00:00Et d'ailleurs, vous dites, Virginie Schwartz, je rappelle votre fonction, directrice générale de Météo France,
00:06que le mot « refroidissement » qu'on a pu utiliser là ces dernières heures n'est pas le bon
00:11mot
00:11et qu'il ne faudrait peut-être même pas l'utiliser au moment où l'on se parle.
00:16Effectivement, dans cet épisode exceptionnel dont on commence à voir la sortie,
00:21on va sentir progressivement un rafraîchissement, une baisse des températures,
00:25mais il faut vraiment avoir en tête plusieurs choses.
00:27D'abord, que la baisse ne concernera pas toutes les régions, vous l'avez dit,
00:31elle va être progressive jusqu'au milieu de la semaine prochaine.
00:34Elle n'est pas uniforme, la chaleur reste et se renforce même sur l'Est et sur le Sud-Est.
00:40Que les températures restent élevées, on est en été et on sera même encore quelques degrés au-dessus des normales
00:47de saison.
00:48Et puis, il faut surtout se souvenir que l'impact sanitaire est très lié à l'accumulation de la chaleur.
00:54Et que donc, même si la chaleur se réduit, du fait de ce qui s'est déjà passé,
00:59on va continuer à avoir des conséquences en termes sanitaires, même si les températures baissent effectivement un peu.
01:07Mais soyons très honnêtes, est-ce que vous-même, à votre place, vous avez été surprise par l'ampleur, par
01:14l'intensité de cette canicule ?
01:15Alors, nous avions annoncé depuis déjà assez longtemps cet épisode de chaleur.
01:24En gros, l'épisode, il a commencé le mercredi 17, on est en rouge depuis dimanche dernier.
01:29Dès le 16 juin, on avait fait nos points presse habituels et on avait commencé à alerter sur ce risque
01:34de chaleur très élevé.
01:36Et il n'en reste pas moins que même annoncer l'âge de température a des conséquences qui ont été
01:44exceptionnelles pour beaucoup de Français,
01:46qui ont éprouvé beaucoup de Français.
01:47Et qu'on a évidemment une pensée pour tous ceux qui subissent ces événements
01:52et aussi pour tous les acteurs qui sont mobilisés pour la gestion de la crise.
01:57On voit bien que des vies sont en danger, potentiellement.
02:00Est-ce que le ministère de la Santé a son mot à dire dans le placement ou la levée de
02:05la vigilance rouge ?
02:06Sur la vigilance rouge, effectivement, on a un dispositif spécifique qui n'existe que pour la vigilance canicule,
02:13qui est qu'en plus des informations météorologiques, les températures de jour, de nuit, les évolutions prévues, etc.,
02:20on prend en compte la situation sanitaire, les impacts sanitaires, la situation du système de santé
02:26dans le cadre de concertations qui ont lieu entre Météo France et les autorités de santé,
02:31Santé publique France, la Direction générale de la Santé, le ministère de la Santé.
02:34Donc on peut imaginer que parfois, une vigilance rouge soit maintenue
02:37parce que la situation reste délicate dans les hôpitaux, comme à Paris, par exemple.
02:41Compte tenu des conséquences, on prend en compte effectivement ces conséquences
02:44et notamment cette question de l'accumulation de la chaleur.
02:47Et donc du coup, c'est important, même si on peut avoir l'impression que ça se refroidit
02:52et que donc la fin de la crise est proche, il faut rester très vigilant
02:56sur ses comportements individuels, se protéger, mais aussi rester vigilant
03:00par rapport à ses proches. Vous parliez de ce bébé, de cette situation dramatique.
03:05Il faut aussi être là autour de soi.
03:08Et puis il faut garder en tête que dans les prochains jours, on va avoir des orages.
03:13Alors...