- il y a 7 semaines
Ce jeudi 27 août, depuis la REF, Jérôme Tichit a reçu Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Pierrick Merlet, journaliste de La Tribune, Sébastien Gillet, directeur général de GL events exhibitions industrie, et Antoine Fichet, président et cofondateur de Daan Tech, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et le samedi et réécoutez la en podcast.
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00:03BFM Business, la France a tout pour réussir.
00:07Jérôme Tichit.
00:12Bonjour, heureux, bonjour. Nous sommes toujours en direct de la REF, la rencontre des entrepreneurs de France, ici au campus
00:18Roland-Garros, Porte d'Auteuil à Paris.
00:20C'est donc la REF 2026 avec un thème, le courage.
00:23Et nous allons axer cette émission sur le courage de maintenir l'industrie, de réindustrialiser la France.
00:29Mes invités pour en parler tout d'abord, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, avec qui nous parlerons de
00:35deux dossiers importants pour la région.
00:37La réindustrialisation de l'ancien site de la fonderie SAM dans l'Aveyron, mais aussi les projets de reprise de
00:42la papeterie Fibre Excellence en Haute-Garonne.
00:46Également avec nous, Antoine Fiché, entrepreneur que l'on suit depuis très longtemps sur BFM Business.
00:50C'est son entreprise Dantec qui a créé les lave-vaisselle Compact Bob, fabriquées en Vendée.
00:55Mais l'entreprise a été placée en 2025 en redressement judiciaire.
00:58Dantec est en train de se relancer en pivotant notamment vers le médical.
01:03On en parlera plus en détail dans un instant.
01:05Avec nous également Sébastien Gillet, directeur général des salons industrie chez GL Events, notamment Global Industrie.
01:12Et malgré le contexte, l'édition 2026 a été un succès.
01:15On parlera aussi de l'édition 2027 qui aura lieu au mois de mars à Lyon.
01:19On parlera aussi de la deuxième édition des Grands Prix de l'Industrie.
01:22Ce sera le 25 novembre prochain sur BFM Business.
01:25Mais avant de vous donner, madame, messieurs, la parole, je retrouve Pierrick Merlet.
01:29Rebonjour Pierrick.
01:30Bonjour Jérôme.
01:31Journaliste à la Tribune en charge du secteur de l'industrie.
01:33Cette émission, comme tous les rendez-vous de la REF, on le sait maintenant, sont sous la marque chapeau du
01:38pôle économique BFM La Tribune.
01:40Pierrick, tous les six mois, le cabinet Trendeo sort son étude, son baromètre sur l'état de l'industrie, le
01:46solde entre les ouvertures et les fermetures.
01:48Ce solde, il n'est pas bon au premier semestre, mais il y a quand même quelques raisons d'espérer.
01:53Il n'est pas bon, oui, parce qu'il confirme la décélération de la dynamique de réindustrialisation depuis plusieurs années
01:58en France.
01:59Le solde d'usine, il est de moins 40, 51 ouvertures pour 91 fermetures.
02:04Et c'est un solde net qui diminue depuis le premier semestre 2021.
02:09C'est-à-dire que depuis cinq ans, on a une décélération aussi bien des projets d'ouverture d'usines
02:14et une accélération des fermetures.
02:16Petit point, on va dire positif, parce qu'il faut quand même l'être un minimum.
02:19C'est la France à tout pour réussir.
02:20La France à tout pour réussir, donc on va avoir une note de positivité.
02:24Plus 5600 emplois industriels nets annoncés.
02:27Ce ne sont pas des créations avérées, ce sont des créations annoncées.
02:31Donc le solde des créations et des destructions.
02:335600, bien sûr, porté par l'aéronautique, la défense, le spatial, le nucléaire et le naval, avec comme point faible
02:41l'automobile et l'agroalimentaire.
02:43Mais petit hic sur ce 5600, c'est qu'il est surtout porté par des projets de création d'emplois
02:49dans les usines existantes.
02:51Parce que, comme je le disais à l'instant, il y a beaucoup moins de projets de création d'usines.
02:54Et donc, pour l'instant, c'est le tissu existant qui tire la dynamique de la France.
02:59Si on positive encore un peu, les investissements au premier semestre, ils sont en très forte hausse.
03:03Ça a plus de, à presque 210 milliards.
03:05Oui, comme je le disais tout à l'heure, c'est un record.
03:07On parle de 209 milliards d'euros investis, annoncés au premier semestre 2026.
03:14Mais seulement 7% concernent l'industrie manufacturière.
03:18Et 42%, par contre, les data centers.
03:20Et si on peut monter ce chiffre à 76% quand on y ajoute le nucléaire et la filière des
03:26déchets.
03:27Mais voilà, seulement 7% concernent l'industrie manufacturière.
03:31Et petit point intéressant, mais on y reviendra peut-être dans quelques instants.
03:34Mais il y a un classement région qui a été établi sur ce bilan semestriel par Trenbeo.
03:38Allez-y, allez-y, allez-y.
03:40Et bien, ils classent en première position la région Occitanie.
03:42Je pense que la présidente de région, qui est très friante de ces chiffres, en a pris connaissance.
03:47Et puis de loin, on parle de plus 71 500 emplois industriels nets sur l'Occitanie depuis 15 ans.
03:56Et un solde d'usines de plus 81.
03:59C'est-à-dire, entre 2010 et 2025, on a une amélioration, une densité plus forte d'usines en Occitanie.
04:06Et 71 000 emplois industriels nets nouveaux.
04:08Et bien, comment commencer mieux une interview que par ces chiffres ?
04:11Bonjour Carole Delga.
04:12Bonjour.
04:12Alors, comment s'explique ce dynamique industrielle en Occitanie ? Est-ce que c'est le seul fait de la
04:17région ?
04:19Non, bien sûr que non, puisque la création d'entreprises, la création d'emplois, c'est tout d'abord une
04:25initiative portée par les entreprises.
04:28Mais c'est un accompagnement aussi qui performe.
04:31Nous avons la chance, en Occitanie, d'avoir trois piliers industriels, qui sont, bien entendu, l'aéronautique et le spatial,
04:41où il y a une très très belle dynamique, en particulier autour d'Airbus et de la supply chain.
04:48Nous avons aussi l'agroalimentaire, parce que l'agroalimentaire, en Occitanie, est un peu à rebours des chiffres en France.
04:55Il se porte plutôt bien, puisque nous avions un certain retard et nous valorisons de plus en plus sur le
05:01territoire occitan et catalan de la production de nos agriculteurs.
05:07Et puis nous avons beaucoup, beaucoup développé toute la question des énergies renouvelables autour de l'hydrogène vert, autour de
05:15l'éolien flottant.
05:16On avait fait un vrai pari, il y a de ça dix ans. C'est un pari réussi. Nous sommes
05:23très volontaristes en Occitanie.
05:26Nous avons un très très bon partenariat avec le monde de l'entreprise.
05:30Avec, sur ce point, un plan Occitanie Résiliente Énergie, qui, je crois, a été adopté juste avant l'été et
05:38qui a un budget de 500 millions d'euros, je crois, c'est ça ?
05:41Oui, bien sûr. Nous avons, en fait, proposé une offre complète d'accompagnement pour l'industrie.
05:48Nous débutons, bien entendu, avec l'innovation. Nous sommes la région française où il y a la part la plus
05:56importante du PIB consacrée à l'innovation.
06:00Nous mettons aussi une offre clé en main sur la question du foncier, c'est-à-dire des terrains qui
06:08sont déjà desservis.
06:10Mais la région aussi peut construire pour le compte des industriels les usines.
06:17Et puis aussi, nous aidons de façon classique, à travers la subvention, les évances remboursables.
06:22Mais également, avec des outils financiers, la région peut être actionnaire.
06:27Et tout à l'heure, je parlais de l'hydrogène vert. Je vais citer l'entreprise Genvia, qui est basée
06:33à Béziers,
06:34où nous fabriquons des électrolyseurs haute température. Et la région est actionnaire.
06:39On avait fait tout un sujet dans cette usine il y a quelque temps sur BFM Business.
06:43Je donne la parole à Sébastien Gillet. Je reviens, puisque vous êtes au cœur de l'industrie et des industriels.
06:50Vous êtes en charge des salons industrie chez GL Events.
06:54Quel bilan, d'abord, vous faites-vous de Global Industrie 2026 ?
06:57Et quel est l'état d'esprit des industriels que vous côtoyez ?
07:02On parle de ce baromètre, avec quelques chiffres positifs, d'autres moins.
07:06C'est quoi l'état d'esprit en cette fin août 2026 ?
07:09Il est plus que positif qu'autre chose. En effet, on sort de Global Industrie Paris,
07:13parce que c'était l'édition parisienne en 2026, au mois de mars,
07:15qui s'est excellemment bien passée, parce qu'on a fait quand même plus de 60 000 industriels
07:18qui sont venus contrairement à 2024. Vous savez, on marche dans les années paires à Paris,
07:21les années impaires à Lyon, mais je crois que vous en parlerez après.
07:24Il est dynamique, il est positif, il est résilient, on ne lâche rien.
07:27Je crois que les industriels l'ont montré depuis quelques décennies qu'ils n'ont jamais rien lâché.
07:31Ils sont maintenant soutenus, parce que ça devient aujourd'hui un sujet politique, l'industrie,
07:34qu'elle n'était pas il y a quelques années.
07:36Et je crois qu'il faut continuer à les protéger,
07:38les protéger à travers, bien sûr, les deux blocs américains et chinois.
07:41Et je crois que cette prise de conscience, elle commence à être prise.
07:43Mais on a la chance quand même d'avoir des gens qui sont amoureux de leur métier,
07:46qui sont passionnés de leur métier. Et souvent, à travers nos 12 salons,
07:49on fait 12 salons à peu près dans toute la France qui touche l'industrie.
07:52Moi, j'ai une vraie reconnaissance pour les 3 400 000 industriels,
07:55personnes, hommes et femmes, qui travaillent depuis 3 décennies
07:57et qui, eux, n'ont jamais rien lâché.
07:59Qui ont la passion du savoir-faire, la passion de leur métier.
08:01Et ça, cette chance-là, peut-être d'autres pays l'en parlent.
08:03Alors, on n'a peut-être pas toujours le savoir-faire,
08:05encore d'une certaine manière qu'on l'intègre,
08:07mais on a la passion de ces hommes et des femmes qui n'ont jamais lâché.
08:09Donc, pour eux, on doit continuer à être derrière eux.
08:11On parlait de l'importance de l'agroalimentaire pour l'Occitanie.
08:14Je crois d'ailleurs que vous êtes à Toulouse d'ici quelques jours pour un CEPHIA.
08:17Exactement. On en a parlé avec la présidente.
08:19Dans un mois, on est sur Toulouse avec un événement qui s'appelle le CEPEM,
08:22donc un salon multi-industrie, et le CEPHIA,
08:24qui est un salon spécialisé en agroalimentaire.
08:25C'est 700 industriels.
08:27Et pour répondre aux différents chiffres,
08:28alors oui, les chiffres, ils sont peut-être parfois négatifs, parfois positifs.
08:31On est juste sur un seul positif sur 10 ans de création d'usines.
08:34C'est aussi important de dire que sur 10 ans,
08:36on a créé plus d'usines qu'on a fermées.
08:38Et l'agroalimentaire reste le premier secteur industriel français.
08:40Avec un plus 300 depuis 2017.
08:43C'est ce que rappelait le ministre de l'Industrie, Sébastien Martin,
08:46ce matin dans la matinale de Brigitte Boucher.
08:48Exactement. Et l'agroalimentaire est un secteur sur lequel on excelle.
08:50On a un vrai savoir-faire qui est reconnu mondialement.
08:52La gastronomie d'une certaine manière, mais aussi tout le process,
08:54et qui sera présenté, comme l'a dit la présidente,
08:56sur Toulouse dans un mois.
08:58Avant de parler de la SAM, avant de parler de fibres excellents,
09:01je donne la parole, je finis ce tour de table avec Antoine Fiché.
09:03Bonjour Antoine.
09:04Bonjour Géraud, merci.
09:04Vous êtes le président et fondateur de Dantec,
09:07une entreprise qui, comme la France a tout pour réussir,
09:09fait tout juste ses 10 ans.
09:11C'était en 2016.
09:12On va parler dans quelques instants des difficultés
09:15qu'a traversées l'entreprise, de son rebond.
09:19Vous, votre état d'esprit, c'est quoi ?
09:21Vous êtes aussi un industriel au cœur des territoires.
09:23Vous êtes en Vendée.
09:25Comment est ressenti cette rentrée 2026 ?
09:28Alors là, on clôture notre premier acte narratif,
09:32j'ai envie de dire, de l'histoire de Dantec.
09:34Donc 10 ans.
09:3510 ans d'engagement pour, à notre échelle,
09:37réindustrialiser la France.
09:38Alors avec la promesse de créer une gamme d'appareils électroménagers,
09:41c'était notre vision.
09:42En 2016, on avait déjà cette vision de créer,
09:44au-delà de Bob le mini-lave-vaisselle, une gamme.
09:48Finalement, on a un peu...
09:49Un peu pivoté maintenant.
09:50Un peu pivoté, parce que par la force des choses,
09:53c'était compliqué de forcément tout internaliser.
09:55Et donc là, la grosse annonce qu'on veut faire sur ce plateau,
09:58c'est qu'on veut devenir véritablement un hub maintenant,
10:01avec beaucoup de projets à venir,
10:02pour créer de nouveaux produits innovants,
10:05avec ce premier pivot dans le médical.
10:07Donc on adapte notre outil industriel,
10:09on adapte nos outillages, notre produit Bob,
10:13pour le transformer en thermodésinfecteur pour les dentistes
10:15et en thermolaveur pour les vétérinaires.
10:17C'est un marché qui n'est pas adressé pour l'instant,
10:20ou qui est adressé par des entreprises étrangères,
10:22donc allemandes, italiennes.
10:23Et donc, en fait, on veut se positionner sur ce marché
10:25et on ouvre un nouvel arc narratif autour de notre entreprise.
10:30On en parlera plus en détail dans un petit instant.
10:32Le ressenti, quand on parle ici,
10:34les politiques viennent,
10:36on parle beaucoup de l'instabilité fiscale,
10:38on parle beaucoup de certaines idées,
10:39de certains candidats.
10:41Vous, l'entrepreneur que vous êtes,
10:43comment vit cette rentrée,
10:45qui est quand même à 8 mois de la présidentielle,
10:47donc placée sous le saut de l'instabilité ?
10:50Alors, les enjeux, en tant qu'entrepreneur,
10:53on les a toujours.
10:54Il n'y a pas une année qui se passe toujours comme on l'avait souhaité,
10:57mais c'est ça qui est aussi beau dans l'inventure entrepreneuriale.
10:59Ce que j'ai envie de dire, c'est que nous, en 2016,
11:01on était pionniers sur le Made in France,
11:03Origins France Garantie, réparabilité.
11:05On avait inventé un indice de réparabilité
11:08avant l'indice qui s'est créé en 2018.
11:12Et en fait, on a aujourd'hui une volonté d'aller plus loin.
11:16Donc, on pense que la stabilité,
11:18en tout cas dans notre secteur d'activité,
11:20et l'attractivité, ça va passer par l'impact.
11:24On en parle depuis longtemps.
11:25Nous, c'est dans notre ADN depuis longtemps.
11:27C'est-à-dire qu'on fait des produits éco-conçus,
11:29fabriqués en France, recyclables,
11:31on les reconditionne en fin de vie.
11:32Donc, on crée zéro déchet.
11:33Et là, aujourd'hui, on veut devenir
11:35une société commerciale de l'ESS.
11:37Et ce statut nous permettra de bénéficier
11:41de jeunes entreprises innovantes à impact.
11:43C'est un nouveau statut qui a été lancé en février 2026.
11:46Et tout un tas d'avantages aussi,
11:49et pour prouver au marché, à nos investisseurs,
11:52à nos clients, qu'on est engagé
11:54et qu'on l'inscrit dans nos statuts.
11:56Direction, on revient en Occitanie,
11:57direction le nord de votre région,
11:59le département de l'Aveyron.
12:01On va donc parler de cet ancien site de la fonderie SAM.
12:04On va faire un bref historique avec vous, Pierrick.
12:06Nous rappeler les différentes étapes
12:09entre la fermeture et puis donc les projets
12:11qui vont être en cours et soutenus par la région.
12:14La fonderie SAM, c'était un très grand acteur industriel
12:17de la région Occitanie.
12:19C'était, toute proportion gardée,
12:21c'était l'Airbus local, on peut le dire.
12:22C'était une boîte qui a employé plus de 1000 personnes,
12:25voire 2000 à une certaine époque,
12:26ou a travaillé pour plusieurs constructeurs automobiles
12:28parce que c'était une fonderie qui était spécialisée.
12:30Renault notamment.
12:30Qui était spécialisée pour le secteur automobile particulièrement.
12:33Puis, de fil en aiguille, entre mauvais choix stratégiques,
12:37première crise de 2008,
12:39puis après, première vague de délocalisation,
12:42première vague de désindustrialisation de la France.
12:44C'est une entreprise qui a vivoté autour de 300-400 personnes
12:48et qui a été repris par un actionnaire chinois
12:52qui n'a pas tenu ses engagements au moment de la reprise
12:55à la barre du tribunal de commerce
12:57et qui a plongé dans une profonde difficulté
12:59la fonderie SAM au début des années 2020,
13:02fin des années 2010.
13:03Et puis, le coup de grâce,
13:04ça a été le désengagement total de Renault
13:06qui était le client unique,
13:09quasiment client unique de ce site.
13:11Et forcément, 300 collaborateurs sans client,
13:15ça fait une liquidation judiciaire
13:17à quelques semaines de Noël 2021.
13:20En novembre 2021.
13:21Et donc, la région a racheté le site.
13:23C'était en 2024.
13:24Oui, tout à fait.
13:26Nous n'avons pas pu sauver l'entreprise SAM
13:29puisque Renault avait exigé
13:31qu'il soit le client unique de cette entreprise.
13:37Et quand Renault a choisi de faire fabriquer
13:40ces pièces-là en Espagne,
13:43le temps était trop court.
13:45Mais nous ne sommes pas résignés à la région Occitanie.
13:49Nous avons voulu que ce bassin industriel
13:52puisse avoir un avenir.
13:54Donc, nous avons dû batailler à travers des procédures juridiques
13:57pour pouvoir racheter le site.
13:59Nous avons mis trois ans.
14:00Et c'est là un des problèmes sur la réindustrialisation de la France.
14:04C'est des procédures administratives
14:06qui sont très très longues.
14:08Nous avons dû prendre un cabinet d'avocats spécialisé parisien
14:12pour arriver à acheter, en fait, le site,
14:15que ce soit le bâtiment, que ce soit les machines.
14:18Et une fois que nous avons pu en disposer,
14:21là, nous avons pu rentrer vraiment dans la négociation concrète
14:24avec plusieurs investisseurs.
14:27Et au bout de deux ans,
14:29nous avons conclu avec deux entreprises.
14:31L'entreprise Matière,
14:33qui a obtenu un très gros marché avec RTE
14:36pour le renouvellement de poteaux électriques.
14:41Et ensuite, avec une entreprise
14:44qui est historiquement irlandaise,
14:47mais qui est implantée aussi en Occitanie,
14:50Paragon et Haïdi,
14:52qui est spécialisée dans des étiquettes
14:54qui sont beaucoup utilisées par Decathlon
14:56pour la tracéabilité de produits.
14:58Et le coût de tout ça,
15:00le rachat,
15:02la création des nouveaux sites,
15:05c'est quel coût pour la région ?
15:07C'est un coût de 48 millions d'euros au total.
15:1011 pour le rachat pur.
15:12Le rachat et adaptation et dépollution,
15:16ainsi de suite.
15:17Mais c'est la démonstration
15:18que quand il y a une volonté,
15:20on y arrive.
15:21C'est long,
15:22il ne faut pas se décourager,
15:23mais on peut y arriver.
15:24Madame Delga,
15:25vous m'aviez confié il y a quelques semaines
15:26que le dossier SAM,
15:28c'était le pire souvenir de votre présidence.
15:30Ça m'avait marqué,
15:31parce que ça fait quand même presque 10 ans
15:33que vous êtes à la tête de la région,
15:34donc vous en avez connu des dossiers
15:36aussi bien économiques et autres.
15:37Vous parlez de pire souvenir.
15:40Là, on sera dans 10 ans après.
15:42On parle de 375 emplois industriels
15:44d'ici 2032,
15:46plus de 10 ans après la liquidation de la SAM.
15:48Finalement, pour vous,
15:49l'enjeu autour de ce dossier,
15:50c'est quoi ?
15:50C'est le symbole de faire revivre cette fonderie ?
15:53Parce qu'on imagine bien
15:55que les 300 salariés qui étaient à la fonderie,
15:57certains ont dû vagabonder sur d'autres postes,
16:01ont dû se reconvertir.
16:02Donc finalement, c'est plus pour vous
16:04un enjeu de vitalisation du territoire
16:06qu'un enjeu de développement économique.
16:09On est d'accord ?
16:09L'idée, c'est plus de refaire vivre ce site
16:12qui vous a marqué par l'histoire qu'il a connu.
16:14Oui, tout d'abord,
16:16ça a été le pire souvenir de ma présidence
16:19parce que c'est le désarroi des familles
16:22dans un territoire où le revenu par habitant
16:25est quand même déjà assez faible,
16:28où il ne suffit pas de traverser la rue
16:30pour trouver un job.
16:32C'est-à-dire qu'il faut faire
16:33minimum 30 ou 60 kilomètres
16:35pour trouver un travail.
16:38Et moi, j'ai vraiment mal vécu
16:40la détresse, le désarroi de ces salariés,
16:43de ces 333 salariés
16:45qui avaient tout donné depuis des années,
16:47qui avaient consenti de nombreux efforts
16:49et qui ont été lâchés.
16:51Et moi, je voulais démontrer
16:52que la politique, ça peut changer la vie.
16:55C'est pour ça que je fais de la politique
16:57parce que je pense qu'on peut améliorer la vie,
17:00on peut rendre de nouveau la France
17:02fière de son industrie,
17:04d'être de nouveau le pays
17:06de la production et des travailleurs.
17:08Et c'est ce que j'ai voulu démontrer,
17:10c'est que même en dehors des grandes métropoles,
17:12on pouvait réindustrialiser
17:14et que c'était possible
17:17par un travail de terrain
17:18et qu'il ne faut rien lâcher,
17:19que par moment, il y a besoin de talons.
17:21Est-ce que ce n'est pas finalement ça,
17:23l'industrie de demain ?
17:24C'est des régions, des conseils régionaux
17:27acteurs de cette réindustrialisation,
17:29parfois au coup de cabinets d'avocats
17:32très spécialisés.
17:33Mais est-ce que ce n'est pas ça demain finalement qu'il faut ?
17:35Oui, je suis aussi présidente des régions de France
17:38et c'est ce que nous défendons,
17:39les 18 présidents de régions,
17:42c'est d'avoir plus de pouvoir.
17:44Aujourd'hui, nous sommes en fait dans un pays
17:47à l'immobilisme qui est de plus en plus grand
17:51et il y a besoin d'avoir un état fort
17:54sur les missions régaliennes
17:57qui sont la sécurité, la défense, la monnaie,
18:00mais nous avons besoin de libérer les énergies
18:02et en particulier au niveau des régions.
18:05Nous devons avoir plus de moyens
18:08au niveau de la réglementation.
18:10Il faut alléger les procédures administratives
18:15qui sont trop longues.
18:16Il faut aussi avoir des moyens financiers
18:18parce que quand vous êtes proche du terrain,
18:22c'est en fait le meilleur moyen
18:24de convaincre des investisseurs
18:27et c'est ce que nous portons
18:28qui est plus de décentralisation,
18:30plus de pouvoir localement.
18:31Et quel est le candidat qui porte le mieux
18:33ce que vous prenez ?
18:35Il y a le débat cet après-midi.
18:37Vous avez dit ce matin chez le confrère de TF1
18:39que vous souteniez Raphaël Glucksmann.
18:41Est-ce qu'il est en phase avec ces propositions-là ?
18:43Oui, tout à fait. Il est en phase avec ces propositions.
18:46C'est pour ça que je le soutiens.
18:47Et dans son équipe de campagne,
18:48j'aurai en responsabilité la France de la production,
18:53production agricole,
18:54mais production industrielle également,
18:56et la France des travailleurs.
18:59Parce que ce que nous voulons,
19:00c'est que dans ce pays,
19:01le travail paye,
19:03permette de vivre dignement.
19:05Mais aussi, nous devons avoir cette défense
19:08d'une France et d'une Europe
19:09qui produit, nous ne pouvons pas continuer
19:11à être sur un projet européen
19:14juste de libre-échange.
19:15Parce que nous avons besoin
19:17d'avoir un président de la République française
19:20qui soit européen.
19:21Parce que c'est l'intérêt des entrepreneurs.
19:24Parce qu'il est faux de croire
19:25que la France toute seule
19:27pourra se battre
19:29dans la compétition mondiale
19:30face à des États-continents
19:32comme la Chine,
19:33comme les États-Unis.
19:35Et c'est pour ça que
19:36le prochain président de la République
19:38doit être fortement européen
19:40et doit remettre de la justice sociale
19:43dans ce pays.
19:44On a compris votre choix.
19:45En une minute,
19:46quand même,
19:46le dossier de fibre excellence.
19:48Donc on passe de Decazeville,
19:49on passe à Saint-Gaudens
19:51en Haute-Garonne.
19:52Le dernier papetier français.
19:54Quel est le rôle de la région ?
19:56Je crois que via la RISC
19:57et donc l'Agence régionale
19:59des investissements stratégiques,
20:00vous venez de faire
20:01une offre de reprise.
20:02Est-ce qu'elle est finalisée ?
20:04Et quelles sont les prochaines étapes ?
20:06Non, elle n'est pas finalisée
20:07puisque le tribunal de commerce
20:09nous a donné un délai
20:11de trois semaines fin juillet.
20:13Donc au mois d'août,
20:14c'est quand même assez complexe
20:16de convaincre un investisseur étranger
20:19parce que nous n'arrivons pas
20:21en France à trouver un investisseur
20:24sur la production de pâte à papier
20:26puisque fibre excellence
20:28était le dernier producteur
20:29de pâte à papier.
20:30Donc sur le mois d'août,
20:32j'ai dû contacter
20:33avec Sébastien Martin,
20:36le ministre de l'Industrie,
20:37des investisseurs suédois,
20:39norvégiens
20:40et d'autres pays européens.
20:42Et nous avons pu déposer une offre
20:44puisque nous avons un partenariat
20:46avec Soprema
20:48pour toutes les questions énergétiques
20:50et des coproduits
20:51pour les panneaux d'isolation.
20:53Mais nous avons besoin
20:55d'avoir un autre investisseur
20:57et c'est une course contre la montre.
21:00La moitié du chemin est faite.
21:02On suivra le dossier sur BFM Business.
21:04Antoine Fiché, je vous redonne la main.
21:06On repart en Vendée.
21:07Donc vous nous parliez
21:08de la diversification
21:09qui est en cours
21:12avec des thermolaveurs,
21:13des thermos, comment vous dites ?
21:15Des infecteurs.
21:15Des infecteurs, voilà.
21:17Votre cible, c'est quoi ?
21:18C'est les cabinets vétérinaires ?
21:20C'est le dentaire ?
21:22C'est quoi ?
21:22Exactement.
21:23En fait, on s'est posé la question
21:24de qu'est-ce qu'on pouvait faire
21:25avec notre capacité stratégique,
21:26notre usine, nos outillages,
21:27notre produit
21:28et comment est-ce qu'on pouvait l'adapter
21:29à moindre coût
21:30avec seulement quelques centaines
21:32de milliers d'euros quand même
21:33mais c'est moins qu'un investissement
21:35complet dans un nouveau produit.
21:37Et en fait, on a fait une étude de marché
21:38et on a vu qu'il y avait un secteur
21:40qui n'était pas bien adressé.
21:41C'était le secteur des cabinets vétérinaires
21:43et cabinets dentaires indépendants.
21:45Les petits cabinets,
21:46il y en a plus de 200 000 en Europe.
21:48C'est vraiment une cible
21:49qui n'est pas adressée
21:49et qui font le lavage
21:50de leurs instruments
21:51après des chirurgies à la main.
21:54Donc c'est vraiment
21:54avec les assistantes vétérinaires,
21:56assistantes dentistes
21:56qui lavent à la main
21:57avec des baquets ultrasons
21:58avant de passer en autoclave
21:59pour la stérilisation.
22:00Donc ça, c'est en vente déjà ?
22:02Ça va l'être bientôt ?
22:03Donc on a lancé notre première version
22:05pour les vétérinaires
22:06qui demandent moins de certification
22:07que le médical humain.
22:09Donc on l'a lancé en mars 2026
22:11et on a livré plus de 120 unités
22:13avec un très bon retour terrain
22:16et on a signé
22:17avec un partenaire allemand
22:18pour 8 pays européens.
22:20Donc très content
22:21avec un vrai contrat
22:22sur plusieurs années,
22:24plusieurs centaines
22:24et milliers d'unités à venir.
22:26Et pour le médical pur ?
22:27Et pour le médical,
22:27on passe les certifications
22:28dispositifs médicaux,
22:30dispositifs médicaux,
22:31donc là vraiment
22:31les certifications européennes,
22:33très compliquées
22:33avec des audits,
22:34avec une adaptation
22:35de notre outil industriel
22:36et on devrait les avoir
22:38d'ici mars à avril 2027
22:41pour un lancement à l'été 2027.
22:43Plus généralement,
22:44comment se porte l'entreprise ?
22:45Comment se porte le chiffre d'affaires ?
22:47Le redressement judiciaire,
22:48c'était une étape indispensable
22:50pour vous relancer ?
22:51Oui, alors le redressement judiciaire,
22:53ce n'est pas forcément souhaitable
22:54pour un parcours entrepreneurial,
22:56mais c'est vraiment un rebond.
22:58Il faut le voir comme ça.
22:58Donc nous,
22:59on est très courageux
22:59chez DanTech.
23:00D'ailleurs,
23:01je tiens vraiment
23:01à remercier toutes les équipes
23:03qui ont travaillé.
23:04Vraiment,
23:05ça a été une année
23:06très compliquée,
23:07mais dans la résilience
23:10très positive finalement,
23:11parce qu'on a réussi.
23:12Vous avez dû les réduire un peu ?
23:14On a réduit un peu
23:15les effectifs effectivement,
23:16mais aujourd'hui,
23:16on est à l'équilibre.
23:17Donc ce qui est important,
23:18ce qu'il faut retenir,
23:19c'est qu'avec l'activité historique
23:20de Bob le lave-vaisselle,
23:21on est à l'équilibre.
23:22Donc là,
23:22on va faire notre première année
23:24entre guillemets
23:24rentable à l'équilibre.
23:25Et c'est véritablement 2027
23:27avec le lancement
23:28dans le dispositif médical
23:30qui va arriver à un EBE
23:32autour de 10-15%
23:34en 2028-2029.
23:36Et là,
23:37on aura vraiment la capacité
23:39de mener à bien d'autres projets.
23:40Donc c'est vraiment
23:41ce qu'on s'est dit,
23:42c'est qu'on prenait 2-3 ans
23:43pour restructurer l'entreprise
23:44et après,
23:45on pouvait repartir
23:45sur d'autres projets d'innovation.
23:47Et vous ouvrez
23:47votre capital également ?
23:49Exactement.
23:49Donc pour ça,
23:50en fait,
23:50on a besoin de moyens,
23:51mais c'est aussi pour pousser
23:52notre impact positif.
23:54En fait,
23:54c'est vraiment l'idée
23:55de dire qu'on ouvre
23:56notre capital
23:56pour les personnes
23:57qui veulent avoir
23:59un moyen concret
24:01avec leur épargne
24:02de soutenir
24:03l'industrie française.
24:04Donc c'est vraiment
24:04ce qu'on veut faire
24:05là dans les prochaines semaines.
24:06Donc on ouvre
24:07notre capital.
24:08Donc il y a toutes
24:08les informations
24:09sur notre site internet.
24:10Donc dan.tech
24:11D-A-A-N.tech
24:12T-E-C-E
24:13T-E-C-H
24:14pardon.
24:15Et donc en fait,
24:16justement,
24:16on veut proposer
24:17aux personnes,
24:18donc principalement
24:19à des business angels
24:20mais aussi des particuliers
24:21de rejoindre l'aventure.
24:22Je redonne la main
24:23à Sébastien Gillet
24:24pour conclure
24:25cette émission.
24:26On a fait un petit bilan
24:28de ce que vous ressentez
24:29de l'état d'esprit
24:30des industriels.
24:31On va parler quand même
24:32de Global Industrie 2027.
24:34Est-ce que les choses
24:34sont bien dans les tuyaux ?
24:35Est-ce qu'elles avancent bien ?
24:37Est-ce que l'optimisme
24:38que vous affichez
24:38à Villepinte en 26
24:39sera le même
24:40à Lyon en mars 27 ?
24:42Il sera le même.
24:42Il sera peut-être
24:43même encore plus beau
24:43parce que si on s'arrête
24:44sur un volet commercial
24:45parce que pour faire un salon
24:47c'est un an,
24:47il y a toujours
24:47un aspect commercial,
24:48un aspect communication.
24:49On sait que commercialement
24:50les choses se passent
24:51beaucoup mieux
24:51que quand on part
24:52avec même 2025 à Lyon.
24:54Donc c'est-à-dire
24:54qu'on aura un salon
24:55où on sera plutôt
24:56aux alentours de 2700 exposants
24:57avec entre 27 et 30%
24:59d'exposants étrangers.
25:00Donc on attend
25:01une édition qui concrétise
25:02pas ce qui va se passer
25:03juste au mois de mars
25:04ou au mois d'avril.
25:05Bien sûr,
25:05comme l'a dit la présidente,
25:06on a besoin de la politique
25:07et j'ai dit régulièrement,
25:09mais on a surtout besoin
25:10de jeunes.
25:11Donc il y aura beaucoup de jeunes.
25:12On a eu 8000 jeunes en 2026.
25:13On table sur 10 000 jeunes
25:14en 2027
25:15pour continuer à construire
25:17l'industrie de 20 ans,
25:1830 ans, 40 ans.
25:19On aura aussi
25:19des nouvelles thématiques.
25:20Ce n'est pas forcément
25:21un salon qui est beaucoup
25:22axé sur la tech.
25:23On va intégrer complètement
25:23la tech aujourd'hui
25:24parce que la tech,
25:25elle est après l'industrie,
25:26elle n'est pas avant l'industrie.
25:27Donc nous,
25:28on veut aujourd'hui
25:28que Global soit précurseur
25:30dans certains sujets.
25:31Donc bien sûr de l'IA,
25:32bien sûr de la robotique,
25:33mais pas que.
25:33Il y aura la deep tech
25:34aussi qui sera présente.
25:35Donc il y aura beaucoup
25:36de nouveautés
25:36dans cette édition lyonnaise.
25:37Mais en tout cas,
25:38le business qui était présent
25:39en 2026,
25:40je crois sincèrement
25:41qu'il sera encore
25:41une nouvelle fois présent en 2027.
25:43Un mot encore
25:43des Grands Prix de l'Industrie.
25:44C'est la deuxième édition
25:46qui aura lieu le 25 novembre
25:47sur BFM Business.
25:48J'aurai le plaisir
25:48d'animer cette cérémonie.
25:50Vous nous accompagnez,
25:51GL Events,
25:52cette année encore.
25:54C'est important
25:55de donner de la visibilité
25:56à ces entreprises
25:57qui se battent justement
25:58pour évidemment
25:59leur chiffre d'affaires
26:00mais aussi pour les territoires
26:01et les emplois en France.
26:03L'industrie,
26:04elle est dans les territoires
26:04avant tout.
26:05Et je pense qu'aujourd'hui,
26:06la présidente l'a dit,
26:07elle a compris depuis bien longtemps
26:08avant beaucoup d'autres
26:09présidents de région
26:10et beaucoup d'autres politiques,
26:11c'est que c'est dans les territoires.
26:13Maintenant, il disait
26:14que les Français étaient
26:14à 83% fiers de leur industrie,
26:17fiers qu'elles soient
26:17dans les territoires,
26:18fiers du savoir-faire.
26:19Donc aujourd'hui,
26:20d'être partenaire
26:20de ces trophées-là
26:21est important
26:22parce qu'on parle d'innovation
26:23et aujourd'hui,
26:23on innove sur un global industrie.
26:25On a plus de 250 produits innovants
26:28qui sortent chaque année.
26:29On termine un petit tour de table
26:30par la question que je pose.
26:31Est-ce que la France,
26:32en cette rentrée 2026,
26:34a encore tout pour réussir ?
26:35Sébastien, je commence avec vous.
26:37Je n'ai pas entendu ce sujet.
26:38Est-ce que la France
26:38a encore tout pour réussir
26:39en cette rentrée 2026 ?
26:41La France a tout pour réussir.
26:42Elle a toutes les armes pour réussir.
26:43Moi, je n'ai aucune inquiétude
26:44sur les 20-30 prochaines années.
26:46Il faut juste un moment
26:47que tout ce qu'on n'a pas su faire,
26:48tout ce qu'on n'a pas cru faire,
26:49osons.
26:50Le courage.
26:50Les industriels n'ont pas attendu
26:51l'AREF du courage
26:52pour en avoir.
26:53Donc, continuons d'être avec eux.
26:55Continuons à les soutenir
26:56et protégeons-le.
26:56Mais moi, je suis en totale confiance
26:58sur les 20 prochaines années.
26:59Même question,
27:00Carole Delguez.
27:01Est-ce que la France
27:02et l'Occitanie, bien sûr,
27:03mais la France,
27:03de manière plus générale,
27:04elle a encore tout pour réussir ?
27:05Oui, la France a tout pour réussir.
27:08Mais le courage, en effet,
27:11les entrepreneurs en ont constamment.
27:14Les politiques aussi,
27:16même s'il en manque pour certains.
27:19Mais surtout, je pense que la France,
27:20pour réussir,
27:21elle doit avoir confiance.
27:23Confiance en elle-même,
27:24en ses talents.
27:24Parce que moi,
27:26je parcours en tant que présidente
27:27des régions de France,
27:28les 18 régions françaises.
27:30et je suis bluffée
27:31par tous les talents,
27:34le volontarisme,
27:35toute la créativité
27:37qu'il y a parmi nos entrepreneurs,
27:40qu'il y a aussi dans nos associations,
27:42qu'il y a dans l'économie sociale
27:43et solidaire.
27:44Donc, faisons-nous confiance
27:46et la France,
27:47elle continuera à être
27:48une grande nation.
27:50Et soyons la France
27:51de la production et des travailleurs.
27:52Eh bien, j'aime ce message.
27:53Faisons-nous confiance.
27:54Je n'ai plus le temps.
27:55Malheureusement,
27:55je ne vous donnerai pas la parole,
27:56Antoine Fiché,
27:57mais je suis sûr
27:57que vous partagez ce message de fin.
27:59Merci, madame, messieurs,
28:00d'avoir été les invités
28:01de cette émission ici
28:02en direct de la REF,
28:03la rencontre des entrepreneurs de France.
28:06La France a tout pour réussir.
28:07Vous le retrouvez bien sûr
28:08toujours sur l'appli
28:09et le site de BFM Business.
28:11À très bientôt
28:11sur BFM Business.
28:14La France a tout pour réussir
28:16sur BFM Business.
28:18Sous-titrage Société Radio-Canada