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Ce vendredi 16 octobre, Jérôme Tichit a reçu Serge Subiron, président de Qovoltis, Jean-François Prot, directeur général de Stockerseul, et Eric Versey, directeur exécutif de Bpifrance, en charge du Financement et du Réseau, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et le samedi et réécoutez la en podcast.
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00:03BFM Business, la France a tout pour réussir.
00:07Jérôme Tichit.
00:09Bonjour, bonjour et bienvenue dans la France a tout pour réussir.
00:12Chaque semaine, vous le savez, un concentré d'économies positives sur BFM Business.
00:16Au sommaire, cette semaine, deux entreprises qui tentent d'améliorer notre quotidien dans des domaines très différents.
00:22Tout d'abord, Covoltis, un des leaders français des bandes de recharge pour véhicules électriques.
00:26Le marché est en pleine croissance et pour répondre aux besoins, Covoltis est en train de faire évoluer son modèle
00:32pour mettre à disposition des bornes aux bons endroits, avec une électricité au bon prix.
00:37Le tout en continuant à produire en France une grande partie de ses bornes.
00:40Mon premier invité sera Serge Subiron, le président de Covoltis.
00:45Deuxième thématique du quotidien, les besoins ponctuels ou à plus long terme de mètres carrés
00:50pour y stocker toutes sortes d'affaires, que l'on soit un particulier ou une entreprise.
00:54Stock et Seul, qui fait partie du géant mondial mais français Mobilita.
00:58C'est un acteur majeur de ce que l'on appelle le self-stockage.
01:02Mon deuxième invité sera Jean-François Praud, le directeur général de Stock et Seul.
01:06Enfin, on reviendra sur le lancement de la French Experience, symbolisée par un coq violet.
01:11Il s'agit d'un soutien et d'un accompagnement de BPI France au tourisme et aux loisirs.
01:16Une filière qui pèse presque 8% de notre PIB.
01:19Secteur crucial donc pour l'économie française.
01:21On réécoutera sur ce sujet Éric Verset, directeur exécutif de BPI France, en charge du financement et du réseau.
01:30Nous sommes en cette mi-octobre en plein mondial de l'auto à Paris.
01:33L'occasion pour nous de recevoir un des principaux acteurs français des bornes de recharge électrique.
01:37Bonjour Serge Subiron.
01:38Bonjour Gérôme.
01:39Vous êtes le président de Covoltis, donc un des pionniers depuis quelques années des bornes made in France.
01:44Mais vous êtes en train de faire évoluer votre modèle vers une offre de service.
01:48On va en parler plus en détail dans un instant.
01:51Mais tout d'abord, donc la fiche d'identité de Covoltis.
01:54Quelques chiffres et infos clés.
01:56Création en 2019 par quatre associés, dont Essane et Mami, que j'avais reçu en 2024.
02:02Vous lui avez succédé au poste de président en tout début d'année.
02:06Le siège est dans le Val-de-Marne, à Arqueuil.
02:09Vous avez environ 70 collaborateurs.
02:11Et puis, je parlais des productions de bornes en France.
02:14Vous avez, je crois, en sous-traitance avec Billink, une usine à la Ferté-Bernard.
02:18C'est dans la Sarthe.
02:19Absolument.
02:20Alors jusqu'ici, votre modèle, c'était de produire ces bornes de recharge,
02:24de les mettre à disposition du marché.
02:26Quelles étaient vos cibles ?
02:28On parlera de votre évolution ensuite.
02:30En fait, Essane avait effectivement démarré l'entreprise sur l'idée que la recharge électrique
02:36pouvait être un atout pour le réseau.
02:39Et pouvoir piloter la recharge électrique en fonction de la production, de la consommation d'électricité
02:47pouvait être un atout pour le réseau électrique, fonctionner à contre-cycle des consommations
02:56ou des productions pour stocker de l'énergie dans ce qui est une batterie, une batterie sur roue, une voiture
03:01électrique.
03:03Le modèle a vite évolué vers un modèle d'opérateur de service, puisqu'une fois qu'on a l'objet,
03:09que l'on peut effectivement installer dans une entreprise, chez des particuliers, dans des hôtels, des campings,
03:19l'idée est effectivement de rendre des services à l'usager et de faire en sorte que cette recharge électrique
03:25soit simple, elle soit utile aux clients, au réseau et économique, bien sûr.
03:31Et vos clients, on l'a bien compris, c'est à la fois des particuliers et des entreprises.
03:34Quel est le ratio de ces deux cibles ?
03:38Alors en fait, nous travaillons essentiellement pour des entreprises, donc des flottes d'entreprises
03:43qui ont à la fois des collaborateurs à équiper chez eux, à domicile, et puis plusieurs sites à équiper
03:52avec des stations de recharge.
03:55Donc on est effectivement dans un modèle B2B vers ces flottes d'entreprises
03:59qui ont de plus en plus de problématiques à la fois de reprise de parcs existants,
04:04d'installation de nouveaux sites et d'extension de services de mobilité,
04:09de remboursement de frais de déplacement vis-à-vis de leurs collaborateurs.
04:14Et l'autre segment d'entreprises qui est maintenant prédominant chez Covoltis,
04:20qui sont plutôt les hospitalités, c'est-à-dire les hôtels, les campings, les centres de santé,
04:26les golfs, les centres de loisirs, où nous déployons un modèle relativement différent
04:31du segment entreprise, qui est un modèle d'investissement.
04:35C'est-à-dire que, vous l'avez dit, nous avons eu le plaisir d'avoir une levée de fonds
04:41en 2024, fin 2024.
04:42De 45 millions d'euros.
04:44Qui est essentiellement destinée à déployer des infrastructures que nous installons,
04:50que nous opérons, pour lesquelles nous consommons de l'électricité.
04:55Nous facturons cette électricité aux clients qui viennent se charger sur ces sites à destination,
05:00d'où l'importance, effectivement, de cette notion de recharge à destination.
05:04Et donc, en fait, si je comprends bien, vous vous adaptez aux usages.
05:08Et vous faites souvent l'analogie avec le téléphone portable.
05:12On le recharge quand on dort.
05:14Vous dites, il y a des moments où on a le temps de faire recharger le véhicule,
05:21parce qu'il faut qu'on se calque sur la vie, sur les usages des entreprises et de leurs collaborateurs.
05:27Exactement. Je pense que les premières générations d'opérateurs ont déployé beaucoup d'infrastructures,
05:32là où les gens étaient amenés à venir, alors que ce n'était pas sur leur chemin.
05:36Ce n'était pas l'endroit où ils vivaient, ce n'était pas l'endroit où ils travaillaient, où ils
05:41consommaient.
05:42Le marché a beaucoup évolué.
05:44Et maintenant, effectivement, l'enjeu, c'est davantage de disposer de bornes de recharge,
05:49donc d'infrastructures de recharge électrique, là où on vit, là où on travaille, là où on consomme, là où
05:56on séjourne.
05:57Je dirais qu'au début, on s'est arrêté pour se recharger dans un endroit où on n'allait pas.
06:05Aujourd'hui, je pense qu'on doit se charger là où on vit et là où on s'arrête.
06:11Et ça permet, ça a un double avantage.
06:14C'est plus économique parce qu'on fait des recharges qui coûtent moins cher que les recharges flash, pour faire
06:20simple.
06:21C'est un avantage aussi pour le réseau électrique, qui subit moins ces recharges plus intenses et plus intensives.
06:27Absolument. Tous les gens qui conduisent un véhicule électrique savent bien qu'en fait, le véhicule est arrêté la plupart
06:33du temps.
06:34Et la notion de temps, de charge est relativement importante dans les usages de la mobilité électrique.
06:40Les pouvoirs publics se concentrent énormément sur une espèce de course à la puissance électrique.
06:45C'est-à-dire que les bornes deviennent de plus en plus puissantes en capacité.
06:49Ce qui pose quand même un niveau de stress sur le réseau pour pouvoir se raccorder correctement,
06:54soit au réseau d'Enedis, des réseaux de distribution, soit directement sur des réseaux plus haute puissance.
07:00Des opérateurs, oui.
07:01Avec de moins en moins de puissance et de capacité disponible.
07:03L'idée c'est effectivement de diffuser la recharge dans les territoires.
07:07Vous portez un coq violet qui symbolise l'essor du tourisme en France.
07:12Et effectivement, je pense que la recharge électrique, elle sert aussi à ça,
07:16à développer l'accueil des touristes étrangers ou français qui se déplacent dans les territoires.
07:20C'est un argument de plus en plus pour ces sites ?
07:24Absolument. Alors c'est non seulement un argument de décarbonation des transports,
07:27d'action en matière de développement durable,
07:31mais également d'accueil des conducteurs de véhicules électriques.
07:35Ce marché explose, on le sait tous, avec la fois les crises climatiques,
07:40les crises politiques ou géopolitiques.
07:43Maintenant, ce qu'on voit clairement, c'est que quelqu'un qui a besoin de se déplacer dans un hôtel
07:49va d'abord choisir son hôtel en fonction de la présence de bornes électriques.
07:53En plus, comme c'était le cas depuis de nombreuses années, de la clim, d'un spa éventuellement,
07:57enfin bon voilà, c'est un élément clé de choix maintenant d'une destination.
08:03Exactement. Je pense que les groupes hôteliers ont compris que ce critère de choix était prédominant.
08:08On le voit de plus en plus dans les plateformes qui gèrent les flux des touristes
08:13ou des gens qui vont séjourner aussi en clientèle d'affaires dans les hôtels.
08:18Et le parking de cet hôtel devient un lieu de service, un service de charge
08:23pendant que les gens dorment, pendant que les gens consomment dans les restaurants
08:27de manière à reproduire le mode de vie des gens qui conduisent un véhicule électrique.
08:33Le modèle économique vis-à-vis de vos clients, vos clients, on l'a bien compris,
08:37qui sont en train de se diversifier et surtout, eux, ça leur coûte combien ?
08:42Ou surtout, ils distribuent moins d'argent en coûts électriques, etc.
08:47Donc, ce qu'ils gagnent avec votre offre.
08:50Alors, vous l'avez compris, il y a deux segments.
08:52D'une part, les flottes d'entreprise avec les solutions pour leurs collaborateurs.
08:56Je pense que les entreprises ont maintenant, pour celles qui ont des flottes importantes,
09:01des quotas à remplir de bornes ou de véhicules électriques dans leur flotte.
09:05Donc, une incitation assez forte.
09:07Des pénalités s'ils ne remplissent pas ces quotas.
09:09Mais au-delà du côté, je dirais, obligatoire du déploiement de l'électrique.
09:15Il y a des économies.
09:16On voit énormément d'acteurs qui s'engagent très volontairement
09:19dans cette aventure de la mobilité électrique pour des économies.
09:23Je pense que tout le monde comprend aujourd'hui que le prix du gasoil est en train d'exploser
09:28et surtout hors de contrôle.
09:30Alors que l'électricité en France, elle est abondante, elle est décarbonée et elle n'est pas chère.
09:35Elle est moins chère qu'ailleurs.
09:365 euros les 100 kilomètres par rapport à 15 euros en essence ou à peu près maintenant même prix en
09:44gasoil.
09:45Forcément, ça crée une différence importante sur le budget d'une entreprise
09:48qui rembourse les frais kilométriques de ses collaborateurs.
09:51Et vous dites jusqu'à 1200 euros par an par véhicule en économie.
09:54C'est votre promesse commerciale ?
09:56Oui. Je pense que ce n'est pas qu'une promesse commerciale.
09:59Je pense que les prix d'électricité en France sont relativement stables.
10:03Ils peuvent évoluer forcément à la hausse.
10:05En même temps, cette notion de...
10:08On peut contrôler l'électricité, on peut la piloter,
10:11on peut charger quand elle est moins chère.
10:14Puisqu'effectivement, on a le temps de le faire.
10:16En moyenne, dans nos hôtels en France,
10:20une recharge de jour dure 2-3 heures,
10:25alors que la personne peut rester sur site beaucoup plus longtemps.
10:29Et la nuit, pareil, vous allez dormir,
10:31vous avez énormément de temps pour charger votre véhicule au meilleur coût.
10:35Je le disais, vous êtes aussi historiquement un fabricant de bord,
10:39même si c'est en sous-traitance.
10:40Est-ce que ça reste une de vos activités, un de vos axes stratégiques,
10:44ou est-ce que ce n'est plus la stratégie et la priorité de Covoltis ?
10:47En fait, je pense que tout opérateur qui commence à avoir un niveau d'échelle,
10:51comme nous, se concentre sur le problème que l'on résout pour le client,
10:56ou pour les clients qu'on sert.
10:58Et les équipements, les bornes en particulier,
11:01ne sont plus un élément de différenciation.
11:03Et vous exploitez d'autres bornes que celles que vous produisez, finalement ?
11:07On a choisi en particulier des bornes européennes,
11:11fabriquées en Hollande, avec un budget CO2 remarquable,
11:15enfin, équivalent CO2 remarquable, garantie 7 ans,
11:19qui permet effectivement d'avoir une solution de service
11:23qui est agnostique à des bornes.
11:25On reprend aussi de plus en plus de réseaux existants,
11:27à la fois dans le segment des hôtels,
11:31mais aussi dans le segment des entreprises.
11:33Et on trouve une hétérogénéité de matériel
11:35qu'il faut piloter de manière cohérente
11:38par rapport à la politique des services de l'entreprise
11:40ou le besoin du client final.
11:42Une toute dernière question, Serge Subiron.
11:44Je le rappelle, on est en plein mondial de l'auto.
11:46Les constructeurs voient bien, et vous faites le même constat,
11:50que les véhicules électriques sont en forte hausse,
11:51sans doute liés à la hausse des prix des carburants.
11:54Quatre véhicules sur dix qui se vendent à l'heure actuelle en France
11:56sont électriques ou hybrides.
11:58Pour vous, c'est du pain béni, ce qui est en train de se passer ?
12:02Pas les crises, mais leurs conséquences.
12:04En tout cas, cette conséquence-là qui est positive,
12:09en tout cas pour la décarbonation des transports,
12:11qui reste un enjeu majeur en France
12:12et dans la plupart des pays européens.
12:15Ce qu'on voit, c'est qu'effectivement,
12:16ce marché est à la fois conduit par l'adoption massive
12:20par les particuliers, ce qui est nouveau,
12:23avec, au-delà des opérations gouvernementales
12:27qui peuvent booster les ventes pendant quelques temps,
12:29on a maintenant une offre de véhicules électriques assez larges,
12:33moins chères qu'avant, même s'ils sont toujours trop chers,
12:35et surtout très peu chères à entretenir,
12:39ou en tout cas à alimenter en électricité.
12:43Mais pareil pour les entreprises.
12:44C'est le même sujet.
12:46Les décisions des entreprises se sont prises il y a probablement un an.
12:49Avant même les crises.
12:52Et elles sont un moteur majeur du développement de l'électrique en France.
12:55Merci Serge Subiron.
12:57À présent, on va s'intéresser à un marché en pleine croissance,
12:59celui des mètres carrés supplémentaires,
13:00dont on a presque tous besoin, un moment ou un autre, de notre vie.
13:03Bonjour Jean-François Praud.
13:05Bonjour.
13:05Vous êtes le directeur général de Stocker Seul,
13:07une des marques de référence dans ce qu'on appelle,
13:09que je lisais dans le sommaire, le self-stockage.
13:11En quelques mots d'ailleurs, vous définissez comment le self-stockage ?
13:14C'est une notion de service qui est complètement flexible
13:18et adaptable aux besoins du client,
13:20que ce soit un particulier ou un professionnel.
13:22C'est différent des gardes-meubles qu'on a tous en tête.
13:25C'est quoi ? C'est l'accessibilité 24-24, c'est ça ?
13:28Oui, vous êtes dans une notion de service,
13:31accessibilité 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, effectivement.
13:35Alors donc, quelques infos et chiffres clés sur Stocker Seul.
13:39Création en 2008 au sein du groupe Mobilitas,
13:42qui est un géant mondial du déménagement,
13:44présent dans plus de 10 pays,
13:46comptant plus de 4000 collaborateurs,
13:47mais un groupe français qui a été créé par la famille Tailleb en 1974.
13:53Mobilitas, on connaît sa célèbre marque AGS,
13:55spécialisée dans les déménagements internationaux.
13:58Puis aussi en France, les marques,
13:59les déménageurs bretons et déménager seuls.
14:01La création en 2018, ça répondait finalement,
14:04c'était un pendant à déménager seul,
14:06et il fallait aussi stocker seul.
14:08Oui, alors il y avait une notion en fait de continuité
14:10après déménager seul, effectivement.
14:13Un besoin en fait naissant sur la France aussi,
14:16qui est le self-stockage que l'on connaît dans d'autres pays,
14:21bien évidemment aux Etats-Unis depuis longtemps,
14:22mais aussi au Royaume-Uni ou en Allemagne par exemple.
14:25Ce besoin, il est dû à quoi ?
14:26Ce besoin accroissant qu'on a de mètres carrés supplémentaires,
14:29c'est qu'on a moins de surface de base,
14:31parce que le logement est très cher,
14:33c'est les modes de vie.
14:34C'est quoi qui a créé ce besoin aux Etats-Unis,
14:37puis en France ?
14:38Alors, il y a plusieurs aspects.
14:39Sur l'aspect personnel, en tant que particulier,
14:42effectivement, il y a une problématique de prix de l'immobilier.
14:45On a tendance à avoir depuis quelques années
14:48que nos surfaces d'habitation ont plutôt tendance à réduire.
14:51Donc, il vous manque au final, en règle générale,
14:54une pièce, voire une cave.
14:55Donc ça, c'est pour les particuliers,
14:56mais donc il y a des professionnels aussi.
14:58Effectivement, nous avons des professionnels.
15:00L'objectif en fait, souvent pour l'entreprise,
15:03est de mettre à proximité de leurs collaborateurs,
15:06notamment des commerciaux,
15:08des stocks, de stocks de marchandises,
15:10des stocks de PLV,
15:11mais aussi, nous voyons arriver des artisans,
15:14des plombiers, des électriciens, par exemple,
15:16qui trouvent chez stocketsseuls.com
15:19un intérêt de flexibilité,
15:21notamment au travers de la surface,
15:22et puis de la simplicité à l'allocation.
15:24La répartition entre vos clients particuliers et les pros ?
15:28Nous avons, au niveau réseau national,
15:3030% de professionnels, 70% de particuliers aujourd'hui.
15:34Ça coûte combien, qu'on soit un particulier ou un professionnel,
15:37le mètre carré ?
15:38Vous avez des fourchettes de prix selon les superficies,
15:41selon les zones peut-être aussi ?
15:42Oui, alors c'est très variable en fait.
15:44Le prix, et vous pouvez vous en douter,
15:46à Paris ne va pas être le même en location
15:48qu'au centre de la France,
15:49et ensuite en fonction de la surface du bâtiment.
15:53Une fourchette peut-être ?
15:54On tourne en règle générale aux alentours de 20 euros du mètre carré.
15:58Du mètre carré.
15:58Combien vous avez actuellement d'espaces de stockage en France,
16:02qu'on soit en métropole ou dans les dom-toms ?
16:04Alors nous avons au total additionné les 53 sites présents,
16:0866 000 mètres carrés d'entrepôt,
16:1253 sites donc en France,
16:14avec une grosse présence aujourd'hui sur les Hauts-de-France
16:17et l'Est de la France.
16:1853, donc le chiffre est en évolution.
16:21Il y a quelques jours c'était encore à 51,
16:22donc c'est en pleine évolution.
16:24Combien d'ouvertures ?
16:25Je crois une grosse dizaine en 2026,
16:27et autant peut-être en 2027 ?
16:29Oui, en fait il y a une forte volonté du groupe
16:31et donc de stocker seul,
16:33de développer ce réseau.
16:35Donc 11 ouvertures cette année, 2026,
16:37il nous en reste deux pour les deux mois qui viennent,
16:39et un projet de 11 ouvertures sur 2027.
16:42Votre modèle économique,
16:44tous ceux qui possèdent les centres de stockage,
16:47donc ce sont des franchisés,
16:48c'est votre unique modèle avec ces partenaires-là ?
16:52Alors, de par le groupe,
16:53nous avons deux centres en propre,
16:56mais effectivement le reste ce sont des adhérents.
16:59Des franchisés ?
17:00Des franchisés.
17:01Avec un système comme toutes les franchises,
17:03de droits d'entrée,
17:04puis de pourcentage ensuite sur le chiffre d'affaires.
17:07Vous pouvez donner les chiffres ou c'est confidentiel ?
17:09Oui, vous avez quelques tendances.
17:10Donc effectivement ce sont des,
17:12nous les appelons les adhérents,
17:14vous avez un droit d'entrée qui varie un petit peu en fonction de la surface,
17:19on tourne aux alentours de 10 000 euros,
17:21et ensuite vous avez une redevance sur la surface louable.
17:26Et la redevance, elle se justifie ?
17:28Par quoi ?
17:28La force de frappe du groupe ?
17:30Par la communication ?
17:31Par des fonctions transverses ?
17:33Comment est-ce que vous vous argumentez
17:35quand vous allez chercher de nouveaux adhérents ?
17:37Alors, il y a une force réseau aujourd'hui,
17:40une notoriété importante de par la marque,
17:44et ensuite effectivement,
17:45nous travaillons énormément sur les réseaux,
17:47sur la toile aujourd'hui,
17:49avec des mots clés, des mots particuliers,
17:51effectivement, pour que derrière,
17:53la notoriété monte,
17:54et que nous puissions susciter un intérêt
17:57pour les futurs adhérents.
17:58Le marché en France du self-stockage,
18:00il se porte comment ?
18:01Et est-ce qu'il y a de la concurrence ?
18:03Alors, il y a de la concurrence,
18:05le marché se porte très bien,
18:07et nous sommes sur des évolutions marché nationales
18:10aux alentours de 8% à peu près.
18:128 à 10%.
18:13Pourtant, vous dites qu'avec seulement 47 mètres carrés
18:15pour 1 000 habitants,
18:16la France reste loin encore du niveau de pays
18:19comme les États-Unis ou comme le Royaume-Uni.
18:21Oui, tout à fait.
18:22Aujourd'hui, il y a une capacité de développement
18:25très très importante sur la France,
18:27et nous le voyons, nous, tous les jours,
18:29par les appels que nous avons
18:30de personnes susceptibles d'être intéressées
18:32pour nous rejoindre et développer le réseau
18:35et prendre des positions sur la France.
18:38On parlait de l'évolution des modes de vie.
18:40Vous avez, je crois, commandité à un sondage
18:42il y a quelques mois.
18:43Qu'est-ce qui ressort justement de l'état du marché,
18:46des besoins des Français,
18:47des particuliers comme des entreprises
18:50en matière de stockage ?
18:51Alors, le marché, en fait, aujourd'hui, évolue de jour en jour.
18:56Il y a un besoin, effectivement,
18:59qui se crée au fur et à mesure des ouvertures.
19:03C'est-à-dire qu'en fait, vous créez une interrogation,
19:07une surprise à chaque ouverture
19:09qui fait, nous le voyons, dans certaines régions,
19:11nous sommes très présents,
19:12des ouvertures concomitantes
19:14de par l'intérêt qui a été suscité.
19:16Votre chiffre d'affaires 2025 ?
19:18Nous allons tourner aux alentours de 10 millions, à peu près.
19:21De 10 millions.
19:22Et donc, peu de collaborateurs sur la structure en elle-même,
19:25mais c'est plus le réseau de franchisés d'agences.
19:28C'est à peu près combien de personnes à l'instant T
19:31si on prend en compte les 53 centres de stockage ?
19:34Nous sommes un peu plus de 100 collaborateurs
19:36sur toute la France,
19:37avec une tête de réseau à 9 personnes aujourd'hui.
19:42Eh bien, écoutez, merci beaucoup.
19:44Merci, messieurs, d'avoir été invitées.
19:45C'est moi qui vous remercie.
19:45Les invités de la France à tout pour réussir.
19:47Et je vous propose à présent
19:48la rediffusion d'une séquence consacrée
19:50justement à ce petit coq violet
19:52que j'arbore sur ma veste.
19:54Ce coq qui, à l'instar du coq bleu pour la French Fab
19:56ou le coq rouge pour la French Tech,
19:58incarne le soutien à la filière du tourisme et des loisirs.
20:01Filière, je le disais, dans le sommaire,
20:03cruciale pour la France
20:04puisque nous sommes restés en 2025
20:06la première destination touristique mondiale
20:08avec 102 millions de visiteurs internationaux.
20:11Alors, que symbolise ce coq violet ?
20:13Quelles actions vont être menées
20:14en faveur de la filière ?
20:15Ce sont des questions que j'ai posées
20:17à Éric Verset, directeur exécutif de BPI France.
20:20C'est en effet BPI France
20:22qui est à l'origine de cette initiative.
20:24On réécoute donc son interview
20:26réalisée la semaine dernière
20:27à l'occasion de l'événement BIG.
20:29C'était à l'Accor Arena de Bercy.
20:32On en est très fiers de ce nouveau coq.
20:35Pourquoi c'est en ce moment ?
20:36Parce que le tourisme,
20:37il ne pèse peut-être pas autant que l'industrie
20:39mais il n'en est pas loin.
20:41Le tourisme en France, c'est 8% du PIB.
20:43Plus de 77,5 milliards de recettes internationales en 2025.
20:50100 millions de visiteurs,
20:51102 millions de visiteurs en 2025.
20:542 millions d'emplois directs
20:55qui sont délocalisables par nature.
20:57Et des milliers d'entrepreneurs partout
20:59dans les grandes métropoles
21:01mais aussi dans les zones rurales.
21:02En fait, ça irrigue toute la France.
21:04Et donc, ça faisait un moment
21:05qu'on réfléchissait quand même
21:06à créer cette communauté
21:07qui est bourrée de talents,
21:10qui est bourrée de champions
21:11dans l'hôtellerie,
21:12dans l'hébergement,
21:14dans le voyage,
21:15dans la gastronomie.
21:16Même les solutions tech aussi.
21:17Dans les solutions tech,
21:18la tourisme tech
21:19mais qui est un marché
21:22assez fragmenté, en vérité.
21:23Beaucoup, beaucoup d'entrepreneurs
21:24mais qui ne se connaissent pas très bien
21:25et qui se parlent peu.
21:27Et donc, l'idée de cette communauté,
21:29c'est de rassembler tout ce brave monde,
21:30d'en faire une bannière commune,
21:33un récit commun,
21:34de les faire travailler ensemble,
21:36de créer de la valeur ensemble.
21:37Tout ce qu'on a réussi à faire
21:38finalement avec la French Fab,
21:39vous le disiez en fait les 10 ans là,
21:41on va essayer de le faire,
21:42on va réussir à le faire
21:43avec le tourisme.
21:44On se donnera rendez-vous dans 10 ans,
21:46on aura des milliers d'adhérents
21:47dans cette communauté
21:48et on aura créé beaucoup,
21:50beaucoup de valeurs ensemble.
21:51C'est ça notre objectif.
21:51Et c'est des mesures d'accompagnement,
21:54de soutien.
21:54Concrètement, c'est quoi
21:55donc le lancement de soutien ?
21:56Ce ne sont pas des mesures d'accompagnement,
21:58c'est la capacité
21:59à fédérer une communauté
22:01autour d'une bannière,
22:02donc de créer de l'événement,
22:03de créer de l'événementiel,
22:05de mettre à disposition d'ailleurs
22:06toute la puissance
22:07de la communication de BPI France,
22:08mais pas trop mauvais de ce côté-là,
22:10on le voit ici à Big.
22:11Et puis de créer des événements à Paris,
22:13de créer des événements en région,
22:16de mettre en responsabilité aussi
22:17des ambassadeurs,
22:18puisque c'est une communauté
22:19d'entrepreneurs
22:20pour les entrepreneurs.
22:22Et en fait,
22:22cette communauté,
22:23elle va se faire vivre,
22:24elle va être animée
22:26par des entrepreneurs eux-mêmes,
22:27qu'on appelle des ambassadeurs.
22:28On en a ciblé 40 aujourd'hui,
22:30qui couvrent l'ensemble
22:31des verticales du tourisme
22:32et qui vont animer,
22:34qui vont apprendre,
22:34qui vont créer des ateliers de travail,
22:36qui vont réfléchir ensemble.
22:37Et on l'espère qu'ils vont
22:38créer du business ensemble.
22:40Peut-être même jusqu'à créer
22:41des nouveaux modèles d'affaires,
22:42parce qu'on voit bien
22:43qu'entre un restaurateur,
22:45entre un hôtelier,
22:47entre une agence de voyage,
22:48entre des solutions techniques,
22:50technologiques,
22:50il y a des choses à faire ensemble
22:51pour répondre finalement
22:53aux nouveaux besoins
22:54des consommateurs
22:55qui évoluent énormément.
22:56Aujourd'hui,
22:57on a envie d'autre chose
22:57quand on voyage,
22:58on a envie d'autre chose
22:59quand on va au restaurant
23:00ou quand on va dans un hôtel,
23:02on a envie de vivre une expérience.
23:04Tout ça, ça se construit
23:05et ça ne peut pas se construire tout seul.
23:06Et de passer d'un tourisme de masse,
23:08on l'a dit,
23:09on reste la première destination
23:10touristique au monde,
23:12à un tourisme aussi de valeur,
23:13parce qu'en fait,
23:14ce qui manque chez les touristes
23:15qui transitent par la France,
23:17c'est de la consommation finalement,
23:19ce que les Espagnols font
23:20beaucoup mieux que nous.
23:21Ils sont un peu meilleurs que nous,
23:22c'est vrai,
23:22donc on va les rattraper.
23:24Il faut qu'on augmente
23:24le panier moyen du touriste étranger
23:27qui vient en France.
23:28Il faut qu'on lutte aussi,
23:29qu'on arrive à réguler
23:31le surtourisme,
23:31qui est un vrai sujet.
23:33Le sujet du tourisme en France,
23:35c'est comment on le régule.
23:36Comment on gère,
23:38comment on arrive à épargner
23:40aussi nos ressources,
23:41nos paysages,
23:41nos patrimoines,
23:42pour faire en sorte
23:43que tout ça,
23:43ça dure dans le temps.
23:44Donc, il y a des enjeux
23:45extrêmement importants.
23:47Et un des objectifs
23:49de cette communauté,
23:50c'est de pouvoir y répondre
23:50à plusieurs.
23:51À plusieurs,
23:52on est un peu plus intelligent.
23:53On réfléchit ensemble
23:54et souvent,
23:55notre problème,
23:56la solution,
23:57elle se retrouve
23:58chez le copain d'à côté,
23:59qu'on ne connaît pas forcément.
24:00Cette communauté,
24:01elle va permettre
24:02de se connaître mieux
24:03et de trouver
24:03des solutions à nos problèmes.
24:04Et des outils quand même
24:05de diagnostic,
24:06de financement,
24:08d'accélération,
24:09de boost
24:09qui vont être mis en place ?
24:11Alors, évidemment,
24:12il y a toute la gamme
24:13de BPI France
24:13qui s'exprime
24:14autour de cette communauté.
24:16Ils seront les premiers
24:17à en bénéficier
24:17le financement,
24:18les fonds propres,
24:19la garantie,
24:19les diagnostics,
24:20les diagnostics climat,
24:21les diagnostics stratégiques,
24:23les diagnostics autour du tourisme.
24:24On lance bientôt
24:26un accélérateur tourisme
24:27avec la Banque des Territoires
24:29qui nous accompagne
24:30dans cette démarche-là.
24:31Donc oui,
24:31on va mettre des moyens
24:32pour mettre
24:33et la lumière
24:34et les actions
24:35qui accompagnent
24:36cette filière
24:37que vraiment,
24:38on adore chez BPI France.
24:40Notre arrière-grand-père,
24:41je terminerai là-dessus,
24:42s'appelait le Crédit National Hôtelier.
24:44Ça fait plus de 100 ans
24:45qu'on accompagne le tourisme.
24:46Donc, on l'aime,
24:47cette filière.
24:48Et nous aussi,
24:49on l'aime,
24:49cette filière
24:50et toutes les filières d'ailleurs
24:50qui contribuent à la réussite
24:52et au succès de la France
24:53malgré le contexte
24:54que l'on connaît
24:54dans cette émission.
24:55Vous le savez,
24:55chaque semaine,
24:56on essaie tout de même
24:57de montrer les initiatives
24:58qui fonctionnent
24:59et les gens qui entreprennent.
25:00Et ça fait du bien.
25:01Messieurs,
25:02merci encore d'avoir été
25:03les invités de La France
25:04à Tout pour réussir.
25:05Une émission qui,
25:05comme toutes les autres,
25:06est disponible sur le site
25:08et l'appli de BFM Business
25:09en replay ou en podcast.
25:11Bonne journée,
25:12bon week-end
25:12et à très bientôt
25:13sur BFM Business.
25:16La France à tout pour réussir
25:18sur BFM Business.
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