir
01:00:02jusqu'à la fin
01:00:03comment les aider
01:00:04alors que de nombreux
01:00:05services sont déjà saturés
01:00:06et puis il y a l'inquiétude aussi
01:00:07pour tous ceux
01:00:08qui sont oubliés
01:00:09chez eux
01:00:10le ministère de la santé
01:00:11se dit très préoccupé
01:00:12par des décès
01:00:13à domicile
01:00:14il y a déjà eu au moins
01:00:1555 morts
01:00:16rien qu'au SAMU
01:00:17de Paris
01:00:18hier
01:00:18contre 10 à peine
01:00:20habituellement
01:00:20chiffre de Margot de Frouville
01:00:22à tout de suite
01:00:29retour sur le plateau
01:00:30du midi BFM
01:00:30avec nos invités
01:00:31évidemment
01:00:32comme chaque jour
01:00:33à 13h30
01:00:34pour évoquer
01:00:35la situation sanitaire
01:00:36parce que c'est vraiment ça
01:00:37qui nous préoccupe
01:00:38en ce vendredi
01:00:40mi-journée
01:00:40Margot de Frouville
01:00:41nous a rejoint
01:00:42sur le plateau
01:00:43Margot
01:00:43vous allez d'abord
01:00:44nous confirmer
01:00:45les chiffres
01:00:45que vous nous donniez
01:00:47dès midi
01:00:47tout à l'heure
01:00:48les chiffres
01:00:49de la mortalité
01:00:50liés évidemment
01:00:51à cette canicule
01:00:51mais qui ne concerne
01:00:53que le SAMU
01:00:54on est bien d'accord
01:00:54au moins 55 décès
01:00:56pris en charge
01:00:57entre
01:00:58mercredi minuit
01:00:59et jeudi minuit
01:00:59donc sur la journée
01:01:00d'hier
01:01:01par le SAMU de Paris
01:01:02contre moins de 10
01:01:04habituellement
01:01:04ça montre évidemment
01:01:05l'impact de la canicule
01:01:06même si on ne peut pas dire
01:01:07que chacun de ces décès
01:01:08est directement
01:01:09imputable à la chaleur
01:01:10et vous l'avez dit
01:01:11ce bilan est non exhaustif
01:01:12parce que c'est uniquement
01:01:14un maillon du système
01:01:15c'est le 15
01:01:16donc c'est pas les urgences
01:01:17c'est pas les hôpitaux
01:01:18mais c'est le 15 de Paris
01:01:19c'est pas le 15 des Hauts-de-Seine
01:01:20de Seine-Saint-Denis
01:01:21du Val-de-Marne
01:01:21etc
01:01:21ça ne prend pas en compte
01:01:23les décès à l'hôpital
01:01:24ça ne prend pas en compte
01:01:25les décès constatés
01:01:26par les pompiers
01:01:26par SOS médecins
01:01:27etc
01:01:28si on va dans le détail
01:01:29sur ces 55
01:01:30on a 25 arrêts cardiaques
01:01:31qui ont entraîné
01:01:3223 décès
01:01:33contre moins de 5
01:01:33habituellement
01:01:34et 32 décès avérés
01:01:36pour d'autres causes
01:01:36contre moins de 5
01:01:37habituellement
01:01:38donc 55 morts
01:01:39pour les chiffres du SAMU
01:01:41et par rapport
01:01:41à une journée normale
01:01:42on est à moins de 10
01:01:43pardon le mot est maladroit
01:01:44on est à moins de 10 habituellement
01:01:46donc c'est une hausse
01:01:46de 450%
01:01:48est-ce qu'on peut imaginer
01:01:50Aurel Gage
01:01:51que dans le reste du pays
01:01:53on a des chiffres comparables
01:01:55alors on sait que Paris
01:01:57c'est particulièrement compliqué
01:01:59de par la nature
01:02:00l'urbanisation etc
01:02:01parce qu'on a quand même
01:02:02certaines études
01:02:03qui sont intéressées
01:02:03aux différentes villes européennes
01:02:04et que pour Paris
01:02:05c'est particulièrement complexe
01:02:06mais oui
01:02:07globalement
01:02:08on peut se permettre
01:02:08d'imaginer qu'en France
01:02:09et globalement
01:02:10dans quasiment tous les départements
01:02:12il y a une souffrance
01:02:13et il va y avoir
01:02:13une surmortalité
01:02:14parce que par définition
01:02:15ces gens-là
01:02:16recensés par le SAMU
01:02:17ce ne sont pas des personnes isolées
01:02:18et il y a une vraie crainte
01:02:19de la part du ministère
01:02:20de la Santé
01:02:22de retrouver des victimes
01:02:23parmi les personnes isolées
01:02:25et qui ne se sont pas signalées
01:02:27par définition
01:02:27Le problème
01:02:28comme vous venez de le signaler
01:02:30c'est qu'il y a des histoires
01:02:31atroces
01:02:32qu'on a au SAMU
01:02:33assez souvent
01:02:34c'est-à-dire que les patients
01:02:35sont retrouvés plusieurs jours
01:02:36après décéder
01:02:37lorsqu'ils sont isolés
01:02:37là
01:02:38comme vous l'avez dit
01:02:39c'est des patients
01:02:39qui sont entourés
01:02:40c'est des patients
01:02:41pour lesquels
01:02:41on peut avoir
01:02:42une visite journalière
01:02:43par une aide à domicile
01:02:46où justement
01:02:48ces patients-là
01:02:49l'aide à domicile
01:02:49par exemple
01:02:50va observer
01:02:50que la personne
01:02:51est en arrêt cardiaque
01:02:52et donc en général
01:02:53on arrive
01:02:53au secours
01:02:54pour ces personnes
01:02:55Il faut bien préciser
01:02:56que les bilans
01:02:56ils sont consolidés
01:02:58bien après
01:02:59Oui
01:02:59parce que le chiffre
01:03:00de l'année dernière
01:03:01parce que c'est sur ça aussi
01:03:02qu'on peut se baser
01:03:02canicule
01:03:03beaucoup moins précoce
01:03:04beaucoup moins longue
01:03:05beaucoup moins éprouvante
01:03:085700 victimes
01:03:09attribuables à la chaleur
01:03:10dont un tiers
01:03:12juste pendant les périodes
01:03:13de canicule
01:03:13on voit que ça fait
01:03:14complètement exploser
01:03:15la moyenne
01:03:16sur cette surmortalité
01:03:17on a posé la question
01:03:18au ministère de la santé
01:03:19qui dit évidemment
01:03:20ne pas disposer
01:03:21de chiffres exhaustifs
01:03:22parce qu'on peut rappeler
01:03:22que ce bilan
01:03:23de l'été dernier
01:03:24on l'a eu uniquement
01:03:25en plein hiver
01:03:25fin février
01:03:28mais le ministère
01:03:29dit constater
01:03:29une hausse des décès
01:03:30à Paris
01:03:31nous sommes également
01:03:32préoccupés
01:03:32par la survenue
01:03:33de décès à domicile
01:03:34sur l'ensemble du territoire
01:03:35et ça ça fait depuis
01:03:36maintenant deux jours
01:03:37que les urgentistes
01:03:38aux quatre coins
01:03:39de la France
01:03:40nous préviennent de cela
01:03:41Margot
01:03:42est-ce que vous avez
01:03:42des informations
01:03:43sur les profils
01:03:44de ces 55 victimes ?
01:03:45Alors hier je vous disais
01:03:46PIC à 50-60 ans
01:03:48et d'autres personnes
01:03:48très âgées
01:03:49là vraisemblablement
01:03:51on est sur une moyenne
01:03:53à Paris
01:03:53de décès
01:03:54de 62 ans
01:03:55donc c'est relativement jeune
01:03:56c'est une moyenne
01:03:57ça veut dire qu'il y a des gens
01:03:58beaucoup plus jeunes dans le lot
01:03:59d'autres beaucoup plus âgés
01:04:00mais on n'est pas
01:04:03exactement
01:04:03sur le même
01:04:05paysage
01:04:05que la canicule de 2003
01:04:06qui avait frappé
01:04:07dans les trois quarts des cas
01:04:08des personnes
01:04:10de plus de 75 ans
01:04:13Juste Margot
01:04:13avec extrêmement raison
01:04:14moyenne 62 ans
01:04:15je pense que c'est important
01:04:16de le rappeler
01:04:16moi par exemple
01:04:17on s'amuse
01:04:17les interventions
01:04:17que je fais
01:04:18sur des arrêts cardiaques
01:04:19et généralement
01:04:19ils ont plus de 80 ans
01:04:20les gens les 60 ans
01:04:21c'est les moments
01:04:22où on dit vite vite
01:04:23on y va
01:04:24parfois on prend
01:04:24alors 62 ans
01:04:26c'est encore au-dessus
01:04:26mais parfois on prend
01:04:27justement
01:04:28de quoi leur faire
01:04:29une circulation
01:04:29extra-corporelle
01:04:30vraiment c'est très très jeune
01:04:31On a le ministère de la santé
01:04:33en tout cas
01:04:33qui se dit très préoccupé
01:04:35par des décès à domicile
01:04:36partout dans le pays
01:04:37écoutez le chef des urgences
01:04:38de l'hôpital Pompidou
01:04:39à Paris
01:04:40le professeur Juvin
01:04:41il va y avoir
01:04:42un pic de mortalité
01:04:43dans les prochains jours
01:04:44à domicile
01:04:46Dans les jours qui viennent
01:04:47on va découvrir
01:04:48probablement
01:04:49à leur domicile
01:04:50des gens
01:04:51qui sont morts
01:04:52tout seuls
01:04:52tout seuls
01:04:53quelle société
01:04:54qui laisse les gens mourir
01:04:55tout seuls
01:04:55entre nous
01:04:55c'est quand même assez fou
01:04:57et qui sont très déshydratés
01:04:59donc oui
01:05:00on a un pic de mortalité
01:05:01très probablement
01:05:02là depuis hier
01:05:03il faudrait regarder
01:05:04les certificats de décès
01:05:05mais ça doit être possible
01:05:07de les voir dès aujourd'hui
01:05:08mais aujourd'hui
01:05:09et demain
01:05:09et après-demain
01:05:10on va probablement
01:05:11avoir un afflux supplémentaire
01:05:12Samuel Thomas
01:05:13bonjour
01:05:14vous êtes médecin
01:05:15ASOS médecin
01:05:16en région parisienne
01:05:18si mes souvenirs sont bons
01:05:19est-ce que le constat
01:05:21que fait
01:05:22Philippe Juvin
01:05:23vous vous l'avez déjà fait
01:05:24sur le terrain
01:05:26oui exactement
01:05:27nous on le vit
01:05:30en direct
01:05:31et clairement
01:05:32la situation
01:05:32a beaucoup
01:05:33beaucoup changé
01:05:34depuis le milieu de semaine
01:05:36donc mercredi
01:05:36jeudi
01:05:37vendredi
01:05:37où la demande
01:05:39enfin le nombre
01:05:40de certificats de décès
01:05:41qu'on nous demande
01:05:42que ce soit
01:05:43des particuliers
01:05:45que ce soit
01:05:46le SAMU
01:05:47ou même la police
01:05:49enfin moi personnellement
01:05:51en 20 ans
01:05:51à SOS
01:05:52j'ai jamais vécu ça
01:05:53là on est sur 5
01:05:54ou 6 fois plus
01:05:56que David
01:05:56et moi ce matin
01:05:57j'ai travaillé toute la matinée
01:06:00et bon
01:06:00j'ai dû établir
01:06:02des certificats de décès
01:06:03j'ai dû
01:06:04malheureusement
01:06:04enfin malheureusement
01:06:05je dis malheureusement
01:06:06parce qu'on sait
01:06:06qu'on envoie les gens
01:06:07dans des situations
01:06:08déjà difficiles à l'hôpital
01:06:09déjà extrêmement tendus
01:06:10voire totalement saturés
01:06:11mais on n'a pas le choix
01:06:11des personnes de 90 ans
01:06:13Mais Samuel
01:06:14ce sont donc des personnes
01:06:15plutôt âgées
01:06:16que vous avez découvertes
01:06:17à leur domicile
01:06:19sans vie
01:06:19c'est ça ?
01:06:20Alors nous
01:06:21on ne les découvre pas
01:06:22nous on est appelé
01:06:23par la famille
01:06:24qui les a découvert
01:06:25hier
01:06:26bon alors
01:06:26après j'entendais
01:06:28ce que vous disiez
01:06:29sur les statistiques
01:06:29et sur l'âge
01:06:30bon personnellement
01:06:30ce n'est pas mon ressenti
01:06:31alors après mon ressenti
01:06:32ne fait pas les statistiques
01:06:33mais nous on constate
01:06:34vraiment des décès
01:06:35chez des gens âgés
01:06:36hier j'ai établi
01:06:37des certificats de décès
01:06:38pour des gens âgés
01:06:39avec des comorbidités
01:06:41est-ce que
01:06:41est-ce qu'on peut dire
01:06:43que c'est la canicule
01:06:44c'est toujours difficile
01:06:45mais on constatera
01:06:46j'en suis certain
01:06:47une surmortalité importante
01:06:48qui sera évidemment
01:06:51le décès d'une personne
01:06:52elle est souvent due
01:06:53à plusieurs facteurs
01:06:53mais là clairement
01:06:54bon il y a
01:06:55il y a
01:06:56il y a une demande
01:06:57malheureusement
01:06:58autour de ces décès
01:07:00qui est très importante
01:07:01la chaleur
01:07:02épuise les gens
01:07:03des gens déjà épuisés
01:07:04par d'autres maladies
01:07:05et ça précipite les choses
01:07:07Vous nous dites
01:07:08que vous n'avez jamais vu ça
01:07:09en 20 ans
01:07:10de métier
01:07:11ça veut dire
01:07:12qu'on est à combien
01:07:13cette semaine de décès
01:07:14pour vous ?
01:07:16Non moi je ne peux pas
01:07:17je ne peux pas vous donner
01:07:17un chiffre comme ça
01:07:18mais ce que je peux vous dire
01:07:19c'est que le ressenti
01:07:20comme ça en voiture
01:07:21c'est qu'on est sur
01:07:225 à 6 fois plus
01:07:23de demandes
01:07:24de certificat de décès
01:07:25par rapport à d'habitude
01:07:26mais vous dire
01:07:27combien en valeur absolue
01:07:29moi ça je
01:07:30je ne m'avancerai pas
01:07:31sur un chiffre
01:07:32mais
01:07:34on constatera
01:07:35c'est certain
01:07:35une surmortalité importante
01:07:37est-ce qu'elle serait
01:07:37comparable à 2003
01:07:38ou pas
01:07:39personne ne peut le dire
01:07:40pour l'instant
01:07:41mais clairement
01:07:42il y aura une surmortalité
01:07:43moi je n'ai jamais vu
01:07:44une situation comme celle-là
01:07:45lié à des comorbidités
01:07:47vous l'évoquiez
01:07:48il y a quelques instants
01:07:50lié également
01:07:51à l'isolement
01:07:52peut-être de ces personnes
01:07:54alors oui
01:07:56l'isolement est un facteur
01:07:57de gravité
01:07:59clairement
01:08:00c'est certain
01:08:01c'est les situations
01:08:02où c'est le voisin
01:08:03qui s'inquiète
01:08:04c'est bon
01:08:05et voilà
01:08:06mais pas que
01:08:08je veux dire
01:08:08il y a aussi
01:08:09des gens
01:08:10qui sont entourés
01:08:12mais
01:08:12on sent que
01:08:14la chaleur
01:08:15la canicule
01:08:16a probablement
01:08:17agi comme
01:08:17un accélérateur
01:08:20d'un processus
01:08:21qui était
01:08:21déjà entamé
01:08:22encore une fois
01:08:23avec des comorbidités
01:08:24avec d'autres maladies
01:08:25c'est pas 100%
01:08:26la chaleur
01:08:27c'est pas 100%
01:08:28de la déshydratation
01:08:29mais clairement
01:08:29ça a précipité les choses
01:08:31vous qui êtes
01:08:32un médecin de terrain
01:08:33comment lutter contre ça
01:08:34contre l'isolement
01:08:35comment protéger aussi
01:08:36les gens
01:08:38on essaye de passer
01:08:39le message auprès des proches
01:08:40de s'inquiéter
01:08:41de bon
01:08:42je crois qu'aujourd'hui
01:08:43la plupart des français
01:08:43sont sensibilisés
01:08:45mais ce qu'on constate
01:08:47c'est ce que j'ai déjà dit
01:08:49c'est que
01:08:49quand même
01:08:50même dans
01:08:52dans des beaux appartements
01:08:53il n'y a pas que la caricature
01:08:55des appartements
01:08:55sous les toits
01:08:56insalubres et compagnie
01:08:57même dans les beaux appartements
01:08:58il fait une chaleur
01:08:58absolument étouffante
01:09:01et des personnes âgées
01:09:04fatiguées
01:09:04ne le supportent pas
01:09:05la dernière personne
01:09:07que j'ai vue
01:09:0791 ans
01:09:08qui avait 39 sept de fièvre
01:09:10je ne sais pas
01:09:10si c'était
01:09:12le coup de chaleur
01:09:13qui lui donnait de la fièvre
01:09:14ou s'il y avait
01:09:14une infection associée
01:09:15je n'ai pas eu le choix
01:09:16que de l'envoyer à l'hôpital
01:09:17sincèrement
01:09:18il faisait
01:09:18il faisait 40 degrés
01:09:19dans son appartement
01:09:20et on n'était pas du tout
01:09:21dans un appartement
01:09:23c'était un très bel appartement
01:09:24mais ce sont des anciennes constructions
01:09:26qui sont pas toujours
01:09:29qui accumulent une chaleur
01:09:30qui n'arrivent pas
01:09:30à la réguler
01:09:32et
01:09:34c'est ingérable
01:09:36pour des gens comme ça
01:09:37mais pour reprendre
01:09:38vos mots de tout à l'heure
01:09:38en 20 ans
01:09:39SOS Médecin
01:09:39je n'ai jamais vu ça
01:09:40vous nous avez dit ça
01:09:41tout à l'heure
01:09:41même pendant le Covid
01:09:45alors
01:09:47non
01:09:48pendant le Covid
01:09:49on était sur une situation
01:09:50un petit peu
01:09:51un petit peu
01:09:51un petit peu comparable
01:09:52je parle là
01:09:54plus vraiment
01:09:55sur le côté climatique
01:09:56et météorologique
01:09:57non
01:09:58on peut
01:10:00on peut comparer ça
01:10:01au
01:10:02voilà
01:10:03effectivement
01:10:03à la situation du Covid
01:10:06Ruben Allé est avec nous
01:10:07restez avec nous docteur
01:10:08Ruben Allé est avec nous
01:10:09bonjour Ruben
01:10:09bonjour
01:10:10c'était
01:10:10enfin je vous ai invité
01:10:11parce que vous êtes climatologue
01:10:13et en fait
01:10:14si vous l'acceptez
01:10:15on va parler un peu de vous
01:10:16qu'est-ce qui vous est arrivé ?
01:10:18j'ai perdu mon grand-père
01:10:18mardi matin
01:10:20il avait 96 ans
01:10:21et
01:10:22il est décédé
01:10:23et je pense que
01:10:24la canicule
01:10:25a été un accélérateur
01:10:26c'est-à-dire que
01:10:27effectivement
01:10:28le médecin en a parlé
01:10:29il y a des personnes vulnérables
01:10:31et ces personnes vulnérables
01:10:32quand les corps
01:10:33sont sous pression
01:10:34comme ils sont
01:10:35et on se voit
01:10:36tous fatigués
01:10:37on passe tous
01:10:37des nuits difficiles
01:10:38pour les personnes vulnérables
01:10:40on parle des personnes âgées
01:10:40on parle des gens
01:10:41qui luttent contre
01:10:42des longues maladies
01:10:43on parle des enfants
01:10:44des nouveaux-nés
01:10:45des nourrissons
01:10:46des petits bébés
01:10:48et quand on n'est absolument
01:10:49pas adapté
01:10:50quand on n'a rien fait
01:10:51pour s'adapter
01:10:52à la vague
01:10:53qu'on est en train de prendre
01:10:54malheureusement
01:10:55ça a des conséquences
01:10:56je pense qu'on n'est pas là
01:10:57il y a de nombreuses familles
01:10:58qui sont en deuil
01:10:59en France aujourd'hui
01:11:00et je suis content
01:11:00qu'on ne soit pas
01:11:01que dans la constatation
01:11:02aujourd'hui
01:11:03parce que vous êtes aussi
01:11:04dans l'indignation
01:11:05la colère rentrée
01:11:06vous avez parlé à Anne Bingler
01:11:08qui travaille avec nous
01:11:09dans l'équipe
01:11:10du Midi BFM
01:11:12des choses n'ont pas
01:11:13été faites
01:11:13Ruben ?
01:11:14Oui oui oui
01:11:15quand j'entends le président
01:11:16de la République hier
01:11:17qui déclare
01:11:17il y a un gros travail
01:11:18qui a été fait
01:11:19je pense que l'honnêteté
01:11:20conduit à le regarder
01:11:20et ensuite
01:11:21on ne s'adapte pas à un pic
01:11:23qui n'a pas d'équivalent
01:11:23aujourd'hui en Europe
01:11:24et qui n'a jamais eu
01:11:25d'équivalent dans notre histoire
01:11:27après il dit
01:11:28l'anomalie
01:11:29par rapport aux normes
01:11:30saisonnières
01:11:31force est de constater
01:11:31qu'en tant que météorologue
01:11:33je ne peux que dire
01:11:34non
01:11:35en fait
01:11:36les scénarios du GIEC
01:11:37sont clairs
01:11:38le GIEC fait un rapport
01:11:39pour les décideurs
01:11:40il n'est pas très long à lire
01:11:41comme il n'y a pas
01:11:42beaucoup de décideurs
01:11:43qui l'ont lu
01:11:43à l'époque
01:11:44quand ils l'ont publié
01:11:45j'avais choisi
01:11:45de faire un résumé
01:11:46du résumé
01:11:46pour les décideurs
01:11:47en trois articles
01:11:48sur LinkedIn
01:11:50en gros
01:11:50on s'y attend
01:11:51on travaille des scénarios
01:11:52à plus 2
01:11:52plus 3
01:11:53plus 4 degrés
01:11:54et dans ces scénarios
01:11:55on écrit noir sur blanc
01:11:57répétition
01:11:57des canicules
01:11:59intensification
01:11:59des pics de chaleur
01:12:01précocité
01:12:02des pics de chaleur
01:12:03on sait comment
01:12:04est-ce que
01:12:05ça va nous frapper
01:12:06et on sait exactement
01:12:07quelles sont les conséquences
01:12:09sur notre santé
01:12:10sur les écosystèmes
01:12:11sur notre agriculture
01:12:12donc quand on coupe
01:12:13le fond vert
01:12:14de 75%
01:12:16on ne peut pas dire
01:12:17qu'on a choisi
01:12:18de s'adapter
01:12:19effectivement
01:12:20Ruben
01:12:20en fait
01:12:21le constat que nous faisons
01:12:23ici
01:12:23c'est le grand déni
01:12:24en fait
01:12:24le grand déni
01:12:26des politiques
01:12:27c'est-à-dire que
01:12:27il a fallu
01:12:28cet épisode
01:12:30majeur
01:12:30de canicule
01:12:31pour se dire
01:12:31que nous y étions
01:12:33en fait
01:12:33au réchauffement climatique
01:12:34ce que les climato
01:12:35et les météorologues
01:12:37disent depuis longtemps
01:12:38depuis 20 ans
01:12:39depuis oui
01:12:39depuis 20 ans
01:12:40effectivement
01:12:40et c'est vrai
01:12:42que quand on veut
01:12:42travailler une adaptation
01:12:44je trouve ça choquant
01:12:45de dire qu'on ne s'adapte pas
01:12:46au pic exceptionnel
01:12:47en fait le pic exceptionnel
01:12:48c'est ce que je disais
01:12:48la semaine dernière
01:12:49il ne l'est plus
01:12:50c'est la nouvelle réalité climatique
01:12:52et quand on parle
01:12:53d'adaptation
01:12:53on prend le scénario
01:12:54du pire
01:12:55et on regarde
01:12:56comment est-ce qu'on fait
01:12:56en sorte de s'adapter
01:12:58à ce scénario du pire
01:12:58parce que sinon là
01:12:59on a eu un débat
01:13:00sur la climatisation
01:13:01et dans 5 ans
01:13:02on aura un débat
01:13:03sur comment est-ce qu'on fait
01:13:04pour se nourrir
01:13:04parce que tous les champs
01:13:05ont cramé
01:13:06en fait il faut prendre en compte
01:13:08des scientifiques
01:13:09qui font leur travail
01:13:10dont je fais partie
01:13:12qui présentent les choses
01:13:13avec beaucoup de sérieux
01:13:15et beaucoup d'exigence
01:13:16d'humilité
01:13:17et de rigueur
01:13:18et ensuite
01:13:20on donne les scénarios
01:13:21on donne les scénarios
01:13:22à des gens qui ont les clés
01:13:23pour transformer le pays
01:13:24il faut qu'ils le fassent
01:13:25Alors on va retrouver
01:13:26Naoufel El-Kawifi
01:13:27qui est l'un des envoyés spéciaux
01:13:28de BFMTV
01:13:29dans un hôpital
01:13:30de la région parisienne
01:13:31Roselyne
01:13:31Des hôpitaux totalement saturés
01:13:33et qui se demandent
01:13:34comment ils vont tenir
01:13:35jusqu'à la fin de cette canicule
01:13:36Naoufel
01:13:40Absolument
01:13:40situation extrêmement compliquée
01:13:42c'est la raison pour laquelle
01:13:42c'est une information
01:13:43à BFMTV
01:13:44et bien c'est la PHP
01:13:45elle-même
01:13:46qui a demandé
01:13:46la report
01:13:47le suggéré
01:13:48en tout cas
01:13:48l'annulation d'un événement
01:13:49comme le Solidays
01:13:50dans un courrier
01:13:51adressé à la préfecture
01:13:52de police
01:13:53la PHP
01:13:53faisait part de sa vive
01:13:56inquiétude
01:13:56concernant la tenue
01:13:57de cet événement culturel
01:13:58alors que vous le disiez
01:13:59depuis plusieurs jours
01:14:00les hôpitaux font face
01:14:01à une situation extrême
01:14:03c'est la raison pour laquelle
01:14:03elle suggérait
01:14:04son annulation
01:14:06pour que vous compreniez
01:14:07un peu la situation
01:14:08ces derniers jours
01:14:09et bien c'est de plus en plus
01:14:10compliqué pour les hôpitaux
01:14:12pour vous donner
01:14:12un petit chiffre
01:14:13ces dernières heures
01:14:14il y a eu plus de 46%
01:14:16d'appels au SAMU
01:14:17plus de 50%
01:14:18d'appels aux pompiers
01:14:19et je discutais tout à l'heure
01:14:20avec un soignant
01:14:20qui me confirmait
01:14:21que cette situation
01:14:22était extrêmement compliquée
01:14:24parce que selon lui
01:14:25ce qu'il avait constaté
01:14:26c'est que la plupart
01:14:26des nouvelles admissions
01:14:27étaient liées aux canicules
01:14:29c'était très souvent
01:14:30des coups de chaud
01:14:30des malaises
01:14:31voire des arrêts cardiaques
01:14:33une situation
01:14:33qu'il n'avait jamais vue
01:14:34et pour lui
01:14:35c'était un soulagement
01:14:36que les différents événements
01:14:37culturels ici en Ile-de-France
01:14:39aient été annulés
01:14:40ce week-end
01:14:41parce que sa crainte
01:14:42c'est que ça
01:14:42eh bien ça nuise
01:14:44à la capacité des hôpitaux
01:14:45à gérer la crise
01:14:46situation donc
01:14:47extrêmement compliquée
01:14:48et le craignait
01:14:49les jours prochains
01:14:49alors qu'effectivement
01:14:51de nombreux services
01:14:51sont déjà saturés
01:14:52tout à l'heure
01:14:53sur BFM TV
01:14:54le professeur Juvin
01:14:55chef du service
01:14:56des urgences
01:14:56de l'hôpital Pompidou
01:14:57disait qu'il avait
01:14:58des patients
01:14:59plein les couloirs
01:15:00sur des brancards
01:15:01qui attendent
01:15:03j'ai 20 lits
01:15:04d'hospitalisation
01:15:05habituellement
01:15:05en plus du flux
01:15:07des patients des urgences
01:15:08et ce matin
01:15:08nous avons 53 patients
01:15:09hospitalisés
01:15:10qui sont dans des brancards
01:15:12dans les couloirs
01:15:13ou sur des lits
01:15:14que nous sommes allés chercher
01:15:15dans des chambres
01:15:16qui étaient désaffectées
01:15:18de personnel
01:15:19dans les étages
01:15:20on est en France
01:15:20Aurel
01:15:21avec un risque donc majeur
01:15:23pour ces patients
01:15:24qui sont sur les brancards
01:15:25dans les couloirs
01:15:26d'un des
01:15:27sinon le meilleur
01:15:28hôpital de France
01:15:28d'un très grand hôpital
01:15:29et surtout
01:15:30il faut quand même réaliser
01:15:31ce que ça veut dire
01:15:31un brancard dans les couloirs
01:15:32c'est vraiment
01:15:33vous avez les couloirs
01:15:33de l'hôpital
01:15:34les gens passent
01:15:36il n'y a pas plus
01:15:37de staff particulièrement
01:15:39et donc il faut gérer
01:15:40le fait qu'au lieu
01:15:40d'en avoir
01:15:41une vingtaine
01:15:41ils en avaient 50
01:15:42ça veut donc dire parfois
01:15:43deux fois plus de travail
01:15:44et en fait c'est même plus
01:15:45que deux fois plus de travail
01:15:46puisque vu qu'on est
01:15:46en période de canicule
01:15:47il faut aussi hydrater
01:15:49les patients
01:15:49il faut aussi les surveiller
01:15:50ça veut dire aussi
01:15:51que même pour la qualité
01:15:52de la prise en charge
01:15:53on est moins bien soigné
01:15:54dans un couloir
01:15:55et vous êtes moins bien soigné
01:15:56vous êtes moins bien prise en charge
01:15:57alors généralement
01:15:58on ne vous soigne pas
01:15:58mais ne serait-ce que
01:15:59pour la prise des constantes
01:16:00pour les annonces
01:16:01pour expliquer aux gens
01:16:01vous avez ça
01:16:02on fait ça dans un couloir
01:16:03dans un coin de couloir
01:16:05en essayant
01:16:05il n'y a pas de secret médical
01:16:07c'est extrêmement difficile
01:16:08à faire
01:16:08les prises en charge
01:16:09en fait sont diminuées
01:16:11on ne fait pas
01:16:12des prises en charge optimales
01:16:12il faut dire la réalité
01:16:13pendant ces périodes-là
01:16:14avec une perte de chance
01:16:16vous nous en parlerez après
01:16:17on va juste retrouver
01:16:18le docteur Thomas
01:16:18en direct
01:16:19vous du côté de l'SOS médecin
01:16:20quand on sait
01:16:21que les services sont saturés
01:16:22qu'est-ce que vous faites
01:16:23vous les envoyez quand même
01:16:24vos patients à l'hôpital
01:16:25vous essayez de trouver
01:16:25une alternative
01:16:28c'est ce qu'on fait
01:16:30en permanence
01:16:30d'essayer de maintenir
01:16:32les gens le plus possible
01:16:33à la maison
01:16:33c'est notre rôle
01:16:34et c'est ce qu'on essaye de faire
01:16:36mais je vous citais le cas
01:16:38du dernier patient
01:16:39que j'ai vu tout à l'heure
01:16:41je ne peux pas
01:16:42le laisser chez lui
01:16:44il a 91 ans
01:16:45il vit seul
01:16:45il a une fille
01:16:46qui fait ce qu'elle peut
01:16:48mais c'est impossible
01:16:49le niveau de surveillance
01:16:50qu'il faut
01:16:51pour une personne âgée
01:16:52faible
01:16:52avec ce
01:16:54qui a 39 de fière
01:16:56qui vit dans un appartement
01:16:57à 40 degrés
01:16:59je veux dire
01:16:59en quelques heures
01:17:01on peut le perdre
01:17:02je veux dire
01:17:02c'est
01:17:04imaginer arriver
01:17:04à mettre en place
01:17:05dans la situation actuelle
01:17:06une prise en charge optimale
01:17:07à domicile
01:17:08c'est impossible
01:17:09donc
01:17:10on fait
01:17:12le moins mal
01:17:13c'est exactement
01:17:13ce que j'ai dit à sa fille
01:17:15je ne dis pas
01:17:15que c'est la bonne solution
01:17:16mais je pense que c'est
01:17:17la moins mauvaise
01:17:17que d'aller à l'hôpital
01:17:19je suis 100% d'accord
01:17:20avec ce qu'a dit
01:17:22le docteur Gage
01:17:23c'est pas une prise en charge optimale
01:17:24on ne soigne pas
01:17:25les gens dans des couloirs
01:17:26le secret médical
01:17:28tout ça
01:17:28c'est complètement vrai
01:17:29mais on est dans
01:17:30une situation exceptionnelle
01:17:31et malheureusement
01:17:31on n'a pas le choix
01:17:32après
01:17:33on essaye
01:17:35évidemment
01:17:36de n'envoyer
01:17:37que les gens
01:17:38qui le nécessitent
01:17:39à 100%
01:17:41Aurel
01:17:42ce que j'apprécie
01:17:43de la part de mon confrère
01:17:43au docteur Thomas
01:17:44c'est qu'il explique justement
01:17:45qu'on est tous obligés
01:17:45de faire
01:17:48une médecine
01:17:48un petit peu diminuée
01:17:49pour vous avoir une idée
01:17:50par exemple
01:17:50le patient qui vient de citer
01:17:52dans mes urgences
01:17:53il va arriver
01:17:53si on arrive à éliminer
01:17:54le côté infectieux
01:17:55parce qu'il a 39 de température
01:17:57donc la question c'est
01:17:57est-ce que c'est infectieux
01:17:58ou est-ce que c'est son corps
01:17:58qui n'arrive plus à supporter
01:17:59la chaleur
01:18:00on va le refroidir
01:18:01si on le refroidit
01:18:02et qu'on arrive un petit peu
01:18:02à le stabiliser
01:18:03là où si j'avais eu de la place
01:18:04je l'aurais gardé
01:18:05ce monsieur aux urgences
01:18:07là je me dis
01:18:07oulala
01:18:08il va encore plus se dégrader
01:18:09je suis arrivé à le refroidir
01:18:10il va un peu mieux
01:18:11on va tenter
01:18:12c'est vraiment ce qu'on se dit
01:18:13on va tenter
01:18:14là où quand on a de la place
01:18:15on les garde ces patients-là
01:18:16on le fait rentrer chez lui
01:18:17et on sait qu'il y a une chance
01:18:18sur deux
01:18:19pour qu'il rappelle SOS médecin
01:18:20et que par exemple
01:18:21le docteur Thomas
01:18:21se retrouve à aller le revoir
01:18:22une seconde fois
01:18:23parce qu'on est dans une période
01:18:25où malheureusement
01:18:26on n'a pas
01:18:27l'aval nécessaire
01:18:28alors que l'une des problématiques
01:18:29que peut avoir justement
01:18:30SOS médecin
01:18:31c'est l'aval
01:18:32quand ils n'en ont pas
01:18:33en fait on leur renvoie la balle
01:18:34eux nous renvoient la balle
01:18:36et c'est désastreux
01:18:37parce que ça joue
01:18:37sur le pronostic des patients
01:18:38alors qu'on fait vraiment de notre mieux
01:18:39mais Aurèle
01:18:40quand ce patient
01:18:40vous le renvoyez chez lui
01:18:41est-ce que vous avez le temps
01:18:43de demander
01:18:44s'il a des proches
01:18:44si quelqu'un va être là
01:18:46va pouvoir le surveiller
01:18:47c'est la chose qu'on fait
01:18:48quand même systématiquement
01:18:49d'ailleurs c'est ce qu'on garde
01:18:50et pour être tout à fait honnête
01:18:51et là je trouve
01:18:52il faut être transparent
01:18:53avec les patients
01:18:54je leur dis
01:18:55est-ce qu'il est entouré
01:18:57j'ai les enfants au téléphone
01:18:58et les enfants
01:18:58je leur dis
01:18:59pour être très honnête
01:19:00c'est plus délétère
01:19:01de le garder chez moi
01:19:01que vous l'amenez chez vous
01:19:02et que vous le surveillez
01:19:03parce qu'il n'aura pas
01:19:04une surveillance adéquate
01:19:05parce que ce qui est très troublant
01:19:06dans le cas du patient
01:19:07que vous évoquiez
01:19:07docteur Thomas
01:19:08c'est que vous avez parlé
01:19:09de sa fille
01:19:10donc apparemment
01:19:10ce monsieur
01:19:11il était entouré
01:19:12mais ça n'a pas empêché
01:19:15comment dirais-je
01:19:15la machine de s'emballer
01:19:17et donc le risque vital
01:19:19d'être là
01:19:21l'entourage fait partie
01:19:23de ce sur quoi
01:19:24nous médecins
01:19:25on s'appuie
01:19:27pour prendre en charge
01:19:28ça fait partie
01:19:29des éléments
01:19:29qu'on prend en considération
01:19:30dans la décision
01:19:31d'hospitalisation ou pas
01:19:33mais là je ne peux pas
01:19:34faire reposer
01:19:34sur les épaules
01:19:35de sa fille
01:19:37la prise en charge
01:19:38d'un patient
01:19:39qui va mal
01:19:40mais qui va vraiment mal
01:19:42si c'est juste
01:19:43il est déshydraté
01:19:45il n'a pas assez bu
01:19:45je vais le laisser à la maison
01:19:46je vais donner des consignes
01:19:47les plus précises possibles
01:19:49les consignes de surveillance
01:19:50et à quel moment
01:19:51s'inquiéter
01:19:52à quel moment
01:19:52nous rappeler
01:19:53mais là il a 39 sètes
01:19:54de fièvre
01:19:55il va se déshydrater
01:19:55à une vitesse folle
01:19:56il est déjà déshydraté
01:20:00là il y a une prise
01:20:01en charge médicale
01:20:03encore d'ailleurs
01:20:04je ne peux pas
01:20:06faire reposer ça
01:20:07à quelle vitesse docteur
01:20:08on se déshydrate
01:20:09que ce soit pour une personne âgée
01:20:10ou pour un enfant
01:20:12pardon
01:20:12à quelle vitesse
01:20:14on peut se déshydrater
01:20:15et voir sa vie en danger
01:20:18il y a tellement de paramètres
01:20:19mais un monsieur comme ça
01:20:21je pense qu'en quelques heures
01:20:22de temps
01:20:22on peut le perdre
01:20:23c'est certain
01:20:25s'il reste dans cet état
01:20:26qu'il n'est pas pris en charge
01:20:28je pense que
01:20:29on est sur un pronostic
01:20:31engagé
01:20:34dans les 24 heures
01:20:34clairement
01:20:35sur les enfants
01:20:36Aurèle
01:20:37on sait que ça peut aussi
01:20:38aller très vite
01:20:38sur des tout petits
01:20:39sur les enfants
01:20:40le problème qu'ils ont
01:20:41c'est pas forcément
01:20:42le fait d'avoir
01:20:43une mauvaise thermorégulation
01:20:44puisqu'ils ont une bonne
01:20:45thermorégulation
01:20:46c'est-à-dire qu'ils arrivent
01:20:46plutôt à gérer
01:20:47le problème c'est qu'ils ont
01:20:48une dépendance totale
01:20:49vis-à-vis des adultes
01:20:50c'est pour ça d'ailleurs
01:20:51qu'on a un vrai sur-risque
01:20:54et c'est pour ça
01:20:55qu'il faut absolument
01:20:56sensibiliser les adultes
01:20:57pour avoir bien conscience
01:20:59que les enfants
01:21:00il faut les hydrater
01:21:01il ne faut absolument pas
01:21:02les laisser en absence
01:21:04de surveillance
01:21:04il faut regarder
01:21:05leur état d'hydratation
01:21:06il faut vérifier
01:21:06s'ils ont des larmes
01:21:07il faut vérifier
01:21:08s'ils ont une langue
01:21:09qui est bien humide
01:21:09il faut vérifier
01:21:10s'ils sont réactifs
01:21:11il faut vérifier
01:21:11s'ils pleurent
01:21:12etc.
01:21:13Bonjour docteur Hamon
01:21:14merci d'être avec nous
01:21:15Jean-Paul Hamon
01:21:15que vous connaissez bien
01:21:16vous êtes toujours
01:21:17très très proche
01:21:18de vos patients
01:21:19docteur Hamon
01:21:19je suis
01:21:20nous sommes en fait
01:21:21très choqués
01:21:22et très inquiets
01:21:24de ce risque
01:21:25de voir nos anciens
01:21:27parents
01:21:28grands-parents
01:21:29isolés
01:21:30disparaître
01:21:31en raison de l'isolement
01:21:33en raison de cette canicule
01:21:34est-ce que vous partagez
01:21:35cette préoccupation
01:21:36docteur ?
01:21:37Oui bien sûr
01:21:38mais là par exemple
01:21:39je viens d'apprendre
01:21:40le décès
01:21:41d'une patiente
01:21:41de 99 ans
01:21:42qui était pourtant
01:21:43très entourée
01:21:44mais elle n'a pas
01:21:47supporté
01:21:49la canicule
01:21:50la pauvre
01:21:50alors qu'elle était
01:21:51entourée
01:21:52qu'elle était hydratée
01:21:53donc les gens
01:21:54qui sont fragiles
01:21:55on parle
01:21:55d'augmentation
01:21:56de la maladie
01:21:57mais franchement
01:21:58ce sont déjà
01:21:59des personnes
01:22:00qui sont extrêmement
01:22:00fragiles
01:22:02et qui malheureusement
01:22:04ne supportent pas
01:22:06ce poids supplémentaire
01:22:08maintenant moi
01:22:10ce qui me désole
01:22:11un petit peu
01:22:12c'est
01:22:13bon
01:22:13ces décès-là
01:22:14malheureusement
01:22:14sont des décès
01:22:15qui sont attendus
01:22:16par contre
01:22:18il y a des gens
01:22:19qui vont mobiliser
01:22:19inutilement
01:22:20les urgences
01:22:21ce sont les joggeurs
01:22:23que je vois courir
01:22:24en ce moment
01:22:27en pleine chaleur
01:22:29et ceux-là
01:22:29s'ils font un coup
01:22:30de chaleur
01:22:30ils vont mobiliser
01:22:31des équipes
01:22:32qui sont déjà
01:22:33bien occupées
01:22:34à soigner
01:22:34les hommes fragiles
01:22:35donc j'aimerais bien
01:22:37que les joggeurs
01:22:38qui aiment bien courir
01:22:40en plein cagnard
01:22:42s'abstiennent
01:22:43et se lèvent
01:22:43un peu plus tôt
01:22:44pour courir
01:22:45à des températures
01:22:46qui soient acceptables
01:22:48Aurel
01:22:48c'est vrai que
01:22:49c'est une remontée
01:22:50pompier
01:22:51SAMU
01:22:51urgentiste
01:22:52comportement à risque
01:22:53c'est vous
01:22:53qui venez encombrer
01:22:54nos couloirs
01:22:55alors je suis d'accord
01:22:57avec le docteur Hamon
01:22:57sur l'aspect que oui
01:22:58on a en plus
01:22:59une suractivité
01:22:59liée aux joggeurs
01:23:00liée à des comportements
01:23:01à risque
01:23:02liés justement
01:23:02à ce qu'on appelle
01:23:03des coups de chaleur
01:23:03dits d'exercice
01:23:04puisqu'en fait
01:23:04vous allez augmenter
01:23:05la production de chaleur
01:23:06votre corps ne va pas
01:23:07arriver à gérer
01:23:08mais c'est important
01:23:08de se rappeler
01:23:08que ces patients-là
01:23:09pour beaucoup
01:23:10ils ne nécessiteront pas
01:23:11d'hospitalisation
01:23:11donc ça nous demande
01:23:12un sur-travail
01:23:13qu'on ne peut pas
01:23:14se permettre
01:23:20et surtout
01:23:20on n'a pas d'endroit
01:23:21où les mettre
01:23:22au frais
01:23:22parce que c'est un sur-risque
01:23:24Il fait combien
01:23:24dans vos urgences ?
01:23:25Avec plus de 30 degrés
01:23:27avec des ventilateurs
01:23:27Donc le monsieur
01:23:28de 91 ans
01:23:29effectivement
01:23:29qui avait besoin
01:23:29d'être au frais
01:23:30Alors pour empêcher
01:23:31la saturation
01:23:31des urgences
01:23:32des décisions sont prises
01:23:33moi je dirais
01:23:34un peu tardive
01:23:34quand même
01:23:35l'annulation de solidaise
01:23:36l'annulation
01:23:37de la marche des fiertés
01:23:38tous ces gens-là
01:23:39ont organisé
01:23:39ces festivals
01:23:40on leur dit
01:23:41la veille pour le lendemain
01:23:42mais en fait
01:23:42c'est fini
01:23:43terminé
01:23:43pas de manifestation
01:23:45et pas de concert
01:23:46alors qu'on sait tout
01:23:50qui donne des instructions
01:23:51au préfet
01:23:52pour ce soir
01:23:53De quelle nature Max ?
01:23:54Il demande
01:23:55d'interdire
01:23:56la consommation d'alcool
01:23:57et la vente d'alcool
01:23:58à emporter
01:23:59dans toute la France
01:24:00sur tous les départements
01:24:01C'est une demande
01:24:02qui est similaire
01:24:03à ce qui s'était passé
01:24:03le jour de la fête
01:24:05de la musique
01:24:05Très concrètement
01:24:06qu'est-ce que ça veut dire ?
01:24:07Ça veut dire que
01:24:08vous ne pourrez pas
01:24:09boire de l'alcool
01:24:10sur la voie publique
01:24:11et vous ne pourrez pas
01:24:11non plus en acheter
01:24:13dans des supermarchés
01:24:14ou dans des
01:24:16chez des cavistes
01:24:17par exemple
01:24:17En revanche
01:24:18vous pouvez très bien
01:24:19consommer de l'alcool
01:24:20dans les bars
01:24:20et dans les restaurants
01:24:21Il faut préciser
01:24:22que cette interdiction
01:24:23elle doit être limitée
01:24:25dans l'espace
01:24:26et dans le temps
01:24:26donc ce qu'on vous recommande
01:24:27selon d'où vous nous regardez
01:24:28c'est d'aller voir
01:24:29sur le site de la préfecture
01:24:31et vous aurez
01:24:32par exemple
01:24:32ça peut être
01:24:33de 18h à 7h du matin
01:24:35l'interdiction
01:24:35de consommer l'alcool
01:24:36au centre-ville
01:24:37de la ville
01:24:38où vous vous trouvez
01:24:38Mais il y aura
01:24:39des forces de l'ordre
01:24:39on va mobiliser des gens
01:24:40pour vérifier
01:24:41qu'il n'y a pas des riverains
01:24:42qui sont avec une bouteille d'alcool
01:24:44sur la voie publique ?
01:24:45C'est tout l'enjeu
01:24:45on a le retour d'expérience
01:24:46de la fête de la musique
01:24:47où on avait demandé
01:24:48à la préfecture de police de Paris
01:24:49notamment
01:24:49qui avait pris
01:24:50cette même interdiction
01:24:51qui nous a assuré
01:24:52qu'il y avait des contrôles
01:24:53pour info
01:24:53c'est une amende
01:24:54de 4ème classe
01:24:55on risque 135 euros d'amende
01:24:56Je ne vois pas très bien
01:24:57comment on peut contrôler
01:24:57un peu de vodka
01:24:58dans une bouteille neutralisée
01:25:00Ce que je peux vous dire
01:25:00c'est que l'expérience
01:25:01de la fête de la musique
01:25:03nos reporters sur le terrain
01:25:04ont vu beaucoup de personnes
01:25:05consommer de l'alcool
01:25:06dans la rue
01:25:06et qui n'ont pas forcément
01:25:07été embêtées
01:25:07donc on imagine
01:25:08que c'est compliqué
01:25:10de contrôler tout ça
01:25:10par contre ce que les préfets
01:25:11appellent
01:25:12c'est aussi à la responsabilité
01:25:13des gens
01:25:13cette décision l'est prise
01:25:14pourquoi ?
01:25:15Déjà parce que c'est dangereux
01:25:16de voir l'alcool
01:25:17en est chaud
01:25:17et surtout
01:25:18pour soulager
01:25:19les services de secours
01:25:20qui n'ont pas besoin de ça
01:25:20C'est aussi pour ça
01:25:21que ces grands festivals
01:25:22ont été annulés
01:25:24Margot de Fouville
01:25:25parce que Solidez
01:25:26par exemple
01:25:26sur l'hippodrome de Longchamp
01:25:28à Paris
01:25:28ça a lieu tous les ans
01:25:29c'est une organisation
01:25:30avec des bénévoles
01:25:32de la sécurité civile
01:25:33la Croix-Rouge
01:25:34voilà
01:25:35tout est installé
01:25:36mais il y a aussi
01:25:36tous ces professionnels
01:25:38de santé
01:25:39qui seront sollicités
01:25:40des secouristes
01:25:41notamment d'associations
01:25:43comme la protection civile
01:25:45comme la Croix-Rouge
01:25:46qui peuvent être
01:25:47des potentiels renforts
01:25:49pour les SAMU
01:25:50pour les pompiers
01:25:51et c'est ce qui va se passer
01:25:52tout à l'heure
01:25:54Antoinein Aménager
01:25:54de la protection civile
01:25:55nous disait que
01:25:55c'était peut-être
01:25:57plusieurs dizaines
01:25:58d'ambulances
01:25:59qui vont pouvoir être
01:25:59réattribuées
01:26:00au service
01:26:01des hôpitaux
01:26:03parisiens
01:26:04et franciliens
01:26:05et tous ces secouristes
01:26:06qui avaient mis en place
01:26:07un dispositif
01:26:08en prévention
01:26:09je pense
01:26:10c'est la protection civile
01:26:10c'est quatre énormes
01:26:11piscines
01:26:12pour pouvoir refroidir
01:26:13au cas où
01:26:14il y avait des malaises
01:26:15mais là
01:26:16tous ces secouristes
01:26:17vont pouvoir
01:26:18effectuer
01:26:19d'autres missions
01:26:20au service
01:26:21du surplus d'activité
01:26:22Samuel Thomas
01:26:22qu'est-ce que vous pensez
01:26:23de ces interdictions
01:26:24de consommation
01:26:25d'alcool
01:26:28alors l'interdiction
01:26:29de la consommation
01:26:30d'alcool
01:26:30moi à titre personnel
01:26:31si vous me demandez
01:26:32à moi
01:26:33Samuel Thomas
01:26:33je suis plus pour
01:26:34la responsabilisation
01:26:35individuelle
01:26:36que pour l'interdiction
01:26:37comme vous le disiez
01:26:38qui va aller contrôler
01:26:39je suis pas très pour
01:26:40qu'on fasse ça
01:26:40je pense que
01:26:41c'est plus un message
01:26:42mais par contre
01:26:43évidemment que
01:26:45quand on transpire
01:26:46un litre
01:26:47d'eau
01:26:48en quelques heures
01:26:49et qu'on le remplace
01:26:50par un litre
01:26:50d'alcool
01:26:52ça marche pas
01:26:54les effets
01:26:55sont surmultipliés
01:26:56bien évidemment
01:26:58qu'il faut
01:26:58s'abstenir
01:27:00de boire de l'alcool
01:27:01en pleine chaleur
01:27:02comme ça
01:27:02le message
01:27:03il faut le passer
01:27:04quant à l'interdiction
01:27:06c'est peut-être
01:27:07leur boulot
01:27:08mais après
01:27:09dans les faits
01:27:10je pense que
01:27:11c'est compliqué
01:27:11mais voilà
01:27:15et pareil
01:27:16pour Solidase
01:27:17je veux dire que
01:27:18moi je suis papa
01:27:20d'enfant
01:27:21qui avait prévu
01:27:21d'y aller
01:27:23enfin de grands enfants
01:27:24qui avaient prévu
01:27:24d'y aller ce soir
01:27:25ça leur plaira pas
01:27:26mais je suis plutôt
01:27:27soulagé de savoir
01:27:27qu'ils n'y iront pas
01:27:28je veux dire que
01:27:28c'est terrible
01:27:30pour tous ces gens
01:27:30pour tous ces jeunes
01:27:31pour tout ça
01:27:33mais clairement là
01:27:34ça me paraissait
01:27:35quand même pas raisonnable
01:27:36Ruben je voudrais pas
01:27:38vous laisser partir
01:27:38quand même
01:27:39sans qu'on parle
01:27:40de climat
01:27:41et de météo
01:27:42on va sortir
01:27:43de la zone rouge
01:27:45à votre avis
01:27:46dans combien de temps
01:27:47on est en train
01:27:48d'en sortir
01:27:48par l'ouest
01:27:49on a déjà vu
01:27:50il y a eu des oragies
01:27:50hier soir
01:27:51qui ont permis
01:27:51à des habitants
01:27:53notamment de Rennes
01:27:54de Nantes
01:27:54de respirer
01:27:55il y a eu des belles chutes
01:27:56de température
01:27:56on passait de 35
01:27:57à 20
01:27:5922 degrés
01:27:59je pense que
01:28:00et pour les suivants
01:28:01ça va être progressif
01:28:02progressif au fur et à mesure
01:28:03jusqu'à la fin du week-end
01:28:05dimanche, lundi
01:28:06c'est l'Europe centrale
01:28:07maintenant
01:28:07qui va être sous les 40 degrés
01:28:09donc c'est l'Allemagne
01:28:10la Pologne
01:28:11toute l'Europe centrale
01:28:12ça va revenir ou pas ?
01:28:13on a une ministre
01:28:14qui nous annonce
01:28:15de nouvelles vagues
01:28:15toutes les semaines
01:28:16parce que les ministres
01:28:17ne devraient pas
01:28:17s'improviser météorologues
01:28:19voilà
01:28:20je sais que les collègues
01:28:21de Météo France
01:28:21n'ont pas eu le droit
01:28:22de critiquer
01:28:22cette prise de parole
01:28:25par droit de réserve
01:28:26des fonctionnaires
01:28:27dont je faisais partie avant
01:28:29mais effectivement
01:28:30il n'y a pas de signaux
01:28:31pour une nouvelle vague
01:28:32de chaleur
01:28:32dans les 10 prochains jours
01:28:34après pour la suite de l'été
01:28:35malheureusement
01:28:36on est dans une configuration
01:28:36on l'a vu
01:28:37on peut avoir une récurrence
01:28:38on l'a eu en mai
01:28:39on l'a eu en juin
01:28:40il est tout à fait possible
01:28:41qu'on en ait d'autres
01:28:42mais à l'heure actuelle
01:28:44et avec les modèles qu'on a
01:28:45il n'y en a pas de prévu
01:28:46dans les 10 prochains jours
01:28:47merci à tous
01:28:48évidemment pour votre participation
01:28:49merci à tous
01:28:50et merci à vous Ruben
01:28:51pour votre témoignage
01:28:52c'est pas évident
01:28:53merci d'avoir témoigné
01:28:55dans le midi BFM
01:28:56Vous restez avec nous
01:28:57la canicule
01:28:58ses conséquences
01:28:58et les services de santé
01:28:59comment les aider
01:29:01à tenir jusqu'à
01:29:02allez lundi
01:29:03on y revient dans un instant