- il y a 3 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Retour en France, il y a un concert qui a été arrêté suite à une manifestation, c'est le concert
00:07de Barbara Butch, ça s'est passé samedi à Grenoble.
00:10Alors Barbara Butch, on la connaît parce que c'est un visage qui est apparu pendant la cérémonie d'ouverture
00:15des JO à Paris en 2024, c'est une DJ,
00:17elle était donc en prestation, elle était en concert samedi.
00:22Le problème c'est qu'il y a des manifestants qui sont venus, des manifestants pro-palestiniens, de la France
00:27Insoumise également,
00:28avec la volonté d'interrompre ce concert, elle est de confession juive, il lui reproche d'avoir signé une tribune
00:34qui soutient la proposition de la députée Yadant visant à lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme,
00:40proposition de loi qui avait d'ailleurs créé le débat. Quelle est votre réaction ?
00:43On n'a jamais vu d'autres militants que les militants de la France Insoumise censurer et interrompre des manifestations
00:49culturelles.
00:51C'est le seul parti politique qui interrompt des manifestations programmées, financées, annoncées, parfaitement légales
00:56et c'est en quoi la France Insoumise représente un danger pour la République.
00:59On voit bien que cette censure, pour des raisons politiques, mais aussi pour des raisons antisémites,
01:04il reproche à Barbara Butch d'être juive, d'être de confession juive et en tous les cas d'avoir...
01:09Non, de s'être engagée aux côtés d'Israël.
01:11Oui, mais ça c'est le paravent de ce parti passionnément antisémite.
01:14Tout ce qui de près ou de loin a un rapport avec Israël,
01:18je rappelle que Barbara Butch n'est pas israélienne d'ailleurs, elle est française,
01:20mais avec la religion juive, tout ce qui a un rapport de prudence avec la religion juive
01:24est susceptible pour les filles de déclencher leur foudre.
01:27La deuxième chose, c'est que moi j'aimerais qu'on entende un peu le monde de la culture,
01:29ce qu'il y a Mme Butch.
01:30J'ai l'impression qu'elle est un peu seule.
01:32Alors elle fait une expérience à Mme Butch en cela.
01:34Elle était il y a quelque temps dans le camp dit du bien,
01:37parce qu'elle était militante et c'est sympathique, LGBT dans le monde de la culture.
01:43Elle avait d'ailleurs été attaquée après sa prestation, puisqu'elle était...
01:48Elle avait été critiquée.
01:49Elle était dans cette scène qui parodia la scène, elle avait été très critiquée,
01:53elle avait même eu à l'époque des menaces de mort déjà.
01:54Ça c'est inadmissible.
01:55On peut aimer ou ne pas aimer son travail,
01:57mais en tous les cas elle avait été présentée comme une icône du camp du bien,
02:01du camp progressiste Mme Butch.
02:03Et puis là elle voit ce que c'est que basculer de l'autre côté,
02:06c'est-à-dire être dans l'ombre lorsque la France insoumise vous désigne comme étant un adversaire.
02:12La France insoumise parle de manifestation pacifique,
02:14c'est le terme utilisé par le représentant sur place, Alain Brunon,
02:20qui dit qu'il n'y a eu aucune violence, simplement des militants pacifistes.
02:24La violence elle est double.
02:27Elle est physique d'abord parce que Barbara Butch a reçu, je crois, des choses sur elle.
02:31Elle a reçu des objets, etc.
02:34Elle a été insultée, vous avez vu, sur les réseaux sociaux.
02:36Puis la violence elle est aussi tout à fait symbolique.
02:38Interdire une artiste de s'exprimer.
02:40Mais jamais on a vu des militants du Rassemblement national interdire
02:43qui que ce soit, artiste, homme politique, de s'exprimer.
02:46Jamais on ne voit des militants politiques d'autres partis faire cela.
02:49Donc la France insoumise nous montre ce qu'elle est,
02:51un parti dangereux, un parti qui censure,
02:54un parti qui interdit l'expression artistique,
02:56quand bien même cette expression pourrait être classée proche d'elle.
03:00Eh bien non, Mme Butch n'a pas assez mis le genou à terre
03:03puisqu'elle a accepté de soutenir une proposition de loi contre l'antisémitisme,
03:06ce qui est un crime de laisse-majesté en France insoumise.
03:09Mais vous-même, si vous arrivez au pouvoir, sur un autre sujet,
03:11vous risquez de créer le désordre dans la société
03:14puisque vous avez affirmé ce matin que l'interdiction du port du voile
03:19serait soumise à un référendum.
03:21Vous savez très bien que ça va provoquer des fractures dans la société française.
03:26M. Struchot, vous n'avez pas bien compris visiblement.
03:29Il ne s'agit pas de l'interdiction du port du voile qui est soumise à un référendum,
03:32c'est l'interdiction de l'islamisme.
03:34Et dans l'islamisme, son financement, ses financements, ses expressions,
03:40le voile en est, et l'une de ses expressions sera soumise effectivement
03:44à un référendum des Français.
03:45– Attendez, ce que je comprends bien, c'est qu'une femme
03:47qui porte de son plein gré un voile, c'est une islamiste.
03:52– Oui, oui, c'est le voile.
03:53– Ce n'est pas simplement une femme de confession musulmane.
03:56– Le voile, aujourd'hui, ce n'était pas le cas dans le passé probablement,
03:58aujourd'hui, le voile est un outil politique pour contester l'État républicain.
04:03– Attendez, ce que je comprends bien, c'est qu'une femme qui porte le voile,
04:06c'est pour envoyer un message islamiste.
04:08– Oui, bien sûr, aujourd'hui, une femme qui, en 2026,
04:11choisit de porter le voile dans notre République,
04:13elle envoie un message de sécession avec la République.
04:17Et je dis, ce n'était peut-être pas le cas dans le passé,
04:19mais regardez ce qui a été fait sur l'abaya.
04:21L'abaya était défini comme un vêtement religieux,
04:25il a été interdit dans un certain nombre d'établissements scolaires, dans les écoles.
04:29Eh bien, nous, nous allons procéder de la même façon,
04:31nous allons définir ce qu'est l'islamisme, ce qui caractérise l'islamisme.
04:35Et vous savez, on sait définir des idéologies,
04:37on a défini, et c'est très bien, et on n'a pas le droit de s'en revendiquer,
04:40c'est très bien, et heureusement, le nazisme, par exemple,
04:42on n'a pas le droit d'afficher une croix gammée.
04:44Nous allons définir ce qu'est l'islamisme.
04:46– Le voile islamique, pour vous, c'est comme la croix gammée ?
04:49– Je ne fais jamais ce genre de parallèle.
04:51– Vous venez de le faire, là.
04:52– Non, mais je veux dire, je ne mets pas un signe égal,
04:56ce sont deux idéologies mortifères, différentes,
04:59qui sont évidemment des dangers, nous les éprouvons ici, sur notre sol.
05:03Simplement, je dis…
05:04– Mais vous voulez interdire quoi ?
05:04Parce que c'est le port du voile dans les bâtiments publics ?
05:07– Nous voulons interdire l'islamisme, voilà ce que nous voulons interdire.
05:11Et ces représentations, d'abord, évidemment, dans les structures,
05:14dans les bâtiments publics, les écoles, les préfectures, les hôpitaux,
05:18là où travaillent évidemment les fonctionnaires de l'État,
05:19mais également, plus tard, dans l'ensemble de l'espace public.
05:21– Mais même les visiteurs ?
05:23– Ce texte, il est évidemment…
05:25il fait l'objet d'une proposition de loi, il est rédigé comme tel,
05:28et c'est comme tout référendum, mais il n'y aura pas que ça,
05:31dans ce texte où je vous parlais.
05:32Il y a des mosquées salafistes, il y a des financements à travers des structures.
05:37– Mais une telle loi aura toutes les chances d'être censurée ?
05:39– Ah bon, pourquoi ?
05:40– Par les instances, conseils de l'État, conseils constitutionnels ?
05:42Parce qu'il faut caractériser la menace que peut représenter un voile.
05:45– C'est exactement ce qui est fait à travers cette loi.
05:48Nous caractérisons les choses.
05:50– En ce moment, à l'Assemblée nationale,
05:52on débat de l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
05:55Et Emmanuel Macron, ainsi que le gouvernement, veulent aller très vite.
05:58Il faudrait que cette interdiction rentre en vigueur dès la rentrée de septembre.
06:02Vous la soutenez, l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans ?
06:04– Moi, je n'ai pas confiance dans ce gouvernement,
06:06parce que ce gouvernement, on le voit,
06:08essaye de contrôler toutes les sources d'informations,
06:11interdire, limiter.
06:13Vous savez qu'il a même qualifié les Français d'être des ingérents de l'intérieur,
06:17de puissance d'ingérence de l'intérieur.
06:19Donc, je fais très attention,
06:20dès qu'Emmanuel Macron veut toucher à nos libertés,
06:22je suis méfiant.
06:23Moi, je pense que tout ça doit être encadré, évidemment, pour les mineurs.
06:25Est-ce que ça doit être interdit ?
06:26Je n'en suis pas persuadé au jour d'aujourd'hui,
06:28mais je n'ai pas le texte sous les yeux.
06:29Donc, je ne vais pas me prononcer sur un texte qui n'existe pas,
06:32mais je vous dis simplement,
06:33méfiance quand Emmanuel Macron commence à toucher aux libertés d'expression.
06:36On sait que ça le démange de pouvoir mettre des interdits,
06:39de poser des interdits partout dans la société.
06:40– On parlait des enfants.
06:41– Oui, mais enfin, les réseaux sociaux,
06:43ce n'est pas uniquement des choses négatives.
06:45Il y a des choses très positives sur les réseaux sociaux.
06:47Donc, il faut voir comment le texte est fait.
06:49Encadrer, bien entendu, ça me semble tout à fait normal.
06:52Des recommandations avec la sphère parentale,
06:55ça me semble tout à fait normal.
06:56Mais je me méfie toujours quand Emmanuel Macron touche à nos libertés.
06:59– Il y a un autre débat à l'Assemblée nationale.
07:01Il a d'ailleurs été assez houleux vendredi.
07:03C'est à propos de la loi sur la protection des enfants.
07:08Il y a un projet de loi.
07:08Et on a rajouté une mesure qui consisterait à permettre de condamner
07:14à la perpétuité les violeurs en Syrie sur mineurs de moins de 15 ans.
07:21Eh bien, la gauche, qui était majoritaire vendredi,
07:25a réussi à faire repousser cet article de loi.
07:30Alors, le gouvernement voudrait de nouveau en débattre.
07:34Et Aurore Berger, d'ailleurs, l'a fait savoir.
07:37Vous comprenez les arguments de la gauche qui disent,
07:40attendez, le problème, c'est qu'il n'y a pas assez de prévention de la récidive.
07:46Le problème, c'est qu'il y a seulement 3% des auteurs de ces faits
07:49qui sont condamnés aujourd'hui dans notre pays.
07:51Donc là, on perd beaucoup d'énergie à débattre de ça,
07:54alors que 97% des personnes ne sont jamais condamnées.
07:57– Vous plaisantez ou quoi ?
07:58– Le texte prévoyait d'enfermer de façon définitive
08:01des violeurs récidivistes de mineurs de moins de 15 ans.
08:04C'est-à-dire que oui, moi je pense qu'un type qui est un violeur récidiviste
08:08de mineurs de moins de 15 ans ne doit jamais ressortir.
08:11Que la gauche LFI, associée aux socialistes,
08:13les socialistes et les écolos ont voté également
08:15contre cette perpétuité élue grâce aux amis de Gabriel Attal.
08:20Tous ces gens-là sont là parce que Gabriel Attal les a fait élire
08:22et qu'ils n'étaient pas là, ni Gabriel Attal ni ses troupes,
08:25pour empêcher cela la semaine dernière à l'Assemblée nationale.
08:29Je trouve, excusez-moi, mais que ça donne la nausée, si vous voulez.
08:32L'idée que des députés LFI se battent pour empêcher
08:36que des violeurs multirécidivistes de mineurs de moins de 15 ans
08:39soient enfermés à perpétuité et que ce soit ça leur combat aujourd'hui,
08:42effectivement on ne défendra jamais la même chose.
08:44– Éric Coquerel a dit que c'est la récidive,
08:47il parlait même un violeur de bébé doit pouvoir sortir
08:50à condition effectivement qu'on ait toutes les garanties
08:52qui ne recommencent pas une fois dehors.
08:54– Vous avez raison, et même un violeur de nourrisson
08:56doit pouvoir être candidat de la France insoumise
08:57puisqu'ils ont investi un type qui a découvert être…
09:01– Il ne le savait pas.
09:03– Non, il ne le savait pas, je vous dis, je comprends mieux les logiques
09:06effectivement à partir du moment où on ferme les yeux sur la voyoucratie
09:10et qu'on ne souhaite pas enfermer des violeurs multirécidivistes,
09:13on peut aussi peut-être un jour les investir aux élections,
09:15c'est peut-être ce que veut nous dire Éric Coquerel,
09:17sincèrement leur combat n'est pas le nôtre.
09:19– On voit quand même que vous avez nommé finalement votre adversaire
09:23et peut-être celui que vous rêvez d'avoir au second tour,
09:26que Marine Le Pen rêve d'avoir au second tour,
09:28c'est-à-dire Jean-Luc Mélenchon,
09:30parce que vous ciblez beaucoup la France insoumise,
09:32c'est votre meilleur ennemi ?
09:34– Mais ce sont eux qui font du bruit aujourd'hui,
09:36ce sont eux qui soutiennent le fait de ne pas enfermer les violeurs multirécidivistes,
09:40ce sont eux qui censurent les artistes,
09:42ce sont eux qui font du bruit.
09:44Mais moi je pense qu'un Édouard Philippe et un Gabriel Attal,
09:46c'est une catastrophe annoncée.
09:47La continuité de la Macronie, c'est la descente aux enfers pour notre pays,
09:51c'est notre pays qui va sombrer si on continue.
09:54Donc il est urgent de changer de braquet,
09:56quant à l'idée même que Jean-Luc Mélenchon puisse accéder au second tour,
09:59c'est une sorte de basculement du pays s'il venait à être élu.
10:02– Vous confirmez que Marine Le Pen a déposé son pourvent en cassation ?
10:05– Oui bien sûr, mais Marine Le Pen, il n'y a rien aujourd'hui
10:07n'empêchera plus Marine Le Pen d'être candidate jusqu'au dernier jour
10:11à l'élection présidentielle.
10:12Elle sera définitivement candidate à l'élection présidentielle.
10:16– Sauf si la cour de cassation se prononce avant l'élection
10:18et confirme la condamnation d'appel.
10:20– Avec des scies, etc.
10:21– C'est un scénario…
10:22– Oui d'accord, mais il faudrait qu'elle le confirme.
10:24Ensuite il faudrait que le juge d'application des peines valide
10:27en quelques heures, en quelques jours, en plein processus électoral,
10:31une disposition de bracelet électronique, en plein processus électoral,
10:34c'est-à-dire au milieu, à quelques heures de l'élection.
10:37Bon, sincèrement, je crois qu'il y a des points de droit d'abord
10:39à étudier par la cour de cassation que nous avons soulevés
10:41parce que nous contestons évidemment ce qui a été reproché à Marine Le Pen.
10:44Marine Le Pen, rien ne pourra l'arrêter dans sa course à la présidentielle.
10:47– Donc cette fois-ci, pour son propre cas, vous louez la lenteur judiciaire.
10:51Finalement, la justice quand elle est lente, ça vous arrange ?
10:53– Non, ça ne nous arrange jamais qu'elle soit ni lente ni rapide.
10:56La justice doit se prononcer à son rythme, au bon rythme.
10:59Ce n'est pas nous qui accélérons, ce n'est pas nous qui ralentissons.
11:01Nous n'avons pas encore ces possibilités d'y accélérer ni de ralentir,
11:04et tant mieux, ce n'est pas aux politiques d'avoir la possibilité d'accélérer
11:07ou de ralentir le cours des choses, et pas plus au Rassemblement National qu'à un autre.
11:10– Un mot, parce que c'était un sujet qu'on évoquait tout à l'heure
11:12et ça concerne l'avis de millions d'automobilistes français.
11:15La mauvaise nouvelle, c'est qu'à la pompe, c'est reparti à la hausse
11:18puisque les frappes ont repris depuis maintenant 9 jours
11:24autour du détroit d'Ormouz, un détroit qui reste fermé.
11:28Donc à la pompe, les prix de nouveau atteignent les 2 euros
11:32aussi bien pour le sans-plomb que le diesel.
11:35Le gouvernement, pour l'instant, a mis en place un système d'aide aux automobiles.
11:40– Combien de personnes ont touché le diesel ?
11:42– Les plus fragiles, 50 euros, il y a plus d'un million de personnes
11:45qui ont touché cette aide, de mémoire.
11:48Ce n'est pas suffisant, qu'est-ce qu'il faut de plus ?
11:50– J'ai écouté sur votre antenne, je crois que la hausse des prix à la pompe
11:52fait passer un plein entre 15 et 20 euros de plus pour un plein.
11:57Donc avec effectivement leurs 50 euros distribués à quelques Français,
12:00on ne solutionne pas le problème.
12:01La réalité, c'est que ce gouvernement est toujours dans la même logique.
12:04Il ponctionne beaucoup les Français, il les ponctionne à leur pompe à essence
12:08et il ouvre des guichets.
12:09Il redistribue mal et il ouvre des guichets.
12:11Les guichets qu'il ouvre ne résolvent rien.
12:12Il faut des mesures pérennes dans le temps qui permettent,
12:15quand on est face à ce type de dérèglement politique, géopolitique,
12:21de pouvoir y répondre.
12:22Et donc ça veut dire que la baisse de la TVA toute l'année,
12:26la baisse de la TVA sur les énergies, c'est une façon de protéger aussi les Français.
12:29– Attendez, je comprends bien, vous, ça ne serait pas temporaire ?
12:32– Non, ça ne serait pas.
12:32– Non, on baisse la TVA et on la finance comment ?
12:35Parce que c'est là du coup des milliards d'euros qui montrent dans les caisses de l'État.
12:38– Non mais ce sont des milliards d'euros qui vont dans les poches des Français.
12:41Et je préfère ça à effectivement un État totalement défaillant
12:44qui ponctionne les Français, Madame Midier Soir,
12:47dans un État affaissé sur lui-même dans lequel plus rien fonctionne.
12:49Les hôpitaux, l'éducation, la justice, les transports, etc.
12:53Moi je préfère qu'on donne pour l'instant de l'argent dans les Français
12:55plutôt qu'on les ponctionne chaque jour davantage
12:58et que l'État s'écroule sur lui-même.
12:59– Mais est-ce qu'il ne faut pas plutôt pousser les Français
13:02à être moins dépendants des carburants, d'aller vers l'électrique,
13:06les transports en commun ?
13:07Et du coup cet argent peut servir à ça ?
13:09– L'un n'empêche pas l'autre.
13:10Ce qu'il faut c'est développer l'hydrogène,
13:11ce qu'il faut c'est développer le nucléaire,
13:13ce qu'il faut c'est effectivement aider des conversions,
13:17évidemment, mais ça ne se fait pas en deux jours,
13:19ça ne se fait pas en quelques heures,
13:20mais surtout c'est protéger le pouvoir d'achat des Français
13:22et créer de la croissance dans ce pays, créer de la croissance.
13:25– Ça ne se décrète pas la croissance ?
13:27– Non, ça ne se décrète pas,
13:28mais il y a des politiques qui peuvent être mises en œuvre
13:29et qui peuvent le permettre, aider.
13:31La Macronie a ruiné notre pays, nous le payons très cher.
13:34– Il faut réintroduire des pesticides,
13:36parce que là c'est aussi un autre débat
13:38qui doit être tranché cette semaine de l'Assemblée nationale.
13:40Le gouvernement soutient justement la loi agricole,
13:44malgré l'opposition de la gauche ?
13:46– Il faut réintroduire des pesticides à deux conditions,
13:49qu'effectivement ces pesticides,
13:50s'ils sont utilisés dans d'autres pays européens,
13:51on puisse nous aussi les utiliser,
13:53sinon vous mettez nos agriculteurs,
13:54notamment filière noisette, filière pomme, filière cerise,
13:57etc. dans des dispositions de concurrence déloyale.
13:59Hélène Laporte, notre députée du Lot-et-Garonne,
14:02spécialiste en agriculture, l'a très bien démontré,
14:03et avec un verrou, c'est-à-dire que cette dérogation,
14:07elle se fait avec l'autorisation de l'ANCES,
14:09de l'Agence nationale de la santé.
14:12Eh bien ce verrou, il faut le poser, évidemment,
14:15uniquement avec ce verrou.
14:16– Et vous voterez donc la loi d'urgence agricole ?
14:18– On veut protéger l'agriculteur,
14:19il y a des dispositions pas mal, notamment sur l'eau,
14:21sur la prédation du loup, qui nous semblent intéressants,
14:24mais pour le reste, ils l'ont quand même,
14:25et puis visiblement, il y aura la réintroduction
14:26d'un certain nombre de pesticides possibles,
14:29donc on est plutôt enclin à la beauté
14:30pour protéger les agriculteurs, si malmenés,
14:32il n'y a rien sur les accords de libre-échange,
14:35il n'y a rien sur la rémunération des agriculteurs,
14:39on est loin d'un grand texte,
14:41mais on prend pour des agriculteurs.
14:42– Merci Sébastien Chenu.
14:44– Merci.