- il y a 3 mois
Mercredi 8 juillet, Stéphanie Coleau a reçu Claude-France Arnould, ancienne ambassadrice de France en Belgique et ancienne directrice exécutive de l'Agence européenne de défense, Mathieu Jolivet, éditorialiste international à BFM Business, Adam Oubuih, directeur général d'Atout France, ainsi que Wilfrid Galand, directeur stratégiste chez Montpensier Arbevel, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:04Le 18-19, Stéphanie Collomb
00:09Soyez les bienvenus dans le 18-19 au menu ce soir.
00:13C'est le sommet de l'OTAN qui vient de se terminer.
00:15Les dirigeants de l'Alliance étaient à Ankara, en Turquie depuis hier,
00:19dans un contexte complexe entre le désengagement américain,
00:23les coups de sang de Donald Trump, la paix au Moyen-Orient qui se fragilise,
00:26la guerre en Ukraine qui perdure et la Russie qui pourrait être tentée
00:31de tester la solidité de l'Alliance.
00:33Malgré tout, il y avait beaucoup d'amour dans la pièce, a dit le président américain.
00:38On fait le point dans moins de 10 minutes avec Claude France-Arnoux,
00:42ancienne ambassadrice de France en Belgique et ancienne directrice exécutive
00:46de l'Agence européenne de défense, également sur le plateau,
00:49Mathieu Jolivet, éditorialiste international au sein de BFM Business.
00:54A 18h30, on parlera de cette alliance inattendue entre Atout France,
00:58l'agence de développement touristique, et le PSG.
01:02Ensemble, il signe un partenariat stratégique de 3 ans pour promouvoir le tourisme dans l'Hexagone.
01:08Le directeur général d'Atout France nous expliquera ce qu'il en attend.
01:13Et puis, le taux à 10 ans de la France s'envole.
01:16Il atteint son plus haut niveau depuis 2009,
01:19après un regain de tension entre l'Iran et les Etats-Unis,
01:22en pleine négociation de paix, et alors que le gouvernement concède
01:26que l'objectif de déficit à 5% d'ici à la fin de l'année reste difficile,
01:31faut-il s'en inquiéter ?
01:32On fait le point à 18h45 avec Wilfried Galland,
01:36directeur de la stratégie chez Montpensier Arbevel.
01:39Mais d'abord, c'est le journal avec Erwann Morris.
01:45Bonsoir Erwann.
01:46Bonsoir Stéphanie, bonsoir.
01:47Et à la une, l'inquiétude des investisseurs donc face au regain de tension au Moyen-Orient.
01:51Donald Trump estime que le cessez-le-feu avec l'Iran est terminé.
01:54Conséquence sur les marchés, le pétrole et le taux à 10 ans s'envolent.
01:58Vous le disiez, le taux d'intérêt de la dette française atteint un nouveau sommet depuis 2009.
02:02L'écart avec l'Allemagne est à son plus haut depuis le début de l'année.
02:04Le point complet dans un instant dans notre séquence marché.
02:07Les Etats-Unis qui, depuis le sommet de l'OTAN, annoncent qu'ils vont autoriser l'Ukraine à fabriquer des
02:13systèmes patriotes,
02:14indispensables à l'interception des missiles balistiques russes, ce que réclamait Volodymyr Zelensky.
02:19Nous allons vous donner une licence, a dit Donald Trump,
02:22qui valide donc la stratégie ukrainienne de frapper en profondeur le territoire russe.
02:27Le FMI se montre plus pessimiste que le gouvernement et que l'OCDE sur l'économie française dans sa mise
02:32à jour des perspectives mondiales.
02:34Il prévoit une croissance de 0,6% en France cette année, contre 0,7% pour Paris.
02:38Prévision également revue à la baisse dans la zone euro, à 0,9%.
02:42Selon l'institution, la croissance mondiale devrait s'établir à 3% cette année, en replu de 0,1 point
02:47par rapport à la précédente estimation.
02:49Le gouvernement gèle les salaires des fonctionnaires.
02:52Pour 2027, Bercy indique qu'une hausse d'un pour cent du point d'indice équivaudrait à un surcoût de
02:572,4 milliards d'euros pour l'État.
03:00Inconcevable au vu de la situation des finances publiques, les syndicats annoncent une mobilisation au mois de septembre.
03:05Dans l'actualité des entreprises, la scission de Vivendi, la cour d'appel donne raison au groupe Bolloré.
03:11Elle rejette ainsi l'intégralité des demandes du fonds Siam,
03:13qui affirmait que le groupe exerçait un contrôle sur Vivendi au moment de la scission du conglomérat.
03:18Le groupe Bolloré n'aura pas à racheter les parts des actionnaires minoritaires de Vivendi,
03:22comme le réclama le fonds activiste qui se pourvoit en cassation.
03:25Et puis d'un mot dans l'actualité des entreprises, toujours NVIDIA,
03:29entre au capital de la start-up d'IA française Gradium.
03:32Il investit près de 30 millions de dollars dans ce spécialiste de l'IA vocal.
03:36Un an à peine après son lancement, Gradium franchit ainsi le cap des 100 millions de dollars de financement.
03:41Et puis Apple annonce acheter pour 30 milliards de dollars de puces à Broadcom du matériel
03:45et qui sera fabriqué aux États-Unis pour équiper les produits de la marque.
03:4918h02, les marchés.
03:54Bonsoir Antoine Larigauderie.
03:55Bonsoir Erwan, bonsoir Stéphane.
03:56Bonsoir Antoine.
03:57Le CAC 40 qui enregistre ce soir un net repli.
04:00Oui, très net.
04:01On termine au plus bas de la séance.
04:02Moins de 18, 8252 points.
04:04Et puis surtout, des volumes d'échanges très étoffés.
04:07On était quasiment à 5 milliards d'euros d'actions négociées.
04:10Les deux chiffres dont vous avez parlé que les marchés retiennent.
04:13En premier lieu, c'est ce baril de pétrole brut qui dépasse à nouveau les 80 dollars pour le Brent.
04:18Et les taux qui se tendent.
04:204,59 pour le 10 ans américain qui était au-delà des 4,6% tout à l'heure.
04:253,09 pour la dette allemandée.
04:273,80 pour la dette française.
04:28Alors évidemment, tout le monde en a pris pour son grade.
04:30Stellantis signe quasiment des nouveaux plus bas historiques.
04:33Moins 5,8%.
04:36On est à 4,69 euros.
04:38Société Générale aussi, moins 5,8% à 71,30 euros.
04:41Et Kering, moins 4,9%, 239,65 euros.
04:45En revanche, à la hausse, Total Energy, ça c'est pas une surprise, gagne 2,3% à 69,35
04:50euros.
04:51L'ensemble du secteur pétrolier et parapétrolier a bien réagi avec cette tension sur les prix du brut.
04:56Moral et Prom a gagné 6,3% à 8,10.
04:58GTT, parce que les prix se tendent aussi du côté du gaz.
05:01À 3,64 euros, on a terminé à 193,80 euros.
05:05Il y a Valourec aussi, plus 3,2% à 21,04 euros avec l'annonce en plus d'un
05:09rachat d'action.
05:10Et pour vraiment compléter ce quatuor, Viridia, plus 2,38% à 81,75 euros.
05:18À noter Vivendi qui perd 11,6% à 1,94 euros.
05:22Avec la justice française qui juge que Bolloré ne contrôle pas Vivendi réellement et donc qu'une OPA est impossible.
05:31Ça fait diminuer la prime spéculative sur Vivendi qui perd plus de 11%.
05:34Le CAC, moins 2,18, 8,252 points.
05:40Merci Antoine, merci Erwan.
05:42On vous retrouve à 19h pour le 19h éco.
05:44Dans un instant, on va dresser le bilan du sommet de l'OTAN.
05:47Donald Trump n'a pas manqué de tenser ses alliés.
05:49Le président américain a réitéré sa menace sur le Groenland.
05:52Il a demandé la suspension des relations commerciales avec l'Espagne.
05:55Tout cela alors que les frappes au Moyen-Orient semblent reprendre et que la guerre en Ukraine perdure.
06:02On voit ça dans un instant avec Claude Françard-Nous, l'ancienne ambassadrice de France en Belgique
06:06et l'ancienne directrice exécutive de l'agence européenne de défense.
06:10A tout de suite.
06:13BFM Business et la Tribune présentent le 18-19 Stéphanie Collot.
06:22Soyez les bienvenus dans le 18-19.
06:25On s'intéresse ce soir au sommet de l'OTAN.
06:27Il vient de se terminer.
06:28Les dirigeants de l'Alliance étaient à Ankara, en Turquie, depuis hier.
06:32Dans un contexte complexe entre le désengagement américain,
06:36la paix au Moyen-Orient qui se fragilise,
06:38la guerre en Ukraine qui perdure
06:39et la Russie qui pourrait être tentée de tester la solidité de l'Alliance.
06:44Malgré tout, il y avait beaucoup d'amour dans la pièce, a dit le président américain.
06:48On va voir tout cela avec Claude France-Arnoux.
06:50Bonsoir.
06:51Vous êtes ancienne ambassadrice de France en Belgique,
06:54ancienne directrice exécutive de l'agence européenne de défense.
06:58C'est Mathieu Jolivet, éditorialiste international au sein de BFM Business.
07:02D'abord, Claude France-Arnoux,
07:04quelle leçon tirer de ce sommet de l'OTAN
07:08qui se déroule en pleine crise existentielle pour l'Alliance ?
07:14La leçon, c'est que d'abord, il faut bien préparer autant que c'est possible.
07:19Donc vous l'avez dit, il y a un communiqué qui est bon.
07:23Donc la préparation a été, par les instances normales de l'OTAN,
07:27a été sérieuse, bonne et donne un bon résultat
07:30dans ce qui est déclaré sur la valeur de l'article 5,
07:33sur le soutien à l'Ukraine,
07:34même les quelques phrases sur l'Iran
07:37qui rappellent le nucléaire,
07:39l'importance du nucléaire
07:40et de la liberté de circulation dans l'étroit d'Hormuz.
07:44Donc tout ça est un bon communiqué.
07:47Donc la leçon, c'est que ça vaut quand même la peine,
07:51malgré tout ce qui est imprévisible,
07:54de faire une bonne préparation et de s'y tenir.
07:56Deuxièmement, après, il faut faire avec le spectacle,
07:59les injures, qui ont quand même dépassé encore.
08:02Je ne sais pas si ça peut dépasser, mais on y est de nouveau.
08:04Donc il faut faire avec,
08:06et peut-être effectivement rester serein,
08:08parce que c'est comme ça.
08:10C'est sa manière de s'exprimer
08:12et de monter un show,
08:14plutôt que sans doute d'avaliser,
08:17mais enfin c'est quand même les États-Unis,
08:18il est avalisé,
08:19mais d'avaliser personnellement un communiqué
08:21qui n'a peut-être pas lu.
08:23C'est vrai qu'il y a une forme de banalisation du spectacle
08:26donné maintenant par Donald Trump
08:28lors de ses grandes conférences
08:31ou sommet stratégique.
08:33C'était la même chose au G7,
08:34c'était la même chose il y a un an,
08:36au dernier sommet de l'année.
08:39Il faut peut-être regarder aussi le mouvement,
08:41le mouvement de fond qu'il y a derrière
08:42la fureur de Donald Trump.
08:45Et c'est vrai que les signaux qu'on peut voir aussi
08:47nous montrent au sein de l'OTAN
08:50une forme de désaméricanisation en cours,
08:52peut-être,
08:55des alliés européens.
08:57Il y avait une enquête assez fouillée et passionnante
08:59du Wall Street Journal là-dessus
09:01qui nous raconte comment les dirigeants européens
09:06en réunion de crise il y a quelques mois
09:08ont vraiment passé une nuit complète
09:11à essayer d'imaginer des scénarios
09:13pour voir comment continuer sans les États-Unis
09:17à renforcer leur autonomie stratégique.
09:20Vous avez aussi dans cette enquête assez fouillée,
09:23il vous raconte aussi comment est-ce que petit à petit
09:25de plus en plus d'alliés européens de l'OTAN
09:30se passent de technologies américaines
09:32dans des domaines assez sensibles.
09:35Donc ça c'est aussi un autre mouvement parallèle
09:38qui est en cours.
09:38Donc il y a une mue actuellement depuis un an,
09:41depuis que Donald Trump a menacé les pays alliés
09:43parce qu'ils n'augmentaient pas suffisamment
09:46leur budget de défense.
09:47Il y a une mue aujourd'hui de l'Alliance
09:49et elle s'est caractérisée là lors de ce sommet ?
09:52Oui, il y a une mue, c'est tout le langage
09:57sur l'européanisation de l'OTAN
09:59qui est une européanisation des structures
10:02mais qui est aussi une européanisation
10:04des moyens d'action, y compris des capacités
10:07de ces fameux, en anglais, enneblers,
10:10ce qui est difficile à traduire.
10:12C'est tout ce sur quoi on se repose
10:15depuis des décennies de la part des Américains,
10:17que ce soit sur le ravitaillement en vol,
10:19la formation, les réseaux de communication, l'espace.
10:23Donc oui, moi je mettrais peut-être
10:26une nuance de prudence.
10:30Après le mouvement qui était très clair
10:32chez des alliés qui ont vu ce que ça voulait dire
10:34que la dépendance, comme la Pologne,
10:36et ce que ça peut vouloir dire
10:37quand ils ont besoin d'utiliser les armes,
10:40évidemment ce qu'ont vu aussi les Ukrainiens
10:42avec les limites qu'on leur a imposées
10:44à certains moments,
10:46et puis qu'après on lève, et puis qu'on remet.
10:49Le plus spectaculaire a été les Danois,
10:51que moi j'ai connus comme l'allié le plus fidèle
10:54de tous les alliés, le plus attaché
10:56à l'Alliance Atlantique,
10:57et une alliance fondée quand même
10:58sur la dépendance vis-à-vis des Américains,
11:01pour lesquels l'affaire du Groenland
11:03a été un choc qui a abouti
11:05à des décisions en matière d'acquisition d'armement
11:10italo-française.
11:11Absolument.
11:12Donc ça c'est le côté positif.
11:13En même temps, moi je crains que,
11:17et ça figure un peu dans les communautés,
11:19c'est pour ça que j'ai dit qu'il était bon
11:20et peut-être pas très bon,
11:22c'est qu'il vient de plus en plus l'idée
11:26d'une base industrielle et technologique
11:28de défense atlantique.
11:31Donc ça veut dire que c'est pas seulement européenne,
11:33c'est qu'il va y avoir de plus en plus,
11:36enfin en tout cas c'est une tentation
11:39qui à mon avis va être très très forte,
11:41de miser beaucoup sur des coopérations
11:45en matière d'armement avec les Etats-Unis,
11:48pays européens Etats-Unis, Ukraine Etats-Unis.
11:51D'ailleurs Donald Trump a dit aujourd'hui
11:53que les Etats-Unis autorisaient l'Ukraine
11:55à fabriquer des missiles patriotes.
11:59Ça selon vous, on est vraiment dans un tournant
12:01du conflit en Ukraine avec cette décision ?
12:03Alors on est dans un tournant parce que ça...
12:05Sauf que ça va prendre du temps.
12:07Le temps de fabriquer des patriotes
12:11pour une guerre en course.
12:12Un, c'est quand même du...
12:15Ils ont beau être très bons les Ukrainiens,
12:16un patriote c'est pas un drone.
12:18Donc ça va prendre du temps.
12:20Deuxièmement, moi je pense,
12:21mais ça demande d'être analysé
12:23parce que c'est effectivement quelque chose
12:24qui vient d'être dit.
12:25C'est l'annonce, oui.
12:28Ça va faire justement cette...
12:34Une synthèse, enfin une intégration
12:36de l'industrie de défense ukrainienne
12:39avec les Américains.
12:41Au moment même où nous, Européens,
12:43on dit que l'industrie ukrainienne
12:44doit faire totalement partie
12:45du marché européen, si j'ose dire,
12:48et des soutiens européens.
12:50Donc ça veut dire que via l'Ukraine,
12:51on va en même temps soutenir
12:54avec énormément de crédits dépensés,
12:56des joint ventures, pour faire simple,
13:00avec les Etats-Unis.
13:01Donc c'est bien,
13:04en tout cas à moyen terme,
13:06il faut espérer que ça veut dire aussi
13:07un soutien américain à court terme.
13:10Et dernier élément que je voulais mentionner
13:13dans les premiers éléments d'analyse,
13:15c'est que c'est un peu aussi la force des choses,
13:17c'est-à-dire que les Américains,
13:19à cause de la guerre en Iran,
13:20ont vu leur capacité sévèrement diminuer,
13:23et notamment en matière balistique,
13:25de drones, de missiles.
13:28L'industrie américaine,
13:30toute remarquable qu'elle soit,
13:31peine à se mettre au niveau,
13:33ce qu'on a toujours dit de la nôtre,
13:34finalement on est en train de le constater
13:35pour les Américains,
13:36et donc cette autorisation
13:38de fabriquer des patriotes sous licence,
13:41c'est peut-être aussi une réponse
13:42à cette difficulté créée
13:44pour l'industrie américaine
13:46du fait des pertes en Iran.
13:47Mathieu Jolivet ?
13:48C'est passionnant ce que vous racontez,
13:50parce qu'effectivement,
13:51l'autre mouvement qu'on voit récemment,
13:53c'est qu'accaparer,
13:55ou en tout cas empêtrer,
13:57dans sa guerre en Iran,
14:00le Pentagone a revu son redéploiement stratégique
14:04et a notamment mobilisé énormément
14:06de missiles patriotes dans le Golfe,
14:09au détriment des stocks
14:10qui pouvaient être gardés en Ukraine.
14:12Et en fait,
14:13ce que vous avez eu là,
14:14en seulement un mois,
14:16les États-Unis ont tiré plus de missiles patriotes
14:19qui ont été utilisés
14:20en plus de quatre ans de conflit en Ukraine,
14:22en seulement un mois.
14:24Sachant que c'est un missile aussi
14:25qui coûte très cher.
14:27Donc ça, c'est la première observation.
14:29Et puis, peut-être,
14:30deuxième élément d'analyse qui est intéressant,
14:32c'est sur le changement de ton
14:34quand même assez radical
14:35de Donald Trump
14:36vis-à-vis de Zelensky sur l'Ukraine.
14:38C'est-à-dire que là,
14:38il y a un virage à 180 degrés.
14:40Je veux dire,
14:41on est aux antipodes
14:44de la rencontre
14:46organisée par Donald Trump
14:47avec Vladimir Poutine
14:48à Anchorage,
14:50en Alaska,
14:52où il lui offrait
14:53un crédit diplomatique.
14:55Et il ne voulait pas recevoir Zelensky.
14:58On est aux antipodes
14:59de l'humiliation
15:00qu'il infligeait à Zelensky
15:03dans le bureau Oval
15:05avec J.D. Vence.
15:07Et où il disait clairement
15:08« Nous, on en a marre de payer pour l'Ukraine,
15:10ce n'est plus notre guerre. »
15:11Alors aujourd'hui,
15:12qu'est-ce qu'il s'est passé
15:13pour ce changement de temps ?
15:13Comment expliquer cette inflexion ?
15:15Pour relier ça peut-être
15:16à ce que nous disait Claude France Arnoux
15:18sur la base industrielle
15:20et de défense,
15:22c'est que c'est vrai que là,
15:23l'Ukraine s'est quand même illustrée
15:25comme un laboratoire technologique incroyable
15:29où on peut tester en temps réel
15:31toutes les nouveautés.
15:32Ils réinventent le champ de bataille.
15:34Et là, depuis l'hiver dernier,
15:36ils ont réussi ce tour de force
15:38avec une certaine agilité et résilience
15:42à geler l'avancée des forces russes,
15:45voire même à les faire reculer.
15:47Vous avez des usines de drones
15:49qui poussent comme des champignons.
15:50Tout est testé là-bas.
15:52Et aujourd'hui,
15:52vous avez une des plus grandes armées au monde,
15:54une des armées les plus modernes au monde.
15:56Ça veut dire que Donald Trump,
15:57il voit aussi son intérêt ?
15:58Un intérêt.
15:59Je pense qu'il est en train de voir ce...
16:01Il n'est pas que lui d'ailleurs.
16:02Tout le monde est en train de voir
16:03ce formidable laboratoire stratégique.
16:06Et donc, je pense que d'un coup,
16:09il donne du crédit à Zelensky
16:11et à la manière dont il a transformé
16:13le champ de bataille.
16:16Vous acquiescez aussi, je pense à nous.
16:19Tout à fait d'accord sur le fond,
16:20et c'est ça qui est important.
16:22Puis on pourrait ajouter,
16:23il n'arrêtait pas de dire
16:24vous n'avez pas les cartes,
16:25quand il était en train d'humilier
16:27Zelensky dans son bureau.
16:28Il a les cartes,
16:29il a maintenant des cartes.
16:30Il a des cartes vis-à-vis de la Russie,
16:33et il a démontré ses capacités
16:34non seulement de résistance,
16:35mais de frappe.
16:36Et puis, les offres qu'il a faites,
16:39non seulement aux pays européens,
16:41mais aux Émirats,
16:42enfin, aux pays du Golfe,
16:44pour se défendre aussi
16:45contre les missiles
16:47et les drones iraniens.
16:49Donc, il y a intérêt.
16:51Il y a peut-être aussi
16:52l'élément psychologique.
16:53que l'homme a montré
16:57que lui aussi,
16:58il avait sa force.
17:00Claude France-Arnoux,
17:01est-ce que vous diriez aujourd'hui
17:02que l'OTAN est plus faible qu'avant,
17:04ou au contraire,
17:05plus forte,
17:06parce que les Européens
17:07se sont mis à se réarmer,
17:09ont abondé davantage leur budget
17:14dans la défense,
17:14à la demande de Donald Trump,
17:16évidemment,
17:16mais il n'empêche,
17:17ils ont quand même sorti
17:19le carnet de chèques.
17:20Est-ce qu'à ce niveau-là,
17:22l'OTAN se renforce
17:24au niveau des alliés européens ?
17:26Alors, ça dépend aussi
17:27un petit peu
17:27d'où on met l'avant.
17:29Si l'avant, c'est il y a 10 ans
17:30ou il y a 20 ans,
17:30mais par rapport
17:31aux années récentes,
17:33je pense qu'il y a d'abord
17:35un renforcement.
17:36Je veux dire,
17:36la Suède et la Finlande,
17:37c'est un renforcement significatif.
17:40Il y a effectivement
17:41une augmentation considérable.
17:43C'est les tableaux
17:44que le secrétaire général,
17:46le ruteuil,
17:47est allé montrer
17:48à la lettre d'or,
17:49le trillion de Trump.
17:52Mais c'est une réalité.
17:53Donc, il y a un vrai réarmement.
17:55Après, c'est intéressant
17:57de voir si ce réarmement,
17:58il faudrait s'assurer
17:59que ce réarmement
18:00nous donne les capacités
18:02dont on a besoin
18:03et les donne
18:04de manière assez coordonnée
18:06entre nous
18:07pour qu'elles soient
18:07pleinement efficaces.
18:08Mais ça, c'est un autre sujet.
18:09Ça veut dire quoi ?
18:10Ça veut dire que...
18:11On annonce des chiffres
18:12en matière de dépenses
18:14de défense.
18:15Mais il faut être sûr,
18:16qu'on achète
18:17les bons armements,
18:18qu'on les achète
18:20avec une volonté...
18:23Évidemment,
18:24c'est ce que nous,
18:24Français, nous pensons
18:25et que plusieurs États
18:26de l'OTAN
18:28et de l'Union européenne
18:29pensent aussi,
18:29avec une capacité autonome.
18:31Mais ça n'est pas gagné.
18:33Donc, de savoir
18:33si avec des milliards
18:34qui tombent comme ça,
18:36et notamment en Allemagne,
18:37on va faire
18:38les bons choix d'armement
18:40et on va faire
18:41les bonnes coopérations
18:42ou tout simplement
18:43de la coopération
18:44entre Européens
18:45pour avoir
18:46une autonomie européenne,
18:48ça, ça n'est pas encore gagné.
18:49Il faudra voir
18:50si on le gagne
18:50et ça, ça demande un effort.
18:52Et il y a l'exemple
18:52du SCAF, par exemple.
18:54C'est-à-dire que l'argent
18:56est là,
18:56mais l'entente,
18:57il n'y en a pas.
18:59Oui,
18:59et je pense qu'il va falloir
19:00faire avec un nouveau paysage.
19:04C'est-à-dire que l'Allemagne
19:05va avoir plus...
19:07va dépenser plus
19:08pour sa défense
19:09que le Royaume-Uni
19:10et la France réunie.
19:13Ce qui est une révolution
19:16réelle
19:16et ce qui est une révolution
19:18mentale.
19:18Et je pense que ce serait bien
19:20que nos industriels
19:21intègrent pleinement ça.
19:23Les champions,
19:24il faut aussi
19:25que derrière les champions,
19:26il y ait un solide
19:26carnet de commandes
19:27et de l'argent derrière.
19:28Donc je pense que
19:29même nos grands champions
19:30dont on ne conteste pas
19:32les capacités industrielles,
19:34technologiques,
19:35vous voyez qui je vise,
19:37il faut aussi
19:38qu'ils apprennent
19:39que de l'autre côté,
19:40il va y avoir des milliards
19:42et qu'on a quand même
19:42tout intérêt à coopérer.
19:44Moi, je suis très sévère
19:45sur l'échec du SCAF
19:47et pas seulement du côté allemand.
19:49Mathieu ?
19:50Non, sur l'échec du SCAF
19:52et sur cet échec
19:53de coopération industrielle,
19:54je pense qu'il faut quand même
19:55rester un petit peu optimiste
19:57dans le sens où
19:58il y a quand même une logique...
19:59Disons que ça a bloqué
20:00au niveau d'Airbus,
20:01au niveau d'Airbus et de Dassault,
20:02mais si vous regardez
20:03au niveau par exemple
20:04des motoristes,
20:05je crois que Safran
20:05a réussi à collaborer
20:09de manière très constructive
20:11avec ses homologues.
20:12Donc il faut regarder
20:13à quelle strata on est
20:14et c'est vrai que tout l'enjeu,
20:15mais ça c'est une question
20:16d'approche,
20:17c'est une question culturelle,
20:18c'est une question d'égo,
20:19c'est une question de...
20:20Mais c'est vrai que
20:20arriver à avoir une approche
20:23à l'Elysée,
20:24ils essayent de pousser
20:25ce concept de best athlete
20:26dans la défense,
20:28c'est-à-dire que vous prenez
20:30n'importe quelle partie
20:31de la BITD,
20:32de la base industrielle
20:33et de défense
20:35pour un drone,
20:36un avion ou un sous-marin,
20:38de la carlingue au boulon,
20:39vous allez regarder à chaque fois
20:41qui est le meilleur
20:42en Europe là-dessus,
20:43c'est lui qui prend
20:44le lead du projet
20:44et après les autres
20:45viennent s'agréger autour.
20:47Mais après,
20:47arriver à mettre en place
20:49un tel process
20:52au niveau de la BITD
20:54au niveau européen,
20:55je ne sais pas,
20:55je souffre peut-être
20:57de trop d'optimisme.
20:59Qu'est-ce que je pense, Arnaud ?
21:00Moi, je crois
21:00qu'il faut être optimiste
21:01parce qu'il y a des parties
21:02qu'on va probablement sauver.
21:04Le cloud de combat
21:06ou des coopérations
21:07qui existent
21:08sur certains aspects
21:09puisque c'est un système
21:10de combat du futur.
21:12Donc, il y a des aspects
21:13du système
21:15qui, j'espère,
21:16vont être préservés
21:17dans la ligne
21:19de ce que vous avez dit.
21:21Mais l'avion,
21:22on va se retrouver
21:22avec peut-être
21:24un avion français,
21:25un avion.
21:25Alors, on va voir
21:26où les Allemands vont.
21:27Ils sont en train
21:28d'envisager
21:29diverses solutions.
21:30Il y a surtout
21:31le F-35.
21:32Et donc,
21:32il va y avoir de nouveau
21:33une pluralité
21:34d'avions européens
21:35ce qui n'est pas bon
21:36sauf si on considère
21:37que l'avion ne compte plus
21:38ce qui, je crois,
21:39n'est pas non plus raisonnable.
21:41Enfin, ça n'est pas...
21:41Il ne faut pas non plus
21:42se dire que la guerre
21:43de demain, c'est exactement
21:44ce qui se passe
21:45en Ukraine.
21:46Donc, je pense
21:48que vous avez raison
21:49de dire que tout
21:49n'est pas perdu.
21:50Mais la comparaison
21:51avec l'athlète,
21:53alors, je ne sais pas
21:53si c'est la comparaison
21:54qu'on aime à l'Élysée,
21:56je pense,
21:56pour devenir un athlète
21:58dans le monde
21:59industriel
22:00et technologique,
22:01c'est qu'il faut
22:02quand même
22:02s'appuyer
22:03sur des commandes.
22:04Et Dassault
22:06a toujours bénéficié
22:07des commandes
22:08de l'État
22:09et du soutien
22:09de l'État
22:10à l'export.
22:12Et ça, ça dépend
22:13du budget.
22:14Donc, il faut voir
22:15que l'Allemagne,
22:16elle va vraiment
22:16monter en puissance
22:17là-dessus.
22:18Donc, je pense que...
22:20Je ne sais pas
22:21ce qu'il fait un athlète,
22:22mais je pense que
22:23ce n'est pas seulement
22:24l'argent derrière un club,
22:25mais quand même,
22:26il y a un peu
22:27l'aspect argent
22:27qui va soutenir
22:29la logistique
22:30autour de l'athlète.
22:31Lors de ce sommet,
22:32les Alliés
22:33ont réaffirmé
22:33leur engagement
22:35indéfectible
22:35envers la clause
22:36d'assistante mutuelle
22:36dans leur déclaration.
22:39Mais néanmoins,
22:40en cas,
22:41si on imagine
22:43une attaque
22:44russe
22:45des Pays-Baltes
22:47ou de la Roumanie,
22:48est-ce que,
22:49selon vous,
22:50les Américains
22:53déclencheraient
22:53cette clause ?
22:54Est-ce qu'ils interviendraient
22:56encore aujourd'hui ?
22:57Non, on ne le sait pas.
22:58Je pense qu'il faut
22:59vivre avec
23:01une incertitude
23:02là-dessus.
23:04Elle est plus forte
23:05qu'elle n'a été,
23:06mais on rappelle toujours
23:07que l'article 5...
23:09C'est pour ça
23:09que le communiqué
23:10est bon,
23:10parce qu'indéfectible,
23:12ça fait du bien
23:12en ce moment.
23:13Ça fait du bien
23:14vis-à-vis de Poutine.
23:15C'est le bon signal
23:17qu'il fallait envoyer.
23:18Cela dit,
23:18l'article 5
23:19prévoit que
23:21si un allié
23:22est attaqué,
23:23c'est tous les alliés,
23:23mais qu'on le soutient
23:25par...
23:27On décide des moyens
23:28avec lesquels
23:28on va le soutenir.
23:29Alors que vous avez
23:30quelque chose
23:30dans le cadre
23:30de l'Union européenne
23:31qu'on oublie toujours,
23:32mais qui est vraiment lourd,
23:34qui est l'article 42.7,
23:35qui dit que
23:37si un de nos États membres
23:39est attaqué,
23:39on doit le soutenir
23:40par tous les moyens
23:41à notre disposition.
23:43Et tous les moyens
23:44à notre disposition,
23:45ça inclut
23:47nécessairement
23:47le militaire,
23:48parce qu'il est
23:48à notre disposition,
23:49alors que l'article 5
23:50ne dit pas
23:51par quels moyens.
23:52Donc on a un risque,
23:53on a...
23:56Mais c'est une question
23:57de confiance.
24:00Je pense que,
24:02malheureusement,
24:02Trump a beaucoup
24:03miné cette confiance
24:04et que des communiqués
24:06comme celui d'aujourd'hui,
24:07c'est bien,
24:08parce qu'on dit
24:08que c'est indéfectible.
24:10Les propos qui tiennent
24:11juste après
24:11sur les Espagnols
24:12ou les Danois,
24:13ça n'aide pas.
24:14On va y revenir.
24:14Mathieu.
24:15L'OTAN a largement
24:16renforcé sa présence
24:17à l'Est de l'Europe.
24:19En cas de...
24:20Si Vladimir Poutine
24:20venait à tester
24:22l'OTAN
24:23dans les Pays-Baltes
24:25ou la Roumanie,
24:25il faut voir que sur place
24:26vous avez aussi
24:29des soldats allemands,
24:30français,
24:31britanniques, etc.
24:32Moi, j'aurais du mal
24:33à imaginer
24:34qu'il n'y ait pas
24:34de réponse.
24:35Et s'ils devaient tester,
24:37il faut voir qu'à ce stade,
24:38je parle sous le contrôle
24:39de Claude Françardou,
24:40mais je crois qu'aujourd'hui,
24:41de toute façon,
24:44on dépend encore
24:45à court et moyen terme
24:46des Américains
24:47pour tout ce qui est
24:49voir et entendre.
24:51Donc, sur le renseignement,
24:53de toute façon,
24:54on aurait besoin
24:54des Américains.
24:55Est-ce que Vladimir Poutine,
24:56aujourd'hui,
24:57il a les moyens militaires
24:58d'intervenir
25:01au Pays-Baltes,
25:01par exemple,
25:02ou en Roumanie,
25:03alors qu'il est déjà
25:04sur le front ukrainien ?
25:06On l'a vu encore aujourd'hui,
25:08il a supprimé,
25:09interdit les exportations
25:10de gazole
25:11au sein de la Russie.
25:12Est-ce qu'aujourd'hui,
25:13il a les moyens,
25:14Vladimir Poutine,
25:14d'aller sur un autre front ?
25:16Il n'a pas eu les moyens
25:18ou il n'a pas mis
25:19les moyens
25:20pour gagner sa guerre
25:21en Ukraine,
25:22son opération spéciale
25:23en Ukraine.
25:24Donc, on peut vraiment
25:25douter des moyens
25:26qu'il aurait d'aller
25:28d'attaquer au-delà.
25:29Sachant qu'au-delà,
25:30cette fois,
25:30c'est l'OTAN.
25:33Et là,
25:34je vous rejoins
25:35sur le fait
25:35qu'il y a quand même
25:36une dissuasion forte
25:36et que, justement,
25:37les Européens
25:39se sont prépositionnés
25:41en remplacement progressif
25:43des Américains
25:44et en avance de phase.
25:46Donc,
25:47la probabilité
25:48qu'un calcul rationnel russe
25:50ce soit
25:50que c'est le moment
25:52d'attaquer les Pays-Baltes
25:54ou la Pologne
25:55ou la Roumanie.
25:57Rationnellement,
25:58non.
25:59En même temps,
26:00il y a des frappes
26:01sur Saint-Pétersbourg,
26:02sur Moscou.
26:05On ne peut pas
26:06exclure
26:07une démonstration
26:09de force
26:10qui pourrait,
26:12y compris
26:13ceux dont ils menacent
26:14depuis le début.
26:15La bombe tactique.
26:16Voilà.
26:17Le nucléaire tactique.
26:19Mais le nucléaire tactique
26:21sur un pays de l'OTAN,
26:22ça,
26:22je n'y crois pas,
26:23je n'y crois pas,
26:24mais
26:27un engrenage,
26:28c'est
26:29quand on a
26:30une arme
26:30dans son arsenal,
26:33on ne va pas
26:34jusqu'à la défaite
26:35sans l'utiliser.
26:37Claude France Arnoux,
26:38Donald Trump
26:39a
26:41entretien
26:41de la rancœur
26:42vis-à-vis
26:43de ses alliés.
26:44Il l'a dit
26:45en début de journée,
26:46au début de ce sommet,
26:48sur le dossier
26:49iranien,
26:50notamment,
26:50il reproche
26:51à ses alliés
26:51de ne pas avoir été
26:53suffisamment présents,
26:55suffisamment
26:57loyaux.
26:57Il l'a redit
26:58en attaquant
26:59l'Espagne,
26:59notamment.
27:00On va écouter
27:00Donald Trump
27:01à propos de l'Espagne.
27:03L'Espagne est une cause
27:07perdue.
27:07Nous ne voulons plus
27:08faire de commerce
27:09avec l'Espagne.
27:10Je veux que vous
27:10y mettiez fin.
27:11L'Espagne est un très
27:12mauvais partenaire
27:13au sein de l'OTAN.
27:14Il ne participe pas,
27:16il ne paye pas.
27:17Je ne veux plus rien
27:18avoir à faire
27:18avec l'Espagne.
27:19Coupez tout le commerce
27:20avec l'Espagne,
27:21s'il vous plaît,
27:22y compris les visites.
27:23Nous ne voulons plus
27:24rien avoir à faire
27:25avec eux.
27:25Regardez-les
27:26revenir en courant.
27:27Oh, ils reviendront
27:28en courant.
27:31Donald Trump,
27:32voilà, cet après-midi.
27:33Jusqu'où ira
27:34la rancœur
27:35du président américain
27:36envers ses alliés
27:37de l'OTAN
27:37qui, selon lui,
27:39n'abondent pas assez
27:41au sein de l'Alliance ?
27:42Je pense que c'est
27:44quand même
27:44de la rhétorique
27:45parce que
27:46à l'Espagne,
27:47il y a deux griefs.
27:48Il y a les bases
27:50au moment de...
27:52Elle n'a pas part
27:52pendant la guerre en Iran.
27:53Mais l'Espagne
27:54n'est pas la seule.
27:56Il y a eu l'Italie,
27:57il y a eu l'Allemagne.
27:59Donc,
28:00et puis l'Espagne
28:01a ouvertement dit
28:03au précédent sommet
28:04de l'OTAN
28:04qu'elle ne ferait pas
28:06l'effort
28:06d'atteindre
28:07les cibles
28:08de dépenses
28:10imposées.
28:10Donc, c'est le seul,
28:11le Premier ministre
28:12espagnol
28:13qui a osé dire ça.
28:14Donc, du coup,
28:15on tape sur l'Espagne.
28:16Moi, je disais récemment
28:18que l'Espagne,
28:19en fait,
28:22importe beaucoup plus
28:23des États-Unis
28:23qu'elle n'exporte.
28:24Donc, en fait,
28:25il se tire dans le pied
28:26sur son déficit commercial
28:29donc, effectivement,
28:30apparemment,
28:31la mise en scène,
28:32c'est qu'il s'est adressé
28:33pendant la séance
28:33à ses collaborateurs
28:35et il leur a dit
28:35de faire ça.
28:36Est-ce que ce sera
28:37pour autant suivi des faits ?
28:38Ce qui est important,
28:38c'est qu'à chaque fois,
28:39quand un chef d'État
28:40et de gouvernement,
28:41que ce soit l'Espagnol,
28:42que ce soit l'Allemand
28:43qui avait osé dire
28:44qu'il n'était pas trop
28:45d'accord avec la tactique
28:47en Iran,
28:48que ce soit nous,
28:50que ce soit les Britanniques,
28:52à chaque fois,
28:53il introduit
28:54la notion de punition.
28:57Vous dites quelque chose
28:58que je n'aime pas,
29:01donc je punis.
29:02Je veux dire,
29:03le retrait en Allemagne
29:05des 5 000 hommes
29:06et des Tomahawks,
29:08donc à la fois
29:08les Tomahawks,
29:09les missiles
29:10que devaient déployer
29:11les Américains
29:11et ceux que les Allemands
29:13voulaient acheter
29:13qu'on ne leur fournira pas,
29:16en tout cas à ce stade,
29:18ça a été présenté
29:19non pas comme
29:20une décision rationnelle
29:22de retrait américain,
29:24en tout cas pour les hommes,
29:25pour les effectifs,
29:26mais comme il a dit
29:27quelque chose
29:28que je n'aimais pas,
29:28je le punis.
29:30Et là,
29:31on sort même
29:32de la rationalité
29:33d'un retrait progressif
29:35ou d'incitation
29:38quasi violente
29:39à faire l'effort
29:40demandé par les Américains.
29:42On arrive
29:42dans l'autre aspect
29:43de la stratégie américaine
29:45qui est l'ingérence.
29:46Quand un gouvernement
29:47dit quelque chose
29:47qui ne nous plaît pas,
29:48on les punit
29:49et on les punit
29:50de manière
29:50que leur opinion publique,
29:52c'est quasiment
29:53du changement de régime
29:55à l'intérieur
29:56de nos pays
29:57qui est visé.
29:57Et c'est un peu aussi
29:58ce qui se passe
29:59vis-à-vis du Groenland.
30:00Donald Trump a redit
30:01encore aujourd'hui
30:01qu'il a été chagriné.
30:03que ce soit Groenland
30:03ou Espagne,
30:03je pense que plus
30:04Donald Trump
30:06menace et punit,
30:08plus quelque part
30:08il nous rend service
30:10dans le sens
30:10où c'est un test
30:12de solidité,
30:16de cohésion européenne
30:17qui manque cruellement
30:18jusqu'à aujourd'hui.
30:19Et regardez,
30:20par exemple,
30:20sur le cas du Groenland,
30:21on a eu,
30:22en un espace assez court,
30:24des troupes françaises
30:25et danoises dépêchées
30:26sur le sens du Groenlandais.
30:27Quelques Allemands ?
30:28Oui, pardon,
30:28j'avais oublié,
30:29il y avait quelques Allemands.
30:30Ils n'étaient pas nombreux,
30:30je crois.
30:31Nous non plus,
30:31on n'était pas beaucoup.
30:32Donc on était tous ensemble,
30:33pas beaucoup,
30:33mais ensemble.
30:35Symboliquement,
30:36c'était quand même
30:36quelque chose de très fort.
30:37Et je pense que plus
30:39il essaye d'enfoncer
30:40un État européen,
30:41plus l'Europe se renforce.
30:42Tout à fait d'accord.
30:43Vous êtes d'accord avec ça ?
30:44Tout à fait d'accord.
30:45Parce qu'il n'empêche,
30:45si demain,
30:46Donald Trump s'empare du Groenland,
30:48concrètement,
30:55mais ça serait trop long
30:56sur l'européanisation de l'OTAN.
30:58Ce qui compte,
30:58c'est d'avoir quand même
30:59des capacités d'information,
31:01de commandement,
31:03de conduite d'une opération
31:04qui serait autonome.
31:05Parce qu'aujourd'hui,
31:06si c'est les Américains
31:07qui attaquent,
31:07ce qui paraît absolument
31:09invraisemblable,
31:09mais en tout cas,
31:10le Groenland, c'est ça,
31:12les moyens qu'on a,
31:13c'est Shape,
31:14c'est le quartier général
31:17avec le commandant en chef américain,
31:19mais le commandant en chef,
31:20ce n'est pas dans le problème,
31:22c'est tous les tuyaux
31:23et les logiciels,
31:24c'est-à-dire que tout ce qu'on va
31:26planifier et préparer
31:27et l'information qu'on essaiera
31:28d'avoir et l'authentification
31:31de cette information,
31:32elles seront dans les mains
31:33des Américains.
31:34Donc moi, je crois
31:34que le premier part,
31:36c'est d'avoir des moyens
31:37de planification,
31:38de conduite et d'information
31:39qui soient autonomes.
31:41Et dans ce cas-là,
31:43je crois qu'il ne faudrait pas
31:44grand-chose pour faire signe,
31:45d'ailleurs ça a déjà marché une fois,
31:47que non,
31:48on ne touche pas au Groenland.
31:49Donc un,
31:49on en voit un petit peu,
31:50on en voit quelques hommes,
31:51parce que quand même,
31:52tirer sur des Européens,
31:53c'est dur pour un président américain,
31:55vis-à-vis de son opinion publique.
31:58Et deuxièmement,
31:58on avait quand même,
31:59alors ce que les Français
32:00appelaient le bazooka,
32:01on avait aussi menacé
32:03de l'instrument commercial,
32:05ce qui a aussi joué,
32:06je crois,
32:08un rôle.
32:09Et politiquement,
32:10avant les mid-terms,
32:11autant Cuba peut être
32:13un trophée sur lequel,
32:16qu'il peut faire recette,
32:17éventuellement,
32:17parce qu'il y a une histoire,
32:18un lien très particulier,
32:19des exils cubains
32:20en Floride,
32:21etc.
32:22Voilà,
32:22donc c'est quand même
32:23une histoire aussi
32:24de la guerre froide.
32:25En revanche,
32:26le Groenland,
32:27je crois que l'opinion publique
32:29était totalement,
32:30aux Etats-Unis,
32:31ne suit pas Donald Trump
32:32sur le dossier groenlandais.
32:34Donc là-dessus,
32:35il serait vraiment tout seul,
32:36ce serait étonnant
32:36qu'il aille faire
32:38quelque chose
32:38d'aussi ahurissant,
32:42surtout à quelques mois
32:43des mid-terms.
32:44Claude France Arnoux,
32:45sur l'autre front
32:47au Moyen-Orient,
32:48Donald Trump a déclaré
32:49que le cessez-le-feu
32:50avec l'Iran
32:51a été terminé.
32:52Il y a eu des frappes
32:53cette nuit,
32:54ce matin encore,
32:55dans le détroit d'Hormuz.
32:57Est-ce que,
32:57selon vous,
32:58il va y avoir,
32:58il faut s'attendre
32:59à une recrudescence
33:00des frappes,
33:01ou ça fait partie,
33:02malheureusement,
33:03des négociations de paix
33:04qui courent jusqu'à mi-août ?
33:05Je ne sais pas.
33:07Je pense qu'il peut y avoir,
33:09ça dépend aussi
33:10de l'action des deux côtés,
33:11parce qu'apparemment,
33:12les Iraniens ont quand même
33:13tiré sur les navires,
33:15donc ça dépend aussi
33:16des complexes décisions
33:18des Iraniens.
33:20Donc pour le moment,
33:21la réplique américaine,
33:22c'est de frapper
33:22le plus fort possible,
33:24avec là aussi
33:25des injures
33:26qui sont difficilement compatibles
33:27avec la poursuite
33:28de négociations.
33:29Cela dit,
33:29il a dit que ses collaborateurs
33:31continueraient à faire
33:31ce qu'ils veulent.
33:32S'ils veulent continuer
33:33à discuter,
33:33ils discuteront.
33:34Je pense qu'on aura les deux,
33:36c'est-à-dire qu'on aura
33:38des frappes
33:39des deux côtés,
33:40et donc on n'a plus
33:42la trêve,
33:44ce qui est une très mauvaise chose,
33:47y compris pour la Russie,
33:50enfin pour la Russie,
33:51parce que c'est au bénéfice
33:52de la Russie,
33:56mais il est quand même probable
33:57que les négociations
33:59vont se poursuivre
34:01plus ou moins discrètement.
34:03Au tout début
34:04du blocage d'Hormuz,
34:06c'était le patron
34:06de Total Energy,
34:07Patrick Pouyanné,
34:08qui disait
34:10jusqu'à 3-4 mois,
34:11l'économie mondiale
34:12va tenir,
34:13au-delà de 6 mois,
34:14ça va poser
34:15un sérieux problème.
34:16Et là, ça y est,
34:17c'est début septembre,
34:18les 6 mois.
34:20Et il le sait très bien aussi.
34:22Et on sait à quel point
34:23Donald Trump écoute
34:24et regarde l'économie
34:25et regarde ce qui se fait.
34:26Exactement.
34:27Et là, ça y est,
34:28on y arrive,
34:28donc quand même un retrait
34:30rapide quand même
34:31ou un déblocage rapide
34:32d'Hormuz
34:32reste une priorité
34:33pour l'administration Trump.
34:35Merci beaucoup
34:35à tous les deux.
34:36Claude Françard,
34:37nous, ancienne ambassadrice
34:38de France en Belgique
34:39et ancienne directrice exécutive
34:41de l'agence européenne
34:42de défense
34:43et Mathieu Jolivet,
34:44éditorialiste internationale
34:46au sein de BFM Business.
34:47Dans un instant,
34:48on va parler
34:49de ce partenariat inattendu.
34:51Atout France signe
34:52avec le PSG
34:53pour renforcer
34:54l'attractivité touristique
34:56de la France
34:57à l'international.
34:58Le directeur général
34:59d'Atout France
35:00nous expliquera
35:02sur ce plateau
35:02ce qu'il attend
35:03de ce partenariat.
35:04A tout de suite.
35:05BFM Business
35:06et la tribune présente
35:09Le 18-19
35:11Stéphanie Collot
35:14Le 18-19
35:15se poursuit
35:16avec cette alliance
35:17inattendue
35:18entre Atout France
35:19et le PSG.
35:20Ils ont signé
35:20un partenariat stratégique
35:21de trois ans
35:23destiné à renforcer
35:24l'attractivité touristique
35:26de la France
35:27auprès
35:27des publics
35:28internationaux.
35:29Bonsoir Adam
35:31Ouiboui
35:32Ouiboui
35:33pardon
35:33vous êtes
35:34le directeur général
35:35d'Atout France
35:36et l'agence
35:36de développement
35:37touristique
35:38de la France.
35:39D'abord
35:39première question
35:40pourquoi avoir signé
35:41avec le PSG
35:41ce partenariat ?
35:43Bonjour
35:43merci de me recevoir
35:45on est ravis
35:45parce que le PSG
35:46incarne tout ce qu'est
35:48la destination France
35:49l'excellence
35:50et de l'audace
35:50on a signé un partenariat
35:52avec la partie événementielle
35:54la maison
35:54ici c'est Paris la maison
35:55donc le concept événementiel
35:57et lifestyle
35:57porté par le Paris Saint-Germain
35:58qui a déjà eu lieu
35:59dans 6 villes au monde
36:01qui a réuni plus de 26 000 personnes
36:02et donc qui incarne
36:03ce que la France fait de mieux
36:05excellence dans la culture
36:06le sport
36:07la gastronomie
36:08Oui parce que ce sont des lieux
36:11qui sont créés
36:12comme un pop-up store
36:13en quelque sorte
36:13dans plein de villes
36:14il y a eu Londres
36:16New York
36:16Tokyo
36:16Los Angeles
36:17Shanghai
36:18des lieux de vie
36:19des lieux d'expérience
36:21on peut dire aussi
36:23qu'est-ce que vous
36:24vous allez apporter
36:27à ces lieux-là
36:29pour ces manifestations
36:31Alors oui
36:32puis il y a aussi
36:32à Paris jusqu'à aujourd'hui
36:33justement
36:34et à Paris
36:34nous ce qu'on apporte
36:35on apporte toute la force
36:36de la destination France
36:37puisque ce que ces lieux
36:38il y a aussi une partie gastronomie
36:40il y a une partie mode
36:40et une partie culture
36:42tout ce que ces lieux apportent
36:43Paris est une marque monde
36:44le Paris Saint-Germain
36:45d'une certaine façon
36:46l'incarne
36:46et donc ça va nous aider aussi
36:48à toucher une clientèle sportive
36:49premium
36:50qui vient aussi découvrir
36:51une nouvelle facette
36:52de notre destination
36:52donc encore une fois
36:53excellence de la destination
36:54mais aussi audace
36:55ça incarne la capacité
36:56de la destination France
36:57à se réinventer
36:58à créer des expériences
37:00authentiques
37:01que demandent les touristes
37:02et à viser une clientèle
37:03aussi de plus en plus
37:04internationale
37:05ça veut dire que le PSG
37:06c'est devenu
37:07c'est pas qu'une équipe
37:08de foot quoi
37:09c'est devenu la culture
37:10française à part entière
37:11alors le PSG incarne
37:13oui une certaine forme
37:13de culture française
37:14ça incarne une certaine
37:15une certaine expérience
37:16en mode de vie
37:16les résultats sportifs
37:17en plus leur donnent
37:18ah bah vous avez été
37:19oui ils ont été portés
37:20la fin mai effectivement
37:21par le trophée
37:23de la Ligue des Champions
37:24pour la deuxième fois
37:24oui ça leur donne raison
37:25on est en pleine coupe du monde
37:26et ça rappelle que notre pays
37:27est un pays aussi de sport
37:28de grands événements
37:29puisque nous nous accueillons
37:30cette année
37:31cet été le championnat du monde
37:32des sumos
37:32la championnat du monde
37:33à Paris
37:34des jeux
37:35des jeux
37:36e-sport
37:37on accueille aussi
37:38le championnat du monde
37:39de natation
37:39donc ça démontre aussi
37:41tout le lien
37:41que la France aussi
37:42comme grande terre
37:43de grands événements
37:44est de permettre
37:44à tous les touristes étrangers
37:45qu'on vise
37:46de vivre une expérience authentique
37:48qui n'est pas que du sport
37:49qui n'est pas que événementiel
37:50qui n'est pas que sportif
37:51qui n'est pas que culturel
37:52mais qui est un petit peu
37:53un mélange de tout ça
37:54ça veut dire que le sport
37:55ça devient aussi
37:56un argument marketing
37:57pour vendre la destination France
38:00argument marketing
38:01qui a été forcément développé
38:03depuis Paris 2024
38:04j'imagine que ça a été
38:05peut-être le précurseur
38:07de tout ce développement
38:08absolument
38:09et puis qui va se poursuivre
38:10jusqu'à 2030
38:11aux Jeux Olympiques d'hiver
38:122030 que nous accueillons
38:13pour les Alpes
38:13mais on a eu aussi
38:14les championnats de rugby
38:15en 2023
38:15on a eu
38:17et on a encore
38:17comme je le disais
38:18d'autres championnats du monde
38:19qui vont arriver
38:20donc oui ça nous positionne
38:21comme terre de sport
38:21et pour répondre à votre question
38:23A2France va pouvoir
38:25promouvoir la destination France
38:26il y aura des ateliers
38:27des conférences
38:27des débats
38:28au sein de chacun
38:29de ces concepts
38:30à l'étranger
38:30et qui visent précisément
38:32les géographies
38:32qui sont prioritaires
38:33pour le tourisme français
38:34et ça veut dire que là
38:35vous venez de signer
38:36avec le PSG
38:36mais est-ce que potentiellement
38:37vous pourriez signer
38:38avec d'autres clubs
38:41représentants français
38:43en rugby
38:43ou dans d'autres sports ?
38:46Alors on s'est lancé
38:47c'est suite à une forte demande
38:49des touristes
38:49ce qui incarne le tourisme
38:51et ça c'est un bon exemple
38:52ça sort stricto sensu
38:53du tourisme
38:54donc on s'associe
38:55avec des marques monde
38:55qui incarnent cette excellence
38:56et cette audace
38:57à la française
38:58on travaille avec des marques
38:59comme LVMH
39:00on travaille avec des marques
39:00comme les Galles Lafayette
39:01avec le PSG aujourd'hui
39:02évidemment pourquoi pas
39:03avec d'autres marques
39:04qui incarnent cette excellence
39:05et cette audace française
39:06Lesquelles par exemple ?
39:07Bah là je veux pas
39:08traire le secret de Dieu
39:09mais vous avez cité
39:10quelques exemples intéressants
39:12Alors vous avez pris
39:12vos fonctions l'année dernière
39:14vous aviez dit
39:14vouloir maintenir
39:15la compétitivité
39:16et l'attractivité
39:17de la destination France
39:18et en faire la référence internationale
39:20en matière de tourisme durable
39:23on en est où en France
39:24à ce niveau là
39:25le tourisme durable ?
39:26Alors c'est un objectif
39:27qui a été fixé par le gouvernement
39:29avec lequel on travaille
39:29avec l'ensemble des ministères
39:31et notre ministère de tutelle
39:32le ministère de l'économie
39:33la France a pour objectif
39:34d'être la première destination
39:35durable au monde
39:37à horizon 2030
39:37donc pendant l'accueil
39:38des Jeux Olympiques
39:39ça veut dire travailler
39:40sur l'environnemental
39:42sur notre impact environnemental
39:43et l'impact environnemental
39:44du tourisme
39:45ça veut dire travailler
39:46sur par exemple
39:47la répartition des flux
39:48dans le territoire
39:49ça veut dire répartir
39:50sur l'effet que ça a
39:51sur les populations
39:52ça veut dire répartir aussi
39:53sur la redistribution économique
39:55qui est permise
39:56par l'activité économique
39:57du sport
39:57donc c'est des sujets
39:58qu'on travaille main dans la main
39:59avec tous les territoires
40:00avec notre ministère de tutelle
40:02et de nombreux ministères
40:03et je pense que la France
40:04a de nombreux atouts
40:05pour y arriver
40:05et le démontrer en 2030
40:06On a des atouts oui
40:08mais il y a aussi
40:09l'enjeu du surtourisme
40:10aujourd'hui
40:11qui on le voit
40:13dans les calanques de Marseille
40:14on le voit
40:15dans le parc national
40:16de Port-Couraud par exemple
40:18là-dessus
40:19comment on se place
40:20est-ce qu'on est suffisamment
40:22à la pointe
40:22pour éviter le surtourisme
40:24sans tuer pour autant
40:25le tourisme ?
40:26Alors il y a plusieurs
40:27je ne parlerai pas
40:28à titre personnel
40:29de surtourisme
40:29il y a effectivement
40:30des concentrations de flux
40:31sur des périodes données
40:32dans des lieux donnés
40:33mais la France
40:34n'est pas du tout
40:34confrontée aux problématiques
40:35qu'on voit dans d'autres
40:36grandes villes mondiales
40:36on pourrait penser à Barcelone
40:37ou Amsterdam
40:38on a une densité
40:39qui est beaucoup plus basse
40:41donc c'est des phénomènes
40:42qu'on gère déjà
40:43et qu'on va continuer à gérer
40:44c'est pour ça qu'attirer
40:45des clientèles internationales
40:46qui n'ont par exemple
40:47pas le même calendrier de vacances
40:48travailler sur les ailes de saison
40:49mars, avril, mai
40:50et puis ensuite
40:51en octobre, novembre, décembre
40:52puis en janvier
40:53fait partie de nos stratégies
40:54donc nous on adapte
40:55effectivement
40:59graphiques des différents touristes
41:00mais je ne parlerai pas
41:01de sur-tourisme
41:02et encore une fois
41:02je pense qu'avec notre électricité
41:04décarbonée
41:05notre réseau de transport
41:06nos normes bâtimentaires
41:07la France a énormément d'atouts
41:09au niveau mondial
41:09pour devenir numéro 1
41:11C'est ce que j'allais vous demander
41:12c'est quoi les atouts
41:12les points forts
41:13et les points faibles
41:14de la destination France
41:15aujourd'hui ?
41:16C'est une destination unique
41:17par sa diversité
41:18la richesse et l'expérience
41:19l'excellence de son patrimoine
41:21de sa culture
41:21de son identité
41:22qui est reconnue globalement
41:23sa diversité
41:24on peut parler de la montagne
41:25en hiver
41:25on peut parler des territoires
41:26ultramarins
41:27qui eux-mêmes mériteraient
41:28toute une émission
41:29on peut parler des territoires urbains
41:32donc ça c'est exceptionnel
41:34l'expérience qui est vécue
41:35est toujours reconnue
41:36comme extrêmement authentique
41:37la richesse de ce qu'on a à offrir
41:38mais aussi l'audace
41:39parce que nous ne sommes pas
41:40qu'un pays musée
41:40nous sommes aussi un pays d'innovation
41:42nous sommes un pays de prix Nobel
41:43de scientifique
41:43et donc ce partenariat
41:45avec le PSG
41:45fait que notre destination
41:47qui est leader mondial
41:48puisqu'on a accueilli
41:49102 millions de touristes étrangers
41:50en 2025
41:51qui nous place toujours
41:52sur le podium
41:53comme numéro 1 mondial
41:54on arrive toujours
41:55à nous réinventer
41:56donc cette capacité-là
41:57à nous réinventer
41:58montre qu'on est numéro 1
41:59et peut-être pour répondre
42:00à votre question
42:01sur le surtourisme
42:02enfin ce que vous appelez
42:02surtourisme
42:03ce que je dis moi
42:03ce que j'appelle
42:04une concentration des flux
42:05on a fait 102 millions
42:06de touristes en 2025
42:07qu'on l'annonçait
42:08avec le ministre en mars
42:09l'objectif pour 2030
42:10c'est bien d'augmenter
42:11les recettes à 100 milliards d'euros
42:12par rapport à 77 milliards d'euros
42:14en 2025
42:15mais de rester à 100 millions
42:16de visiteurs
42:16donc les faire dépenser plus
42:19exactement
42:19on va augmenter
42:20l'impact économique
42:21du tourisme
42:22en augmentant le panier moyen
42:24et donc en utilisant
42:25tous ces leviers
42:27que j'ai donnés
42:27répartir davantage
42:28sur le territoire
42:28faire connaître
42:29une excellence à la française
42:30hors des sentiers battus
42:31et puis faire
42:32augmenter les prix aussi
42:33non pas forcément
42:34justement je pense
42:35qu'en répartissant
42:36par rapport à
42:37notamment à certaines
42:37destinations concurrentes
42:38je pense qu'on a
42:38une bonne marge de manœuvre
42:39pour travailler
42:40les ailes de saison
42:41notamment
42:42les offres de saison
42:43justement par exemple
42:44là la France
42:46troisième canicule
42:47de l'année
42:49qu'on n'est que début juillet
42:52avec des débats
42:53qu'on voit
42:54sur la climatisation
42:55oui ou non
42:56alors que la plupart
42:57des touristes
42:57qui peuvent venir en France
42:58les américains
43:00ou encore
43:01les asiatiques
43:02connaissent très bien
43:03le système
43:04de climatisation
43:06à ce niveau là
43:07est-ce qu'on n'apparaît pas
43:08comme une destination
43:09un peu
43:10à la traîne
43:11en tout cas
43:12pas à la hauteur
43:13de la clientèle internationale
43:14qu'on est censé attirer
43:15ce qui est certain
43:15c'est qu'il y a eu
43:16un effet surpris
43:17je pense
43:17pour la plupart
43:18de nos concitoyens
43:19et des touristes
43:20de la chaleur
43:21du niveau de chaleur
43:22parce que je rappelle
43:23qu'il faisait quand même
43:24plus chaud à Paris
43:24qu'à Niamey
43:25pendant cet épisode
43:25de chaleur
43:26et plus chaud en France
43:27que dans
43:28il me semble
43:28de mémoire
43:2897% du globe
43:30donc effectivement
43:31on a cet enjeu là
43:32qui nous a surpris
43:33la France n'a pas attendu
43:34ces épisodes de chaleur
43:35pour s'adapter
43:35on a une stratégie nationale
43:36bas carbone à 2030
43:37on a des solutions
43:39très concrètes
43:39comme des îlots de verdure
43:40des îlots de
43:42des adaptations urbaines
43:43mais aussi rurales
43:44on a des infrastructures
43:45qui sont extrêmement résilientes
43:46et donc moi je redis
43:47on est plutôt bien placé
43:49même si cet épisode
43:49a pu nous surprendre
43:51Alors il y a
43:52Atout France
43:52qui vient aussi
43:53de lancer la plateforme
43:53tourisme-innovation.fr
43:56là on est dans la tendance
43:57de la travel tech
44:00expliquez-nous
44:01à quoi sert
44:02cette plateforme
44:03et c'est quoi
44:04cette tendance
44:04de la travel tech
44:05Alors on est très fiers
44:06de cette plateforme
44:08puisque
44:09les évolutions technologiques
44:11évidemment n'ont pas attendu
44:12le tourisme
44:12en tout cas
44:13impactent le tourisme
44:14de façon extrêmement forte
44:15et donc on a mis en place
44:16à destination
44:17des professionnels du tourisme
44:19une plateforme
44:20qui recensait
44:20l'ensemble des innovations
44:21des exemples de bonnes pratiques
44:23qui avaient lieu
44:23non seulement en France
44:24mais aussi à l'étranger
44:25duquel
44:25n'importe quel professionnel
44:27un hôtelier
44:28un gérant de restaurant
44:29un patron d'une cave
44:31un patron d'activité sportive
44:32peut s'inspirer
44:33pour voir les solutions
44:34qui marchent
44:34et pour les mettre en contact
44:35donc on est particulièrement
44:36fait ça
44:36c'est la diffusion de l'innovation
44:37et c'est la particularité
44:39du tourisme
44:39c'est un secteur
44:40qui est extrêmement concurrentiel
44:41vous l'avez dit
44:41c'est un secteur
44:42qui est extrêmement innovant
44:43pour travailler autour
44:44de la personnalisation
44:45de l'expérience client
44:47et donc diffuser l'innovation
44:49pour nous
44:49c'est une façon
44:50on le fait main dans la main
44:51avec notre ministère de tutelle
44:52avec la direction générale
44:53des entreprises
44:54nous permet justement
44:55d'améliorer la compétitivité
44:56et de la destination France
44:58et de ces entreprises
44:59oui parce que la travel tech
45:01ça va des réservations en ligne
45:04à l'intelligence artificielle
45:05aujourd'hui
45:05on ne réserve plus
45:06son voyage comme avant
45:07on fait appel à ChadGPT
45:09ou Claude
45:09ou que sais-je
45:10pour créer des parcours
45:13personnalisés
45:14et ultra même personnalisés
45:16là-dessus
45:17la France a une carte à jouer
45:18elle a un avantage ?
45:19l'IA bouleverse
45:21complètement la chaîne de valeur
45:22et évidemment
45:22la France
45:23par ses champions
45:23comme Mistral
45:24par tout son écosystème
45:25par la French Tech
45:26a un avantage comparatif
45:27extrêmement fort
45:28par rapport à ses voisins européens
45:29et on compte effectivement
45:30on compte sur le tourisme
45:32pour y contribuer
45:34et faire de notre pays
45:35un pays à la page
45:36et capable d'offrir
45:37des expériences
45:38comme celles
45:38qu'on va offrir
45:39avec le PSG
45:40merci beaucoup
45:41Adam Ouboui
45:43directeur général
45:44d'Atou France
45:45tout de suite
45:46on va faire un tour
45:47sur les marchés
45:47parce que ça bouge
45:48sur les taux
45:49à 10 ans de la France
45:52le 18-19
45:53sur BFM Business
45:57ça bouge donc
45:58sur le marché
45:59obligataire
45:59les investisseurs
46:00semblent de nouveau
46:01inquiets
46:01face au regain de tension
46:02au Moyen-Orient
46:04ce matin
46:04l'ensemble des taux
46:05d'emprunt
46:05des grands pays européens
46:06étaient fortement
46:08à la hausse
46:08les bourses européennes
46:09termine ce soir
46:10en nette baisse
46:11moins 2% à Paris
46:12comme à Francfort
46:12moins 1,6% à Londres
46:14bonsoir Wilfried Galland
46:16bonsoir Stéphanie
46:16vous êtes directeur stratégiste
46:18pour mon pensier
46:19Arbevel
46:19le taux à 10 ans
46:21de la France
46:21a atteint son plus haut
46:22depuis 2009 ce matin
46:23à 3,9%
46:25contre 3,79%
46:27hier
46:28est-ce que c'est là
46:29la conséquence
46:29du regain de tension
46:31dans le golf
46:32entre l'Iran
46:33et les Etats-Unis ?
46:34il y a beaucoup de choses
46:35en fait
46:35dans cette poussée
46:38qui effectivement
46:38est assez forte
46:40il ne faut pas le nier
46:41il y a d'abord
46:42la toile de fond
46:43de la compétition
46:44pour l'épargne mondiale
46:45pendant très longtemps
46:46on a eu des années
46:46où en fait
46:48il n'y avait pas
46:48beaucoup de projets
46:48il y avait beaucoup d'épargne
46:49donc les taux d'équilibre
46:51étaient très bas
46:52ça n'est plus le cas
46:53on a énormément
46:53d'investissements
46:54en particulier dans la technologie
46:55donc tout le monde se bat
46:56pour avoir de l'épargne
46:57et effectivement
46:58les taux sont plutôt
46:59en train de monter
47:00et donc les Etats
47:01doivent se battre
47:01comme les autres
47:02pour avoir accès
47:03au financement
47:04le deuxième élément
47:05c'est que ça fait
47:05un certain temps
47:06effectivement
47:07qu'en particulier
47:10le cas français
47:10et je mets de côté
47:12tout ce qui se passe
47:13au Moyen-Orient
47:13mais le cas français
47:15inquiète un peu
47:16les marchés
47:16au sens où
47:18le budget 2027
47:19est sous pression
47:19on sent bien
47:20qu'il y a véritablement
47:22un sujet
47:22donc ça fait un certain temps
47:23que l'écart de taux
47:25entre la France
47:26et l'Allemagne
47:26grandit
47:27donc là effectivement
47:28on a eu
47:28une poussée liée
47:30au stress supplémentaire
47:31liée au Moyen-Orient
47:33il est aussi
47:35très probable
47:36que le fait
47:37que le candidat
47:38désormais
47:38du Rassemblement National
47:39pour l'élection présidentielle
47:41soit Marine Le Pen
47:42est donc
47:44une candidate
47:45qui a toujours
47:46mis véritablement
47:48très très loin
47:49dans ses priorités
47:50les problématiques
47:51d'équilibre budgétaire
47:52et de respect
47:53des engagements européens
47:54c'est vraiment pas
47:54le cœur de son programme
47:56là aussi
47:57ça n'était pas
47:58probablement
47:59dans les scénarios
48:00de marché
48:00qui étaient privilégiés
48:01et donc
48:02il faut
48:03remettre
48:04les scénarios
48:05au goût du jour
48:05il faut redonner un prix
48:06une fois de plus
48:07le marché donne des prix
48:08et ils nous disent
48:10tout ceci
48:11cumulé
48:12à tous ces facteurs
48:13ça veut dire
48:14que vous allez payer
48:15pour vous financer
48:16globalement
48:16en tant qu'économie
48:17vous allez payer
48:18un peu plus cher
48:19il n'y a pas encore
48:20de drame
48:21il n'y a pas de drame
48:22du tout
48:22mais quand on est
48:24à 85 points de base
48:27donc 0,85%
48:28d'écart avec l'Allemagne
48:29on est quand même
48:30très loin des niveaux
48:31dits de temps calme
48:33qui sont autour
48:33de 50-55
48:34donc ça veut vraiment dire
48:36qu'on commence à avoir
48:38un certain malaise
48:39voilà
48:39il n'empêche
48:40Wilfried
48:41le mouvement là
48:42qu'on a vu ce matin
48:43sur les taux
48:44il est européen
48:45est-ce que les investisseurs
48:47craignent un retour
48:47de l'inflation
48:48avec ce qui se passe
48:48dans le golfe
48:49avec une croissance flat
48:51quasiment à taux
48:52je pense que la vraie crainte
48:55en Europe
48:55c'est plutôt une crainte
48:56de récession
48:57plutôt qu'une crainte
48:58d'inflation
49:00évidemment
49:00compte tenu
49:01de la remontée
49:03des cours du pétrole
49:03qui est quand même
49:04assez modérée
49:05compte tenu
49:05de ce qu'on entend
49:06quand même
49:07d'opérations militaires
49:09on est à 80 dollars
49:10ça ne va pas aider
49:12la banque centrale européenne
49:14à prendre enfin conscience
49:15que ça ne sert à rien
49:16d'essayer de contrecarrer
49:18un choc d'offres
49:19en posant sur la demande
49:22mais donc il y a cette inquiétude
49:23effectivement qui est là
49:24l'inquiétude numéro un
49:25c'est qu'effectivement
49:26ça n'aide pas
49:27à redonner un élan de croissance
49:29pour les économies
49:30et donc ça va peser
49:31sur les capacités
49:32de financement
49:33donc il y a un risque
49:34sur effectivement
49:36globalement
49:36les équilibres financiers
49:37de la zone euro
49:38et ce risque là
49:39il se matérialise
49:40avec un prix du risque
49:41plus important
49:42c'est tout à fait normal
49:43c'est le rôle des marchés
49:43alors vous l'avez dit
49:45la particularité de la France
49:46c'est sa situation budgétaire
49:49une dette publique
49:49qui dépasse les 3500 milliards d'euros
49:53au premier trimestre
49:54sans plus de 117% du PIB
49:56et surtout l'objectif
49:58de 5% de déficit
49:59d'ici à la fin de l'année
50:01qui sera difficile à atteindre
50:03nous a dit le gouvernement hier
50:06est-ce que ça
50:06c'est de nature
50:07à inquiéter aussi
50:08les marchés ?
50:09ce qui inquiète profondément
50:11les marchés
50:11c'est qu'en termes
50:12de capacité fiscale
50:14on a quasiment
50:15atteint un plafond
50:17et donc il reste
50:18les leviers
50:19qui sont difficiles
50:20à activer
50:20donc baisser les dépenses
50:21en particulier
50:22les dépenses sociales
50:22et augmenter
50:24la quantité de travail
50:25général dans l'économie
50:26on sait que c'est
50:26très difficile en France
50:27et donc effectivement
50:28résoudre cette équation là
50:30ça paraît très compliqué
50:32aujourd'hui
50:32et donc ça veut dire
50:33que le nœud coulant
50:35dont on parle depuis longtemps
50:36il est en train
50:36de se resserrer
50:37de plus en plus
50:38les marchés nous disent
50:39faites très attention
50:40le problème
50:41de l'économie française
50:42on le sait
50:43c'est nous n'avons pas
50:44la croissance potentielle
50:45nécessaire
50:46pour supporter
50:46le niveau de dépense sociale
50:48que souhaitent nos compatriotes
50:49aborder ce sujet
50:50de façon frontale
50:53sinon progressivement
50:54l'étau va se resserrer
50:55et donc vous ne serez plus capable
50:56de supporter
50:58les dépenses
50:58que vous voulez supporter
50:59vous en tant que peuple souverain
51:01donc la souveraineté
51:02a un prix
51:02on parle beaucoup de souveraineté
51:04la souveraineté a un prix
51:05et les marchés
51:06sont en train de nous le donner
51:06donc là c'est la crédibilité
51:08de la France
51:08qui est en jeu
51:09de la signature de la France
51:11pour autant les marchés
51:12continuent à nous faire confiance
51:13aujourd'hui
51:13même si on paye légèrement plus
51:14il n'y a pas de sujet
51:15aujourd'hui de financement
51:17au sens de volume
51:18de financement
51:18on arrive tout à fait
51:19à lever de la dette
51:20dans de bonnes conditions
51:21mais on sent que
51:22le prix à payer
51:24est de plus en plus important
51:25et donc ça ne veut pas dire
51:27qu'il y aura un accident
51:28de crédit
51:28ça veut dire que globalement
51:30on va aller de plus en plus
51:31vers un service de la dette
51:32qui sera de plus en plus important
51:34et qui va prendre
51:34sur nos capacités
51:36aujourd'hui le service de la dette
51:37on est à 77 milliards
51:38voilà
51:39c'est un petit peu
51:40en dessous de 80
51:40le chiffre de 100 milliards
51:42sera probablement atteint
51:43autour de 2029
51:44selon les dernières projections
51:47certainement pas avant
51:49mais ça veut dire que
51:51la marge de manœuvre
51:52pour des dépenses
51:54non contraintes
51:55donc les dépenses
51:56en fait
51:56que nous choisissons
51:57en tant que peuple
51:58souverain
51:59au sein des élections
52:00devient de plus en plus
52:03restreint
52:04ou en tout cas
52:04coûte de plus en plus cher
52:05ça c'est quand même
52:06un sujet
52:06qu'il va falloir aborder
52:07de façon frontale
52:09c'est pas un sujet
52:10qui est très agréable
52:11à aborder
52:12pour les candidats
52:13en situation
52:15d'élection
52:16mais effectivement
52:17les marchés nous disent
52:17il n'y a plus beaucoup
52:18de temps aujourd'hui
52:193,9%
52:20il n'y a pas de
52:22à partir de quand
52:23il faut s'inquiéter
52:23jusqu'où ça peut durer
52:24cette confiance
52:25le vrai
52:27le seuil
52:27que tout le monde
52:28que tout le monde
52:28guette
52:29c'est le seuil
52:30de 5%
52:30qui sera un sujet
52:32de très très forte inquiétude
52:34on en est très loin
52:35aujourd'hui
52:35mais déjà effectivement
52:36si on franchit
52:37le seuil
52:38la barre des 4%
52:39ça veut dire
52:39qu'il y aura
52:41cette espèce
52:42de petit aiguillon
52:44qui fait que
52:45vous savez
52:46le marché de la dette
52:47est un marché
52:48qui est très lent
52:49à bouger
52:50ceux qui
52:51possèdent de la dette
52:52les investisseurs
52:54obligataires
52:54sont contraints
52:55par des règles
52:57extrêmement strictes
52:58et donc
52:58ils vendent très peu
52:59c'est pas comme le marché
53:00action
53:01ils vendent très très peu
53:01il faut qu'il y ait
53:02des événements
53:02qui les contraignent
53:03à vendre
53:04donc parmi les contraintes
53:05ce serait par exemple
53:05qu'on soit dégradé
53:06en termes de notes
53:07à une catégorie
53:08qui ne soit plus
53:09la catégorie investissement
53:10on en est très loin
53:10on est trois crans au-dessus
53:11mais dans ce cas-là
53:13effectivement
53:13là les teneurs de compte
53:16n'auraient pas le choix
53:17ils seraient obligés
53:18par leur politique
53:19d'investissement
53:19de vendre
53:20avant en fait
53:21ils ne vendront pas
53:21donc les mouvements
53:23sont forcément
53:23des mouvements
53:24qui sont faibles
53:25on parle aujourd'hui
53:26effectivement
53:27de monter
53:27de 10 points de base
53:289 points de base
53:29en l'absolu
53:30c'est pas énorme
53:31mais pour le marché obligataire
53:32ça veut vraiment dire
53:33qu'il se passe quelque chose
53:35ça veut dire que
53:38qu'il y a un véritable risque
53:40si le prochain
53:41locataire de l'Elysée
53:43est élu
53:44sur des promesses
53:46de déficit
53:47qui se creusent
53:48des retraites
53:49une retraite
53:50un âge légal
53:51de départ
53:52à la retraite
53:52qui recule
53:53est-ce que ça
53:53est-ce que ça veut dire
53:54que là concrètement
53:55on rentre dans une période
53:56où les investisseurs
53:57s'attendent
53:58à énormément
54:00de mouvements
54:01parce que
54:03les candidats
54:04qui se présentent
54:06sont
54:06on voit Marine Le Pen
54:08par exemple
54:08qui se maintient
54:10et qui l'a annoncé
54:11hier soir
54:12qui parle d'une retraite
54:13à 62 ans
54:14est-ce que ça
54:15c'est une matière
54:16à faire fuir
54:17les investisseurs
54:18ou à inquiéter ?
54:19Oui tout à fait
54:20c'est véritablement
54:21en tout cas
54:22les marchés
54:22sont ni inquiets
54:24ni émotionnels
54:26les marchés
54:27font ce qu'ils savent faire
54:28ils donnent des prix
54:29ils donnent le prix du risque
54:31et le prix du temps
54:31ils nous disent simplement
54:32tous les choix démocratiques
54:33sont des choix légitimes
54:35il n'y a aucun problème
54:36simplement
54:37on doit vous donner
54:38l'information
54:38que ne vous donne pas
54:40parfois
54:40des candidats
54:41c'est les choix
54:42tout choix
54:43à un prix
54:44et donc si vous faites
54:45le choix
54:46d'avoir par exemple
54:47la retraite à 60
54:47ou 62 ans
54:48ça veut dire
54:49que vous allez être
54:50beaucoup plus contraints
54:51sur énormément
54:52d'autres choses
54:53parce que le prix
54:54sera extrêmement élevé
54:55vous pouvez faire
54:56ce choix là
54:57il n'est pas impossible
54:58mais est-ce que vous êtes
54:59prêt à payer ce prix
55:00pour tout le reste
55:01de l'économie
55:01avec les conséquences
55:02que ça implique
55:03c'est-à-dire probablement
55:04un appauvrissement
55:05généralisé
55:06du pays
55:07dans les années qui viennent
55:09est-ce que c'est quelque chose
55:10avec lequel vous êtes à l'aise
55:11et ça peut être quelque chose
55:12avec lequel collectivement
55:13nous sommes à l'aise
55:14mais au minimum
55:15ils donnent cette information là
55:16c'est utile
55:17et je pense très important
55:18pour le débat
55:19de l'entendre tout simplement
55:21sachant que là
55:21on entre en campagne présidentielle
55:24en année présidentielle
55:25et qu'il y a un budget
55:262027 à boucler
55:28par ailleurs avant
55:29on a la double lame
55:30voilà c'est la double lame
55:32exactement
55:32ça veut dire que
55:33aujourd'hui on sait
55:34qu'on a une instabilité politique
55:36qui fait que c'est difficile
55:37de trouver des équilibres budgétaires
55:39au sein du Parlement
55:40parce qu'il faut que le Parlement valide
55:42il y aura probablement
55:43quand même
55:45un compromis
55:45moi j'y crois en fait
55:46qui sera trouvé
55:47personne n'a intérêt véritablement
55:48à une crise
55:49juste avant l'élection
55:51mais probablement pas
55:52évidemment
55:53de réformes majeures
55:55pour résoudre ce fameux problème
55:56de croissance potentielle
55:57et de dépense sociale
55:58toujours ces deux volets
55:59augmenter la croissance potentielle
56:01ou diminuer
56:01le volet de dépense sociale
56:03et donc ça doit être au coeur
56:05de la campagne électorale
56:07et les marchés
56:07suivront ça
56:08je me souviens
56:08de la campagne
56:10par exemple de 2017
56:10celle de 2022
56:11était très particulière
56:12mais celle de 2017
56:13où les taux d'intérêt
56:15en particulier
56:16évoluaient
56:16voire l'euro également
56:18évoluaient au fur et à mesure
56:19des sondages
56:20sur le premier
56:21et le deuxième tour
56:22de l'élection française
56:22en disant
56:23est-ce qu'on va remettre en cause
56:25un mode de fonctionnement
56:26qui est notre mode de fonctionnement
56:27sur lequel on a beaucoup de confort
56:29est-ce qu'on va
56:30casser un certain nombre
56:31de mécanismes européens
56:32casser un certain nombre
56:32de mécanismes de la zone euro
56:33c'est effectivement ça
56:34qu'il va falloir suivre
56:35dans les semaines
56:36dans les mois qui viennent
56:37on aura beaucoup de choses
56:38à commenter
56:38il va y avoir de quoi faire
56:40effectivement
56:40il va y avoir de quoi faire
56:41merci beaucoup
56:42Louis de Gallon
56:43je rappelle que vous êtes
56:43directeur de la stratégie
56:45pour mon pensier
56:46Arbevel
56:46tout de suite
56:47c'est le 19h éco
56:48présenté par Erwan Maurice
56:50très bonne soirée
56:52le 18-19 sur BFM Business